Conférence de presse de rentrée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 42:10OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes pour la décentralisation dans le contexte actuel ?
- 56:54OuverteRéponse directe
La réforme de centralisation des préfets est-elle efficace ?
- 1:00:36OuverteRéponse directe
Position de la MF sur le pavoisement des mairies pour la Palestine ?
- 1:00:36OuverteRéponse partielle
Quelle est la position de la MF sur la reconnaissance de l'État palestinien par la France à l'ONU ?
- 1:02:00OuverteRéponse partielle
Quelle est la règle concernant l'affichage des drapeaux par les maires ?
- 1:02:43OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous demandez à monsieur le ministre concernant le projet de budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30non_speechFait
« une des solutions au blocage du pays, à l'émiettement du pays, une des facultés de retrouver une unité républicaine en France, de régler des problèmes de dette publique, de surendettement, de surfiscalité viennent de la responsabilité locale »
- 46:24non_speechFait
« l'un des secteurs où nous avons quasiment perdu la maîtrise essentielle, c'est l'urbanisme »
- 52:40non_speechChiffre
« 55 % du produit de la TVA sert à compenser très mal les collectivités locales d'un côté et à assurer le financement de la sécurité sociale de l'autre »
- 1:06:08Chiffre
« Sur la seule année 2024, les capacités de trésorerie ont baissé de 40 % pour l'ensemble des collectivités territoriales. »
- 1:06:53Chiffre
« Nous avons une épargne brute et nette des collectivités qui est en très forte baisse. Très forte baisse. Nous avons un besoin de financement qui s'accentue. Il était de 5 milliards en 2023, il est passé à 10 milliards en 2024. »
- 1:07:33Chiffre
« 70 départements qui n'auront plus aucun autofinancement et même probablement à l'intérieur un certain nombre de départements qui seront en autofinancement négatif. »
- 1:08:58Chiffre
« On représente 70 % des investissements publics civils dans notre pays. »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous. très très heureux de de vous retrouver, de vous accueillir ici, nombreux pour cette traditionnelle conférence de presse de rentrée. Vous comme vous le constatez, je suis parfaitement entouré sur ma gauche et sur ma gauche. André Leniel qui aura la parole juste après moi. Monsieur le premier vice-président, on est jamais assez prudent et nommé mais je je salue depuis son Alsace notre secrétaire général Muriel Fabre qui est qui est en visio et qui nous dira quelques mots tout à l'heure.
Cette conférence de presse de rentrée, elle se fait dans un contexte qui comme l'année dernière d'ailleurs, est un contexte national tumultueux et et et pour nous source d'incertitude et que dans ce contexte politique sur lequel je vais pas m'étendre, mais je ne doute pas que vous y reviendrez, les communes plus que jamais peuvent être qualifiés de pôle elle réellement de stabilité pour reprendre un mot à la mode. euh d'efficacité. Il s'agit pas de dire que toutes les communes sont efficaces, hein, mais ça c'est aux habitants de choisir comment ils veulent être géré.
Mais lorsque l'on se compare à l'État et lorsque l' se compare aux autres pays, on voit bien que plus un État contraint ses communes, plus il est plus il est endetté et qu'il y a certainement une corrélation voir une causalité. euh on l'a souvent évoqué euh ici euh que les communes sont une source donc euh de stabilité, d'efficacité, d'effectivité des services publics.
C'est toujours ce qui me frappe lorsque je fais retour à Paris dans les débats qu'il y a ici dans une espèce d'hystérie politicienne et lorsque on est dans nos communes, on a beaucoup de difficultés à affronter des difficultés sociales majeures de de pauvreté, des difficultés de défis économiqu, des difficultés d'entretien de la voirie, des difficultés d'accès à aux crèches, des difficultés d'entretien des écoles, enfin bref, tout ce qui fait le quotidien de nos mairies, mais de voir à quel point on est dans l'effectivité d'un service, quel que soient les circonstances qu'il y ait une hyperinflation en raison de l'enclenchement de la guerre en Ukraine qu'il y ait un arrêt du pays pendant le Covid qu'il y ait une une situation politique nationale chaotique et bien les communes sont présentes dans chaque quartier dans chaque rue pour nettoyer pour apporter du service auprès de famille les communes heureusement c'était le slogan he je j'ose le terme que nous affichions lors du précédent congrès et qui nous a animé toute cette année.
Il est encore plus vrai aujourd'hui. Heureusement les communes et les communes heureusement. Pour que les communes soient ces lieux vivants, encore faut-il qu'elles puissent travailler. C'est l'objet de tous nos travaux sur l'augmentation des obligations que nous recevons chaque jour et qui continue aujourd'hui et qui se traduit souvent par une obligation des dépenses qu'on nous impose tout en disant qu'il faut baisser les dépenses, cette injonction contradictoire permanente et parallèlement à cette obligation de mission et bien une réduction des moyens. On parle souvent à juste titre des moyens financiers.
André, en dira quelques mots dans quelques minutes, mais aussi et des moyens juridiques de la capacité de travail. Et c'est pourquoi lorsque nous entendons parler d'un grand mouvement de décentralisation, nous nous en réjouissons. Euh nous en réjouissons raisonnablement. Nous nous en réjouissons puisque depuis des années, la doctrine de la MF est a été affirmée pour dire qu'une des solutions au blocage du pays, à l'émiettement du pays, une des facultés de retrouver une unité républicaine en France, de régler des problèmes de dette publique, de surendettement, de surfiscalité viennent de la responsabilité locale et que La responsabilité à une condition, c'est la liberté.
Liberté fiscale, responsabilité fiscale. Associer les habitants à la dépense, créer du contrat social. Donc que tout ce qui permet la subsidiarité ascendante, tout ce qui permet une véritable décentralisation qui responsabilise et qui ne nous met pas en situation de quémander de l'argent à celui qui en manque qui est l'État est une source de performance pour le pays. Toutes les nations qui nous entourent ont démontré que lorsque ell pouvoirs locaux, malgré les défauts qu'à ce système qui comme tout système démocratique est imparfait, et bien il y avait de meilleures performances globales et générales.
Donc oui, ce mouvement de décentralisation qui est évoqué depuis des années et des années, tous les 6 mois à peu près, on nous l'annonce, mais on n pas de raison de faire un procès d'intention au nouveau premier ministre qui connaît les collectivités, et bien nous réjouissons de l'entendre.
Mais j'allais dire raisonnable parce que annoncer cela dans un contexte où il n'y a pas encore de formation de gouvernement, où il n'a pas de majorité parlementaire et où l'obsession légitime de l'État et de boucler un budget nous laisse supposer que soit cette incantation ne sera pas suivie des faits, soit qu'elle sera le cheval de 3 de nouveaux prélèvements sur les collectivités ou de nouveaux transferts de de charges non compensés. Donc nous serons un partenaire proactif, positif mais très rigoureux évidemment et très vigilant des éventuelles intentions gouvernementales si elles venaient à se concrétiser, ce qui nécessitait qu'avant qu'il y ait un gouvernement. Voilà.
Euh nous évidemment il faut qu'il y a des communes qui puissent travailler mais il faut aussi que pour que les communes puissent travailler, il y ait une réalité de l'engagement local. Et c'est pourquoi nous avons placé notre congrès et notre grande campagne de communication que nous venons de lancer sous le signe de l'engagement.
Alors, c'est pas l'oncle Sam qui vous parle, c'est la mère République, voilà, ou la mère patrie, vous prenez le terme que vous souhaitez, mais qui rappelle qu'il n'y a pas de vitalité de réalité démocratique sans réalité, sans vitalité civique et que l'expression du civisme et c'était l'objet des assises des premières assises nationales civismes que vous avez organisé ici même au printemps que le civisme c'est la liberté dans l'espace public, c'est donc la responsabilité dans l'espace public et que ce civisme s'exerce toujours très concrètement dans les communes. Les communes, bien c'est ce qu'on a en commun.
Et donc c'est par définition l'expression de cette praxis dont parlait les Grecs qui parlent de l'engagement personnel. Et pour cela, nous le rappelons, nous le disons, euh cet engagement est essentiel. Il est essentiel et il est d'autant plus vital que nous sommes dans la situation de crise civique qu' connaît notre pays depuis des années et des années et qui s'accentue.
d'une part et que d'autre part tout est fait parfois pour décourager l'engagement local et que l'association des maires de France créée en 197 pour défendre la liberté locale promeut la responsabilité civique et que cela se retrouve ces ces tensions, ces ces ambivalences euh ces difficultés mais aussi ces espérances se retrouvent dans les enquêtes d'opinion que nous avons fait avec notre partenaire le centre de recherche de sciences potip. Donc tout cela est dans le dossier de presse, mais nous avons fait ces derniers mois plusieurs enquêtes, plusieurs études dont il ressort plusieurs éléments.
En plus, comment on reproduit les enquêtes dans le temps, ça nous permet aussi d'avoir des éléments de tendance. Premier élément, c'est que l'engagement municipal est plbicisité par une large majorité de Français. dans une société où sont remises en cause des institutions et où moi je le déplore à titre personnel mais la politique est remise en cause où on voit une défiance extrême à l'égard de l'exécutif président et ministre à l'égard des parlementaires. Et bien les maires font exception c'est objectivé avec un taux d'adhésion j'allais dire de soutien d'au moins 70 %.
ce qui dans une époque et dans chez un peuple que d'aucun décrivent comme gaulois et et comme expressif dans la défiance un un signe de de réalité de vitalité locale. D'autres signaux montrent à quel point cet engagement est difficile.
Dans les autres études que nous faites avec le CVPof, nous voyons par exemple quasiment h maires et c'est parallè pour les adjoints aux maires pour les conseillers municipaux et ça se retrouve aussi d'ailleurs très souvent dans les dans les secrétaires de mairie, les directeurs de service et cetera, on est dans la même barque mais sont été confrontés presque 8/ 10 à des violences physiques ou symboliques ou à des remises en cause à des actes à des incivilités à de l'incivise.
Donc ce délitement ce que avec Jean-Michel Arnaud dans un ouvrage que nous avions sorti en 2017 qui s'appelait refaire communauté pour en finir avec l'incivisme, je fais la promo, nous appelions les incommunautés et donc parallèlement nous constatons aussi et ça a été très clair dans les résultats des enquêtes, qu'il y a quatre fois plus de démissions de ma et d'élites locaux qu'il y a 20 ans. Quatre fois plus le nombre de démissions de mè en moyenne. Je dis toujours ce chiffre parce que il est significatif depuis le début du mandat, ce sont plus de 40, on est à 42 je crois précisément d'émissions de mè en moyenne par mois en France.
