La leçon de Gaza 🇵🇸
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:38Invité politiqueFait
« Monsieur Netaniau dans la bande de Gaza est donc entré dans une nouvelle phase de sa guerre génocidaire. Cette phase, c'est celle de l'annexion pure et simple de la bande de Gaza. »
- 3:00Invité politiqueChiffre
« Quand on en est à plus de 50000 personnes qui se font tuer, essentiellement des femmes, des enfants »
- 3:40Invité politiqueFait
« son ministre de la défense parlait à propos des Palestiniens d'animaux »
- 6:07Invité politiquePromesse
« la France reconnaisse l'État palestinien »
- 7:26Invité politiqueFait
« nous a insulté, traité de tous les noms, traité d'antisémite, traité de porte-parole du Hamas »
- 12:14Invité politiqueFait
« le gouvernement de la France a été traité d'antisémite par le gouvernement de monsieur Netaniaou »
- 13:38Invité politiqueFait
« les gens qui se font tuer, les gens qui meurent dans la bande de Gaza, peut-être qu'un certain nombre de personnes comme le ministre de monsieur Netaniaou de la défense n'y voit pas tout à fait des êtres humains »
- 15:00Invité politiqueChiffre
« ce rapport-là n'est pas un rapport qui est un rapport sérieux. C'est un rapport qui est truffé d'absurdité dans lequel on vient nous dire que le grand problème des frères musulmans dans notre pays, ça concerne 400 personnes »
- 17:43Invité politiqueFait
« monsieur Atal dans la course à l'échalote avec l'extrême droite dit qu'il faudrait interdire le voile aux jeunes filles de moins de 15 ans »
Temps de parole
- Antoine Léaument100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. Cette semaine, il y a un seul sujet dont j'ai envie de vous parler, c'est de Gaza. Vous parlez à la fois de ce qui se passe à Gaza et vous parlez de la manière dont un certain nombre de choses se passent désormais dans notre pays sur la lecture de ce conflit qui a lieu dans la bande de Gaza puisque nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la brutalité du gouvernement de Netaniau qui est celle de la colonisation de la bande de Gaza et du nettoyage ethnique de la bande de Gaza.
Je vais donc vous en parler en détail, vous parler aussi des leçons à tirer des mois qui viennent de s'écouler sur la lecture politique des événement par un certain nombre de personnes dans notre pays. Et avant de commencer cette vidéo, je voudrais vous présenter mes excuses parce que vous le savez, j'essaie de faire toutes les semaines une actuaine mais les deux dernières semaines, je n'ai pas pu le faire pour une raison très simple, c'est que je terminais la rédaction d'un rapport parlementaire sur l'organisation des élections dont je vais beaucoup vous parler, dont vous allez beaucoup entendre parler, je l'espère.
En tout cas, vous savez, c'est ce rapport qui s'est notamment intéressé à la fois à la question des sondages, en fin de rapport à la question de Pierre-Edouard Sterrain, le milliardaire qui veut influencer les élections. Mais tout ça, je vous en parlerai dans un autre moment, dans d'autres vidéos de la semaine. Là, je veux me concentrer sur ce qui me semble le plus important, c'est-à-dire ce qui se passe à Gaza et quelques éléments d'analyse sur ce qui se passe en France désormais suite à la tentative, la volonté d'annexion de la bande de Gaza par Benjamin Netaniau. On commence donc cet actuaine.
Je vous invite avant toute chose à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir des notifications parce que ce moyen de communication que nous mettons en place ensemble, vous en vous abonnant, moi en faisant les vidéos, et bien c'est une manière pour moi d'avoir une forme d'autonomie dans mes prises de parole, parfois avec plus d'audience ici même que je ne peux en avoir sur certains plateaux télé. Et pour moi, c'est indispensable de pouvoir être libre de ma parole. Je considère que ça fait partie en tout cas de mon travail de député et on va comprendre pourquoi dans ce que j'ai à dire désormais concernant la situation à Gaza.
