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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 12 mai 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Hantavirus, hospitalisations, élection présidentielle 2027...Philippe Juvin est notre invité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement gère bien la situation avec ce virus ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon lie l'épidémie au changement climatique. Est-ce vrai ?

  • 4:10RelanceRéponse directe

    Les mesures prises par le gouvernement sont-elles suffisantes ?

  • 6:20OuverteRéponse directe

    On entend dire qu'on en fait trop ou pas assez. Qu'en pensez-vous ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous saluez l'effort de pédagogie du gouvernement ?

  • 8:40RelanceRéponse partielle

    Combien de masques avons-nous en stock ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:00Philippe JuvinFait
    « La première dépense publique en France, ce sont les retraites. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir Philippe Juvain. Bonsoir. Merci d'avoir accepté l'invitation de France Info.

Vous êtes député LRD HS et chef des urgences à l'hôpital européen George Pompido. Vous allez nous dire dans un instant si vous êtes inquiet, si le gouvernement gère bien de votre point de vue la situation avec ce ce virus qui se pour éviter qu'il se propage. Voilà, pour l'instant il se propage pas.

Pour l'instant, ce sont les croisiques qui se sont propagées dans le monde et il y a un certain nombre de mesures qui sont prises. Vous nous direz euh si elles sont suffisantes dans un instant. Mais d'abord, on accueille euh comme chaque soir euh un membre de la cellule vrai ou faux.

Bonsoir Léa Soulvitz. Dans l'actualité de cette anta virus, vous êtes intéressé à une déclaration Léa ce soir, une déclaration faite par Jean-Luc Mélenchon qui fait le lien entre l'épidémie et le changement climatique. Oui, absolument.

Jean-Luc Mélenchant, il a écrit la semaine dernière sur X antairus, nouvel exemple de maladie écologique. Les eonoses se multiplient à cause de la chute de la biodiversité et du changement climatique. Bon, alors déjà ce terme zoonose, c'est pas un mot qu'on rencontre tous les jours.

C'est une maladie transmissible de l'animal à l'être humain. Par exemple, l'antavirus, il se transmet aux humains notamment via les rongeur. La grippe H1 N1 en 2009, elle était d'origine porsine.

Le virus Zika, il est transmis par les moustiques. le virus Ébola par les chauv-souris et les primates. En fait, on pourrait en citer plein d'autres puisque 60 % des maladies infectieuses humaines, ce sont des eaoses.

C'est le chiffre de l'OMS donc c'est pas du tout des cas isolés. Et donc d'après Jean-Luc Mélenchon, ces maladies transmises par les animaux, elles augmenteraient à cause de la chute de la biodiversité et du réchauffement climatique. Et alors, est-ce que c'est vrai ?

Est-ce qu'on le sait ça ? Alors, ce qui est vrai, c'est qu'effectivement leur nombre, il est en augmentation. Avant le 20e siècle, on avait environ une pandémie tous les 100 ans, mais au 21e siècle, on est déjà à 6 épidémies d'ampleur internationale.

Donc, c'est normal de s'interroger sur les causes. Pour ce qui est de la biodiversité, il y a effectivement un lien parce qu'entre l'élevage, la déforestation et le développement urbain, et bien tout simplement les villes, elles commencent à se rapprocher progressivement de ces animaux qui sont porteurs du virus. Et donc, si on s'en rapproche, c'est logique, on a plus de risque d'être contaminé.

Ce lien, il est aussi documenté par LINRA. Je cite "Les activités économiques favorisent en périphérie immédiate de grands centres urbains l'émergence de microbes jusqu'à peu ou jamais mis au contact d'humain. Et au-delà de ce facteur de la distance, la déforestation par exemple, bah ça va réduire la biodiversité et ça va favoriser la prolifération de ces maladies." Serge Morand biologiste au au CNRS nous a expliqué par exemple que comme certains prédateurs disparaissent bah par exemple les prédateurs qui mangaient les les rongeur bah les populations de rongeurs vont croître en plus les rongeurs ils portent plus de maladie et donc si la population de rongeur augmente et comme on vit en plus plus proche d'eux et bien fatalement on va avoir plus de risque de contracter ces maladies.

