🔴 La rentrée scolaire dans l'enseignement du second degré : table ronde de syndicats d’enseignants
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deé nous accueillons cet après-midi leur homologue du second degré de l'enseignement général mais aussi de l'enseignement professionnel mesdames et messieurs je vous remercie d'avoir su vous rendre disponible en cette période particulièrement intense pour vous il est très important pour nous d'avoir votre retour d'expérience pour mener à bien nos travaux parlementaires et j'espère très sincèrement que vous sentirez bien accueilli cet après-midi nous souhaitons recueillir vos impressions et observations pour cette rentrée 2024-2025 laquelle s'inscrit comme je l'ai rappelé ce matin dans un contexte politique et social inédit mes premières interrogations auront trait au recrutement à cet égard je me permets de vous adresser les mêmes questions qu'à vos homologues du premier degré les années précédentes avaient été marquées par des difficultés de recrutement des enseignants et en particulier dans certaines disciplines et dans certaines académies les statistiques des derniers concours dans le second degré faisaent état de 1575 postes vacants quelle conséquen concrète de telles vacan produisent-elles pour les enseignants dans l'exercice quotidien de leur métier quelle conséquence également pour le bon apprentissage des élèves quel regard portez-vous sur l'efficacité de la réforme du recrutement des enseignants qui était envisagé notamment pour remédier à cette situation plusieurs mesures de la réforme du lycée professionnel devait entrer en vigueur dès cette année les parcours différenciés dans le cadre de la classe de terminale professionnelle seront-elles seront-ils pardon ces parcours appliqués pour l'année 2024-2025 et enfin à votre connaissance où en est l'évolution de la carte des formations qu'en est-il enfin des mesures annoncé il y a quelques mois dans le cadre du choc des savoirs comment et dans quel mesure les groupes de besoins ou groupes de niveau et l'enseignement de la pratique théâtrale notamment ont ont-ils été mises en œuvre pendant cette rentrée quel retour avez-vous de sur le lancement de l'expérimentation des prépas secondes qui était prévu à la base pour tous les élèves qui n'auraient pas obtenu leur brevets des collèges initialement et qui devaent être obligatoire et qui finalement sont sur la base du volontariat je vais vous donner la parole euh bien sûr à chaque organisation syndicale pour 7 minutes au maximum en respectant naturellement l'ordre de représentativité et puis je crois que vous avez d'abord une déclaration préalable à faire et donc nous vous laisserons le temps de de la faire tranquillement peut-être d'abord présenter chaque syndicat de façon nominative pour la fédération syndicale unitaire FSU madame Sophie V ti secrétaire général et Monsieur Axel Benoît csecrétaire général du SNUEP FSU pour le syndicat des enseignants de l'UNSA Monsieur Jérôme Fournier secrétaire national et Madame Élisabeth Jamin référente nationale pour la Fédération Nationale de l'Enseignement de la culture et de la formation professionnelle Force Ouvrière monsieur Christophe Lalande pour le Syndicat général de l'Éducation nationale CFDT Monsieur Laurent Gomez secrétaire national et Madame Sandrine Duma secrétaire fédéral bien pour la CGT éduc action Monsieur Philippe doriaac et Madame Christine poau pour le Syndicat national des lycées collèges école et du supérieur le SNAL monsieur Jean-Rémi Girard président national et Monsieur Sébastien vieille secrétaire national pour la fédération SUD éducation madame Maude valéjas pardon secrétaire fédéral bien je vais donc bonjour à toutes et à tous merci madame la Présidente bonjour mesdames et messieurs les députés je vais commencer par vous lire une déclaration intersyndicale donc qui regroupe l'ensemble des organisations syndicales représentatives de l'éducation nationale donc la FSU l'UNSA Éducation la fneec fpfo le la CFDT éducation formation recherche publique la CGT éduction le SNAL etessus d'éducation madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés nous sommes réunis pour faire un premier bilan de la rentrée cette audition est à la croisée de la démocratie politique et de la démocratie sociale nous souhaitons que les échanges de cette année soient plus apaisés que l'an passé et constructifs dans l'intérêt de nos collègues et de l'école si nos collègues attachés à leur métier ont été contents comme chaque année de retrouver leurs élèves leur premier retour confirment que cette rentrée marque une étape supplémentaire dans la dégradation du service public d'éducation la crise de recrutement sans racine concerne aussi désormais d'autres personnels comme les aesh le ministère BRI par exemple avec des petites annonces pour tenter de cacher la pénurie mais nous ne pouvons pas nous ne devons pas nous habituer à cette situation où la continuité du service public d'éducation est mise à mal par des choix politiques les conditions de travail sont aussi dégradées par des effectifs souvent lourds dans le premier degré comme dans le second degré notamment en raison des suppressions d'emploi menées par les gouvernements successifs le choc des savoirs ne s'applique pas complètement dans tous les établissements en cette rentrée notamment sur les groupe de niveau grâce à la mobilisation des personnels nous continuons à nous opposer aux mesures du choc des savoirs et à demander leur abandon par exemple les évaluations nationales standardisées obligatoires doivent être abandonnées et les mesures en suspens comme la généralisation des classes prépa seconde doivent être retiré les coupes budgétaires de 2024 dont le rquambolesque épisode des HSE en avril dernier ont montré que l'éducation nationale est déjà à l'os dans une école qui manque de tout il est inacceptable que des investissements conséquents ne soient pas engagés plusieurs faits enquête journalistique et travaux parlementaires sont venus confirmer l'ampleur du séparatisme scolaire et social entretenu par l'enseignement privé un phénomène inacceptable qui appelle des mesures d'urgence mesdames et messieurs les députés dans quelques semaines vous serez amenés à étudier et peut-être voter le budget 2025 nous le disons ici solennellement l'école ne pourra être la variable d'ajustement d'une austérité budgétaire que nous contestons tant elle met à mal les services publics des mesures doivent aussi être prises en urgence augmentation immédiate des salaires sans contrepartie et abandon du pacte création de postees diminution des effectifs dans les classes création d'un statut de fonctionnaire pour les aesh il est indispensable d'engager les premiers pas d'une loi de programmation pluriannuelle de revalorisation salariale et de recrutement madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés l'école est à un point de bascule il est indispensable que les personnels retrouvent du sens à leur travail au service de tous les jeunes au sein d'un système éducatif plus démocratique et vecteur d'émancipation pour toutes et tous il est urgent que la République soutienne pleinement le projet scolaire de l'école publique laïque gratuite et obligatoire celui de toute la jeunesse vivant dans ce pays je vous remercie donc nous allons passer bah donc à vous au FSU oui merci alors quelques quelques éléments sur la rentrée dans dans le second degré dans les collèges et lycées généraux et technologiques d'abord vous dit que vous dire que cette rentrée est pour le moins étrange bien évidemment en raison du contexte politique et à cet égard nous ne pouvons que qu'exprimer notre inquiétude face à la situation actuelle après la forte participation aux élections législative la crise institutionnelle qui se prolonge ne peut que continuer d'abîmer la la démocratie et c'est aussi une inquiétude qui monte chez nos collègues cette rentrée est étrange mais elle est aussi comme je viens de le dire celle du point de bascule de de l'école publique qui appelle à notre sens des mesures d'urgence mais aussi des mesures structurelles de de long terme euh à la FSU nous parlons de de Point de Bascule car il y a bien évidemment une asphyxie sur les moyens mais il nous semble indispensable de vous alerter sur la dénaturation du sens des missions de l'école publique aujourd'hui c'est son projet et ses ambitions c'est-à-dire d'accueillir partout tous les élèves sans distinction d'aucune sorte être ambitieux pour chacun c'est bien ce projet et cette ambition qui sont remis en cause par les réformes qui ont été qui ont été menées et puis l'école est à un point de bascule car les personnels ne vont pas bien les personnels sont découragés épuisés plein d'amertume et ne sont pas loin de la rupture on a déjà dit qu'on ne pouvait pas gouverner l'éducation nationale contre les personnels à l'image de ce qui a été fait sur les réformes blancaires sur le choc des savoirs ou sur le pacte aujourd'hui nous voulons vous alerter l'école publique ne pourra pas tenir sans les personnels alors oui la crise de recrutement sans racine l'enquête du SNES FSU il y a quelques jours l'a montré il manque au moins un professeur dans 56 % des collèges et des lycées et d'autres catégories de personnels sont touchés comme les aesh on a du mal à recruter des aesh symbole de cette école qui n'est certainement pas assez inclusive aujourd'hui ce n'est pas la première fois qu'on vous dit qu'il manque des professeurs à la rentrée il en manque de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps et nous nous ne devons pas nous accommodons nous accommoder pardon de ce qui relève de l'anormalité cette anormalité ne doit pas devenir la norme doit pas devenir la norme que de voir des élèves qui ont des des trous dans leur emploi du temps et qui perdent des semaines voire des mois de cours l'année dernière des élèves dans ce pays ont perdu des mois de cours parce que l'éducation nationale n'est pas capable de recruter suffisamment d'enseignants et parce que le choc d'attractivité n'a pas fonctionner il faut donc travailler les questions de salaire et de conditions de travail bien évidemment cela se fera sur le long terme d'où la nécessité et c'est pour ça que nousous adressons particulièrement à vous de lois de programmation pluriannuelle bien évidemment sur la question des salaires alors il faudra certainement travailler par exemple sur une augmentation de de 15 % du du point d'indice sur une refondte des grilles mais ce travail làà doit commencer dès cette année avec des mesures des mesures d'urgence il faudra aussi pour restaurer l'attractivité diminuer les effectifs dans les classes par exemple avoir un maximum de 20 élèves par classe en collège ou 24 élèves par classe en lycée je le disais tout à l'heure c'est le sens du métier le sens du service public qui est remis en cause il est à cet égard indispensable de s'arrêter sur la question du choc des savoirs le choc des savoirs très clairement c'est une entreprise de tri des élèves et ça a heurté l'identité professionnelle de nos collègues combien de fois avons-nous entendu nous n'avons pas choisi ce métier pour trier nos élèves combien de fois avons-nous entendu nos collègues de français de mathématiques dire que être professeur de français ce n'est pas juste déchiffrer un texte c'est beaucoup plus que ça c'est être ambitieux c'est avoir une certaine une certaine ambition pour pour les élèves et à travers le choc des savoirs c'est une certaine vision de la société qui a été esquissée celle du tri et de l'assignation sociale c'est dangereux pour l'école mais on voudrait aussi vous dire que c'est dangereux pour la démocratie parce que un pays où la jeunesse est assignée à ses positions scolaires et sociales court un grave danger démocratique l'école elle est fait pour grandir ensemble et pas pour trier et preuve de l'échec du choc des savoirs l'enquête que le SNES FSU a aussi mené dont les rés nous avons révélé les résultats ce matin au 11 septembre 64,5 % des collèges ne mettent pas en place les groupes de niveau tels que les voulait Gabriel attthal seulement un/ers des collèges appliquent complètement les les groupes de niveau preuve que cette mesure a été refusée par nos qu'elle n'était pas possible et qu'elle ne correspond pas à la réalité du du terrain il faudra donc revenir et abandonner le choc des savoirs sur la question du budget 2025 nous avons déjà dit des choses nous entendons la petite musique sur le prétendu effet d'obben de la baisse démocratique faisons un pas de côté et regardons ce qu'il en est sur l'état du second degré depuis depuis quelques années en 7 ans de rentrée préparé sous la présidence d'Emmanuel Macron 8865 emplois d'enseignants ont été supprimés alors que nous avons gagné 7441 élèves en plus pour maintenir le taux d'encadrement de 2017 il manque 10617 emplois voilà les enjeux qui sont aussi aussi devant vous je voudrais dire un mot sur l'héritage des Jeux olympiques et paralympiques les 5000 équipements du plan d'Emmanuel Macron sont majoritairement inutilisables par les scolaires et profondément genrés de nombreux médaillés ont fait référence à l'EPS et au sport scolaire comme lieu de pratique hors depuis 2017 1000 suppressions de postees de professeurs de PS donc autant de forfaits en moins pour les associations sportives et d'opportunités de pratique sportive pour nos élèves alors oui l'école n'a pas besoin de SNU elle n'a pas besoin d'un forme elle n'a pas besoin de choc d'autorité elle a besoin qu'on la revalorise qu'on la considère sur la base de mesures fortes sur les salaires les conditions de travail de changement de méthode c'est comme ça qu'on pourra réparer l'école sans oublier les enjeux généraux comme par exemple la transition écologique réparer l'école c'est la responsabilité de toutes et tous nous y prenons notre part et nous attendons bien évidemment que ce soit l'ensemble de la société à commencer par ces députés qui prennent aussi leur part alors en complément madame la Présidente Mesdames et Messieurs les Députés un point rapide sur la rentrée en lycée professionnel vous sinique c'est une rentrée exceptionnelle puisque les élèves de terminal BPR auront 100 heur de cours en moins par rapport à leur prédécesseurs et quand de de réformes et 6 ans les élèves de lycée pro auront perdu une demi-année de cours pour se préparer à leur à leur diplôme et ça va entraver leur réussite une réussite qui également également empêché en cette rentrée parce qu'on manque de place dans nos lycées pro début de semaine dernière plus de 1200 élèves sortant de 3e dans l'Académie de versaill était sans affectation c'était 375 à Grenoble 365 à Toulouse ou encore de 123 à Paris alors que six lycées pro ont été fermés donc il est temps de changer de paradigme et pour nous changer de paradigme c'est pas en utilisant la solution des classe prépa seconde nous continuons à les contester parce qu'elle participe au tri scolaire et social des élèves et en cette rentrée le constat est sans équivoque les élèves leur famille n'en veulent pas euh elles ont pas trouvé leur public et les quelques élèves présents dans ces classes montrent que sont sont pas toutes et toutes des élèves dont profil était visé euh dans quelques semaines vous aurez à travailler sur le budget 2020 25 ce sera l'occasion de réinvestir dans les lycées pro un premier milliard pour ouvrir des formations au lycée professionnel pour restituer les heures de cours supprimées ces dernières années et pour également revéler pardon remédier à la crise d'attractivité car selon nos premières remontées dans plus de 2 tiers des lycées professionnel il manque au moins un ou une enseignante cela concerne toutes les disciplines et ça veut dire que aujourd'hui un élève de de mécanique ne sera pas formé en tant que mécanicien puisqu'il n'a pas de professeur et c'est pas le parcours différencié de fin de terminal back pro qui permettra de supplerer les heures perdues ce parcours n'est nullement motivé dans l'intérêt des élèves nous avons une une exigence en cette rentrée c'est qu'il soit abrogé et qu'il ne puisse pas se mettre en place au printemps prochain il est encore temps d'abroger ce parcours et de permettre aux élèves d'avoir leurs examens en juin et non Miai merci à vous je vous remercie nous passons à lunsa mesdames messieurs les députés au sunsa nous savons ce que ce que serait une rentrée réussie une rentrée avec des personnel en nombre suffisant des conditions de travail convenables des moyens correspondants aux besoins et des réformes acceptées parce que travailler avec et pas sans les personnels en ce qui concerne le manque d'enseignant le problème n'est pas toujours n'est toujours pas réglé d'après nos retours un/ers des établissements avaient tous leurs enseignants à la rentrée dans un/ers il manquait un enseignant dans le dernier et dans le dernier il manquait plus d'un professeur les rectorats recrutent donc de nouveaux enseignants contractuels dans l'urgence parce que le vivier disponible est toujours insuffisant qui dit urgence dit manque ou absence de formation avant de prendre en charge des classes en ce qui concerne l'école pour tous il faut apporter un du soutien aux équipes auosunsa nous réaffirmons la nécessité d'offrir une scolarité à tous les enfants il faut donc que les conditions d'accueil au collège et au lycée le permettent sans faire culpabiliser les enseignants et les aesh lorsqu'il y a beaucoup de la souffrance au travail des personnels grandit en raison de l'écart de plus en plus grand entre les demandes les les possibilités dans ces situations les élèves souffrent aussi comme leurs parents pour le SSA il est donc temps de trouver d'autres solution à cette rentrée il manque des places en ULIS mais aussi dans les ESMS établissements médicaux-sociaux pour permettre d'accueillir chaque enfant dans la structure ou le dispositif où il s'épanouira le mieux les élèves en situation de handicap doivent pouvoir en cas de besoin suivre une scolarité interne et avoir une place en interne en ESS il manque des aesh et surtout il en manquera en cours d'année pour prendre en charge les élèves qui auront des notifications au fil de l'au le sa réclame donc des brigades de remplacement et des recrutements surnuméraires pour répondre aux demandes des familles enfin la prise en charge des élèves en situation de handicap ne passe pas seulement par action pédagogique et éducative c'est pourquoi pour le Suna il faut des personnels médicau-sociaux pour prendre en charge ses élèves dans leur globalité il faut également des psychologues de l'éducation nationale en nombre suffisant pour soutenir l'orientation des élèves en situation de handicap pour recevoir les élèves les collègues le sunsa demande aussi la création de razed second degré pour les élèves besoins éducatifs particuliers en ce qui concerne la retraite progressive beaucoup de collègues en fin de carrière auraient bénéficié de la retraite progressive dès cette rentrée c'est souvent une manière de finir sa carrière plus sereinement alors que la carrière s'allonge sans cesse or faute d'information à temps de la part des rectorats nos collègues feront une année supplémentaire à temps plein contre leur volonté c'est un élément supplémentaire d'une rentrée scolaire difficile donc pour continuer je vais vous parler de des Jeux olympiques et paralympiques et du sport scolaire à mon tour nous sortons d'une parenthèse heureuse qui a constitué une forme de concorde nationale grâce à ces jeux olympiques et paralympiques pour le sunsa il est important de s'en servir pour développer le PS et le sport scolaire je vais prendre un exemple celui de la natation les Français ont vibré aux exploits de Hugo Didier ou de Léon marchand cependant faute d'installation suffisante nombre d'élèves en fin de 6e ne maîtrise pas la fameuse compétence savoir nager en sécurité y compris sur les littoraux comme le mien dans les rou et à cette rentrée les professeurs de PS ont beau chercher beaucoup ne trouvent pas de piscine ou de créneau pour leurs élèves voilà une manière efficace probablement de surfer sur la vague des jop de cet été pour répondre madame la Présidente à à votre interpellation introductive sur les groupes au collège bon pour nous ils sont l'exemple type du la réforme choc des savoirs et il nous semble qu'il est urgent de l'abandonner à cette rentrée il y a quasiment autant d'organisations de groupe au collège qu'il n'y a de collège et