Audition de Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
on y va c'est prê on est bon là on va reprendre si vous voulez bien monsieur le Président bien très bien nous poursuivons les travaux de la commission d'enquête sur les moyens mobilisés mobilisable par l'État pour assurer la prise en compte et le respect par le groupe Total énergie des obligations climatiques des orientations de la politique étrangère de la France dans ce cadre nous entendons aujourd'hui Monsieur Patrick pouyané président directeur général de Total ennergie avant de vous laisser la parole pour un propos introductif de 20 25 minutes il me revient de vous indiquer que cette audition est diffusée en direct et en différé sur le site internet du Sénat et sur Public Sénat la vidéo sera le cas échéant diffusé sur les réseaux sociaux puis consultables elle fera l'objet d'un compte-rendu publié je me permets de vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est pasible des peines prévues aux articles 434 13 14 15 qui peuvent aller de 3 à 7 ans d'emprisonnement et de 45000 à 100000 € d'amende je vous invite maintenant monsieur le Président à prêter cement de dire toute la vérité rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure je le jure merci votre réponse sera mentionn au contendu à l'issue évidemment de votre introduction nous vous posons avec le rapporteur une première série de questions puis l'ensemble des collègues vous interrogeront il a été convenu mes chers collègues que l'audition serait évidemment un peu plus longue que les auditions ordinaires environ 2h donc jusqu'aux alentours de 19h que les sénateurs auraient à la suite de leurs questions poser en un bloc le plus concise possible et toujours dans le cadre du périmètre de la commission d'enquête je me permet de le rappeler à chacun évidemment il y aura les réponses du président pouyané et une réplique éventuelle de la part des sénateurs qui le souhaitent é entendu qu'après la réponse du président pouyané à la réplique il y a pas de réplique à la réponse de la réplique sinon on s'en sort plus donc on va essayer de tenir dans les temps comme convenu monsieur le Président c'est à vous merci pardon merci monsieur le Président Monsieur le rapporteur mesdames et Messieurs les sénatrices et sénateur je vais donc puisque vous m'y avez invité vous faire le point sur l'énergie et sa stratégie dans le cadre de la commission d'enquête permettez-moi d'abord de vous rappeler que cette année nous avons cette entreprise à 100 ans elle est née en 1924 le 28 mars 1924 au sortir de la Première Guerre mondiale les le gouvernement français George clémanau pué mon point carré ayant constaté que pendant la Première Guerre mondiale qui était la première guerre où les engins mécanisé ont une importance la France dépendait pour son approvisionnement en hydrocarbures de compagniees uniquement anglo-saxon et dans le cadre du traité de sint Remo la France a appr pris à la Deutsche Bank les actions qu'elle détenait dans l'Irak petrooléum compagnie c'est peut-être pour ça d'ailleurs qu'il y a aujourd'hui un méjur pétrolier français et pas allemand donc nous som été créés pour détenir ces actions donc nous sommes nés au MoyenOrient en Irak nous avons fait la première découverte et avec la mission d'assurer la sécuritéapovisionnement de la France en lisant revenant sur l'histoire on se rend compte d'ailleurs qu'entre ils ont découvert nos ancêtres des pionniers de la du pétrole en 19 en 27 et ils l'ont amené en France en moins de 9 ans 10 ans construisant un pipeline de 2000 km à travers l'IRAC la Syrie jusqu'à la Méditerranée et deux raffineries en France une en Normandie et l'autre à lamè tout ça en moins de 10 ans donc ils avaient rempli leur mission cet esprit survécu puisque tout ça a été détruit par la deuxème guerre mondiale et ils ont dû reconstruire à nouveau les raffineries au-delà sachant que au sortir de la Seconde Guerre mondiale une autre société créé c'est Elf pour les mêmes raisons d'ailleurs non pas sur Moyen-Orient mais plutôt sur l'Afrique tout ça ayant été combiné dans les années 2000 au tournant des années 2000 pettofina et faakit et total devenant le groupe que j'ai la l'honneur de présider aujourd'hui et qui s'appelle désormais total énergie depuis que nous avons décidé de nous engager dans une stratégie de transition qui nous amène non seulement à produire des hydrocarbures mais également les les énergies par carbone et au premier titre de l'électricité je reviendrai mais avant d'aller sur l'entreprise je voudrais quand même donner le cadre dans lequel nous nous évoluons tel que je le et qui explique les fondamentaux de de la stratégie que nous suivons bon d'abord l'énergie vous le savez c'est un bien qui est essentiel essentiel pour la vie de tous les jours pour tout développement économique social et lorsqu'on parle d'énergie il y a en fait un trilème trois piliers qui doivent piloter une politique d'énergie ou une stratégie en matière d'énergie le premier c'est que l'énergie doit être disponible fiable sûr ça nous paraît évident à nous ici mais sur la planète il y a 800 millions de personnes qui n'ont pas accès à à l'énergie et d'ailleurs en 2022 à un moment on a craint pour l'approvisionnement énergétique gazier du continent européen suite à la au déclenchement de la de la guerre par VAD Poutine et l'usage du je dirais de l'énergie comme une arme de guerre euh donc c'est un premier caractère mais avoir une énergie fiable sur disponible c'est premier premières caractéristiques et ça renvoie profondément la notion de de sécurité d'approvisionnement la deuxième caractéristique c'est qu'il faut qu'elle soit dur j'aurais pu le mettre en premier puisque aujourd'hui la question de l'impératif climatique se pose à à tous Depuis la encore plus depuis l'accord de Paris même si c'est précédent à ça et donc cette énergie et pourquoi parce que Ben l'objectif maintenant on le sait pour la planète et pour ses habitants il faut que nous limitiontions le le réchauffement climatique à moins de 2 degrés et donc la réduction des émissions est devenue un impératif l'énergie étant une des sources majeures d'émission à peu près les de tiers tel qu'elle est aujourd'hui en tout cas produite la troisème caractéristique et en fait après 25 ans dans ce Mondel je dirais c'est la la principale c'est son caractère abordable parce que comme c'est un bien essentiel et un bien à la à la source de tout développement économique et bien le caractère abordable voir je dirais parfois bon marché pilote de nombreuses politiques énergétiques et en fait encore une fois parce que tout le monde en a besoin pour se chauffer pour vivre pour pour la mobilité c'est vrai dans dans nos pays ce caractère abordable on l'a vu également en 2022 on le voit aujourd'hui encore les r les réactions quand le prix de l'énergie monte c'est aussi vrai bien évidemment dans les pays en voie de développement qui ont besoin d'énergie pour accéder à la santé à l'éducation à un meilleur niveau de vie et en fait lorsqu'on réfléchit bien l'homme a cherché depuis des siècles à chercher une énergie qui soit la plus disponible la plus abordable pas nécessairement la plus durable c'est un caractère nouveau et on l' avait trouvé petit à petit parce que vous savez on pas par des l'éoliens mais l'éolien il y a longtemps qu'on a trouvé des moulins des moulins avant on l'avait trouvé on l'a trouvé quelque part dans le pétrole le seul inconvénient qu' a le pétrole inconvénient réel c'est que lorsqu'on fait sa combustion il émet du CO2 ce qu'on ne savait pas qu'on l'avait découvert mais les pétroles l'énergie en fait la plus dense c'est un liquide la plus facile à transporter et en fait la moins coûteuse à produire le charbon a un prix plus bas mais profondément en terme de coût de production le pétrole et donc toute la transition énergétique ça va consister maintenant d'être capable de construire un nouveau système énergétique en sortant de ces énergies fossiles mais tout en touj en gardant en tête ces trois impératifs que sont comme je viens de le dire une énergie disponible durable et abordable alors ensuite le deuxième élément de peut-être général mais qui permet de comprendre le le challenge auquel nous faisons face c'est comment est fabriqué l'énergie aujourd'hui dans le monde aujourd'hui en 19023 le système que je vais appeler le système a c'est celui dans lequel nous vivons il est constitué il produit en énergie primaire à 81 % d'énergie fossile 80 81 % en gros 30 % de charbon 30 % de pétrole 20 % de gaz ça bouge un peu quand je suis rentré dans le monde de l'énergie il y a 25 ans c'était 82 %. alors vous pouvez dire il s'est rien passé et en fait il s'est passé beaucoup de choses puisque dans l'intervalle on a notamment eu l'avèement des énergies renouvelables en parti lier parce que le prix du pétrole est est monté haut dans les années 2005 2010 mais qu'est-ce qui s'est passé ben il s'est passé qu'en fait il y a un autre phénomène qui fait que la demande émergie croit c'est la population mondiale la population croit en gros de 1,2 % par an au cours des depuis 2000 et la demande à l'énergie croit à peu près au même rythme et comme cette demandeénergie croit et ben toutes les énergie renouvelable par exemple en 2023 on a construit B un record près 600 GW d'énergie renouvelable ça n'a permis de couvrir que 40 % de l'accroissement de la demande mondiale au cours de l'année 23 donc on n'est pas encore arrivé et c'est d'ailleurs pour ça que quand à Dubaï on lance un mot d'ordre qui est triplement des énergies renouvelable on en trouve là la la raison il faut effectivement tripler pour espérer couvrir par des énergies bac carbone je m' j'utilise le mot renouvelable au sens large je mets pas le gaz he dans le bas carbone son très clair renouvelable bac carbone c'estàd les énergies décarbonées mais sont pas toutes décarbonées à 100 % c'est pour ça que j'utilise bacarbone euh il faut effectivement tripler pour arriver à couvrir ne serait-ce que la la croissance de demande en énergie c'est aussi pour ça qu'à Duba le deuxième modor qui a été lancé c'est doubler l'efficacité énergétique parce qu'on voit bien que si on veut arriver à inverser et avoir une chance d'arriver à inverser cette tendance et bien si la demande énergétique croit moins que la population ou que l'élévation de niveau de vue elle s décorré GDP là depuis un moment et bien on a plus de Chan d'arriver à atteindre l'objectif de décarboner le système mais il faut bien voir doncon a un système a 80 % de l'énergie forcile c'est la réalité de notre monde aujourd'hui et il faut qu'on construise ce que j'appelle le système B c'està-dire un système avec des énergies décarbonées vous voyez que depuis à peu près 20 ans on a commencé à à faire croître les énergies renouvelables notamment euh et on en est encore aujourd'hui dans le mix elle représente PRS une dizaine de pourcent sachant que il y a de l'hydroélectricité qui existait depuis plus longtemps nucléaire fait une dizaine% vous à peu près 20 % d'énergie décarponnés dans dans le mix mondial faut qu'on arrive à faire x 5 et le débat auquel on est confronté aujourd'hui c'est le débat de de la capacité de cette transition de du rythme pardon du rythme de la transition à quel rythme pouvons-nous passer du système a au système B alors certains pensent que pour accélérer la transition il faut abattre le système a sans doute faudra-t-il le faire un jour le problème c'est que si on abat le système a qui nous fait vivre aujourd'hui sans avoir construit au préalable le système B ça ne marche pas les consommateurs d'énergie nos concitoyens ne sont pas d'accord ils veulent de l'énergie ils ne sont pas prêts aujourd'hui à accepter un manque d'énergie encore une fois regardons la réaction que nous avons eu dans nos sociétés développées en Europe en France lorsqu'on a eu la crainte de manquer de gaz à l'hiver 22 23 ce qui n'a pas été le cas euh il et donc la priorité aujourd'hui est effectivement de construire ce système décarboné le système B et il faut amasser les investissements et c'est d'ailleurs pour ça que Total énergie je reviendrai contribue à le construire alors après pourquoi je dis certains pensent qu'il suffit de d'arrêter d'investir dans le système a pour tout mettre dans le système B ils ont tort c'est que il y a une caractéristique physique qu'il faut connaître sur le pétrole ou le gaz c'est qu'un gisement de pétrole le gisement mondial de pétrole chaque année si on n'investit pas il perd 4 % par an de capacité de production il y a un déclin naturel des champs de pétrole et des champs gaziers c'est une donnée qui est pas par connu de tout le monde mais qui est majeur en gros si je suis les conseils consistant à ne plus investir dans le pétrole et à le gaz et bien les 100 millions de barils par jour que nous avions en 2022 serait devenu 96 millions de barils par jour alors que la demande est à 102 à la fin la demande est égale à l'offre et celui qui fait l'ajustement c'est le prix et donc ce phénomène ce phénomène de perte naturelle du potentiel mondial du pétrole du jement de pétrole mondial de 4 % par an et majeur et explique pourquoi si nous voulons toujours même maintenir 100 millions de barils par jour alors que la demande a cru à 102 et sera S2 cette année à 103 et bien il faut qu'on investisse dans des nouveaux champs de pétrole ne serait-ce que pour lutter contre le déclin naturel des champs de pétrole ça c'est une donnée physique qui dans le débat est souvent ise qui fait d'ailleurs que dans le débat lorsqu'on nous pose la question de quand est-ce qu'on aura le pic du pétrole la question n'est pas quand est-ce qu'on aura le pic du pétrole c'est quand est-ce que le déclin de la demande de pétrole sera plus que 4 % par an parce qu'à ce moment-là on pourra commencer à dire il faut plus investir dans les champs de pétrole mais tant qu'on est entre - 4 et je dirais + 1 comme aujourd'hui + 1 + 1,2 et bien bien si nous n'investissons pas dans le système pétrolier et c'est la même chose pour le gaz et bien on aura un déclin de l'offre et à ce moment-là les prix montent au ciel et et et peut-être que finalement c'est une stratégie qui pour être confortable pour d'énergie elle le sera pas parce que tout le monde s'en plaindra encore plus on voit déjà les phénomènes auquels nous faisons face donc ça c'est le sujet pourquoi quelque part j'explique en fait à travers ce qui se passe sur le système mondial la stratégie de de Total énergie comment je vais je vais y venir je ne voudrais pas voilà et encore une fois c'est aussi pour ça lorsque je reviens sur cette COP 28 de Dubaï qui pour moi a une importance est très importante parce qu'elle a mis tout sur la table dans ses conclusions lorsque l'on exprime l'expression transitioning away des hydrocarbures c'est ajouté selon d'une manière juste ordonnée et équitable parce qu'il faut qu'on arrive effectivement à faire cette transition du système a au système B sans oublier tous les clients d'aujourd'hui ou seul ceux qui l'aspirent je pense au milliards et demi d'Indiens qui aujourd'hui ont une consommation par habitant qui est bien plus faible que la nôtre alors bien sûr ça veut dire quoi que et c'est tout le défi c'est que le changement climatique est un phénomène global mais qu'on voit bien qu'on aura du mal à avoir une seule réponse globale puisquon a fondé notre développement sur ces énergies fossiles donc é plus de carbone et par parce qu'aujourd'hui la consommation par habitant des américains est bien plus forte que des Européens et est beaucoup plus forte que Cell des pays émergents bien évidemment si nous ne faisons pas nos efforts plus vite de notre côté on a peu de chance d'y arriver et en même temps on sait que faire que les efforts chez nous français européens sera insuffisant puisque c'est un phénomène global si on narrive pas à trouver la solution pour entraîner positivement dans la transition énergétique encore une fois les Chinois les Indiens les Africains ensemble de ces populations des pays émergents bon une fois que j'ai posé ça le dernier sujet que je vais la dernière point de généralité qui explique toute la stratégie de l'entreprise c'est qu'en fait lorsqu'on réfléchit à l'évolution du monde énergétique parce que je crois que on arrivera à faire cette transition on va bien avoir un ralentissement voir un plateau puis un déclin de la demande de pétrole simplement parce qu'il y a des innovations l'innovation technologique arrive au passage l'innovation technologique sur le par exemple le véhicule électrique en Europe on le planifie pour 2035 pas pour 2025 donc dans l'intervalle on va continuer à avoir une demande de produits pétroliers et encore une fois la croissance est à peu près de 1 % par an 1,2 c'est la croissance de la population mondiale qui qui est reflétée dans ce chiffre là euh donc on va avoir clairement un marché pétrolier qui va à un moment plafonner puis décliner pour des bonnes raisons on aura le même phénomène sur le gaz j'y reviendrai sans doute un peu plus tard et puis donc ça veut dire que totale énergie était totale était positionné sur des marchés qui profondément à long terme vont vont décliner donc le choix que nous avons fait stratégiquement est un choix profond c'est dire mais quelle est l'énergie qui va elle croître dans le futur il y en a une qui est claire l'énergie je dirais du 21e siècle qui va avec la décarbonation de l'énergie c'est l' électricité électricité secondaire est une énergie secondaireélectricité principalement à B d'énergie renouvelable ça peut être du nucléaire je dirais l'énergie décarbonée après comme tout ça est intermittent ben il faut mettre phénomènes de stockage mais le choix profond que nous avons fait qui était pas un choix évident c'est dire ben on va rentrer dans ce monde de l'électricité on va devenir un électricien sans abandonner