Mathilde Panot : conférence de presse du groupe LFI à l'Assemblée nationale - 8/07/2025
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce point hebdomadaire du groupe parlementaire de la France Insoumise. D'abord je veux redire au nom du groupe parlementaire de la France Insoumise nos condoléances à la fois aux proches et à la famille mais aussi aux équipes et à la famille politique d'Olivier Marlex.
Je crois que comme l'ensemble de l'Assemblée nous avons toutes et tous été très touchés d'apprendre sa disparition brutale et je veux saluer celui qui était profondément attaché à la souveraineté industrielle de la France qui a non seulement mené la commission d'enquête sur Alstom mais qui ne cessait de multiplier les alertes à nos côtés sur des enjeux comme ArcelorMittal, Atos, Ludoliprane et beaucoup d'autres et l'Assemblée nationale lui rendra hommage à 15h.
Je le dis aussi de retour de la conférence des présidents mais il semble que la réforme de l'audiovisuel public sur lequel nous nous sommes beaucoup battus semble pour l'instant enterrée puisqu'elle n'est plus inscrite à l'ordre du jour du début de cette année et nous nous en réjouissons. Je veux évidemment continuer avec les enjeux internationaux avec à Gaza maintenant tous les jours des Palestiniens qui sont tués dans les pièges mortels que sont devenus la distribution alimentaire.
Je cite une habitante d'un camp de réfugiés qui dit « Les points ouvrent littéralement 10 minutes, des milliers de gens affamés affluent, il n'y en a pas pour tout le monde puis les gens sont dispersés à coup de feu » et je le dis alors qu'une nouvelle étude vient d'être publiée par un économiste de l'Université de Londres qui montre qu'il y aurait une sous-estimation du bilan humain à Gaza avec un bilan réel qui se trouverait autour de 100 000 Palestiniens qui seraient morts et qui auraient été tués dans un moment où la France, sous les errements d'Emmanuel Macron, est condamnée à une diplomatie qui devient spectatrice comme voie pour la paix.
Elle est évidemment absente des négociations qui ont lieu en ce moment sur le cessez-le-feu comme elle a été absente des négociations sur le cessez-le-feu entre la République démocratique du Congo et le Rwanda et comme elle ne pèse pas là aussi sur la résolution de la guerre entre la Russie et l'Ukraine et ce alors qu'en Ukraine un hôpital pour enfants a été bombardé et que je rappelle que 20 000 enfants ukrainiens ont été déportés en Russie et que nous demandons évidemment leur retour. De plus, ne cesse de se creuser le fossé entre les mots et les actes de la part d'Emmanuel Macron, ce qui est évidemment inacceptable.
Emmanuel Macron, malgré ses promesses, n'a toujours pas reconnu l'État de Palestine.
Nous avions la semaine dernière à présenter une résolution européenne sur le fait de suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël et contrairement au mot et au discours qu'a fait Emmanuel Macron en disant qu'il voulait réviser cet accord d'association, ces députés ont voté contre en Commission des Affaires européennes et plus choquant peut-être encore, ces députés ont voté contre le fait que la France respecte juste le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre Netanyahou et alors que la France a dimanche encore une fois, pour une énième fois, permis à l'avion de Netanyahou de survoler l'espace aérien français en violation de ses engagements du droit international.
Nous sommes fiers, nous, de faire exister à chaque instant une autre voie de la France, une autre voie de la France qui existe des sanctions contre Netanyahou et son gouvernement, qui exige un embargo sur les armes, qui a manifesté ce samedi et manifestera aussi ce soir aux côtés de l'UNICEF, puisque, je le rappelle, la moitié de la population à Gaza est des enfants.
Ensuite, vous avez vu les chiffres qui viennent de sortir de l'INSEE, qui sont extrêmement choquants et qui montrent le bilan de 8 ans de Macronie et de politique de malheur, avec un taux de pauvreté qui n'a jamais été aussi élevé depuis 30 ans, soit depuis que le décompte est fait par l'INSEE, des inégalités qui n'ont jamais été aussi fortes depuis les années 70 et 650 000 personnes qui ont basculé dans la pauvreté depuis l'année dernière. Je rappelle juste pour que chacun réalise ce que cela veut dire, qu'il faut aujourd'hui en moyenne 6 générations pour pouvoir sortir de la pauvreté.
