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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 19 juin 2025 16 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsJustice

Guerre Israël-Iran: l'ambassadeur d'Iran en France est invité de BFMTV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonsoir monsieur l'ambassadeur. Merci d'être avec nous ce soir.

  • 0:15RelanceRéponse partielle

    Vous disiez lundi matin sur France Inter que l'Iran ne souhaitait pas de mal à la population israélienne. Frapper un hôpital, c'est s'en prendre à des civils, donc un crime de guerre ?

  • 1:00RelanceÉludée

    Pourquoi nier que l'hôpital a été frappé par des missiles iraniens ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Les images montrent un hôpital touché. Comment expliquez-vous cela ?

  • 3:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce une erreur du régime iranien ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    L'Iran a-t-il l'intention de cibler désormais des hôpitaux en Israël ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Fait
    « Nous ne souhaitons pas de mal à l'ensemble de la population israélienne ni à ce pays. »
  • 3:00Fait
    « C'est une erreur. »
  • 6:00Fait
    « Nous étions toujours en phase de négocier avec les États-Unis. »
  • 8:00Fait
    « L'Iran n'a jamais souhaité la destruction d'un pays quelconque que ce soit. »
  • 9:00Fait
    « Ils vont être condamnés à mort. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir monsieur l'ambassadeur. Bonsoir monsieur. Merci d'être avec nous ce soir ambassadeur d'Iran en France.

Donc je voudrais commencer par ces images que l'on voyait il y a un instant de l'hôpital Soroca de de Bcheba dans le sud d'Israël touché ce matin par des frappes iraniennes. Plus de plus de 100 blessés. Monsieur l'ambassadeur, je vous écoute attentivement depuis plusieurs jours et depuis le déclenchement de ce de ce conflit vous prendre la parole. lundi matin sur France Inter, vous disiez la chose suivante : "Nous ne souhaitons pas de mal à l'ensemble de la population israélienne ni à ce pays." Et de la même manière, dans vos arguments, vous ne cesser de mettre en avant la question de la légalité internationale, de la question du droit.

Frapper un hôpital, ça veut dire s'en prendre à des civils, à des malades en dépit de toutes les règles du droit international. Ça veut donc dire que l'Iran s'est rendu coupable de crime de guerre. Monsieur l'ambassadeur, ce matin, euh je vous demande de voir euh les deux sites qu'ont été touchés par le missile iranien.

Là, le commandement central des communications et de renseignement de l'armée israélienne. L'autre, le parc central des des technologies de l'information d'Israël à Gardien. Et comme vous voyez ici, ce centre médical militaire.

Donc alors il s'avère l'objectif des Iraniens n'était l'objectif des Iraniens n'était pas de toucher un hôpital. Alors monsieur l'ambassadeur, je savais que vous alliez me dire cela puisque c'est effectivement la réponse du régime iranien depuis ce matin et il s'avère que les médias, nos confrères, notamment ceux de de libération et de de check news ont fait leur travail pour vérifier donner GPS à l'appui que le missile arranien a bien frappé l'hôpital. Il a même frappé, pour être extrêmement précis, une aile de l'hôpital située au nord de l'entrée qui a été frappée directement.

Il ne s'agit donc pas d'éclat, il ne s'agit donc pas d'un effet de souffle, mais bien de l'hôpital qui a été frappé directement. Pourquoi est-ce que vous niez l'évidence qu'un hôpital a été frappé par des missiles iraniens ? Ce n'est pas une évidence, c'est une c'est un argument.

Par contre, la chaîne d'information Perant située en à Londres qui qui est très proche des autorités israéliennes a fait un rapport dans lequel le journaliste euh écrivait ce qui s'était passé là-bas. Donc pour nous, nous nous n'avons jamais eu l'intention de frapper les civils, de frapper au pire les hôpitaux. Donc c'est une erreur.

Les les pardonnez-moi, monsieur l'ambassadeur, les les plus de 100 blessés euh qui se trouvaient dans cet hôpital, qu'est-ce que vous leur dites ? C'était une c'est une erreur du du régime iranien ? Non, pas du tout.

