Nicolas Dupont-Aignan invité sur LCI (22 décembre 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:55OuverteRéponse directe
Est-ce que vous nous donnez crédit de cette affirmation ? Est-ce que la France va mieux que les autres pays européens ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Est-ce que les vaccins vont nous aider ?
- 4:35OuverteRéponse directe
Vous pensez que c'est dangereux de le faire ?
- 4:59OuverteRéponse directe
Est-ce que vous demandez à ce qu'on reporte les vaccinations dans les EHPAD ?
- 10:50OuverteRéponse directe
Il a raison ou il a tort ?
- 12:51OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a des contrôles au faciès ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49Invité politiqueFait
« Il faut toujours rester humble, dit-il. Mais nous sommes l'un des pays européens qui se portent le mieux face à cette épidémie, à ce stade. »
- 1:00PrésentateurFait
« C'est faux. Totalement faux. Nous sommes un des pays qui a le plus de victimes par habitant, quand on fait le bilan, avec l'Italie, la Belgique, l'Espagne, l'Allemagne. »
- 1:47PrésentateurFait
« Cette gestion de crise a été catastrophique depuis le début, sur les masques, sur les tests, sur les lits d'hospitalisation, sur les soins. »
- 1:57PrésentateurChiffre
« 27 millions d'Allemands âgés ont reçu un masque FFP2 très protecteur. »
- 2:47PrésentateurFait
« nous avons trois fois moins de lit de réanimation que le Japon, la Corée ou l'Allemagne »
- 3:17PrésentateurFait
« l'Allemagne a beaucoup plus prescrit l'hydroxychloroquine que la France, ce qui explique la moindre victime. »
- 4:19PrésentateurFait
« Il y a une précipitation que je dénonce et j'assume. »
- 5:20PrésentateurFait
« on ne sait pas si ce vaccin empêche d'être porteur du virus. »
- 5:25PrésentateurFait
« On ne sait pas si ce vaccin empêche de transmettre. »
- 5:31PrésentateurFait
« Et on ne connaît pas les effets secondaires. »
- 7:30PrésentateurFait
« il a été testé comme jamais un vaccin n'a été testé en quelques semaines sur très peu de gens. »
- 9:17PrésentateurFait
« qui prévoit que le gouvernement pourrait interdire des déplacements à des gens qui ne seraient pas vaccinés. »
- 14:54PrésentateurChiffre
« 80% des Français, tous les sondages le disent, ne veulent pas de ce duel. »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Nicolas Dupont-Aignan20 %
- ?13 %
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Jean-Michel Apathy.
Président du parti politique Debout la France, député
de
l'Essonne. Alors aujourd'hui c'est un peu la journée du vaccin puisqu'hier l'agence européenne du médicament a donné son feu vert. Les vaccinations devraient commencer dimanche en France. Avant d'en parler, puisqu'il y
a
une interview assez longue du chef de l'État Emmanuel Macron accordé au journaliste L'Express, je voudrais que nous commentions notamment ce propos du président. Il décrit dans cette interview la difficulté à gouverner un pays comme le nôtre parce que fracturé, divisé. Mais il pense que dans ce contexte, le deuxième confinement est plutôt réussi. Et voilà la phrase que prononce Emmanuel Macron dans L'Express. Il faut toujours rester humble, dit-il.
Mais
nous sommes l'un des pays européens qui se portent le mieux face à cette épidémie, à ce stade. Est-ce que vous nous donnez crédit de cette affirmation ? Est-ce que la France va mieux que les autres pays européens
? J'aimerais. C'est pas vrai. C'est faux. Totalement faux. Nous sommes un des pays qui a le plus de victimes par habitant, quand on fait le bilan,
avec
l'Italie, la Belgique, l'Espagne, l'Allemagne. L'Allemagne a trois fois moins... La Belgique, plus
que nous.
