Carburants : aides au compte-gouttes, blocage des prix refusé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:11OuverteRéponse directe
L'aide sur le carburant s'arrête pour les transporteurs routiers ?
- 3:32RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne pas verser l'aide automatiquement à tous les bénéficiaires ?
- 5:42FerméeRéponse directe
L'État s'enrichit-il sur les taxes des carburants qui flambent ?
- 7:55OuverteRéponse directe
Le surplus de TVA est-il observable et le mécanisme est-il cohérent ?
- 8:38OuverteRéponse directe
Les marges des raffineurs expliquent-elles la hausse des prix ?
- 10:03RelanceRéponse partielle
Pourquoi le gouvernement s'entête sur des mesures ciblées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« Dès le début de la crise, l'État a apporté une réponse immédiate avec des mesures ciblées, des mesures adaptées, des mesures temporaires »
- 1:29Chiffre
« 20 centimes de baisse sur le prix de l'essence via une baisse des assises, c'est presque 10 milliards d'euros, 9,1 pour être précis »
- 4:58Chiffre
« 100 € maximum sur 3 mois »
- 7:11Promesse
« Ce principe que nous avons constaté lors de l'année 2026, à la demande du premier ministre, on va le sanctuariser pour l'année 2027 »
- 9:18Fait
« La première mesure à prendre, ça serait peut-être déjà que les prix arrêtent d'augmenter »
- 10:43Fait
« Le gouvernement est enfermé dans une forme de déni compte que la situation qu'on est en train de vivre, elle est juste intenable »
- 11:27Chiffre
« Le Japon, lui, n'a pas une goutte de pétrole et bloque pourtant les prix. Il paye la différence au raffineurs et au distributeur 6 milliards depuis le début de la crise »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Le prix du gazol a dépassé les 2,35 € le litre, l'essence les 2,15 € au-delà du pic de 2022. Face à ça, le gouvernement a choisi sa réponse et il l'a présenté comme une évidence. Reste à savoir si cette flambée est une fatalité ou si elle se gère. D'abord rappeler que c'est une situation que nous n'avons pas choisie. Elle s'impose à nous. Elle s'impose à nous toutes et nous tous. C'est la conséquence d'un conflit qui bloque des voies de passage stratégiques du commerce mondial par lesquels transitait une bonne partie du carburant, du gaz et du pétrole. Quelques minutes plus tard, le même
ministre décrit pourtant une méthode. Dès le début de la crise, l'État a apporté une réponse immédiate avec des mesures ciblées, des mesures adaptées, des mesures temporaires en gardant en ligne de mer de ligne de mire pardon la préservation de nos finances publiques. Cette stratégie, elle est inchangée. Nous allons amplifier, élargir, rester agile, mais nous restons convaincus que c'est en concentrant nos aides sur ceux qui ont le plus besoin, secteur ou concitoyen, que nous aurons un dispositif d'aide efficace et économe de nos deniers publics. Et quand on lui demande pourquoi la France ne baisse pas les taxes comme ses voisins, il insiste. Mais ce qu'il n'y aura pas, j'insiste là-dessus aussi, c'est une baisse de taxe généralisée
parce que j'entends bien qu'on nous la demande, je dirais à gauche et à droite. Je voudrais rappeler quand même 20 centimes de baisse sur le prix de l'essence via une baisse des assises, c'est presque 10 milliards d'euros, 9,1 pour être précis. Donc on est en train de chercher plus de 50 milliards d'euros pour l'année prochaine et certains nous disent "Bah allez en chercher 10 de plus, c'est pas grave." La réalité, c'est que ces 10 milliards, va bien falloir que ce soit quelqu'un qui les paye. Sauf que d'autres pays ont fait ce choix. Plusieurs pays européens, Espagne, Portugal, Italie, Belgique ont fait le choix inverse. Le dernier en date, l'Allemagne qui annonce 17 centimes en moins par litre dès le 1er octobre et jusqu'à la fin de l'année. Ce tri a un prix et il a un visage.
