Nicolas Dupont-Aignan invité de Jean-Marc Morandini sur Europe 1
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 50 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteÉludée
Pourquoi rétablir nos frontières nationales, comme le propose Nicolas Dupont-Aignan ?
- 0:58OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, si je dis que la France a un problème avec l'immigration, vous pensez que c'est juste ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Agnès Michel, est-ce que vous avez aussi le sentiment qu'on accueille trop d'immigrés ?
- 3:29RelanceRéponse directe
Pour vous, le problème est logistique, et pas un problème ni de nombre, ni de choisir ?
- 4:30FerméeRéponse directe
Pour vous, ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est juste qu'on les accueille bien.
- 5:54OuverteRéponse directe
En disant que les Français craignent, au fond, non pas l'étranger, non pas l'immigré, mais l'islam radical.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:03InvitéFait
« L'INSEE a donc publié hier une étude qui met fin aux idées reçues sur l'immigration. Le solde migratoire a baissé dans notre pays, car si le nombre d'immigrés a augmenté entre 2006 et 2013, il y a eu aussi plus de départs. »
- 0:19InvitéChiffre
« Hier soir, sur France 5, le documentaire intitulé « Le véritable coût de l'immigration » démontrait chiffre à l'appui que l'immigration était bénéfique à l'économie française. En gros, elle rapporte plus qu'elle ne coûte. »
- 1:51Invité politiqueChiffre
« 700 000 étrangers arrivés entre 2006 et 2014, et ceux qui partent, malheureusement, ce sont les Français. »
- 7:37Invité politiqueFait
« Est-ce que vous trouvez normal, sincèrement, qu'on limite les petites retraites ? Quand on a travaillé 45 ans dans notre pays, on touche 800 euros, et j'ai des femmes qui viennent me voir dans ma permanence française. »
- 12:45Invité politiqueFait
« Tous les pays du monde contrôlent leurs frontières. Vous allez au Maroc, vous allez en Algérie, vous allez au Japon, vous allez dans tous les pays du monde. La seule région du monde qui ne contrôle plus ses frontières, c'est l'Union Européenne. »
- 19:25Invité politiqueFait
« Il y a un habitant qui m'a envoyé par mail, c'est ça le miracle d'Internet, le livret d'accueil des étrangers en France fait par le gouvernement français, par l'État. »
- 19:40Invité politiqueFait
« Ce ne sont que des droits. Le livret d'accueil de la République française, c'est vous arrivez en France, vous n'avez que des droits. »
- 20:32Invité politiqueFait
« Mais nous savons très bien aujourd'hui que ce n'est même plus une immigration de travail. C'est une immigration de prestation sociale. »
- 21:04InvitéChiffre
« En France, on a accueilli 400 à peu près immigrés sur la dernière vague. »
- 24:30Invité politiqueFait
« Mais est-ce que vous croyez sincèrement qu'un pays qui a perdu un million d'emplois en dix ans peut accueillir près d'un million de nouveaux étrangers ? »
- 26:11auditeurChiffre
« Quand j'y suis allé on m'a quand même demandé que je dépose l'équivalent aujourd'hui de 15 000 euros sur un compte en banque en arrivant. »
- 27:13InvitéFait
« quand on cherche du travail en France, quand on est étranger, il faut que l'entreprise qui vous emploie paye un montant qui est lié à votre pays d'origine »
- 28:12Invité politiqueFait
« les lois ne sont pas respectées en France »
- 28:17Invité politiqueFait
« c'est la question du respect de la loi dans notre pays qui est garant de la cohésion sociale »
- 28:53Locuteur 7Chiffre
« nous sommes à peu près 7 milliards virgule 3 d'individus sur Terre »
- 29:06Locuteur 7Chiffre
« on en prévoit bientôt à peu près entre 11 et 15 milliards en 2050 »
- 31:32Invité politiqueFait
« la France est le pays déjà du monde le plus généreux »
- 31:47Invité politiqueFait
« est-ce que c'est notre choix de déménager les peuples et de créer le chaos chez nous ? »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan30 %
- Invité22 %
- Locuteur 412 %
- ?10 %
- Locuteur 95 %
- Locuteur 65 %
- Locuteur 74 %
- Locuteur 34 %
- Locuteur 13 %
- Locuteur 83 %
≈ 25,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Europe 1, Jean
-Marc
Morandini,
le grand direct de l
'actu.
L'INSEE a donc publié hier une étude qui met fin aux idées reçues sur l'immigration. Le solde migratoire a baissé dans notre pays, car si le nombre d'immigrés a augmenté entre 2006 et 2013, il y
a
eu aussi plus de départs. Hier soir, sur France 5, le documentaire intitulé « Le véritable coût de l'immigration » démontrait chiffre à l'appui que l'immigration était bénéfique à l'économie française. En gros, elle rapporte plus qu'elle ne coûte. Alors, pourquoi rétablir nos frontières nationales, comme le propose Nicolas Dupont-Aignan par exemple ? Est-on hostile en France à l'accueil des étrangers, des immigrés, qui représentent près de 9% de la population au 1er janvier 2014 ? Trouvez-vous la France injuste envers ces immigrés ? Alors que les idées anti-immigration progressent, jugez-vous au contraire que les immigrés en France sont un problème pour notre société ?
