La grande interview : Maud Bregeon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que le gouvernement a raté ou n'a pas vu venir concernant les violences dans les lycées ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Qui doit payer les dégradations des lycées ?
- 3:59ComplaisanteRéponse partielle
Est-ce que c'est le bon moment pour demander aux ministres de travailler sur la reprise des cours ?
- 5:16OuverteRéponse directe
Qui va payer ces dégradations ? État, parents ou régions ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le projet de loi 'Casseur Payeur' sera présenté le 27 octobre. Quelles sont les premières mesures concrètes ?
- 6:43OuverteRéponse directe
Quelle est la place des parents et la responsabilité parentale dans ces violences ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Locuteur 2Chiffre
« 4 à 500 établissements seront partiellement ou totalement fermés. 24 ont été saccagés. »
- 0:40Locuteur 3Fait
« Tout a été mis en place d'abord pour organiser un retour au calme et c'est pour ça que de nouveaux établissements 4 à 500 établissements sont fermés aujourd'hui et on continuera autant que nécessaire. »
- 1:22Locuteur 3Fait
« Lorsque des individus jeunes ou moins jeunes d'ailleurs caillassent des forces de l'ordre s'emprennent à des pompiers agressent du personnel de l'éducation nationale, ce n'est pas la faute du gouvernement, c'est la faute de délinquant, de factieux. »
- 2:03Locuteur 3Promesse
« assurer les cours, garantir les conditions d'enseignement digne, organiser des journées qui permettent de travailler et vivre au lycée, rendre des choix d'orientation compréhensibles et réellement accessibles. »
- 2:35Locuteur 3Fait
« il faut bien faire le distingo entre des lycéens qui ont des revendications que nous devons écouter parce que c'est notre jeunesse et parce que au fond, c'est leur quotidien. Et en même temps, ce qui s'est passé la semaine dernière qui je le dit est proprement inadmissible »
- 3:16Locuteur 3Fait
« on a vu des élus comme Louis Boyard, comme Bell Bagayoko attiser, encourager cette violence et donc ils ont une responsabilité politique et morale majeure dans ce qui se passe depuis plusieurs jours aux abords d'ités. »
- 5:16Locuteur 3Fait
« Le premier ministre Sébastien Lecornu a présenté un projet de loi en conseil des ministres, un projet de loi qui s'appelle casseur payeur qui vise notamment à garantir que les amendes soient dans la totalité des cas payés, y compris si ça doit nous amener à aller piocher dans les aides sociales, dans les APL par exemple. »
- 6:43Locuteur 3Fait
« chez moi dans les hautes scènes, le préfet Alexandre Bruger convoquera aujourd'hui les parents d'enfants tenus pour responsable de violence dans les lycées ou aux abords des lycées. »
- 8:48Locuteur 3Fait
« Je crois que d'abord ce qui est brutal c'est les images qu'on a vu et c'est les actions encore une fois de mouvement délinquants qui ont été proférés la semaine dernière. »
- 10:42Locuteur 3Chiffre
« Le budget arrive. Il cette semaine en commission avec un texte qui prévoit un effort de 54 milliards d'euros, je crois pour contenir le déficit. En réalité, ce sont surtout les entreprises qui vont faire des économies selon l'Institut Rex. 20 milliards d'euros pour les entreprises sur ces 54 milliards d'euros. »
- 12:02Locuteur 3Fait
« L'État portera l'essentiel de l'effort par le gel encore une fois des crédits de l'ensemble des ministères hors défense. »
- 14:01Locuteur 3Chiffre
« Le budget était revenu à 3 % lorsqu'il était premier ministre. »
- 15:18Locuteur 3Chiffre
« On a reconduit prolongé cette aide d'ailleurs de 100 € pour 5,5 millions de français. »
- 17:21Locuteur 3Fait
« Ces propos sont évidemment gravissimes s'ils sont avérés. »
Temps de parole
- ?100 %
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et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe c'est Ma Brégon. Bonjour à vous. Vous êtes porte-parole du gouvernement ministre délégué de l'énergie. Ce matin, 4 à 500 établissements seront partiellement ou totalement fermés. 24 ont été saccagés. Constat accablant du ministre de l'éducation Édouard Gefrey. Qu'est-ce que le gouvernement a raté ou n'a pas vu venir ? Ma bron. La priorité c'est d'abord de rétablir l'ordre. les images qu'on a vu euh ces derniers jours, la semaine dernière, spécifiquement aux abords des lycées, des images de grande violence, des policiers qui ont été pris pour cible, des gendarmes qui ont été pris pour cible, des pompiers, des personnels de l'éducation nationale, des journalistes, des élèves qui ont été pris pour cible. Tout ça est