Bien. Et est-ce qu'il y a un lien avec le réchauffement climatique comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon ? Alors pour l'anvirus précisément, il y a pas de lien direct établi.

Euh par contre, si on prend lesoses dans leur ensemble, là les experts comme l'infecteologue euh Loï É et Pelboin qui en a parlé, il considèrent qu'effectivement le climat ça peut être un facteur aggravant. Tout simplement parce que le réchauffement climatique, ça va favoriser l'expansion de certaines espèces. Euh par exemple le moustique tigre vecteur du du chikungunia ou les rats qui sont vecteurs de l'ptospyrose.

Et comme en plus ces bactéries elles se développent mieux dans les milieux humides et chauds, bah c'est en ce sens que le réchauffement climatique effectivement il peut favoriser la prolifération de certaines de ces eauoses. Merci beaucoup Léa Souvit. Je rappelle le rendez-vous avec toute l'équipe devrait au faux, c'est tous les samedis. tous les samedis à midi et le dimanche la rediffusion à 20h.

Merci Léa. Philippe Jubin donc député LRD Hauts et chef des urgences de l'hôpital européen George Pompidou. La ministre de la santé Stéphanie Rist a tenu en fin d'après-midi une conférence de presse entourée de d'un certain nombre de médecins et de et de grands professeurs spécialistes des questions épidémiologiques.

Elle a fait un un point de situation. On va écouter euh Stéphanie Rist qui s'est voulu à la fois rassurante et prudente. Total 22 cas contacts ont été identifiés en France.

Ils ont tous été contactés, testés, hospitalisés ou en cours d'hospitalisation et font l'objet d'un suivi sanitaire rigoureux. Enfin, je veux être très clair, à ce stade, les cas positifs recensés sont exclusivement des croisiéristes présents à bord du MVUS. Il n'y a pas d'élément en faveur d'une circulation diffuse du virus sur le territoire national.

Effort de pédagogie et de transparence du du gouvernement. Est-ce que vous le saluez ce soir ou est-ce que vous dites on entend des voix commencer par-ci par là à dire peut-être qu'on en fait, que nous médias alimenterions une psychose euh est-ce que c'est vrai ? Est-ce qu' est-ce qu'il peut y avoir du vrai là-dedans ?

Et comment trouver le l'équilibre entre eux ? On en fait trop, on en fait pas assez. Est-ce que le gouvernement est dans le dans le dans le juste jusqu'à présent ?

Et ben écoutez, je crois qu'il faut prendre les choses avec précaution et est-ce que ce sont les bonnes mesures ? J'ose vous dire que je vous dirai ça dans dans 6 semaines, mais on a besoin de le savoir maintenant. Mais on a besoin de le savoir maintenant.

Euh vous m'auriez posé la question il y a 3 jours, est-ce que les mesures sont prises sont les bonnes ? Je vous aurais dit que je mon inquiétude puisqu'il y a 3 jours, on envisageait d'envoyer à leur domicile les patients contact après un passage de 3 jours seulement à l'hôpital, ce qui me semblait déraisonnable h puisque c'est une maladie qui est très grave puisqu'on a un taux de létalité important 30 à 50 % de mortalité. C'està-dire quand on attrape la maladie, on a une chance importante de mourir.

Même s'il faut moduler ce chiffre en fonction de l'offre de soin. Vous imaginez bien que si vous êtes sur un bateau où il y a aucun moyen médicaux, c'est évidemment plus grave que si vous êtes à l'hôpital Bicha où sont les patients où il y a une réanimation. Mais c'est une maladie grave.

Donc c'est vrai, il y a 3 jours, je vous aurais dit que ça me semblait un peu surprenant, je leur ai dit poliment mais assez fermement de renvoyer les gens chez eux. Là, nous apprenons que les patients sont finalement confinés à l'hôpital, isolés à l'hôpital, ce qui est une bonne chose. La vraie question, c'est combien de temps ?

Et là, vous n'avez pas eu l'impression d'être c'était une clarté extrême ? Bah, écoutez, j'ai compris que c'était une quinzaine de jours, mais peut-être ais-je mal compris. En tout cas, l'essentiel aujourd'hui, c'est de casser les chaînes de contamination.