C'est que c'est plus chaque jour, il y a plus d' qui Je me souviens d'une époque où quand nous parlons de nos problèmes, on disait "Ah, vous rallez mais vous laissez pas la place." Et bien maintenant ont indéfini, hein, pas ceux qui sont à cette tribune mais laissent la place pour plein de raisons que l'on a analysé.
Donc et parallèlement, on sait aussi qu' s'il y a encore un espace, vous voyez toutes ces contradictions de vitalité locale, de débat, on le voit bien qu'on fait des réunions publiques, des réunions de quartier, le monde vient, la population est là, j'en faisais encore il y a quelques heures, c'est la commune et aujourd'hui nous ne savons pas, moi je ne crois pas qu'il y a de crise de vocation. Je pense qu'il y a une crise de la capacité d'exécution des mandats. La crise de la démocratie que nous vivons localement, elle est beaucoup plus une une crise du du Kratos, du pouvoir que du démos du peuple.
D'où la nécessité pour retrouver de la vitalité démocratique et amorcer le sursaut du pays de permettre à la démocratie de s'exprimer, c'est-à-dire au maire d'agir. Et c'était le thème du Congrès il y a 2 ans, pouvoir agir. Alors pour toutes ces raisons et bien nous allons vous présenter à la fois les travaux préparatifs du congrès, évoquer nos campagnes de communication de d'information et notre volonté farouche au-delà de nos engagements partisans, certains n'en ont pas, d'autres en ont. De cette tribune, on en a cette volonté farouche de toujours proclamer la commune heureusement. Parce que lorsqu'on parle de République française, la République française c'est pas une abstraction.
C'est pas simplement des principes justes que l'on rappelle mais qui peuvent glisser en perception s'ils ne sont pas incarnés physiquement. La République française, c'est de faire en sorte que chacun, quelle que soit sa condition, quel que soit son sexe, quel que soit son âge, quel que soi ses croyance, à condition d'embrasser les droits et les devoirs qui font la citoyenneté française et qui font la nation française à toute sa place dans la société. C'est ça la République française. La République française, c'est celle qui vit chaque, c'est soir de semaine lorsqu'on fait un conseil d'adjoint et à force lorsque l'on fait un conseil municipal.
C'est celle qui s'exprime très physiquement dans toutes les salles de quartiers où l'on travaille sur la rénovation d'une rue, où l'on travaille sur la problématique d'aide à une population pauvre. La République française, elle est physique, réelle et incarnée dans la commune parce que la commune, c'est la force des peuples libres pour paraphraser Tocville. Et cette commune-là, nous la voulons plus que jamais vivante. Et c'est ce que nous allons continuer de porter chaque jour inlassablement.
auprès des pouvoirs publics, auprès des gouvernements qui se succèdent à un rythme accéléré supérieur à celui de la fin de la 4e République, auprès du président de la République, auprès des relais médiatiques, auprès des citoyens. Alors vive les communes et pour que cela vive la MF. Merci à vous. Merci David. Je vais essayer de dire la même chose mais autrement. Donc il me complique la vie mais bon c'est comme ça. Euh pour enchaîner sur ce que tu viens de dire, je ne sais plus qui a dit que la commune c'était une petite patrie dans la grande. C'est plus vrai que jamais. C'est plus vrai que jamais.
Et bien entendu, cela se reflète dans l'appréciation des citoyens à l'égard des maires alors pas des maires individuellement, des maires j'allais dire en tant que représentant d'une institution qui est la commune. Cela a été rappelé 70 % c'est à peu près équivalent, ça peut être 69 suivant les sondages. Mais avec les marches d'erreur, si on dit que c'est autour de 70 %, on se trompe peu. Mais nous sommes dans une période particulière. Ça fait maintenant 5 ans et demi, allez à quelques jours près, que la France est en crise sous des formes diverses mais permanentes. Ça a été bien entendu dès le premier tour des élections municipales, je le rappelle, l'annonce du confinement.
Puis ça a été toute une série de crises que l'on peut identifier les uns et les autres. Ça a été la crise sanitaire bien entendu, la crise des masques, la crise de la vaccination et ce sont les collectivités territoriales qui ont permis de passer cette période alors que l'État, on a employé l'expression à l'époque était à la ramasse. Euh puis ça a été la crise énergétique, la crise de l'inflation.
À cela s'ajoute bien entendu la crise politique quasi permanente depuis maintenant au moins 2 ans et au-delà le contexte international qui pèse à l'évidence sur le moral de nos concitoyens, de nos entreprises et donc de notre économie et sur la capacité à essayer d'imaginer l'avenir face à cela, il ne faut pas s'étonner qu'il y a eu ce flot de démission qui est effectivement sans comm une mesure avec les époques précédentes.
On parle des missions des mères, c'est évidemment ce qui est le plus voyant, mais derrière il y a aussi les démissions des adjoints, des conseillers municipaux et j'allais dire à un rythme à peu près identique à celui de l'évolution des décis des des démissions des mères. Cela tient à plusieurs facteurs. Plusieurs facteurs, c'est le sentiment de ne plus pouvoir répondre aux attentes de nos concitoyen. C'est probablement, d'ailleurs, c'est ce que disent certains sondages, la première raison de démission des maires.
Ils ne peuvent plus répondre parce qu'ils sont opprimés financièrement, mis en difficulté juridiquement par des évolutions constantes qui souvent sont dans, j'allais dire des incitations contradictoires. On nous demande à la fois d'agir et de ne pas payer. Je ne sais pas si chacun d'entre vous dans sa vie personnelle sait être dans l'action et qu'il n'y ait pas quelque part la notion bien entendu de coût que génère toute action. Est-ce que cela entraîne une crise d'évocation ? Je suis plutôt d'accord avec David. Je pense qu'il y aura des candidats. J'allais dire sans doute parce que beaucoup ne savent pas la difficulté d'être maire. Soyons lucide.
qui démissionne bien et c'est souvent les premiers qui démissionnent dès qu'il constatent qu'être maire c'est pas simplement porter une écharpe, avoir une carte de visite mais que c'est la confrontation quotidienne avec les difficultés locales, les difficultés de chaque citoyen. Donc non, je pense pas qu'il y aura forcément une crise d'évocation. Par contre, je pense qu'il faut que nous prenions à témoin l'ensemble de nos concitoyens et qu'ils aient la conviction que oser l'engagement, c'est quelque chose d'important. Ça n'est pas anecdotique.
Ça n'est pas simplement se dire "Ah bah j'aurai une place dans ma commune, on saura qui j'existe." Car souvent ça répond aussi à des conditions existentielles. Oui. Oser l'engagement mais ça s'adresse bien entendu à ceux qui veulent être sur les des listes municipales mais pas seulement. Oser l'engagement, c'est aussi moi j'avais mon forum des associations dans ma petite ville ce weekend. Oser l'engagement, c'est aussi l'engagement associatif qui est tout aussi important que l'engagement municipal qui en est d'ailleurs souvent ou le début ou la conclusion. Et donc oser l'engagement, c'est avoir envie de participer à la vie collective citoyenne de sa collectivité.
Dors et déjà, avant même que nous ayons nationalement lancé les choses, puisque c'est aujourd'hui que cela se met en œuvre, d'ors et déjà, nous avons évidemment informé l'ensemble de nos associations départementales, nous avons préparé un kit avec les équipes professionnelles qui sont à nos côtés et qui nous ont permis de le faire de belle façon. D'ors et déjà, nous avons 25000 collectivités qui ont pris des kits. Alors, il peut y avoir une collectivité qu'on ait pris deux trois pour ces différents services, pour ces différentes communications, mais d'ors et déjà, 25000 kits ont été pris par les collectivités.
C'est dire que il y a une appétence à cette campagne et le fait que cette campagne se sera expliquée dans quelques instants dans le détail va être démultiplié de manière puissante et avec j'allais dire une approche qui est nouvelle pour notre association des maires de France avec une vision qui est beaucoup plus j'allais dire large de la communication et en particulier du rôle important que peuvent jouer les influenceurs.
Donc une nouvelle génération de campagne, une nouvelle génération de médias et dans tout cela bien entendu le souhait que de très nombreux très nombreux concitoyens, les femmes, les jeunes, mais aussi, j'allais dire toutes les professions, tous les âges de la vie, tous les haux et quartiers puissent avoir envie de s'engager dans leur vie collective. Alors, je suis comme David, je me réjouis que le Premier ministre a évoqué la décentralisation dans les grand chantiers. Nous, ça fait juste quelques années qu'on le demande mais pas de raison de ne pas prendre avec plaisir ces déclarations.
Je rappelle quand même que dans le gouvernement qui vient d'être renversé, il y avait un ministre de la décentralisation, ce qui était une nouveauté. Et on peut pas dire qu'on ait vu quelque chose bouger dans ce domaine sur les quelques mois certes, mais enfin quelques mois quand même. Rien, pas un signal dans ce domaine. Donc j'espère que c'était une étape préliminaire de réflexion approfondie et qu'enfin si ce gouvernement existe dans les jours ou semaines à venir, il y aura des propositions, des actions concrètes et non pas comme le disait David simplement d'avoir un nouveau grand débat.
Je veux dire, on est capable de remplir plusieurs armoires avec toutes les études, tous les documents, toutes les enquêtes qui ont défait sur la décentralisation. Je me rappelle ce que François Mitteran disait sur la décentralisation, c'est déjà vieux, n'est-ce pas ? On a fêté un peu plus que le 40e anniversaire. Il disait, il a fallu des siècles de centralisation pour que la France se fasse. Il ajoutait il faut maintenant la décentralisation pour que la France ne se défasse point. Malheureusement, comme depuis quelques années, il y a un recul massif de la décentralisation. Nous sommes revenus au point de départ.
Nous avons la centralisation, nous n'avons quasiment plus de décentralisation et la France est en train de se défaire. C'est pourquoi une nouvelle étape de décentralisation, ça n'est pas un article de mode. C'est véritablement vouloir redonner du souffle et de la liberté. à notre République. D'ailleurs, la République, elle a besoin que le peuple soit libre pour être une République démocratique dans tous les sens du terme. Et la deuxième phase de notre communication qui viendra dans quelques semaines, elle sera autour de la thématique de la liberté. Vous savez, dans la vie, on demande toujours ce qui nous manque.
