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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 16 juin 2025 26 min

Sommet des océans 2025 : Agnès Pannier-Runacher, Ministre de la Transition écologique, fait le bilan

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Agnè Pag Runaché. Bonsoir Myiamwa. Merci beaucoup d'avoir choisi France info pour l'invité du dimanche soir.

Le sommet mondial des océans. C'est donc achevé cette semaine à Nice. 63 chefs d'état, 174 délégations.

Mais c'est vrai que les Français ont encore un peu de mal, c'est normal, c'est tout frais, d'en percevoir la la portée. Le traité de protection de ce qu'on appelle la haute mer va être ratifiée par 60 états sous l'impulsion diplomatique de la France. Alors, qu'est-ce que ça va changer ?

Très concrètement, cette Convention nationale des Nations- Unies, c'est un succès massif du président de la République, un succès massif de notre diplomatie, notamment parce que c'était pas le seul avancée que nous avons eu avec ce traité de la Haute Mè. Qu'est-ce que ça fait ce traité de la Haute mer ? C'est un traité qui nous permet de réguler 60 % plus de 60 % des mers et des océans.

Ces mères et ces océans qui aujourd'hui n'appartiennent à personne et qui sont en fait le phare ouest de notre planète. Et donc avec ce traité, on va pouvoir enfin mettre des règles et protéger ces 65 % de nos mères et nos lesquelles précisément quelles règles en quoi ça va contraindre les États pour préserver la biodiversité ? rappeler que l'océan c'est un des deux poumons de la planète.

Oui, tout à fait. Les océans ne sait pas vivre sans en fait puisque c'est eux qui nous permettent de réguler le climat. C'est eux qui produisent 50 % de l'oxygène.

C'est eux qui conservent une grosse partie de la biodiversité et qui nourrissent un peu près 3 milliards d'humains sur terre. Donc c'est absolument massif. Et ce que nous allons faire avec ce traité, c'est de créer des aires marines protégées internationales avec des moyens de contrôle, des moyens de sanction, une régulation et donc enfin euh protéger 2/3 de des eaux et des océans qui aujourd'hui n'étaient absolument pas régulés et sur lequel il était possible de faire tout et n'importe quoi et sauf des actes de piraterie puisque c'était la seule interdiction dont il donc le multilatéral isme à l'heure du trumpisme, ça peut encore marcher.

Ça veut dire qu'ils vont s'engager ces pays mais après ça les ça les contraint. Exactement. Non seulement le multilatéralisme fonctionne mais l'écologie est un objet sur lequel on peut se mettre d'accord. dans un monde où on nous parle de backlash écologique toutes les minutes, c'est intéressant de voir que à plus de 60 chefs d'état, à plus de 120 délégations, on arrive à trouver des accords, 120 pays qui se mettent d'accord ensemble sur ce type de sujet.

Et ça montre aussi que la diplomatie française a beaucoup de capacité d'impact et que le président de la République est capable d'aligner alors que ça n'avait jamais été fait hein. Ça fait 20 ans que ce traité traîne et nous y sommes parvenus. Beaucoup moins convaincant en tout cas à en croire les organisations non gouvernementales sur le chalutage sur la pêche en eau profonde.

Vous savez cette pêche qui racle les océans au détriment de la biodiversité. Qu'est-ce que vous répondez aux ONG qui disent que Emmanuel Macron n'a pas été assez ambitieux sur le nombre de zones d'interdiction ? Alors, d'abord, je répond que c'est pas vrai puisque vous avez des communiqués de presse qui valorisent les annonces de la France.

Je pense à celui de l'UICN, je pense à celui de WWF, de Tara, de la Ligue de Protection des Oiseaux. Donc vous voyez euh contrairement à ce que certains racontent, les annonces que nous avons faites sont des annonces massives. Le Royaume-Uni interdira le chalutage de fond sur plus de 50 % de ces aires protégées.

Ça veut dire trois fois plus que nous. Pourquoi on fait pas pareil nous ? Alors en réalité c'est pas ce qui a annoncé les le Royaume-Uni.