absolument évidemment évidemment évidemment inadmissible. Tout a été mis en place d'abord pour organiser un retour au calme et c'est pour ça que de nouveaux établissements 4 à 500 établissements sont fermés aujourd'hui et on continuera autant que nécessaire. parle encore, il ne s'agit pas de balayer d'un revers de main des revendications qui peuvent être légitimes, mais entre des lycéens qui ont des choses à dire encore une fois de manière pacifique et légitime et des violences urbaines, il y a un monde. C'est deux choses complètement différentes. Mais donc vous avez loupé quelque chose, vous n'avez pas compris ce qui se passait du côté des lycéens et ce mouvement a depuis été complètement noyoté par la gauche radicale et donc il n'a plus rien à voir avec ce qu'il était
au départ. Je crois qu'il faut pas inverser les choses. Lorsque des individus jeunes ou moins jeunes d'ailleurs caillassent des forces de l'ordre s'emprennent à des pompiers agressent du personnel de l'éducation nationale, ce n'est pas la faute du gouvernement, c'est la faute de délinquant, de factieux. Ça pose la question de la responsabilité parentale par ailleurs quand ils sont mineurs. Et le rôle de l'État, le rôle du gouvernement c'est évidemment de tout mettre en œuvre là encore une fois pour rétablir l'ordre. rétablir l'ordre, c'est la priorité. Mais je le redis, n'inversons pas la charge de la preuve. Bien sûr. Je suis quand même étonnée par ce qu'a demandé hier Sébastien le Cornu à cinq de ses ministres pour que les cours reprennent. Euh cinq chantiers,
assurer les cours, garantir les conditions d'enseignement digne, organiser des journées qui permettent de travailler et vivre au lycée, rendre des choix d'orientation compréhensibles et réellement accessibles. Demandez ça à des personnels de l'éducation nationale ou euh des ministres, euh des personnels qui vivent dans la terreur d'être brûlés vivent dans leur logement de fonction. Est-ce que c'est le bon moment ? Est-ce que c'est la bonne réponse à apporter ? C'est une mission, c'est une mission qui est donnée encore une fois à cinq ministres et qui doit être rendue d'ici à fin octobre. L'objectif c'est quoi ? c'est de dire bien sûr qu'il y a des difficultés au lycée, bien sûr qu'il y a des difficultés dans l'éducation nationale et dans le fonctionnement de
l'éducation nationale. Et les lycéens ont des choses à dire, ont des messages à passer, il faut qu'on arrive à les entendre, à les écouter, à les prendre en faire baisser l'attention. Pour autant, pour autant, il faut bien faire le distingo entre des lycéens qui ont des revendications que nous devons écouter parce que c'est notre jeunesse et parce que au fond, c'est leur quotidien. Et en même temps, ce qui s'est passé la semaine dernière qui je le dit est proprement inadmissible et par ailleurs et par ailleurs instrumentalisé par une part de responsable politique. Je pense notamment à la France insoumise dès les prémisses du mouvement. Dans les premières heures de ce mouvement, on a vu des élus comme Louis Boyard, comme Bell Bagayoko attiser, encourager cette violence et donc ils ont une
responsabilité politique et morale majeure dans ce qui se passe depuis plusieurs jours aux abords d'ités. participe à l'embrasement dans il participe évidemment à l'embrasement. C'est fait de manière tout à fait assumée et au fond ça ça ça dit quelque chose d'une stratégie électorale qui est mise en place pour soi-disant récupérer le vote peut-être d'une partie de la jeunesse. Moi, je pense que c'est profondément délétaire mais en tout état de cause ça existe. C'est une stratégie électorale assumée de la France insoumise profondément cynique. profondément cynique, mais donc avec une responsabilité derrière politique politique qu'ils devront assumer et qu'ils devront assumer devant les policiers, devant les gendarmes et
devant le corps enseignant qui en ce moment toutes les raisons d'avoir peur. Absolument quand même, ça fait quand même 10 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. Parcours suprequest s'insurgent a été mis en place sous le gouvernement d'Édouard Philippe par la ministre Frédéric Vial. 8 ministres de l'éducation nationale, budget 2026 milliards d'euros. Il y a rien qui fonctionne en fait. C'est le bilan des années Macron. C'est à quoi on arrive aujourd'hui Bréson. Justement, je pense qu'il faut surtout pas tomber dans ce type de caricature. C'est pas une caricature sont des chiffres et des faits. Dire que rien ne fonctionne dans l'éducation nationale, d'abord c'est c'est ce que disent les lycéens hein. D'abord c'est pardonnez-moi, mais c'est un peu méprisant envers tous les
