Nicolas Dupont-Aignan dans En toute franchise sur LCI (23 mai 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse directe
Qu'attend-il de Gérald Darmanin ?
- 0:27OuverteÉludée
Que dit-il à Emmanuel Macron sur la vaccination ?
- 0:35OuverteRéponse directe
Que fera-t-il pour les élections régionales ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Sa liste en Ile-de-France a disparu. Votera-t-il Valérie Pécresse ou Jordan Bardella ?
- 1:33RelanceRéponse directe
On parle de sécurité et de la colère des policiers. Vous avez participé à un rassemblement. Est-ce que ça veut dire que vous partagez le même combat ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Le ministre de l'Intérieur dit que le problème de la police, c'est la faiblesse des moyens de la justice. Est-ce que vous partagez ce constat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:55Invité politiqueFait
« On n'a jamais vu un ministre de l'Intérieur manifester contre sa propre politique ou contre son propre gouvernement. »
- 4:00Invité politiqueFait
« Quand vous agressez un policier en France et que vous vous en tirez avec des peines, avec sursis... »
- 6:47Invité politiquePromesse
« Je propose la construction de 40 000 places de prison. »
- 8:32Invité politiquePromesse
« Réforme de la justice des mineurs, il faut abaisser la majorité pénale à 14 ans. »
- 8:41Invité politiquePromesse
« Les délinquants étrangers, au terme de leur peine, soient expulsés de France et n'y reviennent pas. »
- 11:31Invité politiqueFait
« C'est d'ailleurs Nicolas Sarkozy qui avait supprimé cette règle de la double peine. »
- 11:38Invité politiqueChiffre
« Est-ce qu'on peut accepter qu'il y ait 22% d'étrangers dans nos prisons ? »
- 22:46Invité politiquePromesse
« Je propose la suppression de toute aide sociale pendant cinq ans à tout étranger qui arrive sur notre sol. »
- 24:16Invité politiquePromesse
« Suspension du regroupement familial pendant 5 ans, suppression du droit du sol, rétablissement des frontières, suppression des aides sociales. »
- 26:54Invité politiquePromesse
« Moi, je propose, et c'est toute ma candidature, plus d'emplois relocalisés, aider les PME, baisser les charges, recréer de la richesse et fermer les portes migratoires pour que ceux qui sont sur notre sol puissent avoir un avenir, rétablir la sécurité, aider les familles françaises à faire des enfants. »
- 27:17Invité politiqueFait
« M. Hollande et M. Macron qui ont réduit les aides familiales. »
- 27:23Invité politiqueFait
« Le résultat, chute de la démographie, qui est un vrai danger. »
- 28:21Invité politiqueFait
« Mais en revanche, j'ai toujours dit que ce couvre-feu trop tôt entassait les gens dans les transports et n'avait aucun sens et qu'il faut libérer le pays. »
- 28:30Invité politiqueFait
« Bien évidemment, dans tous les pays d'Europe, il a quasiment sauté et il est à 23h ou minuit. »
- 29:13Invité politiquePromesse
« Je réclame au gouvernement qu'on accélère sur le séquençage. »
- 29:20Invité politiquePromesse
« Je demande au gouvernement qu'il augmente le nombre de lits de réanimation pérenne, ce qu'il refuse de faire. »
- 30:02Invité politiqueChiffre
« Notre pays a été bloqué, fermé, avec la plus grande chute de richesse du pays, beaucoup de misère, parce qu'on avait trois fois moins de lits de réanimation par habitant que l'Allemagne. »
- 30:21Invité politiqueChiffre
« Il a 18 lits à Larry Boisière, on va lui en mettre 16. »
- 30:30Invité politiqueFait
« J'ai toujours demandé lits, soins, soins précoces, l'ivermectine qui marche très bien, qui permet d'éviter l'aggravation de la maladie si c'est pris tôt. »
- 31:04Invité politiqueFait
« Le vaccin peut être une bonne solution pour ceux qui le souhaitent et qui ont des risques de comorbidité liés à l'âge ou à des facteurs de diabète, d'obésité et a permis de réduire des formes graves. »
- 31:14Invité politiqueFait
« Le professeur Axel Kahn l'a dit, a toujours une part de risque, c'est un acte médical. »
- 31:30Invité politiqueFait
« La CDC américaine qui est la plus haute autorité a rappelé ce que je ne cesse de dire, ce qu'a dit M. Fischer, c'est que le vaccin peut réduire la transmission mais ne la supprime pas. »
- 39:02Invité politiqueFait
« J'aime l'Europe de Dante, l'Europe des grands écrivains, mais l'Europe, c'est une culture. »
- 39:20Invité politiqueFait
« L'Europe, c'est la démocratie d'abord. Et c'est pourquoi il faut enlever l'Union européenne qui n'est pas démocratique. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan65 %
- Présentateur27 %
- ?7 %
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Bienvenue
à tous sur LCI. Vous regardez en toute franchise votre émission du dimanche soir de 18h à 20h. Dans un instant, je recevrai Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, candidat à la présidentielle. Qu'attend-il de Gérald Darmanin ? Le ministre de l'Intérieur était comme lui, mercredi, au rassemblement des policiers devant l'Assemblée Nationale. Que dit-il à Emmanuel Macron, le président qui appelle les Français à se faire vacciner massivement ? Lui qui est jusqu'ici n'a rien dit sur son cas personnel jusque-là. Enfin, que fera-t-il le 20 et 27 juin pour les élections régionales ? Sa liste en Ile-de-France a disparu.
Votera-t-il Valérie Pécresse ou Jordan Bardella pour le rassemblement national ? On lui demandera à 18h45. Ce sera Bruno Luna, virologue et membre du conseil scientifique. Le cluster de variants à Bordeaux doit-il nous inquiéter ? Il nous le dira. Et puis à 19h, le trio avec ce dimanche Luc Ferry, Daniel Cohn-Bendit et Jean-François Canan.
Et
ne surtout pas manquer. En toute franchise, c'est dans un instant.
A
tout de suite. Bienvenue dans En toute franchise, c'est l'heure de l'interview. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir Adrien Jean. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, président de Debout la France, député et candidat à
la
présidentielle. Beaucoup de sujets à voir avec vous ce soir. On parlera bien sûr d'élections régionales dans un instant, de déconfinement de sanitaires. Mais je voudrais qu
'on
parle d'abord de sécurité, de la colère des policiers, puisque cette semaine, vous avez vous-même participé à un rassemblement à l'appel des forces de l'ordre, devant l'Assemblée nationale. C'est un rassemblement auquel participait également le ministre de l'Intérieur. Vous n'y alliez pas avec lui, vous n'y alliez pas pour lui et pourtant vous étiez au même endroit au même moment. Est-ce que ça veut dire que vous partagez le même combat
? On
n'a jamais vu un ministre de l'Intérieur manifester contre sa propre politique
ou
contre son propre gouvernement.
Et
c'est là où la situation était un peu bizarre, surréaliste. Maintenant,
qu
'ils disent aux forces de police qu'ils les aiment, c'est bien, mais il faudrait peut-être passer des discours aux actes.
Et
moi, si j'y étais, c'est parce que depuis des années,
je
ne dis pas aux policiers que je vous aime, je propose aux Français des solutions concrètes
pour
que le climat d'insécurité, qui n
'est
pas qu'un climat des actes très graves contre nos forces de l'ordre, cesse.
Et
l'enjeu, c'est vraiment de prendre ces mesures. Je les réclame depuis des années, donc ce n
'est
pas nouveau.