D'ailleurs, la ministre Riste l'a dit elle-même. Elle a employé ce mot et elle a raison. H mais pour casser les chaînes de contamination comme on ignore si durant la phase d'incubation on est contagieux ou pas ?

Il y a quand même un il y a quelque chose il y a un doute là-dessus une phase d'incubation qui peut aller jusqu'à une phasse d'incubation qui peut aller jusqu'à 42 jours. Une 6 semaines à peu près. Il paraît plus logique pendant les 6 semaines d'isoler les gens complètement et il me semble que l'isolement complet il est plus sérieux à l'hôpital que chez soi.

Alors c'est-à-dire que Stéphanie Rist effectivement elle a dit on les garde 15 jours. Ça c'est non négociable. J'ai entendu et après on évalue selon les avis médicaux.

Euh effectivement, il y a il y avait il y avait une espèce de flow sur est-ce que ça se poursuit après. Vous ce que vous dites ce soir c'est c'est pas sérieux. Il faut confiner à l'hôpital dans les mesures les plus strictes qui sont mises en place déjà en ce moment. 42 jours.

Bah écoutez, à partir du moment où on sait que l'incubation peut durer 42 jours, qu'on a de la veu même des infectiologue de Renont qui était avec la ministre un doute sur la possibilité de transmiss de transmission de la baladier alors qu'on est asymptomatique. Il paraît logique d'isoler les gens 42 jours. D'ailleurs, je crois que la ministre elle-même dimanche a dit "Nous avons pris les mesures les plus rigoureuses au monde." C'est ce qu'elle avait dit.

Ben, il se trouve que les mesures les plus rigoureuses au monde ont été prises par exemple pour la par la Grèce, par exemple par l'Espagne. Et que font-ils ? Ils ils isolent les 42 jours à l'hôpital, en tout cas dans des endroits qui ne sont pas le domicile.

C'est dire y compris en utilisant la coercition. C'est on a elle a elle a plutôt fait allusion au patients qui étaient d'accord enfin patient patient virtuel qui était d'accord pour se faire traiter ou observer. Mais ça veut dire qu'il faut y compris imposer aux gens de ne de rester enfermé.

Et d'ailleurs, c'est ce qu'a fait le gouvernement puisque le gouvernement a pris un arrêté, voilà, dans lequel il explique que l'isolement est obligatoire. Maintenant, entendons-nous la maladie d'une telle gravité que je ne connais pas quelqu'un de sensé qui dirait "Écoutez, moi règles, je m'en fiche, je m'en fiche, je m'en vais et je vais me balader." Donc là-dessus, je je pense que les Français sont beaucoup plus sages qu'on le pense.

Et est-ce qu'on a les moyens d'accueillir de mettre en place ce protocole que vous souhaitez ce soir ? C'est-à-dire que la ministre, elle a dit aussi "On a les moyens de d'accueillir ces 22 cas contact aujourd'hui dans les établissements spécialisés qui répondent à ces à ces normes-là. Mais si les cas contacts commencent, il commencent à y en avoir plusieurs dizaines, on aura pas les moyens." Non, mais on verra quand vous en aurez plusieurs dizaines, on se reposera peut-être la question des moyens.

Mais là, objectivement, on parle quoi d'une trentaine de personnes, même pas. Au total, on a on a la capacité, enfin je sais que la France mal. Mais on a quand même la capacité d'isoler 30 personnes dans des hôpitaux aujourd'hui en France.

Euh des personnes asymptomatiques, je le répète, qui n'ont pas besoin de soin. On peut en isoler combien ? Vous savez ça ?

Vous avez Non mais l'isolement de quelqu'un qui ne présente aucun symptôme, ça consiste à l'isoler. On voulait l'isoler à son domicile. Donc non, mais à l'hôpital dans les dans les conditions qui sont celles qui ont été décrites aujourd'hui, c'està-dire de manière très très stricte.

Alors si vous en fait il y a plusieurs choses. Soit vous considérez qu'il faut les mettre dans des chambres avec des régimes de pression particuliers et je ne connais pas combien de chambres à régime régime de pression particulier nous avons en France mais probablement pas une trentaine. Mais comme on envisageait pardon de les renvoyer à leur domicile je pense que déjà on les mettrait non pas à leur domicile mais dans des chambres qui sont des chambres normales qu'on fermerait isolé.

