Qui sont les ruraux de 2022 ? - #AMFIS2022
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
alors bonjour à tous merci à vous d'être venus si nombreux encore à cette heure là pour parler de ruralité c'est vrai c'est vrai on va essayer de finir avant l'arrivée de la bière alors alors du coup moi je suis caroline fesselier je suis co animatrice du livret a et ruralité aménagement du territoire à la france insoumise et je suis entouré donc de deux députés et un sociologue donc j'aurai plaisir à discuter avec catherine couturier qui est député elle est fille du ps de l'eure de la creuse à côté nous à nous avons philippe brun qui est député ps ni baisse de l'eur et à ma gauche nous avons agi de la ferté qui lui est sociologue directeur de recherche à l'inra l'inra inra et une ré à dijon doit alors je vais vous dire quelques mots quand même pour introduire la conférence c'est ce qu'on voulait en faire on sort d'une période électorale très intense et depuis on entend quand même pas mal de choses au niveau des bilans comme quoi les villes et surtout les quartiers populaires auraient voté jean luc mélenchon est nu baisse et les zones rurales aurait voté front national rassemblement national alors nos du coup au livre et c'est un petit peu penché petit peu plus en finesse pour voir si ces choses étaient aussi simple que ça et on se rend compte que non c'est pas aussi simple et donc c'était donc intéressant de s'interroger justement pour voir les différences et pourquoi il ya des différences on entend aussi parler de la ruralité alors que ban ou au livret on est attaché au fait qu'il n'ya pas une rira ruralité mais il ya des ruralités avec des spécificités très différentes d'une région à une autre donc on voulait s'interroger un petit peu sur sur ses habitants qui habitent ces zones rurales voir un petit peu l'évolution qui a pu la voir au fil du temps est ce que c'est les mêmes personnes qui habitent dans les zones rurales aujourd'hui que celle d'avant est ce que comme on attend aussi souvent dans les médias dans les zones rurales c'est que des agriculteurs ou est-ce qu'il ya d'autres gens qui vivent dans ces campagnes on voulait voir aussi si toutes les zones rurales avaient la même sociologie et si justement si ces différences sociologique pouvait expliquer les différences de vote puisque on voit bien qu'il ya des zones qui ont une morale qui ont quand même idée des candidats députés de gauche et d'autres où c'est plutôt le front national ou la droite donc voilà du coup je vais donner la parole à catherine après donc toi catherine tué député de la creuse un département qui a mis marine le pen premières au premier tour des présidentielles avec plus de 25% et où jean luc mélenchon est arrivée troisième toi législatives tu arrives premières au premier tour avec plus de 26% devant jean-baptiste moreau de la république en marche et la candidate rennes n'arrive que quatrième avec 17 % tu gagnes au deuxième tour avec plus de 51% et je voudrais savoir un petit peu comment toi tu explique ce changement entre la présidentielle et les législatives et comment tu as fait justement pour changer pour parler à ces gens et qu'est-ce qui a fait que le vote a changé merci non je suis pas la meilleure mais j'avais une équipe de militants plus de 200 militants dans un département que je vais vous décrire un petit peu pour comprendre justement comment nous avons mené et le thème de cette conférence c'est bien la question de la composition c'est quoi la ruralité et je vais vous c'est un petit peu vous vous faire part de ma propre gré parcours de de vie puisque moi aussi je suis né en creuse g j'ai été au lycée j'ai été mon premier engagement c'est contre la réforme haby si ça vous parle pour les plus anciens ça vous parle voilà c'était déjà le collège unique avec je ne développe pas c'est pas le thème de la conférence déjà à cette époque là on m'a fait comprendre comment il fallait que j'aille voir ailleurs parce que j'avais mené le mouvement à cette époque là et je suis parti ou au lycée turgot à limoges et j'ai passé un concours comme beaucoup de ruraux à l'époque pour trouver un emploi et je suis parti j'ai été affecté à france télé enfin à l'époque aux ptt j'ai fait ma carrière à france télécom une partie de ma carrière en france télécom et je suis resté donc j'ai été affecté en ile-de-france la vie personnelle engagement syndical engagement bien évidemment politique aussi et cet engagement politique m'a amené à être élu dans les yvelines maire-adjointe pendant 14 ans d'une ville en face de mantes la jolie donc voyez limay dans un canton aussi où on parlait de deux communes rurales mais ce n'étaient pas les mêmes que celles que je conte à en creuse c'était ce qu'on appelle la la ruralité périurbaines et on en parlera certainement dans cette conférence j'ai donc que militer dans ce dans ce ce secteur et je suis revenu à la retraite en creuse où là c'est une autre ruralité et je vous donner quelques chiffres pour comprendre aussi comment nous avons mené cette campagne et comment nous nous a permis de l'emporter le département de la creuse c'est cent seize mille habitants je regarde les chiffres parce que excusez moi en fatigue l'a depuis cent seize mille habitants ses 21 ans habitant kilomètres carrés et ses 256 commune donc vous imaginez c'est une seule circonscription donc pour la campagne électorale c'est j'en parlerai tout à l'heure ces trois communes sur quatre qui ont au moins de 500 habitants des communes qu'il faut aussi préciser quand on dit 500 habitants ça peut paraître important mais c'est que ces 500 habitants ils sont parfois est allé dans des tout petits hameaux 20,31 mots parfois et bien évidemment on ne fait pas une campagne électorale de la même façon quand on est en zone urbaine et périlleux et et rural périurbaines que dans un département comme la creuse où il faut faire beaucoup de kilomètres et des moments beaucoup de kilomètres aussi à pied pour aller parfois d'une maison à une autre dans un petit village et rencontrer les électeurs donc c'est un département qui est très fragmenté avec donc un habitat aussi qui est parfois assez anciens mais j'y reviendrai peut-être sur la question de l'urbanisation de de la ruralité la creuse c'est guerre est la plus grande ville c'est treize mille habitants alors oui on a fait dans les quartiers populaires du porte à porte comme on a pu faire du porte à porte dans une zone urbaine et bien souvent je le dis moi qui ai connu qui militent et en ile de france parfois on dit la misère sociale parle de misère sociale dans les quartiers populaires mais je peux vous dire qu'en milieu rural la misère sociale elle est aussi parfois même plus forte est souvent chez les personnes âgées qui sont isolées qui sont dans des situations de santé précarité extrême avec la fracture numérique et ça c'est quelque chose ici d'importants en termes de ruralité oui 40% de la population en creuse à plus de 60 ans et la population elle diminue c'est 35 % en moins entre 2013 et 2019 voilà donc je donne ces chiffres et j'en viens maintenant à ce que nous avons fait pour mener la campagne nous avons fait le choix de ne pas faire de réunions publiques dans un premier temps nous avons organisé ce qu on a appelé ça c'est mon équipe elle est là le tour de la creuse et ils m'ont mis avec mon suppléant aussi parce que c'était aussi quelque chose d'important de d'associer le suppléant on avait à peu près quatre points de rencontre par jour pendant les trois dernières