Alexis Morel de France Interre a posé la question. Vous n'avez pas cité sauf erreur les transporteurs routiers. Ça veut dire que l'aide en tout cas la ristourne sur le litre de carburant s'arrête pour eux. Je crois que vous aviez dit il y a quelques jours que c'était parce que il pouvait répercuter le coût du carburant sur les factures. Est-ce que vous confirmez ce que l'aide s'arrête pour eux ? Séverine Michot, patronne d'une entreprise familiale de 60 salariés, a réagi à chaud. Une vraie claque pour cette entreprise familiale où s'est rendu le correspondant d'Europain à Lyon, Jean-Luc Bougon. Nous sommes les grands absents des annonces. C'est un désaveux concernant la profession. Le gouvernement lui répond d'une seule phrase. Oui, la spécifique s'est arrêté pour la
raison que vous mentionnez, c'està-dire que dans les contrats, il y a ce qu'on appelle en pied de facture la possibilité de répercuter les hausses du prix du carburant sur sur la facture payée à à au clients, si je puis dire. Donc c'est une obligation pardon une obligation de répercuter cette hausse du prix du gazoile mais évidemment c'est pas dans les contrats c'est une obligation sur la facture. Donc effectivement ces ces aides don je reconnais qu'au début elles ont mis un peu de temps à être versé sont aujourd'hui plus nécessaires. Séverine Michot répond par ses comptes. On a déjà des marges qui sont extrêmement faibles, 1 et demi 2 % de marge. Donc là inutile de vous dire qu'avec ces augmentations de gazoile on gomme toute marge possible. Donc si on
répercute pas à minima cette hausse de gasoile, on a plus intérêt de sortir les véhicules des parcs. C'est pas possible. Il a des clients qui peuvent dire non moi je ne veux pas. Catherine Chaumon, dirigeante d'une entreprise d'autocar de tourisme prend le problème par un autre bout. Contrairement à ce que dit le gouvernement, on n pas de réindexation de tarif. On a des contrats qui sont signés à l'année. On a des écoles, des lycées qui privés ou ou qui font des sorties à titre privé, on peut pas les augmenter parce que sinon ils annulent parce qu'ils n'ont pas les moyens d'augmenter les les prix qu'ils ont demandé à leur à leurs enfants. À quelques centaines de mètres de là, à Jeuneviler, ce transporteur routier, lui possède 80 camions et achète chaque
semaine 6000 L de gasol, soit 17000 € de plus à débourser qu'avant la crise. Les routiers, les auto-écoles, les [musique] retraités. Le ciblage ne dit pas seulement qui reçoit, il dit qui doit se débrouiller. Reste l'aide phare présentée comme le geste fort du gouvernement. Concrètement pour ces bénéficiaires, cette aide représentera l'équivalent de 40 centimes par litre de carburant pour 3 mois en moyenne, soit une indemnité totale versée de 100 €. 100 € sur 3 mois. Ça devient un peu la la règle d'or pour déterminer si vous êtes parmi les privilégiés ou pas dans ce pays parce que traité c'est les mêmes choses. Bon et il est temps je rappelle que c'est
100 € maximum sur 3 mois. Euh n'importe quel grand rouleur dans ce pays qui contraint de prendre sa voiture, c'est que malheureusement aujourd'hui en trois en trois pleins. Donc vous avez largement. Pourquoi ne pas la verser automatiquement à tous ceux qui ont droit ? Non mais l'utom l'autonomisation est tout simplement pas possible parce que pour automiser, faudrait mesurer la consommation et les kilométrage parcourus par tous nos concitoyens. Donc je suis pas sûr que les Français seraient très heureux d'avoir une surveillance en temps réel de leur consommation qui leur dirait bah ça y est on a vérifié vous êtesouleur vous avez le droit une aide bon une surveillance des kilomètres jugé liberticide donc sauf que le dispositif