Ça aurait déjà plus de sens que les renvoyer à domicile. Donc oui, je pense qu'on peut le faire. Est-ce que dans ce qui a été dit aujourd'hui, vous êtes rassuré sur la quantité de masque ?

Parce que on a parlé de trajectoire, c'est-à-dire de en gros ce qui était prévu comme pour reconstituer nos stocks. On n pas une réponse extrêmement précise sur les 700000 qui auraient dû être détruit puisque non n'a aussi performant qu'au départ puisque manifestement ça s'altère avec le temps. Est-ce que ça vous pensez qu'on a on a les moyens de d'avoir tout ce qu'il faut ?

Alors, je suis peut-être un peu plus réservé pour la raison que je vais vous exprimer, c'est que vous savez, je suis rapporteur général du budget, donc je m'intéresse aussi à la question de l'argent et il y a un rapport de la Cour des comptes de mai 2025, donc il y a 1 an, euh à qui on a qui a qui pose la question des stocks de masques. Et la Cour des comptes dit au fond, il y a un problème sur les masques, enfin il y a a il y a deux sujets, deux problèmes sur les masques. 1 euh la Cour des comptes dit "On a stocké des masques et euh on ne s'est pas préoccupé de la date de péremption de ceci." Donc la question du renouvellement des stocks n'est pas bien gérée.

C'est ce c'est ce que dit la cour des comptes il y a 1 an. Peut-être que ça s'est amélioré depuis un an, mais c'est ce que dit la Cour des comptes en mai 2025. Et la Cour des comptes dit une deuxième chose qui n'est pas une inintéressante à la question combien faut-il stocker de masque ?

Combien il en faut ? B moi je sais pas. Et la Cour des comptes dit bien en fait on a demandé au conseil de la santé publique qui a fait une estimation.

Donc, il y a un chiffre qui traîne euh entre 7 et 12 milliards de masques, tout compris, hein, tout tout type confondu. Euh c'est le chiffre qui Et il y a une citation du directeur de cabinet du ministre de la santé de 2022 qui dit "Le haut conseil nous fait une recommandation de nombre de masques à stocker, mais nous n'avons pas les capacités logistiques et nous n'avons pas l'argent." C'est en gros ce que la Cour des comptes écrit.

Et donc on mettra une un objectif non pas de de 7 milliards tels que le haut conseil nous le recommande mais plus bas de l'ordre de deux. Donc euh quand la ministre dit euh le le le l'objectif euh la trajectoire c'est ça est respecté. Je ne sais pas si elle parle de la trajectoire du gouvernement qui est de 2 milliards.

Au quel cas je je lui fais confiance que madame Ris quelqu'un de très bien et je ne doute pas qu'elle qu'elle dise la vérité mais si si on parle de la trajectoire qu'avait fixé le haut conseil les 2 milliards sont insuffisants. Et donc la Cour des comptes dit qu'avec 2 milliards si c'est vraiment ça qu'on a tenir 2 à 10 jours de d'épidémie grave. Ah oui de pardon 2 à 10 semaines 2 à 10 semaines que j'allais vous dire quand même mais de à 10 semaines c'est pas énorme énorme.

C'est pas énorme non plus surtout qu'on a sur ces 2 milliards il y en a 700 millions qui comme l'a dit Nathalie sont périmés. Alors ça c'est ce que disait la cour des c'est ce que suggérait la cour des comptes il y a un an mais peut-être des mesures ont été prises depuis un an et c'est ce que la ministre semble avoir dit. elle répond pas très clairement.

Donc forcément forcément ça ça on s'interroge. Elle a été relancée par plusieurs journalistes sur savoir voilà combien de masques et cetera. Elle donne pas de chiffre.

Bien sûr. Encore une fois il lisez le rapport de la cour des comptes mai 2025 qui le dit très clairement. Moi je vais vous dire je pense qu'à 2 milliards on en a pas suffisamment.