Pour en parler, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour. Merci d'être en direct avec nous,
c
'est Europe 1, député de l'Essonne et président de Debout la France. Face à vous, Agnès Michel, bonjour. Bonjour. Responsable de la Commission nationale, économie et membre du bureau exécutif à Europe Écologie-Les Verts. Nicolas Dupont-Aignan, si je dis que la France a un problème avec l'immigration, vous pensez que c'est juste
? Oui, je pense qu
'on
n'a pas de problème avec les personnes individuellement. Mais je pense que comme on ne maîtrise pas les flux migratoires, et contrairement à la présentation que vous faites de l'étude, qui a un vrai problème migratoire dans notre pays, capacité de notre pays à intégrer, à assimiler, épuisement de notre modèle social, manque d'emploi, je pense que comme toujours, ce qui a pu être bénéfique à une époque, parce que je me méfie des idées reçues et des généralisations, aujourd'hui c
'est
un vrai problème, qui nuit d'ailleurs en premier lieu à ceux qui sont étrangers sur notre sol, qui respectent nos lois, et qui n'ont rien demandé à personne, si ce
n
'est de vivre tranquillement dans notre pays. Mais aujourd'hui,
l
'incapacité de l'État à maîtriser les flux migratoires, et quand vous dites le solde migratoire a diminué, il y
a
eu 700 000, j'ai les chiffres de l'INSEE devant moi, 700 000 étrangers arrivés entre 2006
et
2014, et ceux qui partent, malheureusement, ce sont les Français. Ça veut dire qu'on a une substitution, nous avons une arrivée massive d'immigrés dans notre pays, et nous avons le départ de Français qui vont à l'étranger, et qui souvent d'ailleurs partent avec leur argent, ce qui est gênant. Donc la vraie question c'est, est-ce que notre pays
peut
accueillir 700 000 personnes en 8 ans, alors qu'elle a 1 million de chômeurs de plus ? Et vous répondez donc
?
Je dis non, je dis que c'est une folie, c'est une folie pour les étrangers qui sont sur notre sol, c'est une folie compte tenu de notre système social qui est épuisé fiscalement, et je dis simplement qu'il ne faut pas crier haro sur les étrangers, le rôle de l'État et le rôle d'un homme politique sérieux, c'est de comprendre la capacité d'absorption d'un pays. Et je dis qu'aujourd'hui notre pays n'a plus la capacité d'absorption, qu'il faut donc réguler, choisir ceux qu'on accueille, contrôler ceux qu'on accueille, expulser les délinquants qu'on accueille et qui sont délinquants qu'on n'expulse plus, et en même temps accueillir correctement ceux qui respectent nos lois.
Agnès Michel,
est-ce que vous
avez vous aussi le sentiment qu'on accueille trop d'immigrés
?
Pas du tout. La question en fait ne se pose pas dans ces termes, la question c'est, il y a des mouvements de population. C'est historique, il y
a
eu beaucoup de mouvements d'ailleurs de français qui sont partis à l'étranger, sans que ça provoque de débats sans fin, de la même façon que ce qu'on connaît aujourd'hui. Et c'est un fait, il y a des flux, il y
a
des flux en période de crise, quand il
y a
une guerre quelque part, parce que les gens essayent de survivre, essayent d'offrir une vie meilleure à leurs enfants, donc c'est un fait. Est
-ce
qu'il faut contrôler ces flux
? La
question, elle est toujours, le principe de réalité on va dire, c'est comment on fait en sorte que le flux arrive d'une façon à peu près gérable, d'un point de vue simplement humanitaire.
Donc il faut le contrôler
?
Non, il faut juste, il ne
faut
pas le contrôler à l'arrivée, et toute la litanie de mesures un petit peu de rétorsion que vient de citer monsieur, il faut simplement, effectivement, faire en sorte que les conditions d'arrivée soient les bonnes. Par
exemple, éviter les passeurs.
Il faut éviter de laisser survivre le système de passeurs. Il y
a
eu des propositions qui ont été faites sur le fait que l'Union Européenne, puisque nous n'avons pas de frontières au sein de l'Union Européenne, donc il s'agit d'une question européenne, de faire en sorte que dans les pays de départ, il y ait aussi une gestion humanitaire, locale, afin que les flux arrivent de façon gérable, en termes simplement logistiques.
Je comprends. Pour vous, le problème est logistique, et pas un problème ni de nombre, ni de choisir, puisque c'était un peu ça, la thèse de Nicolas Dupont-Aignan, qui disait finalement, il faut choisir un peu l'immigration qu'on reçoit. Pour vous, ce n
'est
pas ça le problème. Le problème, c'est juste qu'on les accueille bien.
C'est très dangereux d'entrer dans les considérations, de dire on choisit sur quels critères, on choisit comment, après, de la même façon, parce qu'il y
a
une réciprocité dans les relations internationales, ça veut dire quoi ? Que les Français qui veulent partir pour tenter leur chance ailleurs vont être choisis ? Sur quels critères ?
Quand on va aller s'installer aux Etats-Unis, on nous dit oui, on nous dit non.
On nous dit oui, on nous dit non, mais on ne
part
pas sur des choix de critères. Il
y a
une certaine régulation qui est celle en France, et
il n'y a pas... Non,
c'est des choix de critères, c'est des choix selon vos revenus, selon votre formation, selon ce que vous avez fait, c'est ça les choix ?
Pas nécessairement sur la green card, il y a un certain nombre de critères, mais exactement ce qui sont... c'est les mêmes qui sont en France, où il y a un enchaînement de critères, il
faut avoir un travail.
Donc on ne choisit pas,
pour être clair.
Dans un principe où des gens essayent de survivre, je crois que c'est l'humanitaire et le sentiment d'humanité qui doit prévaloir. D'ailleurs, juste avant que vous lui rendiez la parole, il y a eu une enquête d'opinion. Les Français étaient seulement à 18% en mars dernier sur l'accueil des immigrés.