Donc là aussi le Royaume-Uni a très exactement dit non non je je vous renvoie à son communiqué de presse. Le Royaume-Uni a très exactement dit ils font exactement la même chose que nous. C'est-à-dire qu'ils vont faire une analyse de l'ensemble de leurs aires marines protégées pour déterminer les espaces où on va interdire le chaluage de fond.

Ça représente 30000 km² chez eux. Je rappelle que la France vient d'annoncer 148000 km² dans lequel il n'y a aucune activité humaine autorisée. 14800 km².

Je pense que vous pouvez chercher longtemps vous pouvez chercher longtemps des annonces équivalentes. Donc c'est important de le dire parce que malheureusement certaines entendu viande de Bloom notamment donc c'est le la principale activité dire que c'était un certaines ONG ne sont pas fiers de la France. Certaines ONG ne sont pas fiers de notre capacité à rassembler plus de 120 États pour trouver un traité sur la haute mer. ne sont pas fiers de notre capacité à annoncer la plus grande aire marine protégée strict d'un niveau de protection strict 900000 km² en Polynésie.

Ben moi je suis désolé mais à un moment faut regarder ce qui se passe et heureusement que nous avons très bien travaillé avec d'autres ONG qui ne nous donnent pas Kitus surtout hein qui sont exigeantes qui demandent ce qu'on va faire sur la colonne d'eau, qui nous demandent ce qu'on va faire pour renforcer nos zones de protection forte dans nos eaux hexagonales. Mais au moins là où on a fait de belles choses, ils le reconnaît. Et sur le plastique, avant de parler de l'écologie d'un autre pays, au niveau de ce sommet, le plastique qui se retrouve évidemment dans les océan 10 millions de tonnes rejeté chaque année, est-ce que le vrai problème est pris à la à la racine, c'est-à-dire produire moins tout simplement de de plastique, sortir progressivement du plastique plutôt que de recycler ?

Oui, évidemment, vous avez totalement raison. L'enjeu sur la pollution plastique, c'est pas le tri et le recyclage. L'enjeu, c'est de freiner cette production plastique qui s'est emballée.

Elle a doublé ces 15 dernières années. Elle les experts nous disent qu'elle va tripler encore d'ici 2060. C'est de la c'est furieux.

C'est c'est impossible de faire face à ces déchets plastiques si on n'est pas capable de remettre la production sous contrôle. Et c'est très exactement là aussi ce que la France a porté lors de cette conférence des Nations Unies sur les océans. Moi, j'ai réussi à rassembler 95 États autour de la France pour revendiquer un traité plastique qui réduise la production.

Ce cette négociation sur le traité plastique, elle va avoir lieu dans la première quinzaine du mois d'août et on sera là et on rappellera cette ambition qui est portée par plus de la moitié des pays de la planète. Donc on avance au niveau mondial sous l'impulsion de la France. Est-ce qu'on recule Laurent au niveau français ?

Ben, je crains que oui parce que vous faites les loges du président Macron en matière d'écologie, c'est logique. Euh alors là, on parlait des océans mais alors sur les autres dossiers, vous faites sonner les cloches, vous êtes même sur le banc des accusés là par ici ce studio, on est très pour toi. Mais alors les écologistes ou et pas seulement les écologies, ils sont très en colère.

On va écouter, il y a plusieurs il y a au moins quatre dossiers, on peut les prendre. On va écouter d'abord Marie Tondelier sur l'ensemble et on va ensuite reprendre chacun des dossiers. C'était sur France interne.

C'est une semaine noire pour l'écologie. Et quand je parle de semaine noire pour l'écologie, comprenez-moi bien, je parle pas de semaine noire pour les militants écologistes. Simplement quand l'écologie prend aussi cher qu'elle a pris la semaine dernière, c'est nous tous, nous toutes les victimes, c'est chacun de vos auditeurs et de vos auditrices.

Et c'est d'ailleurs y compris celles et ceux qui ne nous écoutent pas. Parce que quand on parle d'écologie, on parle de votre santé, on parle de votre environnement à chacun d'entre vous, on parle de l'avenir de vos enfants et de vos petits enfants. Et je pense que trop peu de gens mesurent en effet la gravité de ce qui s'est passé la semaine dernière, de ces reculs en cours, de ces attaques.

