Table ronde en présence de Roland Lescure, Ministre délégué, chargé de l'Industrie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:51OuverteRéponse directe
Comment former et reconvertir les professionnels pour l'industrie de demain ?
- 13:34OuverteRéponse directe
Jusqu'où faut-il réindustrialiser la France pour la transition écologique ?
- 16:41OuverteRéponse directe
Quelles motivations pour rejoindre la fonction publique puis la politique ?
- 24:56OuverteRéponse directe
Existe-t-il des liens suffisants entre transition écologique et industrie pour réimplanter des entreprises en France ?
- 26:24OuverteRéponse directe
Quelle est la position française sur la définition de l'hydrogène vert à l'échelle européenne ?
- 28:29OuverteRéponse directe
Entre grands groupes et startups, quelle voie pour la transition écologique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:28Roland LescureChiffre
« l'industrie aujourd'hui en France c'est 20% des émissions de carbone c'est 20% du problème l'industrie c'est quasiment 100% des solutions si on veut décarboner la France »
- 7:12Roland LescureFait
« l'industrie ça va dépolluer en général ça paye mieux qu'ailleurs en passant et surtout c'est de moins en moins pénible »
- 11:18Roland LescureFait
« on a vraiment un problème vertical ça concerne tout le monde et pour répondre à ce besoin il y a trois manières de le faire »
- 12:46Roland LescureChiffre
« France 2030 qui est un grand projet d'investissement public pour dessiner la France de demain il y a une bonne partie des fonds 54000 euros total qui vont être destinés à accompagner les transitions de main d'oeuvre »
- 16:41Roland LescureFait
« oui mais pas tout seul dire le temps où est dans les années dans le 19ème siècle ou même dans les années 50-60 où c'était essentiellement la puissance publique qui qui formait le monde économique »
- 22:09Roland LescureFait
« depuis un an et demi quand même l'état d'esprit de tout le monde a beaucoup changé et un climatocepticisme je pense je vais pas dire qu'il a disparu mais il a quand même très largement été évacué »
- 23:32Roland LescurePromesse
« on a mis en place des normes dire qu'en 2035 on vendra plus un véhicule thermique en Europe »
- 25:39Roland LescureFait
« l'hydrogène c'est pas la solution magique mais en tout cas pour ce dont je vous disais dont je vous parlais tout à l'heure les 56 là ça va être extrêmement important extrêmement utile »
- 26:57Roland LescureFait
« on va à la fois développer l'éolien même s'il faut reconnaître il y a moins d'acceptabilité sociale sur l'éolien enfin les EnR l'éolien et le solaire »
- 45:06Roland LescureFait
« on a exporté nos émissions ailleurs et nous on est convaincu que si on réimporte nos émissions chez nous elles seront moins émettrices »
- 45:41Roland LescureFait
« dans les territoires industriels historiques la relation avec l'industrie reste encore extrêmement forte »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à tous à toutes je pense que tout le monde peut s'asseoir non mon colonel oui oui exactement d'introduction tout d'abord pour dire que je suis très heureux d'accueillir le ministre de l'Industrie Roland Lescure j'irai à double titre je commençais peut-être par le alors je passe plus important mais en tout cas en tant qu'enseigne élève donc anciennet de la promo 87 donc on a parcouru le campus avec lui les dernières minutes et je pense qu'il était intéressant toujours de voir le parcours des anciens et je pense à un parcours inspirant pour tous nos élèves qui sont là des différents cursus je m'en souviens juste de deux choses tu le disais tout à l'heure cours de l'Insee tu as travaillé à l'international tu as travaillé dans le monde privé tu es revenu comme député patron de la commission des affaires économiques maintenant ministres donc vraiment au service du pays mais sur toutes ces facettes donc j'espère que tu auras peut-être des questions là-dessus mais je pense que c'est intéressant pour chacun des élèves ici présents de justement de s'inspirer de parcours d'un ancien qui justement a servi le pays de multiples façons telles qu'on essaie de le faire à l'École polytechnique et puis la deuxième raison bien entendu c'est le sujet qu'on va discuter aujourd'hui qui est au cœur toujours de la mission de l'école la mission d'école de développer à la fois la formation la recherche innovation sur les grands sociétaux au service du pays et parmi deux des sujets sociétaux la transition écologique sur lequel l'école est on en a un petit peu parlé à accélérer avec un plan climat depuis 4 ans donc mettons la transition écologique au coeur de la formation au coeur de la recherche avec le centre eforcy et puis de l'innovation tel qu'on vient de le voir au Drax on a passé une heure à avoir un petit peu des différentes startups qui sont actuellement Drax donc un plan climat assez assez important et puis la question de la souveraineté industrielle donc l'approche diptec à la fois dans les dans les cours mais surtout aussi avec les laboratoires et le et puis le donc le Drax et l'innovation et donc c'est deux sujets sont au cœur de ce que l'école fait de ce que l'Institut peut être de Paris aussi est en train de développer on a parlé des disciplinaire comme je le rappelais tout à l'heure on avance sur ces différents éléments et donc on est très heureux de que tu sois venu ici dialoguer échanger à la fois avec les panélistes et puis bien sûr la salle tout à l'heure donc Roland monsieur le ministre un grand merci pour ta visite et puis donc je pense qu'on laisse maintenant la table ronde je pense c'est toi qui va peut-être commencer par dire quelques mots et puis ensuite je pense que la les tribune de luxe vont manager à table ronde donc en tout cas un grand merci est très heureux de t'accueillir aujourd'hui merci merci cher Eric merci de ton accueil on m'avait évoqué une visite il y a quelques mois quand on s'était croisé je suis très heureux d'être là aujourd'hui je vais pas faire un long speech je veux dire deux trois choses pour commencer d'abord vous dire que je suis quand même assez ému d'être de retour ici j'y pensais en entrant tout à l'heure là donc la première fois que j'ai mis les pieds dans ce temps-ci donc tu l'as dit je suis de la promo 1987 en septembre 1987 avant de partir faire nos classes la courtine dans la Creuse on avait eu droit un petit bizutage de la part de nos anciens qui nous avait envoyé faire une chasse à une chasse au trésor dans Paris et donc on devait ramener des objets incongrus qu'on trouverait dans Paris et une des équipes nous avait quand même ramené Serge Gainsbourg et donc la première fois que j'ai été dans cet amphi j'étais assis parmi vous et là il y avait Serge Gainsbourg il est arrivé j'imagine que vous savez tout à peu près