Il va un petit peu plus loin que dire aux forces de l'ordre qu'ils les aiment. Il a eu l'occasion de dire, on va voir ses propos, le problème de la police, c'est la faiblesse des moyens de la justice. C'est ce qu'il disait pas plus tard qu'hier chez nos confrères du Parisien. Est-ce que vous partagez ce constat, dire que le problème de la police, c
'est
la faiblesse des moyens de la justice ? C'est
le problème de la faiblesse des moyens de la justice, oui, mais pas seulement. Parce que si c'était qu'une question de moyens, ça se saurait. C'est le problème du laxisme judiciaire qui dépend à la fois des lois qui ont été votées et de la pratique d'application de ces lois. Je prends un exemple très simple, un grand journal donnait le chiffre, 50%, 50%, c'est-à
-dire
la moitié des condamnations en France
ne
donnent pas lieu à incarcération.
C
'est considérable. Le problème de la France,
c
'est que la chaîne pénale ne marche pas. Quand il y
a
un délit, il n'y
a
pas de condamnation systématique, des rappels à la loi, à l'appel. Parce que nos juges sont trop laxistes ? Non, parce que deux choses. Alors, quand il y
a
un délit, il n
'y
a pas obligatoirement de condamnation, beaucoup de rappels à la loi. Et quand il y
a
des condamnations,
il
y
a
la moitié des peines qui ne sont
pas
appliquées ou qui sont alternatives, il n
'y
a pas d'incarcération.
Et
on arrive à un point qui fait qu'il n'y
a
plus de dissuasion de la peine. Quand vous agressez un policier en France et que vous vous en tirez avec des peines, avec sursis, quand vous... il y a eu cet exemple cette semaine, une femme jetée par la fenêtre par son mari, jetée par la fenêtre, un an
sans
incarcération... Vous mettez en cause là, c'est la décision du magistrat
qui prend la peine. C'est pourquoi
j'avais proposé
des
peines planchées. Et je ne
suis
pas le seul. Peines planchées systématiques. D'ailleurs,
j'entends
partout... Le
journal de
1810 jusqu'en 1994, il n
'y a
pas si longtemps, 1994, permettait pour chaque délit
une
peine minimum, une peine maximum. C'est l'esprit. Les juges ne sont pas libres de tout. La loi, la justice, elle est rendue au nom du peuple français.
Donc les juges ont trop
de liberté ou
prennent trop de liberté aujourd'hui ? On est
arrivé vers un gouvernement des juges politisé, pour certains, et des lois trop faibles. Ce n
'est
pas que la faute des magistrats. Il ne
faut
pas accuser tous les magistrats.
Il
ne
faut
pas les mettre dans le même sac. C'est que l'encadrement des peines, par la loi, n'est pas assez strict. Donc il y a trop de latitude. Il y a trop de différence entre les départements français.
Et
quand vous ne condamnez pas des délits, quand vous n'appliquez pas des peines de justice, à ce moment-là, il n
'y
a plus de dissuasion de la peine. Et ça part à volo. On est une des seules démocraties
où
vous pouvez menacer de mort des policiers, des pompiers, leur jeter des pierres et avoir une faiblesse des réactions. Et voilà pourquoi les policiers sont dans la rue. Et
voilà d'ailleurs pourquoi
même le ministre de l'Intérieur
trouve
que ça ne va pas. Alors il y
a
quand même une réponse
du
ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, qui n'était pas à la manifestation mercredi, qui d'ailleurs a pris la parole ce matin dans le journal du dimanche, qui défend à la justice sans la police, c'est l'impuissance, dit-il. Bon,
il
le reconnaît. Mais il dit aussi que la police sans la justice, c'est le totalitarisme. Mais il va plus loin, il dit, dans sa quête du pouvoir, l'extrême droite cherche à infiltrer et à déstabiliser les institutions. Est-ce que vous souhaitez que l'on puisse infiltrer et déstabiliser les institutions
? D'abord, pour M. Dupond-Moretti, toute personne qui n'est pas d'accord avec lui est d'extrême droite. Donc c'est assez simple. Deuxième point, quand on n'est pas d'accord avec sa politique laxiste, il a été acclamé dans les prisons, il est allé dans des prisons dire aux prisonniers que sa réforme sur l'application des peines, ça ne gênera pas, qu'il le fait pour des questions politiques. Il a une idéologie complètement dépassée. Donc il n'a rien compris à ce qui se passe. Moi, je crois qu'il
y
a des mesures simples. Il
n
'y a pas que les peines planchées. Je propose la construction de 40 000 places de prison, car si les magistrats, il faut être honnête, si les magistrats
libèrent
tant et cherchent des peines alternatives,
c
'est parce qu
'il
n
'y a
pas de place. Mais vous ne croyez
qu'à l'incarcération comme solution ? Non,
mais jamais.
40 000 places, ça veut dire qu'en fait, on se dit que l'incarcération est la priorité, la première
solution. En France, c'est la priorité absolue. La rééducation, l'accompagnement ?
Parce que ça fait 20 ans qu'on fait de l'accompagnement. Ça fait 20 ans qu'on réduit les... Et ça ne marche pas, l'accompagnement ? On voit l'état du pays, c'est la jungle. Les victimes ne sont pas protégées. Les policiers sont agressés. Donc moi, j'ai un plan global que j'ai proposé en 2017, que je repropose en 2022, qui est un plan qui a été élaboré de 100 mesures, 100 mesures, très précises, vous pouvez aller sur Internet, élaboré avec des magistrats, avec des policiers. Il s'agit de rétablir une chaîne pénale qui se respontera. Vous diriez que la France, c'est une jungle aujourd'hui ?
C
'est mieux que vous venez en
prière.
Dans beaucoup de quartiers, et pas seulement dans les quartiers difficiles, c'est une jungle. Vous n'imaginez pas ce que vivent nos concitoyens. Ne vous n'imaginez pas ce que vivent les femmes victimes de violences conjugales. Classement, vague rappel à la loi, condamnation dérisoire, quand
on
a vu cette femme brûlée vive. Mais enfin, est-ce que vous réalisez ce qui se passe dans le pays ? Donc, encore une fois, il ne s'agit pas d'aller dans un système répressif, pas du tout. Il s'agit de reprendre toute la chaîne pénale,
de
faire en sorte qu'on ait les places de prison,
pour
ne pas mêler d'ailleurs des délinquants, je dirais, habituels, avec des jeunes primo-délinquants.
J
'ai été en Angleterre, par exemple, et j'ai vu tout simplement un vol de portable en Angleterre.
Vous
avez une peine de huit jours, rapide, proportionnée, qui signe comme un avertissement. En France, vous avez des délinquants, cinquantième rappel à la loi. Réforme de la justice des mineurs, il faut abaisser la majorité pénale à 14 ans. Il faut aussi que les délinquants étrangers, au terme de leur peine, soient expulsés de France et n'y reviennent pas, ce qui se passe dans tous les pays du monde, sauf en France. En un mot, c'est un ensemble de choses. Et là, on aura une
justice qui coopère. Un régime bien plus
coercitif. Un régime bien plus coercitif. Bien plus coercitif.
Je voudrais vous interroger. Sans excès.
J'insiste.
J
'insiste un point, Adrien Jeanne.
Pourquoi ça marche en
Angleterre ? Ce n
'est
pas un État fasciste. Pourquoi ça marche en Espagne
?
Pourquoi ça marche dans d'autres pays et
pas en France ?
Est
-ce que vous êtes
si convaincu que cela marche ? Est-ce que vous diriez que l
'Angleterre ou l'Espagne sont en bien meilleure situation ?
Vous n'avez pas de policiers qui sont assassinés, comme en France. Et vous n'avez pas cette situation où des délinquants multirécidivistes reviennent 50 fois devant les forces de l
'ordre.
Ça
ne peut pas
durer. Et on peut changer. Il n
'y
a pas de fatalité.
