Alexis Corbière est l'invité politique de la matinale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et soyez le bienvenu sur France Info. Bonjour Alexis Corbière. Une voix pour une première.
La première fois qu'un texte proposé par le Rassemblement national est adopté. Alors c'est une proposition de résolution qui n'est pas contraignante mais malgré tout he c'est à propos des accords de 68 entre la France et Alger. Vous étiez dans l'hémicycle déjà votre réaction je dirais sur ce texte qui est adopté à la fois par les voies du RN de l'UDR d'horizon et des républicains.
Tout à fait. Vous avez dit ce qui est pour moi l'élément le plus inquiétant pour l'homme de gauche que je suis, c'est que non seulement il y a le Rassemblement national mais qui agrège avec lui la petite formation de monsieur Sioti, on savait déjà l'UDR mais LR de monsieur Vaquier et horizon le parti d'Edouard Philippe qui vote une seule et même chose un texte revanchard en vérité on pourra en dire deux mots. Ccord de 68 ne sont pas ces accords aussi avantageux que ce qui est dit que ce que dit l'extrême droite.
Ils ont déjà été révisés trois fois et cetera. Il y a une dimension symbolique toujours autour de la question de l'Algérie quand on connait l'histoire de l'extrême droite, c'est un peu piquant mais d'abord ils agrègent, ils sont là. Euh en vérité euh le RN satellise des forces de droite et moi j'y vois le signal, vous savez, de ce dont on parle à travers la formule l'Union des droites.
C'est c'est c'est ça qui est en train d'avoir lieu. C'est là pourant Horizon et les Républicains avaient déjà laissé entendre qu'ils étaient pour la renégociation de ces accords. C'est le person naïf.
On n'est pas quand on décide de voter un texte du rassemblement national qui a fait une explication des motive d'une grande violence. Ils nous ont traité de partie de l'étranger, parti de l'Algérie. On connaît ce vocabulaire.
C'était une explication pour un texte dans une dimension d'un discours d'extrême droite anti-algérien et disons-le assez raciste. Quand on fait ça, quand on est de droite, qu'on accepte, qu'on vote, on donne le signal que oui, OK, on vous suit, c'est vous qui donnez l'agenda madame Le Pen. Donc quelle conclusion faut en tirer ?
Premièrement, ils agrègent. Deuxièmement, l'incapacité, l'inconséquence du macronisme totalement absent. Monsieur Atal était personnellement absent.
Monsieur Fen 30 présents sur 92 renaissances dont l'absence du président. Donc il ne viennent pas pour faire barrage au texte du RN. Deuxème leçon, 3ème leçon, ça n'est que la gauche unie qui peut faire front.
Pour l'homme que je suis unitaire, j'en tire la conclusion pour les 2 ans qui viennent. Attention, l'extrême droite agrège, elle satellite la droite. Il y a plus de barrage républicain, l'Union des droites est en cours.
Le macronisme, le centre est incapable de lutter contre l'extrême droite. Il y a que nous unis, la gauche et les écogistes qui pourront faire face. Donc tous les diviseurs, tous mes amis diviseurs qui en rajoutent pour polémiquer en permanence ne comprennent pas que le moment politique dans lequel nous sommes qui est un peu nouveau est celui de la la possibilité d'une victoire de l'extrême droite.
Donc hier c'est un signal, j'espère que nous avons nous allons réussir à construire la digue mais si nous sommes divisés si certains croient ce qui est plus important c'est de savoir qu'il y aura la tombe la plus belle du cimetière de la gauche et qu'on va s'engueuler et que nous n'aurons pas un candidat commun pour 2027 de NFP nous perdrons. Voilà pourquoi je suis un unitaire. Voilà pourquoi, vous savez avec le le processus Front populaire 2027, on fait une primaire, on veut un candidat commun et tout est en cours, on travaille.
On en reparlera si on a le temps à la fin de c entretien, mais pour autant il y en a un qui ne pense pas comme vous, c'est le premier ministre qui a dit hier en déplacement dans la Manche à 40 ans qu'il fallait renégocier ces accords entre la France et l'Algérie. Est-ce que c'est sous la pression de cette résolution ? Est-ce que c'est parce que c'est la ligne du président de la République et du premier ministre ? faute politique est symbolique vu que c'est un texte non contraignant et symbolique et bien symboliquement monsieur le cornu donne le point madame Le Pen renégocier les Français vont se dire ah quelle bonne idée mais ça fait trois fois que le texte à des accords d'algériens été renégocié depuis 68 c'est une banalité vous voulez que je vous dise moi je demande au gouvernement algérien de libérer Christop Gaise et Boem sans sal moi je suis pas comment dirais-je naïf vis-à-vis du gouvernement algérien qui lui aussi est fort critiquable maintenant là on parle d'un texte en vérité qui concerne 1 million de nos compatriotes franco-lgériens pour circuler pour que les familles on je veux dire C'est pas n'importe quel pays l'Algérie.