Là, en septembre, ils sont
passés à 46%. Il y
a
des moments où on peut avoir une attitude comptable, et il y a des moments où il faut savoir laisser parler l'humain qui
est... Je comprends, Agnès Michel.
Mais juste pour bien comprendre votre position, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que finalement, les frontières, ça ne sert
à
rien, on accueille tout le monde
? C
'est une très bonne question.
Et
la réponse ?
Et la réponse, c'est que peut-être que nos frontières, à force de vouloir être étanches, créent plus de problèmes que de solutions.
Donc ça ne sert à rien
?
Disons qu'elles sont peut-être trop étanches.
Nicolas Dupont-Aignan.
Je tombe à la renverse en entendant ça. Et c'est justement cette incapacité à contrôler les choses qui peut aboutir à des drames et à des rejets. Et c'est parce qu'on a cette idéologie-là,
qui
ne marche pas, on le voit tous les jours, qu'on aboutit à ces luttes, à ces malaises qui sont de plus en plus malsains dans notre pays. Je vais vous donner un exemple. Nous sommes le seul pays au monde, le seul pays au monde, qui offre la santé gratuite,
les
transports gratuits en Ile-de-France, qui offre une aide au logement, qui offre en gros des prestations sociales... Aux réfugiés ? Pas aux réfugiés, à tous, mais qui offre des prestations sociales aux étrangers, qu'ils soient en situation irrégulière ou en situation régulière, supérieurs à tous les pays du monde. Alors, on va être très clair. Soit on a le système américain où on laisse crever les gens dans la rue, et où les frontières sont d'ailleurs contrôlées, mais où, disons, que les Américains font venir beaucoup de monde, et voilà. Soit on a un système auquel je crois, qui est un système humain, où on ne laisse pas crever les gens dans la rue.
Mais à ce moment-là, il faut contrôler nos frontières. Parce que l'idéologie socialiste des Verts et de tous ceux qui nous gouvernent depuis un certain nombre d'années, c'était d'ailleurs aussi le gouvernement précédent, sur l'ouverture des frontières. Alors même qu'on a un système social généreux, ne peut pas marcher. On le voit aujourd'hui. Est-ce que vous trouvez normal, sincèrement, qu'on limite les petites retraites ? Quand on a travaillé 45 ans dans notre pays, on touche 800 euros, et j'ai des femmes qui viennent me voir dans ma permanence française. Et que quand un étranger fait venir sa mère, son grand-père, au bout de 3 ans, 10 ans, selon les critères, il y a des critères, ce n
'est
pas immédiatement, il touche un minimum vieillesse.
Mais est-ce que vous pensez qu'on peut continuer comme ça ? Parce que c'est ce que vous faites en faisant ça. Non, c'est
responsable.
C
'est qu'à un moment, stop, à un moment,
le rôle d'un politique... Non, je ne montre pas les gens. En disant, vous voyez, vous avez des petites retraites... Mais vous
croyez que les gens ne le voient pas
?
Mais vous croyez que, la semaine dernière, une dame vient me voir dans ma circonscription, vous croyez que les gens ne voient pas, que les Français ne sont pas lucides ? Vous croyez qu'ils ne voient pas, par exemple, en ce moment, le gouvernement donner des logements magnifiques ? Je voyais le ministre de l'Intérieur, qui est fier d'offrir un logement magnifique, alors que moi, j'ai 400 personnes en liste d'attente, que je crée des logements sociaux dans ma ville, et que l'État me réduit les subventions
? Mais
est-ce qu'il
y a
un moment, où on va revenir sur Terre ? Donc vous dites priorité aux Français ? Je dis qu'il faut permettre d'accepter de prioriser l'argent public, que d'abord,
ceux qui
attendent...
Priorité aux Français ou pas ? Pas seulement aux Français,
il y
a
des étrangers en situation régulière qui attendent des logements. J'ai 47 nationalités dans la ville de Vigneux, dans ma circonscription, sont les premiers qui viennent me voir en disant, pourquoi on offre des logements à des migrants qui viennent d'arriver, alors que nous, on attend depuis 10 ans ? Je dis, ce n
'est
pas une question de Français et
d
'étrangers, c'est une question de raison. D'abord, nous devons aider ceux qui sont dans la misère dans notre pays, et je crois, je trouve scandaleux, je vous
le
dis franchement, cet apitoiement permanent sur la misère d'ailleurs, alors que vous passez depuis des années à côté de SDF sans rien faire. Alias Michel, vous répondez.
Je crois que sur les questions d'accueil, d'urgence, des personnes dans la rue en France, vous aurez beaucoup de mal à trouver les écolos en faux. Vous allez
dire que nous avons de très bons sentiments. Vos alliés socialistes ne font pas grand-chose.
Je ne parle pas au nom des socialistes
ici. Oui, et
notre position sur l'accueil d'urgence et sur le logement social ont toujours été en pointe, donc là-dessus...
Sauf qu'il
n
'y
a pas de résultat.
Parce
que nous ne sommes pas au
pouvoir. Vous les avez soutenus.
Peut-être,
mais nous ne sommes pas au pouvoir.
On va aller au standard. On va voir ce qu'en pensent nos auditeurs, et puis on va continuer à débattre de tout ça. Bonjour Jean. Oui, bonjour à toute l'équipe d'Europe.
Bienvenue
sur l'Europe. La question c'est donc, est-ce que la France a un problème avec ses immigrés ? C'est la question qu
'on
se pose ce matin. Qu'est-ce que vous en pensez
?
