Avec Jean-Luc Mélenchon, nous ferons respecter les règles en télévision | Aurélien Saintoul sur LCP
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et Jean-Luc Mélenchon a déclaré sa candidature hier soir. Ouais. Euh pour vous pensez-vous que le public sera un enjeu pour 2027 ?
Ah bah manifestement, je pense que c'est un enjeu fondamental. Euh je d'ailleurs, je serais quand même un peu hypocrite si je vous disais que ce serait pas ce serait pas un enjeu. Euh j'ai été rapporteur d'une commission d'enquête sur l'attribution des autorisations des maîtres des chaînes de la TNT.
Donc en tout cas, c'est un vœu. C'est un vœu de ma part que ce soit un enjeu. Par ailleurs, tout le monde comprend que aujourd'hui la gauche s'affronte à la droite, non pas à travers un homme politique en particulier, mais à travers une personnalité politique en particulier qui s'appelle Vincent Bolloret et qui est en train de surdéterminer, si vous me passez ce ce mot un peu pédant, tout le débat qui existe à droite.
Chacun cherche à se positionner vis-à-vis de ce que monsieur Boloré pourrait lui attribuer comme bonne grâce ou pas. Donc bien sûr que c'est à travers ces ces médias que monsieur Boloré cherche à opérer. La candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle n'est pas une énorme surprise, il faut bien le dire, mais il a choisi de l'annoncer hier soir sur la chaîne d'un groupe privé en l'occurrence TF1.
Comment expliquez-vous ce choix ? Bah je crois que c'était pour parler au plus grand nombre. Donc il me semble que c'était un canal qui touchait le plus grand nombre et c'était assez adapté pour ça.
Il nous arrive il nous arrive de faire un peu de tactique. On n'est pas complètement stupide. Il y a pas que des principes.
Mais pourquoi il y aurait pas que des principes ? Je pos un princi. Est-ce que Dites-nous est-ce qu'on doit boycotter les médias privés ?
Il y a pas si si on doit boycotter les médias privés. On pos que les questions. Bon ben non, on on n' pas décidé de de boycotter les médias privés.
Vous aurez encore de quoi manger encore quelques années. Au terme des travaux de la commission, Charles Loncle cible les animateurs producteurs des professionnels de l'audiovisuel qui s'enrichissent énormément grâce à des émissions qu'ils produisent et qui sont diffusées sur le service public. Est-ce que vous ne partagez pas cette indignation ?
Alors, je suis navré, monsieur Gato, je vais commencer par une observation de prof de français pénible. Je n'aime pas répondre à des interro négatives et je vais vous répondre mais comme c'est un trait partagé mais bien [rires] sûr mais comme tous les journalistes le font et ben je me suis donné comme mission pénible de le redire à chaque fois. Donc est-ce que je partage le sujet ?
Oui, je suis intéressé par ce sujet. Je trouve que pour le coup on pouvait en discuter. Est-ce que il m'a convaincu, monsieur Àoncle, dans sa façon de mettre en scène son hostilité à l'égard des producteurs animateurs ?
Non, pas vraiment. B et donc je vous le dis sur le fond, je crois qu'il y a une question de savoir est-ce que il est pertinent d'inter de de de d'organiser en interne, j'aime pas trop le mot internaliser mais enfin internaliser disons ça comme ça la production de ces contenus où est-ce qu'il faut recourir à de l'externalisation ? D'une manière générale, l'externalisation c'est toujours des coûts en plus parce que vous allez payer des actionnaires.
En gros, vous faites facturer les le le profit des autres. Bon, je crois que on peut le faire en interne. D'ailleurs, Radio France produit en interne l'essentiel de ces contenus, c'est que donc dans l'audioovisuel public, il y a au moins de modèles et que il y en a un qui marche au moins aussi bien que l'autre.
Donc la question reste pertinente. Cel ceci dit, je note que monsieur à l'oncle quand il donne des chiffres là, il s'abstient de préciser quel est le le le secteur réel dans lequel évolue France Télévision, celui de la télévision qui est publique et privé. parce que évidemment les gens qui opèrent dans le public, ils sont aussi susceptibles d'opérer dans le privé.
Donc si vous avez créé des règles qui sont qui sont les règles du marché, et ben il faut pas venir pleurer après en disant que bah la puissance publique ou euh l'agent public et France Télévision se retrouve à jouer avec les mêmes règles que les autres. Et dans ce cas-là, juste pour finir ce point-là, il est clair que les producteurs animateurs de France Télévision gagnent pas en réalité beaucoup au regard de ce que gagneraient d'autres producteurs ou animateurs sur dans le privé. Donc il faut balancer les deux.
Voilà, c'est fait. Vous avez voté contre le rapport. Est-ce que c'est à cause de la teneur des auditions ou est-ce que c'est à cause de son contenu ou les deux ?
