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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 20 juillet 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesNumériqueAgriculture & alimentationJustice

Arthur Delaporte, député PS du Calvados, est l'invité politique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous craignez une nouvelle flambée des prix des carburants en pleine vacances d'été ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Le budget pour 2027 : est-ce qu'il peut y avoir un accord avec le gouvernement comme l'année dernière ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que le compromis est possible sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi être contre cette loi d'urgence agricole ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Comment voyez-vous le retour de Coline Royal à la primaire PS ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:40Arthur DelaporteFait
    « les ultra riches [...] avaient vu leurs impôts baisser au fil du temps ce qui est un scandale absolu »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Arthur de la Porte. D'abord le requin de tension entre les États-Unis et l'Iran. Est-ce que vous craignez une nouvelle flambée des prix des carburants en pleine vacances d'été ?

Cette chambée, elle a déjà recommencé, hein, parce qu'il faut savoir que les tensions euh que l'on observe aujourd'hui, cette nuit et dans les jours qui ont précédé euh elles n'ont fait que racentuer, ravivé en fait des marchés qui étaient déjà le prix du baril remonte en flèche et puis derrière évidemment l'adaptation, elle se fait très très rapidement. Moi, j'ai fait un plein hier, je peux vous dire que les prix avaient repris 10 à 15 centimes par rapport euh aux semaines précédentes. Ça c'est la conséquence évidemment des décisions ératiques de Donald Trump. qui ont conduit à une finalement à une forme d'enlisement et on voit très bien qu'on n'est pas prêt de sortir de la guerre en Iran et on n'est pas prêt de sortir de prix très haut de l'essence à la pompe.

Ce qui nous amène à parler du budget pour 2027. Des économistes ont rendu un rapport très alarmiste he au premier ministre. Le gouvernement veut éviter une dérive des comptes publics.

Hier, la porte-parole du gouvernement Bauebréon a mis en garde les parlementaires. Est-ce qu'il peut y avoir un accord, un compromis avec le gouvernement comme ça s'est passé l'année dernière ? Ce que je peux vous dire, c'est que la copie qui a été présentée par le gouvernement la semaine dernière, enfin dans ces premières grandes lignes, elle n'est absolument pas à la hauteur des enjeux.

C'est cataclysmique comme l'a dit Éric Cocrel. Moi ce que je vois c'est que sur par exemple deux causes qui sont essentielles aux françaises et aux Français. La première c'est celle des violences fait aux femmes, aux enfants, des violences sexistes et sexuelles.

On a une loi intégrale qui va arriver euh à la rentrée, qui est portée par les socialistes. Mais rien que pour cette loi-là, il faudrait une augmentation du budget de la justice de plus de 3 milliards d'euros si on voulait avoir les moyens de traiter correctement l'ensemble de ces enjeux. Là dans le budget, c'est 400 millions d'euros de hausse du budget de la justice.

Je dis 400 millions d'euros, c'est par rapport à une inflation qui a été retiré. Donc c'est finalement quasiment inférieur à l'inflation. C'est la même chose pour le budget de l'éducation nationale.

Progresse. Moi ça veut dire vous craignez des coupes budgétaires. Évidemment que c'est des coupes budgétaires qui sont en train d'être faites sur l'écologie.

C'est pareil, on a des enjeux d'investissement qui sont considérables. Il faut transformer les écoles, rénover les services publics, faire en sorte d'accompagner les Françaises et les Français dans la rénovation de leur leurs bâtiments. Et bien, c'est à peine 1 milliard d'euros.

Il en faudrait trois à quatre fois plus. Donc là, on a un gouvernement qui fait un budget qui n'est pas à la hauteur des enjeux du moment et du siècle. Et vous, quelles vont être vos lignes rouges dans ce dans ce dans ces discussions ?

Bah euh elles sont euh à peu près équivalentes à celles qu'on a toujours eu. La manière dont on protège les catégories populaires, la manière dont on met à contribution les foyers les plus aisés qui aujourd'hui échappe encore trop à l'impôts. Il y a un rapport qui est sorti euh la semaine dernière d'une commission d'enquête qui a montré que les ultra riches étaient les champions de l'optimisation fiscale.