il ne ressemble généralement pas au texte les équipe dans leur majorité rejettent ce dispositif à raison par ailleurs 80 % des collèges n'ont pas reçu de moyens pour mettre en place ces groupes là pire beaucoup ont perdu des moyens avec la suppression de la 26e heure de cours en 6e par exemple comment faire des groupes à légers quand on n'a pas d'heur supplémentaires pour le faire c'est une bonne question et cette réforme n'y répond pas c'est une réforme idéologique qui met à mal l'autonomie des établissements parce qu'elle contraint les collègues à utiliser la marge d'autonomie pour ces groupes au détriment d'autres projets et options pire que tout cette réforme a ouvert la boîte de Pandor en donnant l'occasion à certains collèges de faire des groupes voir des classes de niveau ce qui ce que ne demande pas les les textes et ce qui entraîne de facto un séparatisme social dont le pays n'a pas besoin l'école publique a surtout besoin de plus de mixité scolaire et sociale le S UNSA souhaite que ce soit un chantier prioritaire du ou de la prochaine ministre de l'éducation nationale concernant les lycées professionnels on se demande où est le fameux y les fameux parcours différentiés de fin d'année à cette rentrée quasiment aucun de nos collègues de lycée professionnel n'a entendu parler de cette mise en œuvre là alors soit c'est que c'est déjà abandonné soit la fin de l'année risque d'être catastrophique en terme d'organisation en plus ce dispositif risque de manquer sa cible si jamais les élèves qui voulaient poursuivre leurs études ne chois ne choisissaient pas le bon parcours à ce moment-là il leur manquerait au moins 6 semaines de cours pour être correctement préparé à la poursuite d'étude vous nous demandez madame la Présidente ce qu comment s'organise le théâtre au collège ou la prépa seconde alors le théâtre au collège je sais pas si quelqu'un en a entendu parler finalement à cette rentrée nous au SSA on dirait non et quant à la prépa seconde on est assez inquiet non pas du faible nombre d'inscrits parce qu'on s'en doutait mais surtout les remontées qu'on a pour le moment et elles ne sont que partielles donc il faut les prendre pour ce qu'elles sont nous font dire que on a beaucoup d'élèves allophones par exemple et il me semble pas que ce soit un dispositif qui a été créé pour recevoir ces élèvesl un dernier mot à propos du pacte le pacte que nous rejetons à lunsa parce qu'il était présenté comme une revalorisation ce qu'il n'est pas pour autant il existe toujours et il est réorienté à cette rentrée vers le remplacement de courte durée au détriment de tous les projets que les collègues ont pu mener grâce à ce Pact donc finalement cette réorientation va amener soit les collègues à abandonner leur projet et ça serait sûrement la pire des choses à faire soit à se retrouver à nouveau à travailler dans une forme de bénévolat et là ce serait pas plus acceptable c'est déjà ce que nos collègues font depuis longtemps je conclus pour un bilan rentrer positif il faudrait donc répondre à toutes ces problématiques qui sont récurrentes pour les équipes éducatives pour le se UNSA l'école publique doit être la priorité de la Nation pour faire réussir tous nos élèves et permettre au personnel de travailler dans de meilleures conditions et retrouver la motivation qui fait de plus en plus défaut il faudra donc une réelle volonté politique au nouveau gouvernement pour répondre aux difficultés de l'école publique je vous remercie pour votre attention je vous remercie nous passons à Monsieur laland oui donc madame la Présidente messieurs et mesdames les députés chers collègues la fneec fpfo a rappelé ce matin dans sa déclaration son appréciation et ses revendications de politique générale en particulier nous exigeons l'abogation de la réforme des retraites macomborne l'augmentation des salaires sans contrepartie 10 % d'augmentation du point d'indice tout de suite l'abandon du pacte l'annulation des coupes budgétaire et des suppressions de postees un statut de fonctionnaire avec un vrai salaire pour les aesh nous rappelons que l'année dernière a été marqué par une mobilisation inédite des personnels en particulier dans le second degré souvent en lien avec les parents d'élèves qui refusent de voir leurs conditions de travail dégradé par des fermetures de postes ou des créations insuffisantes par le mal nommé choc des savoirs auquels les personnels opposent un choc des moyens et des salaires cette mobilisation a exprimé un mouvement très profond de refus de toutes les contre-eréformes et du manque de moyens la FNEC FPF o rffirme son exigen d'abrogation du choc des savoirs et de ses mesures que ce soit les groupes au collège La les classes de prépa seconde la remise en cause de la liberté pédagogique le pilotage par l'évaluation avec une génération des évaluations nationales du CP à la 5e ainsi qu'en seconde et en CAP l'envoi de professeur des école au collège en utilisant dans un premier temps le PACT les parents d'élèves ont joué un rôle moteur dans la mobilisation avec des opérations établissement déser des réunions publiques en cette rentrée la colère est intacte Nicole beloubet ministre démissionnaire de l'éducation nationale confirmait lors de sa conférence de presse de rentrée que l'organisation en groupe de besoins en français et mathématique en classe 2e et 5e devrait bien être appliqué laissant échapper au passage un lapsus éminemment révélateur concernant groupe de besoin groupe de niveau quelle que soit la façon de les nommer les groupes dstructurent le collège le groupe classe remet en cause les moyens existants en classe des doublés l'ensemble de ces mesures doivent être retirées la fneec fpfo réaffirme également ses revindication en terme de poste annulation de toutes les suppressions de postees création des postes statutaires nécessaires plan de titularisation pour les contractuel qui le souhaite contractuel qui sont très nombreux dans le second degré le constat en cette rentrée est terrible des classes à 36 en moyenne en lycée par exemple dans l'académie de Versailles des enseignants qui manquent partout des élèves qui n'ont pas d'affectation en lycée faute de place pour la FNEC fpfo c'est bien de tout faire pour bloquer le coup de force du gouvernement qui veut maintenir ses réformes pour obtenir les postes nécessaires pour fonctionner pour bloquer le choc des savoirs qui casse l'école publique qui est à l'ordre du jour la FNEC fpfo raffirme son exigence d'arrêt de toutes les mesures qui remettent en cause nos statuts dégrade nos conditions de travail évaluation de l'école d'établissement mise en place des régions académiques loi 3DS à ce sujet de nombreux rapports publiés sur la santé scolaire vont tous dans le même sens qu'il s'agisse de transférer médecins infirmière assistant social et PSEN au collectivités territoriales ou de regrouper dans un seul service sous une même autorité hiérarchique il s'agit de s'attaquer au statut de ses personnels en particulier au travers de la remise en cause du temps de travail et donc de liquider infin ses services la fneec fpfo se prononce résolument contre trou transfert ou tout regroupement de dans un même service la fneec fpfo rappelle son opposition au rifsp que le gouvernement élargit maintenant au personnel de direction nous refusons la remise en cause du statut particulier des agrégés dont la gestion est désormais transféré au aux académies au même titre que les certifiés c'est un coût supplémentaire porté pour avancer vers le corps unique nous exigeons le retour à une gestion nationale des agrégés concernant les lycées professionnels un plan social se prépare la volonté du président Macron est de fermer 15 % des filières jugées non insérantes de nombreux postes risquent d'être détruits la FNEC fpfo rappelle son opposition à toutes les suppressions de postees et rejette le pilotage de la carte des formations par la performance par ailleurs la réforme de la voie professionnelle avec la mise en place d'une terminale différenciée dégrade encore les conditions de travail et constitue une nouvelle attaque contre le statut des PLP et le temps d'enseignement dû aux élèves la fneek fpfo en exige le retrait le sort réservé à la jeunesse est aussi plus qu'inquiétant cette année encore parcours sup a frappé fort plus de 85000 bacheliers était écarté de tout accès à une inscription dans l'enseignement supérieur soit plus de 10 % des candidats de refoulé en hausse également de 10 %. ceci fournit gracieusement une clientèle à d'onéreuse formation privée cela nourrit aussi la machine à exclure qui est parcoursu pour les années suivantes puisque ceux qui ont à contrecœur accepté une formation qu'il ne désiraient pas ne la suivent que pour recandidater l'année suivante on sait moins les mfit de l'autre plateforme à exclure que constitue mon Master plus récente elle n'en est pas moins nocive on apprend ainsi que le nombre de places offertes sur mon Master est de 175 174000 et que le nombre de dossiers complets est de 227000 pour être clair il manque 52000 places de Master face à cela quel que soit le gouvernement la FNEC fpfo continuera de défendre les diplômes nationaux et qualifiants et les droits afférents à commencer par CELI de pouvoir poursuivre ses études dans l'écoleuniversité publique et laïque le retour à un véritable baccalauréat avec examen terminal ponctuel anony et disciplinaire la fneek fpfo revendique aussi l'abandon du SNU et des stages en entreprise la place des lycéens n'est ni à l'armé ni dans les entreprises faire respecter la démocratie c'est aussi faire respecter la liberté de manifester il est inacceptable que des préfets des présidents d'université des recteurs fassent terire les voix pour la paix en envoyant les forces de l'Endre jusque dans les lycées les universités et en réprimant la jeunesse qui manifeste son soutien au peuple palestinien la FEN fpfo continue à appeler ses syndicats à être présents lors des rassemblements pour le cesser le feu à Gaza et en site Jordanie la question de l'inclusion a largement été évoquée ce matin elle n'est pas spécifique au premier degré et devient un sujet particulièrement préoccupant en particulier dans les LCÉE professionnel je vous remercie je vous remercie passons à la CFDT s'il vous plaît madame la Présidente madames et Messieurs les Députés chers collègues euh cela a déjà été dit la rentrée 2024 que nous vivons est très particulière puisqu'elle s'est effectuée sans ministre de plein exercice mais avec une ministre démissionnaire en charge des affaires courantes cela provoque un certain flou quelle pérénité donnée aux mesures mises en œuvre récemment ou applicable cette année que vont devenir les mesures pour lesquelles aucun texte réglementaire n'existe encore mais dont la ministre a affirmé qu'elle les mettrait en œuvre CE flou sur la politique éducative conduite et accentué aujourd'hui par le vide gouvernemental rappelons tout de même que cela s'inscrit dans une période au cours de laquelle quatre ministres de l'Éducation nationale se sont succédés en un an en conséquence nous rappelons notre opposition aux mesures qui constituent le choc des savoirs nous sommes opposés non seulement à la systématisation des évaluations national mais aussi à leur utilisation comme unique outil des de des politiques éducatives nous demandons l'abandon de l'obligation d'obtention du DNB pour l'accession en seconde de la classe prépa seconde de l'augmentation de la part de l'examen terminal au brevet des collèges de plus à la CFDT nous considérons que l'arrêté du 15 mars 2024 instituant des groupes de niveau en français et en mathématique en 6e et en 5e à la rentrée 2024 et en 4e et 3e à la rentrée 2025 entre en contradiction avec le code de l'éducation sur la question de l'autonomie des établissements c'est pourquoi nous avons saisi le Conseil d'État de cette question au-delà de cette contradiction la mise en uvre des groupes de niveau contraint fortement l'organisation administrative et le fonctionnement pédagogique des collèges par exemple l'obligation de mise en barê des cours de français de mathématique réduit fortement les capacités de remplacement de courte durée dans ces disciplines quel paradoxe dev voir sentrecocher dans s'entrechoquer des mesures d'un même plan les groupes complexifient aussi l'organisation des emplois du temps alourdissant les journées des collégiens et des collégiennes nous vous alertons sur les risques de catastroph industriel si par aveuglement et dogmatisme les groupes de niveau devaient être étendus au 4e et au 3e la rentrée 2024 est aussi l'occasion de dresser un bilan du pacte enseignant rappelons avant tout que le pacte devait atteindre deux objectifs d'abord celui d'améliorer l'efficacité du remplacement de courte durée après un an de fonctionnement seulement moins d'un enseignant sur tris s'est engagé dans un Pact et une bonne part l'a fait sur des Bries qui ne sont pas celles du remplacement de courte durée pas franchement un succès le résultat est à ce point médiocre qu'un monsieur remplacement a été nommé à la direction générale des Ressources Humaines nous sommes alertés en ce début d'année par l'assèchement voir la suppression de l'enveloppe des heures supplémentaires effectives les fameuses HSE dans un grand nombre d'académies cette décision qui ne fait l'objet doncun dialogue réduit fortement toute possibilité de remplacement en dehors du pacte elle empêche de fait tous les enseignants qui ne souhaitent pas s'engager sur un dispositif aussi lourd d'effectuer des suppléances au cas par cas nous nous interrogeons donc réellement sur les motivations qui ont conduit à une telle mesure s'agit-il d'améliorer le remplacement de courte durée ou le bilan du pacte en tordant le bras au récal citron agiter le chiffon rouge des absences de courte durée qui stigmatise les Absen des professeurs ne réglera en rien la question des postes non pourvus faute de candidats rappelons si cela était nécessaire que ce qui est massive ce sont les difficultés à recruter des agents le PAC devait aussi contribuer à résoudre la crise d'attractivité du métier d'enseignant il était en effet présenté comme un des deux piliers du entre guillemets grand plan de evorisation des rémunérations et d'amélioration des perspectives de carrière des équipes éducatives est-ce que les perspectives de carrière sont plus attractive la réponse est NON au regard des chiffres près de trois enseignants sur qu non'ont pas contracté de Pact et plus de 3000 postes au concours enseignant reste non pourvu là aussi on peut dire que le pack ne remplit pas le rôle qui lui était assigné une des raisons qu'il convient de mettre en évidence dans cet échec c'est qu'il augmente le temps de travail or ce que nous percevons du milieu de manière assez massive c'est que la grande majorité des enseignants affirment ne pas avoir suffisamment de temps pour bien faire leur travail et que cela est source de démotivation et d'atteinte à la santé rappelons que le temps de travail des enseignants a été estimé à 43 Hees hebdomadaire par les services du ministère en 2022 la résoption de la crise d'attractivité des métiers de l'éducation nationale et spéfiquement des enseignants passera inévitablement par la mise en œuvre d'un plan pluriannuel de revalorisation des rémunération constitue à la fois d'un travail sur le point d'indice sur les grilles de rémunération et sur l'indemnitaire ce travail devra aboutir à ce que la rémunération des enseignants atteigne rapidement le niveau de rémunération des autres corps de fonctionnaires de catégorie A mais pour rendre nos métiers à nouveau attractifs mesdames et messieurs les députés lorsque dans les jours qui viennent vous allez débattre du projet de loi de finance 2025 nous vous demandons de sanctuiriser le budget d'éducation nationale dans la perspective d'un contexte de baisse démographique des effectifs élèves cette sanctuirisation permettrait de réduire le nombre d'élèves par classe et aux agents de mieux prendre en charge chaque élève dans sa spécificité nous vous invitons donc à penser le taux d'encadrement en terme de qualité du service public et pas uniquement en terme de rigueur budgétaire au-delà du simple bilan de la rentrée que nous venons de dresser il nous paraît indispensable d'aborder des sujets plus spécifiques à la suite de nos alertes concernant la mise en place de l'application gestion opale le ministère semble avoir pris la mesure des difficultés le rapport de l'Inspection Générale confirme également ce que nous dénonçons depuis longtemps la situation est une situation d'extrême urgence difficultés lié à l'outil difficultés qui ont mis en forte tension les équipe de travail produisant départ des services et gestion et détérioration de la santé des agents ce qui amplifie les difficultés il est urgent et indispensable que soi financé des mesures permettant de résoudre ces difficultés sur la réforme du lycée professionnel nous maintenons notre demande d'un moratoire réussir à mieux faire travailler les élèves demande du temps notamment pour mettre correctement en place des nouveaux dispositifs ou des parcours diversifiés il y aurait aussi bien sûr beaucoup d'autres choses à dire surtout les problématiques que soulève l'inclusion telle qu'elle est mise en œuvre actuellement nous n'avons pas le temps de les développer maintenant mais pour ce sujet comme celui de la lutte contre lehcèlement par exemple nous vous invitons à la plus grande vigilance imposer des dispositifs des organisations qui permettent de faire de l'affichage mais qui reviennent sur le terrain à faire semblant de les prendre en charge n'est que nuisible mauvais pour les élèves mauvais pour les personnels mais aussi délétaire pour la société nous ne pouvons pas terminer notre intervention sans aborder le sujet de l'indispensable mité scolaire et sociale loin de toute querelle stérile les deux fédérations CFDT d'éducation celle de l'enseignement privé et celle du public demande que les établissements privés sous contrat prennent leur part à l'amélioration de la mix sociale dans l'école que les dotations des établissements publics comme privés sous contrat soient corrélé à l'IPS moyen du secteur que soit renforcé le contrôle de l'utilisation de l'argent public qu'il viennent de l'État ou des collectivités territoriales enfin pour conclure si la rentrée a bien eu lieu si elle s'est techniquement bien passée nous le nous le devons avant tout à l'investissement et l'engagement de l'ensemble des agent de l'éducation nationale je vous remercie nous passons à la CGT éduc action oui merci bonjour à toutes et tous pour la CGT éducation l'enseignement professionnel est un enjeu de classe dans la mesure où 60 % des élèves qui sont scolarisés viennent d'origine sociale défavorisé c'est également un enjeu de société parce qu'il si pose un certain nombre de questions récurrentes en terme de reproduction sociale en terme de filière genré en terme d'orientation précoce en terme de finalité de la formation en terme également de reconnaissance des diplômes qui qui constit effectivement des questions récurrentes qui ne sont absolument pas traitées par la réforme présentée par le par Monsieur Macron parce que cette réforme elle a comme seu boussole l'employabilité immédiate au détriment des poursuites d'études et au détriment de la visée émancipatrice de lycée professionnel pour nous le lycée professionnel doit former un homme un citoyen un travailleur or avec cette réforme on va en arriver à former un travailleur qui sera rémunéré en fonction des compétences dont aura besoin le poste de travail qu' l'occupera temporairement c'est pour ça que pour nous cette réforme elle est d'une brutalité sans nom elle est d'une brutalité parce qu'elle se met en place dans les trois niveaux de la formation en même temps en seconde en première en terminale à la rentrée 2024 elle est d'une brutalité très forte également du par le nombre d'heures qui est supprimé ça a été évoqué tout à l'heure d'autant qu'elle se conjugue avec les heures supprimées par la réforme blancaire donc on voudrait nous faire croire qu'en supprimant autant de semaines de cours on va mieux qualifier les élèves et mieux le faire poursuivre des études ça semble quand même être vraiment de l'ordre de l'illusion elle est brutale également sur la dérégulation de l'année de terminale avec l'avancement des aêtres amain en mai alors qu'au contraire dans la voie générale on vient de