qui il est même s'il est mort il y a quelques années il est arrivé assez éméché l'équipe avait installé un piano à queue qui n'a même pas regardé on espérait tout ce qu'il allait chanter il nous a provoqué nous a raconté et raconter des âneries pendant une dizaine de minutes on a quand même bien rigolé et voilà donc de Serge Gainsbourg avant la SQ on a changé un peu de style et heureusement que vous avez pas mis de piano parce que je serais bien incapable d'en jouer mais c'est vrai que ça reste un souvenir assez unique et donc ce que je vais vous dire sur l'école je vais pas parler beaucoup de l'école mais quand même vous êtes en train en fait vous êtes je pense pour la plupart d'entre vous plutôt à la fin de vos études ici qu'au début vous avez construit une base arrière extrêmement forte qui va vous servir toute votre vie Eric tu l'as dit j'ai eu un parcours quand même assez varié mais ce qu'on apprend ici la rigueur la capacité à traiter de sujets complexes la collaboration la projection vers l'avenir la mise en cohérence avec les sujets du moment et donc aujourd'hui tu l'as dit on parle beaucoup de décarbonations je peux vous dire qu'en 1987 1990 on en parlait pas du tout tout ça ça va rester donc profitez-en vous avez eu je pense accès à des professeurs absolument exceptionnels et ne l'oubliez jamais quoi au-delà de l'étiquette qui est quand même importante on sait en France que ce qu'on a fait à 25 ans vous suit tout au long de la vie c'est surtout ce que vous avez appris qui était essentiel le deuxième point que je vais vous dire c'est que on est à l'aube on est peut-être même j'espère déjà engagé dans une nouvelle révolution industrielle et depuis 1794 l'ix l'école et surtout les polytechniciens ont accompagné toutes les révolutions industrielles économiques et sociales auxquelles le monde a fait face la première révolution industrielle la deuxième après la Seconde Guerre mondiale la reconstruction de l'Europe avec des enjeux d'infrastructure extrêmement forts les ingénieurs des ponts étaient extrêmement présents les ingénieurs des mines pour construire la centrales nucléaires etc dans les années 80 on a dérégulé on a financière on a globalisé l'économie et donc beaucoup d'entre nous moi y compris puisque après avoir travaillé l'administration je suis allé faire de la finance on s'est orienté vers la finance 90 2000 c'était les nouvelles technologies où on a vraiment une révolution technologique et on sait tous les jours qui nous a bouleversés et changé nos vies la nouvelle révolution industrielle dans laquelle on est ces scènes de la décarbonations c'est vraiment une révolution fondamentale qui va changer à la fois nos modes de production nos modes d'échange nos modes de consommation je l'espère et il faut que les polytechniciens comme ils ont épousé les quatre précédentes ou 5 précédentes il faut qu'ici attelle donc c'est vrai que moi je suis là pour vous faire un peu le l'article sur l'industrie parce que l'industrie aujourd'hui en France c'est 20% des émissions de carbone c'est 20% du problème l'industrie c'est quasiment 100% des solutions si on veut décarboner la France tout en créant de l'emploi et pas juste en important des solutions qui viendront d'ailleurs mais il faut créer accélérer fabriquer l'industrie de la décarbonation et pour ça on a besoin d'ingénieur on a besoin de manager on a besoin de chercheurs donc vraiment garder le à l'esprit je sais que les relations des jeunes générations avec l'industrie sont parfois ambivalente quand vous demandez un jeune français ce qui pense de l'industrie en général dans les enquêtes ils vous dis ça paie pas ça pollue et c'est pénible la réalité c'est que l'industrie ça va dépolluer en général ça paye mieux qu'ailleurs en passant et surtout c'est de moins en moins pénible donc vraiment je vais répondre à vos questions mais le message que je voulais vous faire passer vraiment pour commencer c'est ça quoi intéressez vous à l'industrie en début de carrière en milieu de carrière en fin de carrière mais en tout cas on a besoin de gens comme vous pour pour réindustrialiser la France mais avec cette logique de décarbonation et la troisième chose il y a une jeune femme sur cette tribune c'est qu'il y a de la place pour les femmes dans l'industrie donc je sais qu'il y a peu de femmes je vois pas mais je le sais il y a peu de femmes dans la salle aujourd'hui mesdames mesdemoiselles on a aussi besoin de vous dans l'industrie et donc moi j'en fais j'en fais une de mes causes importantes à ma feuille de route c'est très simple c'est décarboner les industrie traditionnelle en développant l'industrie de la décarbonation partout il faut le faire dans les territoires y compris pour des raisons politiques parce que quand une usine est créée en général la colère et la régresse et l'espoir renaît et il faut le faire pour toutes et pour tous et donc vraiment je suis un très moteur sur ce sujet et vous allez m'entendre encore pendant de nombreux mois autour de ça voilà je serai pas plus long merci à tous et à toutes d'être là évidemment je vais répondre à vos questions à vous mais aussi aux autres donc n'hésitez pas dans la salle si vous avez des questions à m'interpeller il y a pas de sujet tabou merci beaucoup monsieur le ministre pour ce mode d'introduction merci beaucoup d'être ici pour échanger avec nous sur les sujets de l'industrie de la transition écologique ça nous tient particulièrement à coeur puisque évidemment nous serons nous serons plus tard et les ingénieurs de la société de demain sera à nous de réfléchir sur ces sujets donc nous sommes plusieurs représentants ici de la Via Sative et des promotions je vous présente d'abord news Casimir représentant des tribunes de luxe qui organise des conférences régulièrement pour les élèves ensuite donc un promotion x20 ensuite Auguste rabeille vice-président de Next qui promeut la transition écologique au sein de la vie associative ensuite Axel benyanim X21 qui est président du X forum Elsa Delinger président de sortante de x-projet et enfin François Raynal président du cabinet startup qui promeut l'entrepreneuriat au sein des promotions et enfin je suis Baptiste en berger représentant de la caisse aujourd'hui et donc je vais laisser la parole à Nils pour la première question donc monsieur le ministre moi j'aurais mes revenus sur sur vos 2e point qui conseille qui concerne donc la formation des personnes qui vont travailler donc dans cette industrie de demain et un petit peu la mutation qui a au niveau des métiers donc aujourd'hui on en déficit dans beaucoup de métiers qui sont qui touchent au numérique on n'a pas assez de personnes formées on entend parfois qui manque 500 000 data scientist je pense que c'est un chiffre qui est légèrement sur évalué mais il