Il y a 130 ans de colonisation. Nous avons des liens, des familles, il y a des échanges. C'est pas un pays comme un autre.
C'est extrêmement sensible pour beaucoup de gens. C'est là où il y a les tombes des arrières- grands-parents. On a de la famille.
Donc c'est c'est pas c'est un accord qui permettait ces échanges et qui par ailleurs n'est pas aussi avantageux pour les Algériens. Je pense notamment aux étudiants algériens qui ne peuvent pas travailler aussi aussi facilement que des gens d'autres nationalités. Donc mais faire croire comme dit monsieur le cornu a désormais le madame Le Pen ou du moins son texte est adopté.
Moi comme premier ministre, je vais en prendre acte. Me semble délirant et ça me fait penser à une chose, c'est que quand au mois de mars dernier, Clémentin et Evassas avaient fait adopter dans le casadre de notre niche la taxmane, j'ai pas vu le premier ministre de l'époque dire "Ah ben oui, je vais mettre en œuvre la taxe Zucman". Donc là, il répond il au signal "Oui, madame Le Pen, je vous ai entendu, je vais faire ce que vous dites et donc j'accepte votre agenda politique." Et les amis de gauche et écologistes, moi je parle de ce point de vue.
Unissons-nous, comprenons. On n'est plus dans la même période, on n'est plus comme à la dernière présidentielle. En face, ils sont forts et ils agrègent. en face, je parle de l'extrême droite, bien entendu.
Alors, vous m'avez fait sans le vouloir la transition en parlant de la la taxe Zucman. Euh dès 9h, euh les débats commencent à l'Assemblée nationale en discussion générale sur la taxation des des holdings patrimoniales, mais j'allais dire aussi et surtout autour de la taxe du hukman et de sa version euh light comme on dit, de la part des socialistes. Comment vous voyez-vous ces débats-là ?
Est-ce que on parle d'une journée cruciale ? Est-ce que les socialistes menacent réellement de censurer si ces taxes là n'étaient pas votés ? Bon, ça faut Je suis pas dirigeant du Parti socialiste.
Moi, j'ai eu un désaccord tactique avec j'ai eu un désaccord tactique avec les socialistes. Je dis bien tactique qui a son importance. J'ai voté la censure.
Les socialistes ont fait le choix de ne pas voter la censure pour organiser ce débat budgétaire pour remporter des victoires. On va voir tout à l'heure. Moi, j'ai un grand doute et je pense que monsieur le Cornu annoncera peu de choses.
Il l'a même dit sur la taxe du toutefois, il y aura une bagarre parlementaire. On va voir. Bon, moi je suis favorable à ta gbande qu'on comprenne bien pour punir personne mais pour créer les conditions de justice fiscale parce que vous avez des gens qui accumulent des richesses et qui en fonction de la manière dont ils organisent leurs richesses à savoir que ce sont des avoirs des actions, ils payent moins d'impôts.
Je parle du top du pot he vous savez, il y a les riches, les très riches et les très très riches. Bah eux 2 % sur les à partir de 100 millions d'euros et pas pour les punir parce que j'ai une âme de de perfettard et cetera c'est uniquement pour permettre éventuellement 21 milliards de recettes pour que les gens ne voient pas l'augmentation du prix des médicaments pour le service public pour tout ça on en a besoin pour de la justice et que personne ne s'inquiète pour les ultra riches de toute manière leur fortune continue à s'accumuler. Bref, on va voir cette bagarre et l'autre version la version on dit alléger.
Moi ce que me dis ce que nous disent les économiques, c'est que plus vous allégez c'est vous faites des trous, des exceptions, plus vous créez la possibilité d'optimisation fiscale et de contournement. C'est ce que Gabriel Zukman nous dit. Il faut exonérer personne.
Bah il dit le problème c'est qu'on a appris la la science économique a appris que chaque fois que vous faites une exception, ben eux ils réorganisent leur fortune pour passer par l'exception. Si vous faites des petites trous, ben précisément ils passent par les petites trous. Mais justement à propos de de ces textes là qui sont des leviers pour le Parti socialiste, on a compris votre votre divergence avec eux mais pour autant ça dit quoi du climat qui peut avoir lieu dans l'hémicycle autour de bah d'une éventuelle censure, d'une éventuelle dissolution ?
Est-ce que ce moment-là aujourd'hui suis peut peser ? Alors attendez moi je la dissolution c'est le président de la République. Je vois pas pourquoi on parle de ça ça je veux dire c'est un des problèm voilà moi je pense que effectivement il y a matière à considérer s'il y a entoureloupe si il y a un mauvais budget qu'il y a rien qui le corrige évidemment faut continuer à sanctionner ce gouvernement je vous rappelle que pour ma part je considère que l'existence même de monsieur le cornu comme premier ministre devrait être censuré car ils ont perdu les élections et que c'est un acte d'autoritation présidentielle que de nous remettre pour la troisème fois oui parce qu'il y a un problème.
