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interviewyoutube.com 20 min

Nicolas Forissier est l'invité du 18/19

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

où on parlera du Grenland du Merco juste il y a il y a quelques instants, le premier ministre a annoncé une loi d'urgence agricole et annoncé ça sur X pour que ça se ça se que tout le monde soit vite au courant sachant qu'il y avait quand même quelques 350 tracteurs qui étaient autour de l'Assemblée nationale et on voit bien que la colère n'est pas euh n'est pas euh ne s'est pas calmé encore. Euh il a promis cette loi aux agriculteurs avec des priorités. Ça sera la politique de l'eau, la prédation du loup et les moyens de production.

Bon, OK, ça doit être présenté au conseil du ministre en mars normalement avant l'été. Certains disent déjà bah en fait le Cornou il noit le poisson sur le Mercosour. Est-ce que bah c'est la coordination rurale qui dit ça ?

Est-ce qu'ils ont pas raison quand même ? Je crois pas du tout. Moi, j'ai participé euh Éd Chevrillon à toutes les réunions recevant où le premier ministre recevait avec Annie Genevard et en ma présence l'ensemble des organisations professionnelles agricoles.

Quatre réunions avec les quatre organisations avant Noël et à nouveau quatre réunions en début de semaine dernière. Et la méthode du premier ministre et je trouve que ça mérite d'être souligné et d'être rappelé au contraire, c'est vraiment de prendre les sujets un par un et de rentrer dans le concret et il le dit d'ailleurs dans son dans sur X, il faut que ce soit dans les cours de ferme. Il faut que nos nos agriculteurs, moi je je suis moi-même fils d'agriculteur, je suis un élu rural, euh je connais dans l'Indre, je connais vraiment bien euh ce métier.

C'est d'ailleurs un métier qui me passionne et mais on est dans une comme le monde rural, on aime bien les choses concrètes, on aime bien des réponses précises et donc c'est ce que fait le premier ministre et donc on a eu un certain nombre de mesures qui ont été annoncées notamment dans le casre du mercour, on y reviendra sur la dermatose nodulaire, c'est-à-dire cette maladie qui touche les beauvins qui est extrêmement grave et qui est en train d'être jugulé. Là, il y a eu aussi énormément de choses très concrètes. On a continué la semaine dernière avec de nouvelles mesures qui ont été annoncées sur un sujet.

Le premier ministre avait dit qu'il irait jusqu'au bout sur l'eau, sur les moyens de production. Vous venez de le rappeler, c'est ce qu'il fait ce soir. Et il va le faire dans le cadre d'une loi d'urgence qui va donc permettre au Parlement de trancher à nouveau sur un nombre de sujets.

Moi, je trouve qu'on avance, on avance méthodiquement. Alors, de bémol, vous vous souvenez de cette image des bottes de foin Gabriel Atal, c'était il y a déjà quelques mois, il on parlait déjà des problèmes des bassines et de l'eau. Donc, vous allez voir, on va tout vous résoudre.

On est donc maintenant, on est en début 2026 et rien n'est résolu. Donc pourquoi faut-il le croire ? Surtout que en fait cette loi agricole, il faut qu'elle soit euh euh elle sera il faut qu'il y ait un un budget, il faut qu'il y ait encore un gouvernement, faut qu'il y ait encore un parlement et là il y a quand même beaucoup de points d'interrogation.

Mais mais pourquoi vous êtes pessimiste comme ça ? minist budgétaire que ce soit sur le sujet de la crise agricole qui est une crise majeure qui est pas simplement une crise conjoncturelle qui est pas seulement liée au mercour qui est pas seulement lié à la DNC mais qui est lié au fond à la nécessité de de redéfinir une vision c'est ce que nous disent d'ailleurs les agriculteurs. Moi je le dis depuis très longtemps, je le j'ai toujours pensé faut redéfinir une vision et c'est le travail qui est conduit par le premier ministre par Annie Jeunev et par tout le gouvernement en fonction de de nos compétences.