semaines et trois semaines qui ont à voir leur campagne bon c'est dans mon corps de campagne je vous le dis c'est les frais de kilomètres qui sont les plus importants voilà quatre points de rencontre où nous sommes allés mais parfois sur un marché à la sortie d'une école devant un café dans un petit bourg et nous avons voilà me démultiplier en fin de compte les initiatives nous avons couvert pratiquement tout le département alors je dis pas on n'a pas couvert les 256 commune ça c'est évident par contre les deux cent cinquante six communes elles ont toutes eu un trac dans leur boîte aux lettres distribuées par les militants donc là aussi on a fait je crois en a fait 3 tracts et on en a distribué 1 40 mille exemplaires voyez peut-être pas tous les foyers mais une bonne partie des foyers ont été couverts sur et cette distribution elle s'est fait aussi un peu à la au porte à porte au corps à corps et on a fait une initiative un peu particulière en c'était l'arbre à idées on avait dans ses points de rencontre une question il y avait des petits fils avec des petits bouts de papier des épingles et il y avait une question qu'est-ce que vous souhaiter pour la creuse et au lieu d'aborder les électeurs avec notre programme pour dire bon ben ouais parce qu'on peut le sortir le programme en à 650 proposition n'était capable on a les gens on a laissé les gens répondre à cette question lors des moments ça leur paraissait bizarre j'en disais pas fait un tour et puis revenez et les gens revenaient et il écrivait et la fin de chaque séance ce que je faisais je faisais une petite vidéo en récupérant et je le relever bon voila c'était là comme aussi il fallait travailler ces points là et nous avons on avait fait un donc un quatre pages où on avait choisi un certain nombre de thèmes et j'ai fait une seule réunion publique à guéret qui a notamment on a pris tous les petits tous les petits papiers toutes les idées et on les a classés par thème et on s'est rendu compte que les points qui étaient qui ressortait c'était les propositions qu'on avait porté dans notre quatre pages c'était quoi c'était la désertification médicale le manque de services publics l'eau la forêt l'école c'était essentiellement ces thèmes-là qui ressortait en priorité est donc à partir de là ça pue ça a permis et je le dis on a aussi ont la chance on a travaillé à ce que les médias locaux on trouvait donc notre forme de campagne un peu original et je dénotait d'en gérer les autres candidats qui ont fait une campagne traditionnelle bond avec un jean baptiste moreau je vous le dis tout de suite un jean baptiste il a pris une claque il s'y attendait pas donc il a il est parti dans sa campagne très sûr de lui et évidemment ben voila quand on parle des moments un peu trop sur ben bon je le dis aussi j'avais onze candidats non mais ça faisait dix candidats en face de moi dont cinq qui se situait pratiquement l'extrême droite année patriotes les zemmour et rennes voilà c'était une extrême droite quand même très divisé et j'avais deux candidats de droite qui je n'avais pas d'officiels candidats aient l'air voilà bon donc je suis arrivé en tête jean-baptiste moreau était donc 2e i avec 177 voix de différence et au deuxième tour je gagne avec 1200 voix d'avancé sur jean baptiste moreau qui d'ailleurs ne s'en est toujours pas remis [Applaudissements] merci catherine à toi du coup philippe moi vous m'entendez bien oui non plus fort plus fort je vais essayer que je suis là c'est mieux c'est mieux donc toi philippin tué député de l'eure tu es une exception dans leur puisque dans leurs toutes les circonscriptions ont basculé au aux arènes toi tu as réussi à t'en sortir comment tu oui ça ça peut sable audiard est ce que toi tu peux nous expliquer justement comment toi tu as fait et pour pour pour y arriver justement et est ce que les électeurs de sa circonscription sont vraiment différents des électeurs des autres circo et voilà merci beaucoup bonjour à tous je dois vous entendez bien au fond bonjour aussi à ceux qui dorment sur le côté j'espère que ça va bien se passer pour vous on va essayer de ne pas parler trop fort quand même pour vous puissiez reste est resté tranquille merci à aux eurois qui sont là qui sont nombreux en particulier ma suppléante lisa moreau qui est membre de la france en soumises je suis le seul je suis le seul député socialiste de france avec une suppléante insoumise et donc je vous dire [Applaudissements] vous dire le plaisir qui est loin d'être ici avec mes camarades le plaisir aussi que nous ayons retrouvé nous les socialistes le chemin de la gauche klose hors et c'était difficile plaisir d'agir de concert du n'y en avait qu'une unité évidemment d'action et de pensée avec les camarades un soumet donc ça avec plaisir que je stella ici hier que je suis là aujourd'hui je serai présent demain socialiste avec nos amis un semis et je pense que c'est ainsi que nous arrivons à où nous arriverons à obtenir un jour des victoires et parmi les victoires que nous avons eu plus modestes celles effectivement dans notre circonscription dans l'eure l'eure un département qui s'ouvre alors l'heure les gendarmes on ne savent pas ce que c'est que leur nid où c'est ce que confondent avec l'eure et loir qui n'est pas exactement au même endroit donc on est en normandie on a à peu près à une heure de paris c'est un département périphériques qu'à la fois très près de paris un temps très loin c'est un département qui souffre particulièrement c'est le premier désert médical de france il y a moins de 60 médecins pour cent mille habitants c'est aussi un désert de service public moi dans ma circonscription on a fermé cette trésorerie des finances publiques durant les cinq dernières années on a fermé 11 classes dans les écoles on a fermé un collège entier on a fermé un grand nombre aussi d'autres services publics de services de proximité et dans cette france désertique on appelle ça aussi la france périphérique il y a eu en 2018 une très forte implantation du mouvement des gilet jaune auquel moi j'ai participé à titre autant d'observateurs que deux militants mouvement qui a pris racine très fortement dans notre département et qui a d'ailleurs amené le président de la république et vesle macron à faire le premier grand débat dans notre département c'est dans ma circonscription à grand-bourg troude justement en raison de cette prééminence dans notre département il ya une grille levasseur que vous connaissez peut-être qu'ils étaient gilet jaune qui était sur ma liste aux municipales il y à françois boulot qui était avec moi au collège vous voyez un peu département très très très très gilet jaune dans lequel il ya beaucoup de désespérance sociale département qui est moins rural que la creuse en vérité massé conscription est composée à 80 % de terres agricoles mais c'est aussi deux circonscriptions surtout péri urbaines périurbaines dans la banlieue sud de rouen pas très loin de la circonscription dalmat dufour que vous avez vu dans plusieurs ateliers ce week end est donc dans lequel on vit finalement la société de ce que le sociologue denis mallet rappel la société du back office c'est quoi la ceast et du back office c'est la société des métiers vous savez en arrière de métropole métiers de service qui sert la métropole donc pour les femmes ce sont les métiers du soin beaucoup aides soignantes auxiliaires de vie assistantes maternelles et puis pour les hommes et aussi certaines femmes c'est les métiers de la logistique d'eau pour