Ce que vous dites là, la mobilisation de mercredi, vous l'avez rappelé, il y avait tout type de représentants politiques. On a parlé tout à l'heure du ministre de
l
'Intérieur, vous-même, vous y étiez, des élus de l'extrême droite, de la droite, de la gauche, certains, Olivier Faure pour le Parti Socialiste, Yannick Jadot pour les Verts, pas la France Insoumise et pas tout le PS. Regardez ce que disait Audrey Pulvar cette semaine à propos de cette manifestation. Elle dit, « Une manifestation soutenue par l'extrême droite à laquelle participe un ministre de
l
'Intérieur et qui marche sur l'Assemblée nationale, c'est une image qui pour moi était assez glaçante et je ne souhaitais pas y participer. »
Jean
-Luc Mélenchon est allé encore plus loin cette semaine.
On
va regarder là encore ses propos. Enfin, il disait, « Une manifestation à caractère ostensiblement factieux. »
C
'est des termes qu'il a employés.
Est
-ce que vous n'avez pas le sentiment qu'il faut aussi écouter ces mises en garde sur la pente que l'on pourrait emprunter ?
Non, parce que, vous savez, on a des policiers qui sacrifient leur vie pour nous,
qui
n'en peuvent plus des actes de délinquance à répétition de délinquants multirécidivistes qui terrorisent les populations dans les quartiers.
Et
je renverrai à Mme Pulvar et à M. Mélenchon ces phrases magnifiques de Clémenceau.
«
La République a besoin d'ordre, et de justice. » Si c'est le désordre permanent, il n
'y
a plus de justice. Et aujourd'hui,
vous
savez, quels sont ceux qui vivent le plus mal l'insécurité ? Ce n
'est
pas les beaux quartiers. Ce sont mes concitoyens en Essonne
qui
n'en peuvent plus du trafic de drogue en bas de l'immeuble, qui n'en peuvent plus de voir des gamins de 15 ans gagner plus que tout ce qu
'ils
gagneront
dans
une vie.
Mais
est-ce que ce
n'est pas exactement ce contre quoi se bat Gérald Darman ? On commençait cette séquence en parlant de lui. Il dit justement qu'une partie des désordres aujourd'hui sont liés au démantèlement de trafic de drogue que l'on opère dans certaines cités.
Malheureusement, non, parce qu'en vérité, Gérald Darmanin est sans doute sincère. Mais si derrière l'action de la police, il n'y a pas la sanction judiciaire et l'emprisonnement, vous n'arriverez à rien. Encore une fois, c'est une chaîne. Vous avez beaucoup d'étrangers qui sont trafiquants de drogue en France. Ils ne sont pas expulsés au terme de leur peine. C'est d'ailleurs Nicolas Sarkozy qui avait supprimé cette règle de la double peine, qui existe dans la plupart des démocraties du monde. Est-ce qu'on peut
accepter qu'il y ait 22%
d'étrangers dans nos prisons ? Enfin, je veux dire, il
y a
un moment, il faut arrêter la naïveté française. D'ailleurs, je remarque que M. Darmanin...
Je veux juste comprendre ce que vous dites,
22% d'étrangers, parce qu'un étranger est par nature le facilement délinquant qu
'un Français. Non, pas du tout. Mais est-ce qu'on a
le droit d'accepter que des délinquants étrangers qui sont chassés d'Algérie, du Maroc et de Tunisie, parce que là-bas, on fait respecter l'ordre, vivent du trafic de drogue dans notre pays et fassent 15, 20 séjours en prison ? Une fois qu'ils ont été condamnés, qu'ils ont fait un séjour, ils repartent dans leur pays d'origine. Deuxième point, c'est très intéressant de la schizophrénie du
gouvernement. Même si vous étiez en
situation régulière
avant leur incarcération ?
Expulsion immédiate, comme aux Etats-Unis, comme en Angleterre, comme dans beaucoup d'autres pays. Mais ce qui est intéressant et ce qui est dramatique dans la situation d'aujourd'hui,
c
'est ce double langage. Gérald Darmanin était devant l'Assemblée. Beaucoup d'ailleurs d'hommes politiques qui avaient démantelé, réduit les effectifs de police, voté des lois laxistes, qu'ils soient de gauche ou de droite, ce qui est assez surréaliste. Passons. Moi, je n
'ai
jamais changé d'avis, au moins là-dessus. Mais ce qui est étonnant, c'est que l'après-midi a été voté un amendement
qui
oblige à, sous condition, enfin qui du moins permet la présence de l'avocat, pour être précis, lors des perquisitions. Cet amendement va désorganiser un peu plus les enquêtes policières.
Et
donc, on a d'un côté, si vous voulez, des manifestations, une protestation générale de tous les Français sur un code pénal qui ne permet plus de s'attaquer aux voyous, et l'Assemblée continue à légiférer
des
dispositions qui handicapent la police dans son rôle à propos de...
essentiel contre la délinquance. Cette semaine, il
y
a également une décision du Conseil constitutionnel qui a décidé de censurer une partie de la loi dite sécurité globale, le fameux article 24 qui avait beaucoup fait parler, qui avait changé de numéro entre-temps, mais
pour
rappeler, il visait à protéger les forces de l'ordre en opération en pénalisant la diffusion malveillante de leur image. Les sages ont jugé dans leur décision que le législateur n'avait pas suffisamment défini les éléments de l'infraction et que de ce fait, on ne prenait pas suffisamment en compte le principe de l'égalité, des délits, des peines. Est-ce que vous considérez que dans un cas pareil, il faut savoir écouter, accepter la décision du Conseil constitutionnel ? Est-ce que vous, en tant que, d'ailleurs, candidat à la présidentielle, si vous étiez en poste, vous la respecteriez ?
On respecte la décision du Conseil constitutionnel ou alors on fait une révision constitutionnelle adoptée par le peuple français si on n
'est pas d'accord. Vous n'avez rien à dire sur cette censure du Conseil ?
Je veux juste dire que le texte a toujours été mal rédigé
et
le Conseil constitutionnel a sanctionné l'amateurisme de M. Darmanin et de ses services qui ont rédigé un mauvais texte. Ensuite, il a été modifié par le Sénat, l'Assemblée et ce texte n'était pas clair. Et c'est le rôle du Conseil constitutionnel de dire au gouvernement vous avez rédigé un texte qui n'est pas clair. Il faut que la loi soit claire. Donc vous n'y voyez pas de mainmise politique
du Conseil
constitutionnel ? Parfois, je suis en désaccord avec le Conseil constitutionnel mais j'estime qu'à ce moment-là, il faudra faire voter par le peuple français, notamment par exemple sur les peines planchées. Si le Conseil constitutionnel bloquait
des
peines planchées, moi je demanderais un référendum parce que des peines planchées, il y en a eu à la Révolution française, il y en a eu en 1810, ça a duré jusqu'en 1994 et c'est une interprétation politique, juridique assez vaseuse du Conseil constitutionnel et là, j'estime qu'on pourrait tout à fait modifier la Constitution mais il faut être clair,
il
faut respecter les institutions.
Si
on n'est pas d'accord avec le Conseil constitutionnel, ça veut dire qu'il faut modifier la Constitution. Les magistrats, les juges, les sages comme on dit, ils appliquent la Constitution. Si la Constitution n'est pas claire, il faut que les Français modifient la Constitution mais il ne
faut
pas chercher dans les magistrats du Conseil constitutionnel des boucs émissaires. Je voudrais également vous interroger
Nicolas
Dupoignan, vous disiez tout à l'heure la France est devenue une jungle. Hier avait lieu à Ivry une marche jaune en hommage à Marjorie, c'était la couleur préférée de la jeune femme. Elle a été mortellement poignardée la semaine dernière dans cette ville du Val-de-Marne. A l'origine du drame, il y avait des moqueries qui visaient la petite sœur de la victime sur les réseaux sociaux. Marjorie a été poignardée par un adolescent de 14 ans auquel elle était allée demander des comptes et qui est revenue armée. Je voudrais qu'on écoute ce que disait la mère de la victime à l'occasion de ce rassemblement.