Eh bien, j'en pense qu'au-delà de l'aspect économique des choses, qui est évidemment un débat tout à fait intéressant, et dans lequel on ne
passe
à l'en dire, en tout cas par ce qui me concerne ce matin à moi. Je vous dirais, je sais que c'est très peu politiquement correct, mais le français, le français moyen, de façon diffuse, de façon diffuse, je dis bien sans, deux choses. Premièrement, que l'immigration n'est plus sous contrôle. C'est-à-dire, on fait ce qu'on peut, c'est les arrangements de la petite semaine, telle ville, tel village, etc. Donc, il
y
a une perte de contrôle, c'est petit en vrille, pour les flux migratoires. C
'est
un vrai problème qui va s'amplifier, et les Français sentent ça, et ça crée des inquiétudes. Deuxièmement, ce n'est pas les immigrés que le français craint, c'est l'islam. Je sais que c'est... L
'islam radical. L'islam
radical est un vrai problème dans notre pays, on le voit tous les jours, on le sait tous. C'est vrai que ça fait...
C
'est pas beau de dire, de prononcer ces mots-là. Mais oui, le français moyen crée une accélération de l'islamisation rampante de notre pays. Alors, c'est vrai ou c'est faux, j'en sais rien. Mais en tout cas, le français moyen craint cela et il l'exprime.
Tout
à fait. Je suis
désolé, Jean. Le son n
'est
pas très bon, mais j'ai voulu vous laisser parler et que vous exprimiez clairement ce que vous avez envie de dire. Alias Michel, est-ce que vous comprenez ce que dit Jean ? En disant que les Français craignent, au fond, non pas l'étranger, non pas l'immigré, mais l'islam radical.
Écoutez, en fait, c'est toujours ce qui s'est passé quand il y a eu des périodes d'arrivées massives. Ça a été le cas sur les Polonais et les Italiens qui étaient pourtant catholiques,
c
'est-à-dire la religion plutôt majoritaire en France. Et ça posait des questions sur leur capacité d'intégration
culturelle. Et aujourd
'hui, on est sur le même phénomène. Je comprends que les gens puissent avoir cette idée, mais je voudrais les rassurer.
De
la même façon que
sur des personnes... Est-ce que vous
comprenez...
Essayez de répondre
à ma question. De
différences culturelles.
C'est pas l'autre.
L'islam radical,
c
'est pas l'autre.
Mais l'islam radical, ça, par contre, pour le coup, c'est une part de fantasme. Parce que, en fait, les personnes qui viennent ici, justement, fuient l'islam radical. Donc, on ne peut pas dire aux gens, vous ne venez pas parce que vous risquez d'être dans l'islam radical et qu
'on
lutte contre Daesh. S'ils étaient Daesh, ils resteraient là où les combats se passent. Il n
'y a pas
d'islamistes radicals dans ceux qui rentrent en
France.
Mais il y a forcément des gens qui sont bien ou moins bien, de même qu'en France,
il
y a des gens qui ont des positions plus ou moins extrémistes, voire violentes,
et on le voit dans le pal. Nicolas
Dupont-Aignan, est-ce que vous êtes d
'accord
avec Jean ?
C
'est l'islamisme radical qui craint. Deux choses. Il y a une phrase qu'a dit Jean qui me paraît importante, c'est que ce n'est plus sous contrôle.
L'immigration.
Les frontières. Tous les pays du
monde... Mais c'est pas grave, vous disiez Agnès Michel. Oui, moi je vous dis que c'est très
grave. Tous les pays du monde contrôlent leurs frontières. Vous allez au Maroc, vous allez en Algérie, vous allez au Japon, vous allez dans tous les pays du monde. La seule région du monde qui ne contrôle plus ses frontières, c'est l'Union Européenne. Et on voit bien le fiasco. Et encore une fois, ce sont des affaires délicates. Il faut être clair, parce que vous touchez à des hommes et des femmes qui souvent arrivent dans notre pays et on ne
peut
pas dire qu
'ils
ne sont pas bien, qu
'ils
sont bien, tout ça est absurde. Il y a un problème de gestion globale. Encore une fois, moi j'ai proposé un référendum d'initiative populaire pour qu'on oblige le gouvernement, faire un référendum. Les Français ont le droit de contrôler leurs frontières. Ça ne veut pas dire qu'on la ferme totalement. Ça veut dire qu'on filtre. D'ailleurs, c'est très intéressant ce qui s'est passé. Madame Merkel, juste un point, ce qui est extraordinaire dans la vie politique française, quand Madame Merkel a accueilli tout le monde, tout le monde a dit bravo, c'est formidable. Un mois après, elle contrôle ses frontières. Et en fait, elle a été beaucoup trop loin.
Est-ce qu'on ne peut pas plutôt s'entendre et les écologistes et toute la classe politique française, est
-ce
qu
'on
ne devrait pas plutôt s'entendre sur la manière de développer l'Afrique, la Méditerranée ? Car ces gens-là, ils doivent vivre chez eux. Pourquoi utiliser
la main d'œuvre ?
Là,
en l'occurrence, ce n'est pas une question de développement, c'est une question de guerre. C'est une question fondamentale. C'est une question de guerre. On ne peut pas gérer... C'est une question
fondamentale. Le Qatar, l'Arabie Saoudite, la Turquie... Si vous faites venir, il y a 140 millions d'habitants. Par exemple, on était en commission des affaires étrangères la semaine dernière. Un monsieur nous disait 140 millions d'habitants dans la corne de l'Afrique
qui
va très mal. Moi, je veux bien... On va accueillir ces millions de personnes
érythréens. Vous savez très bien qu'en Afrique, les
émigrations
se passent sur le territoire de l
'Afrique subsaharienne.
