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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 21 octobre 2026 46 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSantéTravail & emploiÉconomie & entreprises

L'Intégrale des questions au Gouvernement | 21/10/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Ma question s'adresse à Sébastien Lecornu. La France emprunte à 5 % à 10 ans, quel est l'enjeu pour les services publics ?

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Concernant la prévention dans le PLFSS, quelles mesures sont prévues ?

  • 4:43OuverteRéponse directe

    Le projet de budget 2027 pénalise les territoires industriels, comment y remédier ?

  • 6:41OuverteRéponse directe

    Quelles mesures pour soutenir l'industrie dans le PLF 2027 ?

  • 8:44OuverteRéponse directe

    Après les violences du week-end, quelle réponse politique pour le calme ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quelles décisions concrètes pour les lycéens et étudiants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Cyrille Isaac-SibilleFait
    « Pour la première fois depuis près d'un quart de siècle, la France emprunte à 5 % à 10 ans. »
  • 1:43Cyrille Isaac-SibilleChiffre
    « 25 millions de Français vivent avec une maladie chronique. Demain, il y en aura 30 millions en 2035. »
  • 2:34Stéphanie RistChiffre
    « Nous avons débuté l'examen du PLFSS qui présente une copie de départ avec une division par deux du déficit de la sécurité sociale. »
  • 4:43Jean BodartChiffre
    « La contribution représente près de 5 % du budget de fonctionnement, soit plus de 20 millions d'euros en cumulé. »
  • 5:20Jean BodartFait
    « Les territoires industriels n'ont qu'une demande, plutôt que de prélever leurs ressources, accompagnez-les et donnez-leur les moyens de réussir pour la France. »
  • 8:59Isabelle RaucheFait
    « Après les événements intolérables de ce samedi qui ont animé nos bancs, nos concitoyens aspirent un retour au calme. »
  • 14:03Stéphane PeuFait
    « Depuis le début 2026, l'île est plongée dans une pénurie énergétique et une situation humanitaire sans précédent. »
  • 16:16Bartolomé LenoirFait
    « Limoges a brûlé. Quand les flammes se retirent, on découvre le visage d'une ville abasourdie. »
  • 17:00Bartolomé LenoirFait
    « Je crains un point de fixation pour les mouvements d'ultra gauche. »
  • 21:59Philippe LottiauxFait
    « Vous refusez de baisser le prix de l'énergie. Vous refusez la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité en cas d'inflation. »
  • 22:27Philippe LottiauxFait
    « Vous remboursez des soins et augmentez le prix des mutuelles. »
  • 29:15Ségolène AmiotChiffre
    « En 2025, l'Assurance maladie a recensé 1331 décès à cause du travail. Dont 783 d'un accident mortel. »
  • 29:59Ségolène AmiotFait
    « En France, le travail tue d'abord les plus précaires : les ouvriers, les intérimaires, les femmes, les anciens, et désormais les stagiaires mineurs. »
  • 30:43Ségolène AmiotFait
    « En 10 ans, le monde du travail est devenu un véritable cimetière. »
  • 38:18Emeline Rey-RinchetFait
    « Les habitants des territoires ruraux sont confrontés à un manque d'accès aux soins. »
  • 39:11Emeline Rey-RinchetFait
    « Nous avons le sentiment que vous ne prenez pas pleinement conscience de la gravité de la situation. »
  • 42:47Alexis CorbièreChiffre
    « Près de 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Depuis son arrivée, la fortune des milliardaires a doublé. »
  • 43:29Alexis CorbièreFait
    « Vous avez perdu le contrôle comme l'a dit Laurent Nunez. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

Yaël Braun-Pivet : La séance est ouverte.

0:05

L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement. La première va être posée par Cyrille Isaac-Sibille.