Monsieur Netaniau dans la bande de Gaza est donc entré dans une nouvelle phase de sa guerre génocidaire. Cette phase, c'est celle de l'annexion pure et simple de la bande de Gaza. Annexion qui était d'une certaine manière lisible presque dès le début des prises de parole, des prises de position de monsieur Netaniaahu, de ses ministres sur ce qui se passerait à Gaza au début de cette phase nouvelle du conflit israélo-palestinien commencé après les terribles attaques du 7 octobre. Cette phase nouvelle, c'est une phase de guerre qui consiste en une destruction méthodique du peuple palestinien, de tout ce qui fait de ce peuple un peuple.
Et c'est la raison pour laquelle euh suivant le procès qui était en cours à la Cour pénale internationale et bien nous avons parlé avec les insoumis de génocide parce que ce génocide est caractérisé par un certain nombre d'éléments juridiques et que dans l'action de monsieur Netaniahou, nous considérions que ces actions étaient mises en œuvre avec la destruction quasi méthodique d'une partie du peuple palestinien.
Quand on en est à plus de 50000 personnes qui se font tuer, essentiellement des femmes, des enfants, quand on parle d'une volonté d'affamer le peuple palestinien, quand on parle de coupure d'eau, de coupure d'électricité, de coupure de l'accès à l'aide alimentaire, ce dont on est en train de parler, c'est de la volonté de détruire méthodiquement le peuple palestinien. Et tout cela et bien c'était lisible dès le début dans les actions de monsieur Netaniaahou quand par exemple son ministre de la défense parlait à propos des Palestiniens d'animaux quand il disait que on ne combattait des animaux dans la bande de Gaza.
Bien tout ça était audible dans les propos des responsables palestiniens, lisible dans la logique qui est celle du gouvernement d'extrême droite de monsieur Netaniaahou. Il n'est pas non situé politiquement le gouvernement de monsieur Netaniaou. Il est combattu politiquement par la gauche israélienne, ce gouvernement de monsieur Netaniou et d'ailleurs dès avant le 7 octobre, il était largement combattu notamment sur les réformes qu'il essayait de mettre en place sur la justice. Et à ce moment-là, je crois qu'on n'a pas entendu grand monde au-delà de la gauche pour soutenir le peuple israélien dans ses luttes politiques contre le gouvernement de monsieur Netaniaahu.
Mais donc les attaques terribles du 7 octobre ont donné lieu en retour à une riposte du gouvernement israélien qui s'est placé sur un niveau de violence qui était lisible comme un niveau de violence génocidaire dans les actions qui étaient mises en œuvre de manière méthodique concrète par le gouvernement de monsieur Netaniaou. Il y avait donc au moment où il fallait nommer les choses beaucoup de gens qui n'osaient pas, qui ne disait pas, qui soit n'avaient pas le courage, soit ne voulait pas voir parce que c'est difficile de voir cela. C'est difficile de se dire qu'arrive ce type de comportement dans l'humanité.
On peut difficilement entendre que des gens puissent tuer des enfants et considérer que tuer des enfants, ça fait partie d'une activité guerrière qui serait considéré comme normale ou acceptable. Bien sûr que non. Tout cela n'était pas acceptable. Et vous comme moi, sans doute, nous avons vu des images qui nous ont traumatisé. Moi, il y en a une qui m'a marqué à vie, je pense, parce que je suis un jeune papa.
Mais quand je vois euh un homme brandir son enfant qui est un enfant sans tête parce que sa tête a été euh coupé par l'explosion d'une bombe, et bien quand je vois un enfant qui est à peu près de la même taille que mon enfant, je me vois moi à la place de ce papa palestinien qui porte son enfant mort dans ses bras et pour lequel j'imagine que sa vie s'effondre parce que perdre son enfant c'est quelque chose d'abominable.