nos nos hydrocarbures pour l'instant parce que c'est là qu'il y aura de la croissance pour pouvoir à grande échelle et pour pouvoir quelque part être un acteur significatif de la transition énergétique donc j'en viens maintenant à à total à Total énergie je viens de décrire les les raisons de fond c'est une analyse de l'évolution de la demande et puis quel est le chemin que nous voulons emprunter pour aller atteindre une ambition d'aller vers la neutralité carbone ensemble avec la société alors il y a deux piliers dans cette stratégie il y a le pilier des hydrocarbures je ne le N pas c'est une stratégie qui est et les deux parce qu'on est dans le système encore aujourd'hui et qu'on veut encore fournir nos clients et parce que fondamentalement c'est ça qui nous rapporte aujourd'hui des profits des résultats et que si je veux investir dans le système B et ben il faut que je tire l'argent de quelque part je tire du système a et donc je Contin nous continuons à investir dans ces hydrocarbures et je vais revenir pour expliquer dans quelles conditions et puis le deuxième pilier c'est les énergies bas carbone essentiellement l'électricité puisque nous construisons au sein totale énergie nous avons l'ambition horizon 2030 de d'être à peu près représenter 1 % de l'électricité mondiale dans le pétrole on fait 1,5 % aujourd'hui donc c'est pas une si petite ambition que ça d'arriver à construire cet électricien alors dans les pétol et dans le gaz qu'est-ce que nous faisons bon bien sûr la première responsabilité qui est la notre à partir du moment où nous continuons à produire du pétrole et de gaz c'est de le produire je dirait autrement en émettant moins de CO2 ou moins de méthane pour le gaz puisque on sait que l'impératif que nous avons et c'est important parce que c'est une notion de transition en fait dans transition énergétique on a il y aura pas de grand soir faut pas rêver le mot transition est important et donc tout ce qu'on peut faire dans cette phase de transition pendant qu'on construit le système B pour baisser les émissions actuelles il faut le faire donc l'engagement que nous avons au premier prix c'est et les engagements qui sont avec des objectifs forts que nous tiendrons c'est d'arriver à réduire les émissions lorsqu'on produit du pétrole ou du gaz on a dit 40 % entre 2015 et 2030 ce 40 % entre 2015 à 2030 sur le scope 1 et 2 je pourrais répondre à des questions il est en ligne avec les objectifs de de de de l'Union européenne à cet horizon là ça veut dire quoi produire autrement du pétrole ben ça veut dire concrètement que les nouveaux projets pétroliers que nous approuvons il do avoir deux caractéristiques d'abord comme pour qu'on veut on ne veut pas avoir d'actif échouer dans notre bilan pour qu'il soit à long terme ils doivent coûter pas cher donc on on approuve des projets que si on est capable de produire du pétrole à moins de 20 dollars du baril en coût technique moins 30 dollars en point mort point mort total énergie je à 23 dollars donc au-delà de 23 dollars totalénergie gagne de l'argent euh donc l'alement que c'est à 80 dollars on en gagne plus c'est pas c'est pas c'est pas donné par ça tombe pas du ciel le point mort en question était en 2014 à 85 dollars donc c'est un énorme travail qui a été fait par l'ensemble des équipes de l'entreprise des choix délibérés d'actifs par exemple quitter les sables mythubineux du Canadien du Canada c'est ça l'explication coûte trop cher et donc c'est des choix délibéré la deuxième caractérisque de tous les projets c'est qu'il doivent avoir une intensité carbone c'est-à-dire un des émissions de carbone par baril produit qui sont moins que la moyenne de l'entreprise alors c'est vertueux c'est-àdire que c'est un une limite qui baisse chaque année elle était à 20 kg du baril il y a 3 ans elle est maintenant à 18 kg du baril et nos plans nous disent qu'on saait être autour de 13 kg du baril en 2028 donc on produit du pétrole en émettant moins alors pour le gaz j'ai parlé du gaz et je sais que on va pas mal parler de gaz pourquoi disons-nous que le gaz fait partie de la transition même si c'est une énergie fossile donc elle devra quelque part disparaître sortir c'est clair et en quoi le gaz a une dans cette transition un rôle particulier à nos yeux d'abord parce que encore une fois j'ai dit on veut produire de l'électricité l'électricité avec des é renouvelable intermittente il faut la compenser son intermittence vous vous les clients ne veulent pas de l'énergie intermittente et ça il faut donc le combiner avec des moyens flexibles de production d'électricité ben le moyen le plus flexible de production d'électricité c'est les centrales à gaz parce que ça s'arrête ça s'allume comme un bouton c'est facile à démarrer il faut une demi-heure les relancer les arrêter et donc c'est très flexible et ça c'est ce que d'ailleurs nos amis allemands ont compris puisque le modèle vers lequel B c'est des renouvelables et les centrales à gaz qui deviendront plus tard centrales à hydrogène si les clients acceptent d'en payer le prix mais mais c'est un modèle de combinaison d'énergie renouvelable intermittente et de moyen flexible d'énergie bien sûr on peut parler de stockage d'énergie mais le coût des batteries est encore très élevé et donc on n'arrivera pas à faire un système uniquement de renouvelable et de batterie à court terme donc ce gaz il a une utilité il a une deuxième utilité c'est qu'il a un autre moyen de faire de l'énergie Flexible de gaz c'estélectricité flexible c'est le charbon c'estd au lieu de faire du brûler du charbon pour faire de l'électricité on brûle du gaz et ça l'ensemble des études démontrre c'est pas nous qui le disons que lorsqu'on brûle du gaz plutôt que du charbon on émet deux fois moins de CO2 donc ça permet d'abattre du CO2 c'est transitoire c'est pas une la solution ultime on n jamais dit ça mais dans la trajectoire encore une fois si on se dit que la la trajectoire c'est moins d'émission comme priorité le gaz peut y contribuer il y contribu à une condition c'est le méthane puisque à Glasgow on a révélé la question du du méthane c'est une question qu'on a pris à braslecp nous-même nous avons pris l'engagement de réduire de 80 % nos émissions de méthane entre 2020 et 2030 ça fera 90 entre entre 10 et 30 on peut le faire à Dubaï encore une fois il y a une charte qui a été signée par l'ensemble des compagnies pétrolières pour dire que on on on visait on tendait vers le je dirais zéro méthane on sait qu'on arrivera jamais à zéro mais on peut le faire on a des moyens techniques c'est pas depuis qu'on a compris l'importance du méthan et surtout son caractère je dirais réchauffant à court terme dans le changement climatique bah il faut absolument une priorité absolue c'est de d'abattre les émissions de méthane c'est ce à quoi nous engageons et en fait depuis 2020 à 24 on est déjà à 46 %. donc quand on prend le sujet et ben on s'est rendu compte qu'il y avait un sombre d'vent qui existait sur nos plateformes qu'il fallait arrêter et que c'était pas c'était finalement mettre le focus de nos ingénieurs dessus pour arriver à traiter le sujet il y a des fuites de méthane on se donne des des moyens de de les de les revenir donc donc le gaz fait partie de la transition c'est pas une solution ultime mais il en fait partie et c'est pour ça que notalénergie dans cette affaire dans notre stratégie on est devenu un des plus grands acteurs du gaz naturel liquifié puisqu'il permet de transporter le le gaz à travers le monde puisqu'on est devenu le numéro 3 mondial du gaz naturel liquifié après avoir racheté les actifs nous-même on avait nos actifs et avoir consolidé ce DJ en en 2018 donc on continue à investir dans les nouveaux projets de pétrole et de gaz de façon à fournir cette demande contribuer à cette transition l'autre pilier je l'ai dit c'est l'électricité sur l'électricité bon on a commencé tout ça en 2020 en l'espace de 45 ans on a construit on a un électricien qui est à peu près une vingtaine de milliards d'actif qui a produit qui va produire cette année l'ordre de 45 TWh par an on a on vise plus de 100 TWh 120 à horizon 2030 on a déjà une base d'énergie renouvelable qu'on a de l'ordre de 23 GW parti de zéro c'est pas si mal on aura 35 et on y sera en 2025 et on vise une centaine à horizon de la de la fin de la décennie donc pour faire ça il faut investir et donc on a des investissements qui fait que là où on investissait 18 milliards dans les hydrocarbures ben maintenant on investit en gros 12 milliards dans le pétrole et dans le dans le gaz et 5 milliards 5 dernière c'est même 5,8 parce que l'électricité prenait 5 milliards mais par ailleurs on investit aussi dans des molécules bac carbone comme les carburants aériens durables où on transforme des raféies en bioféie ou dans du biogaz et donc on a en gros on met à peu près 4 5 milliards dans l'électricité 1 milliard dans les autres énergies bacarbone donc voilà voilà l'équation dans lequel nous sommes et dans lequel nous sommes en train de démontrer et même si souvent l'avantage c'est que dans cette stratégie on est critiqué par tout le monde entre ceux qui disent qu'on en fait trop et ceux qu'on disent qu'on en fait pas assez on est en train de démontrer que ce modèle économique fonctionne puisque on a le plaisir de savoir que depuis 2 ans nous sommes la mais gen pétrolière la plus rentable plus rentable queon alors que nous investissons et nous avons de loin avec 20 milliards de capitaux dans les énergies bas carbone la partie la partie dira dont on me dit qu'elles sont pas rentables elles font on l'a démontré on a un électricien qui peu près 10 % de rentabilité ce qui est pas si mal pour l'instant et donc on a ce chemin et ce chemin il est et on ne peut le tenir que bien évidemment parce que on a un portefeuille poliier gazier qu'on entretient et qui est d'excellente qualité sinon mes actionnaires ne me laisseraient pas faire la double stratégie à la fois de faire du pétrole et du gaz et d'investir à ce niveau-là dans les énergies B carbone mais c'est bien ce que nous considérons comme bon pour l'entreprise et pourquoi on s'y est engagé dès 2020 parce que l'énergie c'est du temps long et que on pourrait pas prendre de décision mais ne pas la prendre c'est le regretter plus tard et que bâtir des bases d'actifs ben il faut en gros une dizaine d'années pour se donner pour arriver à faire en sorte que Total énergie soit une réalité aujourd'hui dans nos ventes d'électricité c'est à peu près 10 8 à 10 % de nos ventes on veut que ça atteig 20 % à la fin de la décennie le gaz sera sans doute il y aura plus de vente de gaz d'ailleurs que de que de vente de pétrole donc voilà un peu le le cheminement que nous suivons alors je viens de le dire d'ailleurs quelque part à un moment on est dans et je vais conclure là-dessus on est un peu dans une situation paradoxal d'ailleurs je trouve que la la Commission est elle exprime elle-même ce ce paradoxe par sa je dirais son existence même puisqu'on est à la fois perçu dans notre monde qui not comme l'acteur un acteur ambitieux qui est pionnier on m'a demandé d'être un des trois champions de la o gaz des carbonisation charter au côté du patron d'Aramco et du patron de de adnok parce que les compagnies internationales considèrent que nous montrons quelque part une voix originale les médias anglo-saxons saluent d'ailleurs notre performance et puis paril d'illeurs ben cette trans je avoué que cette transition elle reste mal comprise en France donc là on n pas bon on ça c'est clair on le constate c'est phénomène de frustration mais quand je dis qu'on est pas bon c'est à nous aussi de trouver des remèdes et j'espère d'ailleurs que cette comiss cette commission permettra de réduire cet écart de perception en tout cas moi je suis convaincu que Total énergie c'est un atout pour la France je vous ai rappelé son histoire pour la compétitivité de son économie par sa par sa présence dans le monde notamment dans beaucoup de pays je dirais du Sud je suis même moi-même le fait de mon parcours personnel attaché aux valeurs de la République comme d'ailleurs les quelques hautfonctionnaires qui nous rejoignent qui sont pas si nombreux pour participer à la réussite d'une entreprise Jez que c'est vos fonctionnaires comme moimême on porte quelque part de faire notre formation notre parcours une vision une ambition qui sont aussi celles de la France et je pense que c'est un modèle qui fonctionneement en tout cas dont je suis personnellement fier je vous l'ai dit totalénergie est née il y a 100 ans au Conflant de volonté du monde politique de chef d'entreprise visionnaire elle s'est reconstruite en 1945 comme le l'ensemble de la France autour d'un nouveau Pact entre l'État les entreprises les citoyens et je pense que les défis stratégiques technologiques et climatiques du 21e siècle appellent quelque part le même état d'esprit et le même type de coopération en tout cas c'est ce que j'appelle de mes vœux merci pour votre attention merci monsieur le Président mais il me revient de poser comme le feront ensuite nos collègues deux questions assez assez concise d'ailleurs nous étions un certain nombre jeudi dernier auprès de la Commission européenne et on a été quand même assez surpris de voir que il y avait beaucoup d'objectifs beaucoup de définitions mais au final très peu de règlement contraignant sur la production de l'énergie en Europe et ma première question donc est assez simple dans une économie mondialisée on voit bien que il y a pas en réalité d'organisation ni mondiale ni en réalité européenne de la production d'énergie en clair est-ce que vous avez le sentiment que si par exemple la France ou l'Europe aboutissait à des contraintes beaucoup plus lourdes est-ce que ce serait un gap de compétitivité par rapport aux entreprises chinoises américaines ou autres qui elles ne seraiit sous aucune contrainte puisque il y a pas de régulation mondiale de la production d'énergie ma deème question porte sur quelque chose vous avez dit vous-même à Davos que vous n'étiez pas hostile au fait que Total ennergie s'engage dans la relance du nucléaire en France lors de son audition devant cette commission le ministre Bruno Lemire a dit que banco si je puis dire et qu'il était extrêmement favorable au fait que Total Energie rentre dans cette vision vous avez dit récemment que parmi les énergies renouvelables les énergies bas carbon euh vous pensiez que le nucléaire avait un rôle essentiel vous nous l'avez redit tout à l'heure vous avez dit en même temps que vous ne croyez pas vraiment à l'hydrogène vert mais plus au biocarburant est-ce que vous pouvez nous dire par exemple si effectivement comme le dit le ministre ou comme vous l'avez dit vous-même à Davos est-ce que Total énergie envisage de s'engager d'une manière ou d'une autre dans le nucléaire bien merci monsieur le président pour ces deux questions bon la première question sur l'Europe euh l'Europe est un continent qui a par rapport aux États-Unis un vrai déficit de ressources naturelles on constate que nous n'avons pas d'hydrocarbures sur le sol européen on en a en Norvège Royaume-Uni qui sont sor qui ne sont pas dans l'Union européenne et qu'en fait profondément nous dépendons euh pour notre approvisionnement énergétique actuel de d'importation de tiers d'illeurs la seule stratégie possible dans ce cas-là c'est de diversifier les sources d'approvisionnement pour pas être trop dépendant on l'a vu à nos dépend d' d'un d'un seul d'un seul pays dans ce dans ce dans ce sujet-l l'Europe aujourd'hui a a clairement les ambitions les plus fortes le Green Deal c'est les ambitions les plus fortes en terme d'objectif quand vous dites qu'il n'y a pas de règles il n en a pas sur la façon de produire mais il y a quand même vis-à-vis des états son d'objectifs qui sont quantifiés en terme de par d'énergie renouvelable et cetera et qu'il faut ensuite décliner euh et il y a quand même aussi un système qui existe qu' appellent le TS c'estàdire le prix du carbone en Europe est une réalité qui s'impose à nous tous nous industriel qu'on est consommateurs et qui pose aujourd'hui dors et déjà des questions de compétitivité il est clair que la guerre en Ukraine et ces conséquen dans l'approvisionnement européen puisque quelque part on avait oublié que on était collectif européen plus d'ailleurs nos amis allemands que nous-mêmes je dirais DOP au gaz russe pas cher puisqueil est arrivé quasiment au prix du gaz américain sans être et que la Russie n'était pas en Europe nous l'avons reconstaté et bien on a aujourd'hui un déficit de compétitivité très claire sur le domaine de l'énergie la question c'est comment est-ce qu'on peut le combler ce que j'ai une grande conviction c'est que aujourd'hui on a toujours pas fait s'il y a bien l'Union européenne un domaine où il faudrait arriver à faire une union plus forte le mode de l'énergie parce que laisser chaque État comme ça se passe aujourd'hui organiser sa propre politique énergétique sans coopération c'est juste dépenser plus d'argent collectivement en Europe si on était capable d'avoir une carte de l'Europe et qu'on voyait les centrales nucléaires en France les centrales solaires en Espagne les centrales éoliennes au nord de l'Allemagne et l'ofshore éolien et tout ça était mis collectivement ensemble je peux vous dire qu'on pourrait aller plus vite dans la transition et sans doute surtout économiquement plus intelligemment à mon avis c'est la seule façon collectivement de baisser le coût de l'énergie en Europe c'est d'optimiser ce que nous avons puisque j'ai dit qu'on avait pas de ressources mais on a quand même une ressource et que on a du vent du soleil comme les autres mais on a moins on a moins d'espace parce que les énergies renouvelables c'est de l'espace et même là-dessus les Américains nous sommes investisseurs au Texas même là-dessus ils