Non, c'est à cause du du contenu du rapport. Mais ce que je vous dirais que il y a une complète homogénéité pour le coup entre les auditions et le rapport. Euh qu'est-ce qu'une commission d'enquête ?
Bah une commission d'enquête c'est d'abord une enquête. Donc si vous enquêtez, vous cherchez à établir des faits. La caractéristique de monsieur àoncle, c'est qu'il s'est toujours affranchi des faits.
Quand les faits n'allaient pas dans son sens, de ses présupposés, alors il les a jeté par aux orties. Et d'ailleurs, sa question n'a jamais été, moi j'ai été rapporteur d'une commission d'enquête. Donc en général, je peux vous dire quel genre de question je posais.
C'était tel jour, telle heure, il s'est passé ça, où vous étiez ? Qu'est-ce que vous avez fait avant ? Qu'est-ce que vous avez fait après ?
Ça, grosso modo, ce sont des questions de commission d'enquête. Monsieur à l'oncle, c'est mais est-ce que vous comprenez les mois des gens ? Bon, on sait pas de quel genre, mais de lui en tout cas.
Est-ce que vous êtes d'accord ? Pas d'accord ? Auriez-vous fait la même chose ?
Pas la même chose ? Bref, en permanence, il a questionné le jugement, la conviction des personnes qui étaient auditionnées. Bon, dans le fond, on sait très bien que monsieur Alloncle, il avait un objectif politique qui était de faire une espèce de commission d'enquête Marcartiste.
Mais est-ce que toute commission d'enquête n'a pas une visée politique ? À vous, on vous avait aussi reproché, certains vous avez reproché d'utiliser la commission d'enquête à fin politique encore heureux. On fait de la politique.
Il faut Moi, quand la commission d'enquête a été euh créée, j'ai dit euh immédiatement, je ne reprocherai jamais à monsieur À l'oncle d'être partial. Être partial, ça veut dire avoir un parti, voir un parti prix. J'espère bien qu'il a un parti prix.
Il a été élu pour ça. Il y a des gens qui lui ont fait confiance parce qu'il est l'homme de droite ou d'extrême droite qu'il est. Bon, malheureusement, bon et ben voilà, il a fait ce travail là.
En revanche, avoir un parti prix ne peut pas nous autoriser à nous affranchir de l'honnêteté intellectuelle élémentaire qui consiste à établir les faits et ne pas et non pas à euh mener une inquisition sur les opinions et les convictions des uns et des autres. Rendez-vous compte quand même que monsieur Pierreaski qui est président de reporter sans frontière, on lui a demandé des comptes sur le fait qu'à 16 ans il aurait été maoiste. Il en a plus de 70 aujourd'hui.
Vous voyez bien que tout ça ne cadre pas. Et puis dernier point sur les propositions même de monsieur à l'oncle, est-ce que il en a testé devant les personnes qu'il a auditionné ? Est-ce que par hasard il leur aurait dit "Ah ben moi, je pensais que telle ou telle idée serait bonne pour réduire les coûts.
Qu'est-ce que vous en pensez ?" Il l'a jamais fait. Est-ce que il a repris des propositions qui ont été faites par des personnes qui ont été auditionnées ?
En réalité, quasiment jamais. C'est pas de ça dont il a c'est pas comme ça qu'il a travaillé. Donc si vous voulez, à partir de là, c'est pas un rapport de commission d'enquête.
Après bon bah les gens jugeront hein maintenant il est public donc il sera public demain. Cette commission a d'enquête a atteint un paroxisme de tension mais il y a eu des commissions d'enquête très débattu ici à l'Assemblée celle sur l'affaire Benala qui n'avait pas terminé celle sur la commission Betaram euh vous avez parlé de celle que dont vous avez été le rapporteur sur la l'attribution des fréquences TNT. Est-ce que vous estimez qu'il y a une des choses à changer dans la manière dont fonctionnent les commissions d'enquête ?
Alors moi je je crois qu'il y a un changement dans le fonctionnement des commissions d'enquête qui s'est opéré ces dernières années et que c'est en grande partie la responsabilité des macronistes. C'est-à-dire parce que pour vous donner un exemple, lors de la commission d'enquête dont j'étais rapporteur sur les chaînes de la TNT, j'avais demandé l'audition de madame Dati qui était ministre de la culture et qui était donc une personne importante dans ces ces auditions. et le président avait traîné les pieds le plus possible et il avait fini par me refuser l'audition de madame Dat et il avait fallu que je mobilise le règlement de l'Assemblée nationale et les ordonnances qui qui organisent le fonctionnement des commissions d'enquête pour que infé j'obtienne et cetera.
J'avais interrogé les euh les sénateurs qui avaient mené une commission d'enquête assez semblable, en tout cas un peu semblable, euh sur ce sujet-là et j'avais demandé au au président euh LR de cette commission d'enquête comment s'était passé euh le fait queil convoque ou ne convoque pas telle ou telle personne demandée par le rapporteur. Il m'a dit "Mais le président n'a rien à dire. Il reçoit la demande du rapporteur et puis il envoie la convocation.