Alors alors de quoi elle parle ? Elle parle de plusieurs dossiers. On j'en ai sélectionné quatre.

Euh le premier euh c'est ce qu'on appelle la prime rénove. Ça c'est la prime qui permet de d'isoler les bâtiments pour qu'ils soient moins émetteur de de gaz à effet de ser plus d'autres fonctions. Et là la prime Renove est suspendue.

Donc plus de prime renov pendant au moins 3 mois, elle doit être rétablie. Mais il y a une chose qu'on a du mal à comprendre parce que la raison qui est donnée, c'est c'est de dire il y a des fraudes, il y a 16000 dossiers qui sont suspects et cetera parce que beaucoup mais ces 16000 dossiers ça fait 10 12 % du total. Pourquoi est-ce qu'on arrête les 88 % qui sont des dossiers normaux ? parce que il y a 10 % de fraude, on aurait pu ne pas s'arrêter et et s'occuper des fraudeurs.

Alors sur ma prime RENOF, très clairement ce dispositif est simplement suspendu. Ça veut dire que les 88 % que vous mentionnez, il continuent à être instruit. H il continue à être instruit.

Ce qu'on est en train de faire suspendu. Alors ce qui est suspendu, c'est le dépôt de nouveaux dossiers de façon il y a beaucoup de gens qui disent "Oui, ça on va prendre 3 mois de retard et ça ça met le désordre dans précis. On utilise l'été qui a un moment où il y a moins de dossiers qui sont déposés pour régler le fait que les nouveaux dossiers qui arrivent soient des dossiers qui euh sur lequel ne pèse pas de soupçon de fraude.

Et ça ça nécessite des réglages réglementaires. C'est-à-dire que nous ne savons pas euh nous ne savons pas continuer tout en faisant les réglages réglementaires. C'est impossible.

Je précise d'ailleurs que sur les copropriétés, la prime RENOV continue. Donc attention là, il faut pas confondre arrêt d'une politique écologique avec réglage d'une politique écologique. Suspension, c'est pour ça que suspension, ça veut dire qu'on s'arrête pendant un certain temps.

Monsieur Geoffrein, juste la suspension, elle est le 1er juillet. La reprise, elle est le 15 septembre. Entre juillet et septembre, beaucoup de gens s'occupent un peu moins de ma prime rénovants, de leur congés et cetera. et entre les deux, on aura réglé les choses et pour les pour les copropriétés et pour les copropriétés ces dossiers continue.

Oui, ça fait un effet, faut pas mentir aux gens, ça fait Non, non, vous avez raison. Ça fait un effet sur les artisans parce que il n'en demeure pas moins que vous suspendez. Mais c'est aussi une protection pour les artisans parce que ils sont confrontés à cause de ces fraudes à une concurrence déloyale. et le fait de prendre des mesures qui vont empêcher des gens qui qui vendent du rêve, qui vendent de la rénovation thermique, donc des installation d'équipement qui ne fonctionne pas ou des isolations qui ne fonctionnent pas alors que d'autres artisans font très bien leur travail, c'est aussi ça va pas entraîner faillite dans le secteur parce que c'est ce qu'ils disent hein, ils craignent vraiment soit une perte d'activité, soit même de mettre la clé sous la porte.

Alors, moi je fais toute confiance au au ministre de l'économie, hein, qui l'a dit avec beaucoup de clarté et à la ministre des comptes publics sur le fait que ma prime rénove est un dispositif central de notre politique écologique, mais pas que victime presque de son succès. C'est c'est ça en réalité, elle est victime de son succès, c'est-à-dire que on a fait beaucoup plus de dossiers que l'année dernière et c'est plutôt un bon signal. Et donc nous faisons bien les choses.

On doit évidemment protéger les artisans et ils ont raison de dire tout ça est un peu abrupte et donc euh accompagner nous et je pense qu'ils ont raison et qu'il faut le faire. Mais néanmoins, c'est aussi une politique de lutte contre la précarité énergétique. Ce n'est c'est là où l'écologie d'ailleurs est dans toute sa dimension d'écologie populaire et vertueuse.