Bien, quand on sait que ce sont plusieurs milliers d'enfants qui sont morts dans ce conflit, quand on sait que ce sont des familles entières qui ont été parfois décimées, quand on se dit que en Palestine, ce ne sont pas, comme le dit le gouvernement de monsieur Netaniaou, des animaux, mais bien des êtres humains, des semblables, des individus. Quand on voit des visages et qu'on ne voit pas des nombres de morts, quand on voit des frères et des sœurs en humanité chez les Palestiniens, et bien on ne peut pas se dire autre chose qu'il faut que le massacre cesse. Et on ne peut pas dire autre chose publiquement qu'il faut que le massacre cesse.
Et donc essayer de trouver les manières politiques de faire en sorte que le massacre s'arrête. Nous en avons proposé un certain nombre avec la France insoumise. Nous avons dit qu'il fallait que la France cesse l'envoi d'armes ou de matériel militaire, que l'Union européenne rompe le contrat d'association qu'elle avait avec enfin qu'elle a toujours d'ailleurs avec Israël. Que la France reconnaisse l'État palestinien comme l'a fait par exemple l'Espagne dans cette période si particulière de la vie de l'humanité puisque c'est de cela dont il s'agit.
Et bien tout ce que nous avons dit, tout ce que nous avons fait pour alerter a souvent été soit balayé d'un revers de la main par euh nos adversaires politiques sur d'autres sujets qui sont nos adversaires politiques, mais qui sur ce sujet auraient pu sans doute euh se rallier à notre position ou au moins euh essayer de dire des choses qui étaient à peu près similaires avec ce que nous disions nous. Mais non seulement parfois euh nos propositions ont simplement été balayées d'un revers de la main, mais parfois plus encore.
nous a insulté, traité de tous les noms, traité d'antisémite, traité de porte-parole du Hamas, de complices de l'islamisme, d'un certain nombre d'allégations, de propos mensongers, de propos qui sont honteux pour des gens comme nous qui précisément parlons de l'humanité comme une et universelle, queles que soient les religions, queles que soient les nationalités, queles que soient les couleurs de peau de nous qui avons dès le début rappelé que ce qu'il fallait c'était la solution à deux états, comme le prévoit le droit international.
On a ridiculisé nos positions, on nous a insulté, on nous a méprisé, on a fait dire à Jean-Luc Mélenchon autre chose que ce qu'il disait le 7 octobre en disant que la violence appelait toujours la violence et que précisément il était du côté de tous ceux qui étaient affligés par cette violence et cela qu'il soit du côté israélien ou du côté palestinien. Bref, on nous a fait dire tout et n'importe quoi. Et aujourd'hui, qu'avons-nous devant les yeux ?
Nous avons le résultat de toutes celles et tous ceux qui se sont tu ou qui parfois ont dit qu'ils étaient dans un soutien inconditionnel à Israël, à ceux qui ont dit qu'il y avait d'une certaine manière un droit de ripost général puisqu'on combattait des terroristes. Et vous avez sous les yeux le résultat de ceux qui disaient que d'une certaine manière Israël pouvait tout faire dans sa riposte face à l'attaque du Hamas. Et voilà comment de petits renoncements en grosses insultes vous avez laissé faire pour certains cette situation dramatique qui a lieu aujourd'hui à Gaza.
Situation qui est celle d'une annexion pure et simple, d'une volonté de colonisation, d'une volonté sans doute, comme l'a dit Donald Trump, de transformer la bande de Gaza en Riviera, c'est-à-dire en Côte d'Azurro-là du monde. Et voilà comment de renoncement en insulte contre ceux qui lançaient l'alerte. Cette situation est arrivée au point où aujourd'hui on voit des images qui sont des images abominables qu'on ne pensait pas voir dans l'histoire moderne de notre pays. Des gens qui sont entassés dans des barbelés attendant de la nourriture ou de l'eau pour pouvoir juste survivre. C'est ça qu'on voit aujourd'hui dans la bande de Gaza.