Il y a très peu de personnes qui arrivent
en
France. On ne
va pas
pouvoir accueillir toute la
misère du monde. Il faut à un moment revenir
sur Terre. Arrêtez, c'est pas le sujet. Allez, on va faire une pause. On va y revenir dans un instant.
Vous restez avec nous sur Europe 1. 3921, est-ce que la France a un problème avec ses immigrés ? 3921, c'est Europe 1. A tout de suite. Europe 1.
Un problème avec ses immigrés. En studio avec nous, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. Et Agnès Michel, qui est responsable de la commission nationale économie et membre du bureau exécutif à Europe Écologie-Les Verts.
Vous êtes nombreux à nous appeler à vouloir agir au standard d'Europe 1.
On
va prendre Isabelle tout de suite. Bonjour Isabelle. Oui, bonjour. Bienvenue sur Europe 1. Alors vous, vous êtes plutôt en colère contre Agnès Michel, en tout cas les idées qu'elle représente et
Europe Écologie-Les Verts.
J'estime qu'il faut comparer ce qui est comparable. En fait, quand on parle des immigrés polonais, etc., la conjoncture de la France n'était pas la même. Je crois qu'il y
a
un moment où il faut replacer ce qui est en place. Actuellement en France, il y a un taux de chômage, quoi qu'on en dise, qui explose. Les gens ont du mal à y arriver, même quand ils bossent. On a du mal à nous loger, etc., etc. Et on veut nous faire croire que les immigrés nous rapportent de l'argent, que ça ne pose aucun problème de logement. nos écoles sont déjà surchargées. On veut construire, mais avec quoi ? Enfin bon, il arrive un moment où il faut que le discours soit en cohérence avec la réalité des faits. Et je pense qu'ouvrir les frontières, qu'il n'y ait plus de frontières, ça ne fait rien. En plus, il n
'y a
aucun contrôle. Ces personnes-là, elles rentrent. On ne sait même pas qui elles sont, si elles sont dangereuses ou pas. Et c'est que des hommes, pratiquement. Moi, je vais vous donner un exemple. Là, j'ai reçu un mail dans la société où je travaille. On fait une collecte, et ça m'a profondément choquée. On fait une collecte d'habits et d'accessoires. Ce n'est que pour les hommes. Alors, les femmes n'ont pas besoin, n'ont pas froid. Les femmes n'ont pas froid cet hiver. Les femmes que nous accueillons sur notre terre de France n'ont pas froid. Pourquoi ? Parce qu'il n'y en a pas. Et ça, ça ne choque personne. Donc, c'est complètement aberrant. Je crois qu'il y a une... On se voit de la face.
Et jusqu'à quand ? Et jusqu'à quand ? Quand est-ce qu
'on
va réagir
?
Alors, Alias Michel vous répond, Isabelle. Restez en ligne.
Sur les Polonais, juste petite précision, il y a eu des crises au début du XXe siècle et qui ont fait justement... qui ont suscité ces violences et ces rejets. Un peu dans le sens de ce que vous dites. Je ne nie pas du tout les problèmes que nous connaissons actuellement. Nous avons un taux de chômage qui est très élevé, des problèmes de logement. Et ça, ce sont des vraies réalités. Et c'est très angoissant pour l'ensemble des Français et c'est tout à fait légitime d'avoir peur par rapport à ça. Par
contre, à un moment donné... Non, mais juste... Nos aînés, nos parents, je vais juste vous
répondre.
Ils ont
des retraites de misère et en fait, les gens qui vont arriver sur le territoire qui n'ont pas bossé, on va leur donner pratiquement autant. Vous attendez, il faut
arriver... Non, en fait, c'est la population active qui finance les retraites. Donc ça fait...
Attendez,
Isabelle. On n'a plus d'argent
pour le reste. C'est ça que je ne comprends pas.
On n'arrive
pas à se mettre la réalité en face. Avec quels sous allez
-vous nourrir
et loger toutes ces personnes
?
Isabelle, votre question est précise. On va demander une réponse précise à Agnès
Michel. On prend l'argent où ?
Je vais répondre d'abord à deux questions.
Attendez, réponds à celle-là d
'abord.
On
prend l'argent où ?
C
'est sa
dernière question.
de toutes les façons, sur la question des retraites, c'est les personnes qui travaillent qui financent les retraites. Donc aujourd
'hui, ne pas avoir... Non mais attendez, je vais vous répondre, Madame. Madame, je vais vous répondre. Vous
moquez du monde.
Vous êtes dans une ville Bon, écoutez,
je
veux bien que vous posiez des questions mais
si
vous ne me laissez pas répondre, je vais avoir un petit peu
de mal à...
Attendez,
vous parlez en même temps, on n'entend rien. Allez-y.
Notre système de protection fait que ce sont les populations actives qui financent l'ensemble du système de protection sociale. Donc il n'y a pas de surcoût dès lors que les personnes travailleront. Et bien entendu,
il y a un problème. Juste, elles vont trouver du travail où ?
On sait très bien qu'il y a certaines professions en France, dans les professions médicales, etc., qui ne sont pas, par exemple, qui ne sont pas assez pourvues, notamment en termes du numéro scolosis. Il y a beaucoup de médecins étrangers déjà aujourd'hui. Donc on sait qu'il y a aujourd'hui une possibilité de faire travailler un certain nombre de
personnes. Nicolas
Dupont-Aignan fait des bons en
face de vous. Oui,
non mais juste,
juste à un moment donné, non mais moi je veux bien qu'il y ait un bon,
mais tout à l'heure vous
avez beaucoup parlé. Non mais c'est bien que vous échangez en fait.
