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interviewEurope 1· 29 août 2025 24 min

Vote de confiance : «François Bayrou fait face à des forces politiques qui n'ont pas le sens des

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il avait promis qu'il se battrait comme un chien. Depuis son annonce d'un vote de confiance le 8 septembre. Et bien François Bairou multiplie ses interventions médiatiques pour tenter d'infléchir la décision de la gauche et du RN qui ont annoncé dans la foulée qu'il ne lui accorderait pas cette confiance.

Il peut en tous les cas compter sur le soutien d'Emmanuel Macron qui s'y est mis. Aujourd'hui aussi le chef de l'État qui appelle les forces politiques à trouver des chemins d'accord sur le budget. Il rajoute attention, je resterai jusqu'au bout, quel que soit l'issue du vote de confiance.

Et bien Emmanuel Macron assure qu'il entend exercer jusqu'à son terme le mandat qui lui a été confié par les Français. On accueille nos débatteurs de la première heure, Jules Torres, journaliste politique au JDD. Bonjour mon cher Jul, ça fait un plaisir de vous retrouver aussi Gill Boutin, journaliste économie au Figaro.

Bonsoir Gill Boutin. Ça tombe bien puisqu'on va parler économie justement on va évidemment avec vous messieurs revenir sur cette séquence politique hein. Vous êtes pas ennuyé pour cette semaine de rentrée mon cher là.

Oui, c'est sûr. Euh mais évidemment tout cela ça a des conséquences économiques importantes. On le sait, on l'a vu d'ailleurs à cette université d'été du MEDF.

Il y a beaucoup de d'inquiétude du côté des entreprises. On en parle avec vous, Benoît Perin, directeur de contribuables associés. Bonsoir Benoît Perin.

Bonsoir Stéphanie. Bonjour à tous. J'aime beaucoup quand vous êtes là parce que vous vous rendez l'économie simple à comprendre.

Euh donc je tenais à vous inviter en cette répond à des questions intelligentes, c'est pour ça. Oui, merci. Merci.

C'est moi le flatteur du plateau. Oui, normalement c'est Oui, donc là vous arrêtez tout de suite. Je m'arrête, je m'arrête.

C'est bien. Vous avez du recul sur vous-même. Julle Tores.

Bon, Benoît Perin, comment vous suivez ces ces ces développements ? Vous avez évidemment suivi hier les responsables politiques sur la scène du MEDF. Euh bon, il y a ce vote de confiance qui semble extrêmement mal barré pour François Beirou le 8 septembre.

Ça vous inquiète ? Ben écoutez, oui, il y a de quoi être inquiet parce que bah François Berou, il a bien compris qu'en fait très concrètement évidemment il a pas de majorité politique, ça tout le monde le sait. Deuxièmement, il a pas vraiment de soutien populaire, ce qui est beaucoup plus préoccupant et d'ailleurs, il passe son temps en fait à appeler à témoin justement la population française parce qu'il sait très bien que les partis politiques ne vont pas le soutenir.

Et donc il se dit le seul moyen que j'ai pour faire pression, c'est d'essayer de convaincre l'opinion publique. Et en fait le problème c'est que bah on l'a vu avec ces podcasts de cet été. Je regardais encore tout à l'heure sur YouTube, la première vidéo a fait les les YouTube qu'il a fait durant durant le mois d'août.

Le premier a fait 150000 vues, ce qui est pas mal. Le dernier, je crois qu'on était à peu près à 7000 vues. Donc ce soit un succès.

Voilà, vu l'enjeu, c'est pas c'est pas immense. Et moi, j'y vois deux explications du non soutien populaire. Le la première c'est qu'il y a pas de mesure, en tout cas pas aujourd'hui de mesures symboliques.

C'est vrai que quand on demande aux Français pourquoi vous ne soutenez pas justement le plan d'économie de de François Ber, souvent ce qui revient c'est mais il y a pas de mesure sur les élus, sur les haut fonctionnaires, sur les comités desules, sur le nombre d'élus, bref plein de mesures symboliques qui c'est vrai n'ont pas un vrai impact. financier, c'est là vraiment on parle de de quelques millions pour ça ça on vous dit plutôt dans les milieux de droite hein parce qu'en général dans les milieux de gauche on attend la mesure symbolique plutôt exactement j'y viens. Donc première raison c'est effectivement voilà il y a pas voilà il y a pas de mesure symbolique.