0:17

- Cyrille Isaac-Sibille : Ma question s'adresse à Sébastien Lecornu. Pour la première fois depuis près d'un quart de siècle, la France emprunte à 5 % à 10 ans. Ce qui se joue, c'est la crédibilité de la France et notre capacité à financer demain nos services publics, école, santé, sécurité. Chers collègues, et chers collègues socialistes, vous avez une responsabilité particulière. Une censure ou un rejet du budget précipiterait la France dans une crise financière majeure. Ca ferait payer le prix à tous les Français et notamment les plus modestes. Un geste de votre part envers la stabilité budgétaire pourrait rassurer les marchés et épargner des milliards d'euros à la France. Le moment est venu de primer l'intérêt du pays sur toute autre considération. Restaurer la crédibilité, c'est réduire le déficit d'aujourd'hui. Il faut prévenir ceux de demain. C'est l'enjeu le déficit s'alourdit chaque année. Au-delà des économies nécessaires,

1:43

que nous appelons à renforcer, il faut engager des réformes structurelles. Arrêtons de produire toujours plus de malades. 25 millions de Français vivent avec une maladie chronique. Demain, il y en aura 30 millions en 2035. Ces chiffres, ce sont des vies bouleversées et des souffrances qui auraient pu être évitées. Le système de santé est sous tension. Avant l'hôpital, la question, c'est comment restaurer la crédibilité financière de la France et en faire une crédibilité nationale ? - Yaël Braun-Pivet : Merci.

2:23

La parole est à Stéphanie Rist.

2:34

- Stéphanie Rist : Merci pour votre question. Hier, nous avons débuté l'examen du PLFSS qui présente une copie de départ avec une division par deux du déficit de la sécurité sociale. Nous respectons le 5 %. Concernant la prévention, c'est l'occasion de vous remercier pour le travail qui a été fait dans le cadre de votre mission sur la place de la prévention et comment la définir. Merci pour ce travail. On fait beaucoup de prévention dans notre pays. On en fait dans ce PLFSS avec l'élargissement de la vaccination,

3:19

la possibilité de faire plus de dépistages, notamment dans le cancer du sein, avec la baisse de sucre demandée aux industriels... Il y a beaucoup d'outils qui financent la prévention. L'assurance-maladie, les complémentaires, les employeurs, les élus locaux... Dans tout ce financement, il y a peu de coordination. Des pertinences peuvent être discutées et

3:56

ne sont pas évaluées.

4:02

Nous avons un travail à faire pour essayer de rassembler tous ces financements. Cette année, il y a une annexe dans le PLF plus complètes que les autres années. Vous pouvez la retrouver dans l'annexe.

4:25

Nous devons aller dans une politique publique de prévention. Nous sommes dans des moments de campagne qui arrive. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Jean Bodart.

4:43

- Jean Bodart : Monsieur le ministre, comme je vous alertais à mon arrivée en avril dernier, la France ne pourra se redresser que si elle soutient son industrie. Le projet de budget 2027 propose de mettre en place la contribution progressive des collectivités territoriales qui, par son mode de calcul, pénalise plus lourdement une fois de plus les territoires industriels. Si la contribution des communes a été plafonnée, d'autres ne le sont pas.

5:20

La contribution représente près de 5 % du budget de fonctionnement, soit plus de 20 millions d'euros en cumulé. Comment voulez-vous répondre aux très importantes nécessités d'aménagement générées par le développement des industries si vous réduisez les capacités d'investissement des collectivités qui en ont le plus besoin ? Mes collègues ont supprimé l'article qui concerne cette contribution. J'avais déposé un amendement.

5:56

Comment envisagez-vous le redéploiement industriel nécessaire à notre pays si vous limitez les moyens financiers des collectivités qui se battent pour contribuer à son redressement industriel ? Comment voulez-vous que la France retrouve le chemin d'une croissance durable et décarbonnée si vous choisissez chaque année de ponctionner excessivement les territoires industriels qui contribuent le plus ? Les territoires industriels n'ont qu'une demande, plutôt que de prélever leurs ressources, accompagnez-les et donnez-leur les moyens de réussir pour la France. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Sébastien Martin. - Sébastien Martin : Merci.

6:41

Monsieur le député, merci pour votre question, j'étais à Dunkerque chez vous la semaine dernière. Nous avons constaté à quel point la réussite industrielle de ce territoire qui doit beaucoup à l'engagement des élus locaux, les parlementaires, le président de la communauté urbaine et de la volonté des élus d'accompagner ce développement industriel. Je mesure ce qui est sorti de la copie budgétaire 2026, qui a beaucoup impacté les territoires industriels. J'y reviendrai après. Notre objectif a été de ne pas reconduire un certain nombre

7:26

de mesures qui étaient dans le budget 2026 qui visaient les territoires industriels, et de rétablir une forme d'équilibre car ça n'a échappé à personne, la copie budgétaire une fois sortie de l'autre assemblée, avait sans doute exonéré une catégorie de collectivités de la contribution. Cela n'avait rien à voir avec les rendez-vous électoraux du mois de septembre. Renforcer l'effort sur les collectivités. Pour 2027, l'effort est réparti entre les niveaux de collectivités afin de ne pas avoir une pression excessive sur les intercommunalités.