ont plus de choses que nous puisque on peut coller des des centaines d'hectares de panneaux Solair dans le Texas personne on voit personne on nous en est pas en un an on construit des des gigawatt tandis que chez nous on construit quelques mégaw et il faut généralement plusieurs plusieurs années pour y arriver donc il y a même cette ressource parce que c'est une ressource rare l'espace et même l'optimisation de l'espace en Europe mériterait une réflexion collective c'est bien que c'estconoclass de dire ça parce que chaque pays considère que la politique énergétique c'est sa souveraineté mais à un moment la question est de savoir si il faut pas collectivement accepter de perdre un peu sa souveraineté pour être collectivement plus intelligent et c'est la seule façon pour moi d'atteindre collectivement les objectifs très ambitieux qu'on s'est donné parce que notautre façon c'est de faire des règles des normes c'est l'autorité c'est de l'interdit et là on voit bien que il va falloir entraîner nos concitoyens parce que tout ça a un coup et comment on va rendre cette transition acceptable donc moi je vous dis enfin par rapport à votre question est-ce qu'on peut réglementer plus la façon dont on produit l'énergie en Europe je pense qu'on fait déjà beaucoup je pense que quelque part je le redirai si j'ai vu qu'il y avait des questions à la fin quells sont vos recommandations mais je sais pas si je les garderai à la fin j'ai pas voulu les les mettre au début parce que je suis sûr qu'ell viendront le débat mais il me paraît clair qu'il vaut mieux que les décideurs politiques ne fixent pas les technologies mais fixent les objectifs et laissent les entreprises trouver les moyens d'atteindre ses objectifs décider d'une technologie a priori c'est faire un pari sur ce sur l'état de la connaissance aujourd'hui en 2020 sachant que l'homme innove dans ce monde moi je suis très frappé de la capacité d'innovation dans le monde énergétique on parlait pas des solaires et desolien en 2000 moi quand je suis rentré dans le monde de l'énergie c'est apparu dans les 15 dernières années on parlait pas de dire qu'on allait faire les systèmes de batteries lithiumon aussi puissant on est en train de les inventer donc il faut croire à l'innovation et d'ailleurs je pense que si on veut atteindre net zéro il faut surtout pas dire qu'on a tout entre nos mains qu' suffit de le faire il faut au contraire bien sûr ne pas attendre pour agir mais en même temps continuer à à chercher à innover alors sur le nucléaire je vais clarifier j'en profite ma position ma position totale énergie n'est pas capable d'être un producteur d'énergie nucléaire nous n'y connaissons rien soyons très clair la seule remarque est être producteur d'énergieaire c'est un vrai domaine de compéten ça s'acquierre par ailleurs j'ai une autre conviction profonde euh qui est que mîre des comment on appelle ça en français des liabilities des non des oui les liabilities en anglais c'est des des des non pardon des ah je parle qu'en anglais décidément euh des charges à long terme des charges à long terme alors pardon des charges à long terme dans le bilan que sont les déchets nucléaires dans le bilan d'une entreprise privée c'est très compliqué mon point de vue et donc j'ai pas envie de mettre le bilan dans le bilan de Total énergie des éléments nucléaires parce qu'il y a pas seulement les déchets il y a aussi le l'abandonnement des des constructions et cetera donc ça me paraît de ce point de vue là le mouvement français d'avoir une entreprise d'État je le comprends et donc par contre qu'est-ce que j'ai dit j'ai dit simplement que nous sommes nous avons un portefeuille de clients et nous a en France et nous sommes nous avons des électriciens entre guillemets nous vendons l'électricité nous en produisons nous-mêmes à travers des centrales à gaz et des énergies renouvelables j'ai décrit notre modèle et bien j'étais prêt à acheter à EDF dans un contrat long terme de l'électricité d'origine nucléaire quand je dis contr contrat long terme ça peêtre un contrat de 15 à 20 ans exactement ce que je fais aujourd'hui avec des producteurs de gaz naturel liqufiés américain à qui je me suis près de qui je me suis engagé à enlever pendant 20 ans 5 millions de tonnes par de gaz naturel liqufié et qu'est-ce qu'ils font avec mon contrat il vont voir les banquiers et ils disent ben je vais lever de l'argent et la signature c'est la garantie de Total énergie et naturellement les banquiers ils aiment peut-être pas le petit développeur qui fait l'usine mais voir la signature total ennergie ça les rassure c'est comme ça qu'on a lancé un projet au Texas qui s'appelle Rio grandand LNG c'est grâce à la signature notamment de Total énergie donc l'idée que j'avais simplement c'était de dire B si EDF a envie de s'engager avec nous dans une négociation de prix effectivement d'un contrat long et bien on pourrait mettre en face d'une je sais pas deux tranches nucléaires la signature total énergie ce qui aidit également sans doute le coût de la dette baisse en général puisqu'il se trouve que le bilan de totel énergie lorsqu'on emprunte de l'argent j'emprunte à un taux beaucoup plus faible que beaucoup de de de je dirais d'autres entreprises donc c'est ça l'idée mais soyons clair je prendrai pas un contrat je signerai pas un contrat avec du risque nucléaire dedans moi je maîtrise pas les coûts du nucléaire donc chacun son métier de même que quand je signe un contrat sur le gaz naturel etcfé de 20 ans et bien on s'engage sur un prix qui peut être parfois en ma desfveur parfois en faveur du vendeur mais lui s'engage à gérer ses coûts et donc à produire chacun a son métier voilà un peu l'idée je réitère devant la commission le fait que je suis prêt à rentrer dans ces discussions j'ai entendu le ministre de l'Économie soutenir euh je suis à la disposition du président deedf quand il souhaitera pour discuter euh voilà pour pour ce point-là et encore une fois d'ailleurs quand je fais ça quelque part je pense savez j'ai pas évoqué ça mais c'est une façon aussi de contribuer à la transition en France qui est quand même un sujet pour nous en France on est aussi un acteur de la transition on investit juste pour avoir un chiffre on a investi l'an dernier 2 milliards de je parle en dollars en France dont 60 % dans de la transition énergétique on était le plus gros investisseurs renouvelables 400 millions mais on met aussi 300 millions dans les carburants aériens durbles puisqu'on reconstruit une nouvelle bioraffinerie mais on on a mis aussi plus de 100 millions pour construire des bandes de recharge donc maintenant on a 20000 bandes de recharge 1300 bandes de recharge très rapide dans du biogaz et cetera donc on a on est un investisseur de la transition et même si j'investirai pas dans le nucléaire encore une fois offrir un contrat à long terme peut contribuer au financement de de de nucléaire à venir pour pour pour la nation voilà merci monsieur le Président Monsieur le Rapporteur merci merci monsieur le président euh vous l'avez compris le point de départ de notre commission d'enquête c'est évidemment euh le dérèglement climatique et l'urgence à agir le secrétaire général des Nations unies le répète matin midi soir il le dit l'effondrement climatique a commencé et il ajouté il y a quelques semaines l'addiction de l'humanité au pétrole a ouvert les portes de l'enfer alors c'est ni vous ni nous qui avons commencé à ouvrir ses portes notre responsabilité c'est effectivement de les fermer le président Macron vous avez cité la la COP 28 à Dubaï a fait un discours à l'ouverture en disant notre responsabilité c'est de sortir des énergies fossiles rien ne doit nous divertir de cette ambition et c'est aussi sur cette base que les Nations Unies je l'ai dit évidemment les scientifiques du GC mais encore l'agence internationaleénergie qui est don dont l'histoire est très liée aux hydrocarbures qui a fait des scénarios et dont le principal porté par le directeur général faatti Birol et très clairement un scénario zéro émission net vous le savez et avec un slogan avec une une exigence qui est plus de nouveaux gisement au pétrole et en gaz alors j'ai bien entendu votre image pour passer c'est du système a au système B sauf que votre stratégie est en contradiction avec celle revendiqué demandé par l'agence internationaleénergie puisque au fond votre stratégie c'est de faire grossir le système a en espérant qu'ad devienne le système B puisque finalement vos projection vos investissements en pétrole et en gaz font que vous allez augmenter votre production de pétrole et de gaz de 2 à 3 % si je dis pas de bêtis sur les 5 prochaines années que Total énergie sur le podium des majors du pétrole les plus expansionnistes qui investissent le plus dans le pétrole et dans le gaz vous connaissez le rapport sur les bombes climatiques donc au fond on entend votre stratégie mais elle ne correspond pas à ce que demande ce que porte y compris les grandes agences internationales y compris l'Agence internationale à l'énergie donc au fond euh quand je dis que vous participez une vingtaine de bombes climatiques ça fait un équivalent selon les experts de 60 milliards de tonnes de CO2 quand on écoute madame maçon delmot elle dit que si on veut rester dans l'accord de Paris on a un budget carbone de 250 milliards de tonnes de CO2 donc au fond rien que ces bombes climatiques là c'est 25 % de notre budget si on veut éviter le chaos donc ma ma première question monsieur le Président c'est comment au-delà de l'intérêt économique vous justifiez cette trajectoire et comment au fond on a encore une fois sur cette trajectoire carbone de total on a eu beaucoup d'experts qui vous le savez la critique je reprendrai simplement les conclusions des experts de l'ONU des experts de haut niveau qui disent en vous occupant que de scope 1 et 2 vous omettez quand même largement votre responsabilité deuxièmement ils disent aussi que si on veut tenir l'accord de Paris il faut pas de nouveaux gisement troisièmement ils attendent des précisions sur votre trajectoire 2030 donc comment vous justifiez cette trajectoire encore une fois qui est contestée ma deuxième question euh vous l'avez compris cette commission d'enquête est née sur le climat et sur notre politique étrangère euh quelques jours avant l'épuration ethnique organisée par le président d'Azerbaïdjan dans le haut cararabach contre les Arméniens vous étiez à Bakou en train d'ouvrir un champ gazier euh vous voulez et vous continuez à vouloir réouvrir les champs gaziers au Mozambique il vous a pas échappé que ces derniers mois il y a encore 100000 personnes qui ont été déplacées du fait des djihadistes islamistes des femmes des enfants enlevés et donc j'aimerais savoir comment quelle est votre évaluation de la situation en Mozambique et enfin en ouanda Tanzanie peut-être d'autres sénatrice sénateurs vous interrogeront sur les les les les dégâts environnementaux mais là aussi vous savez vos vos vos collaborateurs qui sont venus nous ont dit la répression des personnes qui refusent les déplacements qui refusent la mélédiction du pétrole donc au fond comment vous placez dans ce cadre de géopolitique qui contrevient aux valeurs de la République vous l'avez dit vous y êtes attaché et qui de fait nous mettent la France en aussi en difficulté du point de vue de ses valeurs et de son pacte républicain monsieur le Président merci monsieur le rapporteur pour ces trois questions je vais je vais les prendre dans l'ordre bon d'abord vous évoquer le fameux scénario net zéro de la alors je vrais m'arrêter quelques minutes dessus pour que tout le monde comprenne de quoi on parle le scénario net zéro de la d'abord est un scénario comérateur théorique qui dit on veut être net zéro en 2050 qui a un point d'arrivée qui n'est d'ailleurs pas à zéro pétrole quand on lit le rapport et nous partageons ce point il prévoit qu'il faut produire en gros 20 millions de barils par jour de pétrole en 2050 c'est pas zéro mais c'est pas 100 non plus c'est 80 % et qu'est-ce qu' a fait laie a fait une régression linéaire tout bêtement ils ont fait une droite qui part 2020 qui arrive en 2050 et il découvre que la pente est 4 % par an et donc ils disent voilà 4 % c'est le déclin naturel des champs donc il suffit qu'on arrête d'investir dans du pétrole le problème c'est que la même a chaque semaine chaque mois nous explique que la demande de pétrole de l'année suivante elle augmente ça c'est pas moi c'est laie et donc le point de départ de 2020 il est devenu 98 on est passé à 100 on est à 102 on sera à 103 et la même aie nous dit qu'en 2026 on sera à 105,6 million de barils par jour don c'est pas à moi qu'il faut poser la question c'est à Monsieur Fati Birol qu'il faut poser la question comment fait-il pour réconcilier 106 millions de barils par jour en 2026 et si on avait suivi sa trajectoire nous serions aujourd'hui à 80 millions de barils par jour pour démontrer que c'est un scénario thorque je veux bien que tout le monde s'y raccroche et que maintenant on a un nouveau pape et une nouvelle bible mais c'est pas la réalité encore une fois de ce que nous vivons aujourd'hui parce que la demande de pétrole continue à monter pas à cause de nous pays développés occidentaux mais parce que les pays émergents la population croit aspiration un meilleur niveau de vie donc la réponse elle est ce que j'ai essayé de vous expliquer dans mon introduction Le sy ma c'est pas moi qui il le fait croître et je vais revenir sur vos questions c'est la demande qu' fait croître et aujourd'hui la vérité c'est que le monde de l'industrie pétrolière nous investissons beaucoup moins qu'en 2015 en 2015 on investissait 700 milliards dans le pétrole et le gaz cette année c'est 500 milliards pourquoi B parce qu'il y a la transition l' entreprise comme Total je vous l'ai dit je suis passé de 18 20 à 12 milliards et donc on met plus d'argent dans les nouvelles énergies on en met moins dans le pétrole il faut pas d'ailleurs LCE que les gens se demandent pourquoi le prix du pétrole est élevé il faut pas chercher loin dans ce que je viens de dire vous trouvez une partie de la réponse parce qu'en fait comme on investit moins et ben l'offre court un peu derrière la demande donc voilà ce que je réponds à votre premier point je respecte ce scénario c'est un scénario dont nous sommes d'accord avec le point d'arrivé la question c'est comment on y va et l'idée que la société évolue linéairement est une fausse idée dans ce mondelà il est évident que non il faut d'abord construire le système B puis à un moment il faudra laisser effectivement décliner les champs pé pétrolier et accélérer le déclin d'Illes pour Total énergie lorsque j'ai une ambition net 0 2050 comme j'ai une j'ai pas je suis pas l'Arabie Saoudite nous sommes pas un gisement internel on a une durée de vie devant nous de 20 ans 18 ans donc nous savons ce qu'il faut faire en 2035 si on voit la demande commencer à baisser atteindre 4 % de déclin on laissera baisser l'investissement dans le monde du pétrole et 4 % par an en 15 ans ça fait 60 % je peux vous dire il me restera plus beaucoup de de production de pétrole en 2050 voilà ce que nous avons en tête chez tot ennergie d'ailleurs ce que nous écrivons dans ce rapport donc je vous conseille la lecture qui décrit parfaitement ce que la trajectoire en jquen 2030 et qui donne la vision 2050 pour 2030 sur cette période là la production de pétrole nous expliquons qu'elle est globalement flatte on a décidé de pas l'augmenter la maintenir ce qui croit chez nous c'est le gaz naturel lescfié le gaz je l'assume je l'ai dit tout à l'heure parce que ça fait partie de notre point de vue d'une partie de la solution à la transition on peut avoir un débat mais c'est ça la réconciliation que je fais et d'ailleurs nous l'assumons puisque dans ce rapport il y a un graphique qui met notre trajectoire telle qu'elle est estimée on dit pas qu'on est à 1 degr 5 on n'oserait pas dire ça on dit 1 degr 7 1 degr 8 d'ailleurs une agence de notation qui s'appelle msii qui est la plus reconnue a dit 1 degré 8 récemment on est en gros sur la trajectoire non pas du nz2 de laie mais du scénario parce que Monsieur Birol il donne pas un il en donne trois scénari parce qu'il sait quand même pas où ça va aller il donne le scénario idéal sauf qu' on n'est pas sur cette trajectoire et on y sera pas on pourra peut-être la rejoindre un jour et il donne un autre scénario qu'ilappelle aps qui fait 1,7 1,8°gr qui reste dans mo-s 2°gr et il se trouve que nous évaluons notre trajectoire plutôt de ce côté-là mais ça sera déjà pas mal si la société collectivement et la planète arrivve à être sous moins de 2 degrés on aura déjà fait un un bel effort voilà pour la le premier point alors je reviens quand même sur les bombes climatiques parce ça va me permettre quand même de répondre de de tuer ce canard parce qu'on peut pas attaquer tous les rapports chez Total énergie y compris les plus absurdes comment croyez-vous qu'une entreprise qui a une part de mche de 1,5 % de pétrole représente à elle toute seule 25 % des projets pétroliers sur le monde alors en fait ce rapport on a répondu à la commission donc pourrait lire la réponse du coup on a pris le temps de le lire il est totalement faux bien évidemment il nous attribue 100 % des champs qu'on a 15 % il nous attribue même des champs qu'on a pas les permis on y est pas alors il y a mêmeme des fantô dans ce rapport et donc quand on fait le calcul al on n a pas passé des heures simplement en corrigeant actuellement factuellement les erreurs factuelles les champs nous ne sommes pas et ne pas nous attribuer 100 % qu'on a 20 % d'un champ on arrive le 60 milliard devient 7 milliards et demi l'avons répondu à la commission donc on a vérifié ces calculs déjà le 60 milliard je viens 7 mard et demi ça reste beaucoup et pourquoi c'est