Donc, les politiques qui sont menées en faveur des plus riches et des multinationales auront des conséquences sur de long terme sur la destruction de centaines de milliers de vies. De l'argent, nous savons où en trouver. Éric Coquerel, président de la Commission des finances, est là pour répondre aux questions et à la stratégie que nous utiliserons sur le budget. Nous l'avons encore démontré l'hiver dernier. Je veux saluer la tribune qui est sortie de cette prix Nobel d'économie qui se positionne en faveur de la taxe Zuckmann en redisant qu'avec l'impôt sur les ultra-riches, la France pourrait montrer la voie au reste du monde.
Et dans ce contexte-là, il est d'autant plus scandaleux que des annonces puissent se faire la semaine prochaine qui se dirigent peut-être vers une année blanche et donc vers toujours plus d'austérité, ce qui, en plus, tuerait l'économie française et la consommation populaire. Nous étions fiers, pour terminer, d'être présents avec trois députés insoumis, Anstambacter Noir, Karen Erodie, mais aussi Adrien Clouet, à la manifestation qui a regroupé 2000 personnes contre la 69, projet d'un autre siècle, qui veut artificialiser 400 hectares de terres agricoles et de terres humides pour gagner 15 minutes, ce qui est là aussi absolument insupportable.
Et les images que nous avons vues de la 69 montrent ce que dit le rapporteur de l'ONU aux défenseurs de l'environnement depuis maintenant longtemps, c'est-à-dire que la France est aujourd'hui le pire pays d'Europe sur la criminalisation des militants écologistes. Et évidemment, le groupe insoumis sera présent aussi en nombre ce samedi pour la neuvième année consécutive pour demander justice et vérité pour Adama Traoré. Et je vais donner la parole tout de suite à Aurélie Trouvé.
Merci Mathilde. Bonjour à toutes et tous. Vous savez qu'il va y avoir le vote final sur la loi du plomb, autrement dit la loi pesticide, autrement dit une loi trumpiste par excellence, avec un résultat de la CNP qui est catastrophique, qui est la pire des versions, celle qui est d'ailleurs celle du sénateur du plomb. En l'occurrence, une réautorisation ad vitam aeternam d'un pesticide, un néonicotinoïde, l'acétamipride, neurotoxique sur au moins 500 000 hectares. Pas seulement les noisettes, comme on nous a voulu nous le faire croire, mais aussi les betteraves, les ploies, pommes, etc. Tout simplement, dans un conseil de surveillance opaque, évidemment, ce sera sans conséquence.
Je rappelle ce que dit l'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments. Elle admet que l'acétamipride peut affecter de façon défavorable, je cite, le développement des neurones et des structures cérébrales, particulièrement des enfants. D'ailleurs, une alerte vient d'être lancée par 21 sociétés savantes médicales, le conseil scientifique du CNRS, contre la réintroduction de l'acétamipride, qui, je cite, est un recul majeur pour la santé publique. En somme, la santé humaine, les écosystèmes sont sacrifiés au nom des intérêts de quelques puissants lobbies de l'agrochimie.
Alors que même qu'il existe des alternatives, et nous le savons, dans quelques mois, doit être près des alternatives dans la lutte biologique, il aurait suffi de soutenir les agriculteurs pour faire cette bifurcation écologique, il aurait suffi d'interdire l'importation des produits traités avec ce pesticide, bref, on pouvait faire tout autrement, mais évidemment, de la macronie à l'extrême droite, on s'apprête à un vote unanime ou quasi-unanime pour réintroduire cet acétamipride.
Je finirai pour dire aussi que c'est une loi contraire à la souveraineté alimentaire, contrairement à ce que disent les macronies jusqu'à l'extrême droite, puisque par ailleurs, l'acétamipride, eh bien, c'est un insecticide dit tueur d'abeilles. Or, les abeilles, eh bien, elles pollinisent plus de la moitié des cultures végétales que nous mangeons. Enfin, je rappelle qu'en pleine canicule et en plein assèchement de toutes les nappes phréatiques, eh bien, ce texte va en plus favoriser les méga-bassines, à savoir un pompage direct dans les nappes souterraines.
Sachez bien que toute cette loi est, selon nous, contraire à la Constitution, c'est même flagrant, contraire au principe de non-régression environnementale, contraire au principe de précaution. C'est une loi qui nie la science, je l'ai dit, c'est une loi trumpiste, et bien entendu, nous ferons un recours au Conseil constitutionnel, si, comme nous le pressentons, nous le redoutons, cette loi se verra votée, y compris avec la quasi-totalité des voix de la Macronie.
Oui, merci, je, dans ce que vient de dire ma collègue Aurélie Trouvé, pour rappeler que les gouvernements successifs ne cessent d'aller à l'encontre des objectifs de réduction des pesticides, par conséquent, les victimes de pesticides sont de plus en plus nombreuses, et ça ne risque pas de s'arrêter si la loi du plomb est votée. Nous appelons donc les députés à prendre leurs responsabilités en votant contre cette loi, que certains, effectivement, appellent loi pesticide, ou encore la loi cancer.