les reculer parce qu'on avait constaté que les faire passer en mars c'était un échec et ça sans aucun aménageement de programme ce qui correspond absolument pas au rythme d'apprentissage de des élèves de lycée professionnel le parcours en y est basé également sur cette idée qu'en définitive les élèves ont moins poursuit d'études pour aller davantage en entreprise et on aimerait attirer votre attention sur le danger que peut constituer l'entreprise en terme d'accident du travail en terme d'exposition au risque également en termes de violence sexiste et sexuelle sur les jeunes c'est pour ça que nous vous faisons trois propositions pour mieux encadrer les PFMP et plus protéger les élèves intégrer un volet santé sécurité au travail dans les conventions de stage organiser un temps dédié à la prévention des risques professionnels dans la semaine de préparation à l'arrivée en milieu professionnel et enfin face aux situations de vsst ou de dangérosité les élèves doivent pouvoir alerter être mis rapidement en sécurité et donc on demande une sorte de droit de retrait pour dangers grav et imminant à l'instar de ce qui peut avoir lieu pour les salariés et une dérogation légale sur les semaines de stage qui n'aurait pourrait être faite en en cas de de en cas qu'il arrive ce type de chos sur la carte des formations quelques mot également puisque vous n avez interrogé là-dessus donc on est vraiment sur cette idée qu'il faut fermer des formations prétendument N d'inérante et ouvrir des formations par rapport au métiers en tenstion au métier d'avenir nous il nous semble que c'est un paradisme qui n'est pas bon d'une part parce que ça assigne les élèves à résidence mais aussi parce que ça va avoir des conséquences en terme de reconversion sur les collègues mais surtout parce que si les métiers sont en tension c'est bien parce qu'en général les contrats de travail qui sont proposés sont pas très bons puisque c'est des contrats la plupart du temps précaire des CDD des temps partiels contraints parce que les conditions de rémunération n'y sont pas digne et parce que les conditions de sécurité souvent ils sont déplorables donc il nous semble que c'est pas le bon paradigme et qu'il faut pas fonctionner de cette façon-là oui bonjour pour compléter madame la Présidente vous nous demandiez les conséquences du du manque d'enseignants en cette rentrée bon au-delà de l'évidence qui est que Ben les élèves n'ont pas ne bénéficient pas du nombre d'heures auxquel ils ont droit c'est aussi une précarisation accrue ce sont des contractuels qui sont jetés comme ça devant les classes après quelques 2 he de formation c'est les mettre en difficulté c'est aussi manquer de respect aux élèves à leur familles et puis d'une certaine manière c'est aussi nié l'expertise de de des enseignants euh le manque d'attractivité il s'explique bien sûr par la dégradation des conditions de travail he ça fait des années que qu'on alerte aussi par les salaires hein qui font partie des plus bas de de l'OCDE ces salaires dont on nous dit qu'ils ont été revalorisés de manière historique je rappelle que seul les débuts de carrière ont été revalorisés hein parce que les milieux de carrière ou les fins de carrière n'ont rien obtenu ce qui a pour conséquence un tassement hein dans dans les carrières euh quand la seule manière de gagner plus qui est proposée n'est pas de l'indicière mais le PACT euh pacte rappelons-le qui veut dire donc travailler plus quand les enseignants travaillent déjà beaucoup euh quand c'est la seule manière qui est proposée pour per la pénurie de poste euh ou encore d'accumuler des heures supplémentaires en plus des 2 heures euh obligatoires et bien pour les enseignants c'est aussi euh une manière de de nier leur leur charge de travail qui est déjà euh très importante les enseignants ça déjà été dit souffre énormément d'une perte de sens de leur métier parce que parce qu'on niit leur expertise parce qu'on ni leur expérience euh parce que les réformes de tri social s'accumulent et à ce titre appelons que les groupes les groupes de niveau même si on les appelle les groupes de besoin ne sont pas pertinents c'est-à-dire que toutes les études montrent que ça ne fonctionne pas les élèves en difficulté ne ne ne bénéficient pas de ce dispositif quand les élèves qui sont déjà en réussite ne ne s'amélior pas plus euh par ailleurs ce dispositif ne pourra pas pas être étendu aux classes de 4e et de 3e par qu'il n'y aura pas d'enseignant pour le faire et ça on le sait je pense que tout le monde le sait et donc c'est encore une manière de bricoler c'est encore de de la courte vue les enseignants souffrent d'une perte de sens de leur métier et du fait que l'école soit perpétuellement instrumentalisée pour qu'laire au aux franges les plus réactionnaire de de l'opinion euh nous n'avons pas choisi ce métier pour trier nos élèves nous n'avons pas choisi ce métier pour les assigner à leur à leur difficultés sans possibilité de remédiation nous avons nous n'avons pas choisi ce métier pour les mettre en é uation permanente ni leur assainer des programmes pléthoriques et infaisables et nous n'avons pas choisi ce métier pour répondre à des pédagogies standardisé avec comme seul objectif le tri social malgré le mépris qui nous est parfois opposé nous alertons vraiment sur le fait que nous sommes à un point de rupture pour de très nombreux personnels de l'Éducation nationale malheureusement le jeu fait que je n'ai pas le temps de parler de toutes les catégories de personnel mais bien sûr vous en avez entendu parler ce matin les aesh les AED les infirmières les psychologues les assistant sociaux et social et cetera souffrent eux aussi d'un certain nombre de de grandes difficultés dans notre dans notre administration euh je conclurai rapidement en disant que si même la ministre des missionnaires a alerté sur le fait que le budget était insuffisant c'est que vraiment la situation est grave je vous remercie nous allons passer au snalk avec Monsieur Gérard micro merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les les députés bonjour ou rebonjour euh je vais commencer par un mot qui me semble assez important euh c'est le mot de dialogue effectivement là nous sommes dans alors avec des formes très précises mais nous sommes dans un dialogue et nous nous en réjouissons euh nous nous en réjouissons d'autant plus que nous avons besoin de vous alerter très fortement sur la situation alors je sais que la pédagogie c'est la répétition néanmoins je vais pas vous redire ce que j'ai dit ce matin promis euh je vais essayer euh de prendre d'autres angles et d'autres éléments euh dans le second degré euh nous avons une crise des recrutements qui est installée depuis quand même assez longtemps alors on en vient même à se réjouir que cette année il n'y ait que 12 % des postes qui ne soit pas pourvu euh dans le second degré parce que l'an dernier c'était 14 % donc formidable cette cette année ce n'est plus que 12 alors on peut le voir d'une autre façon hein c'est celle dont le snalk voit les choses c'est que les trois dernières années ce sont les trois pires années qu'on a jamais connu en terme de recrutement d'enseignants du second degré euh j'aimerais quand même qu'on se le dise c'est-à-dire que là si on continue comme ça on sait très bien où on arrive c'est-à-dire effectivement un métier dévalorisé dérectorat qui cherche de plus en plus désespérément des personnes qui n'ont pas le concours pour avoir quelqu'un à mettre devant les élèves à la rentrée peu importe son expertise peu importe ses capacités pareil maintenant on se réjouit de leur donner 4 jours de formation avant qu'ils prennent les élèves 4 jours et bon courage bienvenue en première STMG c'est ce qui se passe he voilà en première STMG qui dans mon lycée sont à 35 donc partant de là il ne faut pas s'étonner que ce soit compliqué alors du dialogue nous en avons avec le ministère de l'Éducation nationale avec les différents ministres on en a vu beaucoup hein ces derniers temps euh on a des réun très très régulière mais en fait qui sont généralement pour nous présenter ce qui est prévu ce qui doit tomber voilà nous dire vous en pensez quoi alors généralement on dit bah là ça va mal se passer ça va être extrêmement compliqué je vais revenir sur les fameux groupes de niveau besoin et puis voilà on fait quand même et c'est comme ça d'ailleurs depuis très longtemps je suis pas en train d'accuser spécifiquement la majorité qu'il y a eu depuis 2017 he c'est un phénomène au ministère de l'Éducation nationale qui est quand même extrêmement présent comme celui des expérimentations dont on tire jamais le bilan on nous fait plein d'expérimentations voilà on va expérimenter ça hop on généralise voilà on sait pas pourquoi on n jamais eu le bilan des piales on n jamais eu le bilan des parcours pour le professurat des école par exemple qui avait été mis en place et hop là d'un seul coup on va faire on va créer une licence ad hoc donc ça c'est quelque chose nous on le dit il faudrait arrêter en fait cette ce mode de gestion les organisations syndicales ne sont pas l'ennemi du ministère comme d'ailleurs on est'est absolument pas l'ennemi de la représentation nationale parce que je pense que tout le monde a envie que l'école fonctionne bien euh vraiment il faut le voir on est là pour que ça marche et on espère qu'à un moment on va y parvenir un point sur les groupes les fameux groupes de niveau besoin qui sont exactement l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire dans le système on a une idée alors certains peuvent la trouver intéressante pas intéressante euh alle dire on en est en fait même pas là c'est-à-dire oui il y a des élèves en difficulté on peut se dire bah on va faire des choses spécifiques pour eux je vous invite à lire le vademcom du ministère sur la mise en œuvre des groupes lisez-le et ESS ensuite revenez me voir en me disant si vous avez compris ce qu'on attend de nous parce qu'on attend de nous de différencier nos groupes suivant les besoins alors moi je suis professeur de de lettres en français on fait pas de la conjugaison pendant 4 semaines d'affilé et on attend qu'on arrive au même niveau avec tout le monde en ayant le même horaire avec tout le monde à la fin je ne sais pas comment ça marche voilà donc même ceux qui pourraient être intéressés c'est dire on va travailler on va mettre des moyens spécifiques sur les élèves en difficulté et bien à l'arrivée en fait pédagogiquement c'est un non sens et en plus on les met en place en français en mathématiqu qui sont deux disciplines où on sait que ça fait des années qu'on arrive pas à recruter des titulaires le français et les mathématiques c'est des disciplines qui sont absolument massacré sur le lycée général et technologique alors on digère encore la réforme précédente met beaucoup de temps à passer très clairement on a des choses qui sont mises en place les stages de secondes qui nous sont arrivés comme ça l'an dernier débrouillez-vous pareil l'intérêt pédagogique zéro toute façon on peut pas faire de retour sur ces stages puisqu'ils sont la deuxème quinzaine de juin il tombent en plus en même temps que les stages des lycéens de la voie professionnelle donc je crois que les entreprises à un moment elles n'ont pas non plus une capacité à accueillir un nombre de stagiaires illimité pareil he on a demandeur de l'abandon du contrôle continu nous sur le baccalauréat puisque on a on a constaté que ça tendait les relations en plus entre l'école et les familles le moment où l'examinateur du baccalauréa on connaît son nom voir son adresse ça devient tout de suite un petit peu plus compliqué un point d'une voix dont on ne parle pas beaucoup c'est la voix technologique euh qui n'est pas la voie professionnelle je le rappelle il y a trois voies euh au lycée euh qui est une voie euh qui est en grave grave crise hein puisque on s'est servi de la voie technologique pour orienter des élèves dont on savait pas trop quoi faire en fin de seconde générale et technologique elle sert malheureusement beaucoup à ça alors qu'elle a des vrais débouchés un vrai intérêt des programmes qui en plus sont souvent extrêmement intéressant et en fait on le ministère lui-même n'arrive plus à désenfler par exemple les classes de Première STMG euh qui sont des classes où on envoie on envoie on envoie euh et en fait on sait pas très bien ce qu'on va faire de ces élèves à la sortie sur le lycée professionnel d'autres collègues l'ont dit mais effectivement quand on voit le succès qu'ont eu les épreuves de bac en mars dans la voie générale et technologique refaire la même chose sur la voie professionnelle c'est peut-être pas l'idée du siècle he nous on pense que des épreuves terminales c'est mieux quand elles ont lieu à la fin croire queon a des élèves qui vont revenir après les épreuves dans les lycées professionnels pour 6 semaines c'est alors c'est beaucoup d'optimisme on verra puisque normalement ça doit se mettre en place effectivement cette année on pense quand même que on va surveiller de très près les taux d'absence voilà j'ai fait un tour assez rapide il y a des problématiques qui sont de toute façon transversales l'inclusion scolaire c'est aussi dans le second degré je voudrais finir par un mot sur notre médecine du travail puisque nous sommes supposés en avoir une euh moi je tiens à signaler que on a beaucoup de collègues à ne jamais avoir vu un médecin de notre vie dans le cadre de notre profession pourquoi on a des professions avec des risques extrêmement spécifiques il y a 5 ans la moyenne d'âge des médecins dans l'éducation nationale était je crois de 58 ans et je ne pense pas qu'elle se soit améliorée depuis la problématique de l'attractivité c'est les enseignants mais c'est aussi les autres catégories de personneles je vous remercie je vous remercie nous allons terminer avec su d'éducation avec Madame Val valéjas très bien merci mesdames et messieurs les députés avant d'entamer mon propos je souhaiterit dire pour suuit d'éducation à quel point les élections législatives et la menace de l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite ont ter les personnels à la fin de l'année scolaire en juin dernier cette période a donné lieu à une explosion dans la société mais aussi dans les établissements scolaires des paroles et des actes racistes islamophobes antisémites mais aussi à l'encontre des personnes trans ou intersexe c'est cette période met en lumière l'enracinement d'un racisme qui est structurel dans notre société et que l'école doit avoir pour mission de combattre comme toutes les discriminations nous nous tenons avec su d'éducation au côté des personnels et des élèves qui subissent en premier lieu la montée des extrémismes en raison de leur origine de leur religion réelle ou supposée de leur orientation sexuelle de leur identité de genre ou de leur handicap ceci étant dit entrons dans le vif du sujet nous partageons ce qu'on dit nos camarades des autres organisations syndicales au sujet de la rentrée sur le manque de personnel et pas seulement de personnel enseignants et enseignantes et nous souhaitons à su d'éducation vous alerter sur un écueil du débat sur l'école celui de croire que les établissements scolaires ne tiennent qu'avec les enseignants et les enseignantes pourtant l'école ne manque pas que d'enseignants et d'enseignantes elle manque d'aesh d'E de personnels médicaux-sociaux de personnels administratif et techniqu et pour penser l'école aujourd'hui il faut considérer que l'ensemble des personnels est indispensable en cette rentrée il y a un focus fort sur la mise en place des groupes de niveau de besoins des groupes hétérogènes mesure fard du choc des savoirs cette réforme n'est pour nous à su d'éducation ni plus ni moins qu'une réforme de tri sociale et su d'éducation en revendique l'abrogation elle conjugue le pire des réformes du lycée c'est-à-dire la case du groupe classe la désorganisation des établissements et le pire de la politique éducative du premier degré celle des savoirs fondamentaux qui est généralisé il y a une concentration des moyens sur le français et les mathématiques au détriment des autres disciplines qui ont par exemple perdu les heures leur permettant de dédoubler les classes ce sont des choix qui relèvent à notre sens davantage d'une volonté de communication politique un peu populiste sur les fondamentaux que d'une réflexion pédagogique pour nous il y a un continuum entre le choc de savoir les réformes des lycées et parcours on constate les mêmes mécanismes de dégradation du service public d'éducation avec le démentellement du lycée professionnel dans les lycées généraux et technologique également où les enseignants et enseignantes n'ont plus le temps de construire les apprentissages et ils doivent balayer dans l'urgence des programmes trop chargés pour évaluer pour parcours sup les personnels réclament ainsi d'en finir avec le contrôle continu et veulent retrouver le groupe classe il faut à notre sens à présent réparer reconstruire l'école et revenir sur les réformes de tri social et de mise en concurrence des élèves nous avons voulu aujourd'hui insister sur le projet que nous portons pour l'école publique et sur trois points en particulier celui de l'école inclusive vous avez eu l'occasion d'en parler grandement ce matin celui des inégalités scolaires et sociales et celui du bâti scolaire l'école inclusive est un sujet central aujourd'hui or le manque de moyens montre que elle n'existe pas vraiment son existence n'est pas euh suffisante c'est catastrophique car l'école inclusive est pourtant un moyen de repenser l'école pour y accueillir tous les enfants dans le service public d'éducation c'est pour nous un obj objectif en tout cas nous souhaitons rappeler les besoins premiers de l'école inclusive d'abord celui de créer un vrai statut de la fonction publique pour les aesage pour nous c'est vraiment la priorité des priorités aujourd'hui et puis il y a un travail à mener pour baisser le nombre d'élèves par classe et faire intervenir des personnels médicaux-sociaux dans l'école dans le second degré on remarque que l'orientation des élèves en situation de handicap est fortement déterminée par l'implantation des Ulis ainsi il y a très peu d'Ulis en lycée général et c'est un sujet dont on devrait saisir pour développer l'école inclusive ensuite nous souhaitions revenir sur la question de l'éducation prioritaire qui pour nous est très liée à celle de l'enseignement privé après l'affaire Stanislas ce sujet est apparu sur le devant de la scène médiatique la France est un des pays de l'OCDE où les inégalités scolaires sont les plus fortes et on le constate quotidiennement dans les établissements scolaire déjà en octobre 2022 la publication des IPS avait permis de montrer le lien entre enseignement privé et ségrégation sociale je vous rappelle que lorsqu'un collège favorisé est situé près d'un établissement défavorisé dans 85 % des cas c'est un établissement privé de même le rapport Vanier weisberg pointe une particularité française dont on doit discuter aujourd'hui c'est-à-dire le financement très important le financement public à 75 % du privé avec en échange très peu de contrôle pour nous ce ce cette cet état de fait nous donne nous proque deux indignations celle du détournement de l'argent public pour l'école privée et celle des relations que le ministère entretient avec le secrétariat général de l'Enseignement Catholique avec lequel il négocie directement les les les moyens et lui donne la liberté d'élaborer une stratégie pour être plus compétitif en déployant les moyens où il le souhaite poursuite d'éducation la question n'est pas d'encourager le privé à plus de mixité sociale pour qu'il capte les meilleurs élèves du public mais bien de cesser de financer l'enseignement privé avec de l'argent public l'enseignement privé ne cesse de s'embourgeoiser on le constate dans les différentes études qui sont sorties à côté on constate que le service public ne parvient pas à réduire les inégalités on a pu l'observer puisque quelques semaines après le scandale de l'affaire Stanislas euh le les personnels du 93 se sont largement mobilisé pour un plan d'urgence qui attend toujours de vraies réponses d'ailleurs de la part du gouvernement cet exemple montre à quel point les inégalités territoriales sont criantes et à quel point ça devrait être un sujet de travail aujourd'hui c'est le cas pour le 93 mais c'est également le cas