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interviewSénat (sur YouTube)· 11 juin 2026 72 min

Audition de Matthieu Pigasse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On peut commencer du coup. Très bien. Mes chers collègues, madame la rapporteur, messieurs, le Sénat a décidé de la constitution d'une commission d'enquête dont l'objet de travailler sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes sociétés ou fondations de droits privés et les risques en matière d'influence, d'absence, de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie.

Le champ d'action de ces financières privés est large. Les sphères associatives, éducatives et culturelles semblent avoir leur faveur. Le travail de notre commission d'enquête consiste donc à analyser les règles encadrant les interventions des organismes, sociétés ou fondations de droits privés dans les politiques publiques précées et d'évaluer les risques en matière d'influence de cette non transparence financière.

Ce type de formation commission d'enquête entraîne un certain formalisme juridi ? Donc avant de vous donner la parole, je dois vous rappeler qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal. Je vous invite donc à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure et je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt.

Monsieur Mathieu Pigas, vous appuyez sur le micro s'il vous plaît. Voilà. Est-ce que ça fonctionne ? [grognement] Je le jure et je n'ai pas de lien d'intérêt ou de conflit avec la cause.

Merci monsieur Emmanuel H. Je et aucun lien d'ac. Très bien.

Monsieur Emmanuel Houger et signale aucun lien d'intérêt. Donc votre audition doit nous permettre d'aborder les questions sensibles. Des questions sensibles comme celles relatives à la frontière entre M Sénat d'intérêt général, droit à l'engagement politique privé et préservation du caractère démocratique du débat. mais aussi sur la manière de garantir la transparence des financements privés sans décourager les formes de messen qui contribuent au pluralisme, à la vie associative ou au débat public.

Il s'agit pour nous de comprendre l'ampleur des évolutions et mutations en cours, les stratégies déployées et d'imaginer des moyens de protection quand cela s'avère nécessaire sans pour autant bloquer le système. C'est important. Le maître mot de nos travaux, vous l'avez compris, et la transparence.

Messieurs, nous allons vous donner la parole pour une courte introduction. Je vous demande de ne pas dépasser donc ensemble les 10 minutes avant que les rapporteurs et les membres de la commission d'enquête vous pose des questions. Et avant cela, je laisse la parole à notre collègue rapporteur Colombe Brossell pour qu'elle vous présente les axes de travail de notre commission d'enquête.

Merci beaucoup madame la présidente. Bonjour à vous messieurs et merci d'être à nos côtés aujourd'hui mes chers collègues. Euh quand on a commencé les les travaux de cette commission d'enquête, on a choisi de prendre le temps de s'arrêter sur quelques champs de politique publique, l'éducation, la culture, le patrimoine, le soutien, la vie associative.

Euh et nous avions fait le choix, on on en avait euh on l'avait évoqué avec nos collègues de ne pas euh parler euh de médias parce que euh ça mériterait pour dire les choses rapidement une commission d'enquête en soi et que nous avions un temps contraint et donc la nécessité d'organiser nos travaux. Mais vous n'êtes pas qu'un acteur des médias, monsieur Pigas. vous êtes un acteur important dans le champ culturel et notamment dans le champ des festivals des des musiques actuelles.

Et si je reprends euh d'une déclaration euh je crois que c'était à quotidien, vous avez dit, je vous cite, mon objectif est de chercher à imposer les thèmes des idées à travers les médias avec un objectif gagner la bataille électorale. forcément au regard des travaux qui sont les nôtres et sur la transparence des financements et sur d'éventuelles stratégies d'influence des politiques publiques, ça nous a donné envie de vous entendre aujourd'hui étant entendu que notre sujet et vous l'aurez compris, y compris dans le questionnaire que nous vous avons fait parvenir, c'est vraiment d'arriver à tirer ce fil rouge sur la transparence des financements des politiques publiques. Très bien messieurs, vous avez la parole. [raclement de gorge] Seul monsieur Pigas intervient.

Ouais, je peux je vais Merci beaucoup euh et merci de votre de votre invitation à venir témoigner et échanger aujourd'hui. Je vais commencer par moi un très court propos introductif puis je laisserai Emmanuel Hog qui est le directeur général du groupe poursuivre et évidemment on répondra par définition à toutes les questions que vous pouvez avoir. Moi, je voudrais démarrer en disant qu'on est à la fois très heureux et étonné d'être là.

Euh très heureux parce que euh j'ai toujours dit que et nous avons toujours dit d'ailleurs que nous étions évidemment euh à la disposition de la représentation nationale, Assemblée nationale, Sénat, Commission diverses et commission d'enquête et que venir euh répondre devant vous est pour nous et pour moi une question de un devoir démocratique et une exigence démocratique. Je l'avais dit d'ailleurs lorsque monsieur Sterrain lui avait refusé à deux reprises de répondre à une convocation de l'Assemblée nationale et on est heureux d'ailleurs d'être là en personne aujourd'hui euh et pas en vidéoconférence parce que monsieur Sterrain par exemple fait de la il fait de la métapolitique c'est-à-dire du patriotisme en télétravail c'estition de monsieur Picass aujourd'hui. Oui oui oui.

Je dis, je suis heureux d'être là physiquement et de répondre à vos questions. Étonnez parce que vous l'avez dit d'ailleurs, on est le finalement le seul groupe de médias euh à être euh auditionné le seul. Vous n'avez pas auditionné et je crois que vous n'allez pas auditionner les actionnaires de Vivindi, les actionnaire du Figaro, les actionnaires de TF1, les actionnaires de BFM TV ou l'actionnaire de BFM TV, l'actionnaire de Libération.

On est en réalité le le seul groupe de médias à avoir été invité à vous répondre. Je le redis, on est très heureux d'être là. Monsieur Sherin, d'ailleurs lui, il était ça relève.

Alors, je je vous prie de excusez ça relève vraiment de de l'organisation, de la façon dont nous menons la commission d'enquête et donc ça relève de nos prérogatives et vous nous faites part de votre étonnement ce qui nous intéresse tous mais il faut qu'on aille assez vite à l'objet de de l'audition. Oui, vous vous me laissez libre de mon propos introductif, je pense. Donc, je fais je dis je vous dis, je suis à la fois très heureux d'être là et à la fois étonné parce que je le redis, euh nous sommes le seul groupe de médias à être auditionné.

Je dis ça parce que Combat Média, le groupe Combat d'ailleurs et Combat Média n'est pas un messen et n'a pas d'activité de messena. C'est un c'est un groupe de médias au service de la culture. C'est un groupe de médias au sens où les médias sont un moyen et nous utilisons différents moyens à ce titre parmi lesquels la radio, le le papier, c'est-à-dire les journaux, les festivals et les événements, la production audiovisuelle.

Nous utilisons ces moyens au service de la culture et nous considérons la culture à la fois comme évidemment un droit fondamental. et euh comme un instrument essentiel d'émancipation individuel et collectif. Et la façon dont nous voyons ou considérons la culture, c'est à la fois un outil qui permet d'accéder à la connaissance, de développer son esprit critique et donc d'affirmer son identité et de s'ouvrir aux autres, au monde.

C'est aussi pour nous un outil qui permet, j'allais dire de de dépasser les déterminismes sociaux et de créer des liens, des ponts entre les territoires, les générations, les peuples et les cultures. Et puis c'est enfin et c'est tout l'objectif qui est le nôtre, l'outil qui permet ou un outil qui permet de donner à chacun les moyens de comprendre le monde, de au fond mieux y trouver sa place et de contribuer à le transformer. C'est ça fondamentalement l'objet euh du groupe combat.

Et la façon dont moi je le conçois, je dirais que c'est à la fois un refuge pour les artistes, les journalistes, les humoristes, les créateurs et une force pour faire vivre la diversité, la liberté et la créativité. Vous m'avez adressé un un questionnaire. Alors, je je vais commencer à répondre aux différentes questions.

Le le groupe combat, je l'ai j'en suis à la fois donc le le fondateur, le propriétaire et le président. Je l'ai créé en 2009, tout ça est maintenant ancien. Et il est le produit ou en tout cas mon engagement est le produit de deux choses.