Bon on a fait des économies sur le la sur le le niveau de renouvellement des masques. Bon c'est pas ça. C'est que la France a un état les finances publiques sont telles qu'aujourd'hui nos marges de manœuvre sont regnées surtout.

C'est ça la vérité des choses, hein. Il faut quand même que les Français comprennent qu'aujourd'hui nos finances publiques sont dans un tel état qu'on est obligé de rogner surtout. Euh 2 milliards, c'est loin d'être nul.

He on avait pas ça au début du Covid, souvenez-vous. Ça serait déjà très bien de les avoir, mais c'est vrai que ce n'est pas l'objectif que fixe le haut conseil de de la santé publique. En dépendamment de vos responsabilités politiques et de du fait que vous êtes rapporteur du budget, vous étiez chef des urgences aussi.

Est-ce que vous considérez que du Covid et de ce qui a ce qui s'est passé, c'estàd une saturation en réa, une saturation d'un certain nombre de service, est-ce que vous pensez qu'on est un petit peu mieux armé ? Alors, vous allez me répondre que c'est en fonction du nombre de patients ou nombre de malades, mais est-ce que vous considère que vous êtes tiré des leçons enfin vous ou l'État afin de d'accueillir plus facilement un certain nombre de En fait, la question que vous me posez, c'est s'il y avait une nouvelle épidémie, est-ce que nous serions mieux faire plus élégant, mais je vois que c'est pas terrible. Ça vous êtes d'accord ?

C'est ça la question. Mais écoutez, il se trouve qu'il y a quelques mois, je suis allé voir le premier ministre de l'époque, c'était François Berou, dans son bureau en tête à tête et je lui ai dit "Monsieur le Premier ministre, euh je pense que nous ne savons pas répondre à cette question." Et il m'a dit "C'est vrai, tu as raison, il faut qu'on travaille cette question." Il il devait me confier une mission dont la question était de répondre à "Sommes-nous préparés à une nouvelle crise ?

Avons-nous tirer les leçons ?" Et il a démissionné. L'abition n'a pas eu lieu, donc je ne sais pas répondre à votre question.

D'accord. à voulait dire qu'on est 6 ans après le Covid et qu'on n'est pas capable de dire on a tiré des leçons on est mieux préparé. On a évidemment tiré des leçons mais probablement que les leçons c'est pas simplement les masques, c'est pas simplement les respirateurs, c'est la question des lit d'hospitalisation, c'est la capacité à prendre des décisions rapides, c'est la question la question de comment on s'exprime pour faire pour combattre les mauvaises nouvelles et les fausses nouvelles.

C'est tout ça la prise en charge d'une épidémie. Et aujourd'hui euh aujourd'hui je pense qu'il faudrait que nous fassions ce travail de sommes-nous prêts ? Quelles leçons avons-nous tiré ou n'avons pas tiré ?

En tout cas, si vous me demandez si l'hôpital public se porte beaucoup mieux aujourd'hui qu'en mars 2020, j'aurais tendance à vous dire que non, il ne se porte pas beaucoup mieux. Euh bon euh une petite question sur on peut enchaîner sur le votre comme vous voulez ma chère Sonia. Euh je sens que vous avez envie de parler de politique.

Oui mais c'est bon. Elle elle elle envie de elle a envie de parler police. Allez-y Nathalie.

Un défaut professionnel manifestement le vous aussi vous aimez bien ça. Oui vrai voilà [grognement] pour le budget 2027 vous voyez les choses comment on nous dit vous nous avez répété à l'instant qu'on est dans une qu'on a pas les moyens de rien et qu'on est dans un une station déficitaire de rien. Je vous ai dit qu'on avait moins de marge de manœuvre.

Oui bien sûr. Donc pas de grand-chose. Euh est-ce que vous comment on fait ?

Vous avez commencé à travailler sur le 2027 logiquement on commence à travailler. Ça va être quoi ce budget ? Ça va être juste on expédie les affaires courantes.

Ça veut dire on a le courage de prendre des décisions. Le gouvernement dit on travaillera jusqu'à la dernière seconde. Comment ils peuvent travailler s'ils ont pas les moyens budgétaires ?

Et comment les suivants ou le suivant va-t-il pouvoir lancer quelque chose s'il arrive avec un vieux budget qui sert à rien ? Et on va perdre combien de temps ? Ben vous avez raison, il y a deux il y a deux possibilités grosso modo.

