Duplomb : cette loi qui relance la colère agricole
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous inquiète dans cette loi agriculture ?
- 3:00RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que vous répondez aux agriculteurs qui disent manquer d'alternatives ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Vous connaissez les lois européennes, vous ne pourrez pas empêcher d'acheter des noisettes d'Italie ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Vous n'avez pas la preuve d'une toxicité pour les consommateurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Olivier AndreFait
« On a une véritable problématique sanitaire sur l'environnement, sur la faune, sur la flore. »
- 9:00Olivier AndreFait
« On manque d'études sur le long terme concernant ces molécules de pesticides. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Il est 8h12 et vous êtes bien sur RMC et RMC story. On va revenir évidemment sur cette loi, cette loi agriculture et la mobilisation des agriculteurs qui se poursuit. Bonjour Olivier Andre, vous êtes chargé de mission agriculture à l'UFC, que choisir et avec 25 associations, vous alertez vous alertez contre cette loi, vous alertez vous alertez sur les dangers de cette loi.
Cette loi qui pourtant est défendue aujourd'hui par une grande partie des des agriculteurs. Qu'est-ce qui vous inquiète ? Ce qui nous inquiète, c'est que on assiste de manière générale à un véritable retour en arrière sur des problématiques environnementales sanitaires de partage de l'eau.
Euh c'est véritablement je dirais le le cadeau de Noël avant l'heure à la FNSEA. On a tout d'abord s'agissant des pesticides he sur les problématiques sanitaires et environnementales. Vous savez il y avait le principe de séparation de vente et de conseil.
C'estàd celui qui vend les pesticides va pas vous conseiller comment on utilise et bien ça on fait une croix dessus. On va même réautoriser les ris tournent les rabé. C'estàd c'est une un encouragement à utiliser à acheter des des pesticides et utiliser encore plus de pesticides.
Euh 2uxème disposition euh dont on sait pas si elle va être gardé infinité dans la loi, c'est lorsque l'ANS agent notre agent de sécurité nationale donne un avis négatif sur un pesticide et bien le ministère de l'agriculture pourrait suspendre cette décision. En ce qui concerne maintenant les fameux néonicotinoïdes ce qu'on appelle également les pesticides tueur d'abeille. On en a parlé notamment de l'acétamite qui est utilisée pour les noisettes.
Et bien on revient là-dessus, on les réautorise alors qu'ils étaient interdits depuis 2018 alors même que leur impact éprouvé sur les les insectes pollinisateurs qui sont importants d'ailleurs pour les agriculteurs. Et puis dernière chose, on utilise la pulvérisation par drone. Alors ça c'est rien que pour les pesticides.
Encore un couplet sur l'élevage, on va assouplir les conditions de d'autorisation et d'agrandissement des élevages industriels. qu'on sait que ils ont un impact sur l'environnementour, c'est clairement un retour en arrière. Donc on peut pas continuer comme ça.
Et dernière chose sur l'eau et bien le partage de l'eau. Il y a réautorisation des des bassines avec le principe d'intérêt général majeur pour ces constructions alors que on sait qu' elle ne bénéficie qu'à une toute petite partie des agriculteurs irrigants et qu'elle coûte extrêmement cher. Une grande partie est payée par la société.
Olivier Andre, qu'est-ce que vous répondez aux agriculteurs ? On a eu Sylvie tout à l'heure, viticultrice dans la Drô qui elle dit euh moi je veux bien empêcher tout ça mais si on nous donne des alternatives or aucune solution pour l'instant n'ont été trouvées et on continue à importer. Vous parliez des noisettes à l'instant les noisettes qui en effet en France on n pas le droit d'utiliser l'acétamride pour cultiver les noisettes mais on a le droit de le faire chez tous nos voisins européens qui eux nous vendent des noisettes.
Donc pourquoi est-ce que les autres pourraient le faire et pas nous ? ou alors il faut l'interdire à tout le monde. Alors tout d'abord, ça pénalise nos agriculteurs.
Tout d'abord dire que il y a pas d'alternative à l'utilisation des néonicotinoïdes, c'est pas vrai hein, puisque on a fait travailler l'ANCES donc pendant de nombreuses années justement cette sur cette problématique, elle a proposé des alternatives. En ce qui concerne ces spécifiques qui sont autorisées en dehors de France, notre position, elle est très claire, c'est ce qu'on appelle les clauses miroir. On on admet pas l'importation de produits qui sont fabriqués avec des pesticides qui sont inter.