Je dirais l'atavisme familial et l'engagement citoyen. Tavisme familial. J'ai eu l'occasion de le dire d'ailleurs devant une commission d'enquête ici au Sénat parce que toute ma famille, je crois quasiment sans exception euh et euh père, mère, frères, sœurs, cousin, cousines, tantes, oncle, grand-père, grands-parents ont où ont été dans les médias journalistes, créateur de journaux, dirigeants parfois de journaux, parfois syndicalistes d'ailleurs. et j'ai coutume de dire je suis de l'alléa statistique, c'est-à-dire celui qui a échoué, qui n'était pas dans les médias et qui a tout fait pour essayer de compenser et de et donc et donc d'y revenir en investissant.

Le devoir citoyen, il est évidemment fondamental pour moi. Le parcours, vous m'avez interrogé sur mon parcours professionnel. J'ai été fonctionnaire pendant une petite dizaine d'années au ministère des finances et je je je me suis engagé dans la fonction publique en raison évidemment de l'attachement très profond à ces valeurs et notamment la démocratie évidemment la lutte contre toutes les formes de discrimination et les libertés et au premier rang desquels la liberté d'expression qui doit être je pense d'ailleurs l'article 11 de la déclaration des droits de l'homme et des citoyens et qui est là sur le mur.

C'est ça qui explique fondamentalement les raisons de mon engagement. [grognement] Euh je fais deux observations complémentaires et je laisse la parole à Emmanuel Hog. Euh la première, c'est que dans l'activité, dans ces activités de médias qui sont les nôtres et qui sont les miennes, je suis profondément attaché, vous le savez, au principe de euh liberté d'expression et d'indépendance éditoriale.

Et la deuxième qui est très importante et qui va répondre peut-être aux questions que vous avez, c'est que j'ai construit ce groupe seul. J'en suis le seul actionnaire. Je l'ai d'ailleurs toujours été le seul actionnaire et j'ai j'ai mis tout ce que je j'avais dans ce groupe et j'en ai jamais retiré d'ailleurs 1 € de rémunération sous quelque forme que ce soit. ni salaire, ni dividendes, ni rien.

Je le fais par engagement citoyen. Je vais je vais laisser la parole à Emmanuel pour peut-être il entre un peu plus dans le détail de ce qu'est le groupe combat et des objectifs que nous poursuivons. Bonjour, je vais enchaîner sur les propos de Mathieu Pigas pour rentrer un petit peu dans le détail et la configuration du groupe.

Le groupe combat c'estes quatre pôles d'activité. Euh la première activité, c'est l'activité de print et d'édition autour du titre des incroybles. La deuxième activité, c'est le pôle radio autour de de radio Nova.

Le troisème, c'est la production audiovisuelle où nous produisons une vingtaine de documentaires par an. Il y en a un bientôt qui va être diffusé sur France Télévision puisque c'est le Mark Bloc qui sera diffusé sur France Télévision après avoir fait un Robert Badinter et un et un Manouchian toujours pour les dans les mêmes circonstances. Et puis le 4e pôle c'est le pôle de de festival de live de grands festivals de de musique euh à Paris essentiellement mais aussi en région.

Nous n'avons pas effectivement d'activité de messena. Je dire, ce sont des activités qui sont gérées par des sociétés, des sociétés anonymes dans le parfaitement dans la règle juridique des sociétés [grognement] anonyme et qui se conforme tout à fait pour ce qui est de la radio à toutes les législations autour de de la législation audiovisuelle et pour ce qui est de la presse, de toutes les activités autour de la presse. Et Emmanuel, j'en profite juste pour dire parce que la question nous est parfois posée à toi comme moi que ce groupe qui se qui regroupe donc des sociétés anonymes, il est rentable et n'est pas endetté.

Oui. Alors je c'est c'est je j'allais merci j'allais y venir. Et leurs ressources, ce sont des ressources de marché liées à leur activité.

C'estàd que c'est l'activité de de recette de billetterie qui fait vivre les festivals. C'est l'activité de de publicité euh qui fait vivre la radio sous différents types de publicités. C'est l'activité de publicité et de vente en kiosque ou par abonnement qui fait vivre la presse.

Et c'est l'activité de de commande audiovisuelle qui fait vivre la les sociétés de production qui produisent les documentaires que dont j'ai évoqué certains. Il n'y a quasiment aucune subvention publique dans le groupe de manière totalement de manière totalement marginale et y compris sur le secteur de production audiovisuel. Même si j'ai cité des documentaires qui étaient diffusés sur le service public, le service public est minoritaire dans le le total de nos commandes sur les documentaires.

Donc c'est vraiment des ressources de marché lié à activité de nos audiences. Mathieu Pigas l'évoquait. Le groupe, il est rentable et il est notamment retable parce queil est porteur dans ce secteur-là d'une croissance d'audience tout à fait phénoménale et et exceptionnelle.

Que ça que soit l'activité print, on est autour de plus 4 enfin pas excusez-moi plus 40 % de croissance d'audience qui dans un secteur du print est quand même tout à fait remarquable. Les activités de radio est plus à 300 350 %. Les activités de podcast, on est à plus de 4000 % et les activités audiovisuelles aussi sont en très très forte croissance.

Donc quels que soient les succès ou les secteurs d'activité dans lequel nous nous trouvons, nous sommes en période de croissance et d'expansion. Voilà, en tous les cas pour un premier pour un premier tour de pour un premier tour d'horizon. Très bien.

Euh je vous remercie. Donc on va passer au aux questions de la rapporteur Colombe Brossel. Merci beaucoup madame la présidente.

Merci à à tous les deux pour ces propos introductifs. Donc d'abord merci d'avoir confirmé l'une des questions que nous nous posions à savoir si vous exerciez par quelques véhicules que ce soit des activités en matière de messena ou de philanthropie. Euh j'en je conclus de de vos interventions liminaires que euh la réponse est non.

Finalement, ce qui est intéressant et ce sur quoi on on a intérêt, je crois à vous entendre, c'est sur la frontière qui peut exister euh entre un engagement que vous portez et c'est à à vous que je m'adresse, monsieur Pigas, un engagement politique que vous portez de manière transparente et la frontière sur laquelle on est forcément amené à s'interroger, que ce soit comme citoyen, que ce soit comme parlementaire, que ce soit dans le cadre de cette commission d'enquête ou ailleurs sur la frontière en terme de stratégie d'influence qui peut devenir une stratégie qui soit une stratégie de nature électorale. Euh est-ce que de là où vous êtes et de de là où vous parlez, il y a pour vous euh des moments, des sujets qui permettent de délimiter cette frontière ou pas ? Euh et notre sujet à nous n'est pas d'avoir un regard moral sur quoi que ce soit, c'est d'arriver à à avancer sur les travaux de cette commission.

Bien, d'abord merci de merci de cette question. Effectivement, merci de l'avoir précisé. Moi, je fais ce que je dis et je dis ce que je fais.

C'est-à-dire que nous assumons en effet et j'assume particulièrement l'engagement qui est le nôtre et les médias du groupe combat sont en effet des médias engagés mais j'allais dire c'est leur vocation première si je puis dire et tout média bien tout média et je mets je je vais exclure un instant de raison enfin en tout cas sortir du champ de ce que je dis l'audiovisuel public pour des raisons évidentes Mais tout média a une ligne éditoriale, c'est-à-dire un engagement particulier des angles, des sujets, des matières que ces médias vont couvrir. Le groupe Combat, nous l'avons dit, c'est un c'est un groupe de médias au service de la culture engagé, on y reviendra peut-être, dans ce que nous avons appelé ce que vous avez appelé la bataille culturelle. Mais mais à votre question, ouais, c'est un groupe de médias engagé qu'il assume euh voilà hein, je voudrais je vais je vais compléter sur cette sur cette sur cette question.

Les premièrement les médias de notre groupe dont je suis le directeur de la publication ne parlent pour être très direct et très très immédiat ne parle jamais de Mathieu Pigas et de ses engagements. Jamais. La seule fois où ils le font de manière très exceptionnelle, c'est dans le cadre de Ragno Nova sur des chroniques pour se moquer entre guillemets de l'actionnaire.