les femmes caissière les hommes beaucoup caristes préparateurs de commandes et nous sommes nous la réserve foncière la réserve logistique de la métropole rouennaise et donc avec les difficultés que cela amène des difficultés bien sûr de salaire pauvreté qui est importante niveau d'études assez faible plus de 60% des habitants de ma circonscription n'ont pas fait d'études après le bac un taux élevé de familles monoparentales 28 % des habitants de ma circonscription des parents là c'est conscient sont des parents seuls et 40% de ses parents seuls vivent sous le seuil de pauvreté on a donc finalement là un terreau de désespérance sociale dans une france qui est une france oubliée oublier des pouvoirs publics je parlais de la désertification médicale et des services publics mais aussi oublié de notre imaginaire c'est une france 1 visibiliser finalement dans l'espace public en france à qui finalement notre collègue françois ruffin a redonné un peu de fierté dans ses films france dont il n'y a jamais un téléfilm sur un ouvrier ou un employé y'a jamais même de documentaires qui sont tournés chez nous seulement quand effectivement il ya eu les gilet jaune il en a vu les caméras les caméras arriver et donc dans cette france là assez désespérée on a vu le basculement qui s'est fait progressivement par le rassemblement national en 2017 cinq députés lr om avait été élu tous contre le fn au deuxième tour avec des écarts immense 60% dans chacune des circonscriptions parfois même 70% dans certaines hélas cette fois ci on a eu quatre députés et rennes sur cinq et ç'a failli basculer et rennes dans la nôtre aussi à 348 voix près alors comment on a fait des jeux sait pas on a fait le maximum on a été à fond c'était campagne matin midi soir nuit d'abord on allait dans les endroits à laquelle les politiques à l'est pas ou plus vous savez en été c'est la saison de ce qu'on appelle chez nous les foires à tout avoir à tout en normandie c'est l'équivalent d'une brocante d'un vide greniers nous on a fait 18 foire à tout donc on aller dans ces endroits là vous avez famille avec les poussettes qui viennent essayer d'acheter une bricole en euros 2 euros parce que justement la paye est pas bonne parce qu'on a besoin d'habiller les enfants etc et donc on se promène là hélas jamais vous avez vu un politique venait dans une foire à tout donc on était là avec lisa les camarades qui sont là et on leur on explique on a pu mettre en avant notre programme qui était un bon programme de ce point de vue là les salaires le blocage des prix là aussi on retrouve aussi les les mots d'ordre qu'on attend de la gauche dans maman et donc on a fait ce travail là on a évidemment beaucoup de gens qui nous ont suivis on a évidemment beaucoup de porte à porte une campagne extrêmement extrêmement active mais finalement ça n'a pas suffi à mettre très loin le ratio national temps pour tenter en tête du premier tour bon à la présidentielle il avait fait 38 % au premier tour on a fait passer de 38 à 29 1 et rennes plus des mots ça faisait 38 soit 29 donc moi je fais avec lisa 28 et donc nous éliminons au premier tour le député sortant et l'hérault m qui était le porte parole la république en marche qui s'appelle bruno qui est elle qui tenait un habitué des plateaux télé un homme pas très sympathique et effectivement les électeurs lui ont fait bien comprendre maintenant voilà on a gagné est ce que c'est la fin du travail non on a décidé de déclarer l'état d'urgence contre le rassemblement national et donc dès le lendemain de notre élection qu'avons nous fait et bien nous allons à la reconquête justement de ces électeurs oublié de ses ouvriers de ses employés de ces gens qui travaillent dur de ces femmes seules qui s'abstiennent massivement et ensuite quand il ne s'abstiennent pas vote pour le rassemblement national nous avons donc commencé par faire des réunions dans les villages qui ont le plus voté pour le fn a fait une première réunion un village qui a voté 77 % pour le fn au second tour et on a eu plus de 10% du village qui est venu 300 habitants est 30 personnes dans la salle vingt-cinq personnes à la salle break quelques copains en plus qui était venu et on a pu échanger sans tabou sur ce qui s'était passé style d'invitation d'ailleurs très institutionnel c'est le député qui invite à discuter qu'est ce qui va bien qu'est-ce qu'il va pas eh bien on a débattu pendant trois à quatre heures par un seul moment le mot immigration n'est prononcée par un seul mot maul un seul moment le mot islam n'est prononcée par un seul moment la question de la viande halal ou du dernier fait divers n'est prononcée et la parole des tripes chacun des participants a eu la parole et qu est le sujet qui arrivait en un le désert médical désert médical on n'en parle jamais sur bfm tv c'est le problème français aujourd'hui pas seulement d'ailleurs dans la ruralité la france entière est un désert médical et on en parle absolument jamais deuxième sujet le désert de service public les gens venaient nous racontait comment on a vu d'abord la poste ferme et puis la maternité du coin fermé puis le service d'urgence fermé puis les difficultés qui s'amoncellent troisième sujet la mobilité comment on fait pour se déplacer contournant le nous c'est pas le grand rural c'est le rural périurbain et qu'on travaille tous en métropole droit et que on est obligé de prendre sa voiture et qu'on a le gasoil hyper cher et qu'en plus des gens de gauche ou une drôle d'idée de créer des zones de faibles émissions aux portes des métropoles qui sont en vérité des châteaux forts anti pauvres parce que du coup celui qui habite dans ma circonscription et qui a une clio d'il ya dix ans il peut pas aller travailler dans la métropole et il n'y a évidemment aucune compensation qui lui est proposé et donc voilà donc le président de métropole de goji est assez formidable on va réduire finalement la lah les et les émissions dans ma métropole mais c'est au détriment de cuba les gens comme nous qui effectivement bas vont travailler tous les jours et qui les habitants la circonscription qui galère qui sont caristes préparateurs de commandes dans les eaux de logistique près d'oran et bien eux et ils ne vont pas pouvoir changer de véhicule donc vous pas pouvoir aller travailler et c'est normal que ce jour-là ensuite ils aillent vers leur asthme nationale donc présence création de ces réunions nous avons fait vous en fais aussi des ateliers thématiques avec les concernés pour construire ensemble la loi en a fait un atelier justement sur les familles monoparentales là aussi un sujet dont personne ne parle vous rendez compte que ça concerne 25 % des familles en france 25% des parts en france sont seuls 40% vivent sous le seuil de pauvreté on en parle absolument jamais et donc on est en train de construire avec les habitants dans la circonscription une position de loi qui sera déposé à l'automne à l'assemblée nationale pour justement les familles monoparentales on a sonné aussi présent sur l'ensemble des foires à tout on continue les fêtes de village et on a fait même une permanence sur la fête de village vous vous promenez il ya les autos tamponneuses et à la barbe à papa il ya la foire à tout avec les ventes de ce qui reste dans le garage et puis il ya le stand du député voit là et on a du coup un barnum un peu comme ici oui les gens ils viennent ils arrivent alors on envoie des courriers avant et donc ils ont leurs problèmes voilà j'ai tel ou tel problème est donc on est en prêt on