C'est ça le résultat des silencieux de ceux qui n'ont rien dit. Alors, je suis heureux du fait qu'aujourd'hui peut-être certains qui ont été un petit peu silencieux dans la période passée soient en train de changer d'avis. Et je veux vous dire une chose, je fais totalement bien les propos de Jean-Luc Mélenchon qu'il a eu dans son point politique que je vous invite à regarder. Mais je fais mien les propos de Jean-Luc Mélenchon. Aujourd'hui, ce qui compte ce n'est pas de demander des comptes à ceux qui n'ont rien dit. Et il faut avoir la grandeur d'esprit de ne pas demander ces comptes-là à ceux qui n'ont rien dit aujourd'hui maintenant.
Parce que ceux qui sont en train de changer d'avis, qui n'avaient rien dit mais qui sont en train de dire des choses, et bien ce sont souvent des gens qui sont sincères dans le fait qu'ils sont touchés, qui sont sincères dans le fait que non pas ils retourneraient leur vestes, peut-être que certains d'entre le font, mais qui seul coup se sentent touchés par des images qu'ils n'ont pas voulu voir, qu'ils n'ont pas regardé, où ils se disait "Non, c'est pas possible, les insoumis soit exagère, soit en font trop, soit je ne sais quoi, mais qui d'un seul coup voit que nous n'exagériions pas mais que nous étions quelque part la pointe avancée dans ce combat particulier pour la reconnaissance de ce qui se produit à Gaza.
Et bien tous ceux qui sont en train aujourd'hui de dire il faut que ça cesse, il faut que ça s'arrête, il y a un génocide en cours, il y a un nettoyage ethnique en cours, il y a une volonté de colonisation de la bande de Gaza, une volonté d'annexion de la bande de Gaza.
Tous ceux qui aujourd'hui disent cela et bien il faut être capable même s'ils se sont tu dans la période précédente même s'ils n'ont rien dit et nous n'oublions pas cette partie- làà de ce qu'ils n'ont malheureusement pas fait et bien il faut être capable de se dire que c'est un point d'appui pour l'objectif politique qui est le nôtre à savoir que ça n'arrive pas à savoir que ça s'arrête à savoir qu'il y ait un cesser le feu à savoir que on protège cette bande de Gaza de l'annexion de Benjamin Netaniaahou voilà le moment particulier politique dans lequel nous sommes et pour lequel il faut savoir ouvrir les bras même à ceux qui parfois qu'on peut juger avoir été trop silencieux sur ce sujet-là.
Mais je veux vous dire aussi une autre chose et élargissant maintenant à la lecture des événements dans notre pays, c'est que quand il y a un gouvernement qui est dans cette logique là, le gouvernement génocidaire de monsieur Netaniaou, aucune forme de même vague critique n'est entendable pour un gouvernement comme celui-ci. Il faut savoir que le gouvernement de la France lui-même pour avoir tenu des propos qui étaient presque similaires à ceux que nous pouvons tenir en disant il faut que ça s'arrête, il faut un cesser le feu, il faut une solution à deux États. Pour avoir dit ça, le gouvernement de la France a été traité d'antisémite par le gouvernement de monsieur Netaniaou.
Voilà jusqu'où vont les politiques de type génocidaire de monsieur Netaniaou. Toute critique est inentendable puisque critiquer c'est dès lors dire qu'il faudrait que ça s'arrête puisqu'il faut que ça s'arrête. Et bien donc notre propre gouvernement a été accusé d'encourager l'antisémitisme ou le Hamas. Vous rendez compte du niveau où quel on en est arrivé ? C'est-à-dire que au gouvernement de la France sont faites les mêmes insultes que celles qui ont été faites aux insoumis pendant des mois des mois des mois.
si bien que Jean-Noel Barreot qui est le ministre des affaires étrangères a dû faire un communiqué pour dire que oui, critiquer la politique du gouvernement de monsieur Netaniaou, ça ne faisait pas des gens ni des antisémites ni des soutiens du Hamas. Il leur est arrivé au gouvernement la même chose qu'il nous arrive à nous depuis des mois et des mois. Si bien que vous pouvez vous rendre compte quel point les accusations qui étaient faites contre nous étaient-ils légitimes et d' quel point sans doute nous montrions peut-être le chemin qu'il fallait suivre pour être à la hauteur de notre humanité commune.
