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InterviewTV5MONDE Info· 22 juin 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Liban : "Le rôle de la France est de s’assurer d'un cessez le feu dans la région" (Éléonore Caroit)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Ces discussions en Suisse vous aussi vous les qualifiez d'encourageantes. Est-ce que les premières bases sont posées selon vous pour mettre fin au conflit du Moyen-Orient ?

  • 0:44OuverteRéponse partielle

    Le ministre français des affaires étrangères est en Suisse ce lundi. Va-t-il participer aux discussions ?

  • 1:21OuverteRéponse directe

    Le Liban est au cœur de cette discussion. Quel était l'objectif de votre déplacement ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Ce cessez-le-feu passe-t-il par certaines mesures ou lignes rouges selon vous ?

  • 3:15OuverteRéponse directe

    Vous êtes rendu sur le terrain directement. Qu'avez-vous vu ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Quels sont les besoins les plus urgents des déplacés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Éléonore CaroitFait
    « Il faut surtout voir comment cela sera mise en œuvre car je rentre du Liban, vous l'avez dit et on voit bien que la situation n'est pas encore calmée. »
  • 0:44Éléonore CaroitFait
    « Il faut surtout voir comment cela sera mise en œuvre car je rentre du Liban, vous l'avez dit et on voit bien que la situation n'est pas encore calmée. »
  • 1:21Éléonore CaroitFait
    « À ce stade, ce qui est important, c'est qu'il soit présent, qu'il puisse avoir des échanges avec les uns et les autres et surtout que la France puisse dire l'importance d'un traitement global du conflit. »
  • 2:03Éléonore CaroitFait
    « Moi, je suis allée au Liban pour dire avant toute chose tout notre soutien à la population libanaise mais aussi au gouvernement libanais qui aujourd'hui essaye justement de reconstruire. »
  • 2:37Éléonore CaroitFait
    « Il faut absolument que les combats cessent. Cela passe nécessairement par un retrait d'Israël du sud du Liban. »
  • 3:51Éléonore CaroitFait
    « Ce sont des femmes, ce sont des enfants, ce sont des familles entières qui sont déplacées. »
  • 4:27Éléonore CaroitFait
    « Il faut que même dans la guerre, vous avez des règles. Vous avez des règles de proportionnalité. vous avez des règles de protection des civils. »
  • 5:02Éléonore CaroitChiffre
    « Nous avons débloqué des fonds d'urgence dans le cadre de cette crise, des prêts aussi sur le long terme. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00

et invité de ce 64 minuté Ééonore Carois ministre délégué chargé de la francophonie des partenariats internationaux et des français de l'étranger. Madame la ministre bienvenue sur le plateau du 64 minutes. Ces discussions en Suisse vous aussi vous les qualifiez d'encourageante. Est-ce que les premières bases sont posées selon vous pour mettre fin au conflit du Moyen-Orient ? Alors c'est évidemment un pas positif que il y ait une reprise de négociation mais il faut être très prudent. Il faut surtout voir comment cela sera mise en œuvre car je rentre du Liban, vous l'avez dit et on voit bien que la situation n'est pas encore calmée. Il n'y a pas encore de véritables cessés le feu dans le pays, que les choses sont extrêmement volatiles et le rôle de la France, c'est de s'assurer que l'on

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arrive à un cesser le feu puis à une paix durable dans la région. Hm le effectivement il faut rester attentif et d'ailleurs, Jean Noël Barreau, le ministre français des affaires étrangères est en Suisse euh ce lundi. Euh il va participer aux discussions ou ce n'est pas encore spécialement prévu ? Écoutez, à ce stade, ce qui est important, c'est qu'il soit présent, qu'il puisse avoir des échanges avec les uns et les autres et surtout que la France puisse dire l'importance d'un traitement global du conflit et puis en ce qui me concerne de rappeler l'importance du Liban, que l'on ne puisse pas avoir une paix qui ne prenne pas en compte la situation tragique qui est en train de vivre le pays aujourd'hui. De la même façon qu'il peut pas y avoir une paix si on prend pas en

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compte tous les aspects, toutes les dimensions du sujet. Évidemment pour la France, c'est la reprise de la navigation dans le D3 d'Ormous, mais c'est aussi le programme nucléaire et balistique iranien. Mais c'est évidemment une situation, un vrai cesser le feu qui inclut tous les tous les béliers gérants. Vous le disiez hein, le Liban est au cœur de cette discussion. Vous-même vous étiez au Liban ces derniers jours, vous êtes rentré samedi. L'objectif de cette de ce déplacement au Liban, c'était de porter justement la voix et les positions de la France. Absolument. Moi, je suis allée au Liban pour dire avant toute chose tout notre soutien à la population libanaise mais aussi au gouvernement libanais qui aujourd'hui essaye justement de reconstruire, de travailler pour rendre