Vous voyez, monsieur, prétention et accusation, c'est normal. Nous nous avons accusation les faits monsieur l'ambassadeur les images de cet hôpital avec des vitres brisées avec un avec encore une fois plus de 100 blessés dans cet hôpital de Berchev. Monsieur deal à au dimanche l'armée israélienne a bombardé un hôpital à nord-ouest de l'Iran à Kermancha.

Hm. Nous ne nous sommes pas pour euh une réponse réplique sur les hôpitaux. Et si j'avais l'ambassadeur d'Israël en France devant moi ce soir, je lui poserai la même question.

Et donc je je la repose une nouvelle fois. Vous dites ce soir d'ord contre les images et le travail qui a été fait, nous n'avons pas frappé cet hôpital. Regardons, je vous ai montré encore une fois, monsieur pardon monsieur l'ambur, je vous parle des images que que nos reporters ont tourné aujourd'hui.

Euh Clémence Dibou, Anne Lorbance qui se sont rendus sur les lieux et qui ont vu les dégâts qui avaient été commis par ces missiles. Monsieur Doamel, si 100 fois vous répétez, l'Iran n'avait l'intention, n'a l'intention et n'aura pas l'intention de de viser avec missile les civils, les innocents, les hôpitaux. Donc c'est une erreur.

Nous les avons fait si s'avère vraiment qu'il y a eu une touche d'un hôpital bien sûr qu'il n'y a pas eu aucunement une intention quelconque. On avait 8 ans de guerre, on n'avait pas utilisé. Mais regardons à Gaza, il y a 95 % des hôpitaux sont détruits complètement.

Nous nous l'Iran, la culture iranienne, la Perse ne se fait jamais et et l'islam notre religion. Et vous voyez ça, nous sommes pas nous sommes pas des gens qui nous réjouissons d'atteindre à la vie des autres. Donc même aujourd'hui, si on arrête, on est beaucoup plus content que pour les populations d'Israël, que pour notre bon peuple iranien.

Donc vous pouvez vous engager, monsieur l'ambassadeur, à ce que le gouvernement iranien ne cible plus désormais d'hôpitaux en Israël ? Non, on avait jamais fait ça. Ce n'est pas une garantie.

C'est une c'est un principe moral pour nous. C'est une obligation internationale pour nous et on on connaît on on connaît l'Iran pour ces ces ces satisfaction des engagements et puis on est voyez monsieurel on est agressé dans une logique de guerre préventive qui a été transformé. Non, on était dans guerre depuis 7 octobre tout ça.

Nous n'avions aucunement la guerre avec l'Israël. Donc il faut il faut dire ça et il faut condamner la non légitimité non légalité de l'agression et je vais vous interroger là-dessus dans un instant et vous pouvez remarquer qu'à votre place il y a quelques instants, j'ai interrogé Bernard Gua sur la question de la légalité au nom du droit international de l'attaque menée par je l'ai entendu c'était une position légale conforme à des voilà des réglement j'ai posé la question un mot monsieur l'ambassadeur sur la question que que tout le monde se pose c'est le Le fait de savoir comment va se comporter le président des États-Unis, Donald Trump, va-t-il décider ou non de l'entrer en guerre des des États-Unis ? Est-ce que le gouvernement que vous représentez ce soir lance un appel aux États-Unis en disant "Ne ne rentrez pas en guerre, nous sommes prêts à à négocier au fond.

Est-ce que l'option diplomatique elle existe encore ? D'abord, j'espère que la communauté internationale et même le président Trump ne se satisfait pas d'un écoulement du sang encore une fois dans une région affaiblie et vulnérable déjà beaucoup. C'est la première chose.

Deuxième chose, nous étions toujours en phase de négocier avec les États-Unis. On avait eu un rendez-vous pour dimanche le 2 jours avant on avait été l'objet d'un attaque d'une attaque et pour dire les choses monsieur l'ambassadeur vous avez raison il y avait il y avait cette dernière je vous dis et l'Abre de partenaires occidentaux vous reprochait de de dissimuler le fait de continuer à sir enumè laissez-moi de vous dire ouais maintenant pour demain il y a un agenda de négociation avec les Européens sur l'initiative de monsieur Macron et les partis européens 1 E3 et puis l'Iran attend toujours que ceux qui vraiment quittent la table de négociation reviennent sur la table et puis s'agissant les propos le rapport de l'AEnale de l'énergie atomique regarder les propos récents dans les deux derniers jours. Monsieur Grossi quand il a parlé que nous n'avons pas trouvé aucune preuve d'une d'un effort de l'Iran vers l'aspect militaire, donc vous voyez, on prépare un rapport, on donne l'argument, le prétexte pour que un pays, un peuple, un grand peuple soit victime d'une agression et puis après on vient de parler non, nous n'avons pas trouvé si vous n'avez pas trouvé le rapport.