Voilà les leçons que l'on peut tirer de ce qui se passe à Gaza pour ce qui concerne notre pays. Mais je veux aller plus loin que ça parce que pourquoi est-ce que l'indifférence ou le silence vis-à-vis de ce qui se passe à Gaza a été rendu possible dans notre pays à nous ? Pourquoi s'est-il produit cela ? Parce que les gens qui se font tuer, les gens qui meurent dans la bande de Gaza, peut-être qu'un certain nombre de personnes comme le ministre de monsieur Netaniaou de la défense n'y voit pas tout à fait des êtres humains dans ceux qui meurent. Soit ils y voi des chiffres parce que c'est lointain, parce que peut-être c'est plus facile de se réfugier derrière des nombres de morts.
Ça a une forme d'indifférence. On ne voit pas des visages, on voit des nombres, on voit des chiffres. Mais ce qui se joue dans l'indifférence vis-à-vis de la bande de Gaza, c'est le racisme. C'est l'idée que parce que ce sont des Palestiniens, parce que ce sont, disons les choses clairement, des Arabes, des musulmans, et bien un certain nombre de personnes se disent que peut-être finalement dans le fond, ce n'est peut-être pas si grave. Et c'est là qu'il y a un grave problème qui est posé pour notre pays à nous, la France.
Parce que penser cela, même de manière inconsciente, penser cela, se dire ça, être indifférent à cette situation là en raison du fait que les gens qui se font tués sont des Palestiniens, c'est un problème qui est posé aussi dans notre pays. Et quand je vois ça, ce rapport, ce prétendu rapport frères musulman et islamisme politique en France, ça là ça participe d'une ambiance dans le pays qui vise à stigmatiser sans arène aux compatriotes musulmans. Ce rapport-là n'est pas un rapport qui est un rapport sérieux.
C'est un rapport qui est truffé d'absurdité dans lequel on vient nous dire que le grand problème des frères musulmans dans notre pays, ça concerne 400 personnes, allez au maximum 1000 personnes et la France serait pas capable de lutter contre un prétendu entrisme islamiste qui concernerait 400 à 1000 personnes. Enfin, où en est-on ? Pourquoi est-ce que c'est grave ce qui se produit là ?
Parce que monsieur Retaillot et un certain nombre de personnes qui visent à diviser sans arrêt notre peuple utilise ça pour essayer de semer le doute, de semer le trouble autour de nos compatriotes musulmans, non pas islamistes musulmans et cela même en dépit de ce qu'ils essayent de dire parce que parfois quand la critique devient un peu trop virulente, quand on leur dit que quand même ils ont une pente islamophobe qui devient très inquiétante, et bien ils disent non mais notre problème n'est pas avec les musulmans, c'est avec les islamistes.
Ben tien, quand monsieur Rotaillot dit des choses comme "Aha bah le voile", quand monsieur Zemour dit "L'islam est incompatible avec la République", ils disent pas l'islamisme, ils disent pas "Aas le voile intégral ou je ne sais quoi." Non, ils disent pas ça. Ils disent "Ale voile." Ils disent l'islam incompatible avec la République. Il stigmatise sans arrêt nos compatriotes musulmans jusqu'à ce rapport lui-même qui dit en conclusion, accrochez-vous, qui dit qu'il y a un double discours, une victimisation par la dénonciation d'une prétendue islamophobie. Le mot islamophobie est entre guillemets.
C'est-à-dire que l'idée même que nos compatriotes musulmans seraient menacés par une forme particulière de racisme ou de haine religieuse, et bien cette idée-là même est niée. Elle est niée dans un moment dans lequel il y a une personne qui s'est fait tuer dans une mosquée par quelqu'un qui lui a mis des dizaines de coups de couteau en tenant des propos qui ciblaient son dieu à cette personne-là, en ayant eu une méthode pour essayer de faire en sorte que cette personne s'agenouille pour la poignarder dans le dos à l'intérieur de son lieu de culte. Il s'agit d'Abou Bakar Sissé, la personne qui s'est fait tuer.