pour les les les territoires de Mayotte de la réunion de la Guyane ou de la Guadeloupe puisqu'on a vu avec la publication des IPS que c'est dans ces territoir voir qu'on trouve le plus de collèges mal classés qui devrait avoir un un classement en Rep plus donc on on souhaite aujourd'hui insister sur la nécessité de retravailler l'éducation prioritaire de revoir la carte avec une augmentation significative des moyens et le retour par exemple des lycées en éducation prioritaire qui nous semble indispensable pour finir je souhaiterais vous alerter sur une question sur laquelle on travaille beaucoup à su d'éducation c'est celle du Baptiste scolaire euh les les retours que l'on a de l'état du Bapti scolaire sont extrêmement inquiétants euh et indignes on a des moisissur au mur des fenêtres qui ne s'ouvrent plus des problèmes de température dans la quasi-ttalité des établissements scolaires dans sa récente enquête Oxfam alerté sur le chiffre de 1,3 millions d'enfants en maternelle qui seraient exposés à des chaleurs excédant 35°gr on estime que le second degré ne sera pas épargné d'ici 2030 le gouvernement ne cesse de multiplier des annonces de financement néanmoins pour rénover les établissements scolaires néanmoins la situation reste très opaque et le les les financements restent peu peu visibl en pratique sur le terrain pour une raison sur laquelle on on travaille beaucoup c'est que pour pouvoir faire des travaux il faut par il faut partir enfin il faut engager un désamientage des établissement du bâti scolaire et aujourd'hui on est on est confronté à un problème d'ampleur sur le sujet de la miante je voudrais terminer juste là-dessus pour vous alerter sur ce sujet 85 % du bâtis scolaire a été construit après l'interdiction de la amiante et seulement 15 % ont un dossier technique amiante il y a là un enjeu très important de santé publique pour l'école nous nous avons lancé une campagne à ce sujet à su d'éducation la première étape c'était de recenser les DTA et on souhaite vous alerter sur le fait que l'on fait face à une véritable obstruction des services de l'éducation national qui refuse de transmettre les DTA et lorsqu'on les obtient le constat est alarmant plus on creuse plus on découvre des situations critiques euh dans nombreus établissements euh il y a de la miante dans des des taux très dégradés donc très dangereux euh et on on a vraiment du mal à faire reconnaître ce problème par l'Éducation nationale c'est un sujet de santé publique à deux titres il va y avoir de plus en plus de morts en raison de l'exposition à l'amiante les estimations tapent sur 100000 morts lié à l'amiante d'ici à 2050 et pour rénover le bâti scolaire et agir contre le dérèglement climatique il faut procéder à un désamiantage donc cela coûte cher nous on a des des propositions sur la création d'un fond de financement de diagnostic et désamiantage on est prêt à travailler dessus on a déjà interpellé le ministère a les a organisations syndicales et on peut mettre à votre disposition nos contacts du côté des professionnels de la société civile les associations de victimes par exemple pour travailler sur ce sujet et et pouvoir lancer de vrais travaux de rénovation du bâti scolaire améliorer les conditions de travail et agir contre le D règlement climatique je vous remercie je vous remercie euh pour ces propos liminires et donc nous allons maintenant passer aux intervention des députés qui sont membres de la commission avec les questions de 2 minutes des orateurs de groupe et nous commençons par le rassemblement national et par Roger chudau merci madame la Présidente mes chers collègues Mesdames et Messieurs les responsables syndicaux si le gouvernement déclare ADNA oseam que l'éducation est la mère de toutes les batailles le groupe rassemblement national ne considère pas quant à lui que des déclarations martiales peuvent tenir lieu de politiqu éducative pour notre pays la succession des annonces tonitruantes sur les chocs du savoir d'autorité et cetera nous semble relever davantage de la communication politicienne dont l'école est au fond que le prétexte que de l'ébauche d'une remise en ordre indispensable de notre système éducatif nous considérons en effet que celui-ci jadis l'un des plus remarquables au monde est entré depuis quelques décennies dans une spirale de déclin et nous ne sommes pas les seuls à le penser de nombreux indicateurs viennent corroborer cette affirmation le programme présidentiel de Marine Le Pen prévoyait et proposera à nouveau de profondes évolutions dans l'optique d'une véritable reconstruction de l'école de la République il en il y va selon nous de l'avenir de notre pays après cette pétition de principe quelques questions pratiques si j'ose dire directes euh pour notre réunion d'aujourd'hui deux questions la première est relative à la formation initiale des professeurs du second degré vous savez le gouvernement a envisage une réforme assez significative de cette formation du recrutement et de la formation initiale c'est actuellement bloqué mais ça pourra repartir probablement euh nous voudrions savoir quelles sont exactement vos propositions nous connaissons votre opposition mais souhaiterions avoir vos propositions notamment sur le fait que ce c'est l'université qui assure la formation professionnalisante des collègues et non pas justement des collègues chevrenés comme c'était le cas autrefois et ça marchait très bien deuxème question beaucoup plus service public si j'ose dire c'est celle qui a tras au remplacement de courte durée le PACT vous l'avez tous dit ne fonctionne pas 35 % à peine y adère et ça ne concerne pas que le remplacement or le remplacement de court durée est un véritable CR cœur pour le système éducatif quelles sont vos propositions pour que nous puissions enfin pour que vous puissiez assurer comme le souhaitait le président de la République le remplacement immédiat si possible des des des absences de courte durée je vous remercie pour le groupe Ensemble pour la République madame Céline Calvez merci madame la Présidente alors une semaine après la rentrée scolaire et après de mettre rendu comme beaucoup d'entre nous dans les établissements de ma circonscription des hautes scèes et après vous avoir écouté j'aimerais au nom des députés du groupe Ensemble pour la République apportter quelques éclairages sur les actions que nous avons à cœur de porter pour améliorer la vie des élèves et des professeurs des personnels éducatif mais aussi pour l'ambition éducative de notre nation je n'alimenterai pas davantage ce qui parfois est un tableau brossé d'un système scolaire qui serait entravé défectueux en toute part non pas seulement pour valoriser les réformes que nous avons menées et et et et vous imaginez bien que je le ferai mais aussi pour arrêter d'enfermer parfois dans ce discours d'une école négatif alors que l'école oui et vous pouvez en être la preuve et bien fait énormément de bien à notre nation alors oui nous avons augmenté le budget je tiens la rappeler le premier budget de l'État il est en constante croissance depuis 2017 il n'a pas augmenté un tout petit peu il a augmenté de 29 % avec une Haus significatif ces dernières années entre 2022 et 2024 pour faire quoi pour améliorer la rémunération des professeurs tous les professeurs ont vu leur rémunération améliorée ne serait-ce que par le dégel du point d'indice vous me direz c'est pas assez mais je tiens à le rappeler que ça a été fait euh des efforts conséquents sur le début de carrière une proposition aussi du mesure du PACT enseignant je pense que c'est important de le rappeler alors oui la lutte pour le bien-être des élèves et des professeurs de tous ceux qui font vivre et l'école l'école inclusive vous parlez des aesh moi je tiens à rappeler qu'il y a eu en l'espace de 7 ans une augmentation de plus de 60 % en fait je je je sais bien que la formation que la rémunération n'est pas forcément ce qu'elle devrait être mais aujourd'hui arrêtons de dire que les rien n été fait sur l'école inclusive nous avons uvré également pour le harcèlement scolaire et puis j'en finirai en disant que nous nous sommes attaqués effectivement à des réformes auxquelles personne n'avait eu le courage de s'atteler le baccalauréa l'orientation le lycée professionnel vous avez émis des idées d'amélioration le dialogue peut et doit se continuer mais s'il vous plaît concentrons-nous sur exactement ce qui devrait être la priorité pour moi c'est recruter former et mieux rémunérer les enseignants avec un discours qui montre que l'horizon pour l'éducation est vraiment euh le ce que mérite notre pays plus que simplement le fait de dépeindre une éducation nationale qui ne serait pas performante elle l'est et dont là elle être encore plus bien je vous remercie pour la France insoumise NFP monsieur Rodrigo Arenas il y a des réformes qui parfois auraient été salutaires d'être abstenu pour le bien-être des enfants euh ce pour préalable je tiens dans cette intervention à souligner le rôle si particulier que jouent les syndicats de l'éducation nationale alors même qu'ils doivent faire avec un pouvoir qui depuis 7 ans déjà les maltraites au quotidien sans oublier certains parlementaires qui se sont permis dans un passé passé lointin et encore aujourd'hui de les insulter honteusement ce pouvoir qui vient une fois encore d'affirmer à quel point il méprise ses citoyennes et citoyens en ne respectant pas le résultats des urnes n'a de cesse de démontrer que la représentation de ses travailleurs et de ses travailleuses ne l'intéresse pas plus jamais il nécoute nos syndicats qui lui explique que les groupes de niveau sont toxiques pour la scolarité de nos enfants que leurs conditions de travail sont tellement dégradées que plus personne ou presque ne veut devenir enseignant que les fermetures de classes sont autant d'atteintte à l'acquisition des savoirs et au bien-être de nos enfants ou encore que jamais l'école n'a été aussi inégalitaire notre démocratie si fragile en ces temps tourmenté a besoin des corps intermédiaires mais elle ne peut pas se satisfaire de simulacr d'audition où l'on entend sans écouter les constats alarmants de ces premières lignes de l'éducation nationale car malgré l'aval continue des réformes le monde de l'éducation va mal ce n'est pas plus une sonnette d'alarme que les syndicats tirent depuis des années mais une corne de brume qui ne parvient même plus à faire avancer le paquebo de l'école dans la bonne direction pour cela il faudrait que le choc d'attractivité ne reste pas une coquille vide ou que le budget futur de l'éducation nationale ne soit pas imputé de plus d'un demi milliard d'euros comme le premier ministre démissionnairees l'a recommandé chers collègues nous nous contentons pas d'entendre ces représentants syndicaux nousir deur difficultés à exercer leur métier exprimer leur quasi impossibilité de faire vivre une école de l'égalité qui rendre nos enfants savants et heureux à la fois mais traduisons en loi dès que possible le revendication plus que justifié et enfin pour conclure Madame la Présidente chers collègues quand j'entends des responsables politiques crier au gémonies ces jeunes qui ne comprendraient pas les valeurs de la République je n'ai pas entendu aussi virulent quand nous avons supprimé la philosophie et la discipline précisément qui dans les lycées professionnels permet d'accéder à ses valeurs avoir été supprimé pendant ces quinquen des manuel Macron alors même que c'est parfaitement ce chemin que doivpranter tous les jeunes et tous les scolarisés de notre pays pour permettre d'accéder à ces valeurs qui rapplons-le n'est pas inné mais ça prend et c'est précisément le rôle de l'école de le faire notamment quand dans une famille on apprend que le racisme est légitime que l'homophobie est tolérable et que finalement le matchisme et le partiarcat sont des choses qui sont doivent être dans notre société merci beaucoup je vous remercie pour les socialiste et apparenté monsieur Pierrick Courbon merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les représentants syndicaux et chers collègues alors en en dépit d'une situation politique bien incertaine la ministre de l'Éducation nationale démissionnairees a tenu la semaine dernière sa traditionnelle conférence de presse de rentrée dans une ambiance aussi lunaire que surréaliste et dans ce contexte c'est bien grâce et avant tout euh grâce à l'engagement sans faille des personnels de l'Éducation nationale qui a permis d'accueillir les quelques 6lions 5641000 élèves du second degré dans de bonnes conditions donc déjà merci vous l'avez évoqué les uns et les autres les difficultés ont cependant été nombreuses entre les postes non pourvus ou la contestation du choc des savoirs je vais y revenir dans l'académie de Lyon par exemple il manquait au moins un enseignant dans 68 % des collèges et des lycée alors cette situation délicate elle n'est finalement pas si étonnante après que pas moins de quatre ministres de l'éducation se sont succédés Rud Grenel en 1 an et que les réformes parfois contradictoires se sont enchaînées à un rythme effrainé des réformes souvent décidées dans l'urgence pour faire le buzz et satisfaire une certaine demande néoconservatrice et qui ont en définitive façonner l'image d'une école qui divise qui oppose quand elle doit plus que jamais rassembler alors une chose est sûre c'est que le Président de la République et sa précédente majorité relativ sont passé à côté de l'essentiel vous nous l'avez dit les conditions d'exercice du métier d'enseignant et son attractivité parmi les nombreux sujets de division que j'évoqué bien évidemment le fameux choc des savoirs et l'instauration à marche forcée de ces classes de niveau au collège qui sont subtilement devenus les groupes de besoin les oppositions ont été nombreuses pour ne pas dire quasi unanime c'est une mesure à à moyen constant qui a entraîné de fait la suppression d'un certain nombre de dédoublements en français et en mathématiques des groupes à grands besoin qui resteront à effectif trop élevés pour assu assurer un suivi de qualité des élèves en difficulté un tri sélectif des élèves très violents sur le plan psychologique et des contraintes administratives notamment pour les chefs des établissement loin d'assurer la réussite de tous et de permettre à chacun de progresser au sein de classes à effectifs raisonnable et hétérogène cette réforme va pour nous comme pour vous nous le pensons creuser les inégalités et véritablement plus que d'un choc des savoirs notre école publique a véritablement besoin d'un choc des moyens et pour cela je souhaiterais voilà vous entendre sur quelle priorité doit être donné au titre de ce choc des moyens merci je vous remercie pour les démocrates Géraldine Banier merci janvier 2018 j'interrogais le ministre d'allors sur les difficultés de recrutement des professeurs le recours au contractuel personnel au statut moins protecteur et la formation fragile je connaissais le terrain le renoncement de jeunes stagiaires en difficultés face aux classes les collègues en arrêt maladie par burnout parfois victim de violence d'élèves ou de menaces les souhaits de reconversion et ceux qui rejoignaient l'enseignement après d'autres carrières n'étaient pas toujours à la fête 6 ans plus tard le manque de professeur reste un sujet tout particulièrement en français et en mathématiques discipline précisément propre à inculquer rigueur et faculté d'analyse socle indispensable aux autres apprentissages j'ai même des collègues de lettrre classiquees que je salue qui ont dû renoncer à offrir l'enseignement du latin en collège public pourtant vecteur de réussite et de lutte contre l'assignation car on a supprimé l'option pour les recentrer sur un enseignement à 18h en français uniquement et quoi on manque d'enseignant et fleurissent encore ici et là des discours qui tendent encore à faire croire que les enseignants pourraient se mobiliser davantage en soirée pour devoir fait se former sur les petites vacances travailler en aût obligatoirement pour école ouvertte je le dis à ceux qui tiennent encore ce type de discours allez dans les classes demander aux professeurs de vous montrer leurs préparation leurs emplois du temps qui intègrent réunion rencontrre avec les parents montage de projets et sortiese pédagogique surtout écoutez-les voyez leur fatigue le professeur n'est pas suffisamment respecté considéré c'est un mal majeur de l'époque si l'on veut mieux inculquer le civisme la réflexion la maîtrise des mots plutôt que la violence la voix de l'enseignant est celle qui porte le plus et celle qu'on doit le plus respecter nous ne sommes pas à la hauteur de ce sujet côté politique côté média aussi cette table ronde est l'occasion de vous redire mon entier soutien rappelez comme il est important d'entendre la voix du professeur dans un flux de propos qui tend à le décrétibiliser en permanence pour la question précise et concrète je reviendrai sur la question de la formation que pensez-vous du concours à bac + 3 suivi de 2 ans d'une solide formation didactique et pédagogique avec maintien ainsi d'un niveau master et une rémunération et une agrégation qui serait maintenue après master je vous remercie pour le groupe GDR Monsieur Frédéric maillot madame la Présidente chers collègues Mesdames et Messieurs les représentants des syndicats dans le second degré les groupes de niveau rebaptisés groupes de besoin sont remis en place selon les modalités déterminées par les équipes pédagogiqu les stages de seconde dont l'utilité me semble être que celle d'expo d'exposer des élèves à la violence de la reproduction sociale dans le marché du travail ont été maintenu par contre aucune solution n'a été apportée pour répondre à la crise du manque de professeurs 8800 emplois de professeurs ont été pourtant supprimés en 2017 dans le second degré cette crise de la profession se traduit aussi par le départ croissant des enseignants stagiaires alors qu'ils étaient à peine 200 en 2014 ils sont quasiment 400 en 2022 quelles sont selon vous les motifs qui expliquent cette tendance à la démission des enseignants stagiaires est-ce que cette tendance c'est poursuivie dans les durant ces deux dernières années scolaires selon vous et selon vos estimations et enfin avez-vous chiffré le manque de professeur lors de la rentrée 2024 je vous remercie je vous remercie et enfin nous allons terminer avec l'Union des droites pour la République Monsieur Maxime Michelet merci beaucoup merci madame la Présidente chers collègues mesdames Messieurs les représentants des syndicats enseignant nous avons évoqué longuement la crise d'attractivité dont le professurat est l'objet depuis plusieurs années avec de moins en moins de candidats cette crise s'inscrit dans le temps désormais et elle s'amplifie non seulement dans le recrutement bien sûr mais aussi au regard de la hausse des démissions alors si la question de la rémunération est incontestablement essentielle et urgente au regard des standard de l'OCDE que vous avez rappelé il est important de dire que la rémunération seule ne saurait être suffisante pour répondre à la crise de l'attractivité il semble en effet indispensable tout autant d'agir fortement sur les conditions quotidiennes d'enseignement en garantissant à tous nos élèves à tous nos professeurs et à tous nos personnels un environnement quotidien propice à l'apprentissage pour cela nous devons notamment parler de sécurité l'école est un sanctuaire et doit demeurer un sanctuaire et je pense que nous serons tous d'accord sur ce point aujourd'hui les chiffres de la sécurité scolaire ne permettent plus de fermer les yeux ces chiffres sont particulièrement marquants au collège où ont lieu 75 % des incidents graves dans le second degré où le taux moyen d'incident grave s'établit à 15,8 pour 1000 élèves l'insécurité n'est donc pas une question accessoire pour aborder cette question des conditions d'enseignement car elle altère profondément les conditions quotidien des élèves et des professeurs rappelons quelques chiffres très alarmants selon un sondage Opinion no de 2022 70 % des élèves déclarent avoir été victime de violence un chiffre absolument intolérable et chiffre tout aussi intolérable pour les professeurs selon l'INC un quart d'entre eux déclare se rendre au travail chaque jour avec appréhension ce sont là des réalités qu'il serait dangereux de ne pas prendre en compte car c'est cette insécurité altère gravement la