Pourquoi la France ne loge pas tous les sans-abri ? Débriefing du discours du gouvernement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 40 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15FerméeÉludée
Est-ce que vous reconnaissez la responsabilité de votre gouvernement dans la mort des personnes qui dorment dehors ?
- 2:15RelanceÉludée
Pourquoi le gouvernement ne met-il pas à l'abri les sans-abri malgré ses compétences ?
- 4:15OuverteRéponse partielle
Comment expliquez-vous les disparités territoriales dans l'accès au logement ?
- 6:15FerméeRéponse partielle
Quels sont les détails des 120 millions d'euros supplémentaires pour l'hébergement d'urgence ?
- 8:20OuverteRéponse directe
Pourquoi l'effort public global sur le logement diminue-t-il ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Marie-Charlotte GarinFait
« on a un ministre qui répond complètement à côté de la plaque »
- 1:40Marie-Charlotte GarinFait
« la préfecture a la responsabilité sur les territoires de mettre les gens à l'abri »
- 3:40Marie-Charlotte GarinChiffre
« on a près de 3000 enfants qui dorment dehors »
- 4:40Marie-Charlotte GarinChiffre
« 120 millions d'euros supplémentaires sur l'hébergement d'urgence »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
ça nous inquiète parce que depuis le début de l'année il y a des personnes vous l'avez dit monsieur le ministre qui sont mortes de froid dans nos rues et très sincèrement moi je suis jeune parlementaire et je ne comprends pas l'absurdité de notre système et de notre manière de faire des politiques publiques je ne comprends pas qu'on en soit arrivé là je ne comprends pas que vous en ayant toutes les cartes en main en ayant même les propositions législatives qui vous ont été faites vous ayez été dans l'incapacité d'anticiper et de créer ses places à temps et je vous demande très sincèrement monsieur le ministre est-ce que vous reconnaissez la responsabilité de votre gouvernement dans la mort des personnes qui dorment de et qui en sont mortes aujourd'hui faute de place d'hébergement d'urgence il y a parfois une facilité à énoncer les choses et une réalité ou une difficulté tout autre à les mettre en œuvre parce qu'encore une fois adopter ou retenir un amendement décider de l'adoption d'un budget ça ne résout pas du jour au lendemain la réalité de ce que pevent être des difficultés de terrainuse là ce qui est intéressant dans cet extrait c'est-à-dire que je viens de demander très clairement si si le gouvernement reconnaît sa responsabilité pour la mort des personnes qui sont mortes de froid dans la rue depuis le début de l'année et on a un ministre qui répond complètement à côté de la plaque qui presque est dans le sermon finalement et dit bah écoutez vous voyez bien c'est pas une histoire d'amendement c'est facile de dire tout ce que vous avez fait ces derniers mois mais c'est pas voter un amendement qui va changer la réalité du terrain mais c'est quoi le terrain et je crois que moi j'en parle d'autant plus facilement c'est que je vois bien par exemple la ville de Lyon qui a mis pendant 2 semaines des enfants et leur famille à l'abri parce que l'État ne le faisait pas ils ont pas eu besoin d'attendre que qui qui que ce soit vote un amendement ils ont juste mis les gens à l'abri parce qu'en fait c'était inacceptable de laisser des gamins dans le froid pendant de semaines et ça le minist il le dit pas il fait comme si finalement tout était une histoire de procédure et que c'était vraiment c'était vraiment un problème de travail concret sur le terrain quoi et que la loi elle n'y pouvait pas grandchose finalement j'ai dit je pense avec précaution que la répartition des responsabilit dans la difficulté de venir à bout de ces phénomènes de sans domicile fix ou de sans abrisme ça relève pas que d'une question de budget mais aussi d'une question de réalité de cette mise en œuvre de ces lieux d'abri et il arrive qu'il a des collectivités quelle que soit leur couleur politique qui sont prête à signer des pétitions mais quand il s'agit ensuite de mettre des logements à disposition faire en sorte de dégager les lieux se montre ou moins alentes ou pratique des politiques qui vont à l'encontre de ce qu'ell professe par ailleurs pause là on a un gouvernement qui clairement plutôt que de répondre à la question de quelle est votre responsabilité puisque l'hébergement d'urgence est une compétence de l'État vient nous dire bah finalement c'est les collectivités le problème donc on a un gouvernement qui se défausse sur les collectivités locales au lieu de reconnaître bah oui on n pas assez