Et aujourd'hui, ce qui nous manque le plus, nous collectivité territoriale, nous commune de France, c'est la liberté. La liberté d'agir. On avait dit il y a 2 ans, le pouvoir d'agir, la liberté d'innover, la liberté de choisir, de choisir notre fiscalité, de choisir de consulter nos concitoyens, de choisir toutes les libertés qui peuvent nous permettre d'améliorer la France en améliorant ses communes. d'oser l'engagement et de le faire dans un pays de liberté nouvelle. Je crois que c'est un beau challenge pour notre prochain congrès. Muriel et merci. Bonjour à bonjour à tous.
Alors, évidemment euh, désolé de ne pouvoir être à vos côtés à à Paris, mais j'étais pris par des engagements alsaciens ce matin. Alors peut-être avant de rentrer dans le dans le vif du du sujet sur cette partie campagne, je pense que vous l'avez cher président et cher vice-président, cher David, cher André rappeler que aujourd'hui si la République continue de fonctionner, c'est grâce et avant tout par le travail quotidien des collectivités territoriales et l'association des maires de France en est évidemment le porte-voie. L'un des combats de nos collègues élus, c'est évidemment l'engagement. C'est aussi pour cela qu'on s'en qu'on s'en saisit.
Simplement peut-être vous dire que l'association des maires de France, elle est quand même rentrée aujourd'hui dans une double dynamique en en 2025 par cette campagne sur l'engagement. une campagne peut-être plus tournée vers l'institutionnel hein avec oser l'engagement qui est vraiment destiné à large public et tourner vers vers nos habitants avec l'appui euh des élus locaux et euh des associations, mais il y a aussi euh cette nouvelle campagne un peu plus digitale, euh plus incarnée aussi, résolument tourné vers vers les jeunes qui sera déployé dès dès à présent. C'est c'est en fait l'objectif aujourd'hui pour l'association de des maires de France.
Je pense que par rapport à tout le contexte dans lequel on est, ce marasme un petit peu ambiant, c'est d'avoir un ton résolument positif et résolument énergique. Et je pense que c'est vraiment ça qu'il faut garder aussi à l'esprit dans ce que l'on veut aujourd'hui communiquer et vers nos habitants et vers vers nos jeunes. Il y a il y a un message évidemment implicite. Ça a été ça a été rappelé que l'engagement soit accessible à tous. euh qu'il s'agit de rejoindre évidemment le conseil municipal parce qu'on travaille quand même dans l'optique des élections municipales, mais c'est aussi l'engagement associatif ou l'engagement vers un un projet plus spécifique localement implanté.
Et cette campagne, elle se veut euh d'abord et avant tout fédératrice. Je pense qu'on y retrouve finalement notre accent, notre euh valeur de de cohésion sociale. C'est extrêmement important. Elle est, je vous l'ai dit, résolument optimiste parce que il faut que l'on puisse prener l'engagement. Si l'on veut oser l'engagement, il faut aussi avoir un ton positif pour en pour en échanger. Oui, il y a des dimissions. Oui, il y a des insibilités. Oui, il y a des violences vers les élus. Oui. Oui. Mais les élus locaux aujourd'hui continuent d'être sur le terrain, continuent d'agir en proximité, continuent d'être près de le de leurs habitants pour mettre en place leur politique publique.
Et je pense que c'est aussi ce discours là qu'il faut tenir vers nos futurs nos futurs candidats. Et puis c'est aussi face à ce contexte de de défiance politique, c'est ces crises institutionnelles. André l'a rappelé, on a eu un mandat quand même particulièrement complexe et et difficile. rappeler et c'est ce que souvent dit notre notre président au comb au combien pardon cette fonction de maire est profondément passionnante et au combien elle nous enrichit aussi personnellement et je pense que ce message doit être aujourd'hui délivré. Deux axes de communication donc cet axe sur oser l'engagement plusieurs mises en place avec des dispositifs réseaux sociaux TV.
Effectivement ce kit de communication qui a été très largement pris en compte par nos élus locaux et tant mieux. C'est une campagne qui fonctionne, qui marche. Euh l'objectif et le message clé, c'était vraiment de rappeler que l'engagement républicain favorise aujourd'hui ce lien social, que c'est vraiment un élément moteur fondamental de la de la démocratie locale. Et dès à présent, cette opération digitale donc qui s'intitule Si on engageait qui va se dérouler donc sur la période d'octobre à décembre 2025. Le but est vraiment là de s'adresser au public les plus jeunes. Donc évidemment dans une communication qui est adaptée à eux plus spécifiquement.
Et c'est pour ça qu'on s'est euh qu'on a travaillé en collaboration avec des créateurs de contenu. Il y aura des formats euh vidéos YouTube, il y aura des stories, il y aura des éléments un peu plus euh immersifs. Tout cela grâce à cinq personnes et je veux quand même euh les les rappeler et les souligner parce qu' on travaille vraiment dans un partenariat extrêmement collaboratif autour d'un enjeu qui était commun, qui était l'engagement mais qui est un un intérêt général majeur. a été souligné dans les dans les deux discours liminaires, hein. C'est vraiment ce qui aujourd'hui va servir à vitaliser la démocratie de de demain. Il faut vraiment qu'on soit résolument tourné vers l'avenir.
Donc cinq créateurs de contenu. Tout d'abord, Cyris North qui va lui être spécifiquement sur des échanges spontanés type microtrottoir sur sur la ville de Lyon. On a également avec nous Anis Rally qui sera plutôt sur des réels instass. La thématique sera plus autour de la de la question de la solidarité. Ensuite, on aura avec nous Mister Geopolitixt comme son nom peut-être l'indique aussi, vous l'avez entendu, on sera plutôt sur des éléments tournés vers l'action internationale. Il y aura aussi un focus sur sur l'Ukraine. Je pense que c'est à à souligner.
On travaillera avec Estherium euh qui portera plus elle sur des des éléments de de débat notamment sur l'engagement, sur la question aussi du numérique avec la question de l'IA qui est centrale et qui est un un sujet qui nous est cher aussi à l'association des maires de France. Et puis avec les indécis précisément Alex d'Armon qui est présent d'ailleurs dans dans la salle et que je salue qui lui a participé à une belle journée citoyenne puisqu'elle se passait dans notre belle région en Alsace et c'est aussi un un effet marquant dans l'engagement.
Vous l'avez compris, on est aujourd'hui dans la phase de démarrage de cette communication digitale qui s'inscrit elle-même dans une campagne qui était articulée autour de quatre temps. Le premier temps, on l'a commencé donc en juillet avec cette diffusion nationale autour de l'engagement. Il y aura un temps supplémentaire au moment du congrès avec effectivement la thématique autour de la liberté et d'autres sujets qui rappelleront l'engagement. Mais je sais que Antoine en parlera tout à l'heure et aujourd'hui spécifiquement ce ce déploiement de cette campagne numérique. Donc dès midi, nous aurons clips, des posts sur tous les réseaux sociaux, donc YouTube, Instagram, Facebook, LinkedIn.
Il y a aussi, je pense que c'est à à noter un travail de la MF qui a été fait avec une page intitulée Spécial campagne qui là aussi on est vraiment dans un aspect pédagogique d'accompagnement en fait du du citoyen vers une potentielle campagne, c'est de lui donner les outils et de dire à tout un chacun, vous pouvez lui vous saisir en fait de cette question, on est là pour vous aider parce que la démocratie de demain ne peut être sereine et saine que si on a un engagement le plus large possible et qui permet à tout un chacun de se sentir libre de pouvoir s'engager pour pour les élections municipales.
Mais je pense que au-delà de de des mots et de tout ce qu'on a pu dire, je pense que souvent les images parlent d'elles-mêmes et je vous propose tout de suite de pouvoir visionner avec nous et de découvrir ce clip qui sera lancé dès ce dès ce midi. Et je laisse la communication mettre cela en place.
[Musique]
Et la parole est à Antoine Nomet, monsieur le trésorier avant qu'Alex nous disons Oui. Est-ce que ça fonc ? C'est bon, vous m'entendez ? Oui. Bonjour à toutes et tous. Je crois que le président et André et puis Muriel on ont dit l'essentiel. Euh ce qui ce qui est important, c'est un peu contreintuitif. On s'imagine souvent que les élus en place, Béton ne souhaite pas qu'il y ait des renouvellements et cetera. Bien au contraire, bien au contraire. Les communes sont lieu de respiration démocratique et lorsque de nouveaux citoyens s'engagent, nous on est très heureux.
Et ce qu'on a constaté, mais ça a été dit, c'est tant au niveau de l'engagement pour des tas de raisons qu'au niveau des bureaux de vote, une quasi absence de la jeunesse. Et et donc en tant que trésorier, lorsqu'on m'a parlé de campagne et d'influenceur, c'était pas effectivement quelque chose qui était dans nos habitudes. On a fait des campagnes traditionnelles. Je crois qu'il est important effectivement qu'on ait également des formes de communication et médias qui puissent toucher cette jeunesse. On ne peut pas se résoudre au fait que pour certaines élections, pas les municipales, d'autres, vous avez 9 % des 18 25 ans qui sont venus voter pour certaines élections.
C'est pas acceptable, c'est pas normal. Et donc du coup, on a effectivement cette nouvelle dimension qui est tout à fait originale et on disait on a un créateur de contenu, c'est un peu plus chic qu'influenceur qui est dans la salle qui peut-être s'exprimera après. Alors sur le fond, l'idée bien sûr c'est de toucher la jeunesse. Pas seulement parce que tout le monde est dans cette salle aussi pratique les réseaux sociaux. d'abord de les utiliser positivement parce que les réseaux sociaux charient aussi beaucoup de méchancetés, de bêtises, on le voit au niveau local hein, de rumeurs, de fake news.
Et donc cette idée d'utiliser ces médias incontournables de façon positive me semble profondément judicieuse. Des exemples. Alors, on a on on a parlé de la journée citoyenne qui a été créée à Bervillire à quelques kilomètres de chez moi. Ça c'est intéressant. C'est l'idée de mettre en valeur des actions locales et elles sont répandues dans notre pays, dans les petites villes et les grandes et partout en ruralité comme en ville. Euh d'être acteur et de contribuer au bien commun et à l'intérêt général. Non, le bien commun, l'intérêt général, ce sont des valeurs qu'il faut promouvoir. Donc cette campagne, elle continuera, Muriel l'évoquait, pendant le congrès.
