Olga Givernet, députée "Ensemble pour la République" de l'Ain | La politique et moi
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Questions et réponses
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Bonjour Olga Givernet.
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En octobre 2024, c'était deux semaines après votre entrée au gouvernement, dans le gouvernement de Michel Barnier.
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Est-ce que vos gardes du corps vous ont accompagné ce jour-là, le jour de la remise des diplômes ?
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Et ça a dû surprendre vos camarades de promotion d'avoir une ministre à leur côté ?
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Qu'est-ce qui vous a motivé dans ce choix de reprendre un peu vos études en cours de carrière ?
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Est-ce qu'il y avait aussi cette idée qu'il faut se préparer à la suite, le jour où votre mandat de député prendra fin, retourner sur le marché du travail ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« L'exécutive master m'a apporté d'abord un apprentissage, une remise à jour de mes connaissances technologiques et scientifiques. »
- 1:09Invité politiqueFait
« Elle m'a permis également d'accéder à une mission plus importante, celle de pouvoir être membre du gouvernement sur les sujets énergétiques. »
- 2:18Invité politiqueFait
« L'objectif, comme je le dis dans la vidéo, c'est de pouvoir être à jour des questions technologiques et scientifiques. »
- 2:27Invité politiqueFait
« Je suis également membre de l'OPEX, l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques à l'Assemblée nationale. »
- 2:51Invité politiqueFait
« Alors oui, moi j'ai toujours pensé que le mandat politique, aussi long qu'il puisse être, pouvait aussi se terminer. C'est peut-être juste une parenthèse dans une carrière professionnelle. »
- 4:12Invité politiqueFait
« J'ai fait un rapport sur la sobriété énergétique. J'ai l'implantation de nouveaux réacteurs EPR2 sur mon département de l'Ain. »
- 9:42Invité politiqueFait
« Oui, parce que j'ai une situation un peu personnelle, puisque j'ai accueilli, il y a plus de 10 ans, des enfants qui avaient perdu leurs parents dans des circonstances de féminicide. »
- 10:04Invité politiqueChiffre
« Il faut aussi se penser que 50% du problème, c'est les auteurs de violences conjugales. »
- 11:28Invité politiqueFait
« Oui, parce qu'il y a des voiturettes rapides qui montent jusqu'à 90 km heure et qui devraient pouvoir accéder typiquement aux périphériques ou à des voies rapides. »
- 11:52Invité politiqueFait
« Et on voit que ces voiturettes reviennent à la mode, notamment par les jeunes qui s'en saisissent. »
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Elle aurait pu rester ingénieure dans l'aéronautique, mais une série télé l'a convaincue de se lancer en politique. D'abord conseillère municipale, mon invitée est devenue ensuite députée et même ministre. Elle siège aujourd'hui au sein du groupe Renaissance à l'Assemblée. Bonjour Olga Givernet. Bonjour. En octobre 2024, c'était deux semaines je crois à peu près après votre entrée au gouvernement, dans le gouvernement de Michel Barnier. Mais ce n'est pas la ministre qui s'est rendue à l'école polytechnique, mais c'est l'étudiante en master. On va voir ça en image.
L'exécutive master m'a apporté d'abord un apprentissage, une remise à jour de mes connaissances technologiques et scientifiques. Elles sont importantes dans l'action et la mission que je mène aujourd'hui. Et puis elle m'a permis également d'accéder à une mission plus importante, celle de pouvoir être membre du gouvernement sur les sujets énergétiques. Et cela, ça n'a pas de prix.
Alors une ministre qui se retrouve sur les bancs de l'école, c'est surprenant. Est-ce que vos gardes du corps vous ont accompagné ce jour-là, le jour de la remise des diplômes ?
Alors pas le jour de la remise des diplômes, puisqu'on était déjà après ma sortie du gouvernement. Mais le jour où j'ai passé ma soutenance, effectivement, c'était au mois d'octobre. Et je me suis retrouvée au tableau à passer le dernier examen qui m'a permis d'obtenir cette exécutive master. Avec les gardes du corps dans la salle. Qui étaient effectivement dans la salle et mon équipe.
Et ça a dû surprendre vos camarades de promotion d'avoir une ministre à leur côté ?
Évidemment, j'étais déjà députée et c'était important pour moi de continuer de la formation continue.
Oui, parce que vous avez commencé cette formation, vous étiez députée et en chemin vous êtes devenue ministre.
Et en chemin je suis devenue ministre. J'étais sur la fin de cette exécutive master qui dure une année en parallèle de notre activité professionnelle. Puisque l'ensemble de mes camarades de classe étaient eux-mêmes, soit dirigeants ou engagés par ailleurs.