Sinon, à aucun moment, le groupe ne se fait écho de des déclarations de Mathieu Pigas, quel qu'elle soit. C'est un principe d'étanchéité totale et absolue. Il ne elle ne commande pas ses livres et ses déclarations à jamais à aucun moment.

C'est une règle absolue. La la l'autre chose que je voulais je voulais dire sur ce sujet, c'est que les Radio Nova et les inocuptibles, mais c'est aussi vrai pour les pour les pour les festivals, existait, avait une ligne éditoriale, avait une logique qui n'ont pas bougé depuis le le le les rachats ou leur intégration dans le groupe combat. Elles ont évolué mais quand Mathieu Pigas les a racheté, il n'a pas racheté des audiences.

Il ne les a pas détourné de leur vocation première. Il n'a pas changé les lignes éditoriales, il les a conforté et le groupe les a porté, les a les le les a investi en elle pour leur permettre de réussir leur transformation digitale, leur restructuration, le permettre de de pouvoir s'adresser à des audiences plus fortes qu'elles ne sont aujourd'hui. Si les audiences aujourd'hui ont cru, c'est cru augmenter c'est bien parce que nous avons investi dans des moyens nouveaux euh on les et en les en restant tout à fait dans leur logique leur ADN des médiédias de découverte, des médias d'humour, des médias qui recherchaient les avant-gardes, qui faisaient découvrir des qui fait qui font toujours découvrir des genres nouveaux.

Donc en tous les cas, ce sont des marques qui ont été confortées, enrichies tout à fait dans leur cadre habituel. Elles n'ont jamais été détourné de leur de leur de leur histoire et de leur de leur histoire. Je peux je peux pardon je peux poursuivre juste non mais je je parce que j'avais pas j'ai parlé de de ligne éditoriale et je le redis tout médias a une ligne.

Donc en effet les médias du groupe combat ont une ligne. Ça c'est c'est le le j'allais dire le premier principe. Le deuxième principe Emmanuel Hog a il a touché c'est celui de l'indépendance éditoriale.

Et les deux principes vont bien de pair. Il y a à la fois une ligne éditoriale, c'est-à-dire des médias qui sont engagés à l'évidence. Euh et vous vous pourriez dire, vous ne l'avez pas dit, mais nous on fait pas de la métapitique, on fait de la politique, c'est sûr.

Et nous considérons que tout est politique et que la culture est politique. Donc ça c'est la ligne de nos médias et ce qui prévaut à l'intérieur des médias et Emmanuel étant le directeur, je pense de la publication d'une très grande partie d'entre eux, c'est le principe à nouveau de l'indépendance éditoriale. Je fais bien le la distinction très importante entre ligne éditoriale de ces médias, leur engagement réel que j'assume pleinement et on pourra revenir si vous le souhaitez sur la bataille culturelle de l'indépendance éditoriale.

Merci. Ce qui m'amène à rebondir sur sur les propos de monsieur Hog sur ce principe d'étanchéité dont vous avez dit qu'il est une règle absolue, vous venez d'y revenir monsieur Pigas. C'est un principe d'étanchéité qui est formel, explicite, implicite, qui est qui est formalisé comment ?

Si c'est le cas, ben qui est absolu euh je suis le directeur de la publication, donc par définition, je suis responsable, y compris pénalement de l'ensemble des de ce qui se dit sur les antennes ou de ce qui se s'écrit dans les journaux ou sur nos podcasts, sur nos sites web. Et par ailleurs, le les médias sont comment dire couverts ou d'une charte de déontologie et d'éthique qui euh en plus de la législation classique garantit la la liberté des des journalistes. Et je précise, pardon, j'ai été actionnaire pendant euh je pense une quinzaine d'années d'un groupe de presse important qui est le groupe Le Monde euh de 2010 à peu près euh d'ailleurs plus que plus que 15 ans en réalité d'ailleurs.

Et nous avons mis en place pour le groupe le monde et au sein du groupe le monde avec mes co mes partenaires qui étaient Pierre Berger Xavier Niel un corps de règle garantissant l'indépendance du groupe Le Monde qui est sans équivalent en Europe, je dis bien sans équivalent en Europe de la charte de déontologie au comité de déontologie à la création du de de de Golden Share de droits spécifiques, pardon pour l'anglais à la création du fond de dotation. C'est un corps de règle qui garantit une étanchéité totale dans tous les médias de groupe Le Monde et c'est pareil chez nous entre les actionnaires et les rédactions, ce qui est d'ailleurs et quasiment sans précédent en France. Merci.

Donc on est dans l'explicite, on n'est pas dans l'implicite, on est dans l'explicite, dans l'explicite étayé adossé à des chartes de déontologie. OK. Euh question en ce qui me concerne euh euh et d'ailleurs, je tiens à dire qu'entre les différents Excusez-moi, faites comme si j'étais pas là, je vous entend.

Alors, excusez-moi madame. Non, non, mais allez-y, monsieur Hog, allez-y, allez-y, terminez. Non, je voulais, excusez-moi, je je voulais juste aussi rappeler que l'ensemble des médias et les festivals ne parle pas d'une seule voix.

C'est pas une un groupe unanimiste. Ils sont sur un territoire d'expression euh ils sont sur un territoire d'expression que que mais en tous les cas, ils sont ils sont ils expriment une diversité. le goût des uns n'est pas le goût des autres et un certain nombre de de paroles contradictoires ont lieu entre les différents les différents médias.

Donc après qu'ils appartiennent de manière globale à une certaine famille de pensée, certainement à l'intérieur de celle-ci, il y a une extrême diversité euh de ton, de propositions et de contradictions. Dernière question pour ce qui me concerne sur la partie festival plus précisément le point de départ de nos travaux sur une intervention croissante et pouvant entraîner des mécanismes de d'influence sur les politiques publiques par des organismes de droit privés vient aussi soit de la raréfaction soit de la complexification les deux pouvant cumulées des financements publics quand il devient plus compliqué, que ce soit pour des organismes à but non lucratif ou que ce soit pour des collectivités de pouvoir bénéficier de financement public, alors il arrive souvent que des organismes de droit privés viennent compenser ces baisses de financement et du coup gagne en poids en en stratégie d'influence, qu'elle soit explicite ou ou implicite. Quel est le regard que vous avez au travers de du festival dont vous êtes aujourd'hui enfin dans Combat Média est propriétaire dans cet écosystème là ?

Est-ce que vous enfin voilà, ça fait quelques années que que ce Rock en scène fait partie du du portefeuille de de combat média. Est-ce que vous avez vu des évolutions de cette nature là ? Est-ce que vous avez vu des sujets nouveaux émerger, que ce soit en terme de euh censure ou d'autocensure ?

C'est un sujet sur lequel le Sénat a travaillé il y a quelques temps de cela en matière de liberté d'expression et en matière de possibilité de faire vivre totalement ou pas la diversité et l'indépendance. Bien, merci. D'autres questions que je trouve en effet très pertinente et légitime au regard de la mission de votre commission.

Moi je dirais la chose suivante. On est en effet d'abord je rappelle très engagé he dans le secteur des festivals puisque vous avez cité Ranen mais on doit ici aussi citer Will of Green qui s'est tenu le weekend dernier et qui a réuni plus de 100000 personnes. Golden Coast qui est un festival de rap qui se tient à Dijon et j'allais venir d'ailleurs la route du roc à Saint-Malot.

Moi, je dirais la chose suivante en réponse à votre question. Les festivals me semblent être un des champs aujourd'hui de la bataille culturelle et un des champs où apparaît une forme de pardon de cet anglicisme et pardon de l'expression qui pourra gêner certains, une forme de cancel culture à deux égards qui vient d'ailleurs, je l'observe le plus souvent de la droite à deux égards. Le premier égard, c'est la pression en effet que vous avez mentionné sur ce que j'appelle moi la ligne éditoriale, c'est-à-dire la programmation de nos festivals. et j'observe une évolution récente qui pour moi date Emmanuel pourra confirmer ou pas mais de quelques années quelques années 2 3 ans une pression de plus en plus grande d'un certain nombre de collectivités locales sur quel qu'elle soit d'ailleurs ville département parfois région sur les programmations de nos festivals.