On est dans un pays dans lequel il y a des mosquées qui se font incendiées, il y a des mosquées qui sont tagué, il y a des mosquées dans lesquelles on met une tête de sanglier pour signifier que d'une certaine manière ce serait du cochon. Et vous le savez, c'est une religion qui interdit la consommation de cette viande là, c'est-à-dire une forme de mépris, d'humiliation. Et quand on apprend aussi que des femmes se font arracher leur voile, quand monsieur Atal dans la course à l'échalote avec l'extrême droite dit qu'il faudrait interdire le voile aux jeunes filles de moins de 15 ans, est-ce que vous vous rendez compte de la situation dans laquelle ces gens sont en train de mettre notre pays ?
C'est-à-dire de la division permanente, de l'idée qu'il faudrait qu'on se regarde les uns les autres comme étant des adversaires, comme si un voile ou un vêtement serait d'un seul coup un problème ? Vous imaginez qu'on va envoyer la police pour aller enlever des voiles à des jeunes filles de moins de 15 ans ? Vous imaginez la situation dans laquelle ça va mettre notre pays ? C'est ça l'idée qu'ils ont derrière la tête ? Vous imaginez la situation de tension extrême ? déshumanisation que cela provoquerait. Et à partir du moment où commence la déshumanisation, alors toutes les horreurs deviennent possible.
Parce que précisément, c'est quand on considère l'autre non pas comme un semblable, mais comme quelque chose d'inférieur à un semblable. que toutes les horreurs du monde deviennent possibles. Et c'est la raison pour laquelle, de la même manière que nous avons été une voix peut-être parfois un peu forte, peut-être parfois un peu dure, peut-être parfois un peu insoumise, c'est ce que nous sommes sur la situation à Gaza.
Et bien lorsque nous vous lançons l'alerte sur le racisme qui existe dans notre pays, lorsque nous lançons l'alerte sur l'islamophobie qui existe dans notre pays, lorsque nous lançons l'alerte sur les différentes formes de racisme qui existent, et je mets dedans toutes les formes qui sont liées à la couleur de peau, à l'origine, à la religion, je parle ici de l'islamophobie, de l'antisémitisme, de la négrophobie, de la haine qui existe contre les personnes asiatiques, bref de toutes les différences qui sont mises en place par un certain nombre de personnes pour diviser notre peuple. Quand nous vous disons cela, nous insoumis.
Et bien quand nous disons tout cela et je parle aussi pardon car je l'oubliais des personnes étrangères qui sont qualifiées d'Qutf ce qui permet d'oublier que ce sont des personnes de les qualifier par un sigle qui nie leur humanité qui sont en plus présenté comme des personnes agressives des personnes dangereuses puisqu'on narrête pas de faire des liens entre l'immigration et l'insécurité alors même que tout cela n'a aucune validité scientifique alors même que dans les personnes placées sousf seulement 4 % sont convaincus d'avoir avoir commis des crimes ou des délits. Et la plupart du temps, il s'agit d'ailleurs de délit.
Quand nous vous disons tout cela, quand nous vous disons attention, notre peuple est en train de s'abîmer, de s'abîmer dans une déshumanisation d'une partie de ce peuple-là, d'une partie qui est de plus en plus importante pour certaines personnes. Parce que d'un seul coup, on met tout dans le même sac, on met tout le monde dans le même panier.
On dit "Allez, un coup c'est les Algériens, un coup c'est les musulmans, un coup c'est je sais pas qui, mais il y a toujours quelqu'un qui est pointé du doigt, quelqu'un qui serait le bouqu émissaire des situations politiques ou euh euh sociales de notre pays." Et bien quand les insoumis vous disent cela dans un monde dans lequel euh en plus on nous accuse, on nous dit que ce serait par euh électoralisme, c'est-à-dire comme si défendre une partie de nos compatriotes qui sont les plus menacés serait une forme de tentative de gagner leur voix. Mais enfin, je sais pas si vous avez remarqué mais sur tous les plateaux télés en ce moment, c'est plutôt le racisme qu'à la drag et haute.