C'estàd que dans le congrès fin novembre et au-delà du kit de campagne et de ce qui se passe sur les réseaux sociaux, vous aurez toute une série d'ateliers et d'interventions qui seront également euh bien sur ce thème de l'engagement. Il y aura d'ailleurs des créateurs de contenu qui seront présents porte de Versailles. Donc, nous dit le nom déjà rendez-vous. Donc première idée à l'approche des municipales et devant quand même une situation politique nationale qui n'incite pas nécessairement à considérer que la politique est quelque chose de bien et à s'engager, on veut montrer tout le contraire. Vous savez, euh on parlait tout à l'heure de décentralisation.
Nos citoyens, ils connaissent deux élus, hein, le président de la République et le maire, grosso modo, parfois quelques adjoints, c'est ça la réalité. Et donc le maire en plus ils le connaissent la plupart du temps positivement. On disait également relance la décentralisation. Alors c'est vrai qu'on en parle à chaque fois. Il y a eu des petites lois loi 3DS et cetera. C'est pas non plus des choses structurantes. Moi, je pense que la centralisation est une des causes de la situation de notre pays.
Probablement que si on avait comme ailleurs en Europe, dans l'Europe démocratique un régime dans lequel il y a effectivement et bien une gouvernance partagée, une collégialité et cetera, on irait beaucoup mieux. Je pense que le régime tel qu'il est est descendant a fait son temps et qu'aujourd'hui il est totalement bloqué. Donc prenez la relance de la décentralisation. C'est pas juste l'idée de donner plus de pouvoir au maire. On demande pas forcément, ils ont déjà beaucoup de choses à gérer.
Mais c'est se dire que lorsque les choses sont gérées au plus près du terrain, moi j'ai pu voir ça parce que j'étais longtemps au conseil régional d'Alsace et donc je participais à une instance qui s'appelle le conseil rénant avec les Suisses, les Allemands. Ça veut pas dire que tout est parfait mais j'avais en face de moi des élus qui étaient responsables de la plupart des politiques publiques où l'on ne gérait à Berne ou à Berlin que ce qu'on ne pouvait pas gérer au niveau local. Alors que nous la plupart du temps, on a rien comp les meilleures relations avec les représentants de l'État, on peut rien faire sans être accompagné. Il y a toujours quelqu'un qui contrôle.
Vous avez un règlement qui empêche. On doit faire de la coproduction pour l'intérêt général et donc on n'est pas du tout dans ça. Donc aujourd'hui, la France est malheureusement devenue le dernier grand pays centralisé d'Europe et à mon avis ça n'est pas sans lien avec sa situation politique et même budgétaire de mon point de vue parce que lorsqu'on gère les politiques publiques au plus près du terrain et ben il y a un responsable qui identifie. les plus efficace, y compris au plan financier. Et puis les habitants savent qui est le responsable et ils savent vous le rappeler.
Lorsque vous êtes dans des grands systèmes administratifs nationaux, et bien numéro 1 renvoie au numéro 2, qui renvoie au numéro 3, qui renvoie au numéro 4 et terminé. Nous, ils savent qui ils viennent voir. Voilà. Donc je voulais le dire, au-delà de la campagne de communication qui est importante sur le fond, nous aspirons à une vraie relance de la décentralisation lorsque les conditions politiques en seront réunies. Je crois pas qu'elle soit réunie à ce stade.
Non, encore une fois pas pour la beauté du geste, mais aussi parce que nous pensons que c'est une des conditions pour que la France aille mieux et que finalement et bien elle rejoigne tout simplement le club des grandes démocraties parlementaires européennes hein, où effectivement il y a un président de la République qui a un rôle de gar de la nation qui ne s'ingère pas dans la gestion avec un exécutif et un parlement qui travaille dans leur diversité. Il suffit de regarder autour de nous et on verra que ce mode de fonctionnement est probablement plus adapté à la société des circuits courts dans laquelle l'intelligence collective doit prévaloir sur l'homme providentiel qui n'existe pas.
Merci. Bravo. Euh je vais donc passer la la parole à Alexarbond mais avant je voudrais saluer parce qu'on parle d'engagement et de jeunesse et de revellement de la présence dans la salle de l'association des jeunes élus nationaux des jeunes élus français. C'est quoi le titre ex AGF association des jeunes élu français. Voilà donc merci de de votre présence et du partenariat que nous avons noué avec la avec la MF. Saluer également Stéphanie Getorent qui est ici et qui organise le salon hein euh qui se prépare bien. Vous savez que c'est un rendez-vous assez unique sur la planète.
Et donc passer la parole à Alex Arm en en pour vous le connaissez tous mais moi je tiens à dire que ça fait quand même depuis 2017 qu'avec les indéci il essaie aussi de de toucher un nouveau public et et d'amener un nouveau public à la à la politique de public à citoyen. Voilà. Merci à vous Alex. Merci monsieur le président, monsieur le vice-président, monsieur le trésorier, madame la secrétaire générale. Je suis je veux pas être très long hein, je suis très heureux d'être là parce que vous nous permettez de parler d'engagement.
On parle de politique mais l'engagement, il y a 1000 façons de s'engager et tous les créateurs de contenu qui ont accepté de participer à ce moment citoyens le font à leur façon. Moi je le fais à ma façon. Vous l'avez dit monsieur le président, je vous en remercie. Depuis 2017, j'essayé de concerner les jeunes et les moins jeunes. On est tous un petit peu jeunes au final et les moins jeunes euh à la politique et tous les tous les créateurs de contenu que vous allez voir dans les prochaines semaines sur leur chaîne YouTube ou sur le réseau vont participer à cette façon et montrer comment on peut s'engager.
Moi, j'ai tourné ma vidéo, je l'ai tourné à Bervillire, un tout petit village, je vous avouer que je ne connaissais pas, qui était près de Mulous. et j'ai passé une une journée vraiment extraordinaire euh où des jeunes qui ont entre je sais pas 10 et et 20 ans, 22 ans ont on construit un chalet qui va leur être dédié dans lequel ils vont pouvoir retenir des événements. Et j'ai passé une journée avec eux euh sans savoir que c'était une façon de s'engager de pouvoir construire un chalet qui a été confié d'ailleurs par la mairie, si j'ai bien compris euh pour pouvoir organiser leur leur leur événement. Et donc c'est ça qui va qui va être retranscrit dans cette campagne.
Et dans nos vidéos YouTube, pour moi ça sera sur YouTube. Pour les autres créateurs que vous avez cité tout à l'heure, ça peut être sur leurs réseaux sociaux. Euh il et le but c'est d'engager le débat et de montrer que comme je vous l'ai dit, il y a 1000 façons de s'engager. La politique est une façon tout à fait noble de s'engager. Il y a une crise clairement et quand on en parle avec les jeunes, ils disent que ça sert malheureusement à rien d'aller voter. Et donc le but pour nous, c'est de dire bah voilà, vous pouvez vous engager, prendre les initiatives, prendre votre destin en main.
Ces jeunes l'ont fait à Berviller en construisant leur endroit et vous verrez dans d'autres vidéos puisque un des créateurs de contenu est actuellement en tournage, même à un moment même on se parle en Ukraine pour montrer qu'on peut aussi s'engager aller prendre des des initiatives à l'étranger et montrer que finalement quand on est français on arrive aussi avec notre savoir-faire et notre motivation. Voilà. Donc cette campagne, elle va s'étaler sur plusieurs semaines.
Elle commencera effectivement, je crois, le 20 octobre pour aller progressivement jusqu'au congrès des MAES et même se poursuivre après et montrer que les jeunes et les moins jeunes, j'insiste là-dessus parce que sur les réseaux, il y a pas que les jeunes, enfin tout le monde encore une fois est jeune hein, je fais toujours attention quand je dis ça, que vous pouvez prendre votre destin en main et que vous pouvez participer à la vie de notre pays sans forcément vous engager en politique, mais en prenant la chose associative, la chose la chose sociétale et même quelquefois la chose sportive, la chose parce que il y aura aussi une vidéo autour du sport, les débats dans les écoles, ce que va faire Estherium avec les la créatrice de contenu autour de l'intelligence artificielle.
Bref, plein de choses. Vous pouvez vous en parer et en faire vôtre et le montrer et montrer aussi tous ensemble qu'on peut avancer. Voilà, bonne campagne à tous et bon congrès des mères et et bonne continuation à vous tous. Merci à vous. Merci Alex et donc Alexarmont, on aurait aussi Esté voulait la citer hein qui autour de de Lia donc fera une vidéo et et fera vivre sa communauté. Euh Syris North, hein, je tout à l'heure M les a cité. Euh North, voilà North, c'est alsacien encore mais il y a un lobby alsacien. On parlait des Coréiens mais c'était rien finalement. Monsieur Verlac, il faut reprendre un peu les choses en main. Anis Rally et Mystère Géopolitique.
Voilà, ça c'est politi avec un X, ça c'est Gaulois. Voilà. Donc vous le voyez plus que jamais les communes et l'association des maires de France sont dans le 21e siècle. et prenne la valeur absolue qui est celle de la liberté. Merci à vous et nous sommes à votre disposition pour les questions que vous allez poser. Je vois que les mains se lèvent avec enthousiasme. C'est très impressionnant. Voilà. Merci. Bonjour. Rosalie Lafarge à France Culture. Vous appelez tous à une relance de la décentralisation mais de façon un peu plus concrète. Qu'est-ce que vous voudriez voir dans le contexte qu'on connaît aujourd'hui avec les moyens dont dispose l'État ?
Qu'est-ce que vous aimeriez voir arriver et qu'est-ce que ça changerait dans vos dans vos quotidien de maire ? Très bonne question, hein. Euh sans être exhaustif dans la réponse, mais euh nous avons formulé euh nous nous l'avons formulé à l'occasion de la présente présidentielle donc de façon précise et remise à tous les candidats, en tout cas ceux qui étaient venus à l'événement que vous avez organisé à Montrouge de mémoire.
10 10/ 12 je crois candidat ou 8/ 10 enfin je sais qu'il en manquait deux et 10/ 12 he c'est ça et mais de façon très très rapide un une façon très très efficace et simple de décentraliser serait de confier le pouvoir réglementaire aux collectivités territorial c'est la capacité d'application législative aux collectivités territoriales ce qui créerait de l'émulation de la responsabilité et de l'efficacité c'est une qui prévaut depuis 6 ou 7 ans et mais qui a été vraiment affirmé de façon transpartisane et qui désormais est reprise aussi d'ailleurs je l'ai entendu récemment par le président du Sénat. Je crois pas que c'était le cas avant.