Soit on décide de faire un budget à minima pour franchir l'étape et en disant finalement le président de la République qui sera élu 6 mois plus tard se débrouillera, il fera un budget rectificatif avec sa nouvelle chambre des députés. C'est un peu ce qu'on entend et vous avez entendu les socialistes on ont dit récemment ça serait bien qu'on ait un 493 très vite histoire de s'en débarrasser qu'il y ait pas trop de débat. Première hypothèse moi je crois que c'est une grande erreur.

Ce n'est pas du tout ma position en tant que rapporteur du budget. Je pense qu'il faut qu'on fasse de ce budget une épreuve de vérité. Pourquoi ?

Parce qu'on va avoir des hommes et des femmes qui vont commencer à nous expliquer d'ailleurs certains ont déjà commencé. Je veux être président de la République ou et donc je vous pr làdessus que sur le programme hein et je vous promets et je vous promets vont-ils nous dire qu'à partir du mois de juin quand je serai président, je vais rétablir les comptes publics. Et bien je vais leur dire ça tombe bien, vous allez nous montrer comment on fait dès le mois de novembre puisqu'on a un budget à voter.

Et donc l'idée si vous voulez c'est de mettre sur la table un certain nombre de propositions. Je ne me fais pas d'illusion. Il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale.

Donc il y aura pas de révolution. Je on va pas décider des choses qu'on n'est jamais arrivé à décider depuis 3 mois 3 ans. En revanche, ce que je j'espère c'est faire du budget une épreuve de vérité au sens où je dirais au président vous les convoquez bah pourquoi vous le pourquoi pas.

En tout cas, on pourra les interroger vous faites un grand en leur disant ben écoutez voilà le budget, voilà nos propositions qui sont propres à rétablir les comptes publics. On sait que ça sera pas voté parce qu'il y a pas de majorité. Mais qu'en pensez-vous ?

Parce que la vraie question qu'il faudrait que tout le monde pose au présidentiable au fait, elle est assez simple, c'est quel est votre premier projet de loi de finance ? Sur quoi vous reniez, sur quoi vous développez ? Est-ce qu'on peut avoir comment vous rétablissez les comptes publics ?

Et ça vous faites ces auditions avec qui ? Bah on va on va voir comment on fait. Il faut que j'en parle à mes à mes collègues.

En tout cas, à titre personnel, en tant que rapporteur général, j'ai la possibilité de de de demander des de faire des propositions. Je vais faire des propositions et éventuellement je les enverrai à chacun des candidats en leur disant "Q'en pensez-vous ? Est-ce que vous êtes capable de soutenir ces propositions dès le prochain budget ?" C'est ça qui est intéressant parce que soit clair, si pour rétablir les comptes publics, c'est relativement assez facile.

Finalement, on sait ce qu'il faut faire. Il faut dépenser moins, il faut dépenser mieux, il faut travailler plus. déjà avec ça parce que comme ça on crée des richesses et de la recette fiscale avec ça vous y arrivez.

Alors comment on fait pour dépenser moins ? La dép quelle est la première dépense publique en France ? Ce sont les retraites.

La deuxième ce c'est la maladie. Donc celui ou celle qui est candidat à la présidence de la République qui se retrouvera sur ce plateau et qui vous dira je peux rétablir les comptes publics sans toucher au retraite sans toucher la maladie ben dites-lui que c'est pas vrai parce que ce n'est pas vrai pour rétablir les comptes publics il faudra toucher aux retraites il faudra toucher euh au à la maladie alors toucher au retraite ça veut pas dire baisser les retraites ça veut peut-être dire augmenter augmenter l'âge de départ à la retraite. Moi je crois par exemple qu'il ne faut plus d'âge de départ la retraite.

Je pense qu'il faut laisser partir les gens quand ils veulent. Ils veulent partir à 60 ans, ils partent à 60 ans. Ils veulent partir à 65, ils part à 65.

Ils veulent partir à 68, ils partent à 68 avec une décote. Je crois que c'est c'est ça le bon système. Mais au total, il faut il va il faudra travailler plus.