Qu'est-ce qui vous a motivé dans ce choix de reprendre un peu vos études en cours de carrière ?
Alors l'objectif, comme je le dis dans la vidéo, c'est de pouvoir être à jour des questions technologiques et scientifiques. Je suis ingénieure, mais bon, vous voyez bien, les technologies évoluent très très vite. Je suis également membre de l'OPEX, l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques à l'Assemblée nationale. Ce qui nous nécessite un engagement évidemment politique, mais aussi de compréhension technique. Et donc je trouvais que c'était plutôt pertinent de pouvoir le mener.
Est-ce qu'il y avait aussi cette idée qu'il faut se préparer à la suite, le jour où votre mandat de député prendra fin, retourner sur le marché du travail ?
Alors oui, moi j'ai toujours pensé que le mandat politique, aussi long qu'il puisse être, pouvait aussi se terminer. C'est peut-être juste une parenthèse dans une carrière professionnelle. Et il faut pouvoir aussi retrouver du travail derrière. J'ai un certain nombre de collègues qui ont déjà passé le pas. Et l'objectif, c'est d'avoir toutes ces connaissances toujours à disposition.
Le retour sur le marché du travail, il peut être compliqué pour des anciens députés ? Parce qu'on se dit que quand même, ça doit ouvrir des portes d'avoir fait de la politique. On a un réseau.
Ça peut en ouvrir, mais ça peut aussi en fermer. Donc la question de revenir dans le privé est toujours un questionnement, effectivement.
C'est-à-dire qu'il y a des anciens députés qui se retrouvent au chômage ?
Qui se retrouvent au chômage, évidemment, comme tout un chacun, avec plusieurs mois, le temps de retrouver quelque chose qui puisse leur permettre de se relancer.
Alors vous expliquez que ce diplôme vous a aidé à être nommé ministre délégué à l'énergie. Ce gouvernement, il n'a duré que trois mois. Est-ce que ça laisse vraiment le temps de prendre la mesure de ce que c'est qu'être ministre ? Trois mois ?
Alors ça va très très vite. Quand on est parlementaire, on a déjà accès aux ministres, au cabinet ministériel. Donc on comprend comment ça fonctionne. Mais vu de l'intérieur, effectivement, il faut monter son équipe très vite quand on sait que c'est assez instable. Et l'objectif, c'est de prendre tout de suite les sujets en main. Je travaillais déjà sur l'énergie à plusieurs titres. J'ai fait un rapport sur la sobriété énergétique. J'ai l'implantation de nouveaux réacteurs EPR2 sur mon département de l'Ain. Et par ailleurs, très engagé aussi sur tous les types de production énergétique. Donc au niveau technique, c'était plutôt acquis.
En revanche, il faut créer ces liens avec l'ensemble des acteurs et faire avancer les sujets.
Et est-ce que ce n'est pas un peu difficile de revenir à l'Assemblée quand on a goûté à une fonction exécutive ?
C'est frustrant, surtout quand ça a duré aussi peu de temps et qu'il faut tout de suite passer la main. Les dossiers comptent se poursuivre. Et on est toujours engagé, vous le savez. Mais effectivement, on peut se dire que pour faire de la politique, il vaut mieux avoir un peu de long terme.
Alors pendant longtemps, vous n'êtes pas du tout intéressé à la politique. Vous avez commencé votre carrière dans l'aéronautique après un diplôme d'ingénieur en électronique et en informatique. Et à peine diplômé, vous avez décidé de partir en Nouvelle-Zélande. Pourquoi ?
Oui, parce que c'était il y a plus de 20 ans, parce qu'on n'avait pas un marché du travail aussi propice à l'époque. Et donc, j'avais pris la décision de m'expatrier, aller voir comment ça se passait ailleurs. D'abord avec des petits boulots. Et puis, j'ai eu l'opportunité de trouver avec la compagnie aérienne nationale, Air New Zealand, un travail dans mon domaine d'activité.
Ingénieur, avionique, ça veut dire quoi ?
Voilà. Avionique, ça veut dire les systèmes électroniques embarqués dans les avions.
D'accord. Et trois ans après, vous êtes revenu en France. Alors là, on vous voit sur le tarmac en Nouvelle-Zélande. Avec mon équipe, oui. Trois ans après, vous êtes revenu en France. Vous avez trouvé un emploi à l'aéroport de Genève. Et c'est comme ça que vous vous êtes installé de l'autre côté de la frontière, dans l'Ain. Et à l'époque, la politique ne vous intéressait toujours pas ?