8:10

Dans ce PLF, il y a aussi des mesures favorables à l'industrie comme la mesure de sur amortissements pour les investissements de modernisation dans notre tissu industriel. J'espère aussi que le débat parlementaire qui se tiendra permettra d'améliorer cette copie. Le Gouvernement propose et le Parlement vote et décide. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

8:44

La parole est à Isabelle Rauche. - Isabelle Rauche : Après les événements intolérables de ce samedi

8:59

qui ont animé nos bancs, nos concitoyens aspirent un retour au calme. L'ampleur de la réponse pénale, la doctrine de maintien de l'ordre, nous avons pris bonne note. Nous y serons attentifs dans les jours à venir mais il ne peut y avoir de revendication entendue dans un climat d'extrême violence. Ce qui m'anime est la réponse politique. Celles et ceux qui par leur voix voulaient délivrer un message que nous pouvons éclipser. Les lycéens et les étudiants d'abord. Il faut améliorer les conditions matérielles et la manière

9:39

dont nous les accompagnons pour préparer leur avenir. Nos concitoyens ne peuvent plus faire face au coût de la vie. Vous le savez, nos bancs ne sont pas peuplés de parlementaires et nous savons la situation ardue. Nous connaissons les ressources complexes et les marges de manoeuvre réduites. Il ne faut pas raconter n'importe quoi aux Françaises et aux Français. Nous sommes demandeurs d'un cadre et d'une méthode pour agir juste malgré toutes ces contraintes. Les colères ne s'étouffent pas mais s'apaisent par l'écoute et les actes concrets. Il faut poser un cadre. Au-delà de ce court terme, nous souhaitons que vous nous exposez votre méthode et propositions pour éviter ce risque d'éclipse et de répondre aux messages. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Edouard Geffray. - Edouard Geffray : Merci.

11:00

Merci de rappeler que les revendications légitimes ne peuvent pas être éclipsées par les questions de violence. C'est une conviction que je partage. Le cadre en République, c'est le cadre du dialogue. On l'encore vu ce matin de manière transversale. Les élus lycéens, les parents d'élèves, les associations... Dans le cadre de revendication sociale, le même esprit de dialogue prévaut. Le Premier ministre a reçu les syndicats représentatifs des travailleurs. Pour la méthode, la responsabilité nous oblige à ne pas mentir.

11:46

On va pas faire de fausses promesses. Il faut répondre très précisément et de manière très chiffrée aux revendications qui s'expriment pour apporter des réponses crédibles et qui répondent à ce travail d'écoute. Concrètement, je prends le cas des lycéens, dès lundi matin, nous réunirons l'ensemble des représentants de la communauté éducative pour leur présenter une première série de décisions qui ont été prises sur la question des effectifs des classes chargées, du remplacement, de la poursuite d'études et de Parcoursup. Nous aurons un calendrier de travail précis

12:31

avec l'ensemble des acteurs, comme les emplois du temps, le contrôle continu... Il y aura des amendements du Gouvernement. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Stéphane Peu.

13:02

- Stéphane Peu : J'ai avec deux présidents de groupe

13:18

adressé un courrier au ministre des affaires étrangères qui est resté sans réponse. Devant l'imminence de l'enjeu, je me permets de vous interroger aujourd'hui. Depuis 1992, l'assemblée générale vox chaque année une résolution demandant la levée du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les Etats-Unis. Chaque année, depuis 92, la France a voté pour, se joignant à une très large majorité des pays membres. L'année prochaine, le vote sera le premier depuis le durcissement du blocus. Depuis le début 2026, l'île est plongée dans une pénurie énergétique et une situation

14:03

humanitaire sans précédent. Ce blocus viole les principes fondamentaux que sont la souveraineté et la non ingérence. Malgré cela, nous craignons que le chantage et les pressions américaines ne portent leurs fruits. En juillet dernier, à l'ONU, plusieurs pays européens ont rompu avec leur position historique en faveur du droit international et avec la position historique de l'union européenne. Ce fut le cas de l'Allemagne et de l'Italie.