fonctionne déjà à la déclaration c'est le demandeur qui déclare ses trajets puisque l'État ne sait pas combien de kilomètres font les gens pour aller travailler et une association d'automobilistes a résumé la chose à sa manière seulement, qu'est-ce que vous répondez par exemple au délégué général de 40 millions d'automobilistes ? Cette association, il s'appelle Pierre Chaser et il dit une aide de presque rien pour presque personne payée par presque tout le monde. Un mépris terrible envoyé aux automobilistes pour ne pas dire un immense bras d'honneur. [musique] Voilà le compte goutte. On mesure ce qu'on donne, jamais ce qu'il faudrait. Et cette aide, il faut la financer dans un budget sous contrainte. Le ministre des comptes publics, David Amiel a voulu tordre le coup à une rumeur. L'État
s'enrichirait sur les taxes des carburants qui flambent. Et donc c'est mon premier message aujourd'hui. Il n'y a pas eu, il n'y a pas et il n'y aura pas de cagnotte. Les chiffres, il les publie lui-même tous les 10 jours. [musique] Il y a une baisse des excises liées au carburant de plus d'un milliard. 1ARD117 millions d'euros à date pour être précis. Il y a une augmentation de la TVA liée au carburant de 710 millions d'euros et donc l'écart entre les deux forment la perte de 407 millions d'euros au seul titre des recettes fiscales liées au carburant. Soit 407 millions de recettes en moins, l'État ne s'enrichit pas, il perd. Pour garantir que rien ne restera dans les caisses, le gouvernement promet une
règle d'or inscrite dans la loi. Pour tous ceux qui en douteraient, ce principe que nous avons constaté lors de l'année 2026, à la demande du premier ministre, on va le sanctuariser pour l'année 2027. Et donc dans le cadre du débat parlementaire, le gouvernement proposera un amendement qui prévoira que si jamais un jour il y avait un éventuel surplus, et ben évidemment l'ensemble serait immédiatement restitué aux Français sous la forme d'aide supplémentaire. Une économiste interrogée par public sénat Clara Léonard qualifie ce mécanisme d'incohérence. Le surplus de TVA est selon elle difficilement observable et l'exécutif surfe sur une mode des règles d'or pour donner une impression de rigueur. Pendant que ces
comptes se discutent, d'autres encaissent. Eric Cocrel cite le PDG de Total. Donc je rappelle qu'il a eu une phrase quand même pour expliquer les profits total. Il a dit Total a a capturé la hausse des prix. On peut pas mieux dire que Total utilise la et derrière la question de la hausse des prix pour ces bénéfices et le décret que la France insoumise propose d'appliquer a déjà servi. En 1990, le décret qu'on propose du code de commerce qu'on propose de mettre en application a été appliqué. Pierre Bergo premier ministre alors socialiste pendant la guerre du golfe de façon temporaire. Oui mais d'accord mais là il a même pas été tenté. Donc un ça a été tenté. Il y a pas eu de pénuriie pour pour une bonne raison qu'il y a pas de pénurie.
Donc la pénurie n'a rien d'une fatalité. Les marges des raffineurs L décollent depuis le début de l'année. Entendez bien, je parle même pas de l'extraction, leur marge de raffineur par 4 depuis le début de l'année qui explique c'est la marge des raffineurs qui explique depuis juillet la remontée quasiment du prix du carburant aux pompes. D'accord. Donc là, on voit bien que c'est même pas le problème de l'approvisionnement, c'est même pas tout ça. Bon et nous, on a tendance à penser que la première mesure à prendre, ça serait peut-être déjà que les prix arrêtent d'augmenter. Donc pleurons pas, ils ont fait 25 milliards de bénéfices, on peut peut-être penser que eux aussi doivent supporter une part de l'effort. Et là, le problème aujourd'hui, c'est qu'on a deux forces politiques, le
macronisme et le RN qui ne veulent pas en réalité toucher à total. C'est ça la la question. Ils ne veulent pas toucher à total et je pense que ça les caractérise. La France insoumise, elle porte une mesure générale. Un prix maximal légal de 1,70 € le litre à la pompe, le niveau d'avant-guerre obtenu en plafonnant par décret les marges des raffineurs plutôt qu'en subventionnant l'essence. Jean-Luc Mélenchon, lui vise le gouvernement et Total énergie et il le dit, ce qui est en cause c'est les marges. Aurélie Trouvé, elle annonce un blocage immédiat à 1,70 €. Manuel Bompard résume ce que ces rustines ont d'absurde. Ouais. En tout cas, je je ne comprends pas sinon comment le gouvernement peut