Oui,
oui,
mais c'est juste qu'à un moment aussi donné, il faut sortir de la logique comptable.
Il
y a quand même des êtres humains
dans l'histoire. Il y a
des êtres
humains dans l'histoire. Eh bien les êtres humains, madame, je vais vous parler
d'êtres humains. On a des milliers de jeunes en France qui rêvent d'être médecins. On met des concours hyper difficiles, on leur demande des génies en maths pour être médecins. Ils échouent et on fait venir des médecins étrangers dans notre pays.
Mais monsieur, vous êtes député, changer la loi ? Je l'ai
proposé 100 fois.
Je trouve ça
insupportable.
Je le
dis clairement. Il y
a
un moment, je ne vois pas pourquoi notre pays serait le seul parce qu'il n'y a que nous qui raisonnons comme ça. Et je vais vous donner une idée incroyable. Il y
a
un habitant qui m'a envoyé par mail, c'est ça le miracle d'Internet, le livret d'accueil des étrangers en France fait par le gouvernement français, par l'État. Je dis à tous ceux qui nous écoutent d'aller voir ce livret d'accueil. C'est ahurissant. Ce ne sont que des droits. Le livret d'accueil de la République française, c'est vous arrivez en France, vous n'avez que des droits. Alors on vous explique. Le logement, la sécurité sociale, les discriminations parce qu'évidemment les Français sont racistes. On est le pays le moins raciste du monde qui a le plus accueilli des étrangers, qui aiment l'étranger. Mais il y a un moment quand on voit un gouvernement m'émet d'une mentalité où
ce ne sont que des droits. Vous disiez que la France est le pays d'accueil. Il n'y a jamais de devoirs. Il faut arrêter
un petit peu
d'exagérer quand même.
Regardez le livret d'accueil de la République française qui est donné aux étrangers. 40 pages, que des droits. Où sont les devoirs ? Je
pense qu'il serait bien que vous ayez ce
fascicule parce
que là pour l'instant ce sont
des mots.
Vous allez le lire. Et je voudrais vous dire une chose. Ça dépend aussi de notre attitude. Des étrangers qui viennent pour mettre leur force de travail, leur enthousiasme au service d'un pays. Pourquoi pas ? C'est ce que font les Canadas, les Etats-Unis qui sélectionnent ceux qui viennent. Mais nous savons très bien aujourd'hui que ce n'est même plus une immigration de travail. C'est une immigration de prestation sociale.
Et on le vit tous les jours dans nos villes. Quand on quitte
un pays en guerre, ça n'est pas une question de prestation sociale.
C'est une question de survie.
Mais on ne
vient
pas plus en France qu'ailleurs. Vous savez très bien
qu'on est un des
pays qui accueille le moins de personnes
en Europe. Et personne ne cherche à venir ici
parce qu
'il y a trop d'administratifs.
Si
on peut débattre un instant, je vous emmène tout
à l'heure aux environs de
ma ville. Vous
enfilez
des perles qui sont des lieux communs
qui ne sont pas
justifiés par
les faits.
Vous avez parlé
tout à l'heure du fait que
la France est le pays
qui accueille le plus. Regardez les cartes. En France, on a accueilli 400 à peu près immigrés
sur la dernière vague. C'est un chiffre officiel, madame. Est-ce que
je peux
vous emmener tout à l'heure ? Si on est sur le compte, si on est sur le compte, on ne va pas pouvoir discuter. Je vais emmener,
madame, sur les bretelles d'autoroutes en Ile-de-France que je ne
sais
pas si vous sortez de Paris. Il y
a
des camps de Rome partout, sous les tentes. Des gens dorment
là. Oui, il y en a
à Marseille aussi.
Depuis très longtemps, monsieur. Ça fait au moins 20 ans qu'il y en a sur les bretelles d'autoroutes à Marseille. Jamais à ce
point.
Je suis désolée, mais c'est vous qui ne sortez pas de Paris. Je te finis à ma France.
Est-ce que vous croyez digne de notre pays, de la République, de voir des préfets, je les ai vus, qui négocient avec des chefs de clans ? Des chefs de clans. Est-ce que vous trouvez digne que des enfants soient condamnés à la mendicité, que la justice ne fasse rien ? Est-ce que c'est ça la République française ? Moi, je ne me suis pas battu. Je ne
suis
pas un homme politique pour voir ça dans mon pays. Je suis désolé.
Alors, on va faire une pause et dans un instant, on prendra Elisabeth qui nous appelle et qui nous dit « Vous, les politiques, arrêtez de monter les Français les uns contre les autres. » On en parle dans un instant. Restez avec nous.
C
'est Europe 1. Europe 1.
La France a-t-elle un problème avec ses immigrés ?
C
'est le thème du débat du Grand Direct de l'Actu ce matin. Un débat entre Agnès Michel, membre du bureau exécutif à Europe Écologie-Les Verts et responsable de la Commission Nationale Économie et Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France.
Oui, 3921, c'est le standard d'Europe 1. Je vous propose de prendre plusieurs auditeurs parce qu'on n'en a pas pris beaucoup depuis le début de l'émission. Le débat était assez vif en studio. Alors, on va en prendre quelques-uns pour savoir quelle est votre avis de l'action. On va prendre Elisabeth tout d'abord. Bonjour, Elisabeth.
Oui, bonjour.
Bienvenue sur Europe 1. Vous vous dites qu
'il
faut que les politiques arrêtent de monter les Français les uns contre les autres.