14:42

Nous espérons que la France oeuvre avec sa diplomatie pour porter la voix du droit international dans l'esprit d'un pays non aligné comme l'avait pensé par exemple le général De Gaulle. Il serait tragique que le vote s'affaiblisse alors que le blocus se durcit. La France votera-t-elle le 28 octobre prochain pour la résolution demandant la fin du blocus contre Cuba ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Monsieur le Premier ministre. - Sébastien Lecornu : Vous m'aviez déjà interrogé là-dessus. La position n'a pas changé. Il n'y a pas de doubles standards.

15:25

Les droits de l'homme,

15:32

le régime de Cuba a progressé sur le sujet. La ratification des instruments internationaux sur la torture, la séparation des pouvoirs, vous n'apprenez rien. Vous l'avez rappelé, souveraineté, intégrité territoriale de tous les états de tous les pays dont Cuba dont son intégrité doit être respectée. Oui, la France votera cette motion, comme nous l'avons toujours fait. Merci. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Bartolomé Lenoir. - Bartolomé Lenoir : Monsieur le ministre

16:16

de l'intérieur, Limoges a brûlé. Quand les flammes se retirent, on découvre le visage d'une ville abasourdie. Derrière l'incendie, une ultra gauche. Un fichier S a été arrêté. Nous l'avions vu venir, ce drame. Il y a deux ans, j'alertais votre prédécesseur sur ce qui se trame. Je n'ai jamais cessé de vous écrire. En juillet, sur les actes de malveillance. Je n'ai pas eu de réponse. Les effectifs aussi pour les forces de l'ordre. Pas de réponse. Le quatre juillet, je vous fais un courrier direct. Cette fois,

17:00

pour protéger nos agriculteurs de la crue. Je crains un point de fixation pour les mouvements d'ultra gauche. La réponse est arrivée le 13 octobre : une seule ligne dans votre réponse. "Je peux vous assurer que les services de l'Etat resteront vigilants". Vigilants ? Limoges a brûlé. Devant la représentation nationale, trois questions simples. J'attends trois réponses. Avez-vous lu mes alertes ?

17:45

Le Gouvernement a-t-il sous-estimé la menace de l'ultra gauche dans Limoges ? La dissolution des groupes, de tous ces groupes, le Limousin n'attend plus de la vigilance mais il attend des actes. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Laurent Nunez. - Laurent Nunez : Monsieur le député, vous m'avez écrit sur les mouvances que vous commentez et vous êtes sur un territoire où il y a beaucoup de mouvances appartenant à l'ultra gauche. Elles sont suivies de très près.

18:29

Dans des conditions que nous connaissons. Il y a des individus qui font objet de suivi. L'individu a été interpellé à Limoges et certains individus sont fichés. Généralement, ce sont des informations qu'on ne donne pas. Le cas est suivi de très près.

19:06

L'interpellation a eu lieu très rapidement. Il a fallu interpeller de manière préventive. Ca ne fonctionne pas comme ça dans un Etat de droit. On surveille les individus dangereux. Sur les lettres que vous m'avez envoyées, on y travaille. Dès que les conditions d'expulsion sont réunies, nous le ferons. Car ce sont des repères des mouvances de l'ultra gauche. C'est vrai chez vous, vrai à Montreuil... Nous empêcherons ces mouvances de nuire. Il faut que vous soyez certains que la mouvance d'ultra gauche radicale

19:47

dans notre pays est suivie de très près.

19:57

Dans certains pays, elle bascule parfois dans le terrorisme. Je crains que ce fut le cas pour Limoges. Les services sont en train d'enquêter. Nous sommes attentifs. - Yaël Braun-Pivet : Merci. - Bartolomé Lenoir : La personne qui a été interpellée avait déjà été interpellée. La justice, sur une affaire précédente s'était montré laxiste. Vous dites qu'on aurait dû faire quelque chose de préventif mais il avait déjà commis des faits. Vous le savez très bien.