est présent sur le territoire on est présent pour dire aux gens que nous vaut mieux que le rn que nous on est là pour eux la candidate du fn qui a failli nous battre personne ne l'avait jamais vue il n'a même pas fait campagne et donc il faut quand même se rendre compte de l'état d'urgence démocratique dans lequel nous sommes laura soit en national ce n'est pas seulement une création ses pattes c'est vrai qui prend racine moi quand je me suis réveillé que j'ai vu qu'il y avait quatre autour de moi qui étais et rennes quand je fais des réunions en préfecture avec les 4 et rennes je peux vous dire que je me rends compte de là où on en est et les camarades ayant en tête que si on fait rien c'est marine le pen la prochaine fois ça va se passer comme ça et c'est pas parce que dans les métropoles sa vodka le pen la ruralité la périurbanisation plus gros il ya plus d'électeurs que la métropole a donc à la fin ils peuvent on peut avoir tout à fait un un pays dans lequel les métropoles est comblé par les ont pas voté pour la présidente de la république il faut qu'on ait ça en tête arithmétiquement c'est possible et donc il faut qu'on mène le combat et qu'on aille à la reconquête de ces territoires oubliés et que nous aussi la gauche on sai faire on sache faire évoluer notre discours dans ces zones qui qui sont en difficulté alors peut-être qu'on va parler peut-être après des propositions on en parlera peut-être après voilà en tout cas voilà vous dire que le travail évidemment xaintrailles de tous les instants qu'on a un gros gros gros travail à faire si on veut gagner la prochaine fois que j'en parle avec mon collègue mathias tavel qui me disait que finalement la différence entre les 150 députés que nous avons fait cette fois ci et les 200 300 qui avait été fait sous un land en 2012 la différence c'est dans la france des sous préfectures c'est à dire qu'on a repris toutes les circonscriptions de gauche des métropoles aucune difficulté mais là où ça nous manque si les circonscriptions jadis socialiste dans la france périphérique et périurbaines et donc c'est là qu'on doit mettre le paquet c'est là qu'on doit aller évidemment conquérir le coeur et les esprits on en reparlera tout à l'heure en tout cas voilà ces quelques mots d'introduction pour vous dire qu'effectivement on a gagné mais c'est pas parce qu'on est très fort c'est aussi aussi parce qu'on a eu de la chance penser une réalité est que cette victoire elle nous oblige aussi à trouver des solutions pour n'obtenir d'autres ailleurs merci beaucoup bah du coup je vais passer la parole à agile pour avoir un petit peu bâton retour d'experts sur tout ça sur tout ce qui s'est dit la merci bonjour à toutes et tous donc c'est vrai qu'en dans les trajectoires là les deux trajectoires les deux cas compte exposer on me demandait de réagir a été pointé le fait centrale je pense d'une méconnaissance à la fois dans les médias dans les problèmes politiques la construction des problèmes politiques des sujets qui préoccupent une grande partie de la population mais du coup ça nous ça nous préoccupe bien sûr d'une manière politique ici mais c'est que c'est quelqu'un aime quelque chose sur laquelle depuis maintenant une quinzaine une vingtaine d'années les sociologues se sont posé cette question là puisqu'il ya eu un déclin très très fort de la sociologie rurale à partir des années 80 autour de la fin des paysans mais aujourd'hui depuis une vingtaine d'années dont mon labo le ceser là à dijon la structure publique de recherche à développer un ensemble de travaux et donc on est là pour vous apporter de la connaissance est donc aujourd'hui il ya quand même beaucoup de chercheurs qui s'intéressent à ces territoires qui effectivement passe sous le radar avec ce terme des invisibles qui est dans l'espace public mais qui était très longtemps dans l'espace scientifique et académique pour décrire une partie des populations alors dans dans la dans la commande auscitain de ce que je vois comprendre 2 qui justifie ma présence il ya dans les deux trajectoires l'idée d'avoir des éléments explicatifs pourquoi ces circonscriptions rurales aurait-elle dérogé à la règle générale d'une extrémisation à droite à l'extrême droite des zones rurales et donc je ne vais pas vous donner l'explication ça serait bien trop présomptueux mais je pense qu'il ya deux éléments qui ont été mis en avant et qui sont centraux on ne fait pas de la politique dans les espaces ruraux comme on en fait en ville les réseaux militants sont pour beaucoup inexistant et les parties particulièrement qu'on était en compétition ces dernières années sont des partis sans réseau militant dans les espaces ruraux ce qui fait que la partie de la campagne faire campagne est une forme de réinvention je pense qu' il faudrait mettre des politistes derrière chacun des députés ici présents pour comprendre comment ils ont fait campagne puisqu'ils doivent inventer donc c'est pas pour rien que des journalistes les ont suivis pour savoir comment ils ont fait puisque il se réinvente des manières de fer politique dans des espaces qu'on était très largement et longtemps dominée par la forme des notables par des formes de petite bourgeoisie au pouvoir et que là aujourd'hui semble se passer quelque chose donc et une réinvention politique à l'évidence à construire après il ya des éléments bien sûr le sociologue va toujours vous raconter que c'est plus compliqué que ça donc les termes de périphériques de périurbain de rural profond sont prend sens vraiment à prendre avec des pincettes tant les espaces ruraux sont très composite et même le titre de la conférence j'ai vu quelques qui sont les ruraux bon ça ça suppose une existence des ruraux et dans les trajectoires de ceux qui se sont dits ruraux ici banquet on est dans la creuse mais on va au lycée à limoges et ont passé la moitié de sa vie où les trois quarts de sa vie professionnelle en ile-de-france certes en zone périurbaine mais c'est pour tout ça pour dire que il ya énormément de circulation et les ruraux d'aujourd'hui si on tient au terme ruraux ne ressemble en rien à la fixité des trajectoires qu'ont pu être celle de leurs aînés dans ces espaces il suffit de penser à la très mal très grand massification scolaire qui a ventilé même pour les moins mobiles un minimum de déplacements à l'échelle au moins du département pour beaucoup donc il ya ces éléments est donc dans les éléments explicatifs jeu par gep a donc sachant que c'est un composite très très important très différenciée j'aurais juste donner quelques grandes lignes pour comprendre comment chaque espace social localiser qu'à une circonscription où qu'est un département où un système autour d'un d'un bourg d'une ville à des déterminants bien sûr nationaux qu'il dépasse chaque chose qui se passe là se passe en général la causalité remonte à des échelles bien plus lointaine que l'explication pour une plante en micro locale mais cédant 1 dans une configuration singulière qu'elle se réalise qu'elle se matérialise dans différents lieux donc le cas de la de la début de la des commandes de la creuse n'est pas unique mais une configuration qui se démultiplie en a pas des tonnes des configurations donc ce département rural profond il ya d'autres zones en france qui lui ressemble la zone de comment dire il supplie comment vous l'avez appeler les deux heureux aussi de dans l'eure là aussi deux rondes du back office il ya aussi plein de zone de péri urbaines plus ou moins éloignées qui fonctionnent comme