Ben non, en fait. Je continuais mon travail. Et puis après, on s'installe. Je me suis mariée, j'ai eu des enfants. Et j'ai commencé à m'impliquer très localement sur des sujets, notamment à l'école. Et quand on met un pied dedans, finalement, ça nous attrape. Et on a envie de faire plus pour les concitoyens.
Le côté parent d'élèves qui vous a mis un peu un pied à l'étrier. Et puis alors, c'est surtout, si j'ai bien compris, une série télé, une série danoise.
Oui, alors, Borgen, qui est une série télé sur la politique. Et j'ai trouvé intéressant. Alors évidemment, elle est première ministre. Mais quand on voit, en fait, l'engagement que ça demande. Et puis, le fait de pouvoir trouver des solutions, faire face aussi à des situations de crise nationale ou internationale. Et bien, on a envie d'y participer.
Donc, ça a été le déclic, si on peut dire. Ça a été le déclic, oui, oui. Donc, vous êtes présentée au municipal sur la liste du maire de votre commune à Saint-Jeuny-Pouilly. Et à l'époque, vous étiez au Modem. Sauf que, un an plus tard, au moment des régionales, vous vous êtes présentée sur la liste d'union de la gauche dans la région. Pourquoi ?
Tout à fait. Et bien, parce que mon engagement sur Saint-Jeuny-Pouilly était plutôt une tendance de gauche. Et puis, moi, je ne voulais pas faire, même si je suis vraiment très centriste. Je ne voulais pas faire de grand écart. Et donc, il y a eu cette opportunité de pouvoir m'engager auprès de Jean-Jacques Quéran sur les régionales. On a perdu, mais j'ai quand même été élue d'opposition. Ce qui est une très bonne école de la politique, quand on est élu d'opposition, surtout à la région.
Alors, tout est allé très vite, parce qu'après, il y a eu, en 2016, donc un an après, législatif partiel. 2017, là, vous vous présentez sous les couleurs de La République en Marche et vous êtes élue députée. Ça vous fait, j'ai compté, quatre élections. Vous vous êtes présentée à quatre élections en trois ans ? Oui. Ça a été un coup de foudre, la politique ?
Écoutez, moi, j'adore rencontrer les gens sur les marchés, aller parler. Vous savez, quand on s'engage en premier lieu et qu'on n'a jamais fait de politique avant, le premier tract qu'on tend à quelqu'un, de manière publique, en fait, c'est un passage. Ce n'est pas si facile que ça. Et qu'est-ce qui vous a plu à ce point-là ? Et on s'affiche, parce qu'en fait, finalement, d'avoir des convictions, de vouloir trouver des solutions et de vouloir faire adhérer et rassembler des personnes autour de ces convictions. Donc, oui, j'aime les campagnes électorales, parce que je pense que c'est comme ça qu'on est au plus proche du public. Il faut trouver toujours des nouveaux formats.
Il y a les marchés, bien sûr. Il y a les formats porte-à-porte. J'ai même fait des girets-débats de chez vous au moment des conférences que nous faisions. Donc, il faut trouver toujours des formats différents, pas que sur les réseaux sociaux, mais en direct avec les personnes aussi.
Vous avez donc été élue à l'Assemblée en 2017. Comment se sont passés vos premiers pas à l'Assemblée ? Est-ce que ça ressemblait un peu à Bourgogne ?
Alors, je ne dirais pas ça, plutôt à une rentrée scolaire, en fait.
On était tous là, tous nouveaux. Ah oui, c'est déceptif.
Alors, non, ça veut dire qu'on va prendre en main des sujets, une organisation. Il a fallu qu'on comprenne aussi comment ça fonctionne. On était un peu quand même des petits nouveaux, il faut le voir. Mais on était beaucoup dans ce cas-là.
Et les intrigues, les coups-bas à la Bourgogne, ils sont arrivés un peu après, rapidement ?
On ne les voit pas tout de suite, parce qu'on ne comprend pas tout de suite comment ça fonctionne. Est-ce qu'il y a vraiment des intrigues et des coups-bas ? Oui, en fait, on veut faire passer nos sujets. Donc, il faut être parfois plus rapide que les autres, il faut se positionner. Et ça, on l'apprend au fur et à mesure. Moi, j'ai mis un peu de temps. Donc, c'est un vrai apprentissage que l'on fait. Un pied à Paris et un pied en circonscription.