Quand on demande aux gens de gauche effectivement ils se disent bah en gros on t'a pas assez sur les riches. Oui. Alors qu'il faut quand même rappeler que en France les riches sont quand même beaucoup taxés. pourra y revenir.

Et puis la la troisème raison, c'est euh l'histoire des des jours fériers qui a effectivement un peu cristallisé l'opinion et les Français qui travaille, les Français militants se sont dit "Ah bah non, on en a on en a ral, on le pays repose en grande partie sur nous et donc on en a marre d'encore une fois euh voir notre sac à dos déjà très lourd encore chargé." Et puis la l'autre raison, je crois de de François Berou et la vraie difficulté c'est qu'il a face à lui donc des partis politiques qui défendent en quelque sorte leurs précats électoraux. Les uns défendent les fonctionnaires, les autres défendent ceux qui bénéficient de prestation sociale, les autres les actifs.

Enfin bref, il a face à lui des politiques qui ont qui ont pas a priori le sens des responsabilités et le sens du bien commun. Euh donc quand François Beou euh nous dit euh à nous français, c'est la responsabilité ou le chaos, vous euh l'économiste, vous le rejoignez dans dans une certaine mesure. Ah, je pense qu'il a raison, mais je pense surtout qu'il va pas assez loin.

C'est-à-dire que très concrètement, il faut rappeler quand même que ce plan donc de 44 milliards d'économiste, c'est seulement 2,5 % de la dépense publique. Donc c'est finalement quasiment rien. Je veux dire, c'est pas un plan de déprimant même.

C'est même exactement, c'est très déprimant. Pourquoi ? parce qu'en fait on se dit voilà, on veut juste vous demande à un chef un chef d'entreprise d'économiser 2,5 % de votre budget sur un coin de table, il vous le fait et là on a des responsables politiques qui sont incapables de se mettre d'accord sur un petit effort qui est encore modeste.

Euh il est prévu de supprimer 3000 postes de fonctionnaires. 3000 postes de fonctionnaires, c'est 0,05 % du nombre de fonctionnaires et pourtant ça hurle. Donc c'est vrai que François Ber il a il est vraiment euh en comment dire il a le courage quand même d'annoncer un plan de d'effort budgétaire parce que bah c'est un plan qui était attendu quand même depuis longtemps compte tenu de la stimulation périlleuse des finances publiques.

Mais je crois qu'il va malheureusement pas assez loin et euh et clairement bah il y a deux sujets je crois qui sont notamment des angles morts. Le premier sujet c'est le sujet de la retraite. C'est dommage qu'on ait pas parlé de la capitalisation.

Et le deuxième sujet, je crois c'est euh le sujet de l'immigration qui n'a pas été non plus abordé par François Berou et je crois que c'est quelque chose qui effectivement répondrait à des attentes d'un centre de français. Vous parlez de la retraite mon cher Bonoît Perin, ça me renvoie aux jeunes, aux plus jeunes. Écoutez ce que ce que dit François Beot sur les plus jeunes.

Justement, il a réitéré ses propos de d'hier. Écoutez, pour les générations du baby boom qui ont beaucoup travaillé, qui ont beaucoup fait marcher le pays, qui ont bien mérité de la patrie comme on dit, mais qui ne peuvent pas se désintéresser de la situation qui est faite aux jeunes français, peuvent pas s'en désintéresser. À mes yeux, c'est l'esclavage des plus jeunes et on les a convaincu de porter encore plus de poids et de fontes sur les épaules.

Et bien je dis que simplement comme citoyen et en tenant compte enfin des plus jeunes que nous ne regardons pas depuis des années, il y a quelqu'un qui m'a écrit "Enfin dans ce que vous avez dit, j'ai eu le sentiment qu'on me voyait." La poid le poids de la fonte, je la vois sur les épaules de Jules Torres qui ça y est enfin a trouvé quelqu'un pour porter ce que vous votre combat depuis longtemps. Les retraites, il est arrivé.

Non mais c'est c'est c'est assez drôle. Après, je laisserai évidemment répondre, mais on a un peu le sentiment que finalement François Bairou découvre une sorte de de sérum de vérité depuis 5 jours, c'est-à-dire qu'il est complètement en roue libre. Donc un coup, il dit bon bah les oppositions, elles sont en vacances, un coup il dit bon bah c'est la faute au boomer.