anticiper ces gens on aurait pu les mettre à l'abri parce qu'on aurait pu ouvrir les places d'hébergement d'urgence bien avant quitte à utiliser des places d'hôtel même si c'est pas une situation idéale on aurait pu les mettre à l'abri et pourtant on a rien fait comment se fait-il que dans des villes qui perdent de la population on a parfois plus de difficulté à trouver des logements dans des villes qui en gagnent vous avez des disparités territoriales aujourd'hui sur le terrain qui fait que l'État n'a pas la maîtrise de l'urbanisme de la construction il a les dispositifs de soutien face à cette réalité à ce dispositif de soutien posuse là l'état dit j'ai pas de compétence d'urbanisme ok sauf que moi à aucun moment je suis venue lui parler de compétences d'urbanisme je suis venue lui parler des questions d'hébergement d'urgence et ça c'est une compétence de l'État donc on a un ministre qui nous fait une petite pirhouette qui remet la foute sur les collectivités et qui dit bah finalement nous on est au maximum quoi on fait de notre mieux c'est pas un amendement qui fera la différence et on peut rien faire sauf que c'est faux déjà parce que la préfecture a la responsabilité sur les territoires de mettre les gens à l'abri ensuite parce qu'elle a le pouvoir de réquisitionner les logement vacant et enfin parce qu'elle peut aussi sanctionner les villes qui ne créent pas assez de logements sociaux et ça dans la majorité des territoires c'est pas le cas encore une fois vous insistez sur ce qu'ont été vos combats politiques c'est la raison pour laquelle vous vous êtes engagé et pour laquelle vous avez été élu que ce soit pour déposer des amendements pour faire en sorte d'obtenir des votes qui vous conviennent il y a eu d'autres combats avec d'autres lignes le ministre dit des votes qui vous conviennent on parle pas de votes qui nous conviennent on parle de votes qui changent la vie des gens et ce que je veux dire c'est que à la fin ces 10000 place que vous avez appelé de vos vœux au lieu d'avoir été créé au 31 décembre et d'avoir été annoncé à cette date elles l'ont été le 8 janvier avec des débats des influences des combats qui se sont poursuivis pour faire en sorte que ce qui était pointé par beaucoup pas seulement dans lesm puisse devenir une réalité on est en train de le faire au lieu de le faire de manière verticale de faire semblant indiquer voilà les endroits où on les met nous tendons la main au collectivités pour dire maintenant sur l'endroit où on va les déployer il nous faut les collectivités qui vont pouvoir rapidement faire en sorte de pouvoir proposer les dispositifs de partenariat pour ces interméation locative pour ses accès au logement pour ses hébergements d'urgence en faisant en sorte de les localiser sur la base de ce que sont ces réalités territoriales qui ne sont pas les mêmes partout nous avons donc un ministre qui a noyé le poisson et qui en plus plus à la fin sur un ton un petit peu paternaliste dit vous êtes bien mignon finalement vous avez mené vos combats c'était bien légitime mais nous entre nous il fallait qu'on fasse un peu nos arbitrage c'est ça qui sous-entend quand il dit il y avait des influences autres en dehors de l'hémicycle et il sous-entend il dit bah finalement vous voyez si on l'avait voté dans le budget ça aurait été adopté au 31 décembre là on a mis les choses en place le 8 janvier sauf ce qu'il oublie de dire c'est que nous on n'est pas mobilisé depuis il y a de semaines on est mobilisé depuis des mois et notamment si vous vous souvenez bien à la rentrée il y avait déjà l'un CF et le collectif jamais sans toi qui alertait sur la situation catastrophique des enfants à la rue et sur les chiffres inédits cette année donc c'est-à-dire que ce sont des décision que nous aurions pu prendre dès le mois de septembre ou le mois d'octobre pour mettre les gens à l'abri et si les gens avaient été mis à l'abri typiquement très probablement que ces personnes qui sont mortes de froid en début d'année elles auraient été dans un hébergement d'urgence ou voir mieux dans un hébergement transitoire et là absolument rien n'a été fait aucune reconnaissance de la responsabilité du gouvernement moi je trouve ça irresponsable indigne et inhumain le ministre du logement avant le remanement a annoncé 120 millions d'euros supplémentaires sur l'hébergement d'urgence en indiquant qu'il y aurait des créations de place mais on sait pas vraiment comment il se trouve que depuis le ministre a été remercié donc on a plus de nouvell et on a plus de ministre du Logement c'est d'ailleurs pour ça qu'on se retrouve