y a quand même une demande Ford dans ces secteurs là et d'un autre côté on a beaucoup de métiers manuels qui sont un peu laissé de côté par cette transition et les personnes dont le métier risque à terme d'être menacé donc comment est-ce qu'on fait pour régler à la fois la question de la formation et la question de la reconversion professionnelle qui est dans le plus social parmi ces populations là c'est une question essentielle parce que si on veut réindustrialiser la France vaut mieux avoir des gens pour opérer ces industries en fait on manque de tout donc oui on manque de data on manque d'ingénieur on manque de tête de techniciens on manque de technicien de maintenance on manque d'ouvrier aujourd'hui dans l'industrie française il y a à peu près 70 000 ou 75000 Jobs ouverts qui sont pas remplis donc en fait on a vraiment un problème vertical ça concerne tout le monde et pour répondre à ce besoin il y a trois manières de le faire donc il y a un formé des nouveaux arrivants donc des générations plus jeunes à l'industrie et je le répète d'ingénieur ou doctorants jusqu'à technicien ou ouvrier et ça on a un vrai défi et déficit d'image il faut donner envie d'industrie c'est peut-être plus facile dans un amphi comme ça que dans une école un collège ou un lycée de mieux et je le répète notamment vis-à-vis des jeunes femmes donc nous on travaille beaucoup j'ai une personne dans mon cabinet qui est là aujourd'hui d'ailleurs qui ne s'occupe que de ça formation talent diversité et donner envie d'industrie aux jeunes le deuxième point c'est la transition ce que tu l'as dit il y a aujourd'hui des gens qui sont dans des métiers qui vont disparaître ou en tout cas dans pas forcément dans des métiers mais en tout cas dans des secteurs qui eux ont disparaître et donc ils vont émerger pour construire un moteur électrique pour une voiture il y a à peu près 40 fois moins de pièces mécaniques que dans un moteur thermique donc évidemment toute la filière automobile va être affectée par ça d'un autre côté on va réinvestir dans le nucléaire on va développer une filière de l'hydrogène on va quand même développer une filière de la voiture électrique qui elle a besoin aussi de talent donc il y a un vrai défi de transition nous on met de l'argent là dessus on a dans j'aurais pas parlé tout à l'heure mais France 2030 qui est un grand projet d'investissement public pour dessiner la France de demain il y a une bonne partie des fonds 54000 euros total qui vont être destinés à accompagner les transitions de main d'oeuvre et donc formation continue accompagner au moins des entreprises pour qu'elles diversifier leurs clients etc etc et le troisième la troisième manière même si la compétition est mondiale de gérer ses défis aussi c'est éventuellement d'aller chercher des talents à l'étranger d'aller attirer des jeunes Français j'en connais quelques-uns ce que j'étais député des Français d'Amérique du Nord qui sont partis à Boston à San Francisco ou ailleurs et ça c'est évidemment aussi important rendre la France attractive au talent de l'étranger et on a vraiment les trois feux aujourd'hui sur lesquels sur lesquels on pousse et le défi tu l'as dit de la transition de la manœuvre pour que celles et ceux qui sont aujourd'hui dans l'industrie d'hier et d'aujourd'hui et qu'on a envie de d'accompagner vers l'industrie d'aujourd'hui et demain c'est vraiment un défi très important monsieur le ministre merci d'être ici pour répondre à nos questions alors votre objectif comme vous l'avez dit c'est la réindustrialisation de la France je comprends que sur le court terme il y a une nécessité d'une souveraineté industrielle et que produire en France peut signifier produire plus vertueusement mais sur le long terme ne pensez-vous pas que le plus le plus efficace pour les enjeux environnementaux et de réduire la consommation et donc la production du coup ma question est jusqu'où faut-il réindustrialiser la France je dirais malheureusement c'est plus compliqué que ça d'abord parce que la France est dans un monde global même s'il est un peu moins qu'il était il y a 20 ans il y a 30 ans il y a 20 ans il y a 30 ans on s'est dit je parlais de la globalisation le monde est plat produisons les choses là on a besoin des produits et on a tendance suivra ça ça a créé évidemment une pression sur la planète extrêmement forte ça a créé il faut le reconnaître des inégalités entre le capital et le travail en tout cas dans certains pays il faut pas oublier que ça a permis aussi de sortir d'un milliard de gens de la pauvreté en Chine en Inde etc il y a aujourd'hui une vraie émergence une classe moyenne qui n'existait pas il y avait ou 30 ans et donc de dire de manière j'allais dire potentiellement convaincante quand on le dit rapidement quoi il suffit de décroître pour régler le problème de la planète ben si vous décroissez je pense que nous tous on peut consommer un peu moins et d'ailleurs au fond je suis sûr que vous le faites et que moi aussi dire dès que je peux prendre mon vélo je le fais j'ai pas de voiture je mange bio et circuit court je peux me le permettre mais la réalité aujourd'hui c'est qu'on vit dans une planète de 7 milliards d'habitants dans lequel si vous dites globalement collectivement on va se mettre en décroissance je pense que vous créez un défi social un défi de pauvreté extrêmement fort et donc c'est vrai que moi je privilégie plutôt le mieux produire que le plus produire mais quand même le produire plutôt que le déduire vous êtes quand même des représentants d'une école je l'ai dit tout à l'heure qui depuis deux siècles et demi accompagne des révolutions technologiques qui nous ont aidés à plus produire à mieux prospérer à partager les richesses quand même de manière beaucoup plus efficace qui a 100 ou 150 ans à la fois en France qui est quand même un des modèles les plus les plus sociaux du monde les plus redistributifs du monde les données le montrent et puis dans le monde maintenant faut que vous nous aidiez il faut qu'on s'aide à mieux produire mais je pense à continuer à développer quand même des technologies qui vont nous permettre d'assurer la prospérité de tous et toutes tout en tout en tout temps évidemment arrêtant de tirer sur les sur les réserves et sur les ressources naturelles de manière forte je vais pas dire que c'est facile mais c'est comme le vélo quoi quand vous arrêtez de pédaler le vélo tombe et j'ai peur qu'on soit sur un vélo aujourd'hui sur lequel on dit on arrête de pédaler tout va bien se passer il suffit d'arrêter de consommer pour que le vélo tombe et qu'on ait un remède plus plus dangereux que ce qui lui paraît monsieur le ministre à l'issue de votre parcours Alix vous êtes passé par le corps de l'Insee puis par la fonction publique notamment au ministère de