Là cet après-midi, il a encore dit par exemple queon aurait jamais dû dire nous responsable français que finalement les droits de doigt américains imposées par Trump c'était formidable et que les 15 % et bien finalement c'était génial et que Novor de Cognac allit être très content. Euh donc voilà, il y a il y a quand même un petit peu une sorte de de de tournée d'adieux qui euh euh va virer un petit peu au ridicule dans les euh dans les prochains jours. C'est aussi pour ça qu'il parle euh tous les jours.

Et quand on parle tous les jours, on peut pas être aussi précis que lorsque euh il a fait son discours lundi. Et Gill Boutin, ça vous a inspiré quoi cette sortie sur les boomers ? C'est la la communication de François Baou est extrêmement déroutante parce que vous avez raison, il passe son temps à engueuler les gens alors et en même temps, ils s'étonnent qu'ils ne veulent pas discuter avec lui.

Effectivement, il les critique en creux pour avoir été en vacances. il essaie de se rattraper après en disant que pas du tout, c'était pas du tout une stigmatisation des des hommes politiques en vacances. Et euh et puis et et donc il explique que dès le départ, il était là pour discuter, que il a fixé un un cap de 44 milliards d'économies, mais qu'on peut en discuter tant qu'on reste dans le cadre.

Et il revient tel un Napoléon revenant de d'Égypte pour dire je vous êtes parti en vacances et voilà dans quel état vous laissez la situation et je coupe le débat budgétaire. Non mais non mais c'est ça et et puis et puis de de mettre les choses dans le désordre, c'estàd de dire de fixer cet objectif et puis et ensuite de prétendre que sa porte était ouverte pour un tas de discussions. Et l'autre problème de François Bairou, c'est de fixer constamment un cap.

C'est-à-dire et il fixe un cap à des gens qui en face n'en veulent pas de ce cap. C'est comme sur le sur les retraites, le conclave, il avait fixé une lettre de mission, une lettre de cadrage en indiquant il ne faut pas sortir du cadre financier, c'est-à-dire qu'il ne faut pas aggraver le l'état de nos finances sociales. Bon, à partant de là, vous vous partez avec des vous parlez avec des partenaires sociaux qui ne partagent pas votre constat sur la nécessité de la réforme de 2023.

Donc comment s'étonner que derrière il y ait tant de réticence et là c'est pareil le PS pour des idéologies pour des de bas calculs électoralistes vous avez affaire à une classe politique qui prétend que le problème n'est pas là et donc on nous dit que la politique on va en parler Gill Boutin et Julesse dans quelques instants, mais on profite de la présence de de Benoît Perin pour rester sur cette question économique. C'est c'est la faute des des boomers. Il faudrait euh euh justement par rapport à à cette retraite, on l'a vu, enfin ce sont c'est quand même le service public, les fonctionnaires, la retraite du service public qui est qui est la plus coûteuse.

Bah sur l'histoire des boomers, j'avoue que j'ai un peu de mal à comprendre effectivement, ça vient d'être très bien expliqué la stratégie de François Berou. En fait, je crois qu'il a fait un plan qui est quand même plutôt équilibré. C'estàd qu'en fait tout le monde est touché par les économies, quasiment tout le monde en tout cas. euh les retraiter peut-être effectivement un peu plus que les autres mais enfin bon objectivement quand même tout le monde est touché et pour autant il les montre du doigt alors que c'est vrai que cette génération euh a bénéficié quand même d'une de circonstances qui étaient quand même très favorables. 300 soutenu des d'augmentation qui n'est pas comparable aujourd'hui avec les les yeux de 2025, on peut pas justement ils ont quand même ils ont bossé reconstruit le pays besoin terrain bah justement non mais justement non mais objectivement ils ont quand même une période économique qui était quand même faste ils ont eu des belles augmentations de salaire ils ont eu l'immobilier pas cher mais une fois qu'on a dit ça faut aussi dire en parallèle qu'ils ont beaucoup bossé eux ils avaient pas les 35 heur eux ils commencentaient à travailler plus tôt sur le marché du travail eux justement souscrivaient moins d'arrêt maladie que la génération d'aujourd'hui.

Donc et surtout ils n'ont rien volé. Enfin, je dire c'est des gens ils sont nés, ils ont eu la chance de naître à une bonne période. On va pas l'envouloir.