D'une certaine manière, si vous voulez être électoraliste, la manière la plus simple, c'est de tenir des propos racistes, de tenir des propos contre les musulmans, contre les Algériens, contre les étrangers ou contre les insoumis. Et puis alors là, le problème est réglé. Vous gagnez des voix puisque tout le monde dit la même chose a priori. Et bien quand nous les insoumis qui sommes en permanence sous le feu des critiques, sous le feu des insultes, sous le sous les jets de pierr d'une certaine manière de la bonne société politique et médiatique qui elle ne veut pas dire de mot trop, ne voudrait pas choquer, ne je ne sais quoi.
Quand vous voyez des gens comme nous qui sommes finalement des gens sommes tout assez normaux, nous considérons nos compatriotes et même plus largement que nos compatriotes les gens comme nos semblables. Voilà. Moi, je demande pas la pièce d'identité à quelqu'un quand je le croise dans la rue. Si jamais il me dit "Bonjour, ça va monsieur le député, comment vous allez ? Merci pour le travail" et ben je suis très content. Je lui demande pas sa carte d'identité pour savoir qui me dit merci pour mon travail.
Voilà, quand vous avez des gens qui vous disent ça, qui vous disent attention, pour un grand nombre de nos compatriotes, ça devient très difficile, ça devient très dur parce que le racisme provoque des choses qui sont extrêmement violentes, extrêmement brutales. Parfois, c'est des violences physiques, j'en ai parlé, mais ce sont des violences psychologiques permanentes parce que les personnes qui sont victimes de racisme sont toujours assignées à autre chose que notre identité nationale, toujours sans arrêt. Et vas-y que je demande la carte d'identité et vas-y que je demande tu es de quelle origine ? parfois 20 fois en soirée. Tu es de quelle origine ? Tu es de quelle origine ?
Tu es de quelle origine ? Tu viens d'où ? Comprenez que pour des millions de gens dans notre pays, il y en a ralbol, que ça suffit, qu'on veut juste être considéré comme des Français comme les autres, qu'on veut pouvoir vivre en paix dans notre pays, fonder une famille, avoir un travail, avoir une maison, avoir les petits bonheurs de la vie, manger des bonnes choses parce que ici en France, on mange des bonnes choses. Et vous savez quoi ?
et ben le fait qu'il y ait des gens qui viennent de partout et qui amènent leur culture culinaire avec eux, ça fait qu'en France particulièrement comme on est un pays de passage et ce depuis la nuit des temps et bien on a une culture culinaire qui je pense fait honneur à notre pays. Toutes ces petits bonheurs de la vie, toutes ces petites choses, ces petits bonheurs de la vie, et bien c'est à ça que les gens aspirent. Ils aspirent pas à je ne sais pas quoi, à être insécuritaire, à être violent, à être je ne sais quoi. L'immense majorité de nos compatriotes aspire juste à avoir une vie simple. une vie faite de petit bonheur, une vie faite d'amour, d'amitié, de ces petites choses-là de la vie.
Et chaque fois que vous les regardez comme des gens qui seraiit finalement un peu différents, un peu pas tout à fait comme vous, chaque fois qu'il y a ça qui s'insinue à l'intérieur de vous, il y a le début de la déshumanisation. Et cette pente là, elle est utilisée, elle est tirée par ceux qui cherchent à diviser le peuple. Et ceux qui cherchent à diviser le peuple, c'est toujours les mêmes. Carl Marx le disait déjà en dans les années au 19e siècle, on va dire, pour pas que je me trompe de date, c'est que ce qui permet le maintien au pouvoir des puissants, c'est le racisme, c'est la division du peuple. Et ils le font exprès.
C'est une stratégie politique que la division du peuple par le racisme parce que les puissants ont besoin que nous soyons divisés. Parce que quand nous sommes divisés, plutôt que d'être solidaire pour essayer de leur demander des comptes à eux pour leur dire "Comment ça se fait que vous êtes aussi riche alors que c'est nous qui travaillons ?