Je parle sous le contrôle de Charlotte mais en tout cas je je m'en réjouis. Voilà, la MF est éclaireuse et donc et alors ce que ça change tout simplement c'est par exemple je des exemple on peut vous en citer tous les jours, mais ça renvoie au rapport à la à la règle et à la liberté. Euh, on a tous vu monter les obligations de déclaration préalables qui euh sur des dossiers qui avant n ne faisait que l'objet de contrôle à postériori des habitants, hein, on a une responsabilité politique devant les habitants et de l'État pour voir si on respectait les grandes normes, les grandes règles et donc ce qui pouvait nous valoir des problèmes administratifs ou pénaux d'ordre pénal et cetera.
Or aujourd'hui euh lorsque vous voulez créer un établissement quel qu'il soit, vous êtes soumis à des autorisations préalables de plusieurs services de l'État qui ne sont d'ailleurs très souvent désaccord entre eux et non pas en accord. Euh vous voulez faire une unité de traitement des déchets, il vous faut évidemment une autorisation du préfet ou du sous-préfet mais aussi de la DRÉAL, mais aussi de la DDT ou de la DTM, mais aussi de la RS.
Donc tout ce que l'on raconte, il faut nous écouter en fait au congrès des maères plutôt que de savoir si est-ce qu'on va aller lyssée ou pas à l'Élysée, machin de nous écouter parce qu'il y a une somme d'exemples qui qui sont exposés et à contrario, si on avait cette liberté, cette responsabilité dans le cadre de grandes dispositions d'ordre public et de et de grands textes juridiques simples, et bien on irait beaucoup plus vite. Parce que qu'est-ce que ça crée comme problème ?
Ça veut dire qu'il y a des collectivités aujourd'hui qui n'ont pas l'ingénierie, notamment dans la ruralité, qui n'ont pas les juristes, les financiers, les techniciens suffisamment nombreux, voir parfois il y en a pas du tout, pour porter ces projets. Donc ça vous oblige à prendre une assistance à maîtrise d'ouvrage. Donc très concrètement, c'est beaucoup plus long, c'est beaucoup plus cher et ça et c'est beaucoup moins efficace. Donc ça alimente la crise de la démocratie. Mais là-dessus, après, il y a des grandes familles de compétences par exemple.
On pourrait estimer que tout ce qui est médico-social euh aujourd'hui qui est parcélisé, on le voit très bien sur la problématique des personnes âgées, du vieillissement, de l'autonomie qui explosé entre l'État et le département reviendrait au département. On pourrait estimer que la le le le la la la possibilité d'utiliser le foncier pour réindustrialisé serait de responsabilité intercommunale. Voilà, on peut mais tout cela André va vous donner des précisions encore plus parlantes que les miennes. Je ne suis pas sûr. Mais quel a été le moyen de recentralisation ? Les moyens de recentralisation les plus puissants sur les 10 15 20 dernières années ? Ça a été ce que vient de dire David.
L'un des secteurs où nous avons quasiment perdu la maîtrise essentielle, c'est l'urbanisme. Or, une équipe municipale, un maire, qui ne peuvent plus organiser l'urbanisme de leur commune, c'est tout à fait contradictoire avec l'idée de liberté locale. Donc il y a, j'allais dire le resserrement technocratique, administratif et parfois juridique qui fait que peu à peu les marges de liberté qui avaient été gagnées après les années 82 puis ensuite avec monorier avec un certain nombre d'autres euh moments euh ont quasiment disparu. Et puis le deuxème ressort de la recentralisation massive, c'est bien entendu l'étoupement financier.
Quelle est votre liberté quand vous n'avez plus les moyens de la liberté ? C'est la question qui se pose aujourd'hui à l'ensemble des élus. Et donc ça veut dire que un acte de décentralisation ça doit commencer par donner une effectivité à l'autonomie financière qui est déjà constitutionnelle mais qui est totalement bafoué et d'ajouter à l'autonomie financière l'autonomie fiscale. Ce qui veut dire principe de responsabilité, liberté de décider l'impôt mais responsabilité face aux citoyens au plus près. Et puis j'allais dire l'aboutissement, donc ça ça peut se faire assez rapidement puis l'aboutissement c'est vraiment une inversion du sens de la décentralisation.
J'ai été de ceux qui ont participé, mon grand âge me le permet, à la décentralisation des années 81, 82, 83. On partait de loin, partait de loin et ça a d'abord été une décentralisation descendante de l'État vers les collectivités. Aujourd'hui, il faut que ça soit une décentralisation ascendante. C'est-à-dire que tout est décentralisé, sauf ce qui est réservé à l'État. Ce serait ça, j'espère ce sera ça, la véritable réforme de décentralisation. Car si nous n'allons pas jusque- là très vite les administrations, j' dire par nature sont pas les femmes et les hommes qui sont dans les administrations qui sont en cause.
C'est la mécanique spontanée de ces administrations fait qu'ils veulent maintenir le pouvoir au niveau de l'administration centrale. Et donc s'il n'y a pas cet acte décisif qui est l'inversion de la décentralisation, ce seront à nouveau et à répétition des remises en cause. Mais bien entendu, vous l'aurez deviné, cela nécessite une majorité parlementaire, probablement à venir mais je ne sais pas dans quel délais et une vision prospective de la France qui fait aujourd'hui défaut car on nous parle quelque fois du plan mais il n'y a plus véritablement de plan dans notre pays. Et quant à l'aménagement du territoire, c'est un des grands absents de la République française.
Si je peux me permettre, pour rebondir sur sur vos propos, cher président, cher premier vice-président, euh je pense que euh effectivement la question de la décentralisation a été a été abordée euh mais euh aujourd'hui face à la crise institutionnelle, c'était pas forcément euh la la priorité absolue du moment comme l'a souligné notre président dans son proposiminaire. on ne fait entre guillemets que rebondir sur sur les propos du Premier ministre puisque les la volonté d'avoir aujourd'hui des collectivités plus fortes auprès d'un état fort, ce sont pas des éléments que l'on que l'on demande seulement de de maintenant mais depuis de longues années.
Par contre, je pense que ce qu'il est important aujourd'igner dans le cadre dans le contexte dans lequel on est, c'est c'est la perspective de la loi de finance et donc toutes les implications financières qui peuvent être extrêmement pesantes et extrêmement brutales pour les pour les collectivités et d'avoir rapidement en fait une nouvelle concertation et discussion à ce sujet parce que aujourd'hui on ne sait pas où on va et naviguer à vue depuis 2020, ça devient quand même un exercice extrêmement compliqué, étendu de surcroix dans l'objectif de municipal en 2026 et je pense Ça a été rappelé d'ailleurs dans le dans le communiqué de presse qui est sorti hier, sauf erant de ma part, qu'il y a aussi des textes extrêmement importants auxquels on attend aujourd'hui une concrétisation législative.
On pense bien évidemment à la question du statut de l'élu, à l'amélioration des conditions en tout cas d'exercice du mandat qui sont un un un sujet sur lequel la MF a profondément travaillé. La question aussi des polices municipales, là aussi il y a eu des conclusions il y a 15 jours sur sur le beau et on attend et on appelle de nos vœux des des réalisations législatives et et que cesse en fait toutes tous ces reports ou en tout cas ces périodes de latence qui sont extrêmement perturbantes pour l'ensemble des collègues ma. Oui, peut-être sur sur la question des des finances, il y avait effectivement le le plan Bairou là qui a été désavoué.
Alors, on pourra regarder pour toutes les collectivités. Moi, je suis vice-président de Mulous Alzas agglomération qui comprend d'ailleurs la commune de Berviller. Et l'an dernier, on nous avait demandé une contribution énorme de de 5 millions et demi. On avait plus d'autofinancement quasiment et là on demandait théoriquement 9 millions et demi. Donc la réalité c'est que nous avons contribué au redressement des finances publiques qui n'a pas eu lieu depuis très longtemps. Je rappelle pas ici les baisses massives de la dotation globale de fonctionnement et cetera et cetera.
Donc aujourd'hui euh le premier enjeu si on veut faire honnaître la décentralisation, c'est de reconnaître que les collectivités n'ont plus nécessairement, contrairement au discours qui est tenu des marges très importantes. Nous avons jamais refusé par principe hein de participer à l'effort mais il faut qu'il soit proportionné. ce qui était proposé ne l'était pas du tout était tout à fait tort de porté notamment pour les EPCI qui sont aussi membres de la MF puisque nous sommes l'association des maires et présidents d'intercommunauté. Deuxième sujet sur la décentralisation alors il faut retrouver des marges financières.
Je rappelle d'ailleurs que une des causes du désastre financier et budgétaire de la France, c'est bien les suppressions d'impôts non compensés, hein, taxe d'habitation, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, et cetera et cetera. De sorte qu'aujourd'hui, 55 % du produit de la TVA sert à compenser très mal les collectivités locales d'un côté et à assurer le financement de la sécurité sociale de l'autre. Quand j'étais plus jeune et que j'étais ass Strasbourg, on me disait en France, on a quand même une spécialité, c'est on est très fort pour inventer des impôts. Et on a monsieur Lauré qui a inventé la TVA. La TVA, ça garantit la stabilité des finances publiques françaises.
Mais aujourd'hui, la TVA 55 % part dans des compensations et tout cela n'a produit aucun effet au plan économique. Donc en réalité, faut en débattre, mais il faut absolument qu'on retrouve des marges de manœuvre et de recettes locales. Encore une fois, André l'a très bien dit. Et après, on est responsable devant les habitants. Quand j'étais jeune élu, le débat sur la fiscalité et les taux, c'était un grand débat politique local. Aujourd'hui, ça n'intéresse plus personne. C'est grave parce que les Anglais ont bien fondé la démocratie moderne sur la fiscalité et et les ressources. Deuxème sujet, c'est les compétences. Alors là, je vous parlais d'une approche un peu européenne.