20:36

Je veux remercier les gendarmes, ils nous protègent et sont bien seuls. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Philippe Lottiaux. - Philippe Lottiaux : Merci. Monsieur le ministre de l'économie et de l'endettement, ce week-end, on a retenu que les casseurs, en éclipsant les revendications des Français sur le pouvoir d'achat. Aujourd'hui, le pouvoir d'achat est de loin la première préoccupation des Français. Sur l'essence, sur le gaz, sur le fioul domestique,

21:16

et également les produits frais. Des Français qui dorment parfois dans le camping-car à proximité de leur travail pour éviter les allers-retours en voiture. Des Français qui renoncent aux plaisirs superflus mais tellement importants : les sorties, les produits alimentaires de qualité, les petits week-ends... Des Français angoissés à l'approche de l'hiver car certains se demandent s'ils vont choisir entre manger ou se chauffer. Tel est le résultat de votre brillante politique. Quelles réponses apportez-vous ?

21:59

Une politique d'échec vouée à l'échec. Vous refusez de baisser le prix de l'énergie. Vous refusez la TVA à 0 % sur les produits de première nécessité en cas d'inflation. Vous ponctionnez les retraités à partir de 1260 EUR, car on vit bien avec ça, tout le monde le sait...

22:27

Vous remboursez des soins et augmentez le prix des mutuelles. Dans votre nouveau PLFSS, c'est une succession d'augmentations supplémentaires. Vous voulez augmenter le sucre, vous trouverez toujours les milliards pour financer l'entretien des clandestins. Les Français sont entre la colère et le désespoir, qu'envisagez-vous de faire concrètement pour leur pouvoir d'achat ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Serge Papin. - Serge Papin : Merci. Monsieur le député, c'est toujours la même histoire. Vous proposez de baisser les taxes. La TVA en l'occurrence. Ce que vous voulez donner aux consommateurs, vous le faites payer au contribuable.

23:09

C'est un jeu à somme nulle. Un tiers de la TVA va financer les retraites, retraite dont par ailleurs, vous voulez baisser l'âge. Donc vous voulez augmenter la démographie des retraités. Il y a une incohérence. Que fait-on pour le pouvoir d'achat ? J'ai une liste. Sur l'inflation alimentaire, elle n'est pas de 9 % mais de 1 %. Je sais de quoi je parle. Deuxièmement,

23:45

on va libérer les stocks stratégiques pour l'essence. Il va baisser de 0,18 EUR à partir du premier novembre. On a mis en place la prime de 0,40 EUR des grands rouleurs. Le chèque énergie va être disponible à partir du mois de janvier. On va libérer l'épargne salariale pour les salariés qui veulent s'en emparer. On a au niveau du titre restaurant, permis de pouvoir le dépenser dans les magasins dans la pérennité du modèle. Les prêts à taux zéro pour les familles qui ont une naissance, la donation intergénérationnelle... Voilà toute une liste d'éléments qui servent au pouvoir d'achat.

24:29

Le Gouvernement n'est pas sans rien faire. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Il vous reste quelque secondes. - Philippe Lottiaux : On voit bien le résultat. Heureusement 2027, Marine Le Pen aura des mesures concrètes. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Stéphane Travert. - Stéphane Travert : Merci. Madame la ministre de l'énergie, pour des millions de Français, la voiture n'est pas une alternative. Elle est indispensable. Dans mon département, la hausse des prix du carburant pèse lourdement

25:11

sur le quotidien de nos concitoyens. Pour faire leurs courses,

25:26

amener leurs enfants à l'école... Ca dépasse les 2,35 EUR le litre. Chaque passage à la pompe contraint les familles à des arbitrages plus difficiles. Cette hausse frappe nos professionnels : nos agriculteurs, pour lesquels le GNR représente une charge importante. A nos pêcheurs, artisans, nos infirmières libérales, aides à domicile...

25:59

Qui parcourent chaque jour des centaines de kilomètres. Nous ne portons pas la responsabilité du conflit au Moyen-Orient mais nos concitoyens paient chaque jour le prix à la pompe. Cette crise rappelle notre vulnérabilité face à la dépendance envers les énergies fossiles. Il faut décarboner notre énergie. Il faut renforcer notre souveraineté énergétique. Aujourd'hui, l'urgence est de sécuriser nos approvisionnements et de faire baisser les prix. 200 000 T supplémentaires de gazole est prévue par mois en France. C'est une avancée mais ce n'est pas suffisant. Dans quels délais ces volumes supplémentaires arriveront-ils en France ?