capacité d'apprentissage des élèves et la capacité d'enseignement des enseignants estimez-vous donc Mesdames Messieurs les représentants des syndicats que le plan de lutte contre les violences scolaires de 2019 qui a été complété par un décret en août 2023 pour la protection des élèves estimez-vous ce plan suffisant et satisfaisant dans ses conséquences et quelles sont vos revendications pour garantir aux élèves au professeurs et au personnel des conditions de sécurité quotidienne digne de l'école de la République je vous remercie bien nous allons passer maintenant à l'exercice des réponses donc nous vous écoutons oui alors quelques quelques réponses en essayant de suivre l'ordre des questions qui qui ont été posées d'abord sur la question de la réforme de la formation initiale nous au snesfsu on souhaite que le concours soit placé à bac+ 5 pour permettre d'avoir le temps d'acquérir les connaissances disciplinaires qui sont absolument nécessaires à transmettre à nos élèves on est tout à fait conscient aussi de la nécessité de sécuriser les parcours des étudiants et c'est pour ça que nous demandons des prérecrutements dès la L2 mais avec un concours à bac + 5 d'autant plus que je rappelle que le nombre d'heures de cours en licence a diminué ces dernières années et que aujourd'hui un étudiant en L3 n'a pas eu a eu moins d'heures de cours qu'un étudiant en L3 il y a quelques années c'est une des raisons aussi pour lesquelles nous défendons le concours à bac+ 5 et il est important que cette formation se fasse dans le cadre universitaire car le cadre universitaire et bien celui qui est le plus propice pour transmettre ses ses connaissances et pour aussi pouvoir forger l'esprit critique des futurs enseignants sur la question des remplacements de courte durée je voudrais quand même commencer par rappeler quelques chiffres parce que il y en a quelques-uns qui sont parfois lancés dans dans dans le débat quand on parle de 15 millions d'heures perdues ou d'autres chiffres qui arrivent je voudrais quand même rappeler que selon la Cour des selon la Cour des comptes pardon c'est 2,5 millions d'heures perdues pour des absences de courte durée et que le taux de remplacement des Absen de courte durée en 2021 est de 94,7 % donc il y a déjà quand même ces absences les remplacements sont sont déjà assurés ce qui est certain c'est que on peut tout à fait s'organiser avec nos classes par exemple pour donner du travail à faire si on avait des vis scolaires et des CDI avec suffisamment de personnel on pourrait aussi développer des projets pour faire en sorte que les élèves puissent être accueillis mais je rappelle quand même une chose aujourd'hui le principal problème c'est quand même celui des remplacements des absences de longue durée c'est bien celui-là problème faute de de remplaçant faute de TZR faute de personnel il ne faut jamais perdre de vue ce que c'est d'abord ça le problème du du remplacement euh sur la question éit un momentit question de du sujet des moyens euh et à défaut et plutôt que d'avoir un choc des savoirs d'avoir un un choc des moyens euh je voudrais quand même rappeler hein ces ces chiffres que nous on a on a calculer pour retrouver le taux d'encadrement de 2017 il nous faudrait 10617 emplois loi voilà un chiffre qui nous semble important de marteler à l'heure où les les discussions budgétaires vont commencer d'autant plus pour répondre à une autre question et pour rappeler les chiffres que nous avons donné qu'à la rentrée il manquait au moins un professeur dans près de la moitié des collèges des lycées c'est pour répondre à une autre question sur ce qui ce qui manquait en en début d'année sur la question des démission des professeurs stagiaires il y a une multitude de de raisons pour lesquelles ils peuvent démiss iné c'est vrai que l'entrée dans le métier est particulièrement difficile c'est la raison pour laquelle nous SNES FSU nous défendons une une entrée dans le métier progressive avec une entrée un service qui permet de commencer par un tiers de service puis un demi-service puis un service entier et en revoyant aussi la question de la formation initiale ça fait partie des éléments qui sont absolument indispensables enfin pour finir sur la question de la sécurité bien évidemment c'est un enjeu important nos élèves et nos collègues doivent pouvoir venir en en se sentant bien dans dans leur établissement quand on parle de sécurité il est absolument nécessaire de parler de prévention et de climat scolaire et de ce point de vue-là force de constater que nous manquons d'adultes et je dirais je dirais bien d'adultes pour faire de la prévention pour euh voilà voilà être aussi sur la question des vies scolaires aujourd'hui nous n'avons pas assez de surveillant nous n'avons pas assez de CPE pour connaître les élèves pour prévenir les tensions et pour pouvoir les traiter c'est quand même un élément absolument décisif aujourd'hui parfois effectivement on ne sait pas ce qui se passe dans les couloirs on ne sait pas ce qui passe à la cantine parce que nous n'avons pas suffisamment d'adultes et c'est absolument important que cette relation puisse se construire entre les élèves et les adultes de l'établissement et en ce qui concerne la sécurité des personnels il est absolument indispensable d'assurer leur sécurité je rappelle que nous avons été une profession lourdement endeillé sur ces deux dernières années avec les assassinats de Samuel pati et Dominique Bernard et de ce point de vue-là le le soutien de l'administration doit encore être amélioré ainsi que la protection donnée par l' rectorat un court complment la question pardon excusez-moi un court complément sur la question du du choc effectivement des moyens et une priorité au niveau du budget comme je l'évoqué tout à l'heure les lycées professionnels ont un besoin ont un besoin effectivement de retrouver du temps avec leurs élèves du temps d'enseignement disciplinaire du temps en cours avec eux et donc le budget justement peut permettre ça de récupérer ce moment-là puisque justement c'est par la la formation avec les enseignants sur les test professionnel sur les savoirs techniques sur les savoirs professionnels mais aussi sur les savoirs généraux surtout dans un contexte où on leur en demande beaucoup d'être d'être présent et pour ça on a aussi une solution je l'ai évoqué tout à l'heure rapidement mais on voit bien les prépas secondes aujourd'hui il y a même des il y en a certaines qui ferment c'estàd qu'il y a des moyens qui étaient attribués sur pr à seconde qui peuvent être redirigés notamment sur les secondes qu'elles soi professionnel général ou technologique qui permettrait justement d'éviter des sections à 39 aujourd'hui en seconde et de pouvoir avoir davantage de groupes à effectif réduit groupe à effectif réduit dont les enseignants notamment lycée pro souhaitent toujours mais pas en travaill en plus et un exemple très clair c'est que le PACT lycée pro sur les groupes affectifs réduits a été refusé grandement par les enseignants ce qui demande c'est que ce soit ancré dans les grilles horaires et qu'il puisse l'avoir statutairement dans le dans leurs heures donc il y a un investissement possible très fort et ça permettra comme ça a pu être évoqué de d'améliorer les conditions de travail au quotidien dans établissements et donc dans ce cas de valoriser aussi le métier un des déépendamment de la nécessité salariale qui qui aujourd'hui reste importante malgré les augmentations ces dernières années puisque je rappelle que le décrochage par rapport au au début des années 2000 est toujours de plusieurs centaines d'euros mensuels merci je vous remercie euh je vais on va passer la parole à lunsa je vous demanderai de ne pas dépasser les 5 minutes s'il vous plaît merci merci euh alors je suis nous à lunsa on est très heureux que vous ayez été aussi nombreux à parler de formation initiale c'est un de nos chevaux de bataille euh ça fait longtemps qu'on pense que la formation initiale euh par période est insuffisante pourquoi par période parce que euh avec Nicolas Sarkozi et avec Emmanuel Macron on a supprimé quasiment la formation initiale à chaque fois elle a été remise entre-temps elle existait avant nous il nous semble qu'une formation initiale de qualité c'est une formation initiale qui doit euh permettre aux aux futurs enseignants d'avoir des euh connaissance disciplinaire puisqu'ils enseignent une discipline dans le second degré euh forte mais aussi une formation pédagogique euh tout aussi forte or aujourd'hui on voit bien que c'est cette dernière qui pêche donc la proposition qu'on souhaite nous enfin et qu'on a soutenu parce que finalement ça correspond à la réforme qui a failli euh voir le jour au mois de juillet qui a avorté c'est d'avoir un concours déplacé à bac+ 3 et d'avoir deux réelles années de formation initiale avec une entrée progressive dans le métier puisque petit à petit on a on prend en charge une classe en étant accompagné et en ayant à côté de ça toujours de la formation disciplinaire elle peut continuer en master il y a rien qui l'interdit et une formation pédagogique éducative selon les métiers qu'on qu'on souhaite exercer dans l'éducation nationale et pour nous il y a pas de contradiction entre le fait que cette formation soit partagée entre les universités et entre des enseignants du 1emer ou du second degré qui soient formés à cet effet pour former les futurs enseignants en formation initiale j'ai entendu tout à l'heure dire qu'il fallait se concentrer sur recruter formé mieux rémunéré qu'est-ce qu'on aurait aimé que ce soit vraiment le cas recruter et formé je viens d'en parler euh et si euh j'ai bien compris ce qui s'est passé au mois de juillet si la réforme n'a pas vu le jour c'est pour des raisons budgétaires donc ça va faire la transition avec la suite quelle priorité budgétaire ben voilà une priorité importante mettons de l'argent dans la formation initiale des personnels et pas seulement des enseignants de tous les personnels ça a été dit tout à l'heure les aesh manque de formation les enseignants contractuels qui viennent palier au défaut de recrutement manque aussi de formation donc finalement euh et on pourrait inclure dans ce pack budgétaire la formation continue qui là aussi disparaît de plus en plus les deux autres axes de dépenses budgétairees pour nous ce serait l'AUG enfin l'amélioration des rémunérations là encore si certains en début de carrière ont pu profiter d'une augmentation pas à la hauteur de ce qu'on aurait souhaité mais d'une certaine augmentation d'autres en milieu et en fin de carrière n'ont rien vu de d'une augmentation de leur rémunération 3è c'est la baisse du nombre d'élèves par classe alors non pas en moyenne mais à un moment donné il faut accepter de fixer des seuil et de se dire qu'à un certain n avec un certain nombre d'élèves en collège ou en lycée général ou technologique ou professionnel on ne peut plus faire notre travail correctement et accompagner chaque élève tous demandent une attention particulière mais il faut avoir le temps de leur apporter alors je vais répondre sur les a les aesh dans les lycées collèg effectivement on en manque il en faut excusez-moi j'ai la voix mais tout ne peut pas tout ne passe pas par les aesh il faut envisager le le l'école inclusive l'école pour tous sous un BIA beaucoup plus général euh je vais commencer par la formation initiale et continue formation initiale en gros 20h de formation pour nos futurs collègues quand on voit l'ampleur de l'école inclusive quand on voit le nombre d'élèves qui sont dans les classes ça ça laisse rêveur sur la formation continue il y a les problèmes de remplacement lorsque des collègues veulent aller en formation continue se former pour ces élèves à besoins éducatif particulier ces élèves en situation de handicap euh l'accès au module d'initiative nationale est extrêmement restreint et nos collègues ben demandent mais ne partent pas en stage il y a la ce que je vais appeler la magie des 108h alors dans cette dans cette magie de 108h il faut caser plein de choses mais pour l'école inclusive il faudrait pouvoir caser du temps de concertation entre enseignants du temps de concertation avec les services de soins du temps de dialogue avec les familles parce que c'est indispensable d'accueillir de rassurer de euh d'expliquer comment ça va se passer et il y a pas de temps et ça se fait à toute vitesse euh il faut des enseignants formés dans les les établissements médicaux-sociaux et pas des enseignants débutant imaginez la détresse d'un enseignant débutant ou d'un contractuel euh quand il est placé quand il il va en ITEP il faut des enseignants référents de scolarité en nombre suffisant puisqu'ils ont une mission d'analyse une mission d'expertise c'est ce qui est dit dans les textes et une mission de conseil quand un enseignant référent suit en moyenne 300 parcours de scolarité ses missions passent à la trrappe et c'est au détriment de la scolarisation de ces élèves qui ont le plus besoin d'accompagnement et qui ont plus le plus besoin de je dirais d'attention je vous remercie bien nous allons passer à la réponse de Force Ouvrière oui merci alors déjà je voudrais réagir au au au propos d'augmentation de budget d'augmentation des rémunérations et cetera euh on fait parler des chiffres on donne des chiffres tout le monde sait que tout augmente tout le monde sait qu'il y a quelque chose qui s'appelle l'inflation il y a même les profits des actionnaires qui augmente hein plus 140 milliards euh dégagé cette année pour la 3e année consécutive on sait que le budget militaire augmente plus 30 % donc nous rabâchez en permanence que quand même on vous a bien augmenté alors que la réalité c'est qu'on a perdu 30 % de notre pouvoir d'achat en 30 ans ça c'est un petit peu compliqué à entendre de même quand on nous explique que on améliore les conditions de travail et que on dit qu'il y a 10000 postes de moins pour des élèves supplémentaires en l'espace de 10 ans euh bon ça aussi sont des d'autres chiffres qui qui sont marquants sur les les questions précise sur le le ercd le remplacement quelle proposition alors déjà avant de remplacer la courte durée faudrait peut-être remplacer les longues durées on rappelle qu'il y a énormément d'heures de cours aussi qui sont perdu par manque d'enseignant ou dans certaines classe de collège on peut ne pas avoir cours de mathématiqu ou de français pendant des mois faute de recrutement des contractuels nécessaires et surtout faute de TZR c'est les enseignants professeurs remplaçants qui doivent assurer ces ces remplacements donc déjà quelle proposition et bien restaurer le vivier de TZR restaurer la possibilité de remplacer les personnels par des personnels titulaires remplaçant qui existaient jusqu'à cela donc ce qui nous amène à la question effectivement parce qu'on nous dire oui mais il y a pas assez d'enseignants euh bah de comment restaurer l'attractivité on en a largement parlé ce matin les les choses sont se maintiennent c'est la question des salaires bien entendu la question des conditions de travail j'y reviendrai mais il y a aussi la question des concours que vous avez que vous avez évoqué donc la position de force ouvrière est constante à ce sujet nous étions opposés à la masterisation nous étions opposés à la réforme blancaire des concours qui emmène la titularisation à bac + 6 nous sommes pour le recrutement à un niveau licence maintenant à quelle condition à condition que on recrute sur une licence disciplinaire c'estàd qu'on n'invente pas des licences étrangees qui chercherait à nous mettre directement dans des cadres de formation comme les licences PP ou ça ça pose un certain nombre de problèmes notamment dans le supérieur lorsqu'on essaie de créer des licences qui soient des licences euh professionnalisantes ou des licences enseignants il y a tout un tas de dans de faculté d'université dans lequel il ne sera pas possible de maintenir les deux licences faute faute de de personnel de candidat donc c'est c'est bien la licence disciplinaire qui doit être la base de de recrutement une première chose ensuite la deuxième chose c'est que ce soit bien un [Musique] concours égalitaire pour tous qui donne accès euh au statut de fonctionnaire stagiaire après 1 an 2 ans évidemment 2 ans de formation c'est mieux qu'une mais dans quelles conditions parce que quand j'entends avec maintien de la masterisation oui mais est-ce que c'est avec une équivalence de masterisation et donc on peut se centrer sur les besoins de professionnalisation et donc apprendre le métier ou alors est-ce que c'est une masterisation avec un niveau universitaire et cetera des exigence très importante qui peut mettre les les stagiaires en difficulté pour notre part nous on n'est pas pour le le maintien des exigences d'un master on est pour que lorsqu'on passe le concours au niveau licence on apprennent réellement le métier sous statut de fonctionnaire stagiaire et on pense que c'est quand même une mesure qui serait de nature à euh on va dire redensifier le vivier de de de candidat puisque ben on peut passer le concours quand même relativement plusôt euh et cetera ensuite sur euh des questions sur plan de lutte contre les violences harcèlement l'essentiel des problèmes liés aux violences c'est la question du manque de personnel encore une fois c'est la question du manque d'AED d'infirmière d'assistante sociale de CPE d'équipes complètes de direction c'est des choses qui sont portées également par les personnels de direction les chefs d'établissement qui n'arrivent pas à fonctionner faute de d'équipe d'équipes complètees et c'est parfois aussi la mise en danger des personnel lié à un manque de de soutien un manque de protection fonctionnelle euh puisque il est plus facile de taper sur le lampiste et de considérer que c'est le personnel qui est en faute plutôt que de requestionner toute le manque de moyens qu'il y a dans dans la structure je vous remercie nous passons à la CFDT merci merci euh sur effectivement le la question du remplacement de courte durée est venu plusieurs fois donc nous aussi on voulait rappeler que le principal problème des heures qui ne sont pas assurées elles sont le fait de la crise d'attractivité et ce n'est pas la courte les absences lié à de la courte durée de courte durée pardon qui qui font perdre le plus d'heur à nos élèves euh avant qu'il y ait le pacte dans chaque établissement il pouvait y avoir un protocole de remplacement euh qui pouvait avoir de la souplesse et être adapté aux réalités du terrain donc c'est une piste à voir et qu'il faut qu'il faut creuser mais le problème de à la base il est dans la question pour moi c'est qu'on nous demande qu'est-ce que vous pouvez faire pour assurer les remplacements de courte durée mais les professeurs qui sont en place font déjà beaucoup d'heur et ils assurent déjà un temps plein donc il faut arrêter de se poser la question sous cet angle et effectivement voir quel personnel autre que les personnels qui que les enseignants qui font déjà un temps plein pourrai assurer les remplacements de courte durée donc certains ont évoqué les tader peut-être qu'il faut penser à d'autres pistes creuser d'autres pistes mais il faut arrêter de toujours vouloir que les personnels en place chargent et chargent leur barqu pour assurer toujours plus de temps et de mission euh sur la question des priorités pour le choc des moyens euh on est des représentants des personnels donc évidemment que les moyens qui ils doivent être consacrés aux rémunérations et pas que pour les débuts de carrière ils doivent être consacrés à à la présence de plus d'adultes formés en nombre suffisant pour permettre l'Inclusion Scolaire de qualité et quand on parle à la CFDT éducation quand on parle de de personnel formé on parle pas que des enseignants et des aesh c'est-à-dire qu'il faudrait élargir la vision qu'on a de de l'école inclusive et puis les moyens il faudrait aussi qu'ils aillent au bâtis scolaire et certainement qu'au niveau de votre rôle de député il y a une réflexion à faire sur comment l'État comment la loi comment l'État pourrait soutenir les collectivités parce qu'à chaque fois quand on est sur le terrain et que ces questions se posent on dit oui mais c'est la collectivité la collectivité ne peut pas la collectivité n'a pas les moyens sur la question du concours et de la formation initiale donc nous ce qu'on porte et qu'on rappelle c'est qu'on ne veut pas de décrochage