l'économie et des finances et enfin par la politique j'aurais aimé connaître vos motivations pour rejoindre la fonction publique et ensuite la politique également maintenant que vous connaissez l'état de très près est-ce que vous pensez que l'État a la possibilité de peser en terme de transition écologique sur des grands groupes internationaux réponse courte à la deuxième question oui mais pas tout seul dire le temps où est dans les années dans le 19ème siècle ou même dans les années 50-60 où c'était essentiellement la puissance publique qui qui formait le monde économique et social à la fois au sens de la formation mais aussi shaping en anglais de dessiner donc les grands projets d'infrastructure l'électricité les grandes politiques industrielles j'aime à dire en plaisantant le nez du Concorde il a été dessiné dans un bureau du septième arrondissement dans un ministère aujourd'hui la personne qui a révolutionné le plus et le mieux la conquête spatiale c'est un entrepreneur qui faisait des bagnoles c'est lones qui est SpaceX donc il faut il faut être conscient de ça donc oui l'étape agir mais pas tout seul et c'est pour ça que les défis tu l'as dit dans ta question de relation entre le public et le privé de manière à ensemble faire les évolutions qu'on appelle de nos vœux c'est très important et c'est pas facile parce qu'on se retrouve tu l'as dit face à des grandes entreprises et des États qui sont parfois un peu seuls c'est pour ça en Europe pour moi c'est la solution c'est pas le problème on doit agir au niveau européen davantage qu'au niveau national même si évidemment la France doit jouer un rôle important dans l'Europe et c'est pour ça que on doit je dirais éviter un de diaboliser et de caricaturer d'une part ou deux d'être complètement naïf mais je pense qu'il y a des moyens de travailler ensemble on le fait d'une manière très concrète aujourd'hui il y a 56 en France qui font 60% des émissions de l'industrie française c'est une assezerie une aluminerie une usine de ciment on crée un partenariat avec ces entreprises pour les aider à décarboner leur usine sur la base d'un programme qui va être le leur qui vont suivre et qui vont évidemment financer en partie donc on est capable sur des projets comme ça de montrer que le Partenariat Public Privé ça marche en ce qui concerne mon parcours donc moi j'ai grandi dans une famille qui était très attachée au service public ma mère travaillait à la RATP et mon père était journaliste mais mais un attachement très fort et donc c'est vrai quand je suis entré ici c'était presque une évidence pour moi alors j'ai eu la chance de sortir en classement qui m'a permis de le faire mais en tout cas j'avais vraiment envie de travailler la chose publique et parce que j'ai un scoop pour vous quand vous sortirez de l'école que ce soit d'ici ou de l'École d'application vous n'aurez pas fini d'apprendre les 10 premières années de votre carrière ce sera essentiellement quand même de l'apprentissage dans la fonction publique j'ai beaucoup appris j'ai appris analyser j'ai appris à faire des propositions j'ai appris à écrire des notes pour le ministre que le ministre lisait une fois sur deux je vous le confirme parce que je les lis pas toutes quand on les écrits mais bref j'ai beaucoup appris et j'ai un peu donné mais c'est vrai que j'étais un petit poisson dans une grande mare quoi quand vous êtes un des 300 fonctionnaires de la direction de la prévision qui essaye d'aider le ministres à prendre des décisions vous avez l'impression d'être de participer à de très grandes choses j'ai participé à la fabrication à la création de l'euro mais de pas être très influent et c'est ça qui m'a amené ensuite à partir dans le privé où là j'étais un plus gros poisson dans une petite mare je travaillais dans les entreprises de taille évidemment plus réduite que l'État français mais j'avais d'avoir plus d'influence plus d'impact en management en décision quand je prenais une décision générale il se passait quelque chose derrière alors que c'est vrai quand vous commencez dans l'administration vous avez l'impression d'être dans une énorme machine et j'ai eu la chance j'ai pris un risque pour ça en 2017 Emmanuel Macron a fait un appel associé civile d'ici vous voulez faire de la politique d'où vous venez on a besoin de VOUS j'ai démissionné de mon job j'ai fait une campagne j'ai été élu et je me suis retrouvé député et puis maintenant ministre et je pense qu'aujourd'hui j'ai la chance merveilleuse de pouvoir être aller à gros poisson dans une grande mare c'est vrai qu'aujourd'hui quand je prends des décisions ça a de l'impact on sauve des entreprises industrielles aujourd'hui j'espère en sauver une demain donc on verra on aura l'annonce qui a fait face à des coûts l'énergie extrêmement fort qui qui avait des enjeux de modèles d'affaires et en tant que mini j'ai pu aller chercher un repreneur négocier avec lui mettre en place donc on est capable de faire des choses tu as dit enfin vous êtes ministre j'aurais peut-être une vie après d'ailleurs parce que moi je crois beaucoup au fait que un je le montre j'espère les carrières sont variable que de le service public ça peut être aussi un passage et qu'on peut ensuite aller faire autre chose renouir la chose publique d'expérience qu'on a eu ailleurs et puis pourquoi pas retourner ailleurs derrière ça crée des enjeux déontologiques là-dessus il faut être extrêmement ferme donc faut mettre en place des procédures de transparence etc mais moi je crois beaucoup aux fertilisations croisées donc je pense qu'il faut garder ça et j'espère modestement l'avoir fait à mon niveau vous en parliez tout à l'heure un objectif et de réimplanter des entreprises du secondaire en France est-ce que vous pensez justement qu'il existe suffisamment de liens entre les acteurs de la transition écologique et le secteur de l'industrie pour réimplanter en France des entreprises du secteur de l'industrie tout en continuant à instaurer petit à petit une charte écologique auquel on se plier ce qui me frappe c'est que depuis un an et demi quand même l'état d'esprit de tout le monde a beaucoup changé et un climatocepticisme je pense je vais pas dire qu'il a disparu mais il a quand même très largement été évacué de les nouvelles générations qui arrivent sur le marché du travail et sur le marché de la consommation sont extrêmement sensibles à ça donc il y a de la pression de l'intérieur dans les boîtes total énergie entreprise bien connue ici aujourd'hui si elle veut recruter des talents c'est pas en disant qu'ils vont creuser des de pétrole au large de l'Angola qui vont le faire c'est en investissant en investissant ils le font en passant d'ailleurs c'est la totale énergie est une des boîtes qui investit le plus dans la transition