Exactement. J'en ai assez. Je suis là en France depuis 40 ans. Je suis d'origine portugaise. Mes enfants sont bien typés, mes petites filles aussi. J'ai eu l'horreur qu'on classe les gens comme ça, par couleur, par type, par étranger, parce qu'ils en ont étranger. Et après, on monte les Français les uns contre les autres. On ne voit que l'étranger, que l'étranger, les non-étrangers. Moi, quand je suis arrivée en France, je ne connaissais pas un mot de français. J'ai travaillé, j'ai passé mon bac. Mon mari aussi, il ne connaissait pas un mot. Il a eu de responsabilité et a commandé des gens jusqu'à 90 personnes et plus. Il était très bien vu à plein de loges de son entreprise.
Mon fils a fait des études, ma fille aussi. Il travaille. Mes petites filles portent le nom de mon fils. Je ne vois pas pourquoi ils sont considérés comme des étrangers. Parce que ces politiques-là qu'on n'a pas élus, on a un gouvernement qu'on a élu démocratiquement, qu'on le respecte, qu
'ils
fassent la loi. Si à un moment donné, évidemment, dans les élections, on n'est pas contents, on peut décider autrement. Mais tous les jours, tous les jours, on entend les politiques qu'on n
'a
pas élues. Comme M. de Pont d'Agnan, je trouve étonnant qu'un élu, un député, il dise ces gens-là.
à
un autre auditeur qui l'a employé, ce mot-là. Je l'invite à lire une page qui est publiée aujourd'hui dans la bande-nord de Dunkerque, une page de maire de Dunkerque qui s'insurge contre les courriers qu'il reçoit et où justement on emploie le terme ces gens
-là.
Alors, vous allez répondre peut-être Nicolas Dupont-Aignan sur ce terme,
ces gens
-là qui a choqué Elisabeth. Rapidement
parce que je ne crois pas avoir
utilisé ce terme mais si je l'ai utilisé, ça m'étonne. Mais je vais vous dire, Madame, bien évidemment, je n
'ai
jamais été hostile à ce que des étrangers soient dans notre pays et je pense d'ailleurs aux étrangers en situation régulière qui sont les premières victimes du laxisme de l'État. Mais est-ce que vous croyez sincèrement qu'un pays qui a perdu un million d'emplois en dix ans peut accueillir près d'un million de nouveaux étrangers 700 000, le chiffre exact ? Je crois que ce n
'est
pas possible et je crois que justement c'est cette pression migratoire qui en fait profite à certaines entreprises sans scrupules, à des gens sans scrupules qui exploitent la misère et je crois que l'honneur de la République au contraire, c'est de permettre l'intégration, j'allais dire l'assimilation.
Alors justement,
on
va
voir
ce qu'on pense aux éditeurs. Et on ne permet
l'assimilation que quand on organise les choses. Le désordre a toujours nourri les rejets et
c'est au
contraire notre responsabilité d'homme politique de dire stop quand on va trop loin et ce n
'est
pas les hommes politiques qui montent, c'est la réalité
qui malheureusement est subie.
On va voir ce qu'en pensent les Français. Bonjour Daniel. Bonjour. Bienvenue sur Europe 1. Vous vous dites qu
'on
est un des rares pays au monde à ne pas avoir d'immigration choisie.
Oui, parce que moi je peux parler de ma propre expérience.
J
'ai vécu dans deux pays étrangers qui sont le Canada et les Etats-Unis. J'ai vécu 8 ans au Canada et 2 ans aux Etats-Unis. Je peux vous assurer que pour immigrer là-bas, ce n
'est
pas facile. Et ça me fait un peu rigoler quand j'entends la personne je crois de...
Europe Écologie Les Verts. Oui,
tout à
fait. Il
vous explique comment on peut travailler dans ces pays-là comme ça. Elle a qu'à simplement se renseigner pour savoir légalement comment on peut travailler aux Etats-Unis et au Canada. J'ai fait moi-même toutes les démarches et je ne parle pas il y a 8 jours ou 3 semaines. Je vous parle de ça il y
a
plus de 15 ans. Eh bien, je peux vous assurer que c'est très très complexe.
Et
qu'il n
'y
a vraiment qu'en France où on dit on peut venir et vous toucher et vous ci et vous là. Non, non. Là-bas, il faut vraiment répondre à beaucoup de critères et notamment au Canada quand j'y suis allé on m'a quand même demandé que je dépose l'équivalent aujourd'hui de 15 000 euros sur un compte en banque en arrivant.
Donc,
j'aimerais bien que cette personne se renseigne un petit
peu Elle vous
écoute et elle vous répond Agnès Michel
?