Oui, mais vous connaissez les lois européennes. Vous ne pourrez pas empêcher d'acheter des noisettes qui viennent d'Italie. Pour nous, il est important que le gouvern français, il agisse au niveau européen pour interdire d'une manière large sur l'ensemble du territoire territoire européen ces pesticides compte tenu des risques pour la santé.
C'est indubitable. Maintenant, il faut savoir que la France sur d'autres thématiques, par exemple sur le bfénol a bien la France est depuis de nombreuses années en avance sur les autres pays européens. Donc quand il y a une volonté politique, on est en capacité de le faire.
Je voudrais quand même rappeler quelque chose. Il faut savoir que on a une véritable problématique sanitaire sur l'environnement, sur la faune, sur la flore, on l'a dit. Mais il faut que vous sachiez que les consommateurs, nous payons 1 milliard d'euros par an pour dépolluer l'eau, essentiellement pour des problèmes de pollution agricole, pesticides et nitrate.
Et maintenant, nous sommes devant un mur d'investissement puisque avec l'arrivée de nouvelles molécules, avec l'arrivée de euh d'études véritablement indépendantes qui montrent la problématique, on au bout d'un certain temps, on sera pu faire une eau potable conforme aux réglementations européennes à un coût acceptable. Donc là, on va droit dans le mur. Il faut aussi que cette partie de la province parce que la réglementation européenne effectivement est très exigeante sur la qualité de l'eau et elle a bien raison.
Mais la réglementation européenne en revanche n'impose pas l'arrêt de l'utilisation de ces néonicotinoïnes à nos voisins. H bien sûr, mais c'est mais c'est pour ça que il faut développer encore plus les aides agronomiques pour aider ces agriculteurs à trouver des solutions alternatives, mais on peut pas accepter un risque sanitaire pour la santé humaine potentiellement de l'utilisation de ces péicides. C'est pour ça que pour nous, quand vous dites potentiellement, tout est dans le potentiellement.
C'estàd quoi ? La santé humaine potentiellement. Qu'est-ce qu'on sait des dangers réels ?
Pas juste supposé. C'est ça le tout le problème des autorisations des molécules de synthèse et notamment des pesticides, c'est que il faut que elle repose sur des autorisations qui sont basés sur des études toxicologiques qui sont financées par les promoteurs, par les fabricants de ces études. Oui.
Mais alors vous-même, quelle est votre connaissance de la toxicité réelle ? Nous ce que nous demandons c'est qu'il y ait des études qui soient faites sur le long terme que les autorités européennes puissent faire des contreanalyses. Elles ne font jamais des contreanalyses.
Donc c'està-dire que on est basé sur des études de laboratoire indépendants qu'il qui pour lesquels il va falloir des années pour qu'il y ait des contreanalyses. Nous ce qu'on demande c'est l'application du principe de précaution. Voilà.
Lorsque pour vous c'est par précaution, c'est pas parce qu'on sait de manière avérée qu'il s'agit d'un danger. On sait très clairement que sur les néonicotïdes, il y a un problème sur les sur les insectes. Ça c'est inditable.
Mais surêre onit qu'il y a une problématique générale d'augmentation des pollutions dans Non mais j'avoue que je suis surprise parce que vous vous défendez les consommateurs mais au moment où on se parle vous n'avez pas la preuve qu'il s'agit d'une toxicité pour les consommateurs parce que on manque d'études sur le long terme concernant ces molécules de pesticides. C'est pour ça que compte tenu des dangers qui sont déjà arriv avérés sur la faune et notamment, il est important d'appliquer le principe de précaution. que d'une manière générale, la réglementation européenne demande une des niveaux extrêmement bas de présence de pesticides dans les eaux qui sont délivré au niveau du robinet du fait de du caractère toxique générique toxique de ces molécules de pesticides.
Merci beaucoup Olivier Andre d'être venu donc défendre ce matin cette alerte que vous lancez avec 25 autres associations. C'est rarissime que vous soyez 25 associations en même temps. en en en contre cette loi et en faveur du blocage de cette loi à l'encontre donc de ce que disent une partie des agriculteurs.
Mais on l'a bien compris, il y a aussi une bataille au sein des agriculteurs. On a eu d'ailleurs des témoignages contradictoires d'agriculteurs en faveur de cette loi et d'autres agriculteurs notamment Pascal envendé qui lui était contre cette loi. Il est 8h19. [Musique]