beaucoup et ça revient à une des autres questions vous avez posé qui est essentielle c'est le fameux SCOP 1+ 2 versus SCOP 3 qu'est-ce que c'est que le scope 3 pour tout le monde comprennent de quoi on parle c'est les émissions de vous tous quand vous utilisez votre voiture quand vous prenez l'avion vous émettez vous consommer de l'énergie cette énergie peut être vendue par Total énergie mais c'est vous-même c'est un client qui décide de la consommer si j'ai pas de clients il y aura pas de scope 3 d'ailleurs j'ai trouvé que le ministre Bruno Le Maire a une belle image il vous avite finalement la meilleure décision qu'on prenne pour baisser le scope 3 de Total énergie c'est de passer les véhicules électriques en 2035 ce qui prouve bien que c'est pas entre mes mains pas moi qui décide que les véhicules véhicules seront électriques en 2035 total énergie ne fabrique pas d'avion ne fabrique pas de bâure et ne fabrique pas de bateau or le scope 3 c'est essentiellement pour nous un calcul de la consommation du pétrole que nous vendons par nos clients qui eux font consomment prendre l'avion les voitures et cetera ça veut pas dire que je dis que nous n'y participons pas simplement un le scope 3 total énergie il est pas qu'à moi vous savez que sur un avion le scope 3 qu'on m'attribue quand je je vends 1 lre de kérosè et ben il vaut être aussi le scope 3 d'Airbus il va être aussi le scope 3 de steekma il va être aussi le scope 3 en partie d'Aéroport de Paris donc le scope 3 tout le monde le compte mais vous voulez m'attribuer à nous total énergie parce qu'on est la source de tous les mots tout le scope 3 tout le monde bah je suis désolé ça je ne peux pas l'accepter et surtout je ne peux pas prendre l'engagement à le baisser comme cela en valeur absolue parce qu'encore une fois si Airbus décide que demain les avions vont utiliser 100 % de biocarburant et ben il va m'aider à faire baisser mon scope 3 pour l'instant il me dit que c'est maximum 50 % moi je peux lui livrer 100 % de biocarburant s'il le souhaite demain matin mais c'est pas moi qui décide comment on fait voler un avion donc jcope 3 c'est une notion d'ailleurs je note que les Américains viennent de décider de ne pas la réguler contrairement à l'Europe c'est une notion dont tout le monde est responsable qui veut dire simplement il faut s'occuper de nos clients ce que nous faisons et nous le faisons à travers un autre indicateur que nous promouvons dans ce rapport qui est majeur à mes yeux parce qu'il traduit pour le coup la transition stratégique que nous faisons on a dit on a on a un indicateur qu'on appelle l'indensité carbone des produits que nous vendons et en fait nous calculons le scope 1 le scope 2 et le scope 3 des produits que nous mettons sur le marché et nous divisons par unité d'énergie et l'engagement que nous avons pris c'est de réduire entre 2020 2015 2030 de 25 % cette intensité carb c'est qu'on va vendre des produits énergétiques qui seront en moyenne 25 % moins carbonés pourquoi je peux prendre cet engagement parce que je mets de l'électricité dans mon mix énergétique parce que je vais quand même mettre aussi des carburants arière durabl donc en fait on est dans la transition cet indicateur qui intègre le scope 3 de l'analyse enfin du je veux dire de l'intensité cycle de vie des produits que je vends je suis prêt à le suivre et à m'engager dessus ce que nous avons fait mais nous demander de nous engager sur la valeur absolue du scope 3 alors que ça dépend d'autres clients c'est une c'est une notion je le ferai pas parce que la seule façon si je m'engage sur le scope 3 de baisser mon scope 3 c'est de vendre mes actifs j'ai une seule façon si voulez m'engager bien sûr c'est de vendre mes stations services mes stations services je vends mes stations services je vends mes raffineries j'auris plus de scope 3 il y en a un autre qui prendra mes raffineries et mes stations services j'aurais pas fait progresser le climat mais c'est la seule façon de la valeur absolue de faire baisser après on va aussi aller parce que la demande va baisser parce qu'on agit chez nos clients parce qu'on va chez eux parce qu'on leur propose des solutions et c'est là que je dis que je suis d'accord pour dire qu' on doit agir on doit pas simplement attendre que les clients agissent et moi j'ai on a une équipe aujourd'hui par thème par qui est spécialisé par industrie de d'ingénieurs qui vont voir les asserises qui vont voir les cimentiers pour leur proposer les solutions que nous avons qui ne sont pas du pétrole et du gaz bien évidemment proposer les panneaux solaires et cetera ça c'est une démarche dans lequel nous s Moné nous sommes prêts à nous engager mais elle va endre du bon vouloir de ses clients et pas seulement de notre décision donc c'est une différence essentielle donc SCOP 1 et de oui n nous engageons FR 3 scope 3 oui en intensité carbone je suis prêt à le faire parce que j'ai une stratégie pour baisser l'intensité des produit que je vends et là je contribue tout à fait directement scope 3 en valeur absolue non on a pris un engagement simplement qui est dire qu'on il n'augmenterait pas audessus de 400 millions de tonnes ben on le fera mais pas plus parce que quelque part ça voudrait dire en fait décider que l'entreprise va décliner et encore une fois si je fais ça je m'engage à vendre des actifs ou enfermer euh ce qui n'est pas nécessairement la vocation d'une entreprise comme la nôtre donc on le fera par contre ce scope 3 il déclinera et encore une fois notre ambition net zéro elle est ensemble avec la société quand la demande de pétrole va commencer à décliner et ben on déclinera avec eux et on verra le scope 3 décliné on n quand même pas dit qu'on ferait rien puisque sur la période euh 20202000 30 il se trouve que Total énergie aujourd'hui vend beaucoup plus de pétrole vend plus de pétrole que nous n'en produisons c'est à fait et donc l'engagement que nous avons pris qui n'est pas neutre j'ai dû expliquer à toutes mes équipes qui vendent des produits pétroliers qu'il fallait qu'il réduisent leur vente et que à la fin de la décidée nous ne vendrons pas plus de pétrole que ce que nous produisons en faisant ça on va réduire le scope 3 de la partie pétrole de je crois 30 ou 40 % c'est dans le rapport et cetera voilà donc il y a quand même quelque chose qui est fait ce qui est pas facile quand vous expliquez à des équipes qui depuis 50 ans cherchent à vendre plus de produits que non il faut en vendre moins et donc on a été amené à sortir d'un centre de secteur on ne vend plus par exemple ça me paraît cohérant nous ne vendons plus de fiel à des centrales électriques parce que on peut faire des centrales électriques avec des renouvelables ou avec du gaz et que faire du central électrique avec du fu ça éimet beaucoup plus donc on est on total énergie ne vend plus de de fu pour faire de l'électricité voilà par exemple des les décisions que nous avons pris de même qu'on était sorti dès 2015 d'ailleurs de tout le business du charbon lorsque j'en suis devenu le PDG parce qu'il était clair pour moi que je pouvais pas continuer à gagner de l'argent avec du charbon alors que j'expliqué qu'il fallait promouvoir le gaz à la place du charbon voilà un peu sur scope 3 ce débat je suis sûr qu'on sera pas totalement d'accord j'en suis conscient enfin je voulais vous expliquer quels sont les fondamentaux qui expliquent notre position al après vous allez sur le terrain plus diplomatique de l'Azerbaïjan du Mozambique de l'Ouganda bon d'abord je veux bien qu'on fasse c'est la concordance des temps mais il se trouve que c'est pas la visite de Patrick pouyané en azerbaïjan début fin août qui a déclenché la décision du président alief d'aller d'accord mais je vourrais juste je me permets de le corriger vous pas le corriger je permet juste le le signaler donc il se trouve que en azerbaiddjan on n pas beaucoup d'actifs pour être clair on a fait une découverte de gaz dans les années début déb 10 je crois que Nicolas terras directeur général de l'exploration production est venu vous l'expliquer ce ce champ est un champ dans la Caspienne qu'on a mis en production il nous a fallu du temps nous n'en possédons que 35 % n somm au la société nationale et adnoc la société mératique qui nous a rejoint l'an dernier on l'a mis en production c'est une petite production de gaz c'est pas le c'est pas le gisement du siècle et qui est vendu sur le marché domestique c'est la Caspienne ça arrive à Bakou ça n'a rien à voir avec le haut cararabak et donc voilà il se trouve que on m'a demandé d'aller inaugurer comme ça se fait cette production de de gaz il y a potentiellement une phase 2 pour l'instant on n parle pas beaucoup beaucoup d'autant plus que et donc ce gaz ne va pas en Europe donc cl il reste sur le marché domestique asérie et voilà par ailleurs je note que malgré tout que l'Europe peu de temps avant moi d'ailleurs madameon est allé à à Bacou pour signer un accord demandant le doublement des exportations de gaz azéis sur l'Europe donc j'étais pas dans la pas à ce moment-là je me sentais pas complètement décalé bon voilà sur l'Azerbaïjan après je v dire il faut pas nous demander à nous de faire la morale à la place des pouvoirs publics si le Europe les Nations Unies considèrent qu'il faut prendre des sanctions contre l'Azerbaïdjan nous l'appliquerons mais je ne vois pas en quoi aujourd'hui cette production de gaz nous devyons y renoncer alors qu'elle est elle se passe dans des conditions encore une fois qui respectent les lois les règlements et par ailleurs nous nos codes de conduite la façon dont tout cela est produit voilà pour l'Azerbaidjan le Mozambique Mozambique est une autre une autre affaire nous sommes arrivés au Mozambique je pense en 2019 il me semble euh en rachetant des participations d'un acteur américain dans un dans des projets de gazat électrifié il se trouve que le Mozambique a fait d'immenses découvertes de gaz c'est à peu près la taille de la moitié du Qatar donc c'est c'est c'est c'est énorme c'est au nord du Mozambique Mozambique est un très grand pays dans la région du Cabo Delgado cette région mais encore une fois c'est pas le gisement de gaz qui est la cause et la source malheureusement de ce qui s'est passé il a un C de mouvement islamistes djihadistes dans ce mouvement là qui ont pour des raisons d'ailleurs il se trouve qu'on a confié et ce rapport est public donc vous pouvez en prendre connaissance à Jean-Christophe Ruffin j'ai confié une mission je trouve qu'il connaissait le Mozambique je voulais quelque part un tiers un œil extérieur à nous à mes équipes pour vis-à-vis de moi me dire ce qu'il voyait dans quelles conditions nous pourrions ou non développer ce projet il est allé sur le terrain il y a passé d'ailleurs beaucoup de temps sans nous librement comme il sait l'être et il nous a rapporté un som de fait en nous rappelons d'ailleurs le premi page je vous invite les premières pages à lire en expliquant qu'en fait les racines malheureusement de de ce de cette instrurrection islamiste c'est la pauvreté l'extrême pauvreté de cette région qui est perdue au nord du du du Cabo Delgado et malheureusement les jeunes se Rall les rangs islamistes pour euh je dirais contester l'ordre établi et il s'est passé des événement dramatique hein euh puisque la ville de Palma a été attaquée avec des centaines de milliers réfugiés d' mes équipes ont fait face euh il se trouve qu'on avait nous un bateau sur place un ferry et on a évacué tout ce qu'on pouvait comme personne aidant les femmes et les enfants à les évacuer c'est pas des situations très simples suite à tout ça on a mis la force majeure bien évidemment sachant que là on est dans une situation qui est claire hein je vais vous dire la la sécurité du Cabo Delgado n'est pas de la responsabilité de Total énergie c'est la responsabilité de l'État du Mozambique nous nous sommes une entreprise privée je peux assurer la sécurité de l'ancêre industrielle dans les lesvequel je pourrais opérer mais la sécurité publique du Cabo Delgado de cette région du Nord c'est pas nous qui sommes en charge moi j'ai pas de pas de moyen de sécurité pas moyen c'est pas notre job don une entreprise privée on évalue dans un cadre et donc c'est aux autorités du Mozambique qu'il faut d'abord poser la question de savoir si aujourd'hui la sécurité il la considère comme rétablie après on aura nous pas nous tout seul totale énergie d'ailleurs parce que nous ne sommes dans cette affaire qu'un acteur à 26,5 % d'un consortium qui réunit les entreprises essentiellement asiatiques thaïlandaise japonaise japonaise et indienne et nous-même et c'est le consortium qui décidera ou non de redémarrer le préalable c'est que les autorités puissent nous affirmer que on pourrait lever la force majeure pour se faire l'état du Mozambique comme vous le savez est un état qui a une longue histoire qui n'a pas une grande armée est allé demander le soutien des autres pays de l'Afrique australe à travers des forces de la Sadek et du Rwanda ça c'est une autre histoire nous n'y sommes pour rien nous ne faisons que regarder ce qui se passe on constate aujourd'hui que la situation et j'ai revu Jean-Christophe Ruffin encore récemment qui est repassé dans le nord du cabogado est stabilisé mais pas dans le sud le sud c'est à peu près il y a à peu près 150 200 km puisqu'il y a encore eu récemment des troubles on le lit hein vous savez quand je lis une dépêche qui me dit qu'il y a eu 50000 personnes qui ont fui des villages je reste pas insensible à ce genre de dépêche et je me dis qu'est-ce qui se passe et regardons de plus près enfin qu'est-ce quel est- ce qui ce qui se passe on le voit c'est qu'aujourd'hui on est dans une phase transitoire où les armées de je je dirait de la coalition de l'Afrique australe son en train de s retirer et les armées randaises qui doivent les remplacer sont pas encore arrivés bon voilà ce qui se passe aussi je vais vous l'avouer malheureusement c'est que ce qui se passe au Moyen-Orient a des impact sur pas mal de cellules islamistes je dirais qu'on voit en Afrique pas seulement au Mozambique on le voit dans d'autres pays en Tanzanie ailleurs où il y a un réveil quelque part et où ils arrivent aujourd'hui à recruter des jeunes qui alors qu'ils avaient réduit leurs effectifs sur la base de ce qui se passe au Moyen-Orient donc il y a il y a y a tout ça est assez lié malheureusement la la planète n'est pas une bon voilà voilà où on en est sur le Mozambique donc on doit je dois encore rencontrer prochainement le président du Mozambique pour qu'il me fasse part de son point de vue sur la est-ce qu'ils sont capables d'assurer eux la sécurité dans cette région du nord du Cabo Delgado et puis après avec nos partenaires on évaluera la situation bon par ailleurs toutes les recommandations du rapport fin qui nous disait finalement ce que vous pouvez faire c'est pas attendre puisque dans ces projetsl c'est des projets à long terme on produira pas de gaz avant 202829 euh c'est partager les dividendes des futurs profits dès aujourd'hui en construisant et on a décidé de créer une fondation avec tous les partenaires qu'on a doné 200 millions pour développer une activité économique autour du projet pour essayer de partager un bout de prospérité avec toutes ces populations parce que finalement un des moyens de lutter entre guillemets contre ces groupes islamistes c'est sans doute bah de de faire de nos des populations alentour des alliés pour qu'ell voi partager la prospérité sans attendre les profits et ça il faut le faire tout de suite donc à son instigation nous avons créé cette fondation et maintenant il y a on crée les activités économiques on essaie d'encrer et de partager encore une faire des futurs profits qu'on n pas encore et qu'on aura peut-êt d'ailleurs pas si on fait pas le projet bon pour l'Ouganda je pense que là aussi Nic terras vous a longuement partagé le projet je vais pas revenir quand vous dites qu'on a fait beaucoup de répressions écoutez je veux bien mais j'ai quand même en vu perspective j'ai relu moi-même les chiffres pour voir puisque là aussi j'ai confié une mision à pierre qui est lonnais inzou pour aller voir sur le terrain puisque j'entendsalement je suis pas sour ni aveugle tous les papiers qui sortent sur Landa est-ce que tout ce qu'on a pu faire aujourd'hui notamment concernant l'acquisition des terres puisque ça a été ça le principal défi pour nous est-ce que oui ou non tout ça c'est fait correctement est-ce qu'il y a des situations à corriger moi je considère pas qu'on est des parfaits hein mes équipes me disent que ça se passe bien je considère pas que on fait tout bien surtout c'était un défi cette affaire de louanda je cherche mon dossier puisque pour la première fois on est confronté on a on est je pense que de ce point de vue là un projet important construire un pipe de 1400 km à terre c'est compliqué en fait l'entreprise est plutôt habituée à faire des projets en mer c'est moins gênant et donc on a dû effectivement acquérir beaucoup de terrain et donc il vous a donné les chiffres je pense qu'on a impacté 19000 foyers c'est beaucoup on en est conscient moi ce que je note c'est qu'aujourd'hui il y en a 18884 sur 19144 donc on est presque vous qui ont signé des accords de compensation et 18809 qui ont été réglés donc 98 % j'ai regarder de plus près d'ailleurs en perspective pour comprendre les cas qui ne sont pas réglés qu'est-ce qu'il a caché derrière j'ai pris le cas de la partie ougandaise ben sur 41 cas qui aujourd'hui sont problématiques côté ougandais 17 c'est parce que les propriétaires sont pas d'accord avec la valeur bon je VO 17 en Uganda sur 5576 je en soi ça me ça ne me surprend pas on soit pas à 100 % enfin sur même étonné je trouve même que c'est assez faible il y en a 18 c'est parce qu'en fait les propriétaires on sait pas qui parti le terrain