Moi, je vais être mis euh au boulot sur les négociations euh commerciales notamment pour rétablir l'exportation de de je suis déjà en train de le faire d'ailleurs de de broutard comme on dit de jeunes beauin mâles euh en Italie y compris quand ils sont vaccinés. C'est très concret. Donc on avance point par point, sujet par sujet.

Il y a pas de grande déclaration. Il y a une méthode qui est la méthode le cornueu, permettez-moi de le dire, et qui est une méthode hyper pragmatique pour que il y ait du concret dans les cours de ferme. C'est ça qui compte et vous on est là pour ça et moi je pense qu'on sera là au mois de mars pour présenter euh au conseil des ministres un projet de loi qui permettra àav plan d'aide de 300 millions pour les agriculteurs.

Euh mais il faut qu'il y ait un budget parce un abendement du budget. Est-ce que ce soir vous êtes optimiste Nicolas Forfier ? publicain, je précise, je suis plutôt optimiste, mais je vais revenir sur juste pour vous dire que sur l'agriculture, le premier ministre a annoncé aussi un renforcement de l'épargne de précaution qui est un mécanisme défiscalisé qui permet au aux agriculteurs de garder dans leur compte d'exploitation de l'argent sans payer de cotisation ou d'impôts dessus parce que il peut y avoir un aléa et là on le réutilise.

On va renforcer encore ce système et ça c'est annoncé ce soir par amendement dans la discussion budgétaire sur le budget. Moi, je suis optimiste parce que je n'imagine pas une seule seconde que les uns et les autres, en tout cas les partis responsables qui ont accepté de participer à la réflexion, qui se réunissent encore une fois à Ber ces derniers jours, ne prendront pas leur responsabilité et à un moment, bah il faudra trancher. Le premier ministre décidera de la façon de le faire.

Pour l'instant, on est dans la dernière ligne droite après les travaux de la commission la semaine dernière euh la commission des finances pour essayer de trouver le meilleur équilibre possible entre les baisses de défense et les efforts nécessaires demandés à l'équilibre n'a été trouvé en commission des finances comme vous le savez. Euh Nicolas Forus, vous avez trouvé un sèche de campagne là puisque parce qu'il y a les élections municipales mais il y aura peut-être peut-être des élections législatives en tous les cas c'est Sébastien Lecnu. Vous en avez repris ?

Non, le premier ministre il a enfin Sébastien le a juste rappelé et puis c'est devenu un peu la polémique du weekend où ça ça vous a bien servi quelque part parce qu'il y a deux motions de censure déposées sur le Mercosour et peut-être qu'il peut y en avoir une sur le budget si jamais il y avait un 493 pour savoir ce qui ce qui se passe demain. Moi, je pense qu'on ne peut pas se permettre d'avoir une dissolution parce que ce serait catastrophique pour l'économie du pays, pour les les Françaises et les Français dans leur vie quotidienne, pour leur épargne, mais aussi évidemment pour les entreprises qui créent de l'emploi et qui sont des entreprises qui, je suis là pour les défendre sur les marchés internationaux, sont à la conquête. Un emploi sur qu dépend de l'export.

Imaginez l'image que nous aurions et que nos entreprises auraient sur les marchés à l'export si à nouveau nous n'étions pas capables de trouver un compromis. ce que font tous les autres pays de l'Union européenne. Est-ce que vous avez compris pourquoi notre balance agricole est pour la première fois déficitaire ?

Vous le ministre du commerce, qu'est-ce que vous pouvez faire pour inverser la ? Moi, j'étais en charge de l'agriculture au gouvernement il y a 20 ans. On était entre 15 et 20 milliards encore dans ces années-là d'excédents.

Aujourd'hui, on va être à peine à l'équilibre. on va être plutôt un peu en et évidemment ça pose un vrai sujet sur la compétitivité de l'offre française. En même temps, faut relativiser.