26:43

Comment le Gouvernement entend-il assurer leur effet sur les prix ? Il faut que ça bénéficie à tous nos concitoyens. Ils jugeront notre efficacité : avec la baisse du montant de leurs tickets de caisse. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Maud Bregeon. - Maud Bregeon : Merci. Monsieur le ministre, trois choses pour vous répondre. Les réponses d'urgence ont été mises en place dès les premiers jours de la crise. On a adapté en fonction de la situation. Pour les entreprises en difficulté, les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs, le secteur du BTP,

27:28

ces aides seront prolongées. Pour les grands rouleurs, les Français qui travaillent, 5,5 millions de Français seront bénéficiaires de cette seconde aide. Ils pourront dès demain en faire la demande sur une plate-forme dédiée. Une réponse à l'international,

28:02

le président de la République a oeuvré à une libération mondiale du stock stratégique : 100 millions de barils, 10 millions pour la France. Des volumes sécurisés pour passer l'hiver sans difficulté.

28:24

Il était encore dans le Golf ces derniers jours pour garantir que ces volumes seront livrés à la France. Dès le premier novembre, nous libérerons 10 millions de barils de diesel en France à un prix inférieur au prix du marché. Trois à quatre fois plus faibles que le prix du marché. En contrôlant les prix sur les stations de service. Cette baisse d'environ 0,18 EUR, il faut qu'elle soit immédiatement répercutée. Il y a des réponses plus structurelles, comme le plan électrification. La sortie des énergies fossiles. C'est la vraie réponse de long terme. On paye le coût de nos dépendances. C'est bien en y sortant que nous arriverons à protéger les Français des crises à venir. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

29:07

La parole est à Ségolène Amiot.

29:15

- Ségolène Amiot : Merci. Monsieur le ministre du travail, la semaine dernière, les chiffres sont tombés. En 2025, l'Assurance maladie a recensé 1331 décès à cause du travail. Dont 783 d'un accident mortel. Ce sont 19 de plus que l'année précédente. Ce bilan, c'est celui d'une macronie pourrissante. Avec plus de trois morts par jour, vous avez conduit la France à la tête du classement des pays d'Europe où le travail tue le plus. En France, le travail tue d'abord les plus précaires : les ouvriers, les intérimaires, les femmes, les anciens,

29:59

et désormais les stagiaires mineurs. Si autant de personnes sont recensées, c'est sans compter les morts au travail dans l'agriculture, les indépendants, les travailleurs de la fonction publique. Rien qu'au sein de l'inspection des finances, 19 fonctionnaires se sont suicidés en 2025. 26 autres ont fait une tentative de suicide. Un inspecteur s'est aussi suicidé du fait de son travail. L'enquête déclenchée par les syndicats a révélé que l'inspection du travail est à l'os.

30:43

Mais pour 2027, vous prévoyez 110 départs pour seulement 50 entrées en formation d'inspecteur. Vos coupes budgétaires poussent les fonctionnaires au suicide. Elle détruit les capacités de contrôle des employeurs, dans leur obligation de sécurité. En 10 ans, le monde du travail est devenu un véritable cimetière. Monsieur le ministre, vous êtes responsable de chaque mort au travail. Prenez acte des conséquences et démissionnez. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Jean-Pierre Farandou.

31:25

- Jean-Pierre Farandou : La sécurité au travail est importante et fondamentale. J'en veux pour preuve le dernier plan de santé au travail pour les quatre ans qui viennent mettre en lumière des priorités très claires. La jeunesse, il faut faire attention aux jeunes quand ils arrivent dans les entreprises il faut les sécuriser. Il y aura des chapitres particuliers dans les documents pour ces jeunes gens. Il y a aussi le sujet de la santé mentale, c'est en train de monter, il arrive aussi dans les entreprises. Les actions seront entreprises. Les médecins doivent être à l'écoute pour détecter le plus vite possible des salariés qui pourraient souffrir de santé mentale. Le plus tôt on pourra les soigner. La santé des femmes, je le rajoute, vous ne l'aviez pas mentionné, dans leur situation spécifique de santé, comme la grossesse, l'allaitement, la ménopause sont autant de sujets qui sont travaillés dans les entreprises. Il faut souligner la proposition de loi intégrale

32:45

qui est une avancée, tolérance zéro pour les violences sexuelles et sexistes au travail. Je suis en désaccord complet avec l'affirmation que vous avez dite, le ministère du travail travaille à fond sur ces sujets. Les entreprises sont aussi très attachées à préserver la santé au travail de leurs salariés. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

33:16

Madame la députée ?