énergétique ça fait marrer tout le monde je pense que Total énergie a été un petit sujet ici non c'est ça mais mais vraiment quoi je le dis en plaisantant mais je le dis aussi sérieusement Patrick williamet aujourd'hui s'il veut recruter des gens dans cette salle il a besoin de leur raconter une histoire sur la manière dont il va contribuer à la transition écologique les investisseurs les clients et vraiment moi je vous le dis je rencontre des industriels tous les jours qui savent que c'est devenu existentiel pour eux c'est pas juste du greenwashing où je raconte une histoire et tout va bien je fais un rapport à la fin de mon rapport annuel et les gens vont me croire on a besoin en partie parce qu'on a mis en place des normes dire qu'en 2035 on vendra plus un véhicule thermique en Europe ça met une pression énorme sur les industriels mais ça crée de la valeur ça crée une volonté d'avancer mais en partie parce que les chefs d'entreprise sont des citoyens comme vous et moi et qu'ils ont des enfants qui leur mettent la pression quand il rentre le soir ils ont des jeunes diplômés qui veulent pas les rejoindre ils ont des consommateurs qui leur mettent la pression pour que leur pays leurs produits sont plus vertueux et ça je suis prêt à reconnaître qu'on n'a pas encore fait tout le boulot ils ont des actionnaires et des investisseurs quand même qui sont de plus en plus sensibles à ça donc nous notre rôle c'est d'accélérer ça c'est d'écouter tout le monde parce que tu parlais des acteurs de la transition écologique ça c'est un écosystème extrêmement large donc les ONG les syndicats les représentants des écoles des universités liées la recherche et l'entreprise on travaille beaucoup là-dessus mais mais moi je suis vraiment persuadé j'espère que c'est pas trop tard on sait bien que les courbes sont extrêmement effrayantes mais que on est dans un moment de virages ou 80% des gens aujourd'hui le prennent ce virage donc il y a toujours les 20% de râleurs et de récalcitrant mais ils vont plus compter beaucoup cela et y compris d'ailleurs en politique dire je pense que la campagne vient six mois ou 8 mois a été différent de celle il y a 5 ans sur ce sujet et surtout dire qu'un ministre de l'Industrie vienne à l'X faire un échange sur la transition écologique je peux vous dire qu'il y a 10 20 ou 30 ans c'était impensable donc je pense que à Percy aujourd'hui il y a des gens qui ne font que ça on a recruté des gens sur la décarbonation de l'industrie donc c'est plus l'apanage du ministère de l'écologie des ONG et de quelques associations et de quelques entrepreneurs un peu qui ont des lubies quoi c'est vraiment en train d'imprégner tout le monde donc ça veut pas dire faut pas accélérer ça veut pas dire qu'il faut pas renforcer qu'il faut pas un peu fouetter tout le monde mais vraiment je pense qu'on est en train de changer là-dessus donc dans le cadre de la réindustrialisation dans le cas de la réindustrialisation et de la décarbonation de l'économie aujourd'hui l'hydrogène semble être une bonne solution néanmoins il y a des grands désaccords sur la définition de l'hydrogène vert à l'échelle européenne qu'en pensez-vous alors d'abord il y a aussi des désaccords et des débats sur est-ce que l'hydrogène ça va être utile très utile ou indispensable donc l'hydrogène c'est pas la solution magique mais en tout cas pour ce dont je vous disais dont je vous parlais tout à l'heure les 56 là ça va être extrêmement important extrêmement utile il y a encore des débats sur le fait de savoir si on peut avoir des voitures à hydrogène qui vont circuler partout mais ça fait plus de 150 ans qu'on fait de l'acier avec du fer et du charbon et qu'en plus on chauffe au carbone avec hydrogène on est capable de faire de l'acier avec du fer et de l'hydrogène et en plus de le chauffer à l'électricité donc c'est vraiment une solution le problème c'est que on va avoir besoin de beaucoup beaucoup d'hydrogène et donc c'est vrai que nous on est en train de faire ça le président un président un conseil de planification écologique où j'étais il y a une quinzaine de jours on essaye de boucler et on se dit pour boucler tout ça pour à la fois la Syrie de Dunkerque et toutes les tous les autres on va avoir besoin et plus les voitures électriques qui vont circuler partout en France etc on va avoir besoin de beaucoup d'hydrogène et surtout de beaucoup d'électricité parce que pour fabriquer l'hydrogène il faut beaucoup d'électricité puis par ailleurs on va conduire des voitures électriques partout en France il va falloir beaucoup d'électricité pour ça on va remplacer des chaudières au fioul par des radiateurs électriques il va falloir beaucoup d'électricité donc c'est vrai que le choix qu'on a fait nous c'est dit on va à la fois développer l'éolien même s'il faut reconnaître il y a moins d'acceptabilité sociale sur l'éolien enfin les EnR l'éolien et le solaire il y a moins d'acceptibilité sociale sur ces sujets que en Allemagne ou ailleurs et le nucléaire et là on a des Allemands qui vous le savez pour des raisons historiques des raisons politiques refusent le nucléaire sont plutôt en train d'en sortir et donc le débat européen qu'on a aujourd'hui c'est sur la définition alors pas d'hydrogène vert qui lui est défini comme produit à partir d'énergie renouvelable mais de l'hydrogène bas carbone donc il y a un vrai débat sur est-ce qu'on est capable de dire que pour développer l'hydrogène en Europe on va avoir à la fois besoin d'hydrogène nucléaire le nôtre et de l'éolien et du solaire mais quand même moins qu'ailleurs et de l'hydrogène solaire éolien à l'allemande c'est un vrai débat politique c'est aussi un débat il faut le reconnaître de concurrence entre eux et nous parce que ils sont bien conscients que l'électricité nucléaire quand elle est bien produite elle est pas très cher et puis c'est aussi un débat de souveraineté parce que quel que soit les calculs qu'on fait si on développe pas de nucléaire de l'hydrogène on va devoir l'importer et donc on importera de l'Afrique du Nord qui aujourd'hui est plutôt une zone avec laquelle on est en relation en partenariat en amitié bon mais les événements récents notamment russes en Russie nous ont montré que on peut très bien être en partenariat avec un pays et que ça change en quelques années donc voilà on a aussi un débat autour de la souveraineté industrielle avec nos amis allemands bonjour monsieur le ministre et merci d'être avec nous encore une fois on sait que l'entrepreneuriat est au cœur du programme du président Macron et dans le but de participer de la manière la plus efficace à la transition écologique de l'industrie qu'elle est d'après vous la voie la plus impactante pour nous autres élèves politiques entre intégrer des grands groupes industriels ou bien