Vous avez aussi énormément de pays qui ont développé leur offre en matière de produits agricole, notamment l'Allemagne. Absolument. Et et du coup, évidemment, ça relativise cette perte de de compétitivité.

C'est aussi un problème de volume. Il y a plus de volume sur le marché, on est moins compétitif. Donc on a un peu moins de facilité à vendre.

On va revenir sur le mercour parce qu'en plus je disais vous rentrez du je veux juste dire sur la question de l'agroalimentaire, j'en ai parlé d'ailleurs avec les représentants agricoles et notamment avec Arnaud Rousseau, avec les jeunes agriculteurs, il faut absolument qu'on moi je veux travailler là-dessus qu'on mette en œuvre un vrai plan de de développement et de reconquête sur les marchés extérieurs des produits agricoles et et ceci parce que nous sommes un grand pays admiré, nous avons le meilleur, elle n'est pas compétitive vous qui ministre de l'attractivité. il y a un problème aussi de conquête à l'extérieur qu'on reparte à l'assérieur parce que nos produits et je pense que c'est possible sont au fond admirés demandés ce sont les plus sûrs sur le plan sanitaire c'est le modèle gastronomique français aussi c'est l'excellence française qu'il faut qu'on remette en avant alors on va y aller tout de suite sur le mercur je vous je parlerai de l'attractivité de la France qui est un peu en berne mais sur le mercour parce que c'est intéressant c'est vous vous dites évidemment en disant le mercour ça a quand même c'est c'est une manière de d'ouvrir Et c'est un déboucher pour certaines filières. OK, c'est pour le beau vin, l'élevage, c'est c'est très mauvais, mais en revanche pour d'autres filières, c'est une planche de salut.

Comment convaincre les agriculteurs que c'est vrai ? Ben, on a toujours dit et moi je l'ai toujours dit qu'il y avait évidemment des filières qui pouvaient trouver beaucoup d'intérêt à des accords commerciaux qui sécurisent ou les débouchés et qui nous permettent de diversifier aussi les débouchés. Quand les producteurs de lait euh sont barrés par des mesures euh chinoises sur la crème de lait ou sur les produits laitiers, la le lait infantil et cetera, bah ils sont bien contents, ils me le disent, de trouver d'autres marchés où ils peuvent sécuriser leur déboucher et compenser.

Donc il y a une approche qu'il faut il faut avoir une approche très très concrète. Mais on a toujours dit aussi qu'il était hors de question parce que la France est un grand pays agricole. C'est le premier pays agricole de l'Union européenne.

C'est notre identité, c'est nos paysages. Oui. Et donc, mais il est hors de question, on l'a toujours dit, de sacrifier certaines filières parce que d'autres, y compris évidemment dans l'industrie ou les services auraient beaucoup d'avantages.

Et c'est le cas dans le cas du mercour, c'est tant que l'accord n'est pas équilibré, on se bat. Et franchement, honnêtement, on a obtenu avec ce bras de fer avec la commission, vous compris ? Pardonnez-moi, je suis un peu vous avez pas obtenu grand-chose.

On a obtenu des éléments de protection de nos filières qui n'ont jamais été obtenus dans aucun accord commercial. La clause de sauvegarde renforcée donc en gros c'est le frein d'urgence. Si les prix baissent trop sur les produits de 5 % par rapport aux 3 années précédentes où si les volumes augmentent de plus de 5 % par rapport aux 3 années glissantes et bien on arrête les importations de produits du Mercosour. par exemple le cas dans dans la filière bovine à laquelle je suis très attaché, c'est un outil extrêmement puissant.

On l'avait jamais obtenu. Non seulement on a obtenu ça, mais on a obtenu des mesures miroir qui sont à confirmer mais pour pour la première fois la commission accepte le principe et le fait sur cinq substances qui sont déjà interdites. Pourquoi la France ?