Un chiffre, euh les 22 15 régions françaises ont tout agrégé tout agrégé un budget inférieur au Landes du Bas de Vurtemberbert. 8 millions d'habitants qui jouas. Voilà. C'est-à-dire que en réalité la dépense publique locale c'est 19 % de la dépense totale agrégée État plus sécurité sociale plus collectivité locale. Ailleurs en Europe, la moyenne est plutôt autour de 30 à peu près 35 même. Donc en réalité il faut qu'on s'interroge sur le périmètre des compétences. Il faudrait mettre fin au aux politiques où on se marche sur les pieds, ces fameux 1000 feuilles. Donc il faut identifier des blocs de compétences dans lesquels on donne la responsabilité.
aux communes, aux départements régions, aux collectivités à statut particulier et cetera et cetera. Donc ça c'est un moyen à la fois de mieux gérer l'argent public et de renforcer la décentralisation. Sur le sujet des autorisations préalables, on a tous des anecdotes dignes du canard enchaîné à raconter, hein. Moi, j'ai je termine par là. J'ai voulu, je suis présent un syndicat de l'eau, j'avais un un vieux château d'émin qui qui menaçait de tomber sur la ligne GV Mulous Strasbourg. dormais plus évidemment. Laadréal m'a dit qu'avant de le démolir, je devais construire un hôtel à Irondel. 13000 €. J'ai construit l'hôtel à Irondel.
Euh après, lorsque j'ai eu négocié avec la SNCF, 2 ans pour savoir comment allait démolir, l'adréal m'a dit que mon château d'eau qui était bien sûr en voie de se casser la figure parce que les jeunes du villageoisin faisaient des escape gam dedans, on m'a dit il pourrait y avoir des kiropters, chauve-souris. Donc j'ai dû faire une étude sur les chauves-souris. Et j'ai dû construire un hôtel à chauve-souris. C'est vrai. Et pendant ce temps-là, les TGV passent toujours et moi je dormais plus. Et ensuite l'adréal m'a donné 3 mois pour démolir. Sinon, j'étais reparti pour un an. On y est arrivé. Mais tout est comme ça. Tout est comme ça. Donc ça vous fait c'est dramatique.
Et je je cite cet exemple mais voilà donc pour illustrer un petit peu cette frénésie bureaucratique qui qui qui handicape les élus locaux. Est-ce qu'on a répondu à votre question ? C'était complet quoi. Mais vaste au sujet. Voilà, vaste son programme le général. Oui. Euh oui, bonjour, je suis Dancor journée chez AF Info. J'avais une question justement, vous parliez de la bureaucratie, de la simplification donc qui est un des chantiers lancés par le gouvernement de longue date. Récemment, il y a plusieurs textes qui ont été publiés, notamment une circulaire pour sur les nouveaux les nouvelles compétences des préfets euh qui donc centralisera beaucoup plus l'action de l'État au niveau local.
Est-ce que selon vous ce tout ce chantier de centralisation du pouvoir est est efficace et quelle relation on les maire à cette réforme ? Simplement Alors, il est ce chantier est absolument nécessaire 1 de est-ce qu'il est efficace ? Pas du tout. pour une raison très simple, c'est que nous préconisons depuis longtemps une sorte de guichet unique de l'État, une unicité de la parole de l'État autour du préfet du département et des sous-préfets d'arrondissement parce que on a vu avant, on a vu après, il faut prendre la recte du fait que ça ne marche pas, l'agentialisation ne fonctionne pas.
Donc les les engagements et ce qu'avit et les constats du de l'ex-premier ministre François Berou était très bon je le dis enfin savourer ce moment parce que c'est et et ça va dans dans le bon sens. Mais pourquoi ça changera rien à la fin ? Parce que tant que vous ne supprimez pas les entités que sont l'adréal la RS, je je répète hein qu'ils sont constitués une majorité des gens très bien. C'est pas du tout une mise en cause personnelle. C'est le système, le préfet forcément suit la vie de ces de ces services. C'est comme ça que ça se passe. Et en plus la la clarification, elle elle est pas elle est elle va pas jusqu'au bout.
C'estàd que le préfet est censé avoir l'autorité sur des agences dont certaines sont départementales, d'autres régionales, donc pas dans son périmètre immédiat. Donc déjà c'est c'est abscon. et en plus qui ne censait rendre des comptes qu'au ministre qui qui objectivement vu le contexte politique a encore moins d'autorité qu'il y a 2 3 ans quoi. Donc dans la réalité euh ça changera rien. Ça ne change rien et ça ne change rien. Et je me permets d'ajouter que ayant un peu d'expérience aussi à chaque fois j'ai entendu parler de choc, il y a des mots que je ne peux plus entendre. Le choc de il y a toujours eu alors choc de fiscalité en fait c'est que tu payes plus d'impôts.
Choc de simplification c'est que c'est plus compliqué à la fin. Il y a toujours un choc inverse parce que très très alors que on peut simplifier tout cela mais ça nécessite de réorganiser de réécrire le droit et on en revient à la question précédente. Vous vous ne pouvez pas avoir une simplification de de du fonctionnement de l'État et une optimisation de l'État déconcentré. si ça ne se fait pas de façon corrélaire à une décentralisation et une réorganisation du droit et de la hiérarchie des normes.
Et André l'a très bien dit et je bois du du petit lait qui est pas ma boisson préférée ceciant mais quand je l'entends euh c'est de de de renverser c'estàd que on ne peut être efficace que si on fait ce qui fonctionne ailleurs, c'est-à-dire de la subarité ascendante. Ce motiviarité, il est il est pas forcément simple, mais il renvoie une vraie tradition politique qui consiste à dire que l'individu transfère une partie de sa souveraineté à la puissance publique et d'abord à la puissance publique de proximité et que lorsqu'on arrive pas à régler un problème de proximité, on monte à l'échelon supérieur et ça change tout. L'intercommunalité choisie est une formidable avancée.
La supracommunalité subie est une régression. parce que rien n'est mieux que la démocratie pire du système après tous les autres disent Churchill. Oui, bonjour Philippe Créange le télégramme. Euh dans la perspective de la reconnaissance de l'État palestinien par la France à l'assemblée générale de l'ONU, Olivier Fort au Parti socialiste a appelé les maires à pavoiser leur mairie ce jour-là dans un acte symbolique. Quelle est la position de la MF ? Merci André. Allez en premier. Il n'est pas dans la tradition de la MF de prendre des positions sur ces sujets.
Mais si des maire à titre personnel souhaite le faire et j'allais dire encourager le président de la République dans sa démarche qui consiste à reconnaître l'État palestinien, bien entendu, chaque maire est libre de le faire. Et vous remarquez que nous les seules couleurs qu'on abbord c'est bleu, blanc rouge. Quelle est la règle exactement ? Il y a pas de règle. J'ai lu là tout à l'heure dans avant de venir dans l'avion les jurisprudences qui sont contradictoires. Il il y a pas vraiment de règles. Voilà. Mais évidemment que les MF ne rela pas cela. C'est voilà. C'est pas son rôle. C'est pas son rôle. Et chaque mère est libre dans l'esprit de ce qu'on dision tout à l'heure.
Et vous avez compris où ira la mienne de liberté. Voilà, il y aura un grand drapeau français qui est tous les jours. Allez, là, next. Je vous laisse distribuer le micro parce que j'ai pas vu. Je vois que là-bas là oui, on est Vous nous éblouissez. On est un peu éoui. Euh François Gerver, vision politique. Dans le projet de budget de monsieur Bairou, il y avait euh le une ponction sur les collectivités locales. Qu'est-ce que vous demandez à monsieur le Cornu ? Alors déjà, je juste avant de passer la parole à André qui est prêt à dégainer, vous avez vu euh nous on je je c'est on ne demande pas, on ne réclame pas, on ne kéande pas et on refuse d'ailleurs d'être les mendiants de l'État.
C'est ce que l'on dit depuis des années. C'est-à-dire que on j'ai souvent, j'avais utilisé une expression, je reprends maintenant. Ce n'est pas nous qui avons demandé à être sous perfusion du malade, hein. C'est voilà. Et ça a été évoqué tout à l'heure par Antoine lorsqu'il parlait de la recentralisation et André de la recentralisation financière et fiscale. Donc pour que les choses soient clair, nous sommes absolument convaincus qu'il faut redresser les comptes publics. Nous alertons les gouvernements qui se succèdent sur la dégradation des comptes publics.
Mais nous rappelons une vérité évidente, c'est que pour qu'il y ait des bons comptes publics, il faut qu'il y ait de la responsabilité, donc de la liberté et que depuis 2010, ce qui a été prélevé sur les ressources des collectivités qu'on appelle attor dotation, enfin le terme est technique, ce qui a été prélevé sur les seules ressources du seul bloc communal, c'est-à-dire intercommunalité et commune depuis 2010. Aucun gouvernement n'y avait touché avant. Avant, il n'y touchait pas et il y avait moins de déficit et moins de dette. Pourquoi ? Parce que c'est exactement comme sur les les surprèvements sur des particuliers ou des entreprises.
Ça ne sert qu'à alimenter un système ultra dépensier et qui est foutu. Donc ce montant de prélèvement sur la seule DGF des seules communes et intercommunalités de France représente depuis 2010 82 milliards d'euros. Alors si parallèlement on a vu la joie de voir diminuer le déficit de l'État, voir de l'être excédentaire et de voir diminuer la dette, on serait dit c'est injustifié parce que l'État ne respecte pas sa parole et prélève de l'argent qui lui appartient pas. Mais au moins, on aurait adouc cette douleur en ayant l'impression que ce saignement soigne le malade. Le saignement, ça ne marche pas. On n'est plus au Moyen-Âge.
Donc ce qu'il faut, c'est un effort massif d'assainissement des comptes publics qui ne passera que par la responsabilité fiscale, c'est-à-dire d'associer les habitants aux dépenses qui les concernent pour que eux-mêmes nous incitent à être vertueux et que l'État soit vertueux. Voilà pour ces grandes généralités. Mais André va être bien plus offensif et précis que moi. Non, mais si tu me le demandes, si tu insistes je crois qu'il faut que l'État cesse de penser qu'on peut tondre des œufs. C'est des axiumes à la cantonat. Mais c'est à peine une boutade parce que bien entendu nous on parle surtout des communes mais vous me permettrez d'élargir aux régions et départements.
Vous savez quel est quels sont les jours de trésorerie qui restent aux régions en moyenne ? 10 jours. Pour les villes de plus de 100000 habitants dans notre pays, c'est également 10 jours. Sur la seule année 2024, les capacités de trésorerie ont baissé de 40 % pour l'ensemble des collectivités territoriales. C'est ça la réalité. Aujourd'hui, vous avez des départements.