enseignants, tous les chefs d'établissement qui font un travail absolument extraordinaire. Il y a beaucoup d'établissements de lycées, de collèges dans lesquels ça se passe bien. Il y a des enseignants qui font remarquablement leur travail en France. Il se réveill par qui se réveille tous les matins. Tous les matins avec un objectif, c'est la réussite de leurs élèves. Et ensuite, il y a évidemment, mais comme dans toute organisation, des dysfonctionnements, des choses que l'on peut améliorer. C'est le cas dans l'éducation nationale, pas uniquement. Et par ailleurs, ça ne justifie pas ça ne justifie pas qu'on brûle des lycées ou qu'on s'en prenne à des pompiers et des gendarmes. Alors, qui doit payer d'ailleurs la facture Mrégon ? Qui va payer ces dégradations ? Est-ce que c'est l'État,
c'est les parents comme ou c'est la les régions ? Puisque les la lycées dépendent des régions ? Plus personne ne comprend aujourd'hui que l'État et donc le contribuable, vos impôts, les impôts de ceux qui sont en train de nous écouter, euh pai pour les dégradations d'une minorité euh violente. Vous savez que le premier ministre Sébastien Lecornu a présenté un projet de loi en conseil des ministres, un projet de loi qui s'appelle casseur payeur qui vise notamment à garantir que les amendes soient dans la totalité des cas payés, y compris si ça doit nous amener à aller piocher dans les aides sociales, dans les APL par exemple. Et donc ce projet de loi sera présenté le 27 octobre prochain au Sénat. Il permettra donc deux choses, une date précise ça.
Le 27 octobre au Sénat, il permettra deux choses. D'une part, d'aller prélever dans les prestation familiale lorsque c'est nécessaire, que ce soit pour euh des dégradations commises par des majeurs ou par des mineurs. Et du coup, on irait utiliser une part des allocations des parents. Et puis ensuite, ça permet d'engager une forme de responsabilité collective. Si vous êtes participante à un mouvement violent, qu'après sommation de la police, vous restez dans ce mouvement violent, alors pourra être engagé une coresponsabilité. Ça c'est intéressant. et 81 % des Français, je crois que c'est que ce soit les parents qui baillent très attendus par nos concitoyens parce que euh vous avez des enfants, j'ai des enfants, quand on a des jeunes de 14 15
16 ans qui à 9h du matin sont en train de brûler des abris de bus ou plus grave encore peut-être le lycée dans lequel ils étudient, ça pose la question de la place des parents et de la responsabilité parentale. J'ai d'ailleurs noté, vous savez que chez moi dans les hautes scènes, le préfet Alexandre Bruger convoquera aujourd'hui les parents d'enfants tenus pour responsable de violence dans les lycées ou aux abords des lycées. Je pense que c'est une bonne manière de faire. Je pense que c'est une bonne manière de faire parce que on ne peut pas trouver d'excuses à une forme de déresponsabilisation. Voilà, quels que soient euh les milieux sociaux, queles que soient les difficultés auxquelles les familles sont confrontées et qu'il faut encore une fois entendre, mais quand on a des
gamins de 14, 15 ou 16 ans euh qui brûlent des lycées et qui s'en prennent euh au personnel de l'éducation nationale, à leurs enseignants dévoués pour eux, ça appelle encore une question fondamentale qui est celle de la sphère familiale et le projet de loi sur Castor Payer a concrètement les premières mesures Ce sera quand ? Si vous dites qu'elle arrive là au Sénat, ce sera dès l'année prochaine 2027. Il y aura une première lecture au Sénat. L'objectif, c'est bien sûr d'aboutir le plus rapidement possible. On en parlera peut-être tout à l'heure, mais vous savez qu'on a par ailleurs un budget à Parlement. Voilà, prendre un peu encore un mot du syndicat de la magistrature qui dénonce une réponse gouvernementale, je cite brutale et demande de cesser de réprimer la jeunesse pour la faire