Al il y a un deuxième dossier. Alors vous allez me dire c'est pas moi, c'est le parlement. D'accord mais c'est ce qu'on appelle la loi du plomb.

Loi du plomb c'est pas vous. Mais euh on pourrait quand même vous mettre en cause parce que euh les macronistes au sens large se sont alliés avec la droite quand même. Alors je ne crois pas.

Je crois pas parce que il y a pas eu de vote euh à l'Assemblée nationale. Non pas pas à l'Assemblée nationale mais en général quoi. Vous êtes tourné vers la droite.

Non c'est ceci est assez faux puisque du coup on pourrait précis il s'agit d'une loi qui concerne les agriculteurs et qui permet de de remettre l'acétamiprite qui est un insecticide qui avait été interdit. euh dans le jeu français puisqu'il est autorisé euh en Europe, ce que réclamaient les agriculteurs. Alors, de quoi s'agit-il ?

Il y a pas que ça hein dans la loi du plan, il y a le point qui fâche. Il y a une proposition de loi déposée par un sénateur républicain, voté par la majorité sénatoriale républicaine avec le gouvernement qui porte un refus de cette réautorisation de la CTAPR. Le gouvernement le gouvernement a porté un refus et a déposé un amendement en ce sens.

Ce projet de loi est ensuite passé à l'Assemblée nationale. Et moi je trouve que Marine Tondelier est très gentille, mais à quel moment elle a défendu ce dossier ? À quel moment les ver à quel moment les verts non mais son groupe, on va quand même pas se payer de mots.

À quel moment les verres alors qu'il dépose des amendements par milliers absurdes du style remplacé 30 jours par un mois et mais sur la manœuvre parlementaire faire voter une motion de rejet pour qu'au fond il n'y ait pas de débat et passer directement en commission disparitaire une fois le Sénat. Non, mais je suis désolé. Ce qui est scandaleux et ce qu'a fait la gauche sur ce dossierlà et qui témoigne d'une très grande, c'est les écologistes et les filles.

Oui. Et qui qui témoigne d'une très grande hypocrisie, c'est qu'ils ont empêché ils ont empêché l'examen à l'Assemblée nationale de ce projet de loi. Je rappelle que la commission développement durable avait voté la suppression de cette réintroduction de de la Cétamipride que cette commission est d'ailleurs présidée par une députée macroniste et je rappelle vous personnellement vous êtes engagé contre vous avez quel point parfaitement clair maintenant nous sommes dans la main devrait être introduit ou pas nous sommes dans la main de la commission mixte paritaire ça c'est la première chose.

Et la deuxième chose, c'est qu'il faut aussi savoir ce qu'il y a exactement dans le texte. Parce que ce qui est prévu aujourd'hui dans le texte, mais parce que moi j'ai agi, parce que j'ai combattu, parce que nous nous sommes mobilisés au niveau du gouvernement, c'est que la rédaction pour le moment qui est proposée par le Sénat est une rédaction qui met énormément de de contraintte et et qui ne fait de cette réintroduction que dans des cas très contrôlés, très isolés. Donc ce n'est pas la réintroduction très ouverte que dont dont nous parle que vousmême vous avez dit à quel point c'était nocif puisque il se retrouve dans l'eau cette cette pens que ce n'est pas une bonne idée mais je dis aussi la vérité c'est-à-dire que ce n'est pas une réintroduction très ouverte c'est quelque chose qui est mise sous contrôle il faut quand même le reconnaître faut qu'on avance parce qu'il y a beaucoup de dossiers al dossier c'est les ce qu'on appelle les les zones à faible émission ça consiste à faire en sorte que les véhicules les plus polluants, les vieux véhicules tout à fait rentre plus facilement comme auparavant centrille en gros c'est ça et ça a été totalement détruit par le parlement ce truc même par qui ça a été détruit par qui ça a été détruit par les alliés de Marine Tondelier qui ont fait une alliance de circonstan républicains et avec le Rassemblement national dans un moment et avec quelques macronistes madame la ministre qui ont voté la suppression des Non non non non vous regarderez les votes le bloc macroniste vote quasiment en ligne.