On peut penser qu'à la fin de l'année, c'est en tout cas ce que pense l'association des département de France, mais c'est ce que pense aussi le comité des finances locales, nous aurons 70 départements qui n'auront plus aucun autofinancement et même probablement à l'intérieur un certain nombre de départements qui seront en autofinancement négatif. Et quant aux communes, nous avons sur 2024, 2025 est en cours mais j'en diraiis aussi un mot, vu les concours financiers de l'État être stagnant et l'inflation normative continuer sur les trois dernières années, on chiffre l'inflation normative à 5 milliards minimum.
Et d'ailleurs, le Conseil national d'évaluation des normes a établi les chiffres de manière totalement objective. Euh nous avons une épargne brute et nette des collectivités qui est en très forte baisse. Très forte baisse. Nous avons un besoin de financement qui s'accentue. Il était de 5 milliards en 2023, il est passé à 10 milliards en 2024. Nous avons une dette qui est encore maîtrisée mais en hausse sensible et nous avons une trésorerie, je l'ai dit en très forte chute. Voilà quelle est la situation des communes cette fois. Alors, c'est avant les 7 milliards et demi, les 8 milliards, moi j'en suis un peu plus de 8 milliards de ponction sur l'année 2025.
Ça veut dire que le constat de 2024, c'est le rapport officiel du comité des finances locales sur les finances 2024 va être aggravé par la ponction de 8 milliards 4 8 milliards 5 que nous avons pu identifier à la fois par des prélèvements directs mais aussi par des charges nouvelles. Je pense à la Caisse nationale de retraite des collectivités locales. Ça coûte juste 1 milliard 4. alors qu'on continue à nous ponner pour compenser d'autres systèmes de sécurité, ce qui est l'absurde. Bien.
Donc si vous ajoutez l'impact que va avoir euh la ponction sur 2025 de 8 milliards 5, ça veut dire que nous allons nous retrouver probablement avec une trésorerie à peu près au niveau des régions avec quelques jours de trésorerie en moyenne que nous allons nous retrouver avec une hausse de la dette puisque pour faire face simplement J'allais dire à l'action quotidienne de nos collectivités, nous n'avons que ces deux marges de manœuvre qui nous reste, mais c'est l'autofinancement et la trésorerie et éventuellement augmenter l'endettement. Ce sont les seuls leviers qui nous restent aujourd'hui.
Alors quand on nous annonçait officiellement 5,3 milliards que j'avais déjà identifié à plus de 10 milliards, c'était évidemment un étouffement généralisé. Et cet étouffement généralisé, bah d'abord, c'est des services qu'on rend moins à nos concitoyens. Ce sont des investissements qu'on met en pause et donc c'est l'ensemble de l'économie nationale qui est touchée. Je rappelle qu'on représente 70 % des investissements publics civils dans notre pays et que si on m pas l'investissement des collectivités territoriales, alors c'est l'ensemble de la France qu'on met en récession.
Et le risque aujourd'hui, c'est le risque de récession compte tenu de la baisse des investissements qui sera programmé. Alors 2025 va être une année un peu, j'allais dire en faux décor puisque c'est la dernière année des municipalités et que un maire il essaie de tenir ses engagements. Je sais bien que dans la vie politique c'est pas vraiment ce qu'on rencontre le plus souvent mais moi tous les maires que je connais ils ont pris des engagements ils ont envie de les tenir. Donc pour l'essentiel, ils vont essayer de tous les tenir. Ils y arriveront pas forcément mais ils vont essayer.
Ça veut dire que 2025 va être anné une année encore de fort investissement mais ça sera j'allais dire une fausse fenêtre une vision décalée et le risque le plus majeur c'est bien entendu pour 2026 où là nous risquons véritablement d'avoir des budgets municipaux qui seront en très grande difficulté. Voilà quel état de la situation aujourd'hui et donc de nouvelles ponctions telles qu'elles étaient prévues serait une absurdité et j'allais dire un étouffement programmé des collectivités territoriales. Merci André. Oui, j'avais raison. Pour pour condenser ce que l'on vient de dire parce que c'est vraiment une question fondamentale hein. 1.
On ne rétablira pas les comptes publics en s'attaquant à l'autofinancement et à l'investissement privé comme public. Et là, on parle des communes, hein, de on ne demande pas mais on propose depuis des mois à l'État de cesser les dépenses supplémentaires qu'il nous imposent. Donc nous proposons un moratoire sur l'application des normes supplémentaires. Nous l'avons dit haut effort au précédent congrès. Nous le redisons à chaque occasion et encore aujourd'hui. Et je vous donne quelques exemples.
Au moment où on nous dit qu'il faut assaignir les comptes publics et baisser les dépenses, un décret en gestation nous en gestation un décret nous qui est publié nous impose de rénover chaque année et ça vient de sortir 3 % de la surface chauffée des bâtiments de plus de 250 m². Coût chiffré pour les collectivités 10 milliards par an. Mais ça c'est notre c'est toute la journée on a ça. Euh le décret BX. Voilà. depuis le 1er janvier pour les bâtiments équipés de systèmes de plus de 280 kWh et en 2025 210 kWh donc de mettre en place un système je ouvre les guillemets obligatoire ouvrez les guillemets d'automatisation et de contrôle des bâtiments terciaires dans tous les bâtiments.
C'est pour les collectivités presque 1 milliard sur 3 ans. Et autre élément que sur le que vient d'évoquer André dont on parle depuis toujours, nous sommes les seuls employeurs qui se voit imposer une augmentation des charges patronales. Pas de 1 point, pas de 10 % de 13 points. De 13 points en 5 ans. Rien que pour cette année, c'est un surcoût d' 1 mliard 400 millions pour alimenter une caisse dans lequelle l'État a pioché plus de 100 milliards en 50 ans et qui alimente d'autres caisses dont celle de la fonction publique hospitalière. Donc c'est pour ça que dans les débats dans le récit qu'on qu'on vous donne, moi je le vois quand je suis interviewé.
Alors mais il faut bien participer à l'effort et tout. C'est une espèce d'infantilisation par le vocable et c'est un détournement d'opinion. Évidemment qu'il y a des collectivités, on le répète toujours mal géré comme des entreprises mal gérées et cetera. C'est aux habitants de tranché qui doit les gérer, comment ils doivent gérer et s'ils sont mal gérés doivent les habitants doivent payer l'addition de leur choix. C'est c'est la responsabilité. C'est c'est ça peut être des choix tout simplement de payer plus pour d'autres services et cetera. Ça s'appelle la liberté communale et c'est essentiel. Oui, je je peut-être juste ajouter un point.
On l'a dit hein, c'est pas les les femmes et les hommes des administrations de de l'État ou d'autres, mais c'est le système qui génère ça. Le système centralisé français est un système dans lequel au niveau national, on décide de dépenses que l'autre payera. Ça ça ne peut pas être vertueux. Quand il y a un gouvernement, les ministres se baladent, ils font des plans surtout et notamment sur nos compétences. Dans les autres démocraties européennes, lorsqu'on décide de plans, ils sont définis au plan local par l'autorité décentralisée et l'État fédéral s'occupe de ce qui est de sa compétence ou l'état confédéral. Et donc voilà, on fait tout, on fait des on a vu des plans sur les arbres.
C'est le président de la République qui vient à Besançon il y a 2 ans, il fait un plan arbre comme c'était pas au collectivité locale de planter des arbres. Et donc là, on est même dans des situations où lorsqu'on n pas de gouvernement, la folie réglementaire continue. On avait demandé au secrétaire général du gouvernement effectivement s'il y avait pas une pause pour que au moins le manque de gouvernement ait un effet, c'est de freiner la dépense. Au moins que il y a pas de ministre, on peut pas. Et donc ça continue. Ça continue. C'était au CNN. Alors pire encore. Donc la norme est définie nationalement par des lois bavardes avec les amendements, il y a 150 articles.
Après, on sort des dizaines de décrets des pensiers. On soumet ça au CN. Le matin, en général, l'après-midi, ça vient au Conseil d'État. Nous, les élus, nous votons contre. On vote contre. Le chien à bois, la caravane passe. Et donc, nous sommes chargés de mettre en œuvre un texte qui a été conçu par des gens qui ne connaissent pas les réalités locales et que nous avons payé alors que nous avons émis un avis défavorable. Le système est donc structurellement générateur de dépenses. Ça, il faut le dire. Et donc, c'est toujours justifié.
Alors, une fois, j'avais un de vos collègues qui voulait venir chez moi en disant "Montrez-moi une norme idiote." C'est jamais idiot, c'est toujours des bonnes causes. Les mobilités, euh voilà, euh je dirais l'environnement, on peut être pour. La question c'est que il faut aussi que l'État, je dirais, adapte ses ambitions à ses moyens et cesse de demander aux autres, c'est-à-dire les collectivités locales, de payer à sa place. Sinon, tout ce qu'on dit, c'est de la littérature. Bravo, très bonne synthèse comme on dit chez vous. J'ai l'habitude. Euh, OK. Je sais pas si Oui. Michel Tob, opinion internationale. Alors, je suis désolé monsieur le président, je suis alsacien, moi aussi.
Donc ça fait analysation de plus. Merci de nous accepter dans la pièce quand même. Euh donc euh euh de petites questions en vous entendre tous mais comme heureusement monsieur Lalel vous disiez que beaucoup de futurs maires ne savent pas combien c'est difficile mais quand même à vous entendre l'impression quand même que c'est très très difficile et de plus en plus difficile d'être maire. Donc en un mot en deux mots, qu'est-ce que vous diriez à des Français qui voudraient s'engager pour être candidat à prochaine municipalité ? Et deuxème question, est-ce qu'on a une information sur la moyenne d'âge des maires en France ?
Et est-ce que cette campagne la campagne sur les réseaux sociaux que pilote monsieur Darmont montre bien qu'il y a une volonté d'amener des jeunes à s'engager notamment j'imagine pour être maire ? Est-ce qu'il y a un objectif de de rajunir la le la population des maires de nos 35 36000 communes ? plusieurs choses. Euh ce qu'on ce qu'on dirait euh euh d'abord euh au aux jeunes et à tous les citoyens, c'est la société dans laquelle tu vis, c'est celle que tu fais, quoi. Donc prends ton destin en main et prends le destin de ta commune et prends le destin du pays. Moi, je passe ma vie à dire ça. J'essaie de dire ça à mes gamins déjà et à tous ceux que je rencontre.