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beaucoup plus solides ces institutions libanaises. Et donc, je salue leur travail et nous les soutenons. Nous répondons à leur demande d'investissement dans le développement mais aussi nous répondons à cette crise humanitaire. Et puis je suis allée au Liban dans un format un peu inédit car j'ai proposé à mes homologues britanniques et catariennes de venir avec moi pour que ce soutien, il puisse être dit non pas par une seule voie, non pas par un seul pays, mais par plusieurs pays pour montrer que même si nous pouvons avoir des divergences dans notre compréhension de ce qui est en train de se jouer aujourd'hui au Moyen-Orient, et bien nous sommes très clairs sur une chose, c'est qu'il faut soutenir le Liban et qu'il faut absolument qu'il y ait un cesser le feu et une paix durable

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au Liban. Et ce c'est ce c'est le feu, il passe par certaines mesures, par certaines lignes rouges selon vous. Alors vous savez en ce moment vous avez près d'un million de déplacés aujourdhu au Liban. Vous avez 4000 morts. Vous avez des personnes qui sont des civils qui sont touchées. Vous avez des humanitaires qui sont touchés. Donc il faut absolument que les combats cessent. Cela passe nécessairement par un retrait d'Israël du sud du Liban. Cela passe aussi par un respect du droit international humanitaire. Israël répond aussi aux attaques du Hzboll et il est important, la France l'a toujours dit, qu'il y ait une seule armée. Vous pouvez pas avoir plusieurs armées dans un pays souverain. Et donc nous soutenons évidemment les forces armées libanaises

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et nous soutenons comme je le disais le gouvernement libanais, les autorités libanaises pour renforcer les institutions de ce pays et lui permettre d'être pleinement souverain et pleinement en contrôle de son territoire, retrouver sa souveraineté. Vous êtes rendu sur le terrain directement, vous avez pu échanger avec des sommes, avec des femmes qui vivent au Liban. Qu'est-ce que vous avez vu ? J'imagine que certains témoignages étaient particulièrement poignants. Oui, absolument. Moi, j'ai j'ai tenu à me rendre avec mes homologues, comme je vous disais, britannique et catarienne, au plus près de ceux qui sont les victimes de ce conflit. Ce sont des femmes, ce sont des enfants, ce sont des familles entières qui sont déplacées. Ce sont aussi des membres de la communauté

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française qui vivent dans le sud du pays et qui aujourd'hui par exemple pour le lycée français de Nabatier se retrouve à donner cours depuis d'autres lycées français à Beou parce que justement elles n'ont pas accès aux infrastructures, elles n'ont pas accès au villages, elles n'ont pas accès à à leur ville dans le sud du pays. Et donc, j'ai pu rencontrer évidemment des personnes qui sont victimes mais aussi des acteurs de l'humanitaire qui m'ont fait part de l'importance de les laisser travailler dans des bonnes conditions, c'est-à-dire qu'il ne soi pas pris pour cible. Ce qui sont pris pour cible actuellement, c'est ce qui vous font remonter. C'est ce qu'ils me font remonter. Et c'est pour ça que je je le dis fermement, il faut que cela s'arrête. Il faut que même dans la guerre, vous avez

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des règles. Vous avez des règles de proportionnalité. vous avez des règles de protection des civils, de protection des forces humanitaires et ça c'est extrêmement important que elles puissent être respectées. Et donc c'est un message que que je transmets. Et au-delà de ça, le la France soutient le Liban financièrement. Nous avons débloqué des fonds d'urgence dans le cadre de cette crise, des prêts aussi sur le long terme. Et ça, c'est le président libanais qui nous l'a dit. Nous avons besoin que vous investissiez dans le Liban. Nous avons pas besoin d'aide, nous avons besoin d'investissement et c'est important. C'est un message que j'entends parfaitement et qui est en ligne avec notre politique de développement et puis euh évidemment s'assurer que les besoins les plus

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primaires de ces personnes qui sont déplacées qui ont qui manquent de tout puissent être puissent être remplies. Et le Nord Carois, vous avez décidé de retourner au Liban dans les semaines, dans les mois à venir après ce que vous avez vu sur place. C'est prévu ? Oui, absolument. Moi, j'aimerais j'aimerais y retourner et j'aimerais surtout que nous puissions continuer à faire en sorte que la voix du peuple libanais soit entendue, que la voix aussi du gouvernement libanais qui comme vous le savez est multiconfessionnelle représente justement cette diversité de ce pays puisse être entendu. Et donc nous sommes en soutien du gouvernement libanais, des priorités qui sont identifiées par le Liban parce qu'aujourd'hui le Liban est victime de cette guerre qu'il n'a pas choisie et

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qui a un impact vraiment catastrophique sur sa population. Merci beaucoup Éléonor Carois, ministre délégué, chargé de la francophonie des partenariats internationaux et des Français et de l'étranger d'être venu sur le plateau du 64 minutes. Merci beaucoup. Merci à vous.