Maman,
elle
t'aimera
et
elle t'aimera toujours,
tout
le long de sa vie.
Alors
je vous demande à tous d'en faire autant. Occupez-vous de vos enfants.
Ce
n'est ni à l'éducation de s'occuper de vos enfants, ni à la justice. La racine, c'est d'abord à la maison. Dès que vous les émettez au monde, c
'est
à partir de là. C'est à nous de nous occuper de nos enfants
et
l'éducation après.
Mais
pas le contraire.
Qui
a le pouvoir, Nicolas Dupoignan, d'empêcher que de tels drames se reproduisent ? Vous
savez, celui qui viendrait sur un plateau de télévision pour dire « moi, j'empêcherais ça
»
serait un menteur.
Parce
que c'est la conséquence de plein de phénomènes. Dans ma ville ailleurs, et on le fait toujours, mon successeur le fait, on avait mis en place un système pour les mineurs récidivistes.
On
recevait la famille solennellement dans la salle des mariages et on retirait les aides sociales facultatives pour trois mois, quatre mois. Et un jour, j
'ai
un jeune qui est revenu me voir dix ans après
et
qui est devenu militaire
et
qui m'a dit « Monsieur, vous m'avez sauvé ce jour-là
parce
que vous êtes le seul qui à un moment a dit non.
»
Il avait eu des rappels à la loi de la justice, 15, 20, 30. Mais quand la justice de notre pays
n
'envoie plus aucun message, parce que c
'est
la justice, ce n
'est
pas au maire de faire ça normalement, c'est qu'il
y a
un dysfonctionnement. Ensuite, il n'y avait peut-être pas de papa, de maman qui avait la possibilité de le faire. Nous,
on
l'a fait, on a sauvé ce jeune. J'en suis fier. Ce que je veux dire par cette anecdote, c'est quoi ? C'est que chacun a sa responsabilité de dire à un moment « Stop
». Ça
veut dire aussi, pour moi, oui, à un moment, dans les cas exceptionnels, de supprimer les allocations familiales aux familles qui ne tiennent pas leurs enfants. Alors que ce sont bien souvent
des familles qui déjà sont socialement
extrêmement défavorisées.
Mais il faut faire comprendre à un moment
que
la France, ce n
'est
pas un tiroir caisse.
Que
la société donne beaucoup, beaucoup.
Mais
que chaque famille doit s'interroger « Qu'est-ce que j'apporte au pays ?
» Ce
n
'est
pas... Voilà. Alors, ce n
'est
pas si facile. Il ne faut pas le faire avec excès et pas de systématisme.
C
'est aussi le rôle de l'école de la République qui est devenu aussi un terrain de laxisme.
Tous
les professeurs vous diront qu'à chaque fois qu'ils ont un élève violent mais très violent dans leur classe, la consigne souvent de l'éducation nationale, ce n
'est
pas de vague. Mais c'est tout. pourquoi je propose des internats
? Des
internats parce qu'il faut sortir les élèves violents des collèges et des lycées. Parce qu'ils pourrissent... Mais qu
'est
-ce que ça changerait, Nicolas Dupont ? Écoutez, quand vous avez un élève violent
qui
devient l'exemple
et
qui terrorise les bons élèves
et
que l'enseignant se plaint à son principal ou à son proviseur et que le seul message de l'éducation nationale, c'est « Surtout, tu te débrouilles, on ne fait rien.
»
Il faut qu'à tous les échelons, celui qui se comporte comme une terreur
soit
puni, exclu. Mais donc on enferme dans un même internat toutes les terreurs
comme vous dites ? On ne laisse pas
dans une classe...
C
'est terrible ce qui se passe. Quand vous pensez qu'il y
a
des bons élèves
qui
font exprès d'avoir de mauvaises notes parce qu'ils ont peur... Oui, mais là, si vous avez toutes les terreurs dans une même classe, dans un même internat...
Non, mais vous les mettez dans un internat
fermé avec des conditions et je peux vous dire que ça va changer. Vous ne pouvez pas laisser dans un pays toutes les mauvaises graines libres et on applaudit. Ça dégénère.
C'est ce qui se passe dans le pays.
au centre éducatif fermé. Non, les centres éducatifs fermés, si vous me permettez, Adrien Jeandre, c'est quand ils ont été déjà condamnés, condamnés, condamnés, au lieu de les mettre
dans une vraie prison, on les
met dans un espèce de centre où ils jouent au baby-foot avec des éducateurs. Ce n
'est
pas ça. Donc là,
il
n'y
aura
pas de baby-foot, on a compris. Non, il y aura la règle. Mais c
'est
que vous les enfermerez alors même qu
'ils
n'auront pas On ne peut pas laisser
à
tous les échelons de la société les fortes têtes terroriser les gentils garçons, les gentilles filles. Ça ne peut pas continuer comme ça. Alors attention, il ne s'agit pas de passer dans un excès. Il s'agit de rétablir l'équilibre. Rétablir l'équilibre. Je ne suis pas du tout un répressif. Je pense au contraire...
Depuis
le début de cette émission, plutôt si quand même, Nicolas Dupont-Aignan. Ce que vous jugez répressif, mais la République,
c
'est l'égalité du citoyen, c'est la vertu.
La
vertu. Ce
n
'est pas de dire merci à ceux qui en permanence terrorisent leurs collègues, leurs voisins. Enfin, il y
a
un moment...
Je voudrais qu'on...
Il y a une inversion des valeurs mais qui est terrible. Alors, on va
revenir sur un
sujet que vous aviez évoqué tout à l'heure et je voudrais qu'on s'arrête là-dessus. L'immigration. Il y a quelques jours, sont arrivés au moins 8000 migrants en provenance du Maroc dans la petite enclave espagnole de Ceuta. La commune d'ailleurs à ces petites communes, 84 000 habitants,
ce
n
'est
pas une mégalopole, se dit incapable d'apporter seul l'aide dont ont besoin des centaines d'enfants et d'adolescents qui d'ailleurs sont encore présents, qui errent en partie dans les rues. Qu'est-ce qu'on doit faire, Nicolas Dupont-Aignan ? Est-ce qu'on doit nous-mêmes accueillir une partie de ces mineurs chez nous pour soulager cette enclave espagnole ? Enfin, 84 000 habitants, ce
n
'est bien sûr pas un village mais ce n
'est
pas un État qui à lui seul peut faire face. Surtout pas.
D'abord, je rappellerai qu'il y a plusieurs milliers, dizaines de milliers de mineurs isolés en France qui sont abandonnés,
qui
sont à l'école du crime et que c'est un problème majeur et qui coûtent une fortune 50 000 euros par an aux contribuables français et qu'on aurait dû expulser depuis longtemps
et
qu'on n'expulse pas.
Les
problèmes à Paris, délinquants, dans le nord de Paris sont liés à ça. Donc, il ne faut surtout pas céder.
Il
faut bien évidemment les renvoyer chez eux, c'est impératif. Il faut aussi prendre contact avec le Maroc parce que s'il y a eu cette affaire, c'est parce que les autorités marocaines vis-à-vis de l'Espagne qui avaient pris des positions de politique étrangère qui déplaisaient au
Maroc...
Vous pensez
qu'on paye les pots
cassés de relations diplomatiques ? Bien
sûr.
Et je crois que ça prouve aussi
que
l'Europe ne s'en sortira
pas
qu'en élevant des murs parce que ce n
'est
pas possible, ça ne suffit pas,
mais
aussi en ayant une vraie politique de développement en Afrique.
Je suis un des rares... Là, dans l'immédiat, il y a des centaines de
mineurs. On ne leur vient pas en aide.