Je vais vous répondre. Ce que j'ai dit c'est que les critères étaient les mêmes en France qu'aux Etats-Unis et d'ailleurs quand vous arrivez
en France
Vous
pouvez dire que c'est faux
mais
il se trouve
que je l'ai vécu et qu'il faut également faire un dépôt quand on demande un visa il faut faire un dépôt de plusieurs centaines ça a probablement augmenté à l'époque parce que c'était en 2000 que j'ai vécu cette situation donc d'une certaine somme d'euros déposées sur son compte des lettres d'accueil de personnes et donc on n'entre pas en France comme ça ça c'est un mythe vous pouvez dire ce que
vous voulez mais je vous recommande monsieur Dupont-Aignan
de
vérifier les lois parce que vous
êtes élu de la République
et vous
devriez connaître les lois en l'occurrence je l'ai vécu j'ai fait l'ensemble du process et je vous assure quand on cherche du travail en France quand on est étranger il faut que l'entreprise qui vous emploie paye un montant qui est lié à votre pays d'origine donc il y a tout un tout un processus qui est là arriver en France on n'arrive pas en France comme ça on ne touche pas les allocations comme ça et on ne travaille certainement pas comme ça il y a des lois extrêmement strictes et
je
recommande aux élus tels que monsieur Dupont-Aignan d'afficher quand il enverra le livret d'accueil des étrangers d'afficher l'ensemble des démarches administratives que vous avez à faire quand vous arrivez en France que vous soyez étudiant ou que vous
cherchiez
un travail elles sont extrêmement
complexes donc il faut arrêter avec ce mythe
je voudrais vous répondre sur un point le problème c'est que les lois ne sont pas respectées en France vous
détaillez une procédure c'est le problème fondamental vous
détaillez si je peux finir je ne vous
ai
pas interrompu vous détaillez une procédure idéale un monde de bisounours qui n'est pas la réalité c
'est la réalité que j'ai vécue quand il y a des travailleurs
clandestins on saisit l'inspection du travail on n'y arrive pas des entreprises sont faillites parce que des gens sans scrupules utilisent l'immigration ce qu'il faut bien voir c'est que ce n
'est
pas simplement un problème du français vis-à-vis de l'étranger ce n
'est
pas ça la question c'est la question du respect de la loi dans notre pays qui est garant de la cohésion sociale
vous parlez de l'immigration l'immigration illégale je vous parle de la loi on
parle des
questions de loi monsieur parlait des questions de loi
vous ne la faites pas
respecter
la question de loi aux Etats-Unis mais ça
n'a rien à voir vous savez bien on retourne au standard
écoutons les français Catherine
bonjour bonjour
bienvenue sur un point vous vous dites il faudrait réduire les aides sociales
oui
il faudrait réduire les aides sociales bon en France mais j'ai l'impression que le problème est beaucoup plus vaste que la seule France actuellement nous sommes à peu près 7 milliards virgule 3 d'individus sur Terre c'est la première fois on en prévoit bientôt à peu près entre 11 et 15 milliards en 2050 et dans le même temps
le
travail a complètement changé on ne peut pas le nier que ce soit à cause de l'internet la robotique l'automatisation de tout on le voit partout c'est le distributeur de billets de banque c'est les distributeurs de cartes d'embarquement les douanes automatiques enfin bon
j'en parle et des meilleurs Catherine pour avancer un peu
résultat il y a beaucoup moins de travail manuel donc quand on favorise en France entre autres les allocations familiales la CMU etc etc donc on attire les gens et qui font beaucoup d'enfants
il
y a des individus qui disent qu'il faut faire beaucoup d'enfants pour payer les retraites mais si les gens n'ont pas de travail ils ne pourront pas payer les retraites
on
fait des progrès en médecine quand même
et donc
les gens vivent plus vieux
et j'ai bien compris Catherine merci d'avoir dit sur Europe 1 je voudrais qu
'on
prenne Sylviane également qui va un peu à contre-courant de tout ce qu'on entend depuis tout à l'heure bonjour Sylviane
oui
bonjour je vais vous donner la parole à la fin de ce débat parce que c'est important vous vous dites voilà moi je suis écoeuré d'entendre ces auditeurs qui ne pensent qu'à eux qui ne pensent qu'à leur nombril parce qu'il
y a
des gens qui sont en train de mourir
oui exactement on n'entend que ça depuis des semaines on a vu l'image de cet enfant qui est mort sur une plage moi je n
'ai
pas la sensation que ça ait changé quelque chose en fait parce que les gens continuent à dire oui mais vous comprenez on ne peut pas accueillir toute la misère du monde mais mettez-vous deux minutes à la place de ces gens là nous on a toujours vécu en démocratie on vit dans un confort qui est quand même réel
on
ne peut pas s'imaginer ce que c'est que de vivre dans un pays en guerre si un jour ça nous arrivait on serait content que quelqu'un nous accueille sans nous dire oui vous êtes musulman vous êtes ceci vous êtes cela juste tendre la main aux gens c'est une question d'humanité c'est tout et moi franchement quand j'entends tout ça j'ai honte d'être française parce qu'on baigne dans un racisme on baigne dans un égoïsme c'est plus possible quoi c'est
Nicolas Dupont-Aignan parce que vous l'avez dit tout à
l
'heure on ne
peut
pas accueillir toute la misère et Sylviane vous dit voilà soyez
humain à titre individuel je la
comprends
mais la France est le pays déjà du monde le plus généreux
alors
est-ce qu'on va déménager les peuples pourquoi les autres pays n'accueillent pas pourquoi le Qatar et l'Arabie Saoudite plein d
'argent n'accueillent personne et alors nous
est-ce que c'est notre choix
de déménager excusez-moi
est-ce que c'est notre choix de déménager les peuples et de créer le chaos chez nous Sylviane nous
dit on est le pays des droits de l'homme c'est de la
fausse humanité
c
'est de la fausse humanité c'est de la fausse générosité un homme d'état doit défendre son pays permettre d'accueillir certains on peut accueillir il faut en accueillir mais au-delà d'une limite c'est le chaos et on n'a pas
le droit à dire un
mot pour conclure
moi j'aimerais que les hommes politiques à un moment donné fassent preuve d'un petit peu d'humanité je pense que c'est ce qui ferait du bien à l'ensemble de la population et les problèmes se règlent effectivement Sylviane a raison nous sommes un pays qui a la chance d'être encore riche et je pense qu'il peut se permettre d'être généreux dans une période de crise et ne pas laisser les gens mourir en période de guerre
tout
simplement Merci
Agnès Michel responsable de la commission nationale économie et membre du bureau exécutif à Europe Ecologie Les Verts Merci Nicolas Dupont-Aignan député de l'Essonne et président de Debout la France
Nicolas Dupont-Aignan