des back-offices donc il ya un ensemble de configurations donc des campagnes très agricole y en a encore des campagnes industriel post industrielle y en a mais ce back office sur le sur le service se développe il ya toutes les couronnes de villégiature qui elles sont encore sous une autre problématique et qui sont dans l'imaginaire construit aussi comme des espaces ruraux il ya les zones frontalières donc on est dans des camaïeux de différenciation très importante et il ya quelque chose qui est c'est pas pour rien que la sociologie c'est très peu intéressés aux espaces ruraux dans les années 80 90 et comme d'une certaine manière l'ensemble de la population et et je pense des politiques c'est qu'on croyait que à travers la massification scolaire la circulation généralisée eh ben on allait tous avoir un territoire qui ça allait s'écraser la géographie devenu une discipline qui à ce moment là est en difficulté or on observe exactement inverse le territoire redevient nous saute à la gueule comme la production des inégalités qui peut aujourd'hui envoyer ces gamins faire des études à paris les zones les plus denses et les plus valorisées en eau des valeurs sociales ce deviennent inaccessibles pour une grande partie est par contre c'est pas parce que les gens ne bougent pas mais il ya des espaces de circulation qui sont autant ségrégée que la sociologie des espaces urbains elle est tout le monde bouge montrouge l'espace homologue à espace homologue on va du de belle-ile au vième arrondissement et de la courneuve à berck sur plage est jamais sûr personnes se croisent dans ce que je veux dire par là c'est c'est pas parce qu'il ya de la mobilité c'est pas parce qu'il ya de la fin d'une existence substantielle d'un groupe qui serait rural que on a lavé les inégalités sociales qui pro qui sont aujourd'hui en reconstruction au contraire elles s'accélèrent sur des modes de dans les zones de villégiature c'est extrêmement visible vous avez des parties du territoire qui sont beaucoup plus ségrégée encore que elle est partie des plus bourgeoise de des grandes agglomérations françaises donc si c'est ça je voulais je voulais être pointé et donc pour dire les grandes variables qui est bien sûr les espaces ruraux en dominante un espace social qui est plutôt plus bas socialement et plus à droite parce que c'est pas la grande industrie parce que c'est beaucoup plus de petites structures artisanales c'est parce qu'on est ne donne dans le monde des pme des chefs d'entreprises ou de l'artisanat qui allie à cette bascule il ya bien sûr un fonds agricole mais qui est minoritaire partout maintenant les zones les plus rurales donc associer la ruralité à l'agriculture est une erreur même si elle participe du point de vue économique et donc et les aider grande différenciation sont bien sûr autour de la densité et de la proximité aux grandes agglomérations ça c'est ya vraiment une grande distinction à faire si fait qu'on a une répartition des groupes sociaux sur le territoire qui aujourd'hui est complètement renouvelée avec bien sûr toutes les catégories supérieures dominante qui sont dans les grands centres urbains mais certaines fractions ce aussi présente dans les centres ruraux le chef d'entreprise ou le cadre qui s'occupe d'une unité des rues khalifa productive dans un centre met donc ça va être une fraction plus tôt et économiques des démons dominant les mondes culturels sont moins présents dans les espaces ruraux et bien sûr à paris envers la concentration des médias des de la finance et donc des tonalités de catégories sociales assez différencier et cela ça vaut pour toutes les catégories quand parle des classes populaires les classes populaires des zones rurales comme elles ont des emplois différencier des loisirs différencier ne ressemble pas aux classes populaires des zones urbaines donc les associer dans un seul et même terme ce serait faire une erreur donc je hais je pense qu'il ya là du point de vue de la de ce qui vous anime en tant que force politique quelque chose de très intéressant à travailler parce que les conscience de classe les groupes sociaux aujourd'hui sont beaucoup moins fixé beaucoup moins construit qu'il l'était pas et donc ça m'étonne pas qu'on passe du r'n à la france un semis dans un territoire parce que la construction de la conscience politique elle est assez l'habile il n'y a pas une structure militante sont beaucoup moins présents dans ces espaces ruraux donc le travail de campagne le travail d'encadrement politique le travail que vous faites peut avoir des effets sur la construction des problèmes public contemporain donc c'est pour dire que tout n'est pas sociologique est donné dans les cartes sociale des populations il ya un vrai il ya une vrai pouvoir de modifications aujourd'hui dans l'espace politique à mon avis merci beaucoup alors du coup il ya des choses qui ont été évoqués comme le problème des médias qui donnent une certaine réalité qui n'est pas forcément présent non plus dans toutes les circonscriptions rurales le prisme aussi du manque d' imaginaires qui a été évoqué qu'est-ce que nous justement on peut mettre en place au niveau force politique alors que ce soit france insoumise mais plus largement au niveau de la nuque baisse en fait qu'est ce que nous on peut mettre en place pour justement être plus efficace plus présents pour parler davantage à ces populations moi je suis pas politique mais donc du coup je n'aurais je n'avais pas de deux propositions clés en du tout moi c'est ce que ce pas content je pense que l'idée que la construction des problèmes publics soient centrées sur des problèmes urban au centre et qui concerne bien sûr une partie importante de la population qu'il soit là tout à l'heure une nouvelle immigration islam qui est un ensemble d'éléments de marotte qui sont plus ou moins périphérie qui donc un décalage entre les problèmes sociaux et la colle à la construction du débat public et que donc le travail je pense de tous les élus nouveau des espaces ruraux aujourd'hui de justement là ce que vous avez proposé de faire un petit bouquet on a un programme mais est ce que le programme ils adaptés à la population que j'ai en face de moi donc je vais leur demander quelles sont leurs problèmes et je pense que l'ensemble de ces initiatives où on va essayer de déceler ce qui fait problème et à travers l'ensemble des études aujourd'hui on voit assez clairement effectivement les déserts médicaux c'est vraiment quelque chose de deux centres de centres alain dans les difficultés il n'y a pas que les déserts médicaux il ya aussi le problème de l'emploi féminin les espaces ruraux donc vous avez évoqué tous les métiers du caire mais c'est heureusement qu'ils se redéveloppe mais c'est bien parce qu'il ya des populations âgées donc non je pense très franchement que in il elle dans ce début de législature il me semble que un très important que tous les députés dès qu'ils ont une comment une conscience de ces difficultés d'affaires monté les problèmes publics de la rai de la ruralité prennent comme on dire bénéfices tirent bénéfice de leurs de leur accès à l'espace public pour porter ces questionnements nouveau qui était largement écrasé dans les législatures précédentes j'ai bien avancé quelques idées sur ces questions là que ce soit le groupe ps dupes où que ce soit le groupe elle est fille ou le groupe élevé on mène tout sur nos territoires là où nous sommes cellule de des actions et je pense que dans le cadre de ce que nous sommes tous en train