On a eu Barni, on a eu Berou il s'en tête. Bon donc mais on va Oui, moi je suis pour l'ascensure. Cela ne me fait pas peur.
À travers vous, je m'adresse à monsieur le cornu et à toutes. S'ils ne font rien, s'il ne changent rien, s'ils veulent continuer à imposer ce budget de malheur et d'austérité, oui, bah nous censurons et on ira où il faut aller pour continuer à apporter ça. Donc moi, je suis pas pour intérioriser, si je puis dire, une forme de tremblement, de peur parce que le président aurait menacé de je ne sais trop quoi.
Nous sommes des parlementaires indépendants et nous décidons, nous prenons nos décisions en fonction des infenses élus ont peur de cette dissolution. J'aimerais pas qu'il y ait une ambiance qui consiste à se positionner. Non pas par dit que Renaissance que peut-être les socialistes auraient peur de la dissolution.
Il faut Ah les socialistes, vous savez en vérité je pense que ils voulaient remporter des victoires. On va acter, ils vont acter cet après-midi. C'est intéressant à quel niveau ? et je fais comment dire à travers eux, je pense que si nous restons unis, nous pouvons aborder tranquillement s'il le faut des éches électorales pour pour créer les conditions de pouvoir faire entendre les revendications des français qui sont des aspirations sociales de justice et cetera.
Justement, vous parliez des trophées ou des victoires des des socialistes en commission des affaires sociales sera débattu tout à l'heure la suspension de la réforme des retraites. Certains disent que c'est un piège même à gauche disent que c'est un piège pour les socialistes parce qu'il faudrait voter l'ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale. Vous voyez ça comment ?
Parce que j'imagine que pour vous de gauche, il y a des choses qui ne sont pas acceptables dans ce PLFSS. Comment ça peut se passer ? Alors, je veux pas être trop technique.
Moi, j'annonce que pour ce qui est je me désormais j'ai fondé un groupe l'après puis on sièche dans le groupe écologiste et social en l'état de ce qu'on nous expliqué les amis qui sont dans la commission des affaires sociales, on nous peut nous ne voterons pas sans doute l'amendement tel qu'il est proposé parce qu'il acte, je veux pas être trop technique, le fait qu'il y aurait la retraite à 64 ans l'amendement sur la suspension. Voilà. Donc il n'y aura pas de soutien de notre part sans une abstention.
Alors, on va apprécier parce que les amis vont essayer de sous-amender. Oui, mais j'entends bien, il va y avoir une bataille qui va être menée aujourd'hui de sous-amendement pour le décalage. C'est pas terrible, mais ça peut être quand même avantageux pour certains salariés quand même.
Partir 3 mois plus tôt, c'est pas mal. Mais selon les rédactions, on va mener un travail de sous-amendement et la conclusion de vote, ben on va l'avoir aujourd'hui, mais on se laissera pas flouer. De toute manière, la bagarre continue.
Moi, je reste attaché à ce que la réforme bande doit être abrogée. Mais c'est pas non plus même ce petit bouget peut être utile. Ça montre quand même que euh ceux qui nous avaient imposé la réforme des retraites par 493 reculent.
Bon, on va apprécier politiquement le moment en fonction de toute cette journée. Alors, un mot, vous parliez d'un d'une obligation d'unité pour la gauche. Clémentine Autin, la prè candidate.
Marine Tondelier va sans doute être élu par les écologistes. On sait que François Ruffin également. Elle va vraiment avoir lieu cette primaire de la gauche sans monsieur Gluxman et sans monsieur Mélenchon.
Mais qui viennent qui viennent pour quelle raison il viendrait pas ? Je veux dire, ça c'est une folie. Il faut comprendre.
Je trouve que des gens raisonnent à l'ancienne comme si on était il y a 5 ans ou il y a 10 ans. Le moment c'est celui de le voir avec la journée sur les accords d'Algérie que l'extrême droite est là progresse et agrège la droite. Ça n'existe plus les fronts républicains.
Donc nous candidats commun, j'invite tout le monde, mes amis insoumis puis tous ceux qui veulent désignons ce candidat commun qui nous permet de nous assurer d'avoir un candidat au second tour sur une stratégie qui au second tour permettrait de l'emporter face à l'extrand droite. Donc le 15, je vous annonce novembre, on fait une convention là, le processus fond populaire 2027 sur l'éducation. On mettra en place une primaire.
On est en train là dans les jours qui viennent de décider processus de désignation et vous verrez ça c'est un chemin vers la victoire. On en reparlera à ce moment-là. Merci Alexis Corbier d'être venu sur France à info ce matin.
Merci beaucoup Serge. Merci Alexis Corbia d'avoir été là. était la matinale qui se poursuit.
Alexis Corbière