C'est purement formel, on s'assure. Donc il faut changer les règles côté assemblé. Non, il faut pas changer les règles.
Il faudrait peut-être revenir à une bonne pratique, à un usage sain de la présidence. Là, en l'occurrence, on s'est heuré, excusez-moi, monsieur, on s'est heurté à une présidence qui en réalité a été très mauvaise. Je suis navraai de le dire pour mon collègue Patrier Letus, mais il a été très mauvais.
Il nous lui, il dit qu'il a accédé à toutes les demandes d'audition du rapporteur. Il faut moi, j'ai demandé l'audition et au nom de mon groupe de monsieur Larcher, le président du Sénat. Pourquoi monsieur l'Archer ?
Il est probablement dans la République la personne qui a nommé le plus de membres de l'ARCOM. Ce n'est donc pas un petit sujet. il a un il aurait pu nous éclairer sur les critères qu'il avait retenu pour nommer des personnes qualifiées et cetera.
Et par ailleurs, au cours de la commission d'enquête, on a appris qu'il aurait fait pression sur l'ARCOM elle-même pour obtenir euh une mise en demeure, une sanction, peu importe, contre France Télévision sur un sujet qui avait été euh diffusé concernant le Sénat. Bon bah écoutez, c'est quand même c'est quand même en plein dans le cœur du du du problème de la commission. Est-ce que en fait il y a pas quelque chose qui va pas dans les commissions d'enquête tout simplement ?
Bah, dites-moi quoi ? Je sais pas, je vous pose la question parce que vous êtes vous êtes vous savez ce que c'est mo je peux vous dire ce qui n'a pas marché. Est-ce que ce sont les commissions d'enquête qui vont pas ou simplement les ceux qui composent les commission d'enquête ?
Bah, écoutez, moi je trouve que l'outil commission d'enquête, c'est un outil extraordinaire et pas trop comme disait la présidente. Écoutez, si les gens ont pas d'idée sur quel sujet enquêter, moi j'en ai plein pour eux. Si vous voulez, moi je voudrais bien savoir pourquoi on a renouvelé le contrat de pas lentir avec la DGSI.
Ça pourrait mobiliser peut-être une commission d'enquête puisque le problème c'est aussi que le gouvernement ne répond plus. On est dans une situation où quand même les institutions sont bloquées parce que l'exécutif ne remplit pas réellement ses ses devoirs en matière de rédition de compte. Il ne rend pas de compte.
Donc nous nous saisissons de cet outil qui existe et qui est la commission d'enquête. Mais encore une fois, le président Patrietus nous dit "J'ai accepté toutes les demandes des c'est pas vrai. Il aurait pu largement organiser les débats différemment pour que ce ne soit pas le cirque.
Quand il a vu que monsieur à l'oncle ne suivait aucune de ses observations, il aurait pu décider de passer en h clos. Ça suffisait pas." Mais la suspension c'était absurde.
Nous on voulait continuer à avancer mais il aurait pu organiser du h clos. Il l'a pas fait. Oui.
Dernière question. Si Jean-Luc Mélenchon est élu donc à la présidence de la République en 2027, est-ce qu'il supprimera l'autorisation des maîtres à C News ou est-ce qu'il sanctionnera Bah écoutez, il respectera la loi. C'est quand même pas il va pas devenir cette espèce de despot que vous avez l'air de craindre et que vraiment qui ne cadre pas avec son projet politique.
Le projet de la politique de Jean Mélenchon, c'est la 6e République. C'est la démocratie partout radicalisée. S'il faut fermer ces news, on le fera sur la base de la loi.
Je crois que il y a largement en matière pour que on puisse obtenir sa fermeture. Et puis si on doit changer les procédures et bien on le changera pour qu'elle soit encore plus démocratique. Donc pour que le peuple puisse s'en saisir d'une façon ou d'une autre.
On trouvera les modalités. Mais en tout cas, c'est pas Jean-Luc Mélenchon tout seul euh avec ses petits points musclés qui décidera de fermer ses C'est pas comme ça que ça va. En tout cas, pour vous informer hier, il y avait seulement 500000 téléspectateurs d'écart entre la 1 et la 2 quand Jean-Luc Méenchon intervenait, vous parliez d'efficacité, je vous le dis sur un ensemble de 100 millions.
Vous ne l'avez pas, il faut que je vous les donne. Je vous les donne. Entre quoi et quoi ?
Entre TF1 et France 2. 500000 d'écarts sur un ensemble de 100 millions. Mais je voulais vous le dire parce que c'est important.
Je je n'ai pas compris. En fait, c'est pas grave. venu sur France 2, c'est ça le message.
Ah était venu sur France 2. Oui, mais écoutez, on voit bien que vous avez jamais distribué de track, monsieur leer.
Jean-Luc Mélenchon