On le savait déjà mais là c'est une commission d'enquête qui l'a mis carte sur table en allant voir à Beront les contribuables les plus fortunés les 40000 contribu les plus fortunés les ultra riches avaient vu leurs impôts baisser au fil du temps ce qui est un scandale absolu et donc ça ça doit être rectifié dans le prochain budget. On parle déjà d'un 493. Est-ce que si c'est le cas est-ce que vous pourriez censurer le gouvernement ?

Aujourd'hui, tout est sur la table. Vous savez, on a un gouvernement qui fait comme si il était là jusque à la fin et jusque à la présidentiel. Mais la majorité, elle n'existe toujours pas 2 ans après l'élection qu'a vu une tripolarisation de l'Assemblée nationale.

Donc évidemment que si le budget est insupportable pour les Françaises et les Français, une censure est tout à fait possible. Pas de compromis comme l'année dernière, on est en campagne. On dit que aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, tout est sur la table.

Alors, autre question d'actualité. Arthur de la porte, vous faites partie de la commission mixte paritaire qui se réunit en début d'après-midi pour essayer de trouver un compromis sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Est-ce que le compromis est possible ?

Alors déjà, dire de quoi on parle ? Moi, j'ai été président de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs et donc les risques que l'on a identifié lors de cette commission d'enquête qu'on amené à la réflexion qui a produit cette loi, ils sont identifiés et partagés par tous. Il y a aujourd'hui un euh business du sordide de la part des réseaux sociaux qui prospère sur finalement les addictions qu'ils vont créer [grognement] chez l'ensemble des utilisateurs et en particulier en s'appuyant sur les failles psychiques chez les plus jeunes.

Donc il y a nécessité d'agir. Maintenant évoquer peut-être donc il faut une liste noire comme cette solution qui est la loi d'interdiction généralisée des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans parce que c'est ça que veut le gouvernement. C'est pas la copie du Sénat, mais ça sera peut-être ce qui sortira de cette négociation que nous aurons cet après-midi parce que j'ai l'impression que il pourrait y avoir un deal entre les sénateurs macronistes et la droite le problème, moi je le dis tout de suite, je dis attention à ce qu'on est en train de faire parce que si on aboutit à l'issue de cette commission mixte parire sur une interdiction sèche généralisée des réseaux sociaux mais on va créer qu'une chose, on va créer du contournement passe en Australie.

Exactement. vous anticipez mes mots et bien oui en Australie vous avez 2 ti3 des mineurs qui ont utilisé des solutions de contournement suite à l'entrée en vigueur de la loi d'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs. Je vous le dis, moi je m'appuyerai sur un un rapport d'un groupe d'experts de la Commission européenne qui est sorti la semaine dernière et qui dit une chose simple, c'est que en dessous de 13 ans, il faut interdire strictement les réseaux sociaux.

Mais qu'est-ce qui se passe ? C'est qu'en dessous de 13 ans, on est encore sensible à l'autorité parentale. Mais entre 13 et 15, les jeunes s'autonomisent.

Ça c'est un processus naturel et donc la priorité des priorités, c'est d'une part de lutter contre la nocivité des algorithmes, de faire modifier aux réseaux sociaux leurs algorithmes pour protéger les plus jeunes mais tout le monde et de s'attaquer d'abord et en priorité aux fonctionnalités nocives. Qu'est-ce que c'est ? C'est les flux ininterrompus de contenu.

C'est par exemple le ciblage des jeunes utilisateurs. C'est des limitations de temps d'écran. Et si des applications présentent un certain nombre de critères de nocivité alors on les interdit.

Mais je pense qu'il faut faire preuve de finesse. Faut pas aller sur quelque chose qui serait l'interdiction de tout à mon sens, mais l'interdiction de ce qui est nocif. Ça c'est la position que j'ai toujours défendu et je crois que c'est la solution.

C'est ce que porte la Commission européenne, c'est ce qu'on devrait suivre. Quit à prendre un an pour l'élaborer. C'est ce que dit la Commission européenne, on pourrait être prêt en septembre 2026.

Alors que là, le président de la République veut à tout prix ou est-ce que c'est possible à la rentrée cette application ? il veut appliquer en septembre l'interdiction sèche au moins de 15 ans. Moi je dis sur l'idée c'est finalement quelque chose qui est nécessaire mais dans la pratique le risque c'est de créer finalement de la déception, c'est de créer du contournement, c'est de créer des risques nouveaux.