Pourquoi le président a dit non ? Non mais parce que on n'est pas satisfait aujourd'hui sur l'ensemble des demandes qui sont les nôtres. On a obtenu quasiment tout ce qu'on demandait sur la clause de sauvegarde.

On a un principe sur les mesures miroires, c'est-à-dire les mêmes normes s'appliquent au pays qui nous exporte de la viande que celle qu'on impose à nos éleveurs par exemple. Sauf que ça ça mérite d'être confirmé par la commission et nous on continue le bras de faire. On a obtenu si si je vous le dis en place non mais la mise en place on a obtenu le doublement des contrôles parce qu'évidemment si vous interdisez mais vous contrôlez pas y compris sur place dans les élevages par exemple plus compliqué au Brésil qu'au Canada.

Et ben oui, mais sauf que il faut que on ait euh concrètement les postes euh la mise en œuvre de cette force de contrôle européenne que la France demande et cetera. Donc on a obtenu beaucoup de choses mais on considère qu'on n'est pas allé au bout et donc on maintient le bras de fer. Et quand j'entends que euh la France s'est couchée, qu'elle est faible et cetera, c'est le contraire en fait.

C'est une position de force qui est la nôtre. D'ailleurs des autres agriculteurs, monsieur le ministre, vous voyez bien euh une position de force, je veux bien qu'est-ce qui se passe là concrètement ? Donc Emmanuel Macron, le président français a dit non.

Et là le le 17 janvier, oui non mais il est cohérent. Le 17 janvier Ursula Van de Laayen va aller au Paraguay pour parafer l'accord et en plus il va sans doute rentrer en vigueur extrêmement rapidement. peut-être venu confirmer parce que vous êtes plus au fait que nous parce que ça doit passer devant le Parlement européen mais visiblement le Conseil européen c'est de la mécanique bruselloise a a fait en sorte que en fait il va rentrer en vigueur plus rapidement que c'est très très honnêtement la réalité c'est que les accords provisoires commerciaux ne peuvent pas rentrer, c'est une tradition au sein des instances européennes en en application tant que le Parlement s'est pas prononcé ou alors ce serait un déni de démocratie.

Or le parlement le parlement va se réunir entre le 19 et le 22 janvier. Il va voter au moins sur une chose et ça il faut le prendre. C'est la fameuse clause de sauvegarde parce que c'est vraiment la protection absolue pour nos filières sensibles.

Je pense évidemment au beauovin mais c'est vrai de la volaille, c'est vrai du sucre, c'est vrai de l'éthanol. Deuxièmement, il est probable, si le texte est bien déposé, qu'il y aura un vote sur la saisine de la Cour de justice européenne. Si le Parlement européen saisit la Cour de justice, ça suspend l'application immédiatement pendant 1 an et demi en gros parce qu'il faut 18 mois pour que la Cour de justice rende en moyenne ses ses réponses.

Ça suspend l'application. Il y a pas justement petit un petit chemin de traverse qui a été pris qui fait que le enfin en tous les cas c'est ce qu'on lit hein. On veut dire c'est ce qu'on nous dit. qui a un chemin de traverse qui va permettre en fait de de faire rentrer en vigueur très rapidement le merc.

Vous vous dites ce soir que non, mais honnêtement, ce serait un déniis de démocratie, ce serait contraire à la tradition et aux habitudes qui sont celles des instances européennes. On ne met pas en œuvre un accord provisoire tant que le Parlement ne s'est pas prononcé. Le Parlement d'ailleurs semble devoir se prononcer plus rapidement que prévu puisque j'ai vu que madame Metsola présidente avait sans doute avait évoquer la possibilité que le parlement se prononce plutôt en février mars qu'en mars avril.