Deuxième élément, nous notre but c'est pas de rajunir ou pas rajunir, c'est pas ça, c'est de permettre le renouvellement et de permettre l'irrigation de de la démocratie. Dans dans tous les les les chambres représentatives, mais c'est vrai dans tous les pays et à toutes les époques, il y a plus de de personnes qui ont du temps libre he qui s'investissent. Donc on a une moyenne d'âge qui est pas loin de 60 ans, je crois en moyenne. Mais je Mais en tout cas, c'est ça Éric. Monsieur le directeur général. OK. Donc, mais on vous donnera si vous intéresse, on a toutes les statistiques par strat et cetera sur la la composition démographique.
Mais pour nous, l'enjeu c'est et de dire que ce que ce mandat qui est qui est exigeant, qui est difficile euh où on on affronte des injonctions contradictoires reste le plus beau des mandats à nos yeux et que moi je le dis toujours au quotidien, c'est pas une punition, c'est plutôt une communion quand même. Dans dans une ville, il y a une espèce de d'osmose à la fois humaine et géographique qui est fantastique. C'est c'est une c'est un immense honneur quand même que que d'être mère quoi. Et et c'est vraiment une c'est une très belle mission de vie. Voilà. Ça donne du sens à la vie. Les jeunes, ils ont besoin d'avoir du sens à la vie.
Ça donne du sens de s'engager dans une association, dans une mairie, dans une collectivité. Moi, je dirais simplement à quelqu'un qui me demande la raison de l'engagement, c'est d'avoir de l'amour à donner. l'amour à donner à ses concitoyens, de l'amour à donner à sa commune, d'avoir vous me passerez l'expression, mais un véritable lien charnel avec sa commune. Faut être dans le sentiment d'avoir envie d'aimer. Si on n pas envie d'aimer, faut pas être candidat à des fonctions municipales. Et puis on parle jeunesse, point jeune. C'est pas l'âge qui compte. Vous savez, moi j'ai une définition. Bah, je suis sans doute un dédoy dans cette salle.
Je sais bien, ça se voit pas, pas la peine de me le dire tout de suite. Mais moi, je suis heureux d'être jeune depuis plus longtemps que vous avec l'expérience en plus. Donc ne faisons pas des questions d'âge. Bien entendu qu'on souhaite avoir des jeunes qui nous rejoignent. Et si la d'ailleurs on va voir un problème parce que si la campagne réussit, il va falloir dire à des anciens qui n'ont pas démérité, qu'il faut qu'il laisse la place. Et nous savons tous que constituer des listes, c'est parfois l'acte le plus complexe que nous ayons à faire dans une campagne municipal. Mais moi, je me réjouirais d'avoir la queue devant mon bureau pour dire je veux m'engager.
Alors, avec moi ou avec d'autres, peu importe, puisque c'est une campagne bien entendu totalement transpartisane. Mais oui, la première condition c'est d'aimer, c'est d'aimer l'autre, c'est d'aimer sa commune. Et puis le dernier point évidemment parce que c'est le ressort même de toutes les actions, c'est d'avoir envie d'être utile. Et s'il y a un endroit où on peut être utile au quotidien de manière visible, c'est la commune. J'ai la chance d'occuper beaucoup de fonctions électives, députés national, députés européens d'être 5 ans ministres. Rien ne vaut rien ne vaut la fonction de maire. Parce que dans la fonction de maire, vous voyez se réaliser au quotidien ce que vous engagez.
Et il n'y a rien de plus gratifiant que de se promener dans sa commune. Alors pour la première semaine, ça va être un peu court, mais au bout d'un an, 2 ans, 3 ans, se dire "Ah bah tiens là on a fait ça, tiens on a réussi ça, tiens là on a un peu des difficultés mais on va résoudre ça. Le sentiment d'être utile, c'est le ressort majeur. Et puis si je si vous permettez Oui. Oui. Vas-y Muriel, vas-y d'abord toi. Merci, je te je te remercie. Euh peut-être pour rebondir sur sur votre question et et et la voir d'un d'une manière un petit peu plus large.
Je pense que évidemment si aujourd'hui on parle de de l'engagement, c'est d'abord le constat partager et ça a été rappelé que ce n'est pas aussi simple aujourd'hui de motiver tout un chacun pour aller œuvrer pour pour l'intérêt général et pour sa collectivité dans tout le contexte qui a été rappelé au démarrage de cette conférence de presse.
Aujourd'hui, il y a beaucoup encore de de frein dans ce dans ce cadre là et je pense que c'est deux choses en fait distinctes qu'il faut qu'il faut voir à la fois effectivement et c'est le tout l'objet en fait de de c de ces campagnes, c'est montrer au combien il est indispensable aujourd'hui de de revitaliser l'engagement pour permettre à tout à chacun de pouvoir être sur une liste électorale mais de s'engager aussi pour sa commune d'un point de vue associatif. Ça a été ça a été rappelé.
C'est évidemment euh l'amour profond en fait de de l'intérêt général et la chose publique et euh et de n'être finalement qu'un qu'un passionné pour pouvoir tenir face à tous ces combats et d'aimer ce combat qui est aujourd'hui notre notre quotidien. et plus largement, c'est aujourd'hui tout ce que le travail de l'association des maires de France qui est à la fois sur cette campagne de l'engagement, mais je l'ai dit un petit peu tout à l'heure, c'est aussi euh de de revitaliser le le mandat de l'élu en améliorant les les conditions aujourd'hui d'exercice de de nos collègues, qu'ils soient maire, qu'il soient adjoint ou tout simplement aussi conseillers municipaux.
C'est c'est la conciliation aujourd'hui vie professionnelle, vie familiale, vie d'élue, c'est euh de permettre à tout un chacun, euh on parle de jeunes, on peut parler euh euh de la place de la femme, on peut parler de la place de des euh élus handicapés, on peut parler euh des élus étudiants. C'est aussi tout cela que l'association des Mires de France défend au au quotidien et c'est pour pour finir effectivement quelque chose qui n'est pas dans nos mains, c'est toute la question de de l'autonomie et des libertés locales.
Et et c'est c'est vraiment ce tout qui doit aujourd'hui se dégager en fait sur sur 2025, c'est-à-dire porter avec nos tripes ce que nous faisons au quotidien, ce que nous faisons avec passion et amour si je dois résumer et les propos de mon président et de mon premier vice-président et et de pouvoir faire en sorte que en face de nous, en face de de chaque de chaque élu, on arrive à convaincre et on ne pourra convaincre que si on est nous aussi convaincu que demain sera sera un autre jour et et c'est vraiment notre combat quotidien à l'association des maires de France et en et en tant que maire tous les tous les jours. D'abord rassemblement.
Rassemblement, on évoquait avant des sujets internationaux ou d'autres. Les habitants sont divisés à titre personnel en fonction de leurs opinions philosophiques, religieuses, parfois de leurs origines. Et bien la mairie c'est le dernier de rassemblement. Moi, j'ai il y a pas que la journée citoyenne, j'ai l'aventure citoyenne où je réunis les jeunes de la commune dans toute la Glo. Et là, je leur dis "Écoutez, voilà, vous pouvez avoir des parents qui viennent de partout dans le monde, vous pouvez avoir des opions différentes, mais vous êtes tous citoyens de cette ville." Et donc la commune, c'est un des derniers lieux de rassemblement où les gens peuvent s'identifier à un espace commun.
C'est devenu rare. Collégialité. Contrairement au système politique national, un maire, il décide pas tout seul. Il va pas faire une conférence de presse et les adjoints apprennent dans le journal ce qu'il raconte. Sinon, il dure pas longtemps. Et bien, l'intelligence, elle est collective. Moi, si un de mes adjoints a une meilleure idée que moi, je ne me sens pas humilié, je ne me sens pas désavoué. Donc c'est un lieu de délibération collective. Là aussi, c'est tellement différent du système jacobin national. Dernier point, proximité.
Alors, je le regrette, moi j'ai connu l'époque parce que j'ai un peu l'ancienneté où il y avait des services de l'État, l'échelle du département, des DAF, d'AS, ça fonctionnait bien. La multiplication des agences que plus personne ne pilote, la numérisation qui a des avantages mais qui éloigne aussi le citoyen fait que nous sommes les derniers où il y a encore une petite lumière où les gens peuvent venir et ils ont besoin de ça. Ils ont besoin de présentiel terme affreux.
Et donc si vous faites le compte de tout cela, malgré les difficultés, c'est un mandat qui peut rendre heureux parce que il n'est pas faux de dire que dans l'immense majorité des cas, nos habitants qui ont une vision plutôt défavorable, voire très défavorable de la politique nationale ont plutôt une vision favorable des élus de proximité et du maire qui reste un dernier recours dans ce monde individualiste et cruel. Donc c'est un mandat qui euh malgré tout euh rend heureux et c'est pour ça qu'on continue malgré les difficultés. Une belle conclusion juste précé Bonjour, je viens d'éc. C'est juste pour une précision.
Est-ce que vous avez eu des détails concernant la consultation prévue par le le Premier ministre ? Non. à ce jour non mais je pense que ça va pas tarder. Euh je pense qu' bon on attend toujours le la date de la réunion avec le précédent premier ministre que nous n'avons pas eu mais mais avec le mais mais apparemment la méthode n'est pas la même. Donc je pense que cette fois-ci on pourra pas y échapper. Oui voilà.
Non mais je pense qu'il faut déjà qu' je je pense que le le enfin j'ai parce que je un de vos confrères dans la salle d'ailleurs de d'un quotidien national me posait la question hier au téléphone et j'ai essayé d'analyser je je pense que le premier ministre ça sa préoccupation aujourd'hui elle est évidente.
c'est dire est-ce que je peux avoir une sorte d'accord de préaccord parlementaire pour passer le budget et je je comprends qu'il focalise là-dessus et qu'une fois et s'il a ce préaccord qu'il nomme un gouvernement et ensuite je pense qu'il a compris pour sa part qu'il ne fallait mieux éviter de mettre sur la touche les associations d'élus et la plus grande association généraliste d'élus qui est la MF. Voilà. Mais tout ça là, je je spécule devant vous, je spécule au sens figuré pour le reste la consultation était prévu dès la semaine prochaine. Nous, on a rien reçu. On a on n pas reçu. Non, on a rien reçu à ce jour. Voilà, c'est une autre bonne conclusion. Merci à vous. Bonne journée.