terre. Il dit que ces usages manifestement disproportionnés de la force publique touchent d'abord et avant tout les jeunes racisés issus des quartiers populaires. Ça fait sortir leur Nouz de SON qui dit qu'évidemment il déplore des accusations graves et sans fondement d'intervention et et c'est tout que on va pas aller plus loin. Est-ce que vous demandez la dissolution du syndicat de la magistrature ? Je crois que d'abord ce qui est brutal c'est les images qu'on a vu et c'est les actions encore une fois de mouvement délinquants qui ont été proférés la semaine dernière. Je pense que le syndicat de la magistrature sort euh complètement de son rôle en tenant de tels propos et que si je me mets à la place des Françaises et des Français qui nous écoutent ce matin, je comprends
qu'ils puissent s'interroger euh sur le fonctionnement de cette institution. Donc, j'en demande pas parce que c'est pas mon rôle la dissolution ou je sais pas quel est le mot que vous avez utilisé mais c'est profondément choquant. Évidemment que les les policiers disent sera jugé indépendamment. C'est profondément choquant mais on regarde des positions du syndicat de la magistrature depuis quelques années. C'est pas non plus très étonnant. Donc donc on laisse faire, on continue. Mais c'est pas une question de laisser faire ou de ne pas laisser faire. Il s'agit pas le rôle de la porte-parole du gouvernement n'est pas de demander la dissolution d'un syndicat. C'est de rappeler quel est l'état du droit et la manière dont il doit être appliqué. Je vous renvoie par ailleurs à la directive
qui a donné le gard des saut Gérald Armanin euh dès la semaine dernière à l'ensemble de la chaîne judiciire et demandant une fermeté toute particulière. Voilà. Et donc pour nous c'est ça qui compte. Il y a aussi ces forces de l'ordre qui sont mal menées. On l'a dit à plusieurs reprises depuis le début de ces interventions. Est-ce qu'on doit instaurer une présemption de légitime défense au bénéfice des forces de l'ordre ? Je crois d'abord que les forces de l'ordre et l'immense majorité des policiers et des gendarmes font un travail absolument remarquable et absolument extraordinaire. et les attaques euh au sens des accusations euh dont ils ont fait l'objet depuis une semaine maintenant, notamment en tout cas concernant les violences aux abords des lycées sont absolument
inacceptables. On a vu des centaines et des centaines d'individus s'en prendre encore une fois au personnel de l'État euh et une minorité notamment de responsable politique pointé du doigt les forces de l'ordre. Euh je pense que je pense qu'encore une fois c'est de la très base politique mais je suis convaincu que ça ne reflète pas ce que pensent les Français parce que l'immense majorité des Français sont en soutien euh des forces de l'ordre des policiers et des gendarmes. Ma Brégon, notre invité sur ces news et sur européens. Vous l'avez dit, le budget arrive. Il cette semaine en commission avec un texte qui prévoit un effort de 54 milliards d'euros, je crois pour contenir le déficit. En réalité, ce sont surtout les entreprises qui vont faire des économies selon l'Institut
Rex. 20 milliards d'euros pour les entreprises sur ces 54 milliards d'euros. Où est-ce que l'État se sert la ceinture ? En fait, il y a un partage de l'effort et le gros de l'effort est porté par l'État. Les crédits des ministères hors défense seront gelés. C'est le l'effort le plus important qui est demandé dans ce budget. Maintenant, moi je voudrais être clair, ce matin, on est dans une situation qui est très difficile, très difficile. Le déficit catastrophique, le déficit 2026 sera supérieur à 5 %. On a une situation nationale qui est euh encore une fois extrêmement compliquée, notamment sur le plan politique. On a une situation internationale faire ce qui se passe au Moyen-Orient, qu'on faire la hausse des taux dont vous parlez sûrement sur vos plateaux euh qui
est inquiétante par certains aspects. Et donc il y a urgence plus que jamais si je puis dire à permettre l'adoption d'un budget dans les semaines à venir. Je vous renvoie vers le rapport de l'inspection générale des finances. C'est pas un rapport du gouvernement qui explique bien que l'absence de budget, c'est un déficit qui avoisinera les 6 % l'année prochaine. On est d'accord. Et donc on rentrera la question c'était pourquoi est-ce que les entreprises qui vont porter l'essentiel de l'effort et pas l'État ? C'est l'État qui portera l'essentiel de l'effort. L'État portera l'essentiel de l'effort par le gel encore une fois des crédits de l'ensemble des ministères hors défense. Ensuite, les entreprises aussi, vous me le concéderez qu'elles porteront aussi une partie de l'effort.