Je donne un exemple dont j'ai parlé, d'où le retard d'ailleurs en entrant dans cette salle avec le ministre de l'intérieur qu'il connaît bien qui est la programmation d'un groupe de rap, j'hésite parce que j'allais dire de rap rock nord-hirlandais qui s'appelle NICAP à Rock en scène l'année dernière, je crois qui a donné lieu à de nombreux échanges que le préfet de police de l'époque en l'occurrence Laurent Niè a finalement euh autorisé. Mais ce type de pression politique, je parle pas de là du préfet de police ou du ministre de l'intérieur, je parle des collectivités locale. On les observe de plus en plus, c'est-à-dire une une volonté, je dirais, d'interférence dans la programmation de nos festivals.

Et c'est combiné à une deuxième chose, c'est une c'est combiné à une deuxième chose que vous avez aussi mentionné qui est la pression sur les subventions, c'est-à-dire euh l'utilisation des subventions publiques euh pour exercer des pressions. Et en fait ce que l'on observe là, c'est un double mouvement. Euh une baisse des subventions publiques à nouveau quel qu'elles soit dans ces événements ou ces festivals et parfois leur suppression pure et simple.

C'est la raison pour laquelle Emmuel Log a pu dire que effectivement on n'a quasiment aucune plus aucune euh subvention publique. Moi, je dis d'ailleurs, on doit apprendre à vivre. C'est-à-dire que euh et d'ailleurs, nous vivons sans et nous vivrons sans.

C'est-à-dire que rien rien ne nous fera reculer dans ce combat que nous menons qui est celui de la bataille culturelle. Mais j'ajoute un point important. Nous nous sommes un groupe solide, bien établi et nos festivals, tu l'as dit tout à l'heure Emmanuel sont rentables.

Mais ce que l'on observe c'est que beaucoup de festivals ont des structures associatives du type loi 1901 ont des tailles parfois plus petites ou plus modestes et sont confrontés à aux mêmes difficultés à la fois pression sur la programmation et diminution des subventions. Et ces festivals, à mon sens, ils sont vont être menacés de disparition. C'est la raison pour laquelle nous avons mis en place une structure particulière qui s'appelle Combat Rock qui est une référence à un album des clashes, ça tombe bien pour le groupe combat mais qui a vocation cette structure à venir en aide au festival associatif.

Et ce que nous faisons via cette structure qu' baroc précisément pour ceux qui sont confrontés à c à ces difficultés, c'est venir les aider financièrement et aussi dans toute la tout l'aspect logistique pour qu'il tiennent dans l'environnement ou le contexte que j'ai décrit. Le l'exemple le plus pur et l'illustration la meilleure, c'est la route du roc à Saint-Malot euh qui est un festival qui se tiendra le 15 août de cette année, d'ailleurs de chaque année. Euh en fait, je me tourne vers toi parce qu'on est intervenu il y a 1 an, nous sommes intervenus en soutien de ce festival qui est une à nouveau une association 1901 confronté à un certain nombre de difficultés pour venir l'aider.

Et c'est typique de ce que fait cette structure Combaroc. Euh le les fondateurs, l'équipe dirigeante reste en place. Évidemment, l'identité, la ligne éditoriale de ce festival est inchangée évidemment et la seule chose que nous faisons, c'est les aider à tenir dans un environnement complexe.

Voilà. Je sais pas si tu veux rajouter quelque chose. C'est le président Dransen qui va s'exprimer.

Oui, effectivement le le le on s'aperçoit globalement de la baisse des subventions ou de la difficulté que maintenant les collectivité locales ont à soutenir la culture. Ça, on le on le ressent de manière très forte. Et sur le sujet sur Rock en scène, Mathieu Pigas l'a évoqué.

Aujourd'hui, on se retrouve face à un conseil régional qui a décidé de supprimer les subventions d'ailleurs, non seulement à Rocken, mais également à Will of Green. On ne peut pas s'empêcher, j'interrom d'y voir une forme de vente d'état politique sans sans sans qu'il y ait aucun prétexte ou justification culturelle, notamment sur We will of Green. euh les et je pourrais revenir éventuellement sur le sujet de notre programmation mais qui est d'ailleurs qui appartient au programmateur et au festival d'abord et avant tout ce qui explique d'ailleurs enfin et d'où d'ailleurs une expression et un exemple nouveau de l'étanchéité qu'on évoquait qu'on évoquait et la subvention a été supprimée au prétexte de la programmation d'un groupe qui je le répète a été programmé dans 50 festivals dans le monde a fait l'objet d'un direct à la BBC et n'a fait l'objet d'aucune autre des différentes d'ailleurs différentes programmation y compris sur le sol français dans des festivals en région où les conseils régionaux ont continué à subventionner le festival.

Donc on voit bien effectivement que la subvention publique est liée de moins en moins à des critères culturels et effectivement à des critères politiques. Pardon. Du coup, j'ai une dernière question.

J'ignorai tout de l'existence de Combat Rooc. On rentre là dans le cadre de la philanthropie, c'est-à-dire que c'est du don, c'est de la subvention, c'est de de l'avance remboursable. Non, ça c'est une plaisanterie.

Euh et et quelle est la structure administrative de Combaroc ? Tu veux répondre sur la structure administrative ? Combaroc, c'est une société. le comment dire le mode d'intervention dans les festivals.

Pour rentrer un tout petit peu dans le détail si vous le souhaitez, les festivals généralement sont constitués de de deux structures, une structure associative et une une société une société anonyme. C'est tous les grands festivals sont structurés à peu près de la même manière en France. Et pour intervenir si le pour intervenir dans une structure comme nous ne voulons pas le faire sous forme de messena ou de don et nous voulons toujours le faire dans un caractère commercial et et j' dire professionnel et transparent. le le on intervient à la fois en laissant la structure associative vivre sa vie d'association à travers l'équipe de direction, l'équipe de bénévole, l'engagement citoyen, la possibilité de porter un certain nombre de d'actions sur le terrain en faveur des publics, en faveur de l'émergence, enfin et cetera. toute une série d'activités que peuvent avoir les festivals et en même temps pour que il y ait justement une contrepartie à cette intervention sous forme effectivement de de propriété, il y a une structure de société qui qui se met en place dans laquelle le groupe peut intervenir pour justement faire que les choses aient des contreparties, que ça ne donne pas lieu à aucune comment dire en tous les cas que les choses soient clairement posées au regard de la loi.

Et pardon, je complète vous si vous me l'autorisez madame l'importeur la la réponse en disant que comme tu l'as dit mais je veux juste préciser le le soutien de Combaroc au festival il [grognement] part d'un il enfin il va un éventail en fait possible hein. Il y a toute une gamme d'interventions possibles qui va du soutien financier comme tu l'as dit euh en passant par l'aide au partenariat ou au messenat précisément, l'aide à la logistique, installation de la scène et cetera, l'aide à la programmation, l'aide au marketing. Enfin, il y a toute une panoplie d'intervention que nous mettons à disposition des festivals associatifs via Combaroc.

Très bien. Merci beaucoup. On va passer aux questions des sénateurs Roger Carouci ou aux interventions hein parce que maintenant là où on en est.

Monsieur Pigas, on a bien compris que vous passeriez pas vos weekends avec monsieur Sterrain. Mais je vais pas souvent à Bruxelles, je vous confirme. Faites Faites comme vous l'entendez.

Sauf que euh quand on vous auditionne qu'on auditionne monsieur Sterrain, tous les deux, vous dites "Nous sommes les défenseurs de la diversité." Non non mais c'est c'est votre droit le plus strict et moi je ne juge pas sur le plan moral mais sur le plan légal. Vous êtes un homme de gauche, vous ne cachez pas que toute votre bataille elle est là.