Oui, mais l'Allemagne,
avec
qui l'on se compare d'habitude, a trois fois moins de victimes par habitant,
pour
un ensemble de raisons. Il n
'y a
pas une raison miracle. Cette gestion de crise a été catastrophique depuis le début, sur les masques, sur les tests, sur les lits d'hospitalisation, sur les soins. Et quand on se compare avec les bons élèves, le résultat n'est pas bon. Il faut le reconnaître. Donc moi, j'aimerais plutôt que de cacher la réalité, que le président de la République tire les leçons des échecs, améliore ce qui peut l'être.
Je
vais vous donner une proposition, deux propositions que je fais depuis des mois. C'est d'envoyer des masques FFP2 très protecteurs, comme l'a fait Mme Merkel, à tous les anciens.
27 millions, 27 millions... Si je peux finir ma phrase. L
'Allemagne va fermer les écoleurs, mais les masques, on ne va
pas
revenir aux
masques.
C'est très important,
c
'est que 27 millions d'Allemands
âgés... Ils ne peuvent pas passer les
masques. Non, 27 millions d'Allemands âgés ont reçu un masque FFP2 très protecteur. L
'Allemagne va fermer les écoles.
L'Allemagne va fermer les écoles. L'Allemagne
ferme les commerces 10 secondaires qui sont ouverts chez nous. Ce que nous avons fermé pendant des semaines avant.
Donc
que ça ne
va
pas bien non plus. Ce n
'est
pas parfait, loin de là. Ce que je veux dire,
c
'est que nous sommes tous face à une épidémie. L'enjeu, c'est quoi
? C
'est qu'il y
ait
le moins de morts possibles. En Asie, il y
en
a 40 fois moins qu'en Europe.
Dans
des pays comme la Corée, le Japon, qui ont pris les mesures que j'ai proposées dès le départ,
c
'est-à-dire test massif, ce que ne veut toujours pas faire le gouvernement, protection,
ce
que n'est pas bien fait dans notre pays encore, geste barrière plus accentué, lit d'hospitalisation, nous avons trois fois moins de lit de réanimation que le Japon, la Corée ou l'Allemagne, et soins, car je déplore qu'on ait un ministre de la Santé qui fait tout pour que les médecins ne prescrivent pas certains soins, notamment le soin du professeur Raoult, mais il y en a d'autres, l'Ivermectine
et d'autres. Il y a plus
de personnes. Si, que beaucoup de pays font, dans
le monde entier, et notamment en Allemagne, je vous renvoie à un article de Der Spiegel du 25 septembre, qui montre que l'Allemagne a beaucoup plus prescrit l'hydroxychloroquine que la France, ce qui explique
la moindre victime. On
n'a pas retenu que c'était le
médicament
miracle.
Ah, je
ne vous dis pas qu'il y a... Alors là, je vais être très franc,
Jean-Michel Apathy, vous avez raison sur un point.
On ne
va
pas mener tous les combats d'arrière-garde. Ce
n'est pas d'arrière
-garde. Soigner les Français, soigner
les Français,
c'est fondamental.
C
'est un peu vieux. Nous sommes un pays...
Est
-ce que les vaccins vont nous aider ? Ah, moi j'en rêve. J'en rêve. Parce que s'il y avait un vaccin qui permettait de sortir de cette crise, croyez-moi, je serais le plus heureux des hommes.
Et alors le vaccin qui va commencer
à être administré... En revanche,
je suis au
regret de vous dire
que j'attends avec impatience le vaccin méthode traditionnelle,
qui
sera prêt, j'espère, le plus vite possible, parce qu'il a été éprouvé, c'est le fameux vaccin Sanofi et autres, parce que c'est
une méthode
traditionnelle, oui, et qu'on ne fait pas un vaccin comme ça. Et puis il y a
quelque
chose qu'on appelle vaccin, mais qui n'est pas un vaccin,
qui est la thérapie génique,
qui est utilisée dans certains cas très graves de maladies quasiment incurables, qui a eu des succès parfois, mais qui n'a jamais été testée sur l'homme de manière prolongée.