Les entreprises porteront une partie de l'effort et toute la question c'est la manière dont on le répartit. Maintenant moi je je voudrais être encore une fois clair ce matin. Nous on propose une copie de départ. On n pas de majorité au parlement. On propose une copie de départ qui fait contribuer les uns et les autres de la manière la plus équitable possible et puis ensuite on discutera, il va se passer des semaines de débat au Parlement et moi ce que j'espère c'est que les partis politiques responsables, ceux qui n'ont pas envie en tout cas d'envoyer le pays dans le fossé de la dette déficit arriveront à s'accorder pour un budget pour 4 ou 5 mois et ensuite vous adressez au Rassemblement national je m'adresse aux 577 députés et à l'ensemble des sénateurs.
du Parlement parce que ce n'est pas le rôle de l'État et du gouvernement que de trier les élus de la République. Un élu de la République vaut un élu de la République et j'espère encore une fois qu'on arrivera à s'accorder pour quelques mois. Ensuite, il y aura une élection présidentielle. Le prochain président ou la prochaine présidente de la République aura toute légitimité pour proposer un budget rectificatif. Euh mais en attendant, il serait euh voilà encore une fois irresponsable et dangereux euh de laisser le pays sans budget euh euh alors euh qu'on traverse encore une fois des crises nationales et internationales majeures. Brégon, le Rassemblement national va présenter demain matin son contrebudget avec un plan d'économie de 125 milliards sur 5 ans. Marine Le Pen veut inscrire une
règle d'or dans la Constitution. Vous dites que c'est une bonne idée. Ouais. Je dis que madame Le Pen au dernier budget, elle a voté avec ses troupes 35 milliards d'euros d'impôts supplémentaires pour les Français et les entreprises. Donc c'est bien de vouloir mettre en place des règles d'or, c'est mieux de ne pas voter des hausses d'impôts et de taxes lorsqu'on est dans l'hémicycle. Il y a aussi euh Gabriel Atal, candidat Renaissance, euh Édouard Philippe, candidat horizon que vous soutenez, Bruno Retaillot qui propose une règle d'or. C'est c'est la Martin Gal, c'est devenu le la baguette magique, la règle d'or. En tout cas, je crois qu'il y a une prise de conscience euh très forte au sein des différents partis politiques de l'urgence de la situation. Voilà, c'est
peut-être cela au fond que ces propositions traduisent. Ensuite, il y a ceux qui ont porté encore une fois une une rigueur budgétaire et un sérieux budgétaire depuis des années. C'est le cas d'Edouard Philippe. Le budget était revenu à 3 % lorsqu'il était premier ministre. Et puis il y a les troupes du Rassemblement national qui, je le redis ont voté des dizaines de milliards de hausses d'impôts encore l'année dernière au sein de l'Assemblée nationale. J'étais présente, je peux en témoigner. Un mot des carburants parce que ça on touche pareil. euh le pouvoir d'achat et la vie quotidienne des Français, le prix du kérosène flamb. Euh est-ce que le fait que l'Agence internationale de l'énergie indique que près d'un 6e des réserves stratégiques de de pétrole des Étatsmembres ont été écoulés va
permettre de de de stabiliser, de faire baisser un peu la pression sur les marchés. C'est une initiative très importante du président de la République et de ses homologues européens notamment en lien avec nos partenaires américains. L'objectif c'est bien sûr de détendre le marché, de produire davantage d'offres, de mettre davantage de volume, de matière à disponibilité et donc d'essayer autant que possible de tirer les prix vers le bas. Vous êtes la ministre de l'énergie, est-ce qu'il faut continuer les coups de pouce aux français qui ne s'en sortent pas ? Il ne faut laisser tomber personne. Et depuis le début de cette crise, on a mis en place des aides pour les entreprises les plus en difficulté. On a mis en place des aides pour les grands rouleurs, pour ces Français qui
travaillent. On a reconduit prolongé cette aide d'ailleurs de 100 € pour 5,5 millions de français. Il y a plus de gens qui la demandent parce qu'on sait que là la dernière fois, il y a presque la moitié des personnes qui étaient concernées qui l'ont pas demandé cette déjà de retour. Je pense qu'il y aura davantage de français notamment parce que tous ceux qui ont déjà eu droit lors de la première lors de la première aide en auront un enfin seront bénéficiaires automatiquement. le versement sera automatique. Donc en tout état de cause, on ne se ferme pas de porte et on ne laisse tomber personne. C'est très difficile pour de nombreux Français et on le sait. Le Rassemblement national propose de baisser la TVA de 20 à 55 sur les carburants. Pareil, est-ce que c'est pas