Lui est un homme de droite et il cache pas que sa bataille est là. Et là, on se retrouve pas pris en étoin dans cette commission où logiquement nous ne sommes là que pour voir ce qui entre dans la légalité, ce que n'y entre pas. Donc moi, j'aurais une première question.

Est-ce que au-delà de vos différences d'approche, c'est le moins qu'on puisse dire, avec monsieur Sterrain, vous considérez que vous votre action est légitime et légale, pas la sienne. Est-ce que il a moins de droit de s'exprimer, de soutenir des actions parce qu'il est de droite que vous parce que vous êtes de gauche ? dit oui, expliquez-moi pourquoi.

Parce que légalement ça m'intéresse. Deuxième élément, je suis un élu des hautes scènes. J'entends bien ce que vous dites sur Roc en scène.

Moi, pendant des années, j'allais à Renè, bien que je n'ai pas franchement de tempérament au recur j'y étais très bien. Mais je reconnais bien volontiers que ces dernières années c'était de plus en plus dur. Et pardon de vous dire que pour le président du groupe France Israël au Sénat que je suis, c'était un peu compliqué ces dernières années.

C'était un peu compliqué et c'est pour ça que je n'y vais plus. Et c'est pour ça que la région, que la ville de Saint-Clou, que d'autres le département ne soutiennent plus le festival Recansen. C'est un peu compréhensible parce que au-delà de tout, on n' pas envie non plus de se sentir très mal quand on y va.

Et pourtant, je le regrette parce que j'aimais bien y aller. J'aimais bien les organisateurs et même si c'était pas mon choix de musique, c'était quelque chose qui avait un côté extrêmement convivial, consensuel, très jeune, très dynamique et ça c'était bien. Ça allait moins aujourd'hui.

Je préfère vous le dire. Donc chacun ses choix mais moi je constate par rapport à cette commission d'enquête que je je j'ai un peu de mal. Vous vous étonniez vous-même d'être invité, convoqué à cette avec plaisir certes au début de cette audition.

Je dois dire moi aussi et je ne vois pas bien ce que nous cherchons ni par rapport à monsieur Sérin sauf à lui dire vous êtes de droite, vous n'avez pas le droit, ni par rapport à vous sauf à vous dire vous êtes de gauche et on veut pas. Et dans les deux cas, j'ai un peu de mal à comprendre où on va. Je propose qu'on fasse l'audition de la rapporteur et de la présidente de la commission, chers collègues.

Donc vous avez la parole. Merci beaucoup madame la présidente. La la première chose que je veux dire, c'est je je me définis pas par rapport à monsieur Sterrain qui n'est pas une référence pour moi.

Enfin en aucune façon et il fait ce qu'il veut, il dit ce qu'il veut, ça ne me regarde pas. Je fais une observation néanmoins, une observation qui explique mon étonnement de début et j'espère ne pas vous avoir étonné par mon étonnement mais moi je suis nous sommes auditionnés en tant que moi pour ce qui me concerne propriétaire et président d'un groupe de médias. Il a été auditionné non pas en tant que propriétaire ou président d'un groupe de médias, mais en tant que président d'une fondation qui est la fondation du bien commun moins les impôts communs.

Non, j'ai j'ai dû me tromper dans le nom. Je crois que c'est pardon la fondation du bien commun tout court. Mais vous voyez que il y a là deux champs totalement différents.

Nous nous sommes un média, nous avons une ligne et nous l'assumons et tout ce que nous faisons est public. Euh [grognement] et d'ailleurs vous non mais vous l'avez dit et je je vous engrai je vais aller au-delà. Ce qui moi me frappe indépendamment maintenant de de monsieur Sherin, juste pour parler euh parce qu'au fond on en a peu parlé là de de la bataille culturelle.

Le le grand sujet pour moi de la bataille culturelle c'est la concentration en réalité. Et j'ai lu un une tribune, je crois de de Jacques Toubon, je me permets de le citer ici dans le monde, que je dois dire j'ai trouvé excellente. C'était il y a quelques jours, dans laquelle il dit à propos de la bataille culturelle, la concentration est une menace pour la démocratie parce que je le cite mot pour mot, la culture c'est la diversité et le pluralisme.

C'est ce que nous pensons. Et m'avez pas interrogé mais je vais répondre à une question que vous n'avez pas posé. En tant que propriétaire d'un groupe de médias de gauche, j'observe que il y a une extrême concentration des médias et que c'est là où je trouve cette bataille culturelle inégale.

Vous avez et je vais pas les citer, c'est pas l'objet ici, mais vous avez 5 à 6 milliardaires conservateurs et c'est pas à faire un jure que de porter enfin vous serez d'accord avec moi d'utiliser ce terme qui contrôle de l'ordre de on peut discuter 80 85 90 % des médias. Euh je vais je vais quand même citer Pierre Emmanuel Barret ici, je me permets de le faire, qui est un humoriste de Radio Nova qui disait il pourrait tenir, je sais plus si c'était une Twingo ou une Kangou, peu importe, c'est une voiture française et ça serait le blablacar de l'enfer. Bon, il y a là un premier phénomène de concentration.

Vous avez un deuxième phénomène de concentration qui est cette fois-ci, j'allais dire beaucoup plus horizontal qui est le vertical pardon, qui est non seulement le contrôle des médias mais le contrôle de l'édition. Je je oui de la diffusion, le contrôle du cinéma, production, distribution, diffusion et cetera. Et la question que je pose, c'est la suivante, c'est que je trouve que une des questions que devrait se poser, que doit se poser, je je je qu'on doit tous se poser, je dire la représentation nationale, mais nous aussi citoyens et d'ailleurs médias, c'est celle de cette hyperconcentration des médias.

Et donc nous, c'est un peu David contre Goliath. On est un peu le village gaulois d'Astérique entouré de de des envahisseurs. Mais on essaie de résister parce que nous considérons que cette bataille culturelle, elle est essentielle.

Elle est essentielle pour nous. Et cette bataille culturelle, elle elle consiste en effet et moi je respecte les opinions de chacun et de chacune, mais pour ce qui nous concerne, cet engagement, il est euh au service d'une société que nous voulons en effet la plus ouverte possible, la plus diverse possible. Nous considérons par exemple que le métissage, la diversité, la mixité est une chance.

Nous étions tous les trois à Will of Green le weekend dernier et je dois vous dire une chose, j'étais fasciné mais positivement impressionné et vous êtes souvent venu à Renansen et d'ailleurs on va vous inviter dès cette année à revenir et vous verrez vous y serez le bienvenu et vous y serez heureux et qu'il y a pas que du rock d'ailleurs. J'ai été impressionné par une chose à Will of Green, je dois dire qu'était cette ce rassemblement toute génération, toute origine, toute catégorie sociale, toute génération, j'allais le dire, la joie qui en ressortait. C'est pour ça que je comprends pas les collectivités locales parfois, mais peu importe.

Je veux dire, ce que nous cherchons à faire, c'est ça, c'est à dire la joie, c'est une force politique et derrière la joie, le tout est possible. Moi moi personnellement, c'est c'est ça fait aussi partie de mon engagement dans cette bataille culturelle. C'est et c'est fondamental d'ailleurs dans le groupe, c'est de dire "Mais tout est possible.

Il il y en a marre de cette espèce de fatalité de fatalisme où on se dit "Ah là, on va pas pouvoir, la France décline, l'Europe est dépassée, la démocratie est impuissante, on peut rien faire." Et donc on a le choix entre d'une part la colère ou la peur ou d'autre part et d'ailleurs l'un nourrit l'autre la nostalgie le repli sur soi le déclin. Mais voyez le le la bataille qu'on mène elle est contre ça.

Elle est de dire mais attends l'histoire de la France parce que nous sommes tous français et français ici l'histoire de la France c'est l'inverse. On a connu des guerres des fractures, des bouleversements, des révolutions. Et à chaque fois on a réussi à se réinventer.

