Intervention de Selma Labib, conductrice de bus et porte-parole, au meeting de la liste de Grenoble
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- 2:30Selma LabibFait
« C'est eux les premiers responsables de cette situation. C'est eux qui mettent en ce moment même à feu et à sang le Moyen-Orient une fois de plus, j'ai envie de dire. »
- 3:30Selma LabibFait
« parce que si une guerre a éclaté là au Moyen-Orient, si l'Iran, il est bombardé aujourd'hui, bah c'est parce que les négociations entre Trump et l'Iran, elles étaient pas satisfaisantes pour Trump. »
- 4:00Selma LabibChiffre
« par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial. »
- 5:00Selma LabibFait
« Macron, il nous dit "Normal que c'est l'Iran qui est responsable. Normal, il nous dit qu'il propose ses services alors que personne mais personne lui a rien demandé." »
- 6:00Selma LabibFait
« il a dit, je cite, "Pour être libre donc il faut être craint et pour être craint, il faut être puissant." »
- 7:00Selma LabibChiffre
« En Ukraine, on en est à 15000 morts et 40000 blessés selon les chiffres de l'ONU. »
- 10:00Selma LabibFait
« Le 24 novembre dernier, Poutine il a en fait abaissé l'âge de la responsabilité pénale de 16 à 14 ans. »
- 10:30Selma LabibChiffre
« c'est 159 adoss qui ont été poursuivis pour trahison depuis le début de la guerre. »
- 11:00Selma LabibFait
« Arsénite turbin, il a pas trahi ses idées antimilitaristes et contre la guerre. Et de ces idées-là, nous on en est 100 % solidaire. »
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Bon, c'est quoi alors l'internationalisme ? C'est quoi cette idée qu'on entend de Marx notamment prolétaire de tous les pays ? Unissez-vous ?
Mais l'internationalisme déjà, c'est la solidarité entre les peuples. C'est aussi le refus de se ranger derrière nos bourgeoisies nationales. C'est le refus de défendre les intérêts d'une nation quelle qu'elle soit pour défendre les intérêts de notre classe.
Mais l'internationalisme en fait, c'est aussi et en fait c'est vraiment important pour comprendre la situation mondiale mais aussi ici en France, c'est aussi une boussole et une méthode de compréhension du monde. Évidemment, je vais commencer par parler de ce qui se passe au Moyen-Orient en commençant par ce qui est primordial, c'est-à-dire dénoncer les sales guerres impérialistes de Trump et de Netaniaahou. C'est eux les premiers responsables de cette situation.
C'est eux qui mettent en ce moment même à feu et à sang le Moyen-Orient une fois de plus, j'ai envie de dire. Alors, dénoncer leur sal guerre impérialiste bien sûr exprime aussi toute notre solidarité à tous les peuples du Moyen-Orient, le peuple iranien bien sûr qui hier mourait par centaines de milliers sous les coûts de la répression du régime des Molas et qui aujourd'hui meurt sous les bombes. Mais aussi le peuple palestinien qui su bien génocide organisé par les mêmes chiens de guerre en fait, le peuple libanais aussi qui est victime de cette nouvelle guerre.
Donc pour nous, c'est clair, aucun peuple ne gagne jamais les guerres que les grandes puissances elles se mènent entre elles. Aucun peuple n'est jamais non plus libéré par ces guerres. Parce que si une guerre a éclaté là au Moyen-Orient, si l'Iran, il est bombardé aujourd'hui, bah c'est parce que les négociations entre Trump et l'Iran, elles étaient pas satisfaisantes pour Trump.
C'est aussi parce que les États-Unis en fait, ils veulent continuer à garder une distance hein face à la progression économique et militaire de la Chine et que l'Iran, c'est le principal fournisseur de pétrole de la Chine. C'est aussi parce que l'Iran, il contrôle le D3 d'Ormous qui est quand même un des passages stratégiques les plus importants du Moyen-Orient par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial. C'est aussi parce que l'Iran, c'est l'adversaire le plus puissant de Netaniau dans les régions et qu'il est allié au Hamas en Palestine et au Esbola au Liban et qu'il est donc un obstacle majeur dans le projet sioniste et colonial de l'État d'Israël.