En réaction avec mon groupe, je dépose une proposition de loi visant à améliorer la reconnaissance et l'indemnisation des maladies professionnelles liées aux pesticides, une proposition de loi travaillée avec le collectif de soutien aux victimes de pesticides de l'Ouest, une proposition qui a vocation à faciliter la reconnaissance pour les victimes et à assurer l'égalité des droits, peu importe leur régime de sécurité sociale. Les lobbies de l'agrochimie veulent continuer à produire des pesticides, et bien ils en assumeront les conséquences.
La proposition de loi prévoit un taux minimal et non plafonné concernant la taxe due par les fabricants de pesticides au fonds d'indemnisation des victimes de pesticides. De plus, nous proposons que les fabricants ne siègent plus au conseil de gestion du fonds d'indemnisation des victimes de pesticides pour éviter tout conflit d'intérêt. Avec mon groupe de la France Insoumise, je rappelle que face au lobby de l'agrochimie, nous serons toujours du côté des victimes, des agriculteurs, des agricultrices, des ouvriers, des fleuristes, des riverains, des enfants, puisqu'il est temps d'en finir avec les pesticides qui détruisent des vies. Je vous remercie. Merci à tous.
Dans deux jours, c'est la fin de la phase d'admission principale de Parcoursup, qui concrètement signifie qu'en fait, aujourd'hui, les bacheliers vont avoir leurs dernières propositions et qu'ils auront jusqu'à demain, 23h59, pour répondre aux propositions. En 2024, il y avait plus de 85 000 jeunes qui se sont retrouvés sans affectation à l'issue de cette phase. C'était 8 000 de plus qu'en 2023. Nous savons d'ores et déjà que la phase, la session 2025, est encore plus sélective, puisque le 11 juin, déjà 10 000 lycéens avaient quitté la plateforme sans même avoir d'affectation.
L'augmentation du nombre de jeunes laissés au bord de la route témoigne de l'échec structurel de ce système, car en effet, Parcoursup est un système qui est opaque et anxiogène. Les jeunes sont évalués d'après des critères flous, qui varient d'un établissement à l'autre, et qui sont souvent tenus secret. Alors que le Conseil constitutionnel, en 2020, et la Cour des comptes ont demandé l'apparition des algorithmes, c'est tellement aberrant qu'une étudiante a mis une recette de cuisine comme lettre de motivation et a été prise en licence de psycho, pour vous dire à quel point le résultat de ce flou entretenu. Parcoursup, il ne corrige pas les inégalités, il les organise.
Depuis ses premiers jours, la plateforme organise une sélection sociale à grande échelle et renforce la logique marché de l'ESR. Plus de concurrence entre les formations, plus de hiérarchie, donc plus de sélection. Beaucoup de travaux de sociologues nous montrent aujourd'hui à quel point Parcoursup crée des inégalités, et notamment de l'autocensure pour des jeunes issus des milieux populaires. Tout cela, c'est le résultat de choix politiques. L'objectif de Parcoursup, c'est de restreindre l'accès à l'université dans un cadre budgétaire contraint, et au nom d'une logique néolibérale.
En 2025, le Parlement a supprimé 1,5 milliard d'euros au décrédit de l'enseignement supérieur, puis un décret votant Katimini de plus de 350 millions il y a peu de temps. Donc, Parcoursup camoufle la pénurie et les tremblements des services publics par des algorithmes. Pourtant, dans les années 90, face à la massification scolaire, le plan U2000 avait permis la création de plus de 8 universités. Donc, ça montre bien l'étroitesse de ceux qui nous gouvernent et qui préfèrent voir le savoir comme une marchandise. Or, nous constatons bien leur échec pour répondre aux grands enjeux sociaux, écologiques, économiques et démocratiques.
Pour ça, on a besoin d'une jeunesse toujours plus formée, critique et émancipée. C'est pourquoi le groupe de la France Insoumise apporte tout son soutien aux bacheliers et aux jeunes et ainsi qu'à leurs familles dans ce moment qu'on sait anxiogène, qu'il y a des conséquences sur la santé mentale et qu'il y a, en fait, voire un risque d'un avenir totalement guillotiné. Donc, on a déposé une PPL, une proposition de loi visant à Grosé-Parcoursup et restaurer un droit d'accès à l'enseignement supérieur pour tous les titulaires d'un bac à l'OEA ou d'un diplôme équivalent, car ce doit être la seule condition pour accéder aux études.