Pourquoi ? Parce qu'on a réussi à créer, à innover, à construire ensemble. Et s'il y a une alchimie française que nous nous cherchons à défendre, je dis pas que nous sommes les seuls, mais en tout cas c'est ce combat là que nous portons et et j'insiste sur ce que je vais dire, c'est l'alchimie qui existe en France qui pour moi est unique entre l'unité la nation française et la diversité. la diversité des origines, mais pas seulement des origines, des territoires, des goûts, des cultures, mais même de enfin de toutes nos approche.

C'est c'est ça, c'est cette richesse là que nous souhaitons porter. Pardon, vous voulez me couper dans mon élan et dans mon enthousiasme partager dans votre élan. Je pense qu'il a déjà démarré un petit il y a un petit bout de temps.

Donc, on arrive plutôt à la fin de l'élan dans votre propos. Euh donc je je propose que nous passions et que nous revenions au sujet de la commission d'enquête et que nous passions la parole à à deux collègues qui ont encore demandé de poser les questions, Karine Daniel puis Alain Cadec. Je pense que compte tenu de la de la teneur des réponses, euh je vous propose de de poser les questions l'un et l'autre dans la foulée [grognement] si vous en êtes d'accord.

Merci madame la présidente. Dans le cadre de cette commission d'enquête, on a constaté le développement un peu exponentiel des fonds de dotation, des fondations et vous êtes vous-même souvent présenté comme un messen et votre propos liminaire montre que finalement vous ne l'êtes pas. Euh donc c'est un petit peu à à contre-courant par rapport au développement du Mena et et de cette forme de contribution notamment à la vie culturelle de notre pays.

Donc, est-ce que vous pouvez nous éclairer sur ce choix que vous faites de ne pas vous inscrire dans des démarches de messenas, notamment dans un secteur culturel qui est beaucoup en demande et et les acteurs culturels, vous l'avez dit, subissent des baisses de subvention et notamment des collectivités territoriales qui qui incitent même les acteurs culturels à se tourner vers le messena. Donc vous auriez pu être un des acteurs dans ce processus et est-ce que ce choix est irrévocable ? Et est-ce que vous réfléchissez éventuellement à vous inscrire aussi dans dans ce processus de don via du Mcénar ?

Non, je vous remercie beaucoup de cette question. Pardonnez-moi. Oui, je pense on va prendre les questions de Alain Kadacal.

Merci chers collègues. Oui, merci. Merci madame la présidente.

Tris trois remarques monsieur Pigas parlait bien micro. Tu veux que je Ah, ça y est, il est mis, il est mis. Non, non, c'est [raclement de gorge] bon, il est mis le micro.

Non, mais celui-là, ça va. Non, attends, je vais m'asseoir à côté de Mélanie, ça va être mieux. Voilà.

Voilà. Non, trois trois trois remarques. D'abord, vous avez évoqué tout à l'heure Radio Nova euh en précisant que rien n'avait changé.

Euh c'est pas la vie des anciens de Radio Nova qui considèrent et qui l'ont dit dans la presse plusieurs reprises que la ligne éditoriale que l'organisation avait totalement changé. Je vais pas revenir sur le l'incident qui a eu lieu il y a quelques semaines mais en tous les cas ils avaient réagi à cette époque-là. Première chose.

Deuxième chose, vous évoquez les lignes éditoriales. Euh moi je sais pas mais vous savez dans ma province profonde en Bretagne il y a il y a les médias d'opinion qu'on connaît l'IB le monde l'UA le Figaro et puis et puis il y a les médias généralistes la PQR Ouest France le télégram pour nous d'autres canards dans le reste de la France vous vous vous vous vous vous vous schématisez et vous dites non non C'est en fait ou c'est des médias de droite ou c'est des médias de gauche. Non, je pas c'est ce que j'ai compris monsieur Pigas.

Maintenant vous allez me dire si c'est pas ce que vous avez dit. Par ailleurs, vous avez évoqué le le le la structure Combat Roc que vous avez mis en place pour aider des festivals. Et si vous les aidez, monsieur Pigas, je suppose que vous leur proposez de suivre un peu votre ligne à vous.

Et dans ce cadre-là, vous évoquez également le le les collectivités qui auraient euh comment dirais-je qui aurait imposé un certain nombre de choses à des à des festivals pour qu'ils obtiennent des subventions. Je vous rappelle quand même que les collectivités locales et territoriales aujourd'hui sont en grande difficulté financière et que tous les festivals sont touchés, quel que soit d'ailleurs le le le la couleur politique du département, de la région, de la ville, ils sont tous touchés donc et leur et leur subvention diminue systématiquement. Euh moi, j'ai le cas de de de festivals en Bretagne que vous connaissez bien comme les vieilles charrues par exemple qui ont des difficultés parce que justement euh ils sont pas ils sont inscrits nulle part mais ils ont des difficultés aussi.

Donc voilà ce que je voulais vous dire monsieur Pigas. Bien sûr je pourrais dire bien autre chose mais voilà ce que je voulais vous dire en préambule. Merci beaucoup.

Donc vous avez la parole. Bien merci beaucoup. Euh je vais je vais essayer de répondre de manière précise, j'espère pas trop longue, au aux deux intervenants et et aux différentes questions qui ont été posées.

Je démarre par la question sur le messen et et les différentes j'allais dire activités de don que nous pouvons avoir. Je vous remercie de cette question parce qu'en fait, je voulais mentionner ce point au début et je l'ai tout simplement oublié mais ça me permet de le dire à la fin. Euh en réalité, nous avons bien évidemment d'ors et déjà euh des activités d'aide ou de soutien des associations via des dons. le groupe combat et je vais vous donner un exemple qui d'ailleurs a été mis en place par Wassi la médase qui est qui est là qui sont par exemple l'aide et le soutien à une association qui s'appelle banlieu climat qui est dirigée par quelqu'un jeune remarquable qui s'appelle Feris Barcat et qui a produit qui produit un certain nombre de d'actions qui mènent des actions sur l'ensemble du territoire français euh et notamment d'ouverture d'ailleurs des jeunes des quartiers et pas que à la culture.

Il vient de produire un documentaire remarquable que je vous invite à à regarder qui s'appelle d'ailleurs c'est plus que du vélo qui est le trajet je trouve magnifique, je le dis, d'un groupe de jeunes de Strasbourg avec leurs mamans ou des mamans de Paris à Strasbourg. Magnifique sur la rencontre entre des jeunes vraiment issus de la diversité comme on dit et des jeunes de village euh euh de de de villages anciens français. La la conséquence que nous avons tiré de ces actions de soutien, c'est que effectivement nous allons créer une fondation pour centraliser, regrouper ces actions.

Cette fondation s'appellera la fondation Combat. Elle sera dirigée par Was la Médas. Emmanuel va en dire un mot dans quelques instants, mais c'est bien l'objet qui est de regrouper l'ensemble de ces missions, de ce que nous faisons aujourd'hui à titre non lucratif dans cette fondation.

Euh première chose, je réponds ensuite à vos différentes questions, monsieur le sénateur. D'abord sur Novara, moi ça me fait euh je vais essayer de d'utiliser un bon terme sourire de lire je cite des anciens de Radio Nova le plus souvent anonyme qui en sont partis déclarés de cela des choses dans la presse. C'est peut-être des anciens de Radio Nova, mais dans ce cas-là, moi je suis un ancien ancien de Radio Nova.

J'ai connu Jean-François Biseau, contrairement à eux, une partie de ma famille a travaillé une partie de ma famille a travaillé avec Jean-François Biseau chez actuel chez Nova et d'ailleurs même encore avant à Carbone 14. Et nous avons chez Radio Nova, le fils de Jean-François Biseau, Julien Biseau, que vous pouvez interroger et qui va vous dire, convoquez-le la prochaine fois, à quel point la radio est conforme à l'esprit de Jean-François Bisaot. Je souriais et pardon, je j'ai j'ai la passion de cette radio donc vous le voyez mais je souriais en disant les Moi, il y a une expression que j'ai déjà employé qui qui est de dire vous savez les ces ces anciens Dragon Nova, ils peuvent se revenir dans une cabine téléphonique.

Ce que je veux dire par là, c'est qu'ils ont la modernité de la cabine téléphonique. Bon, il y en a plus beaucoup en France. et ils sont aussi nombreux que que qu'ils peuvent se réunir dans une cabine pour citer Coluche.