Mais c'est aussi parce que en Iran, les travailleurs et la jeunesse, le peuple en fait, il s'est soulevé à plusieurs reprises et en fait depuis plusieurs années, malgré la répression, malgré les morts contre une dictature religieuse ultra répressive, répressive contre les travailleurs, contre les femmes, contre la jeunesse mobilisée dans les universités et en fait juste avant les bombardements et depuis mi-février, les manifestations, elles avaient repris même pas un mois après les terribles massacres. Ça c'est un affaiblissement du régime et de cet affaiblissement du régime, Trump il en a fait une opportunité. Le règne par la terreur, les menaces et la mise en œuvre même de ces menaces quand c'est nécessaire au profit des patrons.
C'est pas la méthode de Trump, c'est la caractéristique d'un durcissement politique mondial dont Trump est le produit. Mais faut qu'on se mette quand même une chose dans la tête qui est importante, c'est que dans cette situation là, les ennemis de nos ennemis, c'est pas nos amis. et les travailleurs, ils peuvent compter que sur leur propre force.
Quand les Iraniens, ils sont montés à l'assaut du régime en janvier, Trump, il a pas eu un seul mot évidemment pour dénoncer la répression qui a fait jusqu'à 30000 morts. Et le seul changement de régime qui va et ce qu'on dit nous, c'est que c'est une révolution sociale. Des femmes, des travailleurs, des jeunes dirant qu'il s'adresse à tous les peuples du monde et ça précisément Trump il le combat et ça c'est son point commun avec les motas.
Alors, c'est pour ça qu'on dit deux choses. D'abord, on dit à l'agression impérialiste. Et c'est notre tâche ici he de montrer que cette agression, elle se fait pas en notre nom, même si on est peu nombreux.
C'est capital en fait de manifester, de se rassembler, de protester et c'est capital parce que c'est un moyen de s'adresser au peuple du Moyen-Orient en montrant que c'est pas le choc des civilisations comme ils disent, mais que c'est bien la lutte des classes qui compte. Et la deuxième chose et la deuxième chose qu'on dit c'est évidemment vivre les luttes des femmes, des ouvriers, des jeunes d'Iran pour faire tomber la dictature théocratique et capitaliste et tout le reste, toute leur justification. Trump comme le global peacemaker, le droit d'Israël à se défendre, les grandes démocraties contre les les méchantes dictatures, ça c'est c'est du violon, c'est des histoires pour nous endormir et en fait pour mieux nous faire passer la pilule.
Et franchement à ce jeu-là, plus c'est gros, plus ça passe. Macron, il nous dit "Normal que c'est l'Iran qui est responsable. Normal, il nous dit qu'il propose ses services alors que personne mais personne lui a rien demandé.
Macron, il permet même aux USA d'utiliser des bases militaires françaises. Mais en fait, qu'est-ce qu'elle fout au Moyen-Orient déjà ? La France, elle va protéger des pseudos journalistes droitard là comme Moscato dont on découvre que les mecs, ils étaient en vacances à Dubaï.
Bah non. Et même Sanchez, représentant de la bourgeoisie, bon social-démocrate mais représentant de la bourgeoisie quand même en Espagne qui accepte he d'avoir tranquillement des bases américaines sur son territoire, il accepte pas ça pour pas se laisser trop entraîner dans la guerre. Mais pour Macron et pour MER, ce qui est clair, c'est que c'est une opportunité en fait de remettre un coup d'accélérateur à leur propre politique de réarmement.
Alors d'abord c'était l'augmentation du budget militaire où il y conseillait à Macron de tailler encore plus dans le social pour renforcer sa politique de défense, mais là c'est encore pire. Là, il nous parle d'un renforcement nucléaire d'ampleur dont les soi-disants besoins de défense il font que Macron, sans aucun problème, il a déclaré qu'il donnerait plus les chiffres de son arsenal nucléaire. Et dans son discours sur le nucléaire, justement, il a vraiment annoncé la couleur he pour ceux qui ont pas vu, il a dit, je cite, "Pour être libre donc il faut être craint et pour être craint, il faut être puissant." Et ben, ce message pour nous, il est très clair.
La course à l'armement c'est pas une protection. Pour nous les travailleurs, c'est une déclaration de guerre en fait et c'est une une déclaration de guerre pour produire encore plus et pour accepter toutes les attaques sur nos vies, sur nos retraites, sur nos salaires, l'inflation, la répression, absolument tout. Mais on n'est pas impuissant face à la montée des guerres et du militarisme.