de formation de place du concours entre les enseignants du prier degré et du second degré et l'autre chose si concours à bat+ 3 il devait y avoir c'est la rémunération dès la première année qui alors ce qui était prévu c'était en M1 avec un statut d'élèv fonctionnaire et pas une rémunération au Rabé sur la question des tendances enfin de la démission des enseignants stagiaires alors là aussi c'est très certainement multifactoriel et ma réponse ne va pas être exhaustive mais bah il y a la difficulté du métier il y a les premières affectations qui sont parfois très difficiles parce qu'il faut voir que face au manque de personnel présent bah la tentation souvent elle va être forte de mettre les stagiaire là où on en a besoin et pas là où il pourrai commencer leur carrière de manière correcte et sereine et puis c'est un problème qui est lié au fait que parfois des réformes alors quand il y a eu la réforme avec le master MEF qui a été mis en place où on a dit les les ceux qui deviennent stagiaires avec un master MEF ser on tout de suite en stage à temps plein plutôt qu'avoir un mi-temps en classe et puis du temps de formation mais c'est beaucoup trop dur c'est beaucoup trop lourd d'entrer directement de plein pied avec un temps plein en classe donc c'est un des éléments il y en a certainement d'autres mais çaen est un la question du chiffre du manque d'enseignant à la rentrée alors moi ça me fait un petit peu sourir parce que j'ai j'ai un souvenir qui a eu à peu près la même question l'année dernière et je crois que l'année dernière j'avais dû répondre à peu près bah on aimerait bien aussi avoir la réponse mais pour nous ça relève plus du travail du ministère que du nôutre et nous aussi on aimerait beaucoup que le ministère publie ses chiffres et puis bah dans des délais assez rapides ça nous intéresserait aussi de savoir et puis enfin sur la question des violences scolaire alors là aussi c'est un sujet qui est très compliqué mais la première chose moi que j'aimerais rappeler c'est que la violence elle est dans la société elle se développe dans la société et une des choses qui fait très mal à l'école c'est de vouloir que l'école soit la réponse à tout alors effectivement c'est un vrai sujet hein de comment on protège les personnels les élèves et cetera des violence mais il faudrait peut-être déjà commencer à trouver des solutions pour que notre société soit moins violente et aussi bien avoir en tête que quand les personnes qui ont accès au médias et qui s'expriment régulièrement dans les médias instrumentalise l'école ça parfois aussi tendance à exacerber toutes ces violences et ensuite c'est l'école qui absorbe ça et ce sont les personnels dans les écoles qui absorbent ça donc là il y a une responsabilité qui est quand même très forte euh une autre chose pour revenir plus auprès de là où nous nous nous trouvons c'est-à-dire dans les établissements et pas dansant les micros il me semble qu'avoir des écoles et des établissements qui sont dignes qui ont une apparence digne qui permettent de montrer que l'on respecte les usagers parce qu'on leur offre des locaux descend et ça permet d'avoir un climat apaisé ça participe aussi à tout ça et puis la dernière chose et c'est évidemment quelque chose de fondamental il faut plus d'adultes dans les établissements mes collègues camarades l'ont déjà dit il me semble de C enfin à leur manière il faut il faut des adultes dans les établissements des adultes qui permettent que enfin si les classes sont moins chergés les tensions se règlent à l'intérieur de la classe s'il y a des adultes dans les couloirs dans les espac collectif et cetera s'il y a des AED des CPE en nombre suffisant pour écouter les problèmes si les services médicaux psychos sociaux ont des personnels la enfin on va limiter la violence à la racine et puis il faut aussi il faudrait aussi qu'on a fall s'il vous plaît oui juste 2 secondes pardon des moyens et du temps pour qu'on ait réellement le temps de former nos élèves à la citoyenneté que les écoles les établissements soient des lieux où la la la démocratie on puisse vraiment la faire vivre et où on soit pas tout le temps en train de courir après 1000 objectifs qui nous ont été assignés voilà excusez-moi pour le petit desfçons je vous en prie euh donc pour la CGT oui euh par rapport à la réforme de la formation initiale la position de la CGT c'est d'être favorable au concours en L3 évidemment avec beaucoup de de conditions on y est favorable parce qu'on pense que entre autres ça peut amener des étudiants avec des profils peut-être moins favorisés euh à se diriger à ne pas s'interdire de passer un concours de de l'enseignement donc en ça c'est positif avec beaucoup de conditions évidemment les deux années derrière avec un statut de fonctionnaire stagiaire pour avoir assisté à un certain nombre de réunions sur cette réforme qui était en train d'être ficelée à marche très très rapide et très forcée contre la vie de toutes les organisations syndicales avec des maquettes qui nous étaient présentées et très sincèrement je ne vois pas comment ça aurait pu être mis en place aussi rapidement on avait une inquiétude quand même sur les contenus euh disciplinaires qui étaient à la baisse en particulier euh pour le dans le premier degré et puis une espèce de surfocus sur les valeurs de la République évidemment fondamentale mais ça pouvait pas être l'alpha et l'oméga quand même de de la formation donc voilà on avait énormément de réserves on était pas les seuls et on espère que cette réforme qui est nécessaire sera sera conduite de manière beaucoup plus apaisée et en prenant le temps pour pas encore une fois en refaire une dans dans 2 ans juste rapidement pour répondre à la à la non question de Madame calves je trouve quand même surprenant face à l'intégralité des syndicats qui représentent tous les personnels de venir nous dire qu'on vit dans un monde parallèle et que en fait on décrit une réalité qui est qui est fausse c'est-à-dire que malgré nos divergences on tire tous la sonnette d'alarme en vous disant ça ne marche pas et vous vous nous dites non non vous vous trompez mais on est sur le terrain en fait on côtoie et les élèves et les familles et nos collègues et nous on vous le dit ça ne marche pas alors vous pouvez le refuser hein c'est un dénis mais voilà je trouve ça quand même assez surprenant face à tous ceux qui représentent les personnels juste ce pour compléter sur l'attractivité moi il me semble même si ça a été minoré par certaines interventions que le salaire constitue quand même un élément déterminant de l'attractivité mais vous avez raison c'est pas le seul les conditions de travail sont importantes alors je les réduirai pas des problèmes de sécurité qui peuvent concerner certains établissements mais quand même je tiens à le dire ici dans la plupart des établissements en France il n'y a pas de problème de sécurité donc là encore faut arrêter d'instrumentaliser cette difficulté pour essayer d'en faire quelque chose de politique euh baissant les nombres d'élèves par classe et les conditions de travail des enseignants s'amélioreront largement je voudrais dire un mot également par par rapport aux mutations qui sont souvent bloquées qui se font de façon invisible et qui sont aussi un frein au final au fait que des collègues puissent vouloir continuer et vous avez parlé des stagiaires carrêté je pense qu'il faut aussi parler des personnels titulaire qui au bout de 20 15 ans 20 ans 25 ans veulent arrêter ce métier et pour notre part on y voit souvent une perte de sens très forte dans leur démarche perte de sens largement lié aux réformes qui ont eu lieu ces dernières années et je mettrai en exemple la réforme du lycée professionnel une réforme blancaire qu' nous all présenté comme l'excellence de la des lycée professionnel hein avec de la cointervention avec du chef-dœuvre avec des heures d'ind duisé énorme avec des familles de métiers auxquels d'ailleurs les familles ne comprennent rien pour l'orientation et forcé de constater que là on nous fait notre réforme dans la foulée où on détricote ce qui a été fait avant tout en conservant certains dispositifs et danst les enseignants finissent par enseigner tout et n'importe quoi à part leur discipline et ce ce cette attaque sur les heures disciplinaires qui a lieu depuis plusieurs années contribue à une perte de sens très forte chez les enseignants et à se poser la question mais à quoi je sers si j'enseigne plus la discipline pour laquelle j'étais formé et concernant les investissement alors je détournerai un petit peu la question par rapport à la carte des formations je pense qu'il faut sortir de la vision courttermque de la carte des formations qui nous a imposé et au contraire s'inscrire dans le long terme et donc envisager des ouvertures de formations qui correspondent aux enjeux écologique aux enjeux également de loocalisation relocalisation industrielle aux enjeux numériques je pense également que si on veut lutter contre l'orientation subie en lycée professionnel peut-être qu'on peut ouvrir des formations consacrées au métiers du sport au métier de la culture là pour le coup ça rendrait le lycée professionnel beaucoup plus attractif voilà merci je vous remercie nous passons au snalk alors choc des moyens revalorisation système scolaire alors je vais tenter un truc je sais pas si on va voir si la caméra peut zoomer ce serait formidable sinon on fait ce qu'on peut voilà c'est un graphique qui compare le la rvalisation du point l'indice l'inflation et le SMIC en pourcentage depuis 2010 pour signaler à la député madame Calvez qu'effectivement avant 2010 7 c'était clairement pas mieux euh de ce point de vue-là donc vous voyez alors en bas vous avez effectivement ça voilà ça c'est le point d'indice voilà ça c'est l'inflation et ça c'est le SMIC euh donc effectivement ça ne se passe pas bien dans la fonction publique c'est pas une surprise quand on a ce type ce type de différence enfin si on continue comme ça à un moment on va tous être au smique hein euh si ça continue c'est déjà le cas des AES hein les aesh encore deux augmentations du SMIC et les aesh qu'elles aient 8 mois 8 ans ou 28 ans je dis elle parce que 93 % de femmes de carrière tout le monde au SMIC euh donc effectivement il y a quand même un besoin au niveau de la fonction publique il y a un besoin au niveau des personnels de l'Éducation nationale qui sont en plus en décrochage par rapport à la fonction publique il y a eu des mesures certaines années qui ont été centré essentiellement sur les premières parties de carrière et qui ont conduit à un applatissement de la carrière donc une fois encore on ne dit pas que rien n'a été fait des choses ont été faites et il y a pas grand-chose qui avait été fait avant non plus néanmoins pour la grande majorité des personnels de l'Éducation nationale on a continué à perdre en pouvoir d'achat donc quand cette perte s'additionne au perte qu'on connaît depuis plusieurs décennies effectivement la crise d'attractivité elle s'explique et elle n'est pas surprenante les démissions de stagiair je rappelle le chiffre de ce matin il est le même sur le second degré 3,7 % de démiss mission de stagiaire en 2010 c'était moins de 1 % elle s'explique aussi avec en plus la dimension condition de travail beaucoup de stagiaires dont la plupart là actuellement dans le système sont à temps plein devant élèves pendant leur année de stage et bien effectivement ils n'ont pas forcément toujours envie de continuer un point sur l'insécurité la lutte contre les violences scolaires et ensuite mon collègue complétera sur formation initiale Pact remplacement la les incidents sont en hausse les enquêtes du ministère le montrent il y a pas de surprise là-dessus euh c'est lié sans aucun doute aux conditions d'enseignement effectivement des classes chargées en soi ça n'aide pas je rappelle he que l'enquête PISA qui a un volet sur le climat scolaire montre que la France je crois est le pire pays pour le professeur pour se faire entendre dans la classe par exemple he c'est là où on a le moins de facilité à entendre son enseignant en France très clairement quelques points très positifs malheureusement qu'on a pu constater aujourd'hui c'est beaucoup plus facile d'obtenir la protection fonctionnelle que par le passé quand on a eu un incident donc en avale ça s'améliore malheureusement la prévention c'est compliqué le programme phare sur le harcèlement nous on aimerait bien un moment qu'on nous l'évalue lui aussi parce qu'on nous le généralise en disant c'est ça qu'il faut faire c'est ça qu'il faut faire nous on pense que le programme PHARE il a aussi des limites très clairement notamment sur les cas de harcèlement les plus graves où là l'organisation du dialogue avec les uns avec les autres c'est pas forcément suffisant Sébastien alors je vais je vais commencer par le remplacement de courte durée donc clairement on est sur on va dire un faux problème le vrai problème c'est les absences plus longues qui sont liées ben au fait qu'on manque de professeur un peu partout en France autre problème qui existe aussi c'est la perte d'heure parce que on parle souvent des des heures perdu par absence d'enseignants mais on perd aussi énormément d'heur sur des dispositifs totalement inutiles qui bah qui priv les élèves d'heure de cours mais si on doit réellement parler de ces remplacements de courte durée avant la mise en place du pacte il y avait un système qui fonctionnait à peu près bien qui consistait à afficher ben les absences de professeurs à proposer des HS et puis bah il y avait des collègues qui s'en saisissaient ou pas souvent dans la même discipline ce qui était quand même mieux que ce qui existe aujourd'hui où on a quand même tendance à faire remplacer par à peu près n'importe quel prof et en gros à faire de l'occupation ce qui nous ne nous intéresse pas donc grosso modo l'idée devrait être d'arrêter de charger la mule en empilant les nouvelles missions et en empilant les nouveaux dispositifs et de libérer un petit peu les professeurs afin qu'il soient peut-être plus disponibl pour remplacer leurs collègues ce serait sans doute une bien meilleure solution sur la formation initiale je vais essayer de faire très très vite à l'heure actuelle tout ce télescope dans la formation des des futurs enseignants on passe un concours en même temps qu'on prépare un un master avec des soutenances avec un mémoire et tout ça et en même temps on prépare des cours donc ça ne tient pas donc le snalk on est plutôt favorable euh au passage du concours à bac+ 3 pour avoir une formation ensuite mais on ne veut pas que cette formation soit enfermante on veut que cette formation soit ouvrante donc on veut qu'il y ait une formation disciplinaire solide on veut qu'il y ait la possibilité pour les stagiaires parce que dès qu'on passe le concours pour nous on doit être stagiaire on doit être fonctionnaire stagiaire et pas autre chose on doit pouvoir donc se former pédagogiquement donc avoir accès à un master certes mais un master disciplinaire si on le souhaite pas être enfermé dans un master de l'enseignement qui empêcherait toute poursuite vers la recherche disciplinaire et qui empêcherait l'agrégation externe pour ceux qui la souhaitent donc nous on est vraiment sur ce créneau là on veut évidemment que bah une entrée soit possible assez tôt parce que bah si elle est pas possible en bac + 3 par exemple moi je ne serai pas là aujourd'hui vu le milieu social d'où je viens donc on tient à ce qui est réellement une ouverture là-dessus mais on veut aussi que le concours suive avec un concours qui soit pédagogique mais aussi disciplinaire et qu'on arrête avec les épreuves qui évalue la rectitude sur la couture du pantalon pour le petit doigt voilà je vous remercie j'ai essayé de faire rapide je vous remercie et nous allons terminer avec suéducation merci je commencerai par la formation initiale à suéducation nous revendiquons le retour d'un concours à bac + 3 pour les personnels aussi bien du 1emier degré que du second degré avec deux années de formation diplômante pour aboutir un niveau master évidemment s statut de fonctionnaire stagiaire avec l'idée d'une entrée progressive dans dans le métier euh on on estime de même que la formation doit rester sous le giron des universités parce qu'il y a une indépendance plus forte dans le supérieur par contre on pense que parmi les formateur et formatrice il est important de développer également le recrutement par les universités de personnels qui sont encore devant leurs classe et notamment de professeurs des écoles qui participent très peu à la formation des futurs professeurs des écoles on recrute souvent des personnels du second degré ce qui est un peu étonnant sur la question du remplacement on rejoint nos no nos camarades des autres organisations syndicales sur le fait que la priorité c'est bien de remplacer les absences de longue durée parce qu'aujourd'hui on assiste à des situations où des tzdr sont déjà tous et toutes affectés en début d'année euh pour pouvoir mieux remplacer pour nous la solution est trouverver c'est qu'il faut recruter et pour recruter effectivement il faut augmenter les salaires améliorer les conditions de travail améliorer l'entrée dans le métier améliorer la mobilité mais ça c'est surtout le le la conséquence du des suppressions de postees le le fait que les mobilités soi soient bloquées actuellement et puis on pense que pour améliorer le remplacement il faut que les conditions de travail et l'accès à la médecine du travail soit meilleur dans l'éducation nationale puisque quand des personnels travaillent dans de bonnes conditions effectivement ils et elles sont davantage présents un exemple tout bête hein on est beaucoup plus souvent malade quand on travaille dans une salle qui n'est pas chauffée en hiver et qu'il fait 12 ou 13°gr voilà ça c'est quand même des situations que l'on rencontre dans lesétablissements scolaires et et qui évidemment sont responsables d'absence on pense également qu'il y a tout un travail à faire dans l'éducation nationale sur la santé des femmes au travail et elles sont majoritaires dans l'éducation nationale si on veut pouvoir limiter les les absences par exemple dans la question de la prévention de l'endométriose nous on pense par exemple à suiteéducation qu'il faut créer un congé menstruel ce qui permettrait en réalité une meilleure prévention et un meilleur accès aux soins pour les personnes qui souffrent de douleurs monstru ou d'endométriose et limiterai de fait au final les les absences sur la santé des femmes encore on remarque que des collègues retardent le retour au travail dans l'établissement parce que par exemple il n'y a pas de salle pour pour tirer l'IT dans l'établissement par exemple pour les collègues qui qui allitent c'est des des des choses qui paraissent évidentes mais qui posent de vraies difficultés au quotidien sur sur le terrain pour répondre à la question de que ferait-on dans un Chocque des moyens ou quelles seraient les mesures à à mettre en œuvre nous on voit six mesures urgentes dans l'éducation nationale d'abord la baisse du nombre d'élèves par classe ça c'est vraiment une nécessité pour pouvoir enseigner dans des conditions correctes améliorer les conditions de travail améliorer la réussite des élèves l'augmentation des salaires je pense qu'on a longuement parler c'est indispensable la création d'un statut de la fonction publique pour les aesh la titularisation des contractuels qui sont en poste pour un même travail il faut avoir les mêmes droits et un même statut ça nous semble indispensable aujourd'hui euh la refondte de la carte de l'éducation prioritaire avec la réintégration des lycées les les enseignants et enseignants de lycées vivent très mal l'idée que les inégalités scolaire et social s'arrêteraiit à la sortie du collège c'est faux les lycées ont besoin des moyens de l'éducation prioritaire et il faut rétablir un peu d'égalité là-dedans et puis les mesures de rénovation et de désamientage du du bâti scolaire sur la question de la sécurité des établissements scolaires nous on prend le le le problème tout autrement que la façon dont la question a été posée on considère que c'est l'état aujourd'hui premier responsable de l'insécurité dans les établissements scolaires puisqu'il ne met pas en œuvre les moyens pour assurer la sécurité des élèves et des personnels euh un établissement où il n'y a pas assez de surveillant donc d'AED