Comment ça se fait que vous vous restez assis dans votre chaise longue toute la journée alors que nous on travaille, que nous on est payé au SMIC et que vous vous êtes milliardair ?" Et bien quand les gens se solidarisent et je vais aller plus loin, quand les gens se solidarisent y compris avec les étrangers qui sont travailleurs et qui sont sans papier et qui sont placés dans des situations d'extrême précarité, quand il se passe ça, et bien on demande des comptes aux responsables. Et les responsables, ils sont deux nature, économique et politique.
économique, c'est les possédants, c'est ceux qui s'enrichissent, qui se gavent, qui accumulent des fortunes telles que maintenant même ils sont prêts à utiliser leur argent pour essayer de vous influencer dans les élections et dans vos votes comme on a pu le voir justement avec le projet péri de monsieur Pierre Edward Sterin. Mais c'est pas le seul. Si on va sur la chaîne C News de monsieur Boloré, vous allez voir que la division, elle est permanente l'organisation de la division entre oh, il trouve toujours une bonne raison d'essayer de se diviser.
Et quand on en est au moment où des milliardaires sont prêts à utiliser leur argent pour essayer de vous influencer, de rentrer dans vos têtes pour vous dire ce qu'il faudrait choisir électoralement, et bien là, je pense qu'on a franchi un cap qui est tel que notre devoir de français, c'est-à-dire de républicain attaché à l'idée de liberté, d'égalité et de fraternité, mais aussi attaché à l'idée que une personne égale une voix et que ce qui nous fonde comme français, c'est notre citoyenneté, c'est-à-dire notre droit de vote. et notre devoir de respecter la loi puisque nous sommes égaux dans notre capacité à la faire et dans notre devoir de la respecter.
Et bien notre devoir de français c'est de dire aussi que lorsque des fortunes considérables sont accumulées, quand ces fortunes considérables sont en capacité de manipuler, de jouer sur les scrutins électoraux et sur l'information elle-même, quand on en est là, notre devoir de peuple français, c'est de se battre pour récupérer notre souveraineté. Et cette souveraineté, elle doit s'exprimer dans nos institutions.
Raison pour laquelle, et vous verrez la cohérence d'ensemble de ce que nous vous disons avec la France insoumise, raison pour laquelle il est plus que temps de convoquer une assemblée constituante qui serait chargée de rédiger une nouvelle constitution réellement démocratique dans laquelle les citoyens auraient un pouvoir d'intervention permanent par le référendum d'initiative citoyenne.
Et bien le jour où nous rendrions possible cette assemblée constituante où par un vote d'un référendum du peuple français, cette constitution serait proposé et approuvée par le peuple français dans son intégralité par référendum, et bien ce jour-là, nous pourrions en récupérant notre souveraineté limiter celle de ceux qui possédant beaucoup essayent d'influencer nos élections, essa d'influencer nos médias, essae d'entrer dans nos esprits pour essayer de nous faire penser que nos voisins seraient dangereux ou problématique pour je ne sais quelle raison et essae et je terminerai par là de rentrer jusque dans nos cœurs pour qu'au lieu de voir des semblables, nous voyons des gens qui sont différents de nous.
Voilà ce vers quoi je pense il faut tendre. Voilà ce vers quoi nous proposons d'aller avec la France insoumise et avec Jean-Luc Mélenchon. Voilà la raison pour laquelle aussi c'est aussi indispensable que cela d'avoir des médias autonomes pour pouvoir vous dire ces choses-là, s'adresser à votre intelligence et à votre cœur plutôt que à vos peurs que certains essayent d'accentuer, d'organiser, de créer, d'alimenter. Et c'est la raison pour laquelle je tenais à vous faire cette vidéo, ce petit point d'actu politique de la semaine. J'espère que ça vous a plu.
Si c'est le cas, je vous invite à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir des notifications. Et je vous le répète, s'abonner à ma chaîne, c'est me permettre d'avoir la parole libre que je viens d'avoir devant vous aujourd'hui et je tenais à le faire après ces deux semaines sans avoir pu le faire à vos côtés malheureusement. No.
Antoine Léaument