Il
y a une précipitation que je dénonce et j'assume. Je me réjouirai que ce vaccin puisse fonctionner.
Je
ne souhaite qu'une chose, c'est que ça fonctionne.
Je dis en revanche...
Il
va
être expérimenté.
Ah bah oui, il va être expérimenté. Les Français vont avoir des souris de laboratoire.
À la fin de dimanche. Eh bien, je regrette. Je regrette.
Je vais finir ma question. Vous pensez que c'est dangereux de le faire ?
Je pense qu'on n'a pas le recul. Des millions de Français comme moi en ont assez
de
cette pression vaccinale insupportable sur... C'est dangereux
de vous dire ? Est
-ce que c'est dangereux
?
Je ne sais pas.
Est
-ce que ça met des vies en cause ? Alors, je vais vous répondre. Vous dites... Il y
a
une pression vaccinale, ça ne
veut
pas dire grand-chose. Est-ce que vous pensez que c'est dangereux ? Est-ce que vous pensez que des vies sont en cause ? Et est-ce que vous demandez à ce qu'on reporte les vaccinations
dans les EHPAD ? Je vais vous
répondre. M. Fischer, vous connaissez M. Fischer, le docteur Fischer. C'est M. Vaccin du gouvernement. Non, mais je vous le demande parce que je pense que vous le connaissez. Moi, j'ai écouté M. Fischer.
C
'est le M. Vaccin du gouvernement. On ne
peut
pas dire que c'est quelqu'un qui m'est favorable. Il a été choisi par M. Castex. Mais ça commence à
se rendre compte.
Et il dit quoi ? Il dit quoi, M. Fischer
?
Vaccin du gouvernement. Il dit, un, on ne sait pas si ce vaccin empêche d'être porteur du virus.
On
ne sait pas si ce vaccin empêche de transmettre. Vous imaginez ? Et on ne connaît pas les effets secondaires. Et si M.
Fischer, qui est un des plus grands spécialistes...
Mais ce vaccin n'est quand même pas de l'eau claire. Ce vaccin protège des effets du virus. On ne sait pas. Il a quand même quelques
quantités. Alors attendez, heureusement,
il a été
testé.
Ce n'est pas de l'eau
claire, ce vaccin.
Il a bien des effets positifs quand même.
Alors attendez, je
le souhaite. Est-ce qu'il
a des effets positifs, d'après vous ? Il n'y a pas, au jour d'aujourd'hui, et je pèse mes mots, le recul nécessaire. Moi, j'ai demandé solennellement au gouvernement
de
prendre quelques semaines supplémentaires pour tester. Car j'estime
que
la défiance des Français est telle aujourd'hui qu'il n'y
aurait
rien de pire. Alors,
je
suis
prudent, il n'y aurait rien de pire,
attendez, il n'y
aurait
rien de pire
que
de vacciner avec un produit dont on n'a pas le recul. Donc, je ne suis pas le seul à le dire, de grands scientifiques le disent.
Vous
pensez que les laboratoires
prennent le
risque d'empoisonner
les gens ?
Je pense que de grands laboratoires sont plus intéressés par l'argent roi que par la santé obligatoirement.
Vous pensez qu'il n'y a aucun civisme
dans la vie, que les gens n
'ont pas
envie d'aider leur prochain ? Mais si, je
le souhaite.
Parce
qu'on
dirige un laboratoire,
on ne pense
qu'au compte en banque ? Il y a une chose qui
m'étonne,
c'est que le président de Pfizer ne veuille pas se faire vacciner.
Il
l'a dit à CBS News. Donc, j
'aimerais que le président de
Pfizer montre l'exemple. Je ne
sais pas d'où vous dit l'exemple.
Mais Jean
-Michel
Apathy...
Vous pensez vraiment que les gens veulent empoisonner leur
congénère ? Non, je pense simplement
qu
'on n'a jamais prévu un vaccin qui n'a jamais été appliqué sur l'homme. Je parle de ce procédé vaccinal aussi rapidement.