de faire je prendre quelques exemples l'action sur la situation de la santé un halo ségur vous êtes vous l'avez certainement constaté les députés du groupe et les filles ont lancé ces initiatives d'aller à la rencontre des personnels dans les établissements pour les écouter sur leur difficulté est les pages s'envole mais c'est pas grave t'inquiète pas c'est pas grave et est donc de de recenser justement les difficultés leurs besoins pour qu'on puisse à l'assemblée quand on va notamment préparer le budget de la sécurité sociale et le budget le budget pour 2023 on va s'inspirer aussi de tous ces éléments là on va voir leur rentrée scolaire la rentrée scolaire enfin sincèrement je vais pas développer mais ça va être peut-être pas le jour de la rentrée on n'aura peut-être pas une situation catastrophique mais dans un jeu prendre le département de la creuse alors à priori pour l'instant il ya un souci sur une école ils ont réussi à combler pratiquement m'ont tous les postes en primaire mais qu'est ce qu'ils ont fait ils ont comblé dans le volant de remplacement c'est à dire que au premier arrêt maladie et plus personne pour remplacer donc moi je dis à la fin du mois de septembre ça va être catastrophe donc et puis la situation de la précarité sociale le pouvoir d'achat je parle on a mené la bataille dans l'hémicycle on n'a pas réussi à l'emporter même si on a déjà bien ennuyé on a fait bouger des choses mais cette question de la précarité ça va être une situation là à la rentrée l'augmentation de l'énergie les la rentrée scolaire et non en creuse voilà on est département notre président du département a l'air s'est porté volontaire pour le rsa sous conditions voilà oui alors il ya 3500 et à 3500 bénéficiaires du rsa mais imaginez sincèrement sur ce sujet là quelqu'un qui est au rsa qui est dans le fin fond enfin question le plateau qui est à 30 km du premier à les bourgs de où il ya quelques emplois caisse comment voilà ça va lui coûter mais plus cher que ce qu'ils ne touchent aujourd'hui déjà ou rsa voilà je développe pas mais voyez bien par exemple des sujets sur lequel il va falloir qu'on mène la bataille et on va la mener tous les militants et tous ceux qui ont participé à la campagne de la nuit baisse on va agir sur ces sujets là et bien évidemment alors c'est peut-être plus facile là où nous avons des députés mais il faut aussi qu'on s'appuie sur tous ceux qui ont été candidats de la nuit baisse pour justement mener ses batailles la voilà je sais des idées qui me viennent comme ça pour lancer après dans le débat merci a eu d'abord d'abord sur comment on arrive à parler à ces gens là d'abord il ya ce qui les concerne et ce qui concerne tout le monde c'est à dire que quand on parle de la feuille de paie quand on parle du blocage des prix ça fait c'est bien pour le déaut rural rurbains le père bas mais aussi la banlieue mais aussi tout le monde en vérité donc ça c'est un paquet de mesures il faut les garder il faut continuer là-dessus il faut pas bouger ensuite bon ya la question du désert et moi je pense que le vote rnd on voit bien toute la ruralité de votre pas et rennes à nos réalités encore qui vote à gauche ou à droite d'ailleurs mais pas et rennes je pense que le matériel se nourrit aussi je le disais du désert de société donc qu'elle désire thaïs public le désert médical mais aussi le désert de société et dans les villages qui ont le plus voté rn moi ça m'a ces sont des villages dortoirs sac livia jacquel il ya une vie de village dans lequel finalement l'individualisme n'est pas roi est bien dans ces villages là on a moins de votes et rennes et donc c'est bien ceci ça qu'il faut regarder et ne pas simplifier effectivement et tu l'a bien rappelé toute la réalité de votre part pour leur est donc ce qu'il faut faire je pense c'est lutter contre le désert de société lutter contre l'individualisation de la société moi ce que je propose c'est que par exemple on inscrivent dans le code du travail un certain nombre de rtt disponible quand on s'engage sur plan associatif pour imaginer ainsi qu on permettrait aux salariés qui vivent justement dans ces zones où il ya un désert de société où l'individualisme et partout où on connaît pas son voisin ou le village vit plus justement à s'investir pour les autres je pense aussi qu'il faut un ambitieux plan de rénovation rural moi je propose la création d'une agence nationale de la rénovation rural on à la rénovation urbaine pourquoi ne ferions nous pas la rénovation rural et on agisse sur l'ensemble dès leviers les commerces de proximité le commerce de proximité on le sait cette aussi un levier pour lutter contre l' isolement l'individualisation quand vous avez la boulangerie dans le village le vote et rennes est plus faible c'est vrai vérifiez vous avez une étude de l'ifop qui est sorti en 2016 et qui mais qui démontre une corrélation entre le vote est reine et aux aliments d'une gare plus vous êtes loin d'une gare plus voter et rennes là aussi il ya du travail à faire donc rénovation rural je pense lutte contre leurs divisions de la société c'est très important et enfin il faut qu'on travaille vraiment très sérieusement sur la question des déserts médicaux et là dessus je crois que toutes les solutions que nous avons essayé d'imaginer la commune qui paye la secrétaire du médecin la commune qui paye le cabinet du médecin m'a pas la commune qui paye le médecin ça ne fonctionne pas et donc il faut peut-être arriver à ce qu'on appelle une contrainte et ce n'est pas contre nos amis les médecins mais comment peut-on d'un côté avoir des pharmaciens qui n'ont pas de liberté d'installation des notaires qui n'ont pas de liberté d'installation des huissiers de justice qui n'ont pas de liberté d'installation des médecins eux auraient une totale liberté d'installation moi je le dis nous ne pourrons pas continuer dans ce système là est il normal nous payons tous les mêmes cotisations de sécurité sociale m'ayant absolument tous les mêmes et pourtant nous n'avons pas le même accès à la santé sur le territoire et moi je visitais récemment hôpital de proximité qui en fait est situé en région rouennaise c'est l'hôpital dont 70% de la population et vient de ma circonscription et bien vous deviez de l'état de santé des gens se dégradent des cancers qui ne sont pas traités parce qu'ils n'ont plus de médecins de proximité ce qui est médecin parts et on n'a pas de médecin aujourd'hui qui arrivent et de comptia set et ça ne se réglera pas seulement par la télémédecine c'est pas vrai bon c'est pas vrai c'est un mensonge pareil la fin des services publics pas quand on enlève la trésorerie quand on enlève les différents guichets qu'on est courant place sa part une maison france vous avez déjà vu une maison de france service vous êtes rentré une fois dans une maison française c'est intéressant vous avez un bureau avec un ordinateur alors je dis pas windows 95 mais c'est à peu près ça l'ordinateur et avec devant un jeune souvent très sympathique étudiants en service civique qui vous accueille et vous dis alors du coup moi je fais pôle emploi je fais la caf je fais la sécu je fais les impôts bien sûr droit fiscal moi j'étais magistrat en droit fiscal avant mais moi j'ai du mal à remplir ma feuille d'impôts donc j'imagine même pas le service civique qui est compétent dans l'ensemble de ces domaines à 22 ans de cours n'est la dent dans un dans une déchéance du service public et les français ne comprennent pas les impôts augmentent tout le temps tout