c'est un établissement où par exemple il peut y avoir des agressions dans les couloirs voilà quand il y a des adultes effectivement et ben il y a moins de violence c'est une évidence mais on trouve ça incroyable de devoir encore le le rappeler et puis euh aujourd'hui on voit que les élèves ne sont pas suffisamment accompagnés et protégés dans leur scolarité on rappelle qu'il y a 3000 enfants qui dorment à la rue 160000 enfants sont victimes de violence sexuelle chaque année 10 % des élèves sont victimes de harcèlement scolaire les jeunes sont qui sont placés en famille d'accueil ont deux fois moins de chance que le reste de la population d'obtenir le baccalauréat donc les réponses pour nous elles ne peuvent pas être répressives mais éducatives et sociales et on se souvient que l'année dernière par exemple le ministère de l'Éducation nationale a refusé faute de budget de revaloriser réellement les salaires des assistants de service social de l'éducation nationale alors que l'éducation nationale en manque cruellement et peine à à recruter voilà pour nous la jeunesse elle n'est ni violente ni incontrôlable elle subit la violence sociale que le gouvernement fait rign aujourd'hui et les élèves devraient être accompagnés dans les établissements scolaires et expérimenter la démocratie via la démocratie scolaire qui ne prend pas assez de place aujourd'hui dans nos établissements scolaires je vous remercie je vous remercie pour vos réponses nous allons donc maintenant passer aux questions de une minute de nos commissaires et nous commençons par Monsieur thry prez merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les responsables syndicaux chers collègues le 1er septembre Gabriel Atal alors Premier ministre dé missionnaires a réitéré son vœux pieux de faire du harcèlement scolaire une priorité nationale le qualifiant alors de poison dont l'antidote résiderait principalement dans la diffusion d'une campagne nationale de sensibilisation sous forme d'expérience sociale filmé toutefois les retours du terrain ne semblent pas montrer d'amélioration notable en matière de siivilisation pire encore de nombreux enfants victimes de harcèlement se retrouvent contraint de changer d'établissement tandis que leurs agresseurs demeurent dans leur collège ou lycée souvent avec la bénédiction du rectorat qui persiste dans une approche de la politique du pas de vague cette situation complique aussi la vie des parents qui doivent parfois organiser eux-même le transport de leurs enfants vers des établissements éloignés ma question est la suivante pensez-vous que l'État fait suffisamment pour lutter contre le harcèlement scolaire et que pensez-vous de la proposition de loi déposé par notre collègue monsieur Chenu lors de la précédente législature qui énonce et propose l'éloignement des auteurs de harcèlement scolaire et lorsque les faits sont commis en état de récidive légale la suspension de certaines prestations sociales je vous remercie je vous remercie nous passons maintenant à Monsieur Jean laossuc merci madame la Présidente euh Mesdames et Messieurs les représentants syndicau moi je souhaite vous interroger sur l'interdiction des téléphones portables au collège 199 établissements sont volontaires à la rentrée 2024 ce qui euh fait que 50000 collégiens sont concernés une généralisation est envisagée en janvier deux objectifs sont annoncés lutter contre le harcèlement les formes de violence et favoriser évidemment la concentration et les bonnes conditions pour l'apprentissage scolaire c'est une mesure qui a été impulsée par Gabriel àal et qui semble recueillir laassentiment des parents en tout cas pour les parents que j'ai pu rencontré pour ma part quel est le retour des enseignants à ce sujet comment envisagez-vous les éventuelles difficultés de mise en œuvre quels sont les bénéfices à en attendre quels sont les limites de la mesure voilà ma question je vous remercie je vous remercie madame Farida Amrani merci beaucoup madame la Présidente Mesdames Messieurs les représentant du personnel euh moi dans la MA dans la circonscription dans ma circonscription qui est dans les S la première circonscription de lesess son ce qu'on a pu voir c'est l'augmentation effectivement il y a eu une hausse la hausse qu'on a vu qui est réelle c'est la hausse d'un nombre important d'élèves de lycéen sans affectation dans les sones et ce chiffre est de plus en plus important chaque rentrée scolaire le le nombre augmente effectivement euh et là c'est pas du tout un tableau que je décris hein c'est la réalité aujourd'hui il y a à peu près 600 lycéens à peu près qui sont sans affectation et nous sommes le euh 11 11 septembre donc vous voyez déjà où où on en est ma question elle est simple est-ce que vous vous avez les chiffres réels parce que les 600 et quelques ça c'est ce que nous on a comme remonté par les parents d'élèves et par certaines organisations syndicales mais également par le nombre important de parents qui prennent contact avec bah avec moi en l'occurrence et donc du coup moi je voulais savoir si ça en fait si ça correspondait juste si ça au département de lesessonne ou c'est un phénomène qui euh qui était plutôt national merci je vous remercie madame aida adisad merci madame la Présidente avant d'en venir à ma question je me dois aussi de revenir sur les propos de Madame calvz représentante des députés macronistes comme les représentants syndicaux je me demande également dans quel monde parallèle vous vivez pour pouvoir dire aux représentants syndicaux qu'il cessent de dire que rien n'a été fait pour les élèves en situation de handicap peut-être qu'il vous a échappé que ce matin nous ils nous ont dit que des familles par par l'assitude d'attendre qu'une aage soit affectée pour leur enfant en venait à recourir à des aesh privé et il vous a peut-être échappé aussi que les fameux groupes de besoins quand ils étaient mis en place sous la contrainte de la hiérarchie ne revenait pas à réduire le nombre d'élèves dans ces groupes de besoins mais on se retrouve avec des groupes de besoins à 28 élèves ce qui faisait que dans ce qui fait que dans les dans les dans les cours réguliers le nombre monte aussi jusqu'à 32 élèves euh donc donc je vous je vous remercierai aussi de de rejoindre notre monde le monde réel celui de la rentrée 2000 2024 je je tiens à dire que les représentants syndicau que nous avons devant nous sont aussi des enseignants et qui connaissent les réalités du terrain je je veux aussi les interroger sur l'interdiction du portable nous savons tous que le portable quand on l'a à disposition et d'ailleurs c'est le cas aussi pour nous adules c'est une tentation d'être distrait d'être déconcentré et j'aimerais avoir votre position là-dessus parce que que j'ai cru lire que vous étiez réticent à la pause numérique et j'aimerais savoir quelle solution vous proposez pour que les élèves restent concentrés je vous remercie on va éviter de dépasser les une minute s'il vous plaît parce que à un moment je vais devoir faire quelque chose de très très très antipathique c'est-à-dire de couper le micro nous passons maintenant à Monsieur Arnaud Bonet oui bonjour enseignant de SVT en collège j'ai été confirmé enfin j'ai été concerné par ces maltraitances institutionnelles donc je vous rejoins sur de très nombreux constats on a des alertes par rapport à la pédopsychiatrie au psychologu de l'EN par rapport à la santé mentale des enfants actuellement et avez-vous également des données par rapport à la santé mentale des enseignants actuellement je vous remercie nous avons à distance monsieur belkir beladad oui bonjour merci Madame la la Présidente je sais pas si vous m'entendez merci de de la présence des des syndicats je vais poser exactement la même question pratiquement la même question que qu' syndicat présent ce matin du du premier degré notamment suite à un moment très fort que nous avons vécu avec l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques euh notamment avec le déploiement dans le premier degré des APQ et des 2 heures supplémentaires dans le collège première question je voudrais que vous puissiez nous faire peut-être un un un premier bilan euh et très rapidement euh euh les enseignement que vous pourrez tirer de de de cet héritage par exemple en matière d'équipement euh ça a été évoqué euh tout à l'heure euh notamment à travers les les les cours d'école l'accompagnement humain les partenariats vers les partenaires extérieurs ou les métiers du sport euh quels sont les les les les propositions que vous faites en la matière dans le cadre de euh de cet héritage de ces jeux voilà je vous remercie je vous remercie nous passons maintenant à Madame violette spilebou merci madame la Présidente Mesdames Messieurs chers collègues cette table ronde nous permet de vous souhaiter à vous aussi une bonne rentrée scolaire pour tous les enseignants cette année dans ma circonscription à tourcoin c'était un peu particulier 530 élèves d'école élémentairire sont rentrés avec un uniforme ainsi que leurs équipes éducative uniforme qu'ils ont choisi au mois de mai avec les parents uniforme produit dans la circonscription par une entreprise du de notre territoire à titre personnel je suis bien sûr favorable à cette expérimentation qui a été permis par le gouvernement d'abord parce que ça améliore le climat scolaire et puis que ça peut améliorer la cohésion et et le sentiment de cohésion au sein des établissements euh donc en tant que syndicat je sais que vous vous êtes beaucoup opposé à cette expérimentation il y a 70 écoles en France une vingtaines de collèges et lycées donc très très peu qui se sont engagés dans cette expérimentation néanmoins je voulais savoir voir si en tant que syndicat vous vous la suiviez si vous alliez avec vos adhérents mesurer les effets de ce port d'uniforme choisis par les établissements et les familles et vous associer à l'évaluation qui sera faite très certainement par le gouvernement je vous remercie je vous remercie nous passons donc maintenant à Céline Hervieux merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs les représentants des syndicats les socialistes s'alerte du niveau alarmant de ségrégation sociale au sein de notre école et comme l'a très bien souligné madame Valjas la France est un des pays de l'OCDE qui reproduit le plus les inégalités sociales et aujourd'hui notre école ne remplit plus sa fonction d'ascenseur social et toutes les études se succèdent et convergent pour démontrer la puissance de la ségrégation scolaire en France le groupe socialiste aait déposé au mois de mai dernier une proposition de loi visant à favoriser la mixité sociale et scolaire au sein des établissements donc voici ma question est-ce que selon vous l'indice de positionnement social des établissements est selon vous un bon indicateur et est-ce qu'il est suffisant pour mesurer la mexité scolaire des et sociale des établissements je vous remercie je vous remercie je donne la parole à Madame Soumia Boua merci madame la Présidente moi je souhaite évoquer les difficultés de la santé scolaire dans notre pays pour commencer parler des infirmières scolaires au collège et lycée un poste sur quatre n'est pas pourvu et la situation des médecins scolair est encore plus préoccupante il manque un médecin dans dans 6 collèges sur 10 et pour 7 lycée sur 10 je ne parle même pas des psychologues scolaires pourtant ces postes sont ouverts mais le manque d'attractivité des métiers sont des freins en recrutement alors je m'interroge si ces postes sont financés mais qu'on ne trouve personne pour les occuper que devient cet argent public où est-il redirigé c'est un sujet que nous avons évoqué avec les syndicats du 93 lors de la visite de Lucy castec dans ma ville la en tout début septembre et et on n' pas pu y répondre et est-ce que vous vous avez des éléments de réponse ce qui est certain c'est que beaucoup de départements y compris le mien sont de véritabl déserts médicaux or ces personnels sont indispensables pour le suivi et le bien-être des enfants et pour soutenir les enseignants au quotidien c'est pourquoi je partage vos inquiétudes et j'espère que ce sujet sera la priorité pour le ou le prochain ministre de l'Éducation merci je vous remercie et nous allons terminer avec Christophe prensa madame la Présidente Mesdames et Messieurs les représentants chers collègues moi je souhaitais parler de la trè voix qui a été évoqué tout à l'heure la voie technologique dont on parle assez peu et notamment de la voie STI2D c'est une voie qui permet aux gens souvent d'origine modeste dont j'ai pu faire partie d'accéder à des études supérieures et dans un temps où on parle de réindustrialisation ces filières qui permettent d'accéder à des brevets de techniciens supérieurs à des DUT maintenant des butut ou des écoles d'ingénieur me semble en difficulté depuis de longues années suite à des des réformes successives qui n'ont pas été très productives voilà je voulais avoir votre avis sur cette sur cette filière là et notamment au calage qui peut y avoir entre cette filière et la spécialité Sciences de l'Ingénieur aussi dans le lycée plus classique qui est en difficulté avec la réforme du bac donc ces filières qui permettent d'alimenter les futurs ingénieurs dont la France a besoin demain merci je vous remercie donc nous allons passer aux réponses le jeu va être de répondre en 3 minutes d'être le plus concis possible donc je vous laisse la parole alors je vais commencer par la dernière question sur l'action de la voie technologique et notamment de la voie STI 2D c'est effectivement une voie comme la voie technologique qui a pâti de la réforme blancaire pour résoudre les questions notamment de désaffection sur certaines voies technologiques pas toutes hein puisquon voit que la filière STMG elle a tendance à à grossir se pose forcément la question dont on appréhende les enseignements technologiques en seconde mais aussi au collège et donc par exemple la question de l'implantation de certaines options technologiques euh au collège par exemple en 3è ou en seconde ça fait partie des pistes qui pourrait être g regardé sur la question de l'IPS c'est effectivement un indicateur qui est très intéressant parce qu'il permet de croiser un certain nombre de de données de données sociologiques après ce qui est surtout très ce qui serait encore plus intéressant c'est de voir l'utilisation de de l'IPS on sait que dans certaines académies c'est utilisé par exemple pour répartir les moyens et on a assez peu de regard malgré nos demandes récurrentes auprès de la dgsco pour voir quelle est la conséquence concrète de la répartition des moyens sur la base de l'IPS pour voir notamment si ça permet de mieux doter les établissements les plus défavorisés c'est une demande que nous avons fait de manière récurrente auprès de la DGESCO et nous n'avons jamais eu de retour sur cette question des modèles d'allocation des moyens nous n'avons pas de données sur la la santé mentale pas de de données précises sur la question très vite du harcèlement et du téléphone portable sur la question du du harcèlement il y a un élément clé c'est la question un de la prévention et de de la capacité des élèves à trouver un adulte pour pouvoir parler aujourd'hui trop souvent des élèves ne parlent pas parce qu'ils n'ont pas n'ont pas l'adulte au bon moment pour parler vous êtes victimes de harcèlement la porte de l'infirmerie scolaire est fermée parce qu'il n'y a pas d'infirmière vous dit je vais pas parler ce n'est pas acceptable donc pour traiter les questions de harcèlement il faut plus d'adultes et il faut aussi arriver à faire de la prévention la prévention ça renvoie à notamment toute la question de comment est-ce qu'on fait pour apprendre à vivre ensemble parce que s'il y a des élèves harceleurs c'est parce qu'ils n'acceptent pas la différence or l'école doit être le lieu où on apprend la la différence sur le portable l'expérimentation euh en cours nous paraît passer à côté de de certains enjeux des enjeux matériels d'organisation sur lesquels les collègues nous alertent en ce moment en disant que des choses comme les flux de sortie et les flux d'entrée des élèves n n'ont pas été pensés il y a un vrai sujet sur la question de l'attention des élèves qui peut passer notamment mais nous n'avons pas eu de réflexion avec le ministère sur ce sujet sur je veux dire la comment dire la l'apprentissage de l'utilisation du numérique de pouvoir savoir ce qu'on en fait à quel moment on en fait et à quel moment on en fait un usage pédagogique je rappelle je finirai par un paradoxe c'est celui de voir le ministère vouloir faire une pause numérique quand les collectivités territoriales multiplient euh les dotations en tablette numérique et pour répondre sur la question des chiffres des affectations et des élèves sans solution donc non le ministère l'éctorat ne communique très peu pas euh on va la pêche aux informations via l'information qu'on peut avoir sur les collègues qui qui sont dans les services euh on peut confirmer par contre qu' oui effectivement on a une grosse alerte sur l'académie de Versailles cette année avec les chiffres que vous avez évoqué je d tout à l'heure mais il y a aussi d'autres académies comme plus de 300 à Toulouse euh c'est une demande qu'on a de manière très forte ils ont pratiqué le surbooking même en pratiquant surbooking on narrive pas à avoir assez de place dans les lycées gros c'est pour ça qu'il y a une nécessité d'investir pour ouvrir des formations selon la demande sociale des familles merci alors concernant l'uniforme puisque c'est une dépense inutile de l'argent public et que la députée qui a posé la question n'est plus là je diraiis rien de plus sur le portable euh il y a des établissements dans lesquels la règle actuelle ne suffit pas effectivement à faire que les élèves n'utilisent pas leur portable au collège essentiellement pour autant dans la plupart des établissement ce problème là on ne le rencontre pas donc nous ce qu'on souhaiterait la première chose c'est qu'on abandonne l'idée d'une généralisation au mois de janvier l'un d'entre vous ou l'une d'entre vous nous parleit des limites qu'on y voit ben nous la limite qu'on voit c'est que ça va être une véritable désorganisation des établissements scolaires combien de temps combien de personnel et combien de moyens financiers pour équiper les établissements pour récupérer 630 portables le matin dans mon collège pour en distribuer 100 à midi en en récupérer 100 à 14h redonner à 16h et à 17h des portables enfin est-ce qu'on n pas mieux à faire à l'école que de perdre du temps à ça sur les IPS c'est un bon indicateur nous semble-t-il mais il faut pas le regarder uniquement sur sa valeur brute mais sur l'écart type par établissement parce que c'est aussi comme ça qu'on voit la mixité d'un établissement scolaire mais là-dessus il faudrait passer tellement de temps que moi je suis prêt à revenir pour plusieurs heures discuter avec vous sur ces questions-là sans aucun problème concernant la voie technologique j'essaie de faire vite nous on on propose que en seconde il y ait une option technologique obligatoire au choix des élèves qui permettrait euh aux élèves de seconde générale et technologique donc seconde de détermination de pouvoir faire un choix éclairé sur un choix de première soit la première générale soit la une première technologique parce qu'il en existe beaucoup la limite aussi des euh section technologique en dehors de SCMG c'est que pour la un grand nombre d'entre elles elles sont assez peu euh présentes dans les lycées euh alors certes vous me direz parce que il y a pas assez d'élèves peut-être pour ouvrir d'autres sections mais il n'empêche que moins sont présentes dans les lycées moins les familles et les élèves ont tendance à vouloir les choisir parce que ça suppose de quitter son lycée de secteur de s'éloigner et c'est toujours un peu compliqué pour les élèves et pour les familles aussi concernant ici juste une seconde par exemple en prépa euh on demande pas aux élèves d'avoir fait si quand on veut faire une prépa MPSI donc là aussi il y a une incohérence c'estàdire qu'à un moment donné les élèves quel intérêt ils ont à choisir une spécialité au lycée si ensuite dansenseignement supérieur on leur dit mais c'est pas la peine on recommencera quoi qu'il arrive je laisse ma collègue terminere alors sur les les questions de santé mentale des des enseignants euh bon effectivement on note une perte