Et
je demande, compte tenu de l'inquiétude de nos concitoyens et de mon inquiétude... Que vous alimentez. Que j'assume, parce que je ne voudrais pas qu'il y
ait
un effet boomerang. Et je dis solennellement qu'entre le confinement qui est détestable et qui tue notre pays à petit feu,
et
le vaccin qui peut-être, et je le souhaite, sera un bon instrument quand il aura été testé... Mais il a été testé. Non,
il a été testé comme jamais
un vaccin n'a été testé en quelques semaines sur très peu de gens. M. Fischer, M. Vaccin du gouvernement le dit. Alors, reprenez les déclarations de M. Fischer. Il n
'est
pas encore exclu de l'assistance publique de Paris comme M. Perronne. Il n'y
a
pas encore de plainte contre lui, c'est M. Vaccin du gouvernement. Donc, je dis qu'il
y
a un climat détestable dans le pays.
Entre
le confinement et le vaccin qui, je souhaite, marchera un jour, il y a une palette de mesures, contrôle négatif, test négatif à l'entrée aux frontières, qui n'est pas fait, toujours pas, masque
distribué
pour les plus anciens, test massif, c'est toujours pas fait. Heureusement, il y
a
M. Wauquiez qui va le faire
dans les rôles
nables. Est-ce qu'on peut commenter une image de la politique ? Vous avez vu Joe Biden ? Il s'est fait vacciner. Très bien, bon courage. Il est fou, alors,
si je vous
écoute. Écoutez, moi, j
'estime... Il est fou. J'estime... Président des États-Unis, hein. Mais c
'est
son choix. En tout cas, je demande une chose au gouvernement.
Quand
vous voyez cette image, vous vous dites quoi ? Je me dis que moi, je n'aimerais pas faire ça pour mon pays. Voilà.
Parce que lui, qu
'est
-ce qu'il fait quand
il
fait ça ? Lui, il dit, j'ai confiance, j'ai confiance dans les chercheurs de mon pays, et je me fais vacciner.
C
'est
un geste fort, quand
même.
Mais moi, monsieur, je ne suis pas dans la communication.
Je suis dans le principe de précaution. Vous pensez qu'il l
'est, Joe Biden, quand
il
s'est vacciné ?
Dans le principe
de précaution.
Vous pensez qu'il l'est dans la communication ?
Soyons sérieux. C'est un vaccin qui n'a jamais été testé sur l'homme. Jamais.
Mais vous
ne pouvez pas... Non... C'est un vaccin dont
le
procédé n'a jamais été testé sur l'homme. Alors, on n'est pas là.
Vous
ne
pouvez
pas
dire que il n'a pas été testé ? Non. Il n'a jamais été testé à grande échelle
sur l'homme. C'est
factuellement
faux.
Je
demande, comme principe
de précaution...
D'accord.
Vraiment,
j'ajoute un dernier point. Allez-y.
Le
président de la République s'est engagé devant les Français.
À
quoi ? Il s'est engagé, ce qui est la liberté. De se vacciner ou pas. Il n
'est
pas obligatoire, le vaccin.
Oui,
mais il
y
a une disposition, je le révèle ce matin, qui a été transmise par un projet de loi de monsieur Castex portant disposition pérenne en cas de gestion d'urgence sanitaire, dont on débattra à l'Assemblée, qui prévoit,
dans
un alinéa 6,
qui
suscite une immense émotion dans le pays, qui prévoit que le gouvernement pourrait interdire des déplacements à des gens qui ne seraient pas vaccinés.
Et
j'estime que c'est excessif aujourd'hui. Encore une fois, j'aimerais qu'il y ait un vaccin. Mais j'écoute les scientifiques, les scientifiques ne sont pas d'accord. Et
j'aimerais qu'on soit sûr... Il
y
a
des scientifiques qui disent que le vaccin est
efficace. Ils
ne sont pas du tout
d'accord. D'autres disent
que non.