cas pour les gens normaux la tva l'augmenter avant lancé six passes et à 20 ils apporteront demande et on a de moins en moins de services la poste là aussi jacques où on avait un service public postal qui fonctionnait en affaires les petites lignes de train moi dans ma circonscription elles ont toutes déjà on continue d'ailleurs via à dégrader la qualité de service ouais moi je sais que j'ai une gare dans ma circonscription qui risquent de fermer fin voilà le connaît on est il faut qu'on agisse sur l'ensemble de ces leviers il faut porter cette vision le plus fort possible il faut mener le combat à l'assemblée nationale moi je vais déposer prochain de loi qu'on va travailler ensemble évidemment avec tous les collègues de la nuque évidemment avec les les insoumis les communistes les écologistes c'est parce qu'on doit avoir des victoires rapides ou alors je le dis vraiment il ya les prochaines élections l'idée dissolution c'est à moi je ne sais pas comment ça va se passer mais ce que je sais c'est qu'on peut pas laisser 50 plus continuer comme ça qu'il faut qu'on arrive grâce à cette nouvelle situation politique les français nous ont mis en responsabilité il faut qu'on arrive à obtenir des victoires et pour le monde rural et pour le monde derrière ben je je vais je vais juste vous donner le récit d'une petite commune en creuse qui une des seules communes où sa population a augmenté faux la montagne je sais pas si vous connaissez la creuse c'est vraiment le sud du département au bord du plateau et il ya une une vraie vie démocratique depuis très longtemps des élus locaux il vit associative une vie culturelle très très forte et ils ont eu cette idée de mettre en place la dernière la première fois que j'ai rencontré la mairesse dans le cadre de la campagne des législatives je suis venu la rencontrer et elle me dit nous on a mis on a des logements passerelle alors j'ai dit des logements principe de passerelles - vous savez j'étais élu au logement en zone urbaine pour moi le logement passerelle c'était le logement d'urgence pour bien souvent les femmes qui subissait des violences et puis mais je comprends pas là et donc elle m'explique non on a deux maisons qui appartiennent à la commune et qui sont mis à disposition on met en location pour des gens qui veut souhaitent venir s'installer en creuse et pendant un an pour vérifier qu'ils sont bien qu'ils sont en capacité de mener leurs activités sur sur la commune de voir si les services autour leur convient et au bout d'un an eh bien ils s'installent ils achètent où il loue une maison pour définitivement et ça lui a permis en fin de compte de maintenir sa population et surtout de maintenir ces écoles parce qu'elle n'a mis à disposition ces maisons que des familles jeunes alors parfois il n'avait pas forcément d'enfants mais à des familles qui étaient en activité et ce qui a permis de maintenir et du coup son bureau de poste n'a pas été fermé sans école n'a pas été fermé il ya une bibliothèque il ya une vraie vie de bourg et surtout aussi de commerce de près de bourg et ça c'est quelque chose je trouve que c'est un exemple très intéressant qu'on doit développer de plus en plus et notamment sur ce que ce que tu a soulevé la question de l'urbanisation enfin de l'organisation et du maintien de l'habitat en milieu rural qu'est ce qu'on constate bien souvent c'est qu'on constate que les les boer ancien les maisons anciennes ne sont plus ne sont plus maintenu habité et on continue d'occuper de la surface agricole et de construire des petits lotissements autour et du coup les gens que ce qu'ils font un des moments il faut un kilomètre pour prendre 2 pour allécher à la baguette qui vont pas non plus ils n'ont pas l'air au bourg du village ils vont prendre la voiture et ils vont aller à la petite zone commerciale qui a dans à côté et ça c'est la mort des deux nos petits bourgs et du maintien de nos commerces en centre de neubourg je pense qu'on a besoin de réfléchir je suis d'accord qui a besoin d'une réorientation des de l'accompagnement aux collectivités sur la réhabilitation de l'ancien en milieu rural c'est quelque chose d'indispensable alors justement ce que vous venez de dire moi ça me permet de vous poser une petite question parce que quand on a oui oui quand on a réactualisé le livret on a creusé un petit peu tout ça et donc on a creusé les sujets alors note l'ivresse et ruralité et aménagement du territoire et en fait on s'est rendu compte que dans les quartiers populaires ya les politiques de la ville qui sont quittes yankees ont été mises en place depuis un moment mais en réalité il n'ya pas de politique d'aménagement du territoire on a plutôt une politique de pillage en fait des métropoles envers les zones rurales il n'y a pas de politique d'aménagement du territoire si on trouve en pleine zone des services publics normalement c'est d'état qui s'occupe des services publics qui est laid mais accessible à tous les services publics ont disparu et on a vu l'apparition des maisons france service ça aussi je les creuser un petit peu il ya une énorme différence aujourd'hui au delà du service civique qui accueille c'est que avant quand il y avait un bureau de poste quand il y avait un service public c'est l'état qui le finance est aujourd'hui le financement des maisons france service c'est quasiment les collectivités territoriales à 30 à plus de 50% à 60% qu'ils doivent le financer et donc du coup il ya un désengagement de l'état qui reporte alors l'état ferme les services publics et 10 aux collectivités territoriales financent et les les maisons france service qu'on va vous donne qu on va vous donner comme comme pansements quoi parce qu'effectivement c'est pas des services publics s'est mise en relation avec des services publics du coup moi j'avais envie de voudrait interroger alors je sais pas qui vous qui voudra prendre la parole mais on voit aussi de plus en plus que les intercommunalités les communautés de communes ont plus de pouvoir que les communes est ce que est ce qu'il faudrait pas enfin je pense que voilà comment justement on redonne la place centrale aux communes et aux maires pour être un petit peu maîtres chez eux dans ce qui se passe chez eux parce que alors mon co animateur qui n'est plus là qu'il ya du cas du partir lui des maires dans une petite commune de 900 habitants il en parlait beaucoup mieux que moi mais aujourd'hui les maires bas il s'occupe des chiens écrasés des pissenlits qui poussent là où il faut pas mais ils ont de moins en moins de compétences et pourtant c'est à eux qu'on vient enfin c'est ce qu'on vient voir quand il ya un problème donc du coup voilà comment on peut faire pour remettre les communes et des maires un petit peu en responsabilités et mettre une vraie de vraie politique d'aménagement du territoire non c'est personnellement ça ne me gêne pas de répondre à cette question là j'ai été élu je les dis en ile-de-france et ma commune a été rattachée à la communauté urbaine gps au à quatre cent mille habitants 72 communes donc j'ai cette expérience de aussi de la perte de compétences des maires et surtout de l'éloignement de la démocratie je crois que c'est surtout ça le premier problème dans et en creuse les intercommunalités l'intercommunalité s'est faite moi je faut le dire à un moment donné à marche forcée avec une en consultation déjà du citoyen une en consultation des élus enfin consultation des élus si il ya eu consultation mais sans prendre vraiment je pense que les élus n'ont pas