de sens chez certains collègues la charge de travail un le manque de considération le problème d'entre l'équilibre de la vie professionnelle et de la vie personnelle et effectivement nous avons des collèges qui rencontre des des difficultés pour cela il faudrait qu'il y ait une médecine du travail sauf que dans l'éducation nationale les médecins du travail et bien il faut se lever tôt pour en trouver il faudrait aussi que les services sociaux des personnels est suffisamment d'assistant sociaux le problème là aussi c'est que c'est très difficile de de de trouver des des des assistants sociaux et pourtant ces personnes aussi bien que les mèdecin du travail quand il y en a suivent font tout leur possible pour accompagner les collègues il y a aussi des des des grandes des grandes difficultés parfois qui sont liées au nombre de de dossiers qui passe en commission pour les aides pour les enseignants parfois les aides sont reportées de 3 mois d'un mois euh sur bah je parlerai du sport une autre fois peut-être où je me propose voilà je pense que c'est bien merci beaucoup la pour FO oui alors sur la question des des lycéens sans affectation on a effectivement un retour assez général nous un chiffre de 85000 à circuler euh on a eu des des retours dans de de collègues dans les collèges qui nous disaient qu'il voyaent revenir des élèves dans en 3e donc la violence pour les les les élèves de qui sont dans cette situation ça concerne les lycées généraux de manière assez étonnante pour les lycées pro ça a été c'est un problème qui n'est pas nouveau qui est récurrent et qui ne fait que s'accélérer qui est largement lié à la politique qui est menée par le gouvernement en matière de lycée profession et de suppression de filièr pour pouvoir alimenter uniquement les demandes locales liées au patronat ce qui fait que a un certain nombre de d'élèves ne trouvent pas de place parce qu'il y a trop de demandes dans les filières qui les qui les intéressent je fais une incise nous on on réaffirme notre défense inconditionnelle de des lycées professionnels et de la voie professionnelle sous statut scolaire ça n'a échappé à personne qui a une volonté de démultiplier l'apprentissage dans le casadre de loi pénico ou d'autres d'autres mesures et donc cette désaffection et cette contrainte qui est mise de notre point de vue relativement artificiellement s'explique aussi par cette volonté de d'alimenter l'apprentissage au détriment de de l'enseignement initial s Stut scolaire en voie professionnel euh de même ça me permet aussi de on a la même question avec cours sup hein et avec le l'interdiction faite aux élèves de pouvoir accéder aux études supérieurs j'en ai parlé dans mon dans dans mon intervention initiale euh nous revient sur euh notre exigence de retour à un baccalauréat avec un examen terminal disciplinaire euh anonyme euh pour pouvoir revenir à ce premier grade universitaire qui permet l'accès à tous ceux qui en bénéficient euh de aux études aux études supérieurs euh nous rappelons notre opposition à la réforme du du baccalauréat mis en place par le le ministre blanquaire sur les questions de mixité l'élément central pour nous sur la question de la mixité c'est la concurrence que je qualifierais de déloyale de l'enseignement privé je donne juste un exemple sur ma sur ma ma ville d'origine Toulouse 36 collèges pour prendre l'exemple des collèges puisque c'est là où il y a il y a la la la fuite la plus importante 24 publics 12 privés si on classait tous les collèges par niveau de revenu des parents le collège élitiste de centr-eville arrivait en 10e position neuf premiers collèges des neuf collèges privés donc à part à partir de là comment voulez-vous faire de la mixité lorsque et bien l'enseignement privé siphone les plus haut revenus ou alors siphon également les meilleurs élèves puisque que comme ça a été dit par d'autres camarades on peut faire de la mixité sociale dans le privé à bon compte en prenant les meilleurs élèves donc c'est n pas une une solution donc on revient déjà pour s'attaquer à la question de la mixité fond public à l'école publique fond privé à l'école privé j'ai dépassé mon temps donc je m'arrête je vous remercie nous passons à la CFDT oui je vais commencer avec la question du harcèlement scolaire je prends rebourse qui a été proposé la suppression des prestations sociales d'abord tous les élèves harcelurs ne sont pas dans des familles qui bénéficient des prestation social donc attention à la stigmatisation et puis la mesure en elle-même ne nous paraît pas une mesure une bonne mesure puisque augmenter les difficultés des familles ne résoudra de toute façon pas celle des élèves qui pourraient être concernés à la question est-ce que vous pensez que l'État fait assez pour lutter contre le harcèlement non euh il faut plus d'adultes alors ça on l'a dit plein de fois je reviens pas dessus plus d'adultes dans les établissements moi je voudrais pointer le dispositif phare je pense que vous connaissez tous le dispositif phare mais est-ce qu'il faut bien avoir en tête c'est que le dispositif phare les collègues qui qui s'engagent dedans euh c'est sur leur temps de pause en fait qu'ils vont mener les actions qui sont dans le protocole donc c'est sur leur temps de pause sur leur temps li pendant la pause déjeuner après les cours et cetera et ça n'est pas rémunéré donc en fait ce qui est le dispositif le dispositif central d'une priorité nationale pose sur le bénévolat des personnels donc non et puis je laisse mon collègue traiter les autres sujets alors sur l'interdiction des téléphones portables je vais pas redire ce que ce qu'ont dit mes mes collègues précédemment mais rajouter peut-être deux remarques la première remarque c'est que l'usage du téléphone est interdite dans les collèges depuis 2018 et donc cette interdiction elle ne vise qu'à elle ne concerne que les temps d'interclasse de récréation et la pause la pause déjeuner ce qui fait quand même pas grand-chose comme temps et donc le deuxième point c'est quand même enfin on on on on fait porter à l'école quand même une responsabilité bien lourde quand même parce que nos élèves ils vivent pas en dehors de la société ils vivent dans notre société cette société quand même c'est celle du numérique et des écrans et donc tout cela quand même effectivement de de porter cette interdiction comme ça sans autres débats effectivement on passe à côté de quelque chose sur la santé mentale des enseignants B au regard quand même des signalements sur les fiches santé et sécurité au travail effectivement il y a une augmentation de la dégradation la santé mentale des enseignants mais faute de médecine du travail on a beaucoup de mal à la mesurer réellement on la sent on la perçoit on la reçoit dans nos permanences mais tant qu'on aura pas mécine de travail ça sera difficile de mettre et de mesurer les choses euh sur l'expérimentation l'uniforme bon effectivement dans les dans les pays et les départements français dans laquelle on porte l'uniforme à l'école il me semble que les ségrégations elles existent tout autant que dans les pays où il ne la porte pas l'IPS oui c'est un excellent indicateur qui permet de mettre en évidence la sérisation sociale et les différences entre les établissements mais ce ne sont ce n'est qu'un indicateur et en fait on voit bien que ce ce qui est important bien plus que l'indicateur c'est quand même la volonté politique euh de faire vivre les gens ensemble et notamment nos élèves il y a des expérimentations qui sont encour à Paris à Nantes à Toulouse qui fonctionne sans forcément une grande dépense dans le budget de l'État et donc il serait simplement facile de les mettre en œuvre et c'est tout je vous remercie nous allons passer à la CGT oui sur la question très grave du du harcèlement évidemment il faut du personnel il faudrait déjà avoir par exemple un infirmier ou une infirmière scolaire à pleintemps dans les établissements des AED CPE assistant social sociaux évidemment euh ça mérite mieux que des des annonces en fait hein et même ce qui avait été mis en place suite à un drame l'année dernière qui était un questionnaire qui était euh dans toutes les dans toutes les classes avec des actions qui étaient laissées un peu au libre choix des établissements mais il y avait un questionnaire mais il y avait pas forcément de temps de moyens de remédiation derrière suite à la parole des élèves qui étai qui étaient reçus et donc parfois ça peut même se révéler contreproductif donc effectivement il faut du temps de la formation et pas en dehors du temps de travail il faut vraiment faire une priorité au-delà des au-delà des mots euh autre effet d'annonce alors le téléphone portable al oui je comprends que ça que ça plaise aux parents parce qu'en tant que parents on aimerait bien que l'école réussissent là où souvent nous nous échouons sauf que bah c'est inapplicable voilà que c'est une surcharge de travail pour les AED que même les chefs d'établissement n'en veulent pas donc c'est dire que la difficulté elle est en classe hein et pas tellement en dehors et puis que malheureusement la question du harcèlement ben en fait elle a souvent lieu à la sortie de l'école à la maison sur les réseaux sociaux jusque tard le soir quand normalement les élèves n'ont pas de téléphone dans leur chambrees donc voilà malheureusement on règlera pas ces ces problématiques comme ça sur l'uniforme madame la députée est partie mais j'étais intéressée de savoir en quoi ça a amélioré le le climat scolaire sur quoi reposer cette affirmation jusqu'à preuve du contraire l'uniforme ça n'efface pas les différences entre les les pauvres et les riches VO oui juste pour compléter dire qu'effectivement supprimer des prestations social ça nous semble être le contraire d'une bonne idée ça avait déjà été évoqué en cas d' santéisme des élèves donc comme la question n'a pas été posée j'y réponds en disant que ça serait également une très mauvaise idée sur les problèmes d'affectation euh je pense qu'effectivement c'est un problème récurrent l'année dernière j'ai pas exactement les chiffres en tête mais je crois qu'il y avait plus de 1000 élèves sur sur la région parisienne qui n'avaient pas été affecté dans 800 lycées professionnels ça tient largement au fait qu'on a diminué les capacités d'accueil dans les lycées professionnels et qu'il a un double effet parce que les rectorat calculle à l'élève près les dotations rir global des lycées professionnels parce que justement le nombre d'heures à ou et au lycée professionnel se fait à l'élève près et il y a une minoration des capacités d'accueil qui contribu à ce problème de nonaffectation et une petite pensée également pour les élèves non affectés après parcours sup on n pas encore exactement les chiffres on les avait l'année dernière ça donnait quand même le tourni et concernant la question sur le sport j'ai pas très bien compris la question alors j'espère que ma réponse sera pas à côté de la plaque mais par exemple je l'ai évoqué tout à l'heure il faudrait créer absolument au lycée professionnel une filière métier du sport or qu'est-ce qu'on a fait jusqu'à présent on créé seulement une une unité facultative secteur sportif qui est optionnelle qui colore certains bac pro H8 en l'occurrence a été aspérimenté jamais étudié et nous il nous semble qu'il y a largement moyen de créer une filière sportive euh puisque le travail a déjà été réfléchi et que là comme je l'ai dit tout à l'heure ça permettrait au lycées professionnel de proposer une offre de formation différente de ce qu'elle est actuellement et donc du coup d'avoir des orientations euh choisies de la part des élèves vers cette filière merci alors bon je reviens pas sur le harcèlement j'en ai déjà parlé sur l'interdiction du téléphone portable je vous conseille vivement l'émission sens public d'hier soir sur Public Sénat où nous étions trois à en parler pendant à peu près une bonne demi-heure on a dit pas mal de choses ça peut effectivement vous intéresser les lycéens sans affectation c'est chaque année hein c'était il y a 3 ans nous dans les Yvelines on a eu 140 élèves de STMG qui n'avaient pas de place on a ouvert une classe dans mon lycée après la rentrée scolaire euh donc donc effectivement on a des vrais vrais problématiques j'allais dire de gestion des affectations parce que on a certaines filières qui attirent plus qu'elle ne le devrait parce que la filière STMG ne devrait pas attirer autant et d'autres comme les STI2D qui devrai attirer plus et qui n'y arrivent pas parce que on les élèves ne savent pas vraiment suffisamment où ça peut mener parce que effectivement on manque par exemple d'option de secondde réellement mise en place pour faire découvrir de telles filières et parce que elles sont finalement très peu implanté et parfois de manière très lointaine par rapport au domicile d'élèves qui n'ont pas forcément des facultés de déplacement gigantesqu sur pédopsychiatrie santé mentale on a un vrai vrai vrais souci là je sors 2 secondes de l'éducation nationale de pédopsychiatrie et de gestion de santé mentale des élèves ça c'est ultra aggravé avec le covid mais le secteur est absolument dévasté he le secteur de la pédopsie c'est une catastrophe ça nous aide absolument pas évidemment nous éducation nationale quand des élèves sont pas en capacité de recevoir les soins l'écoute à laquelle ils ont droit hors de l'établissement scolaire ou qu'il devrai avoir et ça se ressent évidemment sur ce qui se passe dans nos classes et dans nos établissements alors les 2 heures de sport en collège moi j'en ai entendu parler en Revan je ne les ai jamais vu mis en place de manière générale c'est assez facile si ça n'est pas dans la grille horaire dans 99 % des établissements ça n'existe pas euh donc c'est plutôt des effets d'annonce c'est ce que nous au SNAL on appelle les heures magiques on dit qu'il y a des heures mais en fait c'est la récréation du midi on fait du sport voilà euh bon je reviens pas sur l'uniforme grand sujet s'il en est en revanche on ne sait absolument pas comment les expérimentations mises en place sont évaluées c'est-à-dire je ne sais pas moi en fin d'année comment on sera capable de dire si ça marche ou si ça marche pas parce que on a absolument aucun protocole d'évaluation qui nous a été montré l'IPS c'est un super indicateur il provient de laad le département d'étud statistique du ministère CNAL qu'on surnomme le département qui fonctionne au ministère euh et effectivement on peut travailler à partir de cet indicateur pas juste prendre des données brutes on peut sans vraiment faire des choses intéressantes quand l'argent n'est pas utilisé on le rend ce qui pour ça que parfois on rend 200 millions à la fin de l'exercice budgétaire dans l'éducation nationale alors qu'on aurait besoin d'argent science de l'ingénieur mais aussi numérique et science informatique Patisse de la réforme du lycée blancaire qui fait qu'on passe de trois spécialités en première a seulement deux spécialités en terminal et que effectivement ces spécialitésl sont sabrées par les élèves et les familles parce qu'elles sont jugées de manière euh enfin j'allais dire les familles ne se trompent pas de elles sont jugées secondaires par rapport aux autres mathématiques physique chimie STI2D j'en ai parlé merci nous allons donc terminer avec sudéducation oui donc pour répondre à à certains points je pourrais pas tous les les traiter sur la question du harcèlement scolaire nous on considère que c'est produit de la dégradation du du climat scolaire et c'est aussi le produit de la des discriminations dans la société on pense que la la plus grande partie de la réponse doit être éducative bien entendu et quand on impose des réformes qui engendrent une école du tri social une école de la mise en concurrence des évaluations permanente et ben cela génère du harcèlement scolaire donc il y a un double discours du ministère qui d'un côté dit il faut une école plus inclusive et puis d'un autre côté impose des des réformes qui vont à l'encontre de l'école inclusive là c'est la même chose sur le le harcèlement scolaire par exemple quand les élèves en situation de handicap ne sont pas bien accompagnés ou suffisamment accompagnés cela génère du harcèlement scolaire évidemment donc pour nous il faut construire une école qui sera qui soit moins violente qui soit plus coopérative et puis avec davantage d'adultes puisque évidemment quand un élève est subi du harcèlement ou au début voilà des des des des moqueries il faut qu'il puisse aller en parler à un adulte or aujourd'hui il n'y a pas assez d'adultes dans les établissements scolaires et puis on pense que le harcèlement scolaire se nourrit des discriminations on le voit quand on voit les situations dramatiques d'élèves qui se sont suicidés en raison du harcèlement scolaire il y a une partie des élèves qui avait subi du harcèlement LGBTI PHOB par exemple et peut-être que la mise en œuvre d'une vraie éducation à la sexualité à la vie affective pourrait être une solution or on sait que 85 % des des élèves ne bénéficient pas des trois séances d'éducation à à la sexualité qui sont obligatoires sur l'interdiction des des téléphones portables au collège nous c'est une mesure où en tout cas une annonce qui nous a étonné puisque ça donne l'impression dans la société que les élèves ont leur téléphone en classe en fait ce qui n'est pas le cas enfin les élèves les téléphones sont déjà interdits dans les établissements scolaires donc là ça serait une mesure supplémentaire SF qu'il y a absolument pas assez d'assistants d'éducation ou de personnel pour récupérer les téléphones le matin les rendre voilà je pas répéter ce qu'a dit mon mon collègue de l'UNSA ça paraît complètement aberrant quand on connaît le fonctionnement d'un établissement scolaire mais on pense que plutôt qu'interdire il y a un vrai sujet sur euh le le numérique et qu'il faut éduquer les élèves pour un usage raisonné et écologique du numérique c'est ça l'enjeu donc arrêtons de de parler de la pause numérique et de perdre du temps avec ça et réfléchissons à comment vraiment éduquer les élèves à ces enjeux essentiels dans la société euh sur la question de la ségrégation sociale nous pareil c'est un sujet qui nous qui nous passionne et qu'on estime central aujourd'hui dans l'école on pourrait en parler des heures on pense que l'IPS c'est un bon indicateur qui permet de mettre au jour des inégalités mais qui pourrait être complété par d'autres éléments comme voilà le des des éléments sur le le territoire dans lequel est implanté l'établissement scolaire on on voudrait débattre plus longuement de ce sujet parce qu'il est vraiment au croisement à la fois de la question des inégalité territoriale et et de de l'école privée et d'ailleurs les solutions de mixité sociale qui ont été mis en uvre ou penser dans l'éducation nationale ne nous satisfont pas parce qu'elles ont pas pour voocation de de combattre les inégalités scolaires mais plutôt de les cacher et ça ça ça nous déplé fortement sur la santé scolaire et la difficulté de recruter des postes d'infirmiers d'infirmière nous une des solutions qu'on a ça serait de créer des posts dans le premier degré puisque pour prendre un exemple d'un établissement scolaire ou le mien par exemple euh on fait chaque année scolaire la rentrée sans infirmière ou infirmier euh là une personne est affectée dans le meilleur des cas en en octobre et se retrouve à devoir suivre le collège et les 8 ou 10 écoles autour ce qui crée des postes en fait qui sont ingérables qui manquent d'attractivité personne ne ne souhaite être sur des postes aussi morcelé donc voilà généraliser ces postes dans l'Éducation nationale dans le premier degré ça semble être une une première solution je vous remercie bien je vous remercie pour la qualité et la richesse de tous ces échanges Mesdames et Messieurs les représentants des organisation syndicale d'enseignants nous vous souhaitons nous tous les parlementaires ainsi qu'à tous les enseignants mais plus largement à tous les personnels de l'Éducation nationale et aux élèves la meilleure rentrée possible on va pas vous dire une bonne rentrée parce que je sais que ça va être compliqué mais la meilleure rentrée possible mes chers collègues nous nous retrouvons nous la semaine prochaine mercredi prochain nous auditionnerons Caroline Pascal la nouvelle directrice générale de l'enseignement scolaire donc je vous dis à la semaine prochaine bonne soirée
Michel Fournier