Néanmoins, ce qui me semble être important dans cette histoire, c'est de comprendre que ce qui énerve en fait une partie de la jeunesse, en tout cas des actifs d'aujourd'hui, c'est que aujourd'hui, vous avez des actifs qui cotisent beaucoup pour la retraite de leurs aînés. C'est 28 % du salaire B, ce qui est absolument énorme. Et ils sont un peu agacés que les retraités d'aujourd'hui et moins cotisé.

évidemment que à au même âge. Et donc du coup, ils ont des retraites qui sont importantes effectivement mais j'aurais tensé à dire c'est pas la faute de retraiter. Et c'est là qu'il y a un problème de méthode je crois de François Berou, c'est que avant de stigmatiser telle ou telle partie de la population qui a travaillé, je crois qu'il faut d'abord s'attaquer encore une fois au symboes et d'abord au fraudeur.

Une fois qu'on a fait ça, on peut s'attaquer, on peut demander des efforts au français. Vous parlez de du système de par capitalisation. Comment vous vous expliquez que François Beou n'en ait pas parlé parce que c'est quand même une idée qui commence à germer y compris à gauche qui devient acceptable et qui permettrait aussi peut-être de financer d'apporter de du cash pour les investissements.

Vous avez totalement raison. Je crois que c'est vraiment un des tabous justement de la vie non pas politique mais économique française. C'est-à-dire que tout le monde en parle mais personne ne le fait alors qu'on sait très bien qu'on va devoir le faire.

Ben parce queil y a un vrai enjeu idéologique, un vrai un vrai enjeu dogmatique parce que la capitalisation c'est en fait cotiser pour soi-même, placer son argent sur les marchés financiers et récupérer à la fin de sa carrière professionnelle justement les dividendes ou le capital qu'on a placé. Donc il y a un petit risque quand même parce qu'effectivement c'est le fait de placer son argent en action donc sur les marchés financiers. ce qui fait que spontanément ça peut faire peur alors qu'il faut quand même rappeler que le marché des actions et le et le comment dire l'investissement le plus rentable, c'est à peu près entre entre 5 et 7 % par an.

Donc c'est très rentable et l'idée c'est pas de balayer le système par capitalisation, par répartition et de le remplacer par la capitalisation. C'est simplement de faire comme une grande partie des pays du monde occidentaux ont fait. C'est-à-dire Oui.

Tous les pays du nord d'ailleurs où ça marche mieux. une part de capitalisation, une part de répartition, ce qui me semble de toute façon être comment dire un chemin inéluctable parce qu'il faut rappeler que quand le système de retraite a été mis en place, il y avait un actif pour un pour cinq retraités. Aujourd'hui, c'est un actif et demi.

Benoît Perin, je je vous propose de rester avec nous encore quelques minutes. Si vous le voulez bien, euh on marque une pause. On revient dans quelques instants avec ce ce débat et ses conséquences économiques euh et on parlera évidemment de de l'aspect euh politique.

On est toujours en compagnie de mes chroniqueurs de la première heure, Jules Torres, journaliste politique au JDD, Gilles Boutin, journaliste économie au Figaro et Benoît Perin, directeur de contribuables associés avec lequel on parle des éventuelles conséquences économiques. Si ce budget, ça semble mal parti de François Berou n'était pas adopté à l'automne. Benoît Perin, vous vous l'avez dit, vous exprimez une grande inquiétude.

C'est vrai que cette instabilité, on le répète, mais n'est jamais bonne pour l'économie évidemment. Ça veut dire moins d'embauche, ça veut dire plus de fébrilité, plus d'attentisme. Et puis il y a cette petite phrase aussi de François Beot qui a dû peut-être vous faire réagir en tant que représentant de l'association des contribuces associés.

C'est l'esprit ISF, hein, qui semble revenir hein, vous l'avez vu euh sur la scène du MDF, un effort dit-il spécifique pour les plus aisés. Alors, on rappelle qu'il y avait quand même déjà la contribution différentielle des haut revenus et là on sent qu'il a envie de donner des gages au socialiste François Beou pour tenter de sauver sa peau. Alors quand il a présenté son plan, il avait déjà prévu à peu près 4 milliards justement sur les hauts revenus.

On savait pas tellement les modalités. Globalement, il y a trois modalités aujourd' envisageables. La première effectivement, c'est un peu la poursuite de ce qui a été fait en 2025.