ou plut il y a deux propriétaires qui disent que le terrain appartient il faut les compenser les deux et il y en a SEP on n'arrive pas à trouver mettre la main sur les propriétaires bon donc ça veut dire que c'est un long chemin ça a pris du temps je ne dis pas que tout ça ça a été parfait encore une fois yonaz inzou va aller sur le terrain il va me dire comment le ressenti les populations pour y être allé moi-même à rencontrer des personnes c'est sûr que les personnes à qui on a construit des reconstruit des maisons plutôt que les hutes traditionnelles ne sont pas malheureuses alors après sur un projet de cette taille trouver des personnes qui ne sont pas d'accord et qui ne sont pas contentes je n'en sais pas ça veut pas dire qu'il faut pas les écouter il faut à la fin notre objectif c'est d'arriver à satisfaire tout le monde on le fait soit par la négociation Amable soit éventuellement par des des manières devant les devant la la justice que c'est l'état de l'ouanda l'État ougandé ou l'état tanzanien en Tanzanie la terre appartient à l'État elle appartient pas au propriétaires doncen c'est l'État qui possède toutes les terres qui qui règle les sujets s'il y a répression et si vous faites bpression c'est sans doute parce que vous faites référence au fait que le droit des ONG en Ouganda n'est peut-être pas le même que celui qu' est est en France il y a eu un d'action je je leurais dit je l'ai dit je suis intervenu moi-même au président du mosev pour lui dire écoutez laissezles aller sur notre zone il n'y a pas de problème nous les accueillerons laissez-les bon après je suis pas un état du l'Ouganda l'état de l'Uganda a ses lois ses règlements qui ce point de vue là sont pas de la même pas la même je dirais liberté d'expression qu'on peut l'avoir ce qui veut pas dire pour autant que nous nous ne participons pas nous rencontrons les ONG qui veulent nous voir et lorsque certaines certains des éléments des ONG participants en personne pardon sont emprisonnés nous intervenons mes équipes on ont mission de ma part d'intervenir directement pour aller auprès des autorités leur demander de traiter les cas avec je dirais bienveillance et de relâcher aussi vite possible les personnes en question voilà ce que je peux vous dire sur l'ouanda encore une fois j'aurais sans douteire d'autres questions voilà j'ai fait le je pense j'ai fait le tour de de toutes vos question monsieur rapporteur une réplique brève parce que je rappelle que nous avons après vous 10 intervenants à qui je ne pourrais donner que une minute 30 à 2 minutes par person merci mercippte luiême soit conc juste dans dans vos réponses vous sousestimez quand même et et le talent et l'importance de votre groupe bon moi j'ai dit que vous contribuiez à 60 gigatonn de CO2 j'ai pas dit que vous étiez seul responsable mais reconnaissez aussi que le plus souvent même en partenaire minoritaire vous êtes une clé de ces projets là parce que Total a la compétence et que beaucoup d'entreprises pétrolière n'ont pas votre compétence et ont besoin de vous pour cette compétence là où vous vous aussi vous sous-estimez aussi c'est sur la question de la demande imaginons que total avec y compris par exemple toutes les Maor européen qui ont quand même normalement cette sensibilité aux enjeux se mettez à faire massivement des énergies renouvlable vous savez qu'on va fermer l'une des dernières boîtes de photovoltaïque en France plutôt que d'investir dans le gaz et ben vous participez à une décarbonation de la demande plus plutôt que de contribuer à son maintien en carbone donc vous avez de fait une responsabilité dans ce que vous produisez comme énergie dans la l'évolution de la demande et donc dans son coût carbone enfin vous avez mentionné cette agence de certification MSCI on a regardé un peu quelle était on a regardé un peu celles et ceux qui qui regardent les agences de notation bon c'est une agence qui que vous rémunéré pour faire ce travail de certification qui est payé par les pétroliers et qui n'est pas forcément l'une des agences les plus importantes mais ça n'enlève pas l'enjeu de la trajectoire et du budget carbone vous avez dit l'Agence internationale àénergie un nouveau PAP une nouvelle bible bon moi je veux bien enfin c'est quand même le patron de l'agence internationaleénergie on peut le disqualifier on peut disqualifier son scénario mais vous savez que son scénario c'était pas la baisse de la demande en 2019 c'est la baisse de la demande sur la décennie et au fond le scénario que vous reprenez euh comme groupe pétrolier c'est plutôt le scénario aujourd'hui de l'OPEP qui vise à dire finalement il y aura une demande permanente longtemps et comme on narrivera pas à baisser la demande faut toujours aller chercher plus de pétrole donc moi je regrette que au fond total ne soit pas un groupe bien sûr vous investissez sur les énergies renouvelables alors je sais pas quelle est la part exacte d'énergies renouvelable dans votre portefeuille aujourd'hui et dans votre production parfois on lit moins de 2 % et dans votre dans votre portefeuille d'investissement mais notre souhait ce serait que total soit le grand groupe pionnier qui peut-être moins rentable et je pense pas qu'il le sera avec le nucléaire mais peut-être moins rentable mais qui de fait nous emmène emmène ces ces ingénieurs en ses capacités d'investissement sur un autre chemin que celui que vous prenez merci je suis pas sûr que ça nécessite non je répondrai pas je répondrai au cours des autres réponses merci beauoup parce que sinon ça va faire des pingpong je pense que c'est pas ce qu'on souhaite c'est pas ce que vous souhaitez j'ai compris donc je vais accorder généreusement 2 minutes pour chacun pas plus et monsieur le Président si vous pouviez faire des réponses concises également parce que sinon on narrivera pas passer tout le monde je vous rappelle que la diffusion s'arrête pilepoil à 19h c'est pas moi qui en décide monsieur tisso monsieur général merci votre entreprise a été historiquement très implantée en Russie et de ce fait une bonne connaissance de la situation énergétique et politique russe ainsi très concrètement pourquoi avez-vous poursuivi vos investissements en Russie en 2014 notamment en renforçant le partenariat avec Novatek sur arctique lng2 alors que la Russie était déjà internationale ement condamné à la suite de l'annexion de la Crimée nous savons que vous avez rencontré le président Emmanuel Macron en 2022 et 23 pour échanger notamment euh sur le gaz russe pouvez-vous nous préciser la teneur des échanges de ces rencontres notamment sur la position exprimée par le Président de la République sur la présence de Total en Russie en Russie enfin nous avons également appris que l'un des actionnaires russes de novateek fait l'objet de sanction de la part de l'Union européenne propos confirmé par votre directeur général stratégie développement durable Aurélien Amel dans dans dans le cadre de cette des auditions dans notre pour notre commission et dans le contexte géopolitique actuel trouvez-vous sain de rester associé même indirectement via novateek à une personne sanctionnée pour son rôle dans l'économie de guerre russe pour ces questions monsieur le Président Directeur Général je vous demanderaiis si vous le voulez bien parce qu'on a eu à chaque fois souvent ces réponses là de ne pas vous limiter au cadre des sanctions européennes que nous connaissons bien il s'agit ici plus largement de la stratégie de votre entreprise de la vision à l'internationale que vous portez pour votre entreprise merci Monsieur Tiss monsieur le Président tout de suite bien pourquoi avons-nous continué en Russie en 2014 d'abord il n'y avait pas de sanction contre la Russie beaucoup d'entreprises continu à investir en Russie parce que profondément je poursuivais la politique de Christophe dearger qui considérait que les entreprisesuvent créer des ponts plutôt que créer des dans dans entre des nations on était tous engagés dans cette idée-là pas seulement total énergie dans l'idée qu'on pouvait ancrer la Russie sur l'Europe en développant les relations économiques c'était profondément ce qu'on a poursuivi après la chute du mur on avait tort on a mal évalué euh ce que Vladimir Poutine avait en tête c'est clair mais euh j'aurais bien aimé entendre plus de voix me dire que j'avais tort en 2014 ou 2015 moi j'ai plutôt entendu des voix me poussant à continuer à investir en Russie et à faire du gaz naturel etqufi en Russie bon voilà on a eu tort la vérité c'est que total energy a quand même une politique puisqu'il se trouve que il y a pas d'hydrocarbur en France où d'ailleurs je n'aurais pas le droit de les chercher et c'est toute l'histoire de l'entreprise et qu'on a construit l'entreprise uniquement dans des pays internationaux et que la politique que suit le PDG j'aiérité ça mes frè surs c'est que aucun pays ne doit représenter plus de 10 % du portefeuille de l'entreprise ce qui fait que d'ailleurs nous avons pu débrancher la Russie 15 milliards que nous avons dû faire dis paraît de notre bilan sans en voir profondément d'impact voilà et donc ça s'est passé là ça se repassera peut-être ailleurs c'est clair que après tout ça comme je l'ai dit c'est plus facile pour moi d'investir aux États-Unis plus qu'en Russie c'est le choix sans doute stratégique que nous sommes en train de faire ce qui veut pas dire d'ailleurs que russi alors rencontre avec Emmanuel Macron j'ai rencontré Emmanuel Macron pas spécifiquement la Russie vous savez que le Président de la République où la première ministre demande au patron de totalénergie au moù il y a une crise énergétique majeure quel est son point de vue sur sur la crise énergétique sur l'approvisionnement en gaz de l'Europe n'est pas en soi très surprenant même de leur part je pense donc voilà j'irai pas plus loin pour révéler le le fond de toutes les discussions que j'ai pu avoir avec les plus hautes autorités de l'État parce que je pense pas que ça soit le le lieu que de le faire et puis parce que d'ailleurs je pense que les deux les deux personnes que je viens de cité ne l'apprécieraient pas donc voilà on a parlé d'énergie et encore une fois ils ont considéré que le praton énergie pouvait les aider à comprendre et à éclairer le la crise que nous vivions vous parliez de Monsieur timchenenko monsieur timchenenko possède effectivement je crois à peu près 23 % de novateek il était sous sanction américaine pas européenne il est devenu sous sanction européenne après la guerre et comme je l'ai déjà déclaré bon d'abord comme vous le savez novateek on en est totalement sorti de la gouvernance nous avons totalement déconsolidé novateek novateek j'ai tout j'ai tout comment on dit déclassés il y a plus d'actifs Novat dans mon bilan donc vous voyez quelque part simplement il y a une difficulté pratique c'est que le PACT d'actionnaire que nous avons m'obligerait à vendre à Monsieur timchenenko or je ve pas le droit de vendre et de faire une quelconque transaction financière avec quelqu'un sous sanction et lui abandonner mes actions pour zéro il n' est pas question pour d'autres raisons qui vous comprendraz parce que ça aussi on pourrait me dire voilà ce qui se passe nous sommes dans un point donc comme d'ailleurs d'autres entreprises européennes je pense à mon concurrent britannique on est dans la même situation ces anctions aujourd'hui ces actions ne valent plus rien il y a plus dividend qui nous reviennent bien évidemment il les gardent quelque part je sais pas quoi sur un compte C ou je sais pas quoi où ils sont cachés mais nous som plus la gouvernance voilà ce qui se fait que aujourd'hui nous ne pouvons pas couper le lien c'est que je devrais si je voulais le couper je devrais donner pour rien des actions à quelqu'un qui est sous sanction ben ça ça marche pas ça marche pas voilà ce qui se passe très bien voilà alors vu le délai 30 secondes c'est bientôt fini monsieur le Président Directeur Général notre récent déplacement de la semaine dernière à Bruxelles dans le cadre de cette commission d'enquête où nous avons notamment pu rencontrer les représentants de la direction généraleénergie nous a permis de voir que le choix de continuer d'importer du gaz rus et purement politique nous voyons donc vos activités sont intimement liées avec les choix faits par les États et sur ce point je me permets quelques questions complémentaires sur la stratégie d'influence que nous a présenté l'ancien ministre non non monsieur monsieur Tiss ne détournez pas la procédure c'était une réplique à ce qu'avait dit le président c'est pas de nouvell questions sinon sinon la moitié de vos collègues ne pourront pas poser de question c'est une question c'est une réplique suite à la politique non allez monsie bien répondre sur le GNL russe parce que je pense qu'il faut en parler 2 secondes 2 secondes je vais êre très bref il y a une importation de GNL russe en Europe aujourd'hui moi je regardé les chiffres avant de venir 15 millions de tonnes 14 millions de tonnes ont été importés en 22 et en 23 de Russie 14 millions de tonnes on importe en Europe en ce moment à peu près 105 à 110 millions de tonnes c'est plus de c'est 12 13 % des importations si nous décidons européen de bannir ce GNL russe ces 14 millions de tonnes pour aller les chercher ailleurs en payant plus cher il n'y a pas 14 millions de tonnes de GNL disponible sur le marché mondial ils vont être disponibles en les piquant au aux asiatiques comme on l'a fait en 2022 en payant plus cher queux donc attendez et je vais être très clair moi patron de Total énergie c'est pas un problème il y a pas stratégie d'influence vu le portefeuille de G gaz naturel liquifié que j'ai qui est de 40 millions de tonnes si j'en perds j'en perdrai pas 14 parce que moi en fait c'est 3 millions de tonnes sur les 14 que j'amène en Europe de Yamal 3 je sais combien et bien la vérité c'est que les prix du gel vont monter plus haut et je gagnerai plus d'argent sur mon portefeuille mondial que avoir perdu les 3 million de tonnes de G maintenant je ne recommande pas je ne recommande pas oui d'accord mais je vous dis je vous le dis clairement à partir de d'ici 2027 on est en train de construire des capacités aux États-Unis et au Qatar mais d'ici là on n pas de capacité supplémentaire de GNL donc si on bannit le GNL russe les prix du gaz en Europe repartiront vers le haut alors qu'on a réussi à les ramener après c'est une décision que les autorités politiques peuvent prendre mais si elles le prennent encore une fois dans le contrat que nous avons il y a une clause de force majeure que je peux exercé en cas de sanction européennees et nous les exercerons sans aucun état d'AM nous arrêterons les importations de genl dans l'interval je ne peux pas le faire parce que c'est un contrat qu'on appelle torp c'està dire je prends ou je paye tant plutôt que payer les Russes je préfère au moins avoir le GNL dont l'Europe a besoin en échange voilà voilà le le cadre dans le merci monsieur le Président et je demande à chacun de nos collègues d'en rester sur la réplique à la question initiale sinon on arrête monsieur Barros c'est bien je blague à moitié hop merci monsieur le Président Monsieur le Président Directeur Général plusieurs ministres ont été auditionnés durant cette commission d'enquête Bruno leemire christop Béchu où Stéphan s ont présenté tour à tour total énergie comme une entreprise française qui est un atout pour la France un allié le premier inves investisseur dans d'autres pays et pour les énergies renouvables euh vousmême vous exprimez tout à l'heure la la fierté qui était la vôtre de diriger cette très grande et très belle entreprise d'ailleurs à l'étranger total Energie c'est l'expression de la France et on encore vu dans les échanges tout de suite être un atout pour la France n'est-ce pas aussi contribu à l'effort national et y payer sa juste contribution ses impôts en France les Paradise paper en 2017 ont révélé que votre entreprise avait des filiales dans des paradis fiscaux au Bahamas au Pays-Bas et en Suisse Suisse ou de filiales de négocce de pétrole et de gaz totsa et TGP ils sont domiciliés totsa a généré en 2023 un résultat net de presque 3 milliards d'euros contribuant à hauteur de près de 14 % au bénéfice net de l'entreprise vous faites donc le choix de localiser une partie de vos charge en France et une bonne partie de vos recettes à l'étranger à plusieurs reprises total Energie n'a pas payé d'impôts sur les société Total Energie a reçu plus d'argent du fisque français via le cice le crédit d'impôt de recherche que entreprise ne lui en a versé vous me corrigez si je me trompe la France représente 21 % de l'activité de votre entreprise et 35 % de vos effectifs les salariés français domicil dans la tour totale à la défense travaillent pour faire rayonner le groupe Total à l'international et pas seulement en France évidemment ne pensez-vous pas que ces pratiques d'optimisation fiscale nuisent au dispositifs portés par l'État pour accompagner nos territoires dans l'innovation énergétique je parle ici des moyens dédiés au Fonds vert notamment enfin le méia Bloomberg révèle que vous envisagez de déplacer la quotation de l'entreprise de Paris à New York votre entreprise cherche-t-elle à attirer des capitaux américains ou à quité une place boursière oou des ambitions écologiques commencent enfin à émerger quelles conséquen ce choix aura-t-il sur la stratégie future de l'entreprise notamment en matière de développement des énergies renouvelables cela n'explique-t-il pas une forme de rejet et de défiance que rencontre votre entreprise auprès des ingénieurs de demain je pense aux 600 étudiants et personnel de Polytechnique qui ont envoyé une lettre ouverte à la direction de l'école pour lui demander d'accorder plus de place à la transition écologique dans ses formation et de cesser ses partenariats avec Total