33:25

- Ségolène Amiot : Avec zéro moyen, on obtient zéro résultat. En 2027, Jean-Luc Mélenchon appliquera notre programme pour protéger les travailleurs et les travailleuses. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Océane Godard. - Océane Godard : Merci. Monsieur le Premier ministre, avec le groupe Socialistes, nous condamnons sans réserve les scènes de violence et de pillage de ce week-end. Nous soutenons les revendications du mouvement social qui sont juste celles des travailleurs qui veulent vivre dignement, des jeunes qui veulent étudier dignement. Ce matin, vous avez rencontré les organisations syndicales pour faire le point.

34:06

Un français sur trois finit en découvert chaque mois. Il ne s'agit pas de "faire le point". Il s'agit d'agir. Il faut agir immédiatement. Les organisations syndicales vous ont fait des propositions que nous soutenons. Conditionnez l'aide aux entreprises,... Il nous semble urgent que le Gouvernement écoute et éprouve ce que vivent les Français. Les socialistes proposent également de rendre progressive la CSG. D'encadrer les marges pour réduire le prix à la pompe de 20 centimes par litre. De créer une mutuelle publique gratuite pour tous les jeunes financée par la justice fiscale. Il faut apporter des réponses aux jeunes.

35:13

Ils se sont soulevés face à ce qui doit évoluer. Les professeurs non remplacés, quand vous supprimez des postes. Parcoursup est opaque et arbitraire. 163 000 candidats restent sur le carreau sans un seul de leurs voeux. Ma question est simple, allez-vous reprendre ces solutions pour que les Français étudient et travaillent dignement ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Jean-Pierre Farandou. - Jean-Pierre Farandou : On revient sur les violences sur les commerçants et salariés. Elles sont inadmissibles. Ces violences sont là.

35:58

Les républicains partageront ce constat.

36:10

Les pilleurs ont pillé des magasins et des revendications. On en est conscient et on ne va pas passer à côté. Il y a des revendications. Sur les jeunes et lycéens, sur le pouvoir d'achat, le Premier ministre a souhaité organiser une réunion avec des ministres.

36:39

Une réunion sera tenue lundi avec l'ensemble de la communauté éducative à laquelle participeront les organisations lycéennes et des réponses très concrètes leur seront apportées. Ca se passera lundi. En ce qui concerne le pouvoir d'achat, revenons sur l'action du Gouvernement. Il y a la hausse du prix des carburants, le Gouvernement a aidé les entreprises et aidé l'emploi et les salariés. On a aussi aidé les grands rouleurs par des primes qui ont été renouvelées deux fois et augmenté avec 40 centimes de baisse au litre d'essence et de carburant.

37:20

J'ai pris la responsabilité dans les heures qui viennent, des rendez-vous sont pris. Je recevrai les syndicats et patrons. Les salaires, c'est dans les entreprises que ça se passe. On trouvera une issue favorable avec le dialogue social auquel je crois. La démocratie sociale permet de trouver une issue à ces sujets du pouvoir d'achat. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Madame la députée ? - Océane Godard : Allez-vous trouver les moyens pour que les Français étudient dignement ?

38:08

- Yaël Braun-Pivet : La parole est à Emeline Rey-Rinchet.

38:18

- Emeline Rey-Rinchet : Je veux vous parler de la France qui travaille, celle qui par l'accès aux soins, il y a une fracture territoriale. Les habitants des territoires ruraux sont confrontés à un manque d'accès aux soins. Depuis plusieurs mois, c'est l'accès aux urgences qui sont remises en cause. Le SMUR a failli fermer faute de personnel. Obligation de soins dans les départements voisins, redéploiements entre hôpitaux épuisent les équipes déjà en place. Malgré leur bonne volonté, je tiens à les remercier. Les mesures mises en place pour pallier aux fermetures qui se généralisent ne sont que des rustines

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et du bricolage.

39:11

Nous avons investi dans de beaux équipements. Avec mon prédécesseur, nous vous avons interpellé dès le début du mois de septembre. Nous avons le sentiment que vous ne prenez pas pleinement conscience de la gravité de la situation. Allons-nous devoir implanter des funérarium à côté des hôpitaux et remplacer nos ambulances par des corbillards ? Le ministre de l'Intérieur a annoncé le déploiement de l'armée à Paris.