une idée assez simple et facile à mettre en place pour aider les Français ? C'est une idée extrêmement simple. Ça coûte 15 milliards d'euros. 15 milliards d'euros, c'est plus que le budget de la justice. On parlait de l'importance de la justice tout à l'heure. Voilà, ça donne une idée de encore une fois de la décorrélation entre les grands principes du Rassemblement national qui proposent une règle d'or et la réalité de leur proposition. Moi, j'aimerais pouvoir d'un coup de baguette magique baisser la TVA de 20 % à 55. Ça coûte 15 milliards d'euros. Comment est-ce qu'on les finance ? Euh M Brégon, euh vous avez euh vous n'avez pas encore réagi à ce que Méia Part reproche à Jordan Bardella, à savoir des propos antisémit à 17 ans. Euh ce que il nit complètement
Marine Le Pen a réaffirmé Samedi avoir totalement confiance en lui. Quelle est votre position sur ce dossier ? Non, ces propos sont évidemment gravissimes s'ils sont avérés. Hm hm. évidemment gravissime célébrera cette triste commémoration du 7 octobre cette semaine. L'antisémitisme est un fléo qui gangraine en partie ce pays qui est en augmentation est antisémite à et donc et donc je pense encore une fois je pense qu'il qu'il faut faire preuve d'une absolue intransigence sur cette question. Je note je note qu'il nie ses propos. Je note aussi que Mediapart a publié de de de voilà un dossier qui
apparaît comme sérieux. Moi ce que je peux dire de là où je suis, c'est que si ces propos sont avérés, ils sont évidemment gravissimes. Donc vous lui demandez de clarifier sa position, de s'exprimer à nouveau là-dessus. Non, je ne demande rien à Jordan Bardella. Voilà. Je ne demande rien au Rassemblement national. par ailleurs, le Rassemblement national a en son sein et a eu en son sein euh des membres qui ont euh colle porortter de graves dérives antisémites par le passé. Mais encore récemment, je vous renvoie aux dernières élections législatives où on a pu voir fleurir ici ou là un certain nombre de profils de candidats ayant tenu des propos ou ayant publié des photos sur les réseaux sociaux profondément choquantes. Donc quand j'entends quand vous pensez vraiment que le Rassemblement
national et l'équivation du franc national mot de Brégon. Vous pensez pas que le parti a changé ? Le parti a peut-être évolué comme tout parti évolué avec le temps, mais entendre aujourd'hui le Rassemblement national dire qu'il est le meilleur bouclier euh pour la communauté juive me paraît une immense hérésie. Voilà. Vous pensez la communauté j pas plus peur de la LFI que de du RN ? D'abord, je n'ai pas parlé à la place des uns et des autres et ce n'est pas la question ici. Ce que je dis tout simplement, c'est que le Rassemblement national n'est en rien un bouclier pour les Français de confessions juives et notamment au regard de leur histoire. Une dernière question, elle est un peu politique, on parle de 2027. Gabriel Atal propose de former une grande
coalition de la droite jusqu'à la gauche social-démocrate qui a des électeurs de Raphaël Gusman jusqu'à ceux de la droite républicaine. Vous êtes favorable, vous dites banco ? Je pense que le rassemblement que je prône, vous le savez, n'exclut pas la cohérence et que la cohérence c'est le rassemblement de la droite et du centre. C'est dans cet espace qu'on gouverne notamment euh depuis euh la dissolution maintenant. Vous savez que j'ai été moi-même collègue au gouvernement de Bruno Rotaillot par exemple. Euh et donc je pense qu'encore une fois, c'est ce grand rassemblement-là de la droite, du centre avec les Républicains qui doit permettre de proposer un projet solide et crédible pour le pays. Derrière Édouard Philippe évidemment, pas derrière Gabriel Nathal. C'est
évidemment le candidat que je soutiens. Je pense que d'abord c'est celui qui est le plus à même de rassembler parce qu'il vient de la droite, parce qu'il est les maires d'une ville populaire parce qu'il a montré qu'il savait mettre en pratique ce rassemblement aussi lorsqu'il était premier ministre et parce que aujourd'hui indéiablement indéiablement il est le mieux placé pour éviter l'accès au second tour de Jean-Luc Mélenchon. C'est le le principal danger pour vous l'accès au second tour de Jean-Luc Mélenchon. En tout cas, c'est un danger majeur qu'aucun français ne néglige. Merci beaucoup de BR d'être revenu ce matin sur C News et sur Europe. Bonne journée à vous sur nos antennes.
Maud Bregeon