Bon, on semblerait avoir un peu une accélération pour clarifier les choses, mais en l'état euh le le texte n'est pas signé et il ne peut être appliqué, y compris de façon provisoire que lorsque le parlement se sera prononcé. Et moi, j'attire votre attention sur le fait qu'aujourd'hui bah tous les politiques qui ont été unanimes à dénoncer l'accord Mercosour, il faut qu'ils aillent voir leur parlementaire européen. On va voir si on a de l'influence à à Bruxelles ou àour en l'occurrence euh pour leur dire bah saisissez euh la Cour de justice et ça nous permettra un de clarifier les choses sur le plan de l'accord Mercossaudo d'un point de vue juridique sur son contenu mais ça nous permettra aussi d'aller jusqu'au bout de la négociation que la France très forcoup.

J'ai beaucoup de questions à voir avec vous. Notamment on va parler de du commerce extérieur puisque vous êtes ministre du commerce extérieur, vous avez pas les chiffres sur l'année 2025 mais peut-être vous pouvez nous donner quand même des tendances. Sachant que bon là vous avez vu mauvaise nouvelle Boeing est passé devant Airbus en terme de livraison d'avion puisque Boeing a vendu oui davantage d'avion que queerbus.

Est-ce que et que Airbus c'est ce qui fait notre commerce extérieur ? Vous avez des inquiétudes sur 2025 ? Airbus a été pendant des années le leader.

On sait qu'il y a eu de très grosse commande un peu sous la pression de monsieur Trump dans certains pays. Airbus reste quand même le très grand leader de l'aéronautique mondiale. Après sur sur les chiffres du commerce extérieur, je n'ai pas les chiffres définitifs mais ce qui est clair c'est que notamment lors du dernier trimestre 2025 mais c'était déjà sensible au 3e trimestre, nous avons une progression du commerce extérieur français.

Au dernier trimestre, le commerce extérieur français progresse de 2,2 %. ce qui a contribué d'ailleurs à relever euh le taux de croissance qui était prévu moins haut et qui va finir un peu en dessous de un mais qui est qui est meilleur que ce qui était prévu par euh les don balance commerciale en 2025 sera ça va ça ça va ça progresse et d'ailleurs elle sera très négative elle sera moyennement négative elle reste négative mais elle est moins négative progressivement on redresse la barre et ce qui est intéressant c'est que au 4e trimestre de 2025 en réalité vous avez euh une progression du commerce extérieur de % comme je vous le qui se traduit de façon structurelle, c'est plus 10 milliards d'exportation, c'est pas parce qu'on a moins acheté de voilà donc c'est intéressant parce que c'est structurel. Après, on est loin du compte, il faut il faut continuer, il faut se battre et c'est mon boulot d'aller soutenir les entreprises françaises, négocier, faire valoir l'offre française, faire en sorte que d'ailleurs ça n'est pas assez dit dans nos médias français, dans le débat public, nous avez des centaines de milliers de françaises et de français qui se battent en première ligne sur moi ce que j'appelle la ligne de front pour tenir les positions de nos entreprises pour conquérir des marchés.

C'est le réseau diplomatique des sur ce plateau Nicolas Foris, il desfile sur ce plateau ceux qui font ça. La ligne de fond de l'économie française. Rappeler à nos concitoyens.

Euh parfois euh je trouve que on ne parle pas assez d'eux dans les médias dans pas peut-être pas dans les médias en tout cas pas chez BFM Business, j'ai bien compris, mais dans le débat public plus globalement. Alors qu'ils sont euh ils sont au boulot pour faire en sorte que nous euh faisions euh que nous nous soyons conquérants et que nous tenions nos positions. Je les ai encore vu, je pense au conseiller du commerce extérieur de la France par exemple.

C'est le cas de toutes les cadres de tous les chefs d'entreprise qui se battent. Euh je l'ai encore vu au Danemark encore euh hier. Oui, sur le Danemark justement parce qu'il me reste encore deux questions.