39:49

Des maires m'ont demandé si des médecins militaires pouvaient aider à pallier le manque de personnel. Quelle réponse d'urgence et quelles solutions durables pouvez-vous mobiliser pour nos hôpitaux et nos services d'urgence ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Stéphanie Rist. - Stéphanie Rist : Il y a trois établissements avec des fermetures ponctuelles. Je voudrais rassurer les patients qui peuvent nous écouter, aucun patient n'est laissé sans solution grâce au SAMU et les services d'accès aux soins, ils sont orientés au bon endroit.

40:31

Le SMUR demeure opérationnel.

40:39

Pourquoi en sommes-nous là ?

40:47

Je vous ai reçu avec l'ensemble des élus pour pouvoir donner ces explications. Pendant plusieurs années, des sommes illégales ont été versées à des médecins et la chambre régionale des comptes ayant rapporté les 6 millions en sept ans de rémunération illégale, a demandé d'arrêter ces rémunérations. Les urgentistes travaillent en respectant les lois, il est juste pour eux d'y avoir mis fin. J'en appelle à la responsabilité de ces professionnels. Que faisons-nous ?

41:29

Il y a la régulation qui permet d'orienter correctement le patient à court terme. A moyen terme, nous avons une médiation pour la création d'une équipe de territoires qui permettra d'avancer entre ces établissements qui se faisaient concurrence. Nous avons supprimé le numerus clausus, c'est du concret. En novembre, dans votre région, il s'agit de 900 internes. C'est plus que l'année dernière.

42:04

C'est 55 internes en urgence, 12 de plus que l'année précédente. Je suis le dossier pour que ça continue d'avancer. - Yaël Braun-Pivet : Merci. Madame la députée ? - Emeline Rey-Rinchet : Les structures que vous avez mentionnées fonctionnent en flux tendu et il y a vraiment urgence à agir pour l'égalité des chances et des soins. - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Alexis Corbière. - Alexis Corbière : Merci. Monsieur le Premier ministre, il n'est plus là. "Je suis le fruit d'une forme de brutalité l'histoire.

42:47

Si j'oublie tout cela, ce sera le début de l'épreuve." Ainsi parlait Emmanuel Macron en 2019.

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Neuf ans plus tard, vous avez oublié cette effraction démocratique. Près de 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Depuis son arrivée, la fortune des milliardaires a doublé. Voilà votre bilan. Education nationale abîmée, absence de majorité, jamais la France n'a été aussi malheureuse. Vous voilà dans l'épreuve.

43:29

Vous avez perdu le contrôle comme l'a dit Laurent Nunez. Il faut une réponse politique d'ampleur pour réduire les inégalités sociales, répondre aux revendications de la jeunesse. Vous cherchez une stratégie de maintien de l'ordre. C'est une stratégie de maintien du désordre, il faut une réponse politique à l'inverse des budgets que vous nous imposez depuis 2022 et que vous défendez encore aujourd'hui jusqu'à l'absurde. Il faut décréter un état d'urgence, décrété un état d'urgence sociale.

44:10

Maintenant, tout de suite. Comment s'étonner de la colère et de la violence quand on laisse le malheur et l'inquiétude ? La politique du pourrissement devient responsable du pourrissement politique. A quelques jours de la rencontre

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avec les partis politiques que vous organisez, à quelques heures de la rencontre avec les syndicats, quelles réponses politiques allez-vous donner à l'urgence sociale qui monte pour le pays ? - Yaël Braun-Pivet : Merci. La parole est à Laurent Nunez. - Laurent Nunez : Merci. Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député, c'est le ministre de l'Intérieur qui répond. Vous laissez entendre que c'est uniquement la voie répressive qui est choisie. Il y a un dialogue qui est ouvert et qui a eu lieu. J'étais avec monsieur le Premier ministre tout à l'heure.

45:17

Ce dialogue a eu lieu. Ne laissez pas à penser

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que la façon dont l'ordre public est conduit dans son pays vise à étouffer une revendication. Ca n'est pas le cas. Je veux vous redire que lorsqu'il y a des violences, il y a une réponse. Il faut les condamner avec beaucoup de fermeté. Il y a une écoute partagée et les violences doivent être condamnées. Il faut accepter que les policiers et gendarmes interviennent. Le 24 octobre, nous serons tout autant vigilants à assurer l'ordre public. - Yaël Braun-Pivet : Merci.

46:12

Vous n'avez plus de temps, Monsieur le député. La séance est suspendue.