Et même si les internationalistes, les antimilitarismes, ils peuvent être minoritaire aujourd'hui, on peut se faire entendre et on peut entraîner nos collègues. En tout cas, c'est notre devoir, il y en a qui les font très bien. Leur devoir, c'est les lycéens allemands et on leur envoie un grand salut et en grand en soutien parce qu'aujourd'hui, ils étaient en grève et en manifestation dans toutes les villes du pays.
Ils étaient en grève pour dire non à la guerre. Nous on retour du service militaire du fric pour les lycées et pas pour l'armée. Et c'est à nous de dire aussi du fric pour l'hôpital et pas pour les rafal.
Alors tout le monde ici a vu les chiffres du rapport Oxfam sur l'augmentation des inégalités. De plus en plus de milliardaires dans le monde et de plus en plus riche et en face la pauvreté elle continue de s'étendre et de s'intensifier. Mais ça c'est ni le fruit du hasard, c'est pas juste une corrélation pour les amateurs de statistiques.
En fait, c'est exactement relié et ça a un nom. Ça s'appelle l'exploitation, hein. Une exploitation qui s'accentue par l'intensification du travail, par le gel des salaires quand les prises augmentent et que la productivité elle augmente et aussi par les licenciements.
Et cette politique, parce que c'est bien une politique dont on parle, elle est menée par le par nos patrons, c'est sûr, mais ils ont toujours l'État et les gouvernements à leur service pour leur garantir des conditions d'exploitation idéal à la bourgeoisie et les assister toujours à coup de subvention pour aggraper les conditions de vie des chômeurs pour mener en fait exactement les mêmes politiques dans les services publics pour fabriquer des lois et des politiques toujours plus racistes qui nous divisent. Bref, tout pour aggraver en fait nos conditions de travail et tout pour que les pressions du patron, elles puissent en fait peser le plus fort possible sur nous. Mais on compte pas rester ni de la chair à patron, ni de la chair à canon.
Parce que pour revenir à l'actualité des guerres en cours, il y a bien sûr encore et toujours la guerre à l'Europe en Europe de l'Est. On en est à 4 ans de guerre de la Russie en Ukraine et en 4 ans, il y a eu quand même plus de victimes militaires qu'aucune des grandes puissance n'a connu. En fait depuis la fin de la guerre froide, c'est près de 200 de 2 millions de victimes morts ou blessées.
C'est entre 500 et 600000 morts ou blessés parmi les troupes ukrainiennes. 1,2 parmi les troupes russes dont au moins 325000 blessés. Et c'est pas tout parce que en plus des travailleurs morts au front, ils font compter ce qu'ils appellent les civils.
Vous savez en fait, c'est les travailleurs et les travailleuses qui sont contraints à l'effort de guerre par l'exploitation intensive et la jeunesse aussi bien sûr. Et en Ukraine, on en est à 15000 morts et 40000 blessés selon les chiffres de l'ONU. Et pour ceux qui survivent à cette catastrophe guerrière, bah c'est en étant contraint de fuir ou de subir toutes les conséquences des destructions matériel, des logements sans électricité et sans chauffage aussi depuis que l'armée russe elle cible les infrastructures énergétiques du pays en plein hiver sous -10 à - 20°.
Alors, c'est ça les guerres, c'est ça les conséquences concrètes he réelles de ce qu'ils appellent leur sécurité et leur défense nationale. Mais qu'on soit très très clair, Macron, il en a évidemment rien à de la paix en Ukraine. Macron.
Ce qui l'intéresse comme tous les autres d'ailleurs de son espèce, c'est les marchés et les profits attirés de la reconstruction d'après-gerre et dès maintenant des marchés de l'armement que la fierté les fiertés capitalistes françaises se taillent he les fabricants d'engin de mort à d'assaut les exploiteurs de la classe ouvrière. La guerre, c'est les morts, c'est les blessés, c'est les infrastructures détruites, mais c'est aussi le maintien de l'ordre absolu en fait dans les pays en guerre par une propagande nationaliste et guerrière et aussi par la répression quand ça suffit plus. Et en Russie, c'est la jeunesse en ce moment qui est en première ligne de cette répression.
Le 24 novembre dernier, Poutine il a en fait abaissé l'âge de la responsabilité pénale de 16 à 14 ans. Et selon les chiffres officiels du ministère de l'intérieur russe, c'est 159 adoss qui ont été poursuivis pour trahison depuis le début de la guerre. Et il y en a un d'entre eux qui s'appelle Arséniturbain et qui a 14 ans a été condamné à 50 prisons pour des vidéos antirrémelin et anti-guerre sur les réseaux sociaux.