Donc quand on monte quand on monte à plus de 60 % d'enrichissement en uranium, c'est pas pour l'utiliser à des fins militaires ? Non, pas du tout. Ah bon ?

Pourquoi ? Est-ce que sur les réglementations internationales, il y a une interdiction de de ne pas à l'aise jusqu'à 80 60. Il faut il faut se baser sur la règle internationale. l'agence de l'énergie atomique, la charte de l'Organisation des Nations Unies, ils ont bien décrit comment les membres mais vous voyez aujourd'hui quelqu'un qui parle que je je dois refaire la face du monde parférence au par quel mandat par quelle autorisation et pourquoi et et et à la vie de combien de millions de je de jeunes des femmes, des enfants et puis voilà, vous voyez combien Combien d'enfants et de femmes sont morts maintenant en Iran ?

Monsieur Damel, monsieur l'ambassadeur, je voudrais là encore pour que les choses soient très claires, je sais que vous avez eu l'occasion de de prendre la parole et d'être interviewé plusieurs fois cette semaine, de revenir à la motivation initiale du conflit du côté de l'État d'Israël qui souhaite empêcher une puissance comme l'Iran d'obtenir une bombe nucléaire. L'Iran qui depuis 1979 affirme à plusieurs reprises qu'il souhaite la destruction de l'État d'Israël. Est-ce que d'abord, puisque vous êtes le représentant de ce gouvernement ce soir, vous nous confirmez ce soir que l'Iran souhaite la destruction de l'État d'Israël ?

Pas du tout. Il l'Iran n'a jamais souhaité la destruction d'un pays quelconque que ce soit laissez-moi. Que ça soit Israël, que ça soit un voisin.

Depuis 300 ans, l'Iran n'a jamais attaqué un autre pays. Et donc nous nous avions une différence de vue avec pour beaucoup de pays. En tout cas, c'est seulement une différence de vue.

Monsieur l'ambassadeur, s'il vous plaît, pardonnez-moi et vous aurez le temps de de répondre. Je voudrais vous faire écouter ce que disait le guide suprême laatolaey. Ce n'était pas puisque on vous a fait référence à certains propos en disant oui mais c'était il y a quelques années.

Là c'était il y a un tout petit peu plus d'un mois écouter Layathai ce qu'il disait précisément sur l'état d'Israël. Le régime sioniste est une tumeur mortelle dangereuse et cancéreuse dans cette région. Il doit être éradiqué et il le sera certainement. [Applaudissements] Le 17 mai 2025 donc concernant l'État d'Israël, il doit être éradiqué et il le sera certainement.

Vous pouvez vraiment dire qu'il n'y a que c'est seulement une un un différent, c'est le mot que vous avez utilisé avec l'État d'Israël. Monsieur de Amel, il a dit le régime qui tue les enfants, qui éradique le peuple, qui déstabilise la région, c'est comme comme une un phénomène mauvais dans la région. Monsieur, il parle de l'Éternel il a pas non le régime le régime qu'il n'appelle que le l'entité sioniste ou le régime vous voyez le régime il parle de régime quand vous parlez de le régime de l'Iran, vous ne parlez pas de la destruction de de la nation iranienne.

Je ne crois pas. Donc c'est ça notre Donc l'Iran ne souhaite pas détruire l'État d'Israël. Le guide suprême Lathai quand il dit doit être éradiqué, il le sera certainement.

Il ne parle pas de l'État d'Israël. Je vous ai dit, il dit le régime sioniste, celui qui tue, qui bombarde, qui éradique, qui a un mandat pour changer la face du monde. Monsieur, monsieur l'ambassadeur, le régime sioniste, c'est l'État d'Israël.