On les renvoie au Maroc
et c'est à quelques centaines de mètres, ils repartent dans leur pays. Mais il y a des règles. On ne peut pas s'exonérer des règles. Si on le fait, l'Europe sera submergée
et
on ne rend pas service à ces pauvres garçons et ces pauvres filles qui vont vivre malheureux dans notre pays. Pour que l'immigration fonctionne, il faut qu'elle soit digérée, assimilée. Et c'est pourquoi je propose aussi des vraies mesures d'assimilation républicaine.
La
vraie mesure d'assimilation républicaine, c'est le travail. C'est pourquoi je propose la suppression de toute aide sociale pendant cinq ans
à
tout étranger qui arrive sur notre sol. C'est ce que fait Singapour. M.
le Premier...
Singapour, excusez-moi, Singapour, un étranger qui arrive, n'a pas la sécurité sociale.
Mais c'est-à-dire que pendant cinq ans, qu'il s'ébrouille tout seul ?
Système privé, l'entreprise qui les recrute paiera leur sécurité sociale.
On
doit faire comprendre au monde
que
la France n'est plus la machine à sous
de l'immigration. Quand François Bayrou disait il
y a
quelques jours, on doit avoir recours à l'immigration pour assurer notre avenir démographique, pour par exemple permettre la pérennisation de notre système de retraite parce qu
'on
a un déséquilibre entre les générations.
Folie furieuse, car on sait d'ailleurs que c'est les immigrés qui arrivent sont au chômage et profitent des aides sociales.
Pas
tous,
beaucoup.
Et on peut en l
'occurrence...
Les aides sociales. Nicolas
Sarkozy avait théorisé l'immigration choisie. Oui,
tout à fait d'accord. On peut aussi cibler des
professions. Tout à fait d'accord. Mais il y a 6 millions de chômeurs dans notre pays. Est-ce qu
'il
ne serait pas temps de s'occuper d'eux ? D'ailleurs, il y
a
des étrangers en situation régulière qui respectent nos lois, qui s'assimilent et que je respecte à 100%. Il y a des enfants d'étrangers qui sont français, qui sont au chômage, qui méritent de travailler. Il faut dans notre pays réduire les aides sociales et l'assistanat et augmenter les salaires. Il faut envoyer un message clair au monde quand vous arrivez sur le sol français pendant 5 ans,
il
y aura zéro aide sociale. Et est-ce qu'il faut faire comme le
proposait Michel Barnier il
y
a deux semaines au grand jury RTL
? Il faut une politique
familiale. Un moratoire. Lui,
il
propose carrément un moratoire de 3 à 5 ans sur l'immigration pour éviter justement le regroupement
familial. Eh bien, Michel Barnier a lu mon programme. Suspension du regroupement familial pendant 5 ans, suppression du droit du sol, rétablissement des frontières, suppression des aides sociales, mais aussi assimilation républicaine pour donner un avenir à notre jeunesse souvent issue de l'étranger et qui est ici et qui doit avoir un avenir par le boulot, par le travail, par l'étude, par le mérite. Et il
y
a beaucoup de jeunes issus d'immigration qui travaillent bien, qui réussissent et on
ne parle jamais d'eux. Alors, ça c'est pour le signal que la France veut envoyer. Le Danemark, d'ores et déjà, a décidé de suspendre les titres de séjour temporaire de plusieurs centaines de Syriens. Copenhague estime que désormais, la ville de Damas, la province autour sont stabilisés et que l'on pourrait donc et que
l
'on peut d'autres renvoyer chez eux des réfugiés syriens. Est-ce que vous souhaitez que la France fasse de même
? C
'est très intéressant, le Danemark, je vais vous dire pourquoi. C'est un pays de l'Union européenne
qui
a mené depuis plusieurs années exactement la politique que je propose pour la France depuis des années et à chaque fois que je propose mes solutions, on me dit c'est pas possible, on n'y arrivera jamais. Donc votre
modèle, c'est modèle Danemark ?
Oui, parce que le Danemark a compris qu'une société pour être en cohésion
ne
devait pas être fermée. Il ne s'agit pas de faire une boîte de conserve fermée, il s'agit d'assimiler des personnes qui respectent notre pays, qui ont envie de travailler et de le servir.
J
'entends souvent, M. Mélenchon et d'autres, nous dire qu'on est des horribles personnages, etc. Mais si des étrangers sont si malheureux en France, si
malheureux,
pourquoi
ils restent ? Alors, c'est pas pour autant qu'ils sont très heureux en Syrie, Nicolas Dupoyne.
Non, sur la Syrie, c'est pas notre cas. Mais la
Syrie,
le
régime de Syrie va beaucoup mieux, le calme est rétabli,
c'est un pays qui
peut bien évidemment repartir en Syrie. Mais pourquoi ce serait toujours à
sens unique
?
Vous savez... Parce que vivre sous le régime de Bachar el-Assad, quand on est réfugié, n
'est
peut-être pas le meilleur sort qu'on puisse se souhaiter. Ça dépend
des réfugiés. Il y a plusieurs types de réfugiés. Il y
a
des réfugiés politiques. Il faut appliquer la Convention de Genève. J'ai toujours demandé qu'on applique le droit d'asile.
Il
y a 30% des demandeurs d'asile qui sont acceptés. J'ai toujours dit qu'il fallait les accepter. En revanche, vous savez que sur les 70% qui sont refusés,
on
ne les expulse pas pour 80% d'entre eux. Donc ça veut dire qu'en fait, le droit d'asile est tenu un vecteur d'immigration. Vous savez, la société française est fragile.
Qu
'est-ce qui se passe dans notre France ? Et pourquoi je suis candidat à
la
présidentielle ? Je vais vous dire pourquoi.
Il
y a toujours moins d'emplois qui sont délocalisés en Pologne, en Slovaquie, en Chine. Et il
y
a toujours plus d'étrangers. Est-ce que vous croyez que notre pays peut survivre s'il y a toujours moins d'emplois et toujours plus de personnes qui arrivent
? C
'est la paupérisation, c'est la misère
et
ça va exploser. Moi, je propose, et c'est toute ma candidature, plus d'emplois relocalisés, aider les PME, baisser les charges, recréer de la richesse et fermer les portes migratoires pour que ceux qui sont sur notre sol puissent avoir un avenir, rétablir la sécurité, aider les familles françaises à faire des enfants. Quand je dis français, il y
en
a beaucoup d'origines étrangères, qu'importe,
une politique familiale. Je rappelle que c'est
M. Hollande et M. Macron qui ont réduit les aides
familiales.
Le
résultat,
chute de la démographie, qui est un vrai danger. Et François Bayrou a raison là-dessus. Un vrai danger. Mais vous ne partagez pas forcément les solutions. Mais
le problème,
il a raison. aussi des bonnes nouvelles, Nicolas Dupont-Aignan. On va revenir d'un mot sur la situation sanitaire, puisque les indicateurs s'améliorent. Si on regarde les chiffres d'hier, avec un peu plus de 12 000 cas positifs, seulement, même si bien évidemment ça reste dramatique, 89 décès, c'est une tendance qui est à la baisse, également en hospitalisation, en réanimation. Vous voyez qu'on a un différentiel négatif à chaque fois par rapport aux 24 dernières heures et encore davantage sur une semaine. Cette semaine avait lieu une nouvelle étape du déconfinement. Depuis mercredi, la réouverture des lieux culturels, des terrasses, pour les bars, les restaurants.
Est-ce que là, pour le coup, vous saluez la politique du gouvernement et ses résultats, puisqu'il y en a
? Je
salue le bon sens revenu d'ouvrir,
car
j'ai toujours dit qu'il fallait appliquer les gestes barrières à l'intérieur. j'ai même proposé toujours des masques FFP2 dans les transports en commun. Mais en revanche, j'ai toujours dit que ce couvre-feu trop tôt entassait les gens dans les transports et n'avait aucun sens et qu'il faut libérer le pays. Donc même aller plus loin que le couvre-feu 21h
?
