La déclaration de Pap Ndiaye est révélatrice d’une dérive inquiétante.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueChiffre
« Nous avons les pires résultats scolaires de toute l'Union européenne en mathématiques, comme dans bien d'autres matières. »
- 0:38Invité politiqueFait
« le ministre de l'Education nationale n'a rien de mieux à faire que d'aller aux Etats-Unis, critiquer son propre pays, en expliquant devant des universitaires américains qui sont obsédés par la race, que si la France ne parle pas en permanence de communautés raciales, c'est parce qu'elle est d'extrême-droite ? »
- 1:13Invité politiqueFait
« Quand j'étais petit, on m'expliquait que c'est les gens qui parlaient tout le temps de race qui étaient d'extrême droite. Et maintenant, être d'extrême-droite, c'est ne pas parler de la race. »
- 1:49Invité politiqueFait
« Est-ce que la position du gouvernement de la République française, c'est de créer demain, dans nos universités, comme aux Etats-Unis, des espaces interdits aux Blancs, pour pouvoir tout communautariser, partout ? »
Temps de parole
- François-Xavier Bellamy100 %
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- Ecoutez, je suis, je vais vous le dire comme professeur, je suis sidéré par cette histoire. On vient de vivre, on vient de vivre une rentrée absolument terrible. Vous avez, aujourd'hui, des milliers d'enfants, des milliers d'élèves en France qui n'ont pas pu avoir de professeurs formés, qualifiés, pour pouvoir leur enseigner. Vous avez un manque de personnel partout. Vous avez un système éducatif qui, comme l'hôpital public, est en situation de quasi-effondrement sur lui-même. Nous avons les pires résultats scolaires de toute l'Union européenne en mathématiques, comme dans bien d'autres matières.
Nous sommes dans une situation de crise éducative majeure, qui touche directement l'avenir de notre pays. Et le ministre de l'Education nationale n'a rien de mieux à faire que d'aller aux Etats-Unis, critiquer son propre pays, en expliquant devant des universitaires américains qui sont obsédés par la race, que si la France ne parle pas en permanence de communautés raciales, c'est parce qu'elle est d'extrême-droite ? Mais on marche sur la tête ! Quand j'étais petit, on m'expliquait que c'est les gens qui parlaient tout le temps de race qui étaient d'extrême droite. Et maintenant, être d'extrême-droite, c'est ne pas parler de la race.
C'est-à-dire notre modèle universaliste, notre modèle républicain, celui qui, justement, dit à chaque enfant de France : quelle que soit la couleur de ta peau, tu peux réussir, à condition de t'assimiler, à condition d'épouser une culture que tu peux recevoir pleinement. Cette situation, ce modèle, cette aspiration, devient, d'une certaine manière, un symptôme de l'extrême-droite. Alors vous voyez, on parlait de l'Italie tout à l'heure, mais si l'extrême-droite commence là, honnêtement, ça veut dire qu'on a du mal à se parler et à se comprendre. - Un mot de la course à la présidence des LR... - Je termine en disant une dernière chose, si vous me le permettez.
Il y a quelques années, en 2016, en 2016, Monsieur Pape Ndiaye participait, dans l'université Paris 8 alors occupée par des gauchistes, participait à des ateliers en "non-mixité" sur le concept de la race. C'est-à-dire qu'il participait à des discussions interdites aux blancs. Pour parler de race. Est-ce que c'est ça que M. Pap Ndiaye veut dire, quand il dit que la France ne parle pas assez de race ? Est-ce que la position du gouvernement de la République française, c'est de créer demain, dans nos universités, comme aux Etats-Unis, des espaces interdits aux Blancs, pour pouvoir tout communautariser, partout ? Moi, je dis que ce serait une régression absolue.
Et si c'est ce que le gouvernement de Monsieur Macron veut pour la France, alors je ne vois pas tellement quelle est la différence entre le gouvernement de Monsieur Macron et le projet de la NUPES. Et je crois que ce sont des sujets dont on doit se préoccuper. Pour moi, ça c'est le grand danger. Un danger bien plus grand que bien des inquiétudes agitées de manière parfois illusoire. - Il faudrait un débat entre vous et Pap Ndiaye. - Avec grande joie. Alors là, je serais très heureux d'avoir ce débat.
François-Xavier Bellamy