Vous avez travaillé sur des sujets très variés. Il y a eu la politique énergétique, la régulation des jeux d'argent. Et puis, les violences conjugales dans le cadre du Grenelle, qui a été organisé sur ce sujet. Alors, on parle souvent des victimes de violences conjugales. Et vous, vous avez choisi de mettre l'accent sur les auteurs de ces violences. Pourquoi ?
Oui, parce que j'ai une situation un peu personnelle, puisque j'ai accueilli, il y a plus de 10 ans, des enfants qui avaient perdu leurs parents dans des circonstances de féminicide. Donc, c'est un sujet sur lequel j'ai voulu quand même travailler. Il y a beaucoup de choses qui sont faites sur les victimes. Et il faut poursuivre toujours ce soutien, notamment à libérer la parole. Mais il faut aussi se penser que 50% du problème, c'est les auteurs de violences conjugales. Et donc, si on ne les traite pas d'une manière ou d'une autre, et si on pense juste qu'il faut les mettre en prison, on ne pourra pas garder tout le monde en prison, ça ne fonctionnera pas.
Donc, c'est un travail que j'ai mené pour faire des propositions de prise en charge des auteurs pour éviter la récidive et éviter d'aller jusqu'au coup fatal.
Et cette histoire personnelle, vous en parlez très peu. Je crois que vous en avez parlé une fois sur LCP et une fois dans un journal suisse. Pourquoi ?
Parce que mon expérience personnelle vient enrichir, évidemment, les convictions que je peux avoir et les travaux que je mène. Mais je ne veux pas en faire un totem, d'abord par respect pour l'entourage que j'ai. Et j'essaie de protéger aussi ma famille et mes proches. Cet engagement que j'ai eu il y a plus de dix ans a nourri, évidemment. Je me suis dit, en fait, un jour, il y a des gens qui ont besoin de nous, à titre personnel. Et pourquoi ne pas le poursuivre à titre public, à travers la politique, oui.
– On va passer à notre quiz à présent, avec des phrases que je vais vous proposer et que vous allez devoir compléter. Rouler en voiturette sans permis sur l'autoroute, c'est… – Ce n'est pas encore possible. – Mais vous le souhaitez.
– Mais je le souhaite sur les voies rapides, pas sur l'autoroute.
– Ah, pas sur l'autoroute, vous avez été caricaturé. Alors parce qu'on s'est un peu moqué de vous sur cette proposition de loi que vous avez portée et qui avait notamment une proposition sur les voiturettes.
– Oui, parce qu'il y a des voiturettes rapides qui montent jusqu'à 90 km heure et qui devraient pouvoir accéder typiquement aux périphériques ou à des voies rapides. Pas sur l'autoroute, il y a un différentiel trop important avec la vitesse qui est sur les autoroutes. Donc oui, ça a été caricaturé.
– Parce que votre texte de loi visait à alléger un peu le poids des véhicules. – Oui, bien sûr. – Pour des questions écologiques.
– Et on voit que ces voiturettes reviennent à la mode, notamment par les jeunes qui s'en saisissent.
– Entre piloter un planeur ou barrer un trimaran de compétition, je choisis.
– Ah ! Oula, c'est difficile. Je vais dire le trimaran.
– Oui, parce que ce sont deux de vos passions, une peut-être plus ancienne, je crois, le planeur. Vous avez un brevet de…
– Oui, j'ai un brevet de pilote planeur. – Un brevet de pilote planeur, c'est ça. – Que je fais quand j'étais étudiante. Alors c'est un peu la même chose, c'est de l'aérodynamisme, c'est un peu de la communion avec la nature également. J'ai une tendance en faveur de l'écologie et de l'environnement. Mais là, c'est difficile de choisir quand même.
– Et la voile, vous êtes instructrice ?
– Alors j'ai été monitrice, effectivement, et régulièrement sur mon temps libre.
– Vous choisissez quoi ? – Allez, la voile. – La voile. – Enfin, si Coluche était vivant ?
– Si Coluche était vivant, je crois qu'il débriderait quand même encore l'humour aujourd'hui. Et on ne peut plus dire tout ce qu'on voudrait dire par l'humour.
– Parce que je crois que c'est un de vos humoristes préférés.
– Je ne le cite pas souvent, mais effectivement, je crois qu'il a... Et il a même eu, à un moment donné, un engagement en politique. – C'est vrai. – Il n'est pas allé jusqu'au bout. – Il a été attiré par le fait de pouvoir faire bouger les choses aussi.
– Merci beaucoup, Olga Giverney, d'être venu dans la politique et moi.
– Merci. – Sous-titrage ST' 501
– Sous-titrage ST' 501 – Sous-titrage ST' 501
Olga Givernet