ennergie et d'autres acteurs de l'énergie fossile et je termine n'est-ce pas le signe que votre entreprise a perdu en crédibilité comme atout stratégique pour sortir des énergies fossiles et répondre ainsi aux objectifs du GC et des accords de Paris à peineit alors la question SAV pas que la su paradis fiscal personnellement en tout cas est pas reconnu comme ça euh les fameuses filiales filiales fiscales Bamas il y en a quasiment plus du tout on les a éliminé toutes les unes les autres sous ma direction il y en avait une trentaine je crois qu'il en reste 7 ou h parce qu'on se trouve qu'on a des partenaires qui parfois notamment américains ont on a des ont des des raisons d'être au bas àamass mais il n en a quasiment plus c'est une politique que je que je bannis systématiquement j'ai par exemple fait démenteler tout le système qu'il y avait chez nous au Pays-Bas d'optimisation via les Pays-Bas parce que je considère que ça tout ça c'est pas bien c'est marginal ça et finalement ça nous apporte plus d'embêtement que le contraire alors qu'est-ce qu'il y a en Suisse il y a des vraies équipes en Suisse il trou qu'en Suisse il y a une activité et pourquoi ils sont en Suisse parce que toutes les parce que toutes les entreprises de négoce la grande majorité des entreprises négo sont à Genève c'est là qu'ils sont basés donc on a plus de 1000 employés en Suisse qui font du négoce du pétrole du gaz de l'électricité on en a aussi à Houston on a Singapour et que ces gens-là effectivement ils ont une activité ils gagnent de l'argent on paye l'impôt en Suisse cet impôt d'ailleurs suite à à la décision globe enfin le l'accord de l'OCDE et bien il vient d'être remonté à 15 % parce que bien évidemment il était plus faible que 15 % mais les Suisses ont décidé qu'il n'allaient pas nous laisser payer le complément en France mais ont décidaé que les 15 % étaient pour eux si on le voit à peu près dans tous les pays d'ailleurs on l'a aussi vu à Singapour je peux vous dire on a vu les et pourquoi bah c'est effectivement ces pays-là avaient une politique pour attirer dirait des équipes de com on dit de traer et de qui sont des gens à forte à fort à forte rémunération à Genève et ben ils avaient mis en place un système fiscal très incitatif pour que les entreprises localisent leur leur leur le leurs talents à Genève et c'est la place mondiale du négoce de matières premières au monde elle est aujourd'hui largement à Genève il y en a aussi un peu à Londres et et aux États-Unis mais elle est là voilà donc on a une activité et on y paye l'impôt l'impôt est et 15 % euh depuis 2023 et et tout ça sera totalement transparent dans le cadre des cbcr et autres réglementation qui nous enduisent à montrer la transparence fiscale euh en France en France bon je vous rassure toutes les équipes de total ennergie du siège qui travaill pour l'international sont facturés à l'international nous sommes audités nous nous devons être l'entreprise la plus contrôlée par le fis je crois qu'on a en moyenne 30 à 40 agents du fisque dans nos bureaux avec Gérard amamanin d'ailleurs il m'avait dit on on a signé un accord de confiance je lu dis oui vous faz des économies parce que vous avez 30 à 40 personnes en permanence dans nos bureaux et à la fin des fois ils nous rendent de l'argent donc je suis pas tellement sûr que parce que finalement il découvrent que nos déclarations des fois on s'est trompé comme les fonctionnaires français sont honnêtes quand ils découvrent qu'on s'est trompé il nous corrigent notre déclaration euh donc pourquoi ben donc on charge bien évidemment on répartit tout ça est totalement contrôlé on répartit toutes les charges et c'est notre intérêt parce qu'il se trouve qu'à l'international moi j'ai des partenaires à qui j'aime bien facturer mes services centraux et cetera donc tout ça est audit contrôler et on a fait l'objet d'ailleurs d'une commission sur la la fiscalité chez vos collègues de de l'Assemblée nationale récemment le cice on reçoit 50 millions d'euros par an au titre de la recherche et développement il se trouve que les équipes de recherche total énergie sont effectivement essentiellement localisés en France parce qu'il se trouve qu'en France il y a pas mal d'ingénieurs alors je dois vous rassurer les ingénieurs il y a peut-être 600 qui signent une lettre mais 600 sur 40 promotions de 400 ingénieurs ça va et aujourd'hui la vérité c'est que nous recrutons des jeunes de toutes les écoles c'est plutôt nous qui choisissons que l'inverse nous avons pour un poste d'ingénieur 150 candidatures voilà ce qui se passe donc j'ai bien que parce qu' 600 personnes signent une lettre ça devient la une d' SEM de médias qui ont déduit que nous étions pas attractif moi j'ai pas l'impression de pas être attractif y compris d'ailleurs dans les énergies renouvelables pourquoi parce que il voit une entreprise qui investit beaucoup qui fait des projet j'ai même un souci avec mes deux collègues français chefs d'entreprise énergétique c'est qu'ils ont la tendance à avoir des gens qui viennent de chez eux vers nous il pensent que c'est nous qui on les chercher on a pas besoin de le faire en fait donc voilà donc j'ai pas de problème d'attractivité et et d'ailleurs si total est devenu total énergie c'est en partie à cause de notre personnel parce que notre personnel il se pose aussi des questions ce sont aussi des citoyens et quand je m'étais rendu compte en 2019 2018 dans des déjeunés avec des jeunes forreurs qui me disaient mais qu'est-ce que je deviens dans 10 ans le jour o on a exposé cette stratégie consistant à oui on continue aujourd'hui encore l'ydrocarbure mais on prépare et on investit lourdement dans les énergies bacarbone et on investit 5 ou 6 milliards et maintenant on a 10000 personnes qui travaillent et bien on leur a répondu à leur interrogation et aujourd'hui ils adhèrent à 88 % à la stratégie que nous suivons et ça c'est la réalité de notre entreprise une entreprise qui qui fonctionne bien qui a un cercle vertueux y compris sur ces énergies nouvelles et en New York je vais New York la cotation à New York je dès que totalénergie fait quelque chose tout de suite ça devient important on dit quelque chose d'abord c'est pas décidé comme je dis on l'étudie on l'étudie pourquoi pour une raison simple c'est que en partie d'ailleurs parce que effectivement les politiques je dirais au sens large ESJ en Europe ont plus de poids ce que j'observe c'est que la base d'actionnaires européens de Total énergie diminue notamment la base française nous avons perdu 7 % d'actionnaires français au cours des qu dernières années largement à cause des réglementations de la pression qui est faite sur eux et à l'inverse les actionnaires américain achèteent notre action et la part d'actionnariat institutionnel américain est passé de 37 à 47 %. c'est une observation et les actionnaires américains il se trouve que la société est déjà à côté à New York pour clair on est primairement en France et secondairement à New York mais à New York c'est pas une action qu'on leur vend c'est un certificat de dépôt donc ils aiment pas enfin bon jeis pas sur les détails techniques et bien évidemment je ne peux qu'observer un transvers quelque part les effets des politiques font que aujourd'hui on a moins d'actionnaires européens les actionnaires euré n'achète pas l'action j'ai un flu vendeur et un flu acheteur mais a priori le devoir l'intérêt social qui sont le nôtre c'est aussi de penser à à de reprendre en considération cela est-ce que ça changera quelque chose sur la stratégie non la stratégie est arrêtée par un conseil d'administration conseil d'administration ce qui compte c'est qui sont les membres de ce conseil d'administration il est aujourd'hui à moitié franç à moitié étranger international pardon voilà la réalité de l'entreprise par ailleurs dans cette affaire il n'est on a pas parlé de bouger le siège social de l'entreprise d'ailleurs ça serait compliqué puisqu'il y a des tas de textes et de lois qui demandent l'accord dans un domaine de sécurité énergétique de du gouvernement donc aujourd'hui on regarde la réalité de notre marché et on se rend compte que les sociétés européennes et je ne suis pas le seul puisque'en fait la première personne qui a parlé de cette idéelà c'est le patron de Shelle il y a peu de temps à constaté que les entreprises énergétiques européennes sont très décôté par rapport aux entreprises énergétiques américaines nous avons publié nos résultats vendredi nous avons exactement les mêmes résultats trimestriels qu'une entreprise comme chevron notre valorisation en bourse est 200 milliards est 300 milliards 330 milliards pour chevron c'est la différence entre le marché américain et le marché européen voilà mais il faut pas y voir autre chose que quelque part après moi je seraai ravi suite à ces échanges qui est plus d'actionnaires européens qui rachètent du total énergie ça me convaincra que garder l'action primaire la cotation primaire à Paris c'est une bonne idée pour l'instant c'est pas ce que nous fa on on ne quittera pas la Bourse de Paris on gardera de toute manière si on fait le mouvement ce qu' n'est pas encore décidé je leis on garderait le on garderait une cotation secondaire à Paris merci alors franchement je supprime le droit de réplique parce qu'on va pas y arriver il nous reste 25 minutes pour 8 intervention vous inquitez pas donc que chacun il il mette du sien monsieur folio merci monsieur le Président Directeur Général euh tout d'abord par rapport aux éclaircissements que vous nous avez apportter moi je fais partie de ceux qui pensent que le fait pour notre pays d'avoir une grande entreprise à dimension internationale c'est un atout et c'est quelque chose de positif et si vous me permettez une expression se tirer une balle dans le pied c'est pas forcément ce qui fera que nous marcherons mieux et que nous irons plus vite pour autant euh il y a un certain un nombre de points et d'éléments que vous avez développé euh concernant notamment l'engagement qui est le vôtre pour les énergies renouvelables n on ne pourra que vous inciter à continuer aller plus loin plus vite plus fort en à la matière mais il y a un élément sur lequel je ne suis pas d'accord euh quand quand vous avez dit en en réplique tout à l'heure à mon collègue notre pays ne dispose pas de ressources en matière d'hydrocarbures c'est pas vrai c'est pas vrai parce qu'il y a des ressources avérées euh et il y a des ressources qui seraient putatives putative c'est sur le plateau d'aiguillane et avéré c'est juste à côté du Mozambique c'est l'île française de Joan de Noova donc je je vais pas revenir sur des discussions et des éléments que nous avions eu à l'époque dans le cadre de la loi Hulo alors c'est vrai vous allez pouvoir me répondre qu'aujourd'hui la loi vous interdit de faire des explorations et des exploitations de produits pétroliers dans notre pays ce qui à certains égards est un élément un peu paradoxal puisqu'on continue à importer et vous avez dit que c'était quelque chose de euh d'important et d'essentiel en la matière et donc par rapport à ces enjeux et ces éléments euh géo géostratégiques et en matière donc de développement des énergies renouvelable euh comment pourriez-vous faire pour continuer à donner des signaux forts et notamment est-ce que euh un investissement de votre part euh dans le dernier fabricant français euh de photovoltaïque peut être quelque chose d'envisageable bien alors euh bon écoutez vous n'avez pas entendu beaucoup total énergie râer quand il y a eu la loiulo il n'y a pas d'hydrocarbures en Guyane nous je peux vous le dire je suis allé voir le président du Conseil guyan on a trouvé des hydrocarbures du pétrole au Suriname je peux venir avec les cartes géologiques et expliquer pourquoi le bassin du Surinam parce qu'on a trouvé tout ça à l'ouest du Surinam ne se prolonge pas à l'est du Surinam et en Guyane on a fait un jour une découverte en Guyane qui a conduit à 5 puits d'appréciation négatif d'ailleurs je pense qu'on en a foré beaucoup parce que c'était en France donc voilà je je et Ran des Noova honnêtement c'est pour le coup il vaut mieux laisser les îles épars en paix que d'aller forêt à Rand des Nova enfin je Rand Noova c'est près de la de la Réunion donc voilà je je je confirme je je maintiens mes propos sur le fait qu'il y a pas hydrocarbur en France et que alors sur les énergies renouvelables non mais objectivement je pense que vous ne on veut toujours me demander plus mais nous investissons dans ces énergies on a construit un portefeuille déjà de 25 GW on va être à 35 GW voyez on est en train de construire en Inde avec un partenaire indien un des plus grands champs solaires et Oli au monde qui va faire 3030 GW sur 500 km² je vais vous inviter je pense que je vais inviter beaucoup de monde allez par ce qu'on est en train de faire c'est dans le désert du coochch à la frontière du du Pakistan on a 500 km² on est en train d'étaler des panneaux solaires on a déjà construit 2 Gow en 6 mois et on va partir et dans 6 ans on aura construit en Inde l'équivalent de 7 réacteurs nucléaires pour 20 milliards de dollars c'est en Inde qui se connecteront voilà ce qu'on est en train de faire quand je fais des choses comme ça et je suis très fier de le dire je pense que je contribue fortement à la transition écologique en allant en Inde investir avec un partenaire indien dans de l'énergie de cette taille là est majeur encore une fois c'est c'est voilà voilà ce qu'on fait et ça on peut le faire parce que total energy a décidé de s'engager fortement alors ça monte en puissance bien sûr je fais pas tout du jour au lendemain et on a récupéré les équipes on trouve des partenaires on trouve des projets mais je rêverai de pouvoir faire ça en France donc si vous me trouvez 500 km² disponibles je suis prêt à y aller hein il y a pas de souci d'ailleurs plutôt qu'aujourd'hui en France de miter le paysage avec des éoliennes TR TR éolienes par TR on ferait mieux d'essayer de les rassembler toutes au même endroit et d'en faire un un vrai un vrai parc ça serait plus plus utile et plus efficace mais mais mais voilà en fait ce que je donc il y a un vrai engagement de notre part on atteindra les 100 GW en en capacité brute et les 100 plus 120 TWh donc je sais bien que ça va jamais assez vite parce qu'on est très exigence vis-à-vis de nous moi si on m'avait dit en 2020 qu'on investissait 5 milliards en 2024 dans ces énerges renouvbles je l'aurais pas signé c'était pas ça la trajectoire qu'on avait en tête il se trouve qu'on y arrive et qu'on déploie et qu'on est en train de délivrer euh là où on arrive à à accélérer dans un pays comme l'Inde et encore une fois l'enjeu indien pour le changement climatique est majeur si on peut éviter que que leur mix ça soit encore plus de charbon et en Inde ben tout ce qu'on pourra y faire à notre échelle sera utile madame prima non non madame prima pauvre collègue pas le droit de réplique monsieur le Président Directeur Général merci de de vos réponses je vais aller peut-être à l'essentiel au regard des questions qui vous ont déjà été posées moi je voudrais comprendre le modèle économique en fait qui est le votre aujourd'hui peut-être nous dire quel écart de rentabilité vous avez aujourd'hui entre les différentes énergies et quelles sont les trajectoires que vous avez sur ces sur ces énergies la production de ces énergies pour qu'on comprenne si oui ou non finalement la production d'énergie renouvelable elle rentre aussi dans une stratégie qui une stratégie de développement mais aussi de de rentabilité je voudrais également inverser la question qui nous est posée dans cette commission d'enquête c'est-à-dire qu'on se demande si les politiques publiques sont suivies par Total dans le cadre de la transition climatique moi j'ai envie de vous demander est-ce que finalement l'Europe en particulier la France aussi bien entendu est est est un terrain de jeu favorable aux énergies renouvelables vous venez de nous parler d'un giga projet d'énergie solaire en Inde qu'est-ce qui vous empêche vous total d'aller plus vite sur les énergies renouvelables pas uniquement du point de vue des investissements et puis dernière question très rapide je voudrais également savoir comment vous vous situez vous-même par rapport à vos concurrents mondiaux dans à la fois le devoir de vigilance dont on parle de plus en plus et également le virage climatique monsieur présid les rentabilités bon en fait les rentabilités des hydrocarbur déparent largement du prix du pétrole aujourd'hui la rentabilité du secteur pétrole chez nous fait à peu près 20 % de rentabilité sur capitaux employés l'électricité en fait 10 en fait ça c'est à 80 dollars mais à 60 dollars du baril mes hydrocarbures vont faire 12 et on s'est donc fixé pour objectif sur la partieélectricité d' arrivriver à 12 % et j'ai dit aux actionnaires de telle énergie l'objectif est bien évidemment de faire l'électricité renouvelable rentable et on se donne comme objectif d'avoir la même rentabilité à 60 dollars du baril des deux côtés en disant cela et on publie maintenant depuis l'an dernier nos résultats électricités ils ont vu qu'on faisait déjà 10 % c'est quand même un segment qui rapporte déjà rapporter cette année entre 2 milliards dem et 3 milliards en l'espace de 5 ans donc c'est pas c'est pas un petit segment c'est pas un petit business he qu'on est en train de créer et et donc et ben on a réussi à les rallier effectivement aujourd'hui j'ai certains actionnaires je pas le cacher qu' disent faites que du pétrole c'est plus rentable et je leur réponds oui mais c'est 80 ou 80 dollars et je sais que ça va pas rester à ce niveau-là il y aura des cycles donc on prend 60 dollars du baril comme une référence et voilà voilà la trajectoire donc oui je suis d'accord avec vousière ce qui est durable est rentable he on va pas être messen