Pour conclure, je vous rappelle que le 14 janvier dernier, lors de son discours de politique générale, François Bayrou a comparé les jeunes à des poireaux. Donc, je l'ai interpellé à propos de Parcoursup. Il m'a répondu que Parcoursup, en effet, était une question. Eh bien, plus qu'une question, Parcoursup, c'est un système qui est dévastateur, qui nous conduit à l'échec, foie de vision et d'ambition politique. Donc, pendant que François Bayrou se questionne, le groupe de la France Insoumise, eux, lui, agit pour les jeunes et pour notre avenir. Je vous remercie.
Alors, dans le prolongement, nous avons déposé une proposition de loi visant à lutter contre les arnaques de l'enseignement supérieur privé à but lucratif. Depuis l'apparition du Cube, l'enquête de Claire Marchal, qui revient sur les dérives de l'ESR privé à but lucratif, les propositions et projets de loi à ce sujet s'enchaînent et se ressemblent. Récemment, le ministre Philippe Baptiste a présenté son projet de loi, qui fait la part belle au privé, supprime les frontières entre le public et le privé au profit du second, et revient sur le monopole public de l'enseignement supérieur, ceci en faisant semblant de réguler. A l'opposé, notre proposition de loi attaque le mal à la racine.
Des dizaines de milliers d'étudiants sont pris au piège, des masses d'argent public sont captées pour engraisser ce business qui existe à peine depuis que les macronistes le stimulent à dessein. Pour une présentation rapide d'une proposition de loi qui compte 9 articles, l'article 1 définit et interdit l'enseignement supérieur à but lucratif. Pour le consolider, l'article 2 réserve les subventions du CPF au seul non lucratif. L'article 3 flèche les subventions extra-légales des collectivités territoriales à l'enseignement supérieur public.
L'article 4 interdit les dénominations d'établissements et de diplômes trompeuses dont il réserve les termes université, master ou bachelor aux établissements et aux diplômes publics reconnus par l'État. Il y aurait d'autres éléments que je pourrais présenter. L'enjeu, c'est de mettre en place des sanctions et organiser des contrôles pour nous assurer que les chefs d'établissement respectent la loi. Nous espérons vivement faire examiner cette proposition de loi par l'Assemblée nationale. C'est aujourd'hui la seule qui prend en compte une telle gamme de problèmes de façon systématique, radicale et qui régule l'enseignement supérieur privé en supprimant le lucratif.
Si le projet de loi dit baptiste est soumis à l'Assemblée à l'automne pour examen, nous nous servirons de cette base pour en faire des amendements. Pour résumer, cette PPL est une PPL pied de biche qui est résolue à faire craquer un système délétère qui prospère sur les ruines de l'université publique, qui est exposée à l'austérité budgétaire et à la réforme néolibérale depuis trop longtemps.
Et c'est aussi une PPL pied de nez car c'est l'occasion de faire valoir une autre vision de l'université qui doit être gratuite, accessible à tous, émancipatrice et au service de l'intérêt général contre tous les marchands du Temple, du savoir, qui trouvent dans le gouvernement un allié objectif et complaisant. Merci.
Merci beaucoup. Et je signale évidemment que le groupe parlementaire de la France Insoumise sera présent là aussi en nombre à la mobilisation qui a lieu tout à l'heure à midi 30 près de l'Assemblée nationale à l'appel des associations et de la Confédération Paysanne. Et je signale aussi que demain, j'organise avec différents députés d'ailleurs de différents groupes qui y participeront, une audition pour protéger les fleuristes des pesticides, notamment avec la présence de Laure Marivain qui mène un long combat depuis que sa fille de 11 ans est décédée du suite d'une contamination lorsqu'elle était enceinte des pesticides alors qu'elle était fleuriste.
Donc ça sera une audition qui va aussi dans le fil de ce qui vient d'être dit contre la loi pesticides sur laquelle nous nous battons. Et je vous laisse à vos questions.
Bonjour, Marie-Claude demande. J'ai une question pour M. Lachaud. Voilà, sur la Nouvelle-Calédonie et le sommet, le conclave, enfin on peut mettre n'importe quel mot qui pour l'instant patine énormément et on ne voit pas les avancées arriver. Merci. Bonjour, Quentin Monu pour Outre-Main, la première, c'est un peu la même question sur la Nouvelle-Calédonie. Ça fait maintenant une semaine que les délégations sont à Paris. Le président a mis sur la table plusieurs... D'abord une période de transition pour réparer le caillou pendant 15 à 20 ans et après a ouvert la possibilité à plusieurs évolutions statutaires. Quel est votre avis sur la question ?