Le débat est ouvert. Il y a le
débat.
Il est ouvert. Le débat est ouvert. Comprenez qu'on ait le droit encore,
dans notre pays, d'émettre des réserves. Et encore
une fois, qu'on ne travestit pas mes paroles,
je souhaite qu'il y
ait
un vaccin. Je
ne suis pas anti-vaccin.
Non, on
n'a pas
le recul sur ce vaccin. Ce n
'est
pas la même chose.
Non, mais j'assiste.
Parce que je vous vois venir et je veux préciser ma pensée.
Oui, enfin, il faut l'assumer aussi, ça. J'assume. Vous dites... J'assume qu'aujourd
'hui... Excusez
-moi. Si vous assumez votre pensée... Vous
dites qu'aujourd'hui, je demande un peu
plus de recul.
Non.
Vous
transformez
ma pensée.
Non, je ne transforme pas votre pensée. Si
je suis
votre pensée... Non, mais c'est intéressant,
Jean-Michel.
Les vaccinations dans
les EHPAD
vont commencer dimanche.
Et
vous
vous dites... Je demande deux choses.
Je demande deux choses.
C'est ce
que vous dites. Deux choses. Il faut l'assumer. Je ne dis pas qu
'il
ne
faut
pas vacciner les Français.
Je
demande que lorsqu'il y
aura
un vaccin, selon la méthode traditionnelle,
qui aura été
testée, il faudra vacciner. D
'accord.
Je dis qu'il ne faut pas de précipitation dans la vaccination et qu'il faut garder la liberté de chaque citoyen.
Emmanuel Macron...
Ce n
'est
pas tout à fait la même chose.
Emmanuel Macron, dans
l'interview de l'Express que je citais, dit aussi ceci, cette phrase que j'aimerais vous voir commentée. Je constate que dans notre société, être un homme blanc, pardon, crée des conditions objectives plus faciles pour trouver en logement un emploi qu'être un homme asiatique, noir ou maghrébain.
Il a raison ou il a tort ? Je vais vous dire ce qui me choque dans ses propos.
C
'est que le rôle du président de la République,
c
'est de rassembler les Français. C'est de faire en sorte qu'il n
'y
ait pas de différence.
Il
y a des discriminations dans notre pays. Elles existent. Mais vous savez, il y a aussi des discriminations quand on est un habitant d'une zone rurale et qu'il n
'y
a plus rien, plus un emploi à 100 km à la ronde. Alors, je n'aime pas
la
démagogie victimaire instrumentalisée à des fins électorales par le président de la République qui n'a rien fait depuis des mois pour justement favoriser l'intégration et l'assimilation. C'est plus
difficile de trouver un logement quand on est maghrébin que quand on est blanc. On
peut le dire
ou on ne
peut
pas le dire ? Peut-être, mais un président de la République n'a pas à systématiser. Moi, je n'aime pas
cette
façon qu'a Emmanuel Macron pour se rattraper de son impuissance à changer les choses, à relancer la croissance. Parce que si on veut aider justement les personnes d'origine étrangère dans notre pays, c'est d'avoir une vraie croissance économique, c'est d'avoir une vraie croissance de logement. C'est celui qui a le plus cassé les mécanismes d'aide au logement dans nos villes. Donc, je veux dire, cette manière de surfer et d'attiser les oppositions entre ces concitoyens n'est pas très digne de son rôle.
Je ne nie pas les discriminations. Les personnes qui n'ont pas la soupe blanche ne sont pas
toutes d'origine étrangère.
Je
corrige au passage.
En
plus. Ce
que je veux
dire, c'est que nous avons un problème de cohésion nationale. Pour moi, le rôle du président, c'est de dire au contraire, on va y arriver, je vais tout faire pour que même si vous avez une couleur de peau différente, une religion différente, on réussisse et on va valoriser le travail, le mérite. On va arrêter avec cette victimisation permanente qui dresse les Français les incontrôles.