sinon ça fonctionne pas donc les énergies c'est et et c'est tout le débat que j'ai avec eux et ils sont très surpris par la qualité de ce qu'on arrive à produire aujourd'hui puisqu'ils étaient convaincus que c'était du 5 ou 6 % les renouvelables ont très mauvaise réputation la vérité c'est qu'on parle pas seulement d'énergie renouvelable on parle d'une chaîne d'électricité on parle aussi de de moyens flexibles de production du gaz on parle de de batteries on construit des batteries au Texas on parle aussi de trading on parle aussi de clients c'est toute la chaîne si on prend que le segment renouvelable production il va faire mais il faut être capable de voir au-delà et un des atouts de Total énergie par rapport au développeur renouvelable c'est que nous on a un bilan sans dette et donc un gros bilan on peut prendre des risques de marché et donc on cherche je cherche pas à couvrir mes renouvelables par des subventions des des contrats couverts par les États c'est pas du tout mon business model je suis pas une fond d'infrastructure moi j'aime bien la volatilité j'ai pas envie de rendre comme je l'ai fait à l'état français le surplu euh le surprofit en 2022 je préfère garder pour nous et donc je vais pas leur demander de garantie c'est ça le modèle qu'on développe et quand vous développez un modèle de cette nature B vous êtes plus rentable en fait il y a deux modèles dans les renouvelables il y a le modèle des développeurs renouvelables qui empruntent et qui ont pas beaucoup de capitaux et qui sécuriseent leur profit par des contrats avec les États mais ça ça m'intéresse pas on l'avait au début on en sort nous ce qui nous intéresse c'est oui on peut couvrir une partie de nos projets mais après on veut pouvoir jouer sur le marché de l'électricité et c'est profondément l'ADN de Total énergie c'est qu'on a une entreprise avec un qui est capable de jouer la volatilité des marchés de résister quand les prix sont bas et d'en profiter quand les prix sont hauts et quand les prix sont hauts ben il faut que je partage avec mes mes actionnaires parce qu'ils acceptent de prendre les risques quand les prix vont bas le terrain de jeu européen la vitesse qu'est-ce qui nous empêche c'est l'espace en Europe on n pas beaucoup d'espace moi je sais pas trouver 500 km² j'ai un problème d'espace j'ai un problème de et en fait s'il y avait quelque chose à vous demander c'est que ce qui nous manque en Europe c'est planifier l'espace où est-ce que j'ai le droit de faire c'est très compliqué aujourd'hui d'être entreprise privée d'aller convaincre tout un tas de partpr des élus des maires des concitoyens de nous laisser implanter si plutôt que les lois d'accél meilleureaccélération vous pourriez faire c'est planifier alors éolien offshore c'est plus facile à planifier mais même à terre on peut se poser la question moi je considère qu'on aurait il varait sans doute mieux concentrer des éoliennes à un endroit comme on l'a fait autrefois avec l'industrie lourde à fosse ou à der que d'en mettre un peu partout en mettant plein de gens pas contents enfin certains comme moi aiment bien lesolienes d'autres comme mon épouse déteste donc je que voilà mais mais je veux dire c'est c'est c'est un vrai sujet la planification de l'espace puis après en Europe tout est l je suis désolé de vous le dire tout est l pour deux raisons un on n pas assez de fonctionnaires pour s'occuper de ces projets là je le dis je ça paraît étonnant mais le guichet en face de nous parce que c'est beaucoup de projets alors pour le coup ils sont pas gros ils sont petits il faut qu'ils instruisent des procédures ce qui est normal biodiversité archéologie et cetera il y a pas assez de monde donc ça prend du temps et puis deuxièmement il y a un deuxième sujet c'est que dans nos démocraties il y a des droits de recours importants donc les recours sont lents je suis toujours d'ailleurs étonné de voir que ce sont des ONG qui attaquent les projets d'énergie renouvelable pour des raisons et qui font qu'on avance pas donc à la fin un projet d'énergie renouvelable en en France à peu près 5 ans au Texas c'est 1 an voilà voilà où à la fin comment et donc aujourd'hui je dois avoir deux ou trois fois plus de personnes pour mgaw que dans d'autres pays pour les produire donc ça c'est l'Europe mais encore une fois ça veut pas dire qu'il faut y renoncer devoir de vigilance je dire nous vous savez on respecte les lois et règlements que vous décidez la France av avait fixé un devoir de vigilance une loi d'initiative parlementaire pour l'instant les juges ont du mal à à la mettre en œuvre pour diverses raisons de forme elle est compliqué il y a un texte européen je pense que quelque part la France cherchait à faire un level playing thing le texte européen à mon avis va beaucoup plus loin que le texte français ce que j'espère simplement c'est que ce texte ne va pas devenir un handicap pour les entreprises européennes au détriment des entreprises américaines et des concurrents voilà euh on verra ce qu'il en sera on ouvre un on ouvre un un nouvel air ce que je vois c'est que dans ce domaineelà on ouvre une aire de judiciarisation la vie des entreprises en Europe aux États-Unis il le connaissent depuis longtemps ils ont une industrie du légal enfin du droit on l'a pas il va peut-être falloir le faire mais visiblement les tendances américaines sont très présentes au Parlement à Bruxelles et fabriquent des textes qui vont être des nid à contentieux et qui est sans doute à mon avis une partie de la genèse de certains des promoteurs du texte c'est honnêtement pas il va falloir combiner ces textes avec notre droit européen qui n'a pas la même base que le droit américain notamment dans la capacité qu'ont les États-Unis de faire des transactions financières à peu près sur tous les sujets c'est pas vraiment notre notre savoir-faire c'est pour ça que les entreprises européennes ont parfois du mal aux États-Unis monsieur Weber oui monsieur le Président directeur général on a beaucoup parlé de performance de rentabilité d'optimisation et vous avez aussi parlé de de Total comme un fleuron ou qui contribue au rayonnement de la France et puis on s'aperçoit vous l'avez aussi expliqué que finalement il y a peut-être une réaction de la société qui est peut-être dû au au à l'équilibre entre en réalité les impacts qui sont ceux de l'exploitation et parallèlement les investissements qui sont faits pour les énergies renouvables et peut-être aussi sur les compensations qui peuvent être faites je qu' qu'on parle de ces questions des compensations d'ailleurs vous-même vous avez dit que ce qui coûte le moins cher pour réduire les émissions nettes de carbone c'est de protéger la forêt et d' pour la reforestation et je voudrais le mettre en équilibre avec ce qu'on a dit tout à l'heure commencé à dire sur l'ouanda quand je vois que dans un parc national vous avez installé une route bitumé pour 600 trajets de poids lourd qui sont prévus chaque mois avec 2000 trajets de véhicules par jour que par ailleurs sur le tuyau que vous avez évoqué 2500 km de long ce sont 16 air naturell qui protégé qui sont touché dont des parcs nationaux qui sont quand même avec une biodivers extraordinaire qu'il a fallu rebois déboiser pardon un couloir de 30 m de large pour effectivement installer ce ce pipeline et qu'en plus il faut le chauffer à plus de 50°r pour qu'il puisse effectivement transporter cette matière première donc et parallèlement parlons de de cette forêt parallèlement il est question d'un d'un projet de plantation industrielle d'akasscia au Congo alors même que cette essence là est constée comme halocttone envahissante et même toxique à certains égards puisque je rappelle qu'elle est interdite par la législation française et la question que je me pose c'est quelle est votre vision de cette question de la compensation carbone et que finalement il y a pas est-ce qu'il y a pas là une limite à à ce nouveau business et à cet équilibre là entre la compensation d'un côté et l'exploitation de l'autre de l'autre côté et comment est-ce qu'on peut considérer que cette compensation et bien elle répondent à l'impact environnemental qui a été évoqué et je reviendrai tout à l'heure sur ce que vous avez dit sur les 19000 foyers qui sont touchés moi j'étais un petit peu choqué par votre réaction quand vous dites finalement on le construit des maisons je crois que c'est une forme de néocolonialisme je je suis désolé de le dire comme ça parce que ah bah si quand même je suis désolé monsieur le Président non mais on peut pas dire d'un côté que par rapport à des gens qui vivent peut-être de l'agriculture dans des hutes qui n'ont pas le choix et qui n'ont pas eu le choix effectivement que de changer peut-être leur mode de de vie ou de production ben finalement on les on on les on les indemnise par la construction d'une maison je suis pas certain que ça soit leur propre choix c'est une réponse qui a été apportée par l'entreprise pour effectivement permettre C exploitation mais je suis quand même c'est inquiet je suis pas certain qu'en France nos constitoyens réagiraient aussi bien face à cette proposition qui pourrait être faite bien ok bon d'abord je reprends les questions la compensation par la nature c'est pas la priorité du programme de la la feuille de route de total pour réduire les émissions c'est ultimement notre politique c'est d'éviter de réduire et ultimement de compenser c'est pas une soi en soi on n' pas prévu d'abattre 300 millions de tonnes ou 50 millions de tonnes dans notre feuille de route ça correspond potentiellement à une dizaine de millions de tonnes à long terme parce qu'il faut du long terme pour le faire parce que c'est utile oui c'est vrai aujourd'hui faire des puits de carbone c'est indispensable si on veut net zéro ça c'est d'ailleurs l' auquel vous vous référez qui le dit Monsieur rapporteur il faudra des pus de carbone faut des émissions négatives parce qu'il continuera à avoir encore 20 millions de barils par jour de pétrole dans le fameux scénario de la donc il faut investir dans des puits de carbone et que préserver la forêt aujourd'hui la planète nous continuons nous l'humanité à faire à déforester chaque année ben c'est une des premières actions qu'il faudrait être capable de faire c'est d'arrêter de faire une déforestation nette on serait très là ça je peux dire qu'on on commencerit à se mettre une trajectoire donc de ce point de vue làà ça peut être utile que d'entreprise et investis c'est pas des dossiers simples moi je suis pas un spécialiste du tout chez nous on a recruté des équipes à l'extérieur qui sont des agronomes des agroforestiers c'est compliqué parce que ça ne peut se faire qu'en liaison avec les les communautés locale et l'exemple du CGO que vous citez en l'occurrence vous avez raison la CCIA c'est pas nécessairement la meilleure essence pour le Congo je comprends euh moi je suis pas un spécialiste de tout ça mais c'est effectivement la la vérité c'est que ça ne sera durable ça sera des plus carbon durable que si ça se fait intelligemment avec les populations locales qu'on leur trouve des une façon d'ailleurs d'en vivre et cetera c'est ça le projet c'est des vrais projets sociétaux d'ailleurs c'est pas que des projets de pas plter des arbes pas du tout c'est plus compliqué que ça bon et on en a quelques-uns sur lesquels on souhaite avoir des vrais crédits carbon qui soient vraiment dura donc ça je pourrais on a des spécialistes qui en parlaient mieux que moi mais encore une fois ça devient cultimement la priorité c'est c'est d'éviter d'mettre de consommer moins d'énergie dans nos propres opérations de réduire ou de capter et puis après éventuellement de compenser voilà la philosophie alors pour revenir sur l'ouanda puisque dans votre question vous avez traité deux sujets je dirais B d'abord il y a pas de route goudroné construite par Total énergie la route goudroné c'est celle des touristes celle de Total énergie c'est une piste parce qu'on fait pas passer nos camions sur la route groné des touristes qui visitent le parc des merch donc c'est pas ça fais partie aussi des sujets que grâce à votre commission je peux corriger deuxièmement le tuyau il est chauffé parce que le vitre est visqueux mais il est enterré ce ce il est enterré le tuyau il est pas dangereux le tuyau c'est un tuyau des tuyaux chauffés dans le monde il y en a plein c'est pas le premier tuyau chauffé au monde c'est une technologie totalement maîtrisée que de chauffer un tuyau simplement ça coûte un peu plus cher de chauffer un tuyau qu je préfère le le le pétrole qui s'est qui est liquide et qui s'écoule facilement ça m'évite de dépenser de l'énergie au passage ce tuyau il va être l'énergie va être fourn par des panneaux qu'on installe le long du tuyau de façon à éviter des émissions liées au chauffage du tuyau donc voilà donc c'est un tuyau enterré qui oui sur la plupart du temps alors de temps en temps il y a des points qui sortent parce qu'il faut quand même surveiller il faut des vannes au cas où il y a des fuites pourir au cas où constaterait des fuites c'est un tuyau mais cette technologie n' je sais que tout le monde dit il est chauffé donc il est dangereux non il est pas dangereux don c'est en l'occurrence c'est une technologie qui est totalement maîtrisée que de faire des des tuyaux pour des bruites visqueux des bruites visqueux il y en a au Canada il y en a au Venezuela c'est les technologies qui sont tout à fait maîtrisées bon ensuite si j'ai pu dire ce que j'ai dit je suis désolé de vous avoir choqué c'est pas du néoc d'abord chaque personne a eu le droit de choisir lorsqu'on lui acheté son terrain entre une somme financière ou lui construire une maison il se trouve que 95 % à peu près des personnes ont choisi la maison et moi je souhaite vous inviter monsieur Weber avec nous pour aller rencontrer les gens et pour voir s'ils sont malheureux d'être passés de la de la de la à leur maison et du champ qu'on leur a donné et des et des des de l'aide à faire de l'agronomie parce qu'en général ce qu'on a fait c'est qu'ils ont de l' choisi la plupart du temps des maisons parfois un peu plus petites on leur a quand même construit la maison et une aide une partie de l'argent financier pour re relancer une partie d'activité agricole et on fait l'éducation entre guillemets auprès de moi je suis prêt à vous y inviter à rencontrer les personnes que j'ai pu rencontrer j'ai pas de problème et je ne considère pas que c'est faire du colonialisme que faire ce qu'on fait en ce à ce moment-là c'est au contraire les aider eux aussi à profiter alors comme m'a dit une dame c'est incroyable j'ai une chance dans ma vie qui avait se enfants et perdu son mari m'a dit ma chance dans ma vie c'est effectivement votre tuyau il traverse ma ferme voilà oui ben il y en a peut-être plus il en a plus comme ça que ceux qui disent qu'ils sont pas contents parole bien monsieur le Président je suis contraint de de réduire au maximum la question et de la simplifier donc la première sera très simple vous avez dit tout à l'heure que le GNL ne pouvait pas être considéré comme une énergie décarbonée ce qui va dans le bon sens en revanche lorsque vous communiquez c'était le cas récemment le 21 avril dernier à Mascat dans le sultama Doman vous avez déclaré être je vous cite particulièrement heureux de pouvoir déployer les deux piliers de la stratégie de transition de Total que sont le GNL et les renouvelables vous les mettez donc à peu près au même niveau vous investissez d'ailleurs massivement aux États-Unis aux États-Unis où vous avez aussi la probl que du casus tous les experts que nous avons pu auditer tous que ce soit madame maçon delmot que ce soit Monsieur Jean koviski qui n'est pas je dirais un écologiste radical voire même Louis Gallois qui préconisait dans un rapport de 2012 poursuivre la recherche sur les techniques d'exploitation des gaz de chiste il nous a affirmé je le cite que le GNL est sur le plan environnemental un véritable problème il est pratiquement plus mauvais que le pétrole à cause des fuites donc peut-on considérer aujourd'hui que le genl est encore une énergie de transition et puis une question je dirais plus spontanée voilà plus plus sincère moi moi je n'étais pas de de ceux qui avaient un a priori sur total on est aussi heureux d'avoir une une grande entreprise mais je rappelle que cette commission d'enquête avait vocation à pouvoir mesurer si la politique la stratégie de Total était enéquation avec des engagements de la France et des engagements des cops qui était de limiter le réchauffement climatique à 1,5°gr ce qui suppose de baisser de manière drastique les émissions de gaz à effet de de serre donc vous nous avez expliqué vos difficultés que je peux partager sur le développement des énergies renoubl sur une demande qui progresse et même un coût social qui serait important si on avait une économie peu chè mais donc j'ai envie de vous poser une question assez simple c'est est-ce que vous croyez encore vous que l'on peut limiter le réchauement climatique à 1,5 degr j'ai dit que j'étais heureux vous avez pris la moitié de ma phrase mais pas la dernière moitié de ma phrase les personnes qui vous ont aidé c'est dans la communication mais bien sûr je connais j' été dimanche dernier donc je sais ce que j'ai dit et ce que j'ai dit j'étais particulièrement heureux parce que ce projet de gaz naturel éfi est une première dans notre industrie il aura des émissions de 3 kg par baril 3 kg par baril alors qu'une usine normale de gaz naturel c'est 35 kg par baril d'accord et donc 10 fois moins oui je considère qu'il contribue vraiment à la transition et que la totale énergie aide l'ensemble de l'industrie pétrolère on est pionnier parce qu'on a décidé de totalement électrifier l'usine g électrifié au lieu d'utiliser le gaz pour faire fonctionner les les les trains de compression