participer à la croissance au développement de startups de la Green tech j'allais dire les deux mon général et même les trois puisque les politiques publiques ont aussi besoin de jeunes ingénieurs brillants qui vont nous aider à les dessiner à les mettre en oeuvre ce qui est vrai c'est que du côté des startups on est en train de passer de la start-up nation essentiellement non industriel des software des applis qui ont très bien marché et qui ont permis de mettre la France sur la carte mondiale et qui franchement créer de l'emploi et de créer de la valeur au start-up industrielles donc on est là vraiment dans une logique où on sait bien que pour développer l'industrie de la décarbonation de demain on a besoin d'innovation et d'innovation elle a souvent davantage lieu dans des petites équipes on l'a vu tout à l'heure au dry Center avec des entreprises industrielles qui sont en train d'être incubées et pour lequel le défi majeur d'ailleurs c'est de passer de l'incubation à la vraie production parce qu'évidemment développer une app ça prend pas beaucoup beaucoup de capital développer une usine sans prendre avantage il y a aujourd'hui je pense 25 ou 30 licornes en France il y a une seule licorne industrielle mais elle est exceptionnelle ça peut exothèque elle gère de la logistique de manière totalement robotisée et du coup elle est utilisée par des entreprises industrielles françaises et fait que ces entreprises elles-mêmes consomment moins d'énergie sont optimisés donc à contribuer à la décarbonation donc en tout cas c'est une piste intéressante les grands groupes le sont aussi mais au fond le conseil que j'ai envie de vous donner c'est je sais plus qui me disait tout à l'heure quelle question vous vous posiez euh à ce moment-ci là donc fin de troisième année on se dit bon où est-ce que je vais l'année prochaine etc c'est avant tout un enjeu de je dirais d'appétence personnelle si vous avez le sens du risque si vous préférez travailler dans une équipe réduite si vous préférez être multitâche plutôt que vertical donc contribuer à différentes fonctions qui peuvent aller de la levée de fonds à l'avant au design industriel c'est vrai dans une startup c'est plutôt comme ça que ça va se passer alors que dans un grand groupe vous serez plutôt dans des verticales sur des métiers où je disais tout à l'heure vous allez vous former de manière plus approfondie sur des technologies qui vont vous permettre ensuite d'évoluer moi ce que j'aimerais surtout vous passer comme message personnel et j'espère que mon parcours et c'était il y a 35 ans donc je pensais beaucoup plus facile maintenant le montre c'est il n'y a pas d'erreur définitive il y a pas de voie de garage et quel que soit l'opportunité dans laquelle vous vous lancez mec de mostovit comme disent les Anglais utilisez-la profitez-en au maximum et ensuite prenez des virages bien les virages dans la dans la vie c'est c'est souvent extrêmement utile et moi je sais parce que je sais d'où je viens donc je disais tout à l'heure c'est important de savoir d'où vous venez quel est votre base arrière c'est le culbuto là quel que soit la manière dont vous allez être bousculer vous allez retomber sur ce que vous avez appris ici éventuellement dans les quelques années qui vont suivre enfin vraiment laissez-vous guider par l'envie soyez toujours en questionnement par rapport à ce qui vous arrive pensez pas trop au coup d'après faites ce que vous faites à fond et une start-up vous amener à faire partie d'un grand groupe moi j'ai des copains qui ont lancé des startups qui travaillent maintenant parce qu'ils ont été rachetés par Apple Microsoft ou à l'inverse il y a aujourd'hui des grands groupes Renault par exemple qui permettent de créer des startups à des des gens de chez eux et on en a vu un exemple tout à l'heure ici donc tu vois il y a autant de si je puis dire il y avait un peu quand même des autoroutes aujourd'hui on est dans un monde beaucoup plus dynamique de ce point de vue là et j'en suis très heureux merci de votre réponse tout d'abord mais au-delà de l'appétence personnelle on voit bien qu'aujourd'hui la l'immense majorité des étudiants qui sortent des grandes écoles ils finissent directement enfin ils s'engagent directement dans des grandes entreprises donc ne pensez-vous pas qu'il faudrait un peu plus sensibiliser voire encourager les étudiants et les jeunes diplômés également à s'orienter en fait vers l'entrepreneuriat et passer le pas moi ce que enfin je répète il y a pas de recette magique il y a beaucoup plus aujourd'hui d'élèves qui montent des boîtes à la sortie des écoles que de montant donc évidemment quand on se compare on se console je pense que c'est beaucoup plus le cas aujourd'hui qu'avant et y compris beaucoup dans les technologies où la France font vraiment fait partie des leaders mondiaux moi je pense que la sensibilisation d'entrepreneuriat je pense qu'elle est faite ici d'ailleurs c'est très important je veux dire il y avait pas de cours d'entrepreneuriat quand j'étais à X ça aurait été même totalement quasiment absurde de même l'imaginer le concevoir donc donc il y a des efforts qui ont été faits je pense qu'ils sont très utiles vraiment je pense qu'il faut qu'on sorte de la logique d'autoroute ce que je fais à 25 ans va me guider pour les 25 ans qui viennent on a vu tout à l'heure des startups certains qui l'ont lancé alors que leurs études étaient même pas terminées donc un de vos coraux légionnaires qui était au MIT et qui est revenu ici monter sa boîte au laboratoire il a jamais travaillé ailleurs que dans la start-up qu'il est en train de monter et un autre qui a passé 25 ans chez Renault qui est en train de construire des robots qui vont charger directement les véhicules électriques tu vois j'ai pas envie de dire allez dans les startups allez dans les grands groupes ou sortez des grands groupes aller dans les startups les grands groupes qui sont de plus en plus challenge et là-dessus sont en train de monter des start-up internes donc je pense que l'esprit d'entrepreneuriat en revanche car trop longtemps été un peu absent de la France il faut le reconnaître ça c'était essentiel d'avoir cet esprit d'entrepreneuriat que vous soyez dans l'administration dans une grande entreprise ou évidemment dans une petite cet esprit là il doit vous guider parce que c'est ce qui va c'est ce qui va nous amener innover c'est ce qui va nous amener accessoirement à prendre du risque je pense que la culture du risque est une culture extrêmement positive qu'il faut valoriser y compris les échecs qui vont avec parce que quand on prend du risque en général ça nous arrive de se planter très bien on apprend et on continue ça c'est important c'est plus cette dimension culturelle que j'ai envie de pousser que