Comment vous vous nous nommez ? C'est la même chose. Nous nous souhaitons pas un changement militaire et nous n'avons jamais Est-ce que Est-ce que c'est nous qui avons attaqué Israël depuis 2009 ? a attaqué l'Iran.

L'Israël a fait de cyberattaques sur l'Iran. L'Israël a tué nos jeunes euh scientifiques iraniens. L'Israël a bombardé avec trône les installations, les petites installations euh industrielles de l'Iran, prétendant que pour ça l'Israël vient de planer et d'envoyer des commandos, des explosifs, des drones à l'intérieur de l'Iran.

Nous avons couvert découvert tout récemment le bâtiment de trois étages, les hangars et les villas où on faisait le drone et avec le les moyens sophistiqués, on faisait bon exploser. Monsieur l'ambassadeur, vous me fournissez une transition puisque effectivement on a on a appris, on a pu lire que dans l'opération Israël avait réussi à faire rentrer un certain nombre de drones qui ensuite s'en sont pris à différentes installations. On a appris ce matin que 20 24 personnes en Iran avaient été arrêté, suspecté d'être des espions au profit de l'État d'Israël.

Qu'est-ce qui va leur arriver à ces 24 personnes ? Il faut qu'il répondent pourquoi il voulaient tuer les innocents dans une dans une mission de l'État d'Israël à l'intérieur de l'État de de l'Iran. Ils vont être quoi ?

Ils vont être condamnés à mort. En tout cas, il y a il y a la loi. Tout est basé sur la loi en Iran. il est la justice, il va il va incarner sur leur euh si ça avère que vraiment ils ont fait une trahison, ils ont tué les gens, beaucoup d'hommes et de des tués maintenant il y en a une un bon pourcentage qui ont été tués soit par l'explosion des voitures soit par les explosions, par les drones.

Donc vous voulez qu'il qu'il soit sans sans poursuite ? Je je posais la question monsieur, vous disiez et vous disiez en Iran et c'est ma dernière question, tout est basé sur le le le droit et la justice. Je voudrais qu'on parle des deux Français qui sont détenus en Iran depuis plus de 3 ans.

Cécile Colaire 40 ans, Jacques Paris 72 ans arrêté à l'issue de leur séjour touristique en 2022. Je rappelle le profil de ces deux personnes pour ceux qui ne se souviennent pas. Cécile Colère, agrégé de l'être moderne, professeur passionné par l'Iran, son compagnon ancien professeur de de mathématiques.

Si en Iran tout est basé sur le droit et sur la justice, que font-ils en prison depuis plus de 3 ans ? parce qu'ils ont les charges. Les charges, c'est quoi les charges ?

Ils sont des charges. Non, c'est la justice qui incarne là-dessus pour rien. Charg pour dire les choses.

Ils ont été accusés d'espionnage euh accusations qui ont été balayées non seulement par les principaux intéressés, par la famille et la France euh tente de les faire de de les faire libérer. Est-ce que vous œuvrez là aussi à ce qu'il puisse être libéré ? Monsieur Doamel, notre souhait et de pouvoir vraiment faire tout en notre possession possession qu'il soit libéré aussitôt que possible.

Nous ne réjouissons pas d'un détenu quelconque de la France ou des autres pays dans notre euh des autres pays dans en Iran. Donc les efforts sont en cours, on va faire le maximum, mais soyez assurés que nous ne sommes pas là pour faire euh subir des euh je ne sais pas euh des ennuis. Ils sont présent plus de 3 ans monsieur nous avions ici ici et là non quand je parle peut-être ça donne mais nous avions des détenus ailleurs dans les autres pays 10 ans 15 ans mais ce n'est pas parce que le gouvernement de de ce pays souhaite garder notre citoyen en prison non mais en ce qui nous conserve nous ne voulons pas vraiment un seul détenu étranger dans nos prison et Nous sommes nous en train de déployer tous nos offerts pour faciliter la libération et leur retour à leur foyer, cher foyer, à leur famille pour pour qui nous sommes vraiment désolés de de telle situation.

Merci Mohamed Amine Njad d'être venu ce soir sur BFM TV, je le rappelle, ambassadeur d'Iran en France.