Ça c'est une certitude. Vous pensez que les Français sont prêts à l'entendre ? que c'est pas très populaire dans une campagne présidentielle de dire au français va falloir travailler plus et on va reculer l'âge de départ à la retraite.

J'ai compris que vous vouliez pas d'âge mais bon ils vont bien comprendre que à un moment donné s'ils veulent partir à ta plein, il faudra partir plus tard. Vous pensez qu' ils peuvent le comprendre ça ? Je vais vous dire je pense que les Français sont beaucoup plus avertis et intelligents des choses qu'on veut bien que les hommes politiques le croient.

Ils sont prêts à entendre les choses. Ce que les Français veulent, je crois d'abord c'est qui est une vision. C'estàd qu' ils ne veulent pas ce qu'il ne croi plus c'est à la mesure qui va les affecter par exemple l'âge mais derrière on sait pas très bien où on va sorte de tonneau d'anaïdes où on arrête pas de faire des efforts mais rien ne change.

Je pense que le futur candidat à la présidence de la République celui qui gagnera c'est celui qui mettra qui donnera une vision au pays en disant voilà où je vous emmène. Et pour vous emmener là et bien il y a quelques mesures parfois douloureuses à prendre mais qui ont un sens et à condition que l'effort soient partagé. Les Français sont Oui, mais je pense la question du de le théorème de l'assiette du voisin est très important en France.

Il faut que les assiettes soient partagées. Faut pas que les gens aient l'impression que l'assiette du voisin est pleine et la leur est vide. Il faut que ça soit partagé.

Et si c'est partagé, moi je fais très confiance aux Français. D'ailleurs, il y a un moment, vous savez, si on prend pas ces décisions, il y a un moment où d'autres prendront les décisions pour nous, tout simplement en nous prêtant de l'argent à des taux tellement élevés que ça ne sera plus possible. et les Français remercieront ceux qui leur ont dit la vérité.

Ce matin, le Roquié sur France Info a dû vous vous procurer un moment d'intense plaisir en vous en disant que il trouvait que la candidateur de Bruno Retaillot était légitime, que lui-même se mettait de côté. Donc vous y avez peut-être vu une sorte de clarification du paysage à droite. Oui, certainement.

Certainement tout en disant qu'il est continué en vouloir des primaires. Vous en êtes où vous ? Moi, j'ai d'abord écoutez, j'ai toujours pensé que comme beaucoup de monde parce que c'est une évidence que s'il y a plusieurs candidats à droite et au centre en fait tout le monde aura perdu puisque personne ne sera au second tour.

Deuxièmement, j'ai toujours j'ai soutenu Rotaillot dans sa conquête du parti dans les deux élections contre Ericati puis contre Laurent Voquetier, mon président de groupe. Donc, j'apprécie Bruno Rota qui est un type bien, qui est quelqu'un qui a une colonne vertébrale, qui croit en des valeurs et qui est solide. Voilà.

Euh donc je je je vais aider Bruno Retaillot. La vraie question qui se posera, c'est effectivement euh comment on fait le jour où il y aura Bruno Rutaillot euh et puis d'autres euh on vous avait parlé d'Edouard Philippe tout à l'heure Philippe, il y a Xavier Bertrand, il a Darmanin. Oui.

Il y a il y a le maire de Cann, il y a il y a il y a beaucoup de monde qui aspire légitimement. Ben, il faut il faut laisser prospérer le débat euh que chacun avance ses arguments et puis on verra est-ce que les si les sondages nous permettent de départager, moi je serai le plus heureux des hommes. Et si les sondages ne permettent pas de départager, bah il faudra qu'on trouve une solution.

Bah soit on les met dans une pièce tous les et on les ferme en disant "Mettez-vous d'accord messieurs et mesdames soit bah on fera par défaut une primaire." Moi j'ai j'ai toujours été favorable à la primaire ouverte parce que je pense que c'est un bon système mais je suis très conscient des défauts de la primaire. Pourquoi ? parce que vous allez travailler, les candidats vont travailler en disant moi je avec des équipes, on va monter un truc et puis après à la fin on va leur dire finalement c'est pas très jusqu'où votre primaire.