Est-ce que, par exemple, l'État associé qu'il a évoqué peut vous parler ? Voilà, merci. Bonjour, Arthur Méliès pour RTL. Le président de la République retrouve aujourd'hui son pouvoir de dissolution. Vos collègues à l'autre bout de l'échiquier politique, messieurs Tanguy et Chenieux, appellent de leur vœu cette dissolution. Est-ce que vous la souhaitez aussi ou est-ce que vous la redoutez ?
Ok. Il y en a une dernière ou c'est bon ?
Il y en a une dernière.
Non, c'est bon ?
Non, c'est bon ?
Bonjour à toutes et tous. Alors, en effet, depuis maintenant une semaine, l'ensemble des acteurs politiques de Canaqui-Nouvelle-Calédonie sont réunis à Bougival. Le huis clos est plutôt bien respecté. Il est difficile de savoir exactement comment les choses évoluent. Ce qui est certain, c'est que le président Macron a repris le projet de l'État présenté par le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, à DEVA, c'est-à-dire l'idée d'une souveraineté avec la France.
En effet, dans le premier projet, semble-t-il, il prévoyait une durée de transition qui, en effet, pouvait interpeller notamment, je pense, les indépendantistes, vu que le projet de DEVA, la souveraineté avec la France, c'était quasiment immédiat. Donc, je pense que le travail sur ce projet, sur peut-être d'autres projets, j'ai cru comprendre que de nouveaux projets et de nouvelles propositions avaient été mises sur la table. Ce qui est certain, c'est que tout le monde est encore autour de la table. Tant que tout le monde est autour de la table, il y a l'espoir d'un accord global qui fasse consensus.
Donc, je pense que maintenant, ce qu'il faut que nous fassions, c'est que nous attendions la sortie de ces discussions et que l'on voit ce qui est sur la table. Il est évident que la situation économique, sociale du territoire est catastrophique et qu'il est indispensable que l'État assume les responsabilités qui sont les siennes. C'est parce que le gouvernement a fait le choix de passer en force le 13 mai dernier sur le déjeuner du corps électoral que le pays est dans cette situation économique. C'est ceux qui ont cassé qui doivent payer.
Donc, le gouvernement doit assumer sa part de responsabilité et d'ores et déjà ouvrir le financement de la deuxième partie du prêt, même si, à terme, il faut aller vers des subventions plutôt que sur un prêt.
La troisième question qui a été posée sur la question de la dissolution. Bon, évidemment, nous, la France insoumise, nous avons toujours dit que la solution, c'était le peuple. Donc, nous n'avons aucun problème à retourner devant le peuple. Je m'amuse un peu de voir le Rassemblement national expliquer qu'il souhaiterait une dissolution puisqu'ils sont aujourd'hui les seuls responsables d'une politique macroniste de malheur qui continue.
Je rappelle que le Rassemblement national a refusé par huit fois de censurer le gouvernement Bayrou-Retailleau, que c'est de leur responsabilité avec le vote de Marine Le Pen en conférence des présidents qu'il n'y a pas eu de discussion et de vote autour de la destitution du président de la République et que ce sont eux qui sont notamment responsables du fait que nous ayons le pire budget austéritaire qu'on ait vu au 21e siècle, donc depuis au moins 25 ans dans notre pays.
Donc la réalité, c'est que le Rassemblement national fait semblant de vouloir retourner devant le peuple, mais dès que l'occasion se présente notamment d'arrêter la politique macroniste, eh bien, il se montre comme l'assurance-vie du système.
Enfin, j'en profite puisque vous me posez la question de dire qu'effectivement cela fait maintenant un an qu'Emmanuel Macron a volé le résultat des élections, qu'il y a exactement un an, nous gagnons, certes à la majorité relative, mais nous gagnons l'élection législative et que donc j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à vérifier leur inscription sur les listes électorales, à s'inscrire s'ils ne sont pas inscrits puisqu'il y a plus de 10 millions de personnes dans notre pays qui sont non et mal inscrits.
C'est ce qu'a montré notamment la commission d'enquête présidée par Antoine Léomand sur le bon fonctionnement des élections et que, évidemment, le pouvoir n'ira jamais rechercher celles et ceux qui sont non et mal inscrits pour qu'ils aillent sanctionner leur politique et nous, les Insoumis, continuons porte après porte à aller continuer l'inscription sur les listes électorales. En tout cas, nous nous tiendrons prêts dans toutes les situations. Merci à vous.
Merci. Merci. Merci. Merci.
Mathilde Panot