Bon, je je mets donc ce point à part. Je vais je vais reprendre vos vos différentes questions après sur les médias. Moi, j'ai j'ai pas tout à fait et pardonnez-moi de préciser.

Non, non, mais justement de préciser, j'ai pas dit il y a soit des médias de droite, soit des médias de gauche. Je dis une chose différente. Je dis chaque média a une ligne éditoriale et cette ligne, elle peut être très diverse hein.

Vous avez des journaux que je respecte infiniment, des mensuels et qui vont avoir comme ligne la plongée sous-marine, les automobiles, j'en sais rien. Enfin bon, et chaque média a sa ligne. Vous vous venez, vous êtes monsieur le sénateur de Bretagne.

Moi, je suis du département de la Manche. Voilà, département que j'aime. Et il y a des médias dans lesquels d'ailleurs ma famille a travaillé, je sais pas les classer politiquement.

Je pense par exemple à la Manche libre et peu importe, c'est pas le sujet. Effectivement, la ligne c'est plutôt et vous avez tout à fait raison de le dire, c'est l'ancrage régional local et je respecte ça par définition mais infiniment. C'est c'est c'est la la la distinction que je voulais faire.

Ensuite sur euh le les lignes éditoriales de de nos festivals. Ah oui, vous avez raison. Effectivement, il faut que il soit dans notre ligne.

Mais je vous rassure, je dis ça en souriant. Ce que je veux dire par là, c'est que je vais désespérer Emmanuel Hog. Je vais désespérer Emmanuel Hog.

On va pas acheter un festival de musique classique. Je sais que ça le désole et ça le désespère. Mais pourquoi ?

Ah oui oui. Non mais et par ailleurs je respecte infiniment, jeis vous rassurer la musique classique mais voyez c'est intéressant c'est juste pour dire et et je le dis de manière très sérieuse hein, c'est pas une boutade. C'est juste pour dire bah oui, c'est pas dans la ligne qui est la nôtre et et je je à nouveau je dis ça avec beaucoup de respect pour la musique classique.

C'est juste parce pas ce que nous faisons. Donc effectivement, nous achetons ou nous cherchons à développer, à accompagner, à encourager des festivals qui correspondent à ce que nous faisons et d'ailleurs à ce que nous savons faire, c'est-à-dire du rock ou des musiques actuelles, que ce soit du rap, de la musique urbaine, que ce soit de l'électro, un peu moins de variété française, je dois que je dois en convenir. Mais effectivement, il faut il faut que ça corresponde à cette ligne éditoriale qui est la nôtre.

Est-ce que j'ai oublié quelque chose ? Je ne pense pas, mais je vais laisser Emmanuel compléter. compléter monsieur le sénateur, c'est-à-dire que c'est pas l'inverse, c'est-à-dire que ce sont des festivals dont l'existence correspond à combat.

L'intervention de combat ne fait pas changer la ligne des festivals. C'est c'est dans un respect de l'identité culturelle des festivals. Donc il ne s'agit pas le la question qui était vous leur demander quelque chose, on leur demande de rester eux-mêmes surtout.

On leur demande de rester eux-mêmes. C'est notre bataille. Finalement, vous vous interrogiez dans votre propos introductif sur [raclement de gorge] Vous étiez évidemment heureux, rassurez-vous.

Tous les gens qui qui sont venus là sont tous déclarés heureux et n'étaient que joie. Euh mais vous vous êtes déclaré surpris finalement euh en en apprenant votre projet de création d'une fondation adossée à votre groupe euh commercial. En fait, on vous a auditionné en avance de phase parce que c'est exactement ça notre sujet.

La Bretagne, c'est la Bretagne, la Bretagne nous guide. Mais notre sujet c'est exactement celui-là et euh je maintiens, j'ai compris euh dossé à à l'ensemble de nos travaux depuis euh plusieurs semaines que euh le financement de politique publique par des organismes de droit privés, vous allez euh vous nous dites monter une fondation qui ouvrira donc légitimement, c'est dans le cadre de la loi, un certain nombre de défiscalisations possibles sur les dons et donc un financement indirect. de la part de l'État.

Euh la frontière entre ce qui est une stratégie d'influence des politiques publiques dans un moment de tension sur les les financements publics est une question qui est légitime, que ce soit du point de vue des ressources fiscales, que ce soit du point de vue de là où on met la frontière en terme d'influence. Et je ne suis pas sûre qu'on puisse uniquement d'abord parce que nous je le redis, nous ne sommes pas là pour faire de la morale. Nous sommes là pour examiner pas uniquement ce qui est légal ou pas, mais examiner là où il y a pardon pour la trivialité du propos des trous dans la raquette en matière d'observation, de contrôle et de régulation par l'État, mais aussi d'arriver à appréhender comment on reste sur cette ligne de crète qui consiste dans un pays qui a besoin de messena, qui a besoin de philanthropie, qui a besoin d'acteurs qui viennent accompagner de l'innovation sociale et du commun sur l'ensemble de nos territoires et à quel moment, on peut ou pas basculer dans une influence des politiques publiques et vous vous voilà on vous interroge maintenant parce qu'on pourra pas vous interroger dans 4 mois quand vous aurez monté votre fondation si tel est le délai parce que nous on sera plus en commission d'enquête mais le sujet il est bien celui-là monsieur Pigas c'est comment est-ce que de là où vous êtes avec un objectif que vous posez de création d'une fondation comment vous garantissez parce que ça a l'air d'être votre combat c'est en tout cas ce que vous exprimer comment vous garantissez le fait que l'indépendance euh et l'intégrité des projet que vous soutiendrez elle soit évidemment garantie.

Bien, merci de merci de votre question. À nouveau, d'abord, je voudrais vous dire, moi j'ai le bonheur sincère. Oui.

Oui. Je je doute pas et je je me suis pas permis, mais je dis juste quand je suis heureux d'être là, c'est parce que je suis heureux d'être là. J'ai j'ai je suis vraiment heureux de discuter, d'échanger avec vous sur des sujets que je considère très importants.

Tous d'ailleurs hein, tous les sujets qu'on a évoqué. Et donc oui, j'ai j'ai le bonheur sincère. Première chose.

Deuxième chose, euh moi j'ai jamais rien demandé à l'État au risque de vous étonner. Jamais. Et d'ailleurs, on a aucun soutien public.

Aucun. On l'a dit, ça va étonner certains. Mais on a aucun soutien.

J'ai pas vocation demain à à en demander. Je voudrais vous rassurer là-dessus. La raison pour laquelle je pense utile de créer une fondation, c'est pas d'aller chercher du soutien public, hein.

C'est c'est simplement de centraliser dans un même lieu, je veux bien changer le nom si vous voulez, mais une même enceinte, ces actions que nous allons mener en faveur d'association, de le soutien d'association qui sont pas d'ailleurs des associations politiques. le rôle de la fondation ne sera en rien politique, mais c'est simplement la volonté qui est la nôtre, c'est que nous on arrive à centraliser chez nous ce que l'on fait d'une part et que d'autre part les acteurs associatifs puissent identifier le vecteur que nous allons utiliser qui sera cette cette fondation. Trisème point que je veux faire, c'est que j'allais dire ce qui me rend sympathique peut-être, c'est que moi, je ne me cache pas, je je reviens là-dessus, on a un groupe de médias engagé, on l'a dit redig, j'y reviens pas mais je l'assume.

Euh et je fais pas de métolitique, hein. Je fais pas je cache pas ce que je fais, au contraire. On veut suffisamment d'ailleurs.

Donc je je fais je fais pas du patriotisme. Oui, mais à l'étranger et oui, en méprisant les règles qui sont les nôtres. Non non, moi je dis ce que je fais, je fais ce que je dis et donc la la la le combat, cette bataille culturelle, il continuera à être mené par le groupe combat.

Voilà. Je sais pas si tu veux ajouter quelque chose. Moi, j'avais juste un point d'interrogation, c'est de dire le financement privé des politiques publiques.