l'autoroute start-up versus l'autoroute grand groupe maintenant j'ai proposé s'il y a des questions parmi vous n'hésitez pas à lever la main je vais faire passer les micros non c'est bon qui passe déjà parfait vous présentez rapidement et puis bonjour ça marche bonjour donc là je suis aspirant le fort de la promotion 2020 j'ai une question sur votre première journée à l'Assemblée nationale comment c'est quand on n'a pas fait de politique avant et qu'on arrive et qu'on a député et qu'on sort de pas de la politique alors la première était j'allais dire facile la deuxième a été extrêmement difficile la première je me suis retrouvé dans l'hémicycle rangée par l'alphabétique on a élu le président de l'Assemblée nationale à l'époque c'était François de Rugy ma mère qui à l'époque avait 85 ans était dans les tribunes j'étais ému comme un gamin extrêmement fier et j'avais zéro regret du risque un peu fou que j'avais pris quand même parce que j'avais un très beau job à Montréal j'étais très heureux ma famille était très heureuse et quasiment du jour au lendemain j'ai décidé de mettre un océan entre eux et moi et de me lancer dans cette aventure mais il y avait et en plus vous le savez sans doute parce que vous deviez avoir peut-être que vous votiez pas pour la plupart d'entre vous mais du coup vous devez être quand même suffisamment âgé pour suivre il y avait un espèce de vente fraîcheur d'optimiste de renouveau extrêmement fort et à l'Assemblée nationale il y avait quasiment 50% de femmes là où dans la promo précédente si je puis dire c'était à peine 30 il y avait un renouveau des des parcours le deuxième jour a été horrible au sens où je me suis retrouvé dans une expérience dont j'avais pas les codes qui étaient par rapport à des entreprises extrêmement mal organisées c'est-à-dire qu'il y a pas de formation il y a pas de mentorat on doit tout apprendre sur le tas
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parfois même si c'était moins le cas à l'époque c'est un peu plus le cas ces derniers temps notamment ces dernières semaines les débats sont tellement caricaturaux qu'on se demande vraiment à quoi ça sert c'est très difficile d'avoir ce type de discussion à l'Assemblée nationale c'est souvent assez vite ça fait partie des ustes de la politique mais parfois un peu caricatural très tendu et violent donc c'est vrai que j'ai eu quelques semaines où je me suis retrouvé donc je logais chez ma mère dans un lycam dans une petite chambre ma famille était de l'autre côté de l'Atlantique je comprenais rien à ce qui se passait parce que les process je les connaissais pas il faisait 45 degrés à Paris je me suis dit tu as fait l'erreur de ta vie et au fond comme toujours d'ailleurs dans toutes les expériences j'ai appris sur le tas j'ai constitué une équipe j'ai trouvé des alliés autour de moi on a réussi quand même à voter des lois alors qu'un certain nombre d'entre nous on nous le disait à l'époque était totalement amateur puis voilà j'ai parfait ma formation j'ai appris à naviguer un environnement nouveau et c'est ce qui vous arrivera à chaque fois que vous changerez de job de métier de continent ou d'entreprises puis voilà la nature humaine est telle que quand vous travaillez en général vous y arrivez quoi mais c'est vrai qu'au début c'est extrêmement frappant et puis le deuxième point très important c'est que quand vous êtes à l'Assemblée vous parlez beaucoup vous votez un peu mais vous ne faites pas l'assemblée légifère alors que moi j'avais passé 25 ans dans les entreprises à faire des choses donc quand je rentrais le soir je savais à peu près ce que j'avais fait de bien ou pas bien c'est beaucoup plus compliqué quand vous quand vous quand vous quand vous légiférer et donc c'est parfois un peu fr parce qu'on se dit on a voté une loi puis on n'est pas sûr qu'elle aura un impact en tout cas on sera pas nous en charge c'est pour ça que ce que je fais aujourd'hui j'adore parce que je suis retourné dans un job exécutif en guide législatif exécutif et que quand je décide quelque chose en général ça impacte concret sur la vie des gens mais c'est vrai que l'assemblée c'est une une expérience assez originale qui reste quand même évidemment un maillon extrêmement fort de nos démocratie si on voit pas le doigt et si on contrôle pas le gouvernement on va nulle part mais c'est quand même un lieu assez unique bonjour monsieur le ministre pour c'est pour moi un grand plaisir d'être ici pour vous écouter et vous poser cette question je me présente je m'appelle poncembo je suis doctorant à l'école actuellement en physique et vous avez dit beaucoup de bonnes choses de belles choses j'ai eu beaucoup de plaisir à vous écouter et notamment vous avez parlé de transition énergétique vous avez parlé de voiture électrique vous avez parlé de ce souvenir d'où l'on vient et de prendre le mode Ovide et aujourd'hui j'aimerais prendre le must de cette conversation pour pouvoir vous poser une question qui me tient particulièrement à coeur et qui est très lié à mon histoire personnelle dans quelques jours le président Emmanuel Macron va se rendre en République démocratique du Congo qui est mon pays d'origine qui est un pays qui est décimé par la guerre notamment pour la quête des matières premières qui sont le cœur de la transition énergétique parlons aujourd'hui souvent qu'on évoque la transition énergétique on oublie d'évoquer son coût humanitaire ou son corps humain aujourd'hui j'aimerais savoir la France qui est un pays très engagé sur la question que pensent-elles de ce qui se passe au Congo et comment est-ce que vous en tant que ministre de l'Industrie pensez-vous pouvoir agir contre ces personnes qui sont un peu les victimes de cette transition merci beaucoup merci à merci à toi pour cette question fondamentale alors je suis désolé je vais pas te répondre directement sur la situation de la RDC parce que je la connais pas suffisamment sur le terrain pour pouvoir la commenter mais au fond elle reflète le défi majeur de la transition écologique du côté des ressources ça fait 150 ans qu'on dépend des hydrocarbures avec tous les travers géopolitiques qu'on connaît des pays dont certains sont parfaitement légitimes démocratiquement d'autres qui sont sans doute un peu moins qui se sont enrichis pour certains développés de manière extrêmement apaisée démocratique pour d'autres de manière extrêmement du et autocratique grâce à cette manne qui tombait du ciel et là on passe d'une dépendance à une autre parce que pour faire la transition écologique il faut du lithium du nickel des matériaux rares etc qui sont disponibles sur la planète mais pour laquelle il faut essayer de d'éviter de reproduire les erreurs du passé et donc nous là dessus on a une stratégie c'est-à-dire que l'objectif il est