Donc taxer les haut revenus qui sont, faut-il le rappeler, quand même extrêmement taxé. Déjà aujourd'hui, vous avez une tranche marginale d'impôts qui va jusqu'à 49 % pour les pour les plus fortunés. 2è option, c'est d'aller sur les le c'est de taxer les actifs qui sont non productifs.

Donc très concrètement ce qui est sujet de holding. Et 3è sujet, 3è possibilité pardon, c'est de taxer les patrimoines. Donc on nous dit bah non, c'est pas un retour de l'ISF mais enfin bon ça en a quand même tout l'air parce que a priori quand même les biens professionnels seraient exemptés.

Tout ce qui est œuvre d'art serait aussi exempté. Mais enfin, on voit bien que globalement l'idée c'est de récupérer une partie de l'argent que l'État ne collecte plus depuis 2018 puisqu'il faut rappeler qu'en 2018 c'est la fin justement de l'ISF qui se transforme en quelque sorte en IFI où là en fait on sort tous les placements financiers de l'imposition des Français et euh et là on voit qu'en fait il y a une vraie c'est le même rendement he 4,2 milliards qui évoque c'est à peu près la même chose. Alors l'ISF c'était à peu près 4,5 milliards.

C'est on est plutôt aux alentours de 2,5 milliards donc c'est quand même moins mais là il parle justement d'équité mesure d'équité fiscale 4,2 milliard ça correspond au budget perdu de l'Fard. Exactement, c'est exactement ça. Et là, on voit bien que de toute façon, il y a une fracture fondamentale à l'Assemblé nationale.

Vous avez ceux qui considèrent que il y a trop de dépenses et ceux qui considèrent que le problème en France, c'est les recettes. Ce qu'il faut toujours rappeler quand même, c'est que en France, on a le taux de dépense publique qui est le plus important du monde et on a le taux de prélèvement obligatoire le plus important d'Europe, de l'occ. Et malgré tout, il y a encore une partie de l'émissie qui nous explique que si on a des problèmes budgétaires, c'est simplement parce qu'en fait on manque de recettes.

Comme si en France, on ne taxe pas. s'en sortira jamais hein de cette rhtorique de toute manière et ben c'est un c'est un c'est un clivage qui est évidemment fondamental même si un des points quand même noirs de du bilan Macron, c'est quand même que il faut reconnaître qu'il a baissé les impôts d'à peu près 60 milliards mais comme en face il a pas baissé les dépenses et ben en fait ça a participé logiquement à l'accroissement des déficits. Jul Toris ça va suffire à convaincre le PS non hein de toute façon non je vous le signe tout de suite.

Le PS de toute façon a décidé, il l'avait même dit avant parce que souvenez-vous quand même avant même que François Baou prenne tout le monde par surprise et joue qui tout double lundi. On avait le l'un des porte-parole du Parti socialiste qui s'appelle monsieur Jouvet qui vendredi dernier disait déjà on aura une censure immédiate quoi qu'il arrive au prochain budget s'il conserve cette copie là. Et c'est objectivement pas avec cette chose sur les haut revenus cette proposition sur les haut revenus que le PS va se dédire.

Il faut quand même savoir qu'il faut seulement 13 députés socialistes qui veulent voter une censure pour que le gouvernement soit en danger. Autrement dit, il y en a 66 et donc la grande majorité actuellement suit plutôt la ligne de qui est celle d'Olivier Fort et de Boris Valot, c'est-à-dire on censure quoi qu'il arrive et on ne votera pas la confou, ils vont faire cont un contrebudget, ils vont faire des propositions. D'ailleurs, c'est même pas un plan de budget, c'est un plan avec des des économies.

Donc on verra euh ce que ça donne. Mais quoi qu'il arrive, le le débat aujourd'hui il est il est même plus tellement sur ce budget. euh parce qu'on sait bien qu'on aura un budget, peut-être une loi spéciale, que s'il n'y a pas de dissolution, on aura un premier ministre.

Alors s'il est issu de la gauche ou du bloc central, de toute manière, on aura pas un budget de 44 milliards d'économie, mais on le baissera. C'est de toute façon, c'est toujours ce qu'on fait. On le baisse quasiment de moitié.

Donc, on aura un vrai milliard avec 10 milliards de vraies économies et de de coupes dans les dépenses. Donc voilà, de toute manière, le budget il était morné depuis le début. On l'a assez dit, François Baou qui concentre ses efforts avec cette proposition aussi symbolique que les jours fériers.

ça ne pouvait pas fonctionner. Euh c'était tellement friable dans l'opinion que que ça ne pouvait pas marcher. de de levier de fusible.