Vous avez de brebés si vous voulez et vous pouvez trouver d'ailleurs y compris au Parti socialistes y compris au Parti socialiste des gens qui s'abstiennent ou qui sont à la buvette au moment du vot. Comment vous comprenez c'est c'est remise en cause à l'Assemblée nationale au Parlement ? Les députés représentent leurs électeurs et quand ils retournent en circonscription ils entendent un discours, ça suffit.

Ils l'entendent, ils le disent. coup de frein sur le zéro artificialisation nette, c'est-à-dire éviter de bétonner pardon mais les feu pour faire beaucoup de tracteurs sur les marchés, je peux vous assurer que personne vous parle du zéro artificialisation nette sur le terrain. Alors ça non mais sur les aid Alexandre jardin a monté une manifestation dans tout le pays.

Donc il y a vraiment des sommes dans une pure instrumentalisation de la part des populistes. C'est-à-dire que effectivement à force d'avoir répété partout que l'objectif de ces zones à faible émission était d'interdire les voitures thermique dans les centres villes. Tout le monde a pas non mais là vous avez raison que c'était pas du tout l'objet de la proposition mais c'est comme ça que ça a été raconté.

Et donc c'est un mensonge. C'est-à-dire que les populistes créent la colère, nourrissent la colère. Vous avez restreint en fond ces ces zones à deux villes aujourd'hui Paris et Lyon.

Ben, c'est-à-dire que ce sont les deux seules villes où aujourd'hui nous avons un dépassement euh des niveaux réglementaires de pollution. Donc euh c'est assez logique. Moi, mon objectif c'est pas de faire plaisir aux gens, c'est pas euh de leur servir la soupe, c'est de protéger les Français. droite les Républains, il faut le rappeler qu' font partie de la coalition au pouvoir et populistes.

Ah ben là sur ce sujet-là, j'ai pas peur de le dire, les Républicains se on ont on ont fait le choix de balayer d'un revers de main un sujet de santé publique majeur majeur. 48000 décès précoces, 30000 cas d'asmes supplémentaires chaque année en pédiatrie, des jeunes gens qui ensuite ont des capacités respiratoires à 30 ans de personnes de 50 ans. Nous sommes sur un sujet de santé publique majeure.

Et c'est pour ça que moi je me bats pour ce dispositif, pas parce qu'il est parfait. Moi, j'étais tout à fait prête à discuter de son amélioration, à considérer qu'il y avait des choses à revoir, mais parce que je trouve lâche voire cynique de balayer ce sujet de santé publique revers demain et de servir la sous pour Rassemblement national. C'est vrai, c'est vrai.

Mais vous avez un problème plus large, je pense. Pas seulement vous, c'est tous ceux qui veulent faire une action écologique. C'est que il y a une partie de la population, les plus défavorisés souvent ou ou des ou des gens qui sont des travailleurs qui travaillent dur et cetera. par exemple les agriculteurs, par exemple là les propriétaires de très vieilles voitures qui sont des gens modestes en général, c'est on retrouve le euh des problèmes semblables pour la pour la rénovation des bâtiments parce que les gens qui ont une passoire thermique qui pourront plus la louer bientôt, ils se disent "Mais alors moi voilà, on m'enlève mon revenu quoi." Donc vous avez vous avez une révolte populaire, pas majoritaire mais populaire en tout cas qui est très difficile à combattre parce que c'est des gens qui sont légitimes, des gens qui sont pauvres qui disent "Bah attendez, vous me mettez des contrats".

Justement qu'on pose cette question que que vous posez. C'estàdire fondamentalement l'écologie est un sujet populaire. L'écologie elle vise à protéger ceux qui n'ont pas de patrimoine.

Lorsqu'on prend la question des zones à court terme, c'est mais même à court terme, lutter contre la précarité énergétique et financer des rénovations thermiques, c'est baisser la facture de 40 %. Je peux vous dire que les gens ils le voient. Moi j'habite dans le Pas de Calé.