continuer à s'entêter sur des mesures qui concernent quelques centaines de milliers de personnes alors que l'ensemble de la population est impacté. quand le litre du carburant s'approche des 3 € mais tout le monde en mesure les conséquences dans sa vie quotidienne et en particulier celles et ceux qui vivent dans des territoires dans lequels il y a pas la possibilité de se déplacer en transport en commun et où la voiture est indispensable pour amener les enfants à l'école pour aller faire les courses pour aller au travail. Le gouvernement lui ironise le plafonnement des des des prix chez Total encore une fois il y a la France insoumise le propose de bloquer les les prix. Vous vous dites non, on on a du mal à comprendre pourquoi. Bah moi je veux bien qu'on impose de
bloquer les prix à quelqu'un qui les bloque déjà. Non mais à tout le monde. La France Inomise dit total mais alors allons au bout du raisonnement. Allons au bout du raisonnement 2 secondes. Euh bloquons les prix pour tout le monde. Manuel Bompard lui répond. J'ai l'impression que le gouvernement est enfermé dans une forme de déni compte que la situation qu'on est en train de vivre, elle est juste intenable et qu'il faut passer de mesures qui sont des mesures spécifiques et qui ont un très faible impact à des mesures globales. Le Japon, lui, n'a pas une goutte de pétrole et bloque pourtant les prix. Il paye la différence au raffineurs et au distributeur 6 milliards depuis le début de la crise et son essence est la moins chère des pays du G7 sans freiner
la consommation. Et peut-être qu'il y a peut-être qu'il y a un juste milieu parce que ce que disent les transporteurs aujourd'hui, c'est presque nous pousser à descendre dans la rue. C'est ce que dit la Fédération nationale des transporteurs routiers parce que le gouvernement a annoncé la fin des aides sur sur le carburant pour la profession. La porte-parole du gouvernement répond par la discussion et le calendrier. Il méritait pas d'être aidé. D'abord, on les a aidé pendant des mois et cette décision a fait suite à des discussions entre le ministre des transports Philippe Tabarot et le secteur concerné. Pourquoi est-ce que cette décision a été prise ? Elle a été prise parce que le secteur des transports a l'obligation de répercuter la hausse des prix du carburant.
Une décision prise avec le ministre des transports et une porte ouverte pour parler. pas pour payer. Et quand la colère monte, le gouvernement accuse. Merci madame la ministre. Euh on entend bien ici ou là dans cette période électorale euh certaines et certains qui veulent souffler sur les braises. Nous entendons les inquiétudes des Françaises et Français qui parfois d'ailleurs s'exprime sous la forme d'une colère et ces inquiétudes et et cette colère, elles sont euh sincères et nous devons y répondre et c'est ce que nous faisons aujourd'hui. Éric Cocrel répond au nom de la France insoumise. Oui oui, on soutiendra et j'ai l'impression que ça très franchement j'ai l'impression que ça monte. Euh on savait pas trop d'où ça venait au départ, mais moi je remarque queon en
commence à en parler dans les lycées. Euh donc voilà, les gens ont toutes les raisons d'être mécontents et de protester sur la situation et il y a pas de raison. En d'autant plus que on on soutiendra d'autant plus, c'est que vous savez qu'on veut appliquer un programme qui s'en prend quand même à des sacrés intérêts et on narrivera pas à l'appliquer s'il y a pas de mobilisation sociale. Voilà, les deux sont liés. Ce que cette crise montre, c'est un choix, celui d'aider au comptegoutte ceux qu'on ne peut pas ignorer et d'épargner les super profits et les marge des raffineurs. On vise les 500 abonnés avant la présidentielle. Ton abonnement compte.
Roland Lescure