Bien évidemment, dans tous les pays d'Europe, il a quasiment sauté et il est à 23h ou minuit. Le couvre
-feu sera
23h chez nous à partir du 9 juin.
Vivement,
car ce n
'est
pas en enfermant les gens à l'intérieur quand on sait que le virus se propage à l'intérieur qu'on y arrivera. Mais
donc vous n'êtes pas choqué par exemple par les images qu'on a vues cette semaine où après 21h, en terrasse, on avait parfois du mal à faire le vide où les gens n'en rentraient pas forcément chez eux, étaient les uns à côté des autres sans masque ? J'ai été très choqué
qu'on envoie des forces de police qui devraient être dans nos quartiers où il y a des trafics de drogue pour obliger les gens à rentrer à 9h15 au lieu de 9h, pour obliger de rentrer à 9h au lieu de 9h15 à 9h30. Je pense qu'il faut libérer le pays. En revanche, en revanche,
je
réclame au gouvernement qu'on accélère sur le séquençage. Le séquençage, vous savez, c'est de pouvoir voir les variants. Deuxièmement, je demande au gouvernement qu'il augmente le nombre de lits de réanimation pérenne, ce qu'il refuse de faire. Et il est en train toujours de réduire le nombre de lits de réanimation. Je voyais le chef de service de Larry Boisière qui m'expliquait qu'on va lui réduire de 20% le nombre de lits à l'occasion de la fusion des hôpitaux au
nord de Paris. C'est une
folie. D'accélérer sur la vaccination quand on voit les chiffres là encore, est-ce que ce n
'est
pas un bon pari ? On en est
à des chiffres très importants. On ne parie pas là.
On parle de la sécurité des Français.
Il
y
a
un aspect saisonnalité. Mais la sécurité des
Français, ça passe aussi par le vaccin, Nicolas Dupoynier, non ? N'oubliez pas qu'il
y a
une saisonnalité.
Et
des pandémies, on va en avoir. Notre pays a été bloqué, fermé,
avec
la plus grande chute de richesse du pays, beaucoup de misère, parce qu'on avait trois fois moins de lits de réanimation par habitant que l'Allemagne. Je demande au gouvernement d'arrêter cette politique folle qui consiste à réduire les lits de réanimation. Il a 18 lits à Larry Boisière, on va lui en mettre 16. Partout en France, on continue.
Je
demande qu'on ait un principe de précaution. Et j'ai toujours demandé lits, soins, soins précoces, l'ivermectine qui marche très bien, qui permet d'éviter l'aggravation de la maladie si c'est pris tôt. Je
demande...
Mais le
vaccin également. Est-ce que vous allez vous faire
vacciner
?
Ça
ne vous regarde
pas, je ne veux plus répondre parce que j'en ai assez de cette espèce de divulgation permanente du secret médical. Je crois qu'à l'occasion de cette crise, la peur l'emporte sur la raison.
Le
vaccin peut être une bonne solution pour ceux qui le souhaitent et qui ont des risques de comorbidité liés à l'âge ou à des facteurs de diabète, d'obésité et a permis de réduire des formes graves.
En
revanche, je pense, je le maintiens,
qu
'il faut du bon sens et que pour les jeunes qui n'ont aucun risque de mortalité, un vaccin, le professeur Axel Kahn l'a dit, a toujours une part de risque, c'est un acte médical. Et j'estime que pour les jeunes, le vaccin est
profondément inutile. Vacciner,
c
'est également protéger les autres, contribuer à l'intérêt général.
C'est ce qu'on répète. Mais
aujourd'hui, et les Américains viennent de le dire encore hier, la CDC américaine qui est la plus haute autorité a rappelé ce que je ne cesse de dire, ce qu'a dit M. Fischer, c'est que le vaccin peut réduire la transmission mais ne la supprime pas. Mais vous ne
craignez pas pour contraindre les formes
graves, par exemple
?
Mais j'ai mon propre avis qui ne regarde personne. Je demande la liberté vaccinale.
Et pourquoi vous qui vous demandez de mettre sur l'exemplarité,
la transparence des
politiques ? Mais l
'exemplarité, je demande encore une fois la liberté vaccinale.
Le
gouvernement n'a toujours pas réussi à vacciner ceux qui en ont besoin, qui le réclament, qui ont des facteurs de comorbidité. Faisons déjà cela et laissons la liberté aux Français. Je voudrais vous
parler également d'Emmanuel Macron et des Youtubers. Ce matin, une vidéo a été mise en ligne par les Youtubers McFlag et Carlito. Ils ont même 6,5
millions
d'abonnés sur Youtube. Une vidéo qui a déjà été vue plus de 4 millions de fois depuis ce matin, mise en ligne à 10 heures. Alors, rappelons le concept, il s'agissait d'un concours d'anecdotes. À tour de rôle, le chef de l'Etat et les deux Youtubers devaient raconter une histoire vraie ou fausse. Charge à l'autre camp de deviner si l'histoire était vraie ou fausse pour marquer un point. Ils n'ont pas réussi à se départager à la fin de cette vidéo. Emmanuel Macron a donc promis d'afficher les portraits de McFly et Carlito sur son bureau lors d'une prochaine allocution et eux-mêmes ont accepté de prendre part à bord d'un avion de la Patrouille de France à l'occasion du 14 juillet.
Ce qui est un sacré défi puisque ça secoue beaucoup à bord de ces avions. Qu'est-ce que cela vous inspire, Nicolas Dupont-Aignan ? Je vous entends dessous
vous
foulez à l'instant.
Ça
me fait de la peine et je vais vous dire pourquoi. Pour qui
?
Pour la France, pour le président et pour les institutions. Pourquoi ? Libre à lui de discuter avec n'importe quel Youtuber. Moi, vous savez, je suis très présent sur les réseaux sociaux donc je
ne
vais pas me plaindre. Et vous avez vous-même fait beaucoup
de vidéos. Oui, mais toujours
sur des sujets de fond.
Et
c'est tout à fait symbolique ce quinquennat se termine sur de la com, des discours, des bons mots, des petites blagues. Moi, j'estime,
c
'est mon sentiment, que le pays est dans une situation grave que les Français souffrent
et
qu'ils attendent d'un président. Et c'est pour ça que je suis candidat du sérieux, des solutions, des actes. Si le président de la République avait fait cette émission, ce n
'est
pas qu
'il
soit en t-shirt, qu'il a un bonnet sur la tête, je m'en fous, moi je suis très... S'il avait parlé, par exemple, de la précarité des étudiants qui sont à la soupe populaire,
qui
n'ont plus de stage, qui vivent des situations tragiques. S'il avait parlé des mères de famille qui ont des problèmes parce que l'insécurité est telle dans leur quartier, s'il avait parlé des ouvriers délocalisés qui sont en train de former dans la Creuse ou
dans Corrèze... Mais l'un n
'empêche pas l'autre, il y
a
des moments où il parle de tous ces sujets
-là et
là il
y a
un moment où il répond à des youtubeurs.
Non, il ne répond pas
à des youtubeurs, il fait le clown.
Mais
libre à lui de faire le clown. Si les Français veulent un clown à l'Elysée, ils continuent. Moi je ne
veux
pas un clown à l'Elysée.