et de de liqufaction du gaz et ce en plus cette électricité sera d'origine renouvelable en accord avec les autorités Ranis donc c'est pour ça que je dis oui on peut combiner les deux et donc c'est bien la stratégie et 3 kg par baril je pense que c'est le record de très loin et avec ça si on faisait tout à 3 kg par baril la transition s'accélérait donc donc de ce point de vue là le projet aoman est un très bel exemple dont dont nous sommes don effectivement je suis fier et heureux de pouvoir l'investir dedans la deè question la réponse est oui on peut on peut moi j'ai matime c'est vouloir ses pouvoirs on peut mais à condition d'être réaliste de sortir des dogmes et de regarder ensemble comment on fait pour avancer concrètement et c'est ce que je veux faire avec Total énergie c'est ce que nous faisons total énergie a une trajectoire et en 2 50 dans ce rapport nous partageons notre vision est une entreprise qui avec une accélération effectivement que nous engageons dans cette décennie une entreprise qui devrait produire seulement à cet horizon là 20 25 % d'hydrocarbur plutôt du gaz que du pétrole plus de 50 % d'électricité et 25 % d'autres molécules fou synthétique carburant aérien durable biogas et cetera c'est ça la vision qu'on porte après il faut que tout le monde s'engage et qu'on trouve le chemin pragmatique pour engager les consommateurs les citoyens dans la trajectoire c'est ça le défi que nous avons monsieur bu merci monsieur le Président Monsieur le Président Directeur Général je voudrais vous remercier pour la clarté de vos propos j'avais une question mais vous y avez déjà répondu à travers la réponse que vous avez apporté à mon collègue Barros sur la départ éventuel de la Bourse de Paris donc j'y reviendrai pas j'aurai une simple question en reprenant la conclusion de mon collègue folio euh à laquelle vous n'avez pas répondu pourriez-vous envisager une aide aux fabricants de panneaux solaires éventuellement et sous quelle forme B il se trouve qu'on a été nous fabriquant de panneaux solaires dans une entreprise s'appelle Sun power donc on a vécu le cycle d'investir dans des Gines de panneaux solaires en Europe et de voir toutes les fermé je l'ai vécu et vous savez pourquoi je les ai fermé parce que en 2016 ou 2017 l'Europe a décidé d'enlever toutes les barrières qu'il y avait sur les Bau les panneaux chinois je suis allé à Bruxelles je suis allé voir le ministre de l'économie pour lui dire si vous levez ces barrières douinières nous devrons fermer ces usines que nous avions à Toulouse et à Carlin comme tous mes collègues et à la fin le choix a été fait le quel quel choix a été fait par l'Europe on nous a dit on laissera les bar panneaux chinois rentrer vous fermerez vos vines parce que le choix que nous faisons c'est que le coût de l'énergie solaire soit la plus basse possible et nous ne savons pas fabriquer en Europe des panneaux aussi peu chers que les panneaux chinois ça c'est un choix politique c'est le choix qui a été fait en 201 17 j'ai été amené malheureusement à fermer des usines après les avoir installé je pas recommencé donc la réponse à votre question et non je préfère investir oui j'investis dans des fermes solaires et si les réglementations françaises font que on nous demande d'utiliser 30 % de panneaux français c'est ce qui se passe aux États-Unis aujourd'hui aux États-Unis il a un système fiscal si j'utilise des panneaux américains j'ai un avantage fiscal qui fait 10 à 20 % par rapport à des panneaux chinois voilà donc il faut nous inciter à le faire faut mettre un cadre si on nous dit c'est la libre concurrence et l'objectif c'est de faire les panneaux enfin l'énergie solaire la moins chère possible en prenant des panneaux chinois nous prendrons des panneaux chinois il se trouve que par ailleurs nous maintenant on prend aussi des panneaux indien parce qu'on a décidé qu'il fallait diversifier diversifier la les sources et pas ne se retrouver que totalement dépendant de panneaux chinois parce qu'on a vu à moment les prix monter voilà voilà un peu l'histoire et et malheureusement j'étais assez sur pris de voir des industriels se relancer dans ces panneaux solaires il y a 2 3 ans chaque fois qu'ils m'ont interrogé je leur ai fait part de notre expérience j'ai peur que l'Histoire ne se répète aujourd'hui madame carerg merci beaucoup de deux petites questions vous avez dit la première partie de votre propos en réponse aux questions de Ros carouzi que il fallait pas que soient les autorités européennes qui choisissent les les futurs énergies qui fallit faire confiance au privés et cetera mais contenu de euh du paysage d'incertitude dans lequel on vit euh qui doit payer le coût de la recherche le coût du tâonnement je prend le le transport routier le transport maritime euh les aéroports et les Airbus enfin qui les compagnies aériennes qui doit qui doit payer est-ce que c'est l'utilisateur final est-ce que ce tonnement là qui qui qui s'ajoute en fait au fait que la transition elle est déjà difficile et chère qui doit qu quelle serait la la bonne répartition optimale du point de vue de la décision publique des des financements ensuite dans une autre réponse à Roger carouci vous avez quand même écarté on a compris les conditions vous préférez les contrats à long terme avec DF des contrats d'achat que l'investissement dans le nucléaire euh je comprends que la question de porter les responsabilités du risque nucléaire je comprends cet argument un peu moins celui des compétences mais dans ces conditions là est-ce que le gaz que vous présentez comme une énergie de transition avec un objectif de Total énergie qui est de devenir un fabricant d'électricité est-ce que cette transition si vous refusez le nucléaire est-ce qu'elle va pas être un peu longue non parce faut se tromper hein dans notre schéma c'est 70 80 % de renouvelable et 20 25 25 % de gaz mais encore une fois ce n'est jamais que le modèle allemand parce que le gaz de la centrale à gaz il sera pas nécessairement gaz naturel et allementand il peut devenir du biométhane il peut devenir de l'hydrogène donc faut pas voir ça comme nécessairement que du gaz naturel d'ailleurs objectivement aujourd'hui on va construire des nouveaux réacteurs en France mais il va falloir du temps pour les construire on peut avoir des soucis dans l'intervalle de disponibilité on aurait quelques centrales à gaz ça ferait pas de mal si je puis me permettre enfin moi je serai en charge de la politique d'énergie je pense que je mettrai quelques centrales de gaz en plus dans le pays pour assurer la sécurité du système ça c'est un débat qui est qui est sans doute un peu tabou première question elle est compliquée à la fin il faut pas rêver hein c'est le consommateur qui paye dans toutes ces affaires là dans l'économie de marché alors après la question est à quel rythme faisons-nous Parcher et quelle est la part de recherche et développement qu' porte qu'on soutient mais elle va peut-être impacter on va peut-être pas la refacturer toute entière au consommateur mais c'est quand même l'idée de base alors après c'est un débat entre pouvoir public mais même si les pouvoirs publics interviennent c'est les pouvoirs public interviennent par l'impôt l'impôt c'est quelque part le consommateur c'est pas le même consommateur c'est le le payeur d'impôt au lieu d'être le consommateur d'énergie mais quelque part c'est quand même à la fin le le consommateur final d'une façon ou autre qui va payer donc là-dessus ce qu'il faut éviter c'est les tâonnements et vous avez raison c'est compliqué la transition c'est compliqué par exemple autant nous on a des idées très claires sur l'aérien parce que carérien aérien durable on on voit quelle est la trajectoire d'abord on fait du biocarburant et cetera les bateaux c'est très compliqué moi quand on me parle aujourd'hui de faire de l'ammoniaque ou je fais rien et je l'ai dit d'ailleurs et je suis intervenu à lae au dernier congrès en disant s'il y a pas un standard défini rapidement je sais pas si c'est de l'ammoniaque ou si c'est du méthanol mais on va pas investir dans plusieurs infrastructures de méthanol d'ammoniaque dans tous les port du monde pour arriver à transiter donc il va falloir quelqu'un qu'on arrive alors comment on y converge bah il faut les les les professionnels du maritime et énergéticien se arrivent à se mettre autour d'une table on s'échange les prix ça quand la grande difficulté je pourux dire dans ces débats c'est le c'est le coût de tout ça c'est que ce que rêve le transporteur maritime c'est avoir du méthanol vert du méthanol décarboné au cout du fi lourd il l'aura jamais il l'aura pas et donc la vraie difficulté c'est comment on arrive à mettre d'accord profondément des secteurs qui sont doent être ensemble en acceptant ça va coûter plus cher et trouver après l'équation qui va rendre tout cela possible mais les poids lourds moi je pense que les poids lourds aujourd'hui on est dans les deux voies on a décidé d'investir les car liquide dans un réseau européen de de station de poids lourd hydrogène je suis pas sûr qu'on est totalement raison donc on va déployer moi je pense que l'électrique va l'emporter parce que les progrès à cause du véhicule léger les progrès que nous faisons dans les batteries sont massifs vont très vite et puis il faut savoir qu'en fait 80 % des poids lourds en Europe ils font moins de 500 km par jour donc une fois que vous avez dit ça se dire qu'ils vont être électrifiés ça paraît presque évident et par ailleurs les lois sociales européennes font que même si vous fait Varsovie Lisbonne en camion poids lourd vous vous arrêtez toutes les 2 heures donc vous pouvez imaginer recharger donc aujourd'hui on avance d'un côté on a décidé de voir un peu ce qui se passerait parce qu'il peut y avoir quand même sur l'hydrogène des flottes de bus dans des communes enfin des des flotes Captiv les poids lourds à longue distance moi si j'ai un Paris à faire aujourd'hui je pense qu'ils seront ils seront plus électri hydrogène mais je peux me tromper donc encore une fois là-dessus mais on va on travaille des deux côtés plus fortement côté bande de recharge hyper rapide enfin pour poids lourd que mais on a aussi une givv avec car liquide de l'autre côté qui pourrait se réorienter sur des flottes captives notamment dans des ports monsieur Roiron oui monsieur le Président Directeur Général j'ai quelques minutes de plus comme il n'y a plus la télévision donc on peut prendre plus de temps 2 minutes donc parce que l'engagement pris auprès du président pour all très clair je plaisanté vous avez évoqué monsieur le Président que Total énergie était un atout pour la France je pense qu'on peut le penser globalement comment expliquez-vous vous qui avez fait Polytechnique qu'il y a quelques années sur le plateau de sclé On s'est opposé à ce que que Total ennergie Vienne investir vous avez évoqué le fait qu'il y avait 600 étudiants mais vous savez en disant cela vous avez reconnu que quelque part peut-être à tort ou peut-être à raison euh des étudiants ou des personnes pas forcément des ayatollah de de l'écologie comme on pourrait dire avait notamment manifesté l'an dernier lors de l'assemblée générale de la salle à la salle playel je crois que c'est une un aspect quand même qu'il faut ça veut dire la question c'est pourquoi votre entreprise que vous nous indiquez avoir fait des efforts qui veut le faire dans le temps n'a pas l'image que vous voulez lui donner donc ça c'est c'est une question qui à mon avis est fondamentale pour vous et pour l'avenir de l'entreprise ça c'est une question et puis deuxième toute petite question pourquoi dès maintenant dans un territoire qui on le sait aura beaucoup besoin d'énergie dans les années qui viennent c'est l'Afrique vous n'investissez pas dès maintenant très fortement sur l'aspect solaire s'il y a bien un un continent qui peut avoir avec des grands espaces vous l'avez évoqué évidemment en Europe et je pense que il est important qu'il puisse y avoir un aspect juridique et tout le monde le sait sur des recours et autres même si on peut entendre et qu'on peut comprendre quelquefois que cela puisse raccourcir rallonger plutôt les délais il me semble que sur l'Afrique il y aurait quelque chose où vous pourriez notamment porter cette parole sur l'énergie renouvelable et notamment l'énergie solaire bienés l'image de l'entreprise bon d'abord ce qui nous est arrivé à Polytechnique n'est pas arrivé qu'à total Energie est arrivé à une are très grande entreprise qui s'appelle LVMH et le fondamental caché derrière n'était pas même si un d'ONG ont essayé de s'emparer du sujet la vraie raison de fond qui a fait de l'opposition c'est un sujet public privé c'est un sujet à mon avis d'ailleurs plus grave que simplement la transition énergétique c'est que vous aviez un certain nombre et moi je respecte dans une démocratie on respecte la vie de tout le monde moi je dis pas qu'on a raison bien sûr qu'il y a le droit de penser différemment il se trouve que en l'occurrence il y avait un certain nombre de de parties prenantes de l'École polytechnique qui continuent à penser que ce qui est pur c'est le public et ce qui est impur c'est le privé et que la cohabitation des deux est dangereuse pour les futurs cerveaux de la nation c'est un peu inquiétant parce que moi mon modèle à moi c'est plutôt même si j'étais élève de cette école donc j'en suis très fier et d'ailleurs je suis sans doute venu en partie ce que je suis aujourd'hui grâce à cette école donc je vais pas la renier mais moi j'avais un autre modèle en fait vous savez quand on a créé sa clé on avait tous en tête on a le mit en tête on a une cohabitation publique privée la fertilisation croisée et le but c'est pas d'aller pervertir les esprits des politchens d'ailleurs je pense on m'aurait dit ça j'aurais été assez vexé quand j'étais élève dans cette école parce que je pensais justement que mon éducation et me permettait d'avoir moi-même mon libre arbitre par rapport à à l'envahisseur total énergie donc en fait il y a un débat public privé qui s'est nous doublé du sujet transition mais en fait une are entreprise grande entreprise française en a subi les mêmes défaut bon c'est un choix aujourd'hui mes équipes de recherche elles sont à sa clé ailleurs pas l'école politique c'est pas très grave nous on voulait les implanter dans cet écosystème elles y sont elles travaillent sans faire de bruit et pour le et notamment sur la transition énergétique alors pourquoi l'Afrique l'Afrique c'est un vrai sujet compliqué c'est un problème de de parti enfin de de contrepartie financière il y a personne en Afrique l'électricité n'est pas ceUc structuré vous avez un problème de garantie de paiement donc quand vous voulez développer les centralesires en Afrique vous voulez être payé quand même et alors vous faites quoi vous allez frapper à la porte d'un état de l'état du Nigéria ou de l'état de et qui à qui vous demandez des garanties il a pas capacité à donner les garanties parce que parilleurs la Banque mondiale et cetera lui dit qu'il faut pas qu'il les donne nous on a réussi à monter les systèmes plus risqués dans les pays pétroliers où on leur dit on prend le risque de construire la centrale solaire on l'a fait en Irak d'ailleurs on est en train de le faire on faire en Angola on va le faire en Mozambique et en fait si vous on ne reçoit pas l'argent l'électricité on prendra une partie du pétrole une partie du carb on va se payer on prend le risque qu'entre guillemets mais on sait qu'on a des monnaies d'échange mais un développeur renouvelable classique ne l'a pas et en fait c'est pour ça que dans beaucoup d'instances moi je pense que une des réformes qu'il faut faire urgemment des instances financières internationales c'est simplement donner des moyens de garantie parce que la garantie ça veut pas dire qu'on sera pas payé c'est simplement quand vous êtes un développeur vous voulez quand même quelque part vous savez que vous faites face à un système électrique où tout le monde paye pas son électricité donc il s'est pas financé or aujourd'hui Banque mondiale et autres institutions se comportent comme des banques commerciales et donc elles apportent pas les solutions elles vous compliquent la vie en fait donc voilà ce qui se passe concrètement une des réformesmergentes c'est simplement donner créer quelque part un véhicule financier international qui simplement apporterait des garanties notamment dans ces pays-là et on progresserait très vite si on avait cet outillà euh c'est il y a les missions je sais que la représentante française à l'OCD a une mission sur ce compte voilà un peu le le sujet sur lequel voilà ce qui coince aujourd'hui on a bien envie d'y allerin c'est juste que donc on y va mais doucement au fur à mesure des projets et nous-même cherchant à trouver des garanties entre guillemets entre nos c'est un des avantages de business model c'est qu'on est dans ces paysl on essaie de faire les deux parce que j'ai bien envie quelque part c'est en Afrique c'est très frustrant on est exportateur de leur énergie on aimerait bien que les Africains a aussi de l'énergie et donc leur apporter et de ce point de vue les énergiesbles nous permettent d'investir dans les pays en question très bien monsieur le Président il me revient de vous remercier pour ces 2 heur et/art de réunion de la commission d'enquête merci même s'il y a des divergences merci de votre engagement merci d'abord de cette maîtrise absolue des dossiers et de votre compétence nous nous retrouvons quant à nous jeudi prochain à 10h30 merci infiniment monsieur le Président merci monsieur le Président j'espère encore une fois que la convention nous aidera à régler une partie de de cet écart d'image mais Don nous dont je suis bien conscient et on fait pas toujours tout bien mais merci à vous pour votre écoute merci à vous
Yannick Jadot