Et donc je dis attention, la précipitation pourrait créer plus de problèmes que ne créer aujourd'hui des réseaux sociaux qui sont totalement dérégulés, très dangereux et qui exposent nos jeunes à des contenus néfastes. Alors, il y a euh une autre loi, la loi d'urgence agricole devant l'assemblée cet après-midi. Le texte issu de la commission mixte paritaire est décrié par la gauche.

Pourquoi être contre cette loi ? Une chose simple, rapidement, c'est la loi du plomb puissance 10. C'est une loi qui va réintroduire des pesticides, des insecticides interdits.

Je pense notamment à l'acétamyde qui euh va faire en sorte que on puisse doubler l'eau pour les productions agricoles mais sans aucune considération de l'eau pour les gens. Alors qu'on sait aujourd'hui que l'une des priorités, c'est d'éviter l'asséchement des réserves aussi pour alimenter la population euh qui va déréguler la ce qu'on appelle la démocratie de l'eau et qui passe à côté des vrais enjeux, notamment la question du revenu pour les agriculteurs. Donc aujourd'hui, voilà, on a une loi qui est à côté de la plaque, qui passe à côté de son objectif et qui va mettre en danger la population et sa santé.

Et ça, c'est évidemment inacceptable. Alors Sébastien Lecornu qui réunit euh justement les responsables des groupes du socle commun, il en fait il y a une vraie inquiétude euh du gouvernement sur euh sur l'adoption de cette loi ce soir. Il y a une inquiétude parce que vous êtes face à ce qui a été la plus grande mobilisation citoyenne contre un texte législatif, la loi du plomb et pour les mêmes raisons.

C'est-à-dire que le gouvernement reproduit les mêmes erreurs que celles d'il y a un an. C'est le Conseil constitutionnel qui avait empêché la réintroduction de ces pesticides interdits et dangereux. Et aujourd'hui en fait on veut en catimini refaire une nouvelle loi du plomb.

En tout cas ça ne s'appuyera pas sur la complicité des socialistes. Nous voterons contre cette loi. On l'a déjà dit.

On a été contre le deal qui a été trouvé entre les macronismes et euh l'extrême droite. Mais parce que en fait il y a des mesures de réintroduction de pesticides, il y a des mesures de fragilisation de nos capacités de production. Mais évidemment qu'il y a des mesures positives, mais ces mesures positives, elles sont dissimulées derrière ces horreurs.

Et finalement, nous quand il y a des orreurs qui vont être introduites, ben notre objectif prioritaire, c'est de protéger la santé des populations. C'est de protéger nos concitoyennes et nos concito qui nous le demandent. J'ai été harcelé de mails ce weekend de gens qui me disent "Je suis votre électeur, s'il vous plaît, ne votez pas cette loi et je ne la voterai pas." Alors, ça veut dire que Sébastien Lecornu doit déposer un amendement de suppression sur la réintroduction.

Il en pesticides un amendement de suppression. On verra ce qu'il décident cet après-midi, mais ça ne suffira pas, je vous le dis. Il y a un sujet sur l'eau aujourd'hui.

Comment est-ce qu'on peut dire qu'on va déréguler l'installation de mégabassine d'un d'un côté alors même qu'on voit très bien que la situation de sécheresse produit des inquiétudes sur notre capacité à alimenter en eau potable la population. Donc voilà, moi je ne serai pas de ceux qui feront un scandale écologique cet après-midi avec un vote qui serait incompréhensible et incompris et qui serait à rebour des enjeux du siècle et du climat. Très vite, une dernière question sur la présidentielle, c'est Golen Royal, candidate à la primaire PS publique.

Comment voyez-vous ce retour ? Est-ce qu'elle peut être un recours ? Ben moi, je vois qu'une chose, c'est que il y aura une primaire.

Ceux qui rempliront les conditions pour faire partie de cette primaire pourront être candidats et à la fin ce sont les militants qui trancheront. Ça s'appelle la démocratie. C'est ce qu'on attend du parti social.

Mais le le retour de Colines Royal mais le retour de Colines Royal comme de François Hollande comme de Bernard Casneu. Pour moi, c'est pas de nature à nous projeter dans la suite mais après on verra ce seront les militants qui trancheront. Est-ce que ça veut dire un retour des éléphants ?

Ça veut dire en tout cas que il y a un intérêt pour cette candidature. Moi je défends plutôt ceux qui se projettent dans la suite et pas ceux qui incarne le passé. Mais on verra s'ils sont en capacité de convaincre après tout.

Pourquoi pas ? Merci Arthur de la porte. M.