toujours mesurer la conséquence de cette loi notre et de la loin de matam avec le transfert des compétences et donc après en milieu rural je pense qu'il ya là proche et certainement différente et là parce que dans une petite commune le en plus oui je n'ai pas dit mais je suis passé de france télécom à fonction publique territoriale donc j'ai aussi j'étais élu dans une ville est fonctionnaire territorial donc c'est une et aujourd'hui je siège dans la délégation aux collectivités territoriales à l'assemblée donc c'est un sujet qui me tient un peu à coeur est d'ailleurs intervenue à l'assemblée donc au cours du débat sur cette question là parce que les dans les petites communes les élus sur des dossiers pour aller chercher parce qu ils sont étranglés financièrement ils n'ont pas les compétences en termes de personnel pour pouvoir aujourd'hui monter les dossiers quand il faut aller chercher des subventions c'est très complexe ça devient de plus en plus compliqué et bien souvent c'est vrai que l'intercommunalité ce niveau le leur permet les aident à à pouvoir monter les dossiers moi je pense que donc l'approché pas forcément la même sur ce sujet là mais on voit bien par exemple que en ce moment l'eau la gestion de l'eau crise de l'eau si je développe à la situation département de la creuse c'est sincèrement j'ai encore pas tout compris les syndicats à tel endroit qui ont la compétence à tel endroit c'est encore la commune qui a la compétence ils ont en certains endroits c'est l'intercommunalité qui a la compétence c'est sincèrement c'est beau s'y retrouver c'est compliqué et mais la réalité c'est aujourd'hui cette question de la gestion de l'eau qui est une question fondamentale pour l'avenir il va bien falloir qu'on se mette sur autour de la table et qu'on trouve des solutions pour justement mieux gérer l'eau et qui est un bien commun et qui ne doit pas être un bien qu'ils soient une marchandise et qu'on laisse des grands groupes aujourd'hui se faire du fric sur notre bien commun et il ya une nécessité à ce que on mène la bataille sur la question justement de la réappropriation collectif alors état dans un certain nombre de domaines mais ça peut être aussi les collectivités dans un autre et et ça c'est quelque chose de fondamental donc voilà c'est un sujet - personnellement sur l'intercommunalité je pourrais nous nous portons à la france est soumise la proposition de revoir complètement la loi notre et lannoy madame et moi je suis pas contre un principe d'intercommunalité mais une intercommunalité de projets qu'on réfléchisse à sur l'eau par exemple ben saber réfléchir en terme de bassin versant par exemple voilà c'est je prends cet exemple là pour faire comprendre que il ya nécessité et sur la question des transports pareil bien évidemment on a besoin aujourd'hui d'un grand service public national des transports parce que sinon on voit bien aujourd'hui à quoi ça nous amène en creuse ya pu rien à part la gare de la souterraine ou de temps en temps il s'arrête elle s'arrête en train voilà donc tous ces sujets là est la question des maisons de francs service français service dans certaines petites communes en creuse y en a qui ont été mises en place et c'est vrai que les mères se sont battues pour ça a été le seul moyen de garder parfois l' agence postale c'est ça et donc mais ils ont ils ont conscience que c'est pas l'idéal parce que rien ça ne répond pas complètement au à toutes les réponses des des usagers un d'ailleurs ce mot là et il encore utilisé est le mode âgées voilà donc c'est quelque chose qui est compliqué et parfois c'est pris comme une solution pour éviter la fermeture d'un d'un service public voilà donc à réfléchir merci rapidement juillet après on donne la parole à la salle oui pour cette question décentralisation qui sont intéressants d'or qui passionnent pas les français mais je pense que subtilement ça joue aussi puisque quand on parle de l'organisation du territoire de l'aménagement etc c'est aussi une question institutionnelle moi je pense qu'on doit aujourd'hui faire un bilan la décentralisation 1982 maintenant on a de quoi avoir du recul et j'étais il ya deux jours au à l'université du parti socialiste n'a fait une table-ronde un peu sur la décentralisation est donc victime en ont discuté que les uns et les autres je crois qu'il est temps de faire un bilan car est-ce que la situation notamment des territoires dont nous parlons c'est améliorer des plus la décentralisation je suis pas certain en tout cas peut-être pas suffisamment on a vu que ça a beaucoup aidé les métropoles on a vu arriver de nouveaux équipements de nouveaux services qu'aujourd'hui on vit mieux probablement en ville car 1982 mais vite on mieux vraiment à la campagne je n'en suis pas certain farabi on l'avait su faire un bilan aussi sur les effets assez assez néfaste de ce n'est au féodalisme à la française parlons-en moi je suis élu local également chez lui municipal chez lui dans mon agglomérations et je vois des mécanismes se développe et qui n'ont pas grand chose à voir avec la république et la démocratie quand on est dans une agglomération comme la mienne avec cent sept mille habitants et 94 délégué comment peut-on sur un territoire aussi vaste vraiment faire une politique publique ensemble en fait le délégué vient avec sa liste de courses et le roi finalement dû de l'agglomération lui donne à aux uns et aux autres ce dont ils ont besoin sans qu'il n'y ait aucune délibération démocratique sans qu'il n'y ait aucun contrôle est ce son est ce cela se réplique à tous les niveaux j'en parlais hier avec votre collègue raquel da garrido pareil au niveau du département par appareil au niveau des régions et donc se développe tout de même cette restauration ce que nous avions réussi à abolir avec la révolution française qui est ce que sont les vassaux et les suzerains et c'est quand même comme ça que ça se passe aujourd'hui en france enfin c'est la réalité donc lyon ayant un regard critique sur ce que nous avons fait jeu je lisais récemment une thèse qui a été soutenu un assassin dernière et qui s'appelle décentralisation partout démocratie nulle part et je crois que cela résume bien ce que nous avons fait donc oui de la centralisation oui rapprocher la décision du citoyen mais non à la bureaucratie non la technocratie et surtout non à ces phénomènes antidémocratique qui justement je pense porte une lourde attend justement à l'intérêt général et parlons prenons l'exemple catherine emballé duché de l'eau moi je me bats depuis des années pour faire passer l'eau dans mon agglomérations en régie en régie publique et on a bien vu qu'on a un taux de perte assez élevé ça qu'on a un taux de rendement notre réseau qui entrent selon les zones entre 68 et 72 % ça veut dire qu'on balance 30 % de la flotte dans la terre bon eh bien ça impossible d'avoir des discussions sur ces sujets là donc là aussi en 1945 on avait nationalisé le service public d'électricité on avait des alizés sous le front populaire le train on aurait peut-être maintenant peut-être raison de nationaliser l'eau et reprendre cette gestion on a aujourd'hui des investissements massifs des investissements massifs à faire dans les canalisations sur le rendement sur le réseau je crois que là aussi il serait donc trouver aussi le bon niveau d'intervention le bon niveau d'intervention qui permet de satisfaire au plus le citoyen voilà c'est un grand grand débat qu'on pourra avoir tout cas voilà je me tais maintenant et
Philippe Brun