On a rénové plus de 20000 maisons de mineur ces 7 dernières années. Rien n'avait été fait avant hein, je le dis de manière un peu directe. Rien n'avait été fait avant.

La baisse des factures, c'est 40 %. Les gens ont enfin chaud l'hiver et ils ont une température acceptable écologie économie même à court terme pour les modè. Bien sûr qu'on peut bien sûr qu'on peut le le conjuguer.

Et d'ailleurs mais avec les pesticides, c'est plus difficile parce que vous avez des paysans qui vous disent "Ben, je peux pas cultiver parce que les insectes viennent de manger ma récolte. Faut bien que je lutte." Oui.

Mais là aussi, est-ce que ça a pas été un petit peu instrumentalisé par un certain nombre de populistes ? Je vous donne un exemple. sûr, ils font leur gras là-dessus mais si vous expliquer peut-être répondre aujourd'hui.

Euh la seule filière sur lequelle on dit il y a une impasse et on a besoin de de ce dispositif de ce cette molécule c'est la filière noisette. Oui. Alors ils ont raison hein.

Non il y a les betteraves aussi. La betterraave. Il y a des alternatives aujourd'hui comme vous pouvez le constater.

Nous avons produit ces dernières années, nous avons produit ces dernières années où cette molécule était interdite à peu près la moyenne de ce que nous avions produit les 5 années précédentes. C'est difficile, c'est pénible, il y a des nouvelles modalités de production mais on l'a fait. La noisette, il y a pas de solution pour le moment, il y en a pas.

C'est 300 agriculteurs sur 400000. Qu'est-ce que vous pouvez leur dire ? sur 400000.

Ce que je dis c'est que le sujet me semble-t-il la vraie bataille à mener c'est celle de l'investissement massif sur la recherche dans la recherche. Je encore pas mal de su pardon mais si on revient au sujet de base il y a en 2015 quand ces molécules sont interdites, il y en avait cinq. Depuis la Commission européenne en a interdit trois et on en a mis une 4e en l'interdisant au grand et en l'autorisant uniquement sous ser.

Hm hm. Donc vous voyez bien que cette décision soit-disant prise sans réelle évaluation de l'impact et cetera, elle était pas si absurde que ça puisque la Commission européenne nous a suivi quasiment sur 4 cas sur 5. Faudrait peut-être se préoccuper de ce qui va se passer sur le 5e cas.

Vous êtes allé voir François Baou pour défendre votre budget ? Alors, je l'ai déjà fait euh lors du budget précédent, hein, en en 2025 parce que les crédits augmenté un peu moins que prévu l'année dernière, mais là, on se pose tous la question du budget de l'écologie qui devait être quand même sanctuarisé. Mon euh deuxème mandat sera écologique ou ne sera pas.

Tout le monde fera des efforts. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire ce soir sur le budget de l'écologie, votre ministère pour 2025 ? Alors, je peux déjà vous dire que lorsqu'on fait 40 milliards d'euros d'économie, aucun budget n'est sanctuarisé.

Aucun. Aucun, même pas la défense, aucun budget n'est sanctuarisé. C'est normal.

C'est normal parce que l'enjeu que nous avons devant nous, c'est un enjeu de dette publique qui augmente à une telle vitesse que nos intérêts de la dette publique sont en train d'exploser. Après tous les dossiers qu'on a évoqué, ma prime Renov notamment, qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur les garanties que vous pourrez obtenir et sur quoi ? Pourquoi c'est important d'en parler de de ces intérêts ?

Parce que tout l'argent que nous dépensons à payer nos nos financeurs, c'est de l'argent qu'on ne concentre pas. ministère sera scruté hein moment l'argent qu'on ne consacre pas au services publics et et c'est donc essentiel de prendre ça part des efforts. Ça c'est la première chose.