Alors ce qui est sûr c'est qu'Arsénite turbin, il a pas trahi ses idées antimilitaristes et contre la guerre. Et de ces idées-là, nous on en est 100 % solidaire. Et euh aujourd'hui ici en France, le gouvernement et le patronat, ils attendent pas que la guerre, elle soit imminemment à nos portes pour s'y préparer.
Et pour nous y préparer, nous la préférée de Macron quand même, c'est "Nous sommes en guerre he ! Il la sort depuis 2020 mais la vérité c'est que c'est Macron et les patrons qui nous font la guerre à nous. La guerre sociale est décuplée par des menaces de guerre militaire qu'ils entretiennent eux-mêmes avec leur politique de pillage pyomane.
Et de notre point de vue de travailleur, la seule guerre qui mérite d'être menée parce qu'effectivement on est en guerre mais c'est une guerre de classe contre le patronat. Alors nos ennemis de classe, nos ennemis de classe, on doit les combattre dans notre propre pays. Et Macron, il est en fait déjà responsable de guerre.
Il est responsable entre autres par son soutien au génocide de des Palestiniens menés par Netaniaou à Gaza et en 6 Jordanie. Il est responsable en envoyant des armes, mais il est responsable aussi par la politique qui mène ici. Il est responsable quand les manifestations en solidarité aux Palestiniens elles sont interdites ou réprimé et qu'un groupe sioniste soutient du génocide d'A Gaza et de l'agression contre l'Iran comme nous vivrons et de son altère égo d'extrême droite bien sûr comme Némésis sont escorté dans les manifestations du 8 mars pendant que les militantes féministes elles elles se font matraquer et c'est Macron et son gouvernement les racistes parce que c'est eux qui rangent tous les juifs derrière Netaniaou et sa politique en l'associant à de l'antisémitisme en associant l'antisémitisme.
L'antisionisme a de l'antisémitisme. Donc c'est Macron et son gouvernement qui sont racistes aussi quand ils choisissent quelle mort ils décident de placer en martyre et lesquels ils choisissent d'ignorer. Qui a pleuré les 70000 morts palestiniens ?
Qui pleure quand la police tue ? Qui quand elle diara, un travailleur noir d'un foyer de travailleurs immigré de Paris trouve la mort dans le commissariat d'un arrondissement en janvier dernier ? Mais c'est certainement pas le gouvernement ni tous ces comparses réactionnaires.
Mais en fait on nen veut pas de leur larmes parce qu'on a les nôtres et surtout on a notre colère contre ces politiques racistes et cette colère, ils nous empêcheront pas de l'exprimer et il faut qu'on l'exprime jusque dans les entreprises parce que le racisme c'est pas que l'arme de l'extrême droite, c'est pas que l'arme de la police ou du gouvernement en fait c'est celle de tous les patrons dans la lutte des classes. Et on le dit et on l'assume politiquement. On l'assume politiquement. les politiques racistes, elles sont pas inexistantes à gauche non plus.
Et des travailleurs comme Bruno et Ibrahima qui sont suspendus et menacés de licenciement pour avoir affiché le racisme de leur chef, bah c'est à la mairie de Paris socialiste que ça se passe. Et Majdouine qui est radié de la fonction publique puré intégrée mais dont l'acharnement de sa direction, elle s'arrote pas pour avoir porté un calot sur sa tête. C'est à la PHP, les hôpitaux de Paris euh que ça se passe et des flics qui débarquent jusque dans un service pour contrôler les papiers d'une aide soignante, bah c'est aussi aux hôpitaux de Paris que ça se passe.
Et alors euh une note qui fait la chasse aux bouteilles d'eau et euh euh aux bouteilles d'eau dans les toilettes et qui pointe du doigt les salariés prestataires du nettoyage. Ça c'est dans ma boîte à la RATP que ça se passe. Alors que ce soit public ou privé, c'est la même offensive raciste à laquelle on fait face.
Et pour y répondre, en fait, il y a qu'une chose une seule chose à faire. Il suffit de regarder de l'autre côté de l'Atlantique et de prendre exemple pas sur Trump évidemment, mais prendre exemple sur notre classe en fait à Minnéapolis qui ont attendu après aucune promesse et qui se sont organisés par eux-mêmes. D'abord pour répondre à l'urgence he et qui sont protégés contre les rafles de l'ICE, la police de l'immigration de Trump, mais aussi et surtout qui se sont mobilisés en apportant une réponse politique, celle d'une grève générale et qui ont manifesté massivement à 70000 sous moins 20°gr.