Je vois pas en quoi nous nous sommes à l'intérieur de cet espace. Les politiques publiques, les festivals, c'est pas une politique publique. Les festivals, ils existent, ils sont créés par des associations, il y a des initiatives et cetera.

S'il y a un des points, je connais bien le ministère de la culture, j'ai j'ai aussi un passé de haut fonctionnaires de la culture euh et y compris de la culture, le soutien au festival est quasiment nul. Il y a énormément de politiques publiques en matière musicale mais très peu en faveur de soutien en faveur des grands festivals. Donc cet espace des politiques publiques dans lequel nous nous intervenons, il est quasiment inexistant.

Quasiment inexistant. et le reste, bah les médias, la radio, on est dans la radio privée et on est il y a un magazine culturel, voilà qui qui bénéficie comme tous les magazines bah des règles qui du ministère de la culture sur les aides à la presse, mais de manière totalement modeste et de manière totalement automatique et absolum et qui correspondent exactement à l'ensemble du paysage. qu'en fait être à l'initiative et de financer des politiques privées des pardon excusez-moi sur fonds privés des politiques publque, je ne vois pas le le point de de rencontre.

Euh je vais juste voilà faire une incise comme on dit. Euh d'abord les festivals, c'est une politique publique de la culture. Ce que qui dit politique publique dit pas financement public exclusif, mais en tout cas, il y a une vision avoir d'aménagement du territoire et de maintien la diversité des festivals et d'éviter justement la concentration.

Donc ne pas dire que c'est pas une politique publique. Je je veux dire, c'est quand même à non sens de dire ça. En tout cas, si le ministère fait pas bien les choses, peut-être à vous entendre, il devrait s'en préoccuper et on souhaite qu'il le fasse.

Euh voilà. Je voulais juste te fermer cet aspect là. Euh je comprends bien mais là au bout du bout du bout de cette audition, on arrive à la fondation combat.

Donc on arrive à autre chose. C'estàd qu'en fait le le sujet c'est le sujet des écosystèmes, des outils, des outils de la transparence euh de la cohérence des outils et même si vous vous cachez pas des objectifs très clairement, pour autant on voit bien qu'à un moment la philanthropie, elle intervient. Secondo, les festivals, quel qu'il soit ont quand même un accompagnement public, y compris des collectivités, parfois un hébergement par des établissements publics, enfin tout un tas de ce que je je des établissements publics et donc de toute façon, la sphère publique est concernée par la présence du festival et l'accompagne d'une manière ou d'une autre, ne serait-ce que les mobilités, c'est un accompagnement public.

Ce que je veux dire, c'est qu'il faut pas être restrictif dans sa vision des choses. Voilà. Non mais c'est excusez-moi madame mais je c'est un secteur que je connais extrêmement bien donc voilà et depuis très très longtemps donc sur ce sur Oui.

Non mais je je mets pas du tout en doute votre expertise qui est à mon sens absolument infinie puis tel que vous nous l'affirmez là mais je me permets aussi quand même de remettre un peu de de comment dire de linéarité dans les propos et tous les cas sur le territoire qui est le nôtre le la France compte plus de 1000 festivals. Nous en avons quatre parmi des festivals très importants, mais effectivement il y a quand même encore un grand territoire. Et par ailleurs, en tous les cas, il le le quand les les nous faisons une rencontre avec un festival qui justifie éventuellement l'intervention du groupe combat et le fait qu'il rentre dans son groupe, c'est sur une ligne éditoriale qui est préétablie et c'est sur le sujet d'une rencontre.

Il y a aucune volonté d'aller contre un festival ou de pouvoir le racheter et cetera. Donc si c'est toujours un moment de c'est toujours un moment de rencontre et l'accompagnement public des festivals jusqu'à présent, il était associé à des politiques qui étaient liées euh par rapport aux subventions, à l'accompagnement de jeunes publics, de politique d'émergence, de politique de service public à l'intérieur des des festivals. Alors effectivement si les si les subventions tombent c'est cette dimension publique de nos festivals qui tombe avec parce que nous nous n'avons pas en capacité de se substituer à l'accompagnement public des festivals sur un certain nombre de d'actions spécifiques en faveur de certains publics ou de certaines formes formes artistiques.

Sur la sur la fondation. Je vais je voudrais juste aussi remettre les choses dans leur contexte en tous les cas et de dire à la fois que oui, il nous a semblé au fur et à mesure et il faut le rappeler de la croissance au fur et à mesure de la croissance exceptionnelle de l'ensemble des médias du groupe. Nous nous sommes de fait retrouvés avec beaucoup de sollicitations, beaucoup de sollicitations de gens qui se sont retrouvés dans des situations qui ont pensé que les inreuptibles, Radio Nova, le groupe combat en général ou d'autres festivals pouvaient les aider et donc on s'est retrouvé avec beaucoup de demandes qui n'étaient pas forcément des demandes qui étaient totalement liées à nos activités de presse, totalement liées à nos activités de production documentaire, totalement lié à notre activité musicale.

Et donc on s'est dit qu'est-ce qu'on fait de ces demandes ? Bon et pour justement les non pas les contingenter parce que c'est pas très heureux comme expression mais en tous les cas pour pouvoir d'abord bien les bien les adresser, bien leur répondre et leur répondre dans un cadre compté et précis. On s'est dit que c'était peut-être une bonne idée, une bonne idée de créer un couloir, un guichet entre guillemets et donc une fondation tous les cas ou une autre forme pour pouvoir répondre à eux et de manière et dans un contexte, je parle sous le contrôle de notre actionnaire mais en tous les cas de manière sérieuse et modeste.

En tous les cas, c'est pas c'est pas une activité nouvelle du groupe, mais en tous les cas, c'est une activité qui correspond au véritable besoin un véritable besoin auquel nous sommes confrontés. Vous m'autorisez madame la présidence ? Oui.

Oui. Je juste un point. D'abord, je pense qu'on peut tous se réjouir de voir se développer des activités philanthropiques de messena ou associative.

Donc on souhaite effectivement y apporter une autre contribution pour les raisons que tu as donné. Et dans un couloir, je vais reprendre cette expression très particulier qui est compte tenu de ce que nous sommes ici euh tous les trois qui est le euh aider les jeunes issus des quartiers et de la diversité à mieux et plus s'intégrer à rencontrer la culture à ce que à rencontrer le monde et cetera. Euh moi moi je pense qu'on ne peut que que s'en réjouir.

Ce sont des missions qui auront évidemment un but d'intérêt général. Euh ça va de soi et qui ne concernera qui ne concerneront pardon que évidemment des associations 1900 ça va de soi. Mais je voudrais faire un autre point.

Je je reviens sur évoquer un sujet qu'on a pas évoqué encore. Je suis désolé de je cherche pas à relancer le débat mais je redis. Nous, on est un groupe de médias engagés qui s'assume.

Et donc et donc il y a une activité que un champ que nous n'avons pas encore mentionné mais qui nous intéresse qui est le spectacle vivant. Euh il y a à travers le territoire national un certain nombre de spectacles vivants dont certains à grand succès, je le reconnais. Et nous, on s'interroge en tant que média, je pas du tout sur en tant que fondation futur combat, mais on s'interroge sur est-ce que on n pas intérêt, vocation, est-ce qu'on ne devrait pas en effet organiser un ou deux spectacles vivants par exemple autour de l'histoire de France ?

C'est un sujet qui nous intéresse, qui nous passionne parce qu'on veut éviter la cannibalisation et espèce de de prise de l'histoire de France par certains. On pense qu'elle appartient à toutes et à tous l'histoire de France. Mais cette activitélà à laquelle on travaille, on réfléchit, on réfléchit, on travaille, elle sera bien menée et je m'arrête là par le groupe Combat Média. appelle la candidature pour les collectivités locales qui voudrait qui voudrai [rires] accueillir un spectacle vivant sur l'histoire de France.

On vous laissera discuter de ces chosesl en dehors de l'audition. Très bien. Donc on vous remercie beaucoup pour ces éléments et notamment la fin de cette audition qui a été particulièrement contributive.

Merci à vous. Merci de votre invitation.