Je
veux un homme d'État qui règle les problèmes du pays et qui essaye de les régler. Modestement. Qui trace un cap, une vision de la France. Qu'est-ce que la France ? Vous imaginez Poutine, Biden, Merkel, le président chinois faire ça ? Vous imaginez ça
? Vous
imaginez le ridicule de la France dans
le monde entier ? Vous avez vu le nom de
fois où Barack Obama par exemple s
'il a lui
-même a des exercices
extrêmement décontractés. Et alors Barack Obama, c'est Barack Obama,
il n'est plus président depuis un certain nombre d'années. Moi j'aime la France
et
je n
'ai
pas envie de m'avoir mon pays ridiculisé dans le monde. Et pour moi la France, ce n'est pas une scène d'opérette.
vraiment
libre. Alors ça va faire plein de vues. Moi j'ai regardé aussi. Ma fille a regardé. Vous êtes
dans ces 4 millions. On
a regardé, on s'est dit mais c'est pathétique.
Alors
si les Français veulent ça, bon courage, votez pour lui. Je demande aux Français de réfléchir.
L
'élection présidentielle de 2022,
c
'est la dernière station
avant
la sortie de route du pays.
Voilà
pourquoi je suis candidat.
Je voudrais vous demander également votre avis Nicolas Ducoignan sur une autre polémique de cette semaine. Elle concerne l'équipe de France de football. Les
Bleus ont
dévoilé leur hymne. Écris mon nom en bleu. Titre composé et interprété par le rappeur Youssoufa. Jordan Bardella, le vice-président du Rassemblement National, a estimé que ce choix s'était cédé à une partie racaille de la France. Voilà ce qu'il disait. Benzema avait dit un jour que Didier Deschamps, le sélectionneur, cédait à une partie raciste de la France. Je pense qu'on a cédé aujourd'hui à une partie racaille de la France. Est-ce que vous partagez cet avis ?
Alors, c'est intéressant. La première fois qu
'on
m'a posé la question, j'ai écouté la chanson et je n'ai rien trouvé à redire. Et puis après, j'ai vu,
parce
que je ne le connaissais pas bien, j'ai vu tout ce qu'il avait dit avant.
Et
je me suis dit, pourquoi cette démagogie de prendre quelqu'un
qui
a été insultant,
qui
a insulté la police, qui a insulté tout le monde, est-ce qu'il
n'y a
pas d'autre rappeur ? Il y avait un rappeur extraordinaire à la manifestation de la police, Karim, qui a chanté quelque chose de très beau en soutien des policiers. Je trouve que notre société est fracturée. Pourquoi toujours prendre des gens qui sèment la haine ? C'est terrible. Donc, je suis très choqué, oui, parce que les propos qu'il a tenus il
y
a un certain nombre d'années sont des propos de haine. Est-ce qu'on a besoin de ça ? Pourquoi toujours cette démagogie ? Est-ce qu'on ne
peut
pas rassembler les Français un jour ? Se dire, qu'est-ce qui peut nous rassembler tous
pour
que la France se relève, qu
'on
se rassemble ? Et ça passe sa vie à dire que les autres sont d'extrême droite, des méchants, alors qu'eux se comportent comme de l'extrême droite en fait.
C
'est
curieux. Ce qu'évoquait Jordan Bardella à propos de Benzema, ça vient rappeler le fait que cette semaine, Didier Deschamps justement annonçait le retour de cet attaquant, Karim Benzema, chez les Bleus. Il était soupçonné d'avoir joué les intermédiaires dans une tentative d'extorsion. Il y aura une comparution devant le tribunal correctionnel en octobre pour cette affaire.
C
'est à ce moment-là qu'elle sera jugée. Est-ce que ça vous interpelle que Didier Deschamps ait fait le choix de faire
revenir Karim Benzema ? Je vais vous dire.
Je fais confiance à Didier Deschamps. Pourquoi ? Parce que je trouve ce type extraordinaire. Et à l'époque de la Coupe du Monde, il avait dit je ne prends pas obligatoirement les meilleurs joueurs, je prends ceux qui sont capables de travailler ensemble.
Ça
devrait être un peu l'équipe gouvernementale. C'est-à-dire les fortes têtes qui râlent tout le temps, j'en veux pas, mais je veux des gens qui sont capables d'avoir un esprit de cohésion. Si Didier Deschamps, qui est un type très raisonnable, estime que Benzema
a
fait son deuil,
a
mûri et est capable de jouer collectif, eh bien on fait la tentative parce que je veux qu'on gagne. Voilà. La rédemption.
Voilà.
Autre compétition, c'est le concours de la chanson de l'Eurovision. Il avait lieu hier soir. La France est arrivée deuxième. Est-ce que vous faites partie de ceux qui demandent est-ce qu'on fasse un test anti-drogue envers l'italien gagnant qui est soupçonné d'avoir pris de
la
drogue pendant l'émission ? Ça vous fait souffler ?
J'en sais rien. Je regrette que la France n'ait pas gagné parce que j'adore mon pays. Maintenant, moi, je ne
veux
pas me battre sur l'Eurovision.
Ça
ne reste qu'un concours de la chanson.
Voilà. Chacun ses goûts. Avant cette émission... Vous savez,
juste un point. Oui. Il y a beaucoup de sujets de diversion. Moi, mon boulot, ce n
'est
pas l'Eurovision, ce n'est pas les chanteurs, ce n
'est
pas les youtubeurs. Mon boulot, c'est de dire aux Français est-ce qu'on veut s'en sortir collectivement et je vais vous proposer quelque chose qui va permettre de s'en sortir. Voilà. C'est ce qui m'intéresse
pour l'année qui vient. Quand Clément Beaune, le secrétaire d'État aux Affaires européennes, hier, avant l'émission, publie ce message sur Twitter, sur les réseaux sociaux, avec cette idée c'est une culture que nous partageons. L'Europe, ce n'est pas qu'une directive, c'est aussi une culture que nous partageons. Là, c'est écrit en rouge sur ce fond rose. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça, l'idée que l'Europe, ce n
'est
pas qu'une directive, mais c'est aussi une culture que
nous partageons pour connaître Bien sûr, la célèbre phrase de
Gaulle, j'aime l'Europe de Dante, l'Europe des grands écrivains, mais l'Europe, c'est une culture.
C
'est justement pourquoi il faut enlever avec des coopérations comme la fusée, Ariane, comme Airbus, c'est toute l'idée européenne, mais l'Europe, c'est la démocratie d'abord. Et c'est pourquoi il faut enlever l'Union européenne qui n'est pas démocratique. Pour le coup, le vote était
démocratique au moins en partie,
puisque
j'ai la
gérée
professionnelle et j
'ai
la
gérée
populaire. Dans un mois, maintenant tout pile, il y
a
des élections régionales, Nicolas Duprégnant. On a une surprise toute même cette semaine, l'île de France, région qui vous est chère, puisque c'est celle dont vous êtes élue, ne présente pas de liste pour Debout la France.
Qu
'est-ce qui s
'est passé ? Tout simplement une question d'argent.
C
'est que nous avons des listes toujours auto-financées parce que moi, je mets un point d'honneur à ce que Debout la France n
'ait
pas de dette. Soit un parti très bien géré. Parce que je crois que quand on est candidat à la présidentielle, si on ne sait pas gérer son propre parti, comment on peut gérer la France ? Et nous avions pris une décision, c'est que toutes les listes étaient auto-financées. En PACA, nous avons une très belle liste qui va être vraiment une liste importante pour les gens de droite parce que Muselier est parti avec En Marche. Nous avons une liste dans les Hauts-de-France, en Pays-de-Loire, en Bretagne. Mais en Ile-de-France, la campagne est très coûteuse. On ne peut pas faire campagne parce qu'il n'y avait pas de réunion avant le 9 juin.
Et
donc, on s'est trouvé face à un défi. Soit on endette le mouvement, soit on y va. Et on s'est dit,
l
'important, c'est la présidentielle et le peu d'argent qu'on a, on le garde pour la présidentielle. C
'est un regret.