Le problème c'est le le périmètre ça fait c'est un des sujets bien sûr. Bah il y a une manière de s'en sortir qui vous allez jusqu'à Saraknafo et prenant aussi. Je je je j'entends ce que vous dites.

C'est un des problèmes de la primaire qui rend la primaire compliquée. Moi, je pense qu' une manière de s'en sortir, c'est de ne pas parler des personnes mais de dire "On va établir une charte de valeur et les gens qui se présenteront à cette première et qui voteront d'ailleurs les candidats comme les votants s'engagent à soutenir cette charte des valeurs. Et dans cette charte des valeurs, vous mettrez bah vous mettrez des valeurs et si les gens sont prêts à la signer ils pourront participer qu'est- que je veux dire qui s'appelle du pont ou du rang quoi.

Donc vous soutenez Bruno Rotaillot mais vous reconnaissez euh ce soir que s'il ne euh s'il ne performe pas dans les sondages à un moment donné, bah il sera pas le candidat légitime de la droite. Non, il est le candidat légitime de la droite. Moi j'ai pas d'autres candidats aujourd'hui.

C'est le cand il a été très largement d'ailleurs désigné par parf là comme disait aimablement le voquer ce matin 40000 votants. Heement oui enfin excusez-moi il a quand même gagné l'élection. D'accord.

Pas le contraire mais la base des gens qui été autorisés à voter. Mais pourquoi on pose jamais la question aux écolos quand ils votent à 10000 ? Non, je je sais je sais.

Non mais je vous réponds pas à vous, mais il ne se détache pas dans les sondages pour l'instant. Oui, mais parce que bah il est il est en campagne. C'est le but de la campagne.

La campagne c'est de c'est de montrer que vous êtes le meilleur, que vous avez les meilleurs arguments et que ce que vous faites était plus facile quand il était au gouvernement, quand il était au ministère de l'intérieur. Ah oui. Non mais moi j'ai toujours considéré que l'exercice gouvernemental vous légitim parce que les Français considèrent que l'exercice du pouvoir légitime la candidature moi j'ai regretté qu'il parte.

Il a expliqué pourquoi il est parti, je le comprends. En gros, il en avait voilà, il voulait pas participer à une politique qu'il ne qu'il contestait. Mais je je vous sava, c'est le c'est le désavantage et l'avantage de Bruno Rotaillot.

C'est quelqu'un qui est qui qui est qui est droit, qui est honnête, qui est fidèle à ses engagements. On dit tellement des hommes politiques qu' qu'il changent de casquette en permanence. Lui c'est pas le cas, c'est quelqu'un de droit.

Bon bah voilà, je je je l'aimais quand il était au gouvernement. Il l''est plus, on fait avec et je vais l'aider à être un bon candidat et à gagner. Édouard, Philippe ou Atal, ça vous trouve pas tête.

Mais c'est pas ça, c'est que mon candidat c'est Rotaillo. Alors non mais si s'il y a à choisir demain entre euh bah oui bah bien sûr. Non mais bien sûr bien sûr.

Bah bien sûr. À quel moment ça va se décomer d'après vous ? Ben c'est un des problèmes parce que il faudrait que ça se déconte vite.

Valérie PCress au bureau politique a dit quelque chose de très juste. Elle a eu une expérience une vraie expérience de campagne. Et elle nous dit "Moi ce qui m'a manqué à l'époque nous a-t-elle dit c'est d'avoir le temps de faire deux fois son expression deux fois le tour de France et une fois le tour de l'Europe." Je comprends exactement ce qu'elle ce qu'elle voulait dire et c'est vrai que le temps est compté mais on fait avec.

On fait avec et on fait avec. Bien écoutez aujourd'hui on a notre candidat on verra à la fin de l'année où on en est. Le grand oral vous le commencez en septembre.

Oui, le budget doit être voté en octobre. Donc dès que j'ai le budget, il faudjà le temps est compé ici aussi. Merci beaucoup Philippe d'avoir été notre invité.

Merci Nathalie. On a parlé politique. Bonne soirée sur l'émission. [rires] Ah.

Hantavirus, hospitalisations, élection présidentielle 2027...Philippe Juvin est notre invité — Philippe Juvin · Pourquijevote