avec Christophe Béchu donc on l'a interrogé on lui a dit ok les 120 millions quand comment pourquoi et combien de place d'hébergement d'urgence à à faire voilà sa réponse et avec la création de ces 10000 places supplémentaires et avec le fait de les cibler en parti parulier sur les familles sur les femmes et sur les enfants elle vise précisément là ce qui dit d'un côté ça nous donne raison dans le combat qu'on a mené ces dernières semaine en disant attention attention on a près de 3000 enfants qui dorment dehors il faut les mettre à l'abri en priorité avec leur famille parce qu'onevient à la Convention internationale des droits de l'enfant mais de l'autre côté il faut pas oublier que peu importe qu'on soit un enfant une femme ou un homme un toit c'est un droit donc on ne peut pas se satisfaire de se dire on va mettre les femmes et les enfants à l'abri et basta c'est fini il y a beaucoup d'hommes notamment d'hommes seuls sans enfants qui sont à la rue aujourd'hui je crois que ces personnes elles ont autant le droit à la dignité qu'une femme ou un enfant et ça nous on va pas l'oublier quand on va continuer et poursuivre le combat pour faire du sansabrisme une lutte et une cause nationale àce queon puisse faire en sorte de résorber ce gap et il explique cette somme de 120 millions qui je vous l'indique est à peu près la moyenne de ce que les amendements de certains de vos groupes ont pu déposer entre le Sénat et l'Assemblée Yann bressa ayant demandé 85 millions d'euros à l'inverse à l'Assemblée nationale une somme de 160 suggéré les 120 que le gouvernement vient de débloquer montre bien que nous sommes à la hauteur de cette réponse sur les 120 millions le ministre nous dit bah finalement on a fait la moyenne des propositions que vous nous aviez faites que ce soit au Sénat avec mon collègue Yan brossa ou les parlementaires dont je fais partie qui ont déposé des amendements à l'Assemblée et parce qu'on a fait ça on sera à la hauteur pourquoi ces problématiqu déjà regardez ce graphique en fait dans les fait quand on regarde les dépenses sur l'hébergement d'urgence en gros vous avez le budget prévisionnel donc c'està-d on dit dit qu'on va dépenser temps et le budget réel donc au-delà du budget que tu avais prévu quand tu passes à la caisse combien ça coûte à la fin et dans les fait on est quasiment sûr que le gouvernement aurait dû de toute façon rajouter à peu près 120 millions pour juste pouvoir payer en fait la réalité des dépenses sur l'hébergement d'urgence dans ce pays donc finalement c'est pas un effort budgétaire si important que ça et même mieux que ça je vous propose d'écouter manuel Domerg qui est directeur d'études à la fondation avpierre il va nous expliquer pourquoi la situation sur l'ébergement urgence mais sur le logement de manière générale en fait elle se dégrade même si le gouvernement veut nous faire croire qu'il met sur la table des moyens inédits bon ben évid tout tout dépend de la manière dont on regarde euh effectivement on a ces quelques dizaines de millions d'euros supplémentaires chaque année dans le plan jement d'abord qui sont utile on a ces 120 millions d'euros supplémentaires sur l'hébergement et c'est vrai que le budget de l'hébergement chaque année malgré tout en tendance augmente et que pendant le covid il a fortement augmenté avec 40000 places supplémentaires donc oui il y a des moyens qui sont qui sont des bloqué mais quand on regarde la politique du logement dans son ensemble l'effort public pour le logement là c'est la dégringolade et on parle pas de millions on parle de milliards d'après les comptes du logement en 2010 2,2 % du PIB était consacré à la politique du logement par les collectivités l'état Action Logement du coup retenez bien malgré tout ce qu'essaie de vous dire le gouvernement sur les moyens inédits mis sur la table dans les faits avant on mettait 2,2 % du PIB sur le logement aujourd'hui on est plus qu'à 1,5 alors qu'on parle du logement c'est ce qui nous concerne tous et toutes on a tous besoin d'un logement nous on a la responsabilité sur ce sujet même si on a une petite victoire budgétaire de rester mobilisé c'est-à-dire que on attend la création de place d'hébergement d'urgence on demande la réquisition des logements vacants pour pouvoir mettre tout le monde à l'abri parce que lesépergements d'urgence c'est pas satisfaisant ça ne peut être que temporaire et on demande aussi bien évidemment la construction massive de logements sociaux il faut que dans ce pays chacun chacune puisse se loger puisse avoir un appartement correct décent et digne
Christophe Béchu