Mais dans la vie, il faut que les Français sachent aussi que si on ne
veut
pas des mouvements politiques endettés, si on veut être raisonnable, il faut choisir ses campagnes. Nous, on ne peut pas financer tout. Et alors, qu'est-ce que vous ferez, vous, le 20 juin, dans l'isoloir ?
Il n'y a
pas l'isobou la France.
Je vais réfléchir,
je vais lire les programmes. Nous avions des programmes très précis en Ile-de-France, notamment d'avoir deux policiers par rame de
RER. Ça rappelle une proposition de Jordan Bardella pour la Réunion nationale. C'est une proposition importante.
Il y a des propositions pour l'environnement. Je verrai tout ça et nous verrons ce que nous dirons avant
le 20 juin. Ce sera
entre Vélère et Pécresse et Jordan Bardella
?
Vous me voyez voter pour Pulvar ou pour Autun ? Non, ça ne risque pas. Mais je vais vous dire, moi, de toute façon, je
veux rassembler... de
vote blanc ou est-ce que vous choisirez un bulletin ? Moi, je voterai. J'ai toujours voté. On me l'a assez reproché en 2017. Je vote toujours. Et je considère... Vous savez,
mon seul objectif... Est-ce que vous diriez
pour qui
?
Je verrai. Je ne
suis
pas tout seul. J'ai un mouvement politique. Alors, dans l'isoloir, vous serez tout seul, Nicolas Dupont. Je voterai, heureusement. Il y
a
encore le secret médical et il y
a
encore le secret... Mais vous donnerez une consigne ? On verra. Je vous dirai.
Je n'en sais rien encore. Il y a également un point qui nous a interpellé.
En revanche, il y aurait un
vrai choix en PACA. Oui, alors, on va y revenir. Bourgogne-Franche-Comté, vous avez là choisi de faire une alliance avec les Républicains localement.
C
'est une liste qui est menée par Gilles Platret. Qu'est
-ce
que ça veut dire pour la suite ? Ça veut dire qu'on peut gouverner avec une partie des Républicains, pas avec d'autres, mais que vous avez fait un choix pour la suite, c'est possible de travailler
avec les Républicains. Très important ce
qu
'on
fait là.
Il
y a toute une
partie
des Républicains qui galopent vers Emmanuel Macron. Muselier, Estrosi, Falco, des dirigeants républicains, en fait, ils préfèrent Macron. C'est libre d'ailleurs, c'est courageux, ils font ce qu'ils font. Mais il y a des millions d'électeurs qui votent égolistes, j'étais dans cette famille, et qui ne veulent pas entendre parler de ça. Et il
y
a quelques personnalités courageuses aux Républicains qui refusent de se vendre. Gilles Platré en Bourgogne qui fait une très belle liste d'Union, eh bien j'ai dit, debout la France a vocation à travailler avec des Bruno Rotaillot, à des Eric Ciotti, des
Nadine Morano. On a montré Nadine Morano et Eric Ciotti. Oui, parce que ce sont des gens courageux.
Mais je leur ai tendu la main cent fois, parce que nous partageons beaucoup de choses, nous sommes gaullistes. Nous voulons l'indépendance de la France,
et
nous voulons l'ordre et la justice.
Et
j'aimerais qu'un jour ils se libèrent des histoires d'appareils. et peut-être que le fait que la plupart des dirigeants républicains partent avec Macron, ils vont peut-être retrouver leur liberté. Donc tout est possible pour l'avenir. Et je suis convaincu que nous battrons Macron
si
nous sommes capables, et c'est le sens de ma candidature, de rassembler des gens qui votent Front National, qui votent Républicain, qui ont voté Macron à une époque. L'élection présidentielle, c'est un homme et un peuple.
Il
faut sortir des questions des partis.
Et
c'est ce que je fais. En Bourgogne-Franche-Comté, j'y crois beaucoup. Il y
a
des écologistes indépendants aussi. Je crois beaucoup à une recomposition
politique. Pour la présidentielle, vous aviez évoqué l'idée, je ne
sais
pas si c'est le bon terme, mais d'une sorte de primaire pour trouver une sorte d'alternative à Marine Le Pen, ne pas retrouver le même duel. Ça a complètement fait pchit, cette histoire.
Malheureusement, vous savez, parfois on ne réussit pas tout. J'ai toujours pensé qu'on ne battra Emmanuel Macron qu'en proposant le meilleur candidat pour ne pas réitérer 2017.
Et
je m'étais dit qu'une primaire ouverte
où
tous les électeurs patriotes, républicains, auraient choisi entre Retailleau, par exemple, moi, Marine Le Pen, Philippot, ou d'autres, auraient permis de décanter les choses.
Marine
Le Pen ne veut pas, je ne
peux
pas la forcer. Donc, la primaire
sera malheureusement au premier tour.
Au premier tour. Les Français trancheront au premier tour. Et c'est pourquoi je fais campagne, parce que je suis convaincu
que,
par mon expérience, par ma position politique, je peux rassembler autant des gens du Rassemblement National que des Républicains, que des gens même qui sont des patriotes de gauche, car l'enjeu,
c
'est de sauver notre pays et de battre Macron.
Alors, quand on regarde Nicolas Dupoignan, ce que donnait l'Institut de sondage pour le premier tour, Marine Le Pen, elle est en tête à 27%, vous êtes à 4%. Je sais ce que vous allez me dire, je vais vous faire gagner du temps. Ce sont
des
sondages, on est à un an de
l
'élection.
Mais si
surprise il doit y avoir, allez, on va quand même se livrer à un petit jeu de pronostics. D'où vous voyez venir la surprise dans les mois à venir ? Qu'est-ce qui, dans le tableau qu'on va revoir des intentions de vote du premier tour, ne correspondra pas, à votre avis, à la réalité dans un an ? Je vais vous dire la surprise. Le peuple français.
J'ai regardé un chiffre que je vous donne en exclusivité, il existe, vous pouvez vérifier. En 2007, l'élection présidentielle,
il
y
a
10 ans avant 2017, 2007, 7 millions d'abstentionnistes,
en
2017, au deuxième tour, 12 millions. En 2007, 1,6 million de vote blanc est nul, en 2017, 4 millions. Eh bien, moi, je m'adresse à ces millions de Français, 19 millions de Français, qui sont écoeurés de ce duel qu'on nous annonce matin, midi et soir, pour nous interdire de choisir au premier tour. Alors, moi, je dis aux Français,
il
y a deux tours. Au premier tour, vous devez choisir celui que vous aimez. Un dernier mot sur
le second tour. Pas par élimination.
Si jamais Emmanuel Macron et Marine Le Pen étaient face à face, est-ce que vous
diriez... Ça ne sera pas
le cas. J'en prends le parti.
Je vais
quand même vous poser la question.
Eh bien, oui, mais ça ne sera pas le cas.
Est
-ce que vous diriez que c'est
tous les deux dossiers,
le président
l'un que l'autre ? Répondez à ma question, Nicolas Dupont-Aignan. Vous avez la réputation de toujours répondre
aux questions. Pour une
fois, je ne réponds pas parce que vous voyez, ce qui me gêne, c'est ce résultat. Je n
'ai
pas envie de revivre ça parce que je l'ai vécu. Alors, c'est aux Français de trancher.
C
'est aux Français. Il reste dix mois, onze mois ou dix mois ? On est quoi ? Là, on a
le temps. On a le temps, onze mois,
sur le premier tour. Onze mois pour que les Français ouvrent les choses, regardent les projets, les personnes. Et ils ont eu 50 minutes pour se faire leur idée avec
vous ce soir.
J'aimerais. Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan,
d'avoir accepté notre invitation présente de vous la France candidat à la présidentielle. On l'a compris. On vous libère et on va continuer notre questionnement sur les enjeux sanitaires. Sous
-titrage Société Radio-Canada
Nicolas Dupont-Aignan