Oui, bien sûr que il utilisait ça peut-être d'ailleurs les jours fériers pour ensuite le retirer pour montrer que bien il peut faire du compromis. Mais il arrive, on est encore en vacances, il dit aux oppositions, bon bah vous de toute manière prenez vos responsabilités, le 8 vous décidez et on fait une session extraordinaire et puis ensuite il va sur TF1 pour aller les insulter, les dire qu'il étaient en vacances et puis par ailleurs, moi il y a quand même un argument qui est jamais développé et qui qui et qui m'agace parce que cette rhtorique de la responsabilité ou le chaos, j'en ai un peu marre, c'est quand même ceux qui ont mis la France dans le chaos hein, les 1200 milliards de dettes Januc Mélenchon et Marine Le Pen, ils y sont pas pour grand-chose. Et enfin, le Bloc central vous dit "Bon ben, on a besoin de la France insoumise et du RN qui sont irresponsables pour nous sauver." Mais attendez, qui a inventé l'arc républicain ?

Qui vous dit depuis 8 ans que le RN c'est la peste brune et qu'on peut pas pactiser avec eux et pas voter avec eux parce que c'est les héritiers du fascisme ? Et qui dit aujourd'hui que la France insoumise et bien c'est les nouveaux antisémites et qu'on peut pas discuter avec eux et votez rien avec eux et puis ensuite ils viennent vous dire "Ah bah sauvez-nous quand même sauver notre premier ministre François Bayon". Non mais c'est insupportable.

Gill Boutin essaie de de parler, il lève le droit poliment depuis tout à l'heure. Un questionnement autour de la la question de la prise de conscience parce qu'on en parle beaucoup, c'est le cheval de bataille de Français Bayerou. Il veut faire comprendre aux français ainsi qu'aux politiques les enjeux mais on a l'impression que ça prend pas ça on peut lui laisser qu'il est cohérent.

Ça fait très bien dans l'intention en insultant en étant très très maladroit. Mais dans les faits, il y a un sondage qui nous montre que seul 56 % des Français sont d'accord avec l'objectif de réduction des déficits. Donc je parle même pas d'être d'accord avec un objectif de d'un effort de 44 milliards.

C'est l'objectif de réduction des déficits. Oui. Parfois, ils y sont plus sensibles maintenant les Français justement de de plus en plus sensibles.

Donc ça ça apporté quand même dans l'opinion une forme de pédagogie. Je crois que c'est la 5è, j'ai vu un cours sondage passé. C'était la 5è priorité des Français.

Avant c'était bien plus loin. Ce n'est que la 5e. Oui.

Non, bien sûr. Mais on parle que de ça en ce moment. Euh moi la question que je me pose, c'est selon vous Perin à partir de quel moment ?

À partir de quel fait identifiable une majorité de Français va se dire "On a plus le choix, il faut qu'on passe à la casserole quand le FMI viendra sonner." Excellente question. Alors le premier élément que le FMI intervienne, c'estàd que à quel moment les Français vont se dire bon là on va éviter que le FMI intervienne voir que avant les mécanismes de protection européens se mettre en place parce qu'il y a quand même d'autres mécanismes qui existent avant ça et et donc ça serait quoi ? serait un emballement des taux.

Moi je pense je pense que effectivement avant que ce qu'il faut bien comprendre effectivement c'est le c'est le comment dire le processus quand il y a des problèmes effectivement d'emprunt. Le problème la première étape c'est effectivement bah c'est un peu ce qu'on vit aujourd'hui c'est-à-dire que les marchés sont pas très confiants, ils augmentent les taux progressivement mais la France arrive quand même à placer sa dette sur les marchés financiers. Donc là il y a pas trop de difficultés.

Deuxième étape quand effectivement la France propose un taux et qu'il y a personne qui en veut. Donc là, elle est obligé vraiment de proposer un taux largement supérieur. C'est ce qui risque de se passer peut-être le le 12 septembre avec la note de fit qui alors on va tenir exactement, vous avez tout à fait raison.

Et euh et donc dans cette deuxième étape, euh comme il y a personne qui veut sa dette et donc du coup qu'elle est obligée de proposer des taux beaucoup plus importants, et ben là effectivement et ben le comment dire le le la charge de la dette devient effectivement extrêmement presque insupportable puisqu'on emprunte à des taux très importants. Et là les Français qu'est-ce qu'ils voi dans ce cas-là ? Ils voient quoi ?