effectivement on a une stratégie métaux méthode base qui vise à développer une souveraineté française et européenne dans ce cadre là en allant chercher les ressources là où elles sont certes mais dans une logique de diplomatie des métaux positives dans une logique d'investissement responsable parce qu'on peut faire du mining responsable ou du mining qui les moins on veut surtout développer le recyclage évidemment pour pouvoir recycler de lithium dans une batterie il faut déjà avoir construit des batteries pour tout le monde mais après ainsi qu'un premier cycle de batterie qui dure entre 10 et 20 ans on veut pouvoir recycler les matériaux et on l'a déjà fait au niveau européen en donnant des contraintes de recyclage il faudra au moins de 30% du lithium des batteries européennes par exemple soit recyclés donc on est capable je pense d'apprendre du passé et d'avoir des normes des règles des relations avec les parties prenantes notamment les pays partenaires dans lequel on ira chercher ses ressources qui doit nous permettre de faire mieux à l'avenir que ce qu'on a fait depuis 150 ans mais je suis désolé de pas répondre sur la RDC parce que je connais pas suffisamment la situation sur le terrain pour pour y répondre mais évidemment dans ce pays qui est un pays de ressources extrêmement fort va faire partie à la fois des fournisseurs de la révolution technologique mais avec lesquelles on va devoir sans doute avoir des relations un peu différentes à vos souhaits bonjour Alors je m'appelle Louis je suis étudiant en master d'économie ici à Polytechnique et j'avais une question concernant l'acceptabilité de la réindustrie les réindustrialisée en France donc avec la délocalisation des activités industrielles à partir des années 70 on annonce seulement délocalisé l'activité mais aussi la pollution directe liée à toutes nos activités dans d'autres pays ce qui a d'ailleurs révélé de nombreux scandales environnementaux comme métal Europe dans le Nord-Pas-de-Calais ou Rhône que à La Rochelle et donc aujourd'hui si on veut relocaliser nos activités en relocalise aussi la pollution directe qui est induite et donc ma question elle est double tout d'abord elle concerne la potence enfin l'acceptabilité sociale de ces potentiels impacts environnementaux de la pollution des sols de l'eau etc mais aussi c'est éventuellement une bonne chose parce que je suppose que la France aura des lampes supérieures par rapport à ces pays mais ça induit le traitement de cette pollution induitment un coût supplémentaire à quel point il est important et à quel point pensez-vous que la société sera capable de l'incorporer merci c'est vraiment fondamental merci pour la question d'abord au niveau global on différencie souvent l'empreinte carbone de l'émission de carbone donc un français ou une Française émet trois fois moins de carbone qu'un Américain en partie parce que on a des petites voitures contacts plus l'essence qu'on a de l'électricité des carbonée mais en grande partie parce qu'on a exporté nos émissions ailleurs donc quand vous regardez l'empreinte carbone d'un français donc combien il les met de CO2 y compris de CO2 à porter au fond on n'est pas très inférieur aux Américains donc ce que tu dis est vrai on a exporté nos émissions ailleurs et nous on est convaincu que si on réimporte nos émissions chez nous elles seront moins émettrices parce que ce sera fait avec de l'électricité nucléaire ou renouvelable plutôt qu'avec du charbon ailleurs comme en Inde ou en Chine par exemple en plus on économisera le transport et en plus on le fera avec des normes de pollution plus plus contraignantes parce que c'est vrai qu'elles le sont en Europe et en France qu'ailleurs donc ça c'est la le verre à moitié plein c'est très bien le défi c'est l'acceptabilité de tout ça je suis persuadé que d'un point de vue sociétal je disais tout à l'heure on est tous prêts maintenant à prendre ce virage ou à peu près mais au point de vue local c'est plus compliqué il y a ce qu'on appelle l'effet Nîmes bille note im Macard je veux bien qu'on le fasse mais pas chez moi c'est déjà un défi pour les éoliennes je disais tout à l'heure les Français veulent moins d'éoliennes dans leur jardin que les Allemands les les Danois ou autre on va y répondre en développant l'éolien offshore c'est aussi vrai pour l'industrie la manière d'y répondre quand même parce que moi je vais beaucoup dans les territoires toutes les semaines c'est que dans les territoires industriels historiques la relation avec l'industrie reste encore extrêmement forte donc c'est des territoires qui étaient très forts dans l'industrie jusqu'aux années 60-7080 qui ont décliné y compris d'un point de vue social d'un point de vue politique le Front national il y a monté etc mais aujourd'hui le rapport et l'attachement le territoire industrie il est encore très fort dans les hauts de France dans les Ardennes dans le dans le massif auvergnat autour de Clermont-Ferrand etc il y a encore des hubs des endroits où l'industrie les gens en sont assez fiers ça fait partie de la psyché familiale on se raconte des histoires d'industrie de père en fils ou de mère en fils etc donc il y a quand même des endroits où le rapport à l'industrie est plus fort le deuxième point je disais tout à l'heure c'est quand même de donner envie d'industrie d'expliquer en quoi l'industrie ça paye c'est moins pénible et ça dépollue plutôt que ça paye pas assez pénible et ça pollue et le troisième point c'est ce que disait c'est d'avoir d'être d'être extrêmement fort sur les normes on nous reproche beaucoup et je comprends pourquoi d'avoir voté par l'empinois qui dit zéro artivise artificialisation net c'est-à-dire de limiter le développement des empreintes industrielles et commerciales dans les zones où il y a des zones agricoles des zones naturelles des parcs etc donc c'est vrai qu'on a beaucoup contraint le développement de l'industrie mais les mers les communautés de communes les élus les porteurs de projets à se demander si plutôt que d'aller dans une dans un terrain naturel qu'on va industrialiser on pourrait pas utiliser la friche qui est là qui était là avant certes qui est polluée qui va falloir dépolluer et en France ce sont les propriétaires précédents qu'on est quand même les obligations d'évolution pour développer ça donc moi j'y crois mais on a un vrai défi culturel y compris d'ailleurs de communication autour de tout ça je suis désolé si restez des questions malheureusement on est un peu contraint par le temps merci beaucoup monsieur le ministre pour tous ces échanges merci beaucoup de nous avoir apporté des de quoi réfléchir à l'impact qu'on va avoir plus tard à l'impact qu'on peut avoir plus tard merci beaucoup merci merci à tous et à toutes et vive l'industrie des carbonées