Mais ça c'est une leçon, c'est une leçon de solidarité et en fait plus que ça, c'est une leçon d'unité de notre classe comme réponse contre les divisions racistes qui nous affaiblissent tous et toutes en ciblant une partie de notre classe. Et la seule réponse, elle est là. Alors vive les travailleurs et les travailleuses de Minnéapolis parce qu'ils ont repris le chemin de la lutte et ils ont fait dégager une partie des chiens de garde de Trump.
Et alors bon pour conclure, j'imagine qu'il y a peut-être une partie de profs dans la salle et je voudrais leur dire un petit mot parce que je pense que l'une des pires conneries qu'on apprend à l'école aux enfants de Prolo, bien sûr en priorité, c'est quand on nous dit qu'il faut pas se faire justice par soi-même. Et en fait, c'est ce qu'on nous répète après partout. Il faut s'en remettre aux instances du dialogue social et aux représentants du personnel quand on a un problème au taf.
Il faut s'en remettre aux institutions quand on a un problème dans nos vies. Et en fait, c'est ça les élections. C'est le grand moment où on te fait croire que tu as le droit enfin de décider et de choisir quelle politique va réellement être menée.
Mais franchement, si c'était vraiment ça, est-ce que à chaque élection, on aurait le sentiment de devoir choisir pour le moins pire ? Est-ce que vous en avez croisé beaucoup vous des travailleurs et des travailleuses, des jeunes des milieux des milieux populaires qui ont voté en étant fier de voter ? Parce qu'à chaque fois qu'une majorité elle s'est dégagé pour des politiques de gauche par exemple, à chaque fois la gauche de gouvernement, elle a mené des politiques pro patronales dignes de la droite.
Alors non, les élections elles changent rien parce que le vrai pouvoir en fait il est où ? Bah, il est dans les conseils d'administration des grands groupes capitalistes. Et ces gens, ils sont élus mais par des actionnaires, pas par des citoyens. et tous ceux qui à gauche voudraient faire croire le contraire pour gratter des voix ou des places un peu bien au chaud pour leur carrière de politiciens professionnels.
Mais ceux-là, ils sont responsables du dégoût que la politique elle inspire à tous les travailleurs et les travailleuses. Et c'est un dégoût bien compréhensible mais c'est ce dégoût là qui fait le carburant de l'extrême droite. Alors, je crois qu'avec tout ce qu'on s'est dit, j'ai pas besoin de vous dire que si le NPA révolutionnaire se présente et participe aux élections, c'est pas pour changer nos vies, mais en fait, c'est pour pouvoir donner la possibilité d'un vote par conviction et un vote en fait de classe.
Parce que si on se présente aux élections, c'est aussi pour attraper ceux pour qui on vote jamais. Vous savez, c'est toujours eux qui décident, mais c'est jamais eux pour qui on vote. C'est les patrons.
Eux, ils ont le droit de licencier. Ils ont le droit de te proposer 0,08 % d'augmentation de salaire comme dans ma boîte à la RATP. Ils ont le droit de te harceler, ils ont le droit de t'humilier, ils ont le droit de t'imposer des conditions de travail parce que tu es pas content mais quand même tu l'as signé là ton contrat de soumission à ton patron, c'est que tu le voulais bien.
Mais eux c'est jamais le sujet des élections, ni des municipales, ni des législatives, ni des européennes, mais même pas des présidentielles en fait. Et ben nous, la garde de classe qui nous mène a la nécessité d'y répondre par nous-même et collectivement en tant que travailleur et travailleuse pour imposer ce dont on a besoin pour vivre et pas survivre. On veut et on va le mettre à l'ordre du jour de toutes les élections où on se présentera.
Et comme les élections ça suffit pas, et ben on milite toute l'année pour nos luttes et nos idées communistes révolutionnaires parce que l'exploitation, parce que les oppressions, les inégalités, elles sont constamment dans nos vies et c'est au quotidien qu'on doit les combattre. Et c'est pour ça, oui, qu'on vous invite à nous rejoindre parce que ce qui nous rend fort au quotidien, bah c'est quand on s'organise et qu'on se fait bel et bien justice par nous-mêmes collectivement et par nos luttes. au nom de Jésus du monde est là on n pas au nom de Jésus au du combat les société on Ah.