Euh très rapidement sur le Danemark, vous avez été voir la première ministre euh qui est euh qui est vraiment qui est en en ligne de front pour le coup contre contre Trump pour sur le Groenland. J'ai j'ai vu plusieurs membres du gouvernement euh y compris une ministre de de du Groenland. Vous savez que c'est c'est différent de de du Danemark et le Genon a des compétences propres notamment en l'occurrence c'était sur les sujets de prospect comme optimiste pessimiste sur la capacité de résistance.

Je pense qu'ils sont nos amis danois et nos amis groenlandais sont extrêmement lucides sur l'attention qu'ils vivent et qui la situation qu'il a leur rôle c'est de rappeler ce que j'ai fait au nom du gouvernement mais le président le premier ministre le ministre Jean-Noel Barreau l'avait fait y compris sur place avant le le Danemark et le Groenland qui est un état associé du Danemark doivent pouvoir déterminer par eux-mêmes quel est leur avenir. Il est hors de question qu'il y ait des pressions. Je pense qu'il y a derrière tout ça une négociation qui qui dépasse la seule situation du Danemark et et du Groenland, mais nous nous devons réaffirmer notre solidarité et celle des Européens.

Et nous devons aussi faire en sorte qu'on construise des ponts. C'est pas ça qui va arrêter Donald Trump. pas je suis pas sans doute pas la personne qui va arrêter Donald Trump mais je vous dis qu' doit exprimer notre solidarité et construire ça sur des bases qui sont des bases de partenariat économique ce qu'on a fait y compris avec le Groenland négocier des accords sur les terres rares on essaie de les accompagner sur effectivement la la prospection et la meilleure connaissance de leurs ressources minières notamment de de minéraux ou de terres rares de minéraux critiques ou de terre rares on peut les accompagner en matière de tourisme aussi et évidemment on a des relations extrêmement solides avec le Danemark.

Je rappelle que le Danemark est est le premier investisseur des pays nordiques en France et et que la France, puisque c'est une question je crois que vous vouliez me poser, je la devance, reste un pays extrêmement attractif. Juste parce que ça y est, c'est terminé. Nicolas Fissier, vous avez vu cette interview des dirigeants de GP Morgan chez le confrère des échos très intéressant qui dit "Nous pourrions déménager ailleurs." C'est une situation regrettable.

Euh après 10 ans d'investissement massif à Paris, euh c'est ils ont même fait leur hub européen post Brexit. Bah et voilà, ils sont absolument désespéré parce qu'ils observent en France. Il dit ça, il dit ça dans l'hypothèse où il n'y aurait pas de budget et où la situation serait mauvaise.

La réalité, c'est que la France pour la 6e année consécutive, c'est le symbole du sommet de choses France tous les ans. C'est la vérité. Pour la 6e année consécutive, la France est la première destination.

Donnons l'impression au marché mondial sans vouloir que la France est moins ouverte aux affaires. Oui. Bah oui.

Je pense que c'est enfin les chiffres contredisent cette appréciation. En fait JP Morgan, ils envoient un peu un signal en disant "Attends, ressaisissez-vous, il faut un budget, il faut de la stabilité dans le pays. Mais les fondamentaux de l'attractivité sont bons." C'est c'est pas de la langue de bois ça hein.

Oui, c'est sûr que c'est pas de la langue de bois. France au mois de juin c'est 40 milliards d'investissement supplémentaires. Ch France entreprise française à l'automne c'est 32 milliards.

Donc honnêtement enfin je pense reste les premiers en Europe. Merci beaucoup Nicolas Forcier très optimiste mais surtout à votre pause avait raison de l'être. Nicolas Forisier donc ministre délégué du commerce extérieur et à l'attractivité.

Merci d'avoir été avec nous dans un instant le débat le 18 19 d'Edv Chevrillon sur BFM Business. C'est votre rendez-vous avec Emirates. Avec Emirates, voyage mieux.