La deuxième chose, c'est que la date financière n'efface pas la date écologique et qu'on sait pertinemment que ne pas investir par exemple dans l'adaptation au changement climatique, c'est-à-dire l'anticipation des inondations, l'anticipation des cannicules, l'anticipation de la submersion marine, 1 € investi, c'est 8 € de dommage évité. Donc oui, il va falloir continuer à investir peut-être de manière différente et moi j'ai commencé à le faire. Vous avez un seuil en dessous duquel en pourcentage ? amener des projets jusqu'au bout, c'est mobiliser plus la casé dépôts.

J'ai obtenu 2 milliards d'euros de plus de la case dépôt, c'est pas dans le budget. D'accord. C'est aller chercher les financements européens parce qu'aujourd'hui le compte n'y est pas sur les financements européens et c'est de notre fait.

C'est à nous d'aller les chercher. D'accord. Donc en dehors du budget, c'est tout à fait.

C'est mobiliser aussi le secteur privé. C'est les crédits carbone, c'est les crédits biodiversité que j'ai lancé. do parlant politique et c'est pardon les certificats d'économie d'énergie.

Certificat d'économie d'énergie, c'est 6 milliards d'euros chaque année. 6 milliards d'euros, c'est considérable, c'est quasiment un/ers de mon budget. Donc vous voyez donc il y a des ressources.

Oui, il y a des ressources et c'est à moi de les mettre en face des priorités. Gefrin. Alors, il y a une question d'actualité qui est en train de se dérouler actuellement là, c'est le conclave.

Apparemment, les les syndicats qui participent à ces réunions euh envisagent de faire une concession. Est-ce que ça ça va aboutir ? Vous êtes au gouvernement, c'est pas votre secteur, mais vous êtes quand même au gouvernement.

Et est-ce que vous voyez ça d'un bon œil ? Est-ce qu'on va pouvoir trouver un compromis ? Au contraire, il y a encore des des points qui achopent.

Moi, j'ai toujours été attachée au dialogue social et donc je vois par construction cette discussion d'un bon œil et et j'espère effectivement qu'ils arriveront à un accord parce que c'est remettre le sujet de la responsabilité des partenaires sociaux sur leur table et c'est leur reconnaître le rôle plein et entier qu'ils doivent avoir sur des sujets comme la retraite sur les femmes, la pénibilité, les carrières Londres. Il faudra refaire des conclaves par l'avenir et faire installer cette méthode. Mais en fait cette méthode là, elle existe historiquement de depuis des années.

C'est juste la lui redonner sa valeur et et éviter de penser que il y a que les députés qui peuvent légiférer. Et un accord, ça ira au parlement après. Alors ça dépend des premiera au parlement parce que beaucoup de gens demandent à ce que ça aille au parlement quoi qu'il arrive.

Alors, vous avez deux choses. Vous avez des dispositifs qui par construction doivent aller au parlement puisqu'il faut une modification de la loi pour pouvoir les mettre en œuvre. Mais François Baou s'est engagé en cas d'accord.

Cet accord, il y a des dispositifs qui ne nécessitent peut-être pas un texte de loi mais sur lequel politiquement on peut souhaiter effectivement le faire valider au parlement. Mais quel groupe politique irait contre les partenaires sociaux ? Moi je j'interroge notre responsabilité hein.

J'ai été élu député, j'ai mon mandat pour devenir ministre mais j'interroge les groupes politiques. Quel groupe politique serait mieux ce qui est bon ? Vous dites vous dites à la gauche ce soir et d'autres syndicats qui sont qui vont pas être d'accord.

La CGT voter contre les FA ils sont pas d'accord. Et ben il faut aller jusqu'au bout de la discussion pour savoir quels sont les vra véritables points d' partis politiques pe cont syndicat mais les syndicats sont pas tous d'accord. Une négociation, c'est aussi la capacité à faire des compromis et à reconnaître qu'il y a des gens dans la pièce qui peuvent prendre des décisions, que c'est pas nécessaire.

Merci beaucoup. On s'arrête là. Euh le résultat du conclave, c'est mardi prochain, le 17 juin.

On suivra ça évidemment. J'espère que vous reviendrez parce qu'il y a d'autres dossiers politiques qu'on aurait aimé vous soumettre. Merci Agnè Panier Runachen.