Il voit bah comme ce que prévoit a priori la les les différentes institutions aujourd'hui, c'està-dire qu'en 2029, on aura 100 milliards 100 milliards simplement d'intérêt de remboursement de la dette. On est à combien j' dit 3,5 on a 66 milliards mais 3,52 % de taux d'emprunt c'est ça l'Allemagne a on est exactement c'est exactement ça mais là ce qui est inquiétant c'est que on le le l'Italie qui était en quelque sorte de mauvais élèves de l'Europe jusqu'à il y a quelques quelques mois qui empruntaient à des taux largement supérieurs au nôtres aujourd'hui ils sont sur le point de nous rattraper et aujourd'hui la France emprunte à des taux supérieurs à d'autres mauvais élèves à savoir la Grèce l'Espagne et le Portugal. Donc là la difficulté c'est c'est effectivement lorsque les Français vont comprendre qu'en fait ils travaillent pour rembourser les créanciers.

Et les créanciers de la France c'est qui ? C'est à 54 % des étrangers. Donc il y a il y a rien de plus insupportable en fait que de travailler simplement pour rembourser des euh des des créanciers qui font des banques que le simple fait d'en avoir de de savoir ça suffira.

En tout cas, ce qui est ce qui est ce qui est donc ça c'est la première étape. Moi, j'ai l'impression qu'il va falloir prendre le mur et effectivement avoir la la le FMI qui qui sonne à la porte. He non, vous croyez pas.

Le FMI si jamais on doit emprunter à des taux extrêmement importants, il y a des chances qu'effectivement on n plus accès au crédit. Et si on a plus accès au crédit parce que plus personne ne veut nous nous prêter, et ben là on aura des concrètement qu'est-ce qui va se passer ? on aura des retards de paiement dans les pensions de retraite, dans les salaires des fonctionnaires, dans les prestations sociales.

Et là pour le coup, il y aura très probablement une prise de conscience générale parce que beaucoup de France seront impacté par le fait que la France par manque d'argent et par manque d'accès au marché financier sera obligé effectivement de retarder les paiements. Après, il aura la BE et après c'est pour la question économique. Emmanuel Macron commence à enfin pas commence à s'en inquiéter mais enfin vous avez vu euh la la prise de parole du chef de l'État mon cher Jul Torres aujourd'hui.

La une grande majorité des Français souhaitent que Emmanuel Macron dissolve l'assemblée. 63 % selon un dernier sondage. Mais enfin c'est c'est non, il restera.

Il l'a prévenu. Il appelle les forces politiques à être d'accord. Oui, il il l'a dit aujourd'hui lors d'une conférence.

Non, on n'est pas étonné. De toute manière, il peut pas laisser mirer l'idée possiblement d'un bah d'un départ du président de de la République d'abord. Et puis la dissolution, en effet, il ne la souhaite pas. il ne souhaite pas un retour aux urnes euh parce que on n'est pas sûr de ce qui se passerait avec une dissolution.

Euh et si admettons euh il y a une dissolution et qu'on a les trois mêmes couloirs de nage qu'on a actuellement, bah quelle question on posera ? Bah celle de la démission du président de la République. Et évidemment Emmanuel Macron, il veut absolument pas qu'on pose cette questionlà.

Ouais. Gill Boutin, ce qui sera à regarder, c'est la l'attitude des partis d'opposition si il y a un nouveau gouvernement tout simplement qui succède à celui de François Bairou. vont-ils euh continuer d'emprunter le chemin de la radicalisation ?

C'est-à-dire que le PS qui se présentait comme malgré tout constructif ainsi que le RN euh vont-ils euh tout simplement acter qu'ils ont refusé d'accorder la confiance à François Baou conséquent un effet de mécanique en fait d'entraînement. Il refuserait tout bonnement de soutenir n'importe quel autre gouvernant parce que ils sont dit bah ça y est on est prêt à y aller. Ce qui est surprenant d'ailleurs parce marque une pause on pardon je vous ai coupé dans votre chaque fois mais c'est bien oui il faut bien avec vous vous êtes indiscipliné on marque une pause on revient dans quelques instants.

On parlera aussi de cette rentrée sociale parce que vous avez vu il y a des grèves qui s'annoncent qu'il n'y en a pas. Oui c'est vous avez bien raison. À tout de suite.