Quand le président a dit il y a 10 jours, il y
a
les contrôles au faciès, vous qui êtes élu de l
'essai, il dit quelque chose
qui est juste ou pas ?
J
'ai trouvé que c'était insultant pour nos policiers. C'est faux ? C'est totalement faux.
Il n'y a pas de racisme
? Non, il n
'a
pas dit ça, il a dit pire. Non, il a dit... Il a dit pire,
il ne fait
pas bon être blanc, il ne
fait
pas bon ne pas être blanc.
Non, non, mais je vous parle des contrôles au faciès.
Je dis...
Mais il y en a peut-être, mais très minoritaire.
La police française n'est pas raciste.
Je n'accepte pas ça.
Je ne
sais
pas que la police française soit raciste.
Il a dit que la police française était raciste, c
'est
ça qu'il a voulu dire. C'est honteux
pour un
président de la République.
Et
je comprends
que... Vous qui êtes à l'une de l
'essai, est-ce qu'il y a des contrôles au faciès ?
Vous dites peut-être. Vous ne savez pas. Les
policiers font leur boulot dans des conditions très difficiles. On pourrait aussi parler
du
racisme anti-blanc. Il y a du racisme anti-blanc, il y a du racisme anti-noir, il y a du racisme anti-asiatique.
Il
y a plein de racisme dans notre pays. Est-ce que le rôle d'un président, c'est de surfer sur les racismes, de souffler sur les braises,
ou
est-ce que c'est au contraire de rassembler les Français ? Moi, je crois que le rôle d'un président, ce n
'est
pas de diviser les Français. D'ailleurs, c'est ce qui restera de ce quinquennat. C'est sa volonté toujours
de
diviser les Français. Ce n
'est
pas bien.
Vous avez dit, Nicolas Dupont-Aignan, qu'Emmanuel Macron était un mauvais président. Vous l'avez redit ce matin. Et vous avez dit aussi que Marine Le Pen était une mauvaise opposante. Je voulais savoir pourquoi.
Très simplement parce que je vois qu'elle n'a pas tiré les leçons
du
débat du second tour. Qu
'est
-ce qu
'elle aurait dû tirer comme leçon ?
Eh bien, évoluer sur son projet,
ce
que je n'ai cessé, en tout cas, de proposer d'une manière générale. Et je crois que ce duel, Macron-Le Pen est la meilleure formule. C
'est
pour ça que M. Macron l'aime tant, comme opposante, pour faire réélire M. Macron.
C'est les
Français qui décident
de rendre du duel. Bien sûr, j'espère bien. C
'est
pourquoi
je suis candidat. Les intentions de vote, pour l'instant, placent Emmanuel Macron
et
Marine
Le Pen en tête. Justement, ce duel... Est-ce que Marine Le Pen est assurée, d'après
vous, d'être au second tour ? Non. Et ce qui est
paradoxal, je pense
que les Français, au jour d'aujourd'hui, je peux me tromper, je vous dis ce que je pense. Je pense qu'en tout cas, il y
a
une certitude. On va partir des
faits.
Et puis après, on va aller sur mon opinion. Les faits, c'est que 80% des Français, tous les sondages le disent, ne veulent pas de ce duel. Et ce qui est paradoxal, il
y
a
eu des
sondages, et ce qui est paradoxal, c'est qu
'il fabrique
ce duel. C'est qu'il le fabrique. Il. Qui ?
C'est pourquoi je
suis candidat,
parce
que je veux faire mentir ce duel. Je crois que les Français ne veulent ni de Macron-président, ni de Le Pen-président. Et je pense que le devoir d'un homme politique, avec ses opinions, ses défauts, ses qualités, c'est de proposer une alternative.
Merci Nicolas Dupoignan d'avoir accepté l'invitation.
Merci
de votre invitation.
D'Else et nous poursuivons la lecture difficile de l'actualité avec Julie Hamet. C'est à vous Julie. Et oui, on continue à parler du vaccin.
Nicolas Dupont-Aignan