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Podcast / conversationLegend (sur YouTube)· 2 septembre 2026 115 minComplaisantPortrait personnelJusticeSécuritéÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

IL A T*É LE V*OLEUR DE SA SŒUR… PART EN CAVALE PENDANT 16 ANS ET DEVIENT NARCOTRAFIQUANT EN BOLIVIE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 48 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 30:15non_speechFait
    « Il l'a invité chez lui. Comme ça, en toute innocence et là, ben, il y a une tentative de la haine m'a m'a m'a emporté. Je suis parti dans la voiture et je suis revenu avec ce fusil à pompe et puis j'ai tiré dessus quatre ou cin fois. »
  • 34:34non_speechFait
    « Il l'a guetté parce qu'il savait à peu près les horaires parce que de de Rincis à Clichissubois où il vivait, il y avait à peu près 4 ou 5 km. Donc il connaissait qu'elle faisait en car. »
  • 37:28non_speechFait
    « La haine m'a m'a [raclement de gorge] m'a emporté. Et qu'est-ce que j'ai fait ? Que j'habitais quand même Paris. J'habitais alors qu'est-ce que j'ai fait ? Mais je suis parti dans la voiture avec Patricia et je suis parti j'étais Vous az emmené votre femme de l'époque et j'étais chercher mon fus. »
  • 39:41non_speechFait
    « Non non, j'avais Oui oui, j'avais le fusil vous y retournez. Ouais. Voilà voilà. Vous êtes arrivé dans une soirée avec un fusil. »
  • 40:23non_speechFait
    « Vous lui tirez dessus vous lui dites pas vous lui parlez pas juste en lui disant c'est pour ma sœur ou j'en sais rien. C'est non. Vous luur en mettez cinq parce que vous voulez pas lui laisser une seule chance là. »
  • 49:52non_speechChiffre
    « On a bloqué la rue, on a on a on a avec une voiture et on a braqué les les les convoyeurs. Voilà. Et là, on a pris quand même beaucoup d'argent. 3 millions de francs 3 millions d'euros l'équivalent près. »
  • 51:20non_speechFait
    « Oui. Oui. Ils étaient armés. Oui. Peur qu' réplique, ils étaient armés mais ils avaient pas le ils ont pas eu le temps de sortir leur arme. »
  • 55:27non_speechFait
    « Ah non non non, il y a pas d'armes, il y a rien du tout. Non non, on est on est tranquille. »
  • 56:11non_speechFait
    « J'ai mis de l'argent dans leur affaire, une affaire qui était plutôt c'était plutôt type escroquerie euh sur les sociétés, trucs comme ça. »
  • 56:52non_speechFait
    « Vous faites pas de braquage là-bas en Espagne ? Euh non au départ non au départ non non non pas que vous vous dites j'arrête la soir parce que non puis en plus je connais pas le pays je sais pas comment ça se passe. »
  • 57:36non_speechFait
    « C'est tout tout euh le le destin vient du de avec les connaissances. Vous ne prévoyez pas le lendemain, c'est fou. »
  • 58:19non_speechFait
    « La Bolivie pour moi c'était euh c'était la lune, hein. Je voyais absolument pas ce que c'est possété même. »
  • 59:43non_speechFait
    « Elle s'appelle Sonia. Sonia. Alors Sonia, elle parle français ? Non, pas du tout, pas du tout, pas du tout. »
  • 1:01:10non_speechFait
    « Je passe par le Maroc. Le Maroc euh direction euh direction Rio de Généo. »
  • 1:01:52non_speechFait
    « Je savais absolument rien d'elle. Absolument rien d'elle. Rien. C'était juste une fille avec qui vous des relations soir. »
  • 1:02:33non_speechFait
    « Elle m'explique qu'elle est mariée, qu'elle a trois quatre enfants, je me rappelle plus bien, trois enfants je crois si je me souviens bien à l'époque. »
  • 1:04:02non_speechFait
    « La première cocaïne qui vient de Bolivie euh les la la feuille de coca qui est élevé dans en en altiplano, c'est-à-dire en altitude, elle était bonne, très bonne. »
  • 1:05:30non_speechFait
    « La Bolivie non c'est un pays qui vit hein qui qui est au milieu de de la de l'Amérique du Sud et qui n'est qui qui n'a pas d'accès à la mer. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Aujourd'hui, notre invité s'appelle Patrick Musé. Il a été braqueur et il a tué la personne qui a essayé de sa sœur. Histoire, elle est simple, il l'a invité chez lui. Comme ça, en toute innocence et là, ben, il y a une tentative de la haine m'a m'a m'a emporté. Je suis parti dans la voiture et je suis revenu avec ce fusil à pompe et puis j'ai tiré dessus quatre ou cin fois. Vous avez décidé de partir où alors à ce moment-là ? Parce qu'il faut partir. Vous dites, c'est trop risqué. Je je pense à l'Espagne. Vous allez faire 16 ans de caval. C'est ça. Est-ce que ça valait le coup cette vie ?

0:32
Non speech

[musique]

0:34
Locuteur

Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende. Aujourd'hui, notre invité s'appelle Patrick Musé. Il a été braqueur et il a tué la personne qui a essayé de violer sa sœur et qui aé plusieurs personnes. Il a décidé de prendre un fusil et de le tuer en pleine rue et ensuite de partir en caval pendant 16 ans. Vous allez voir. Il a ensuite vécu en faisant des coups notamment avec François B qui était l'ami de Jacques Messine. Il est parti ensuite en Amérique latine. Vous allez voir, il a vécu de coups différents. Il est parti au Paraguay, il est parti au Venezuela, il est parti au Brésil aussi.

Il a vécu pendant des années, même en Bolivie où il a euh, vous allez voir, fait du même du trafic de cocaïne là-bas. Il va nous raconter son parcours hors norme. Il est allé ensuite en prison pendant longtemps en France. Il va nous raconter son parcours, son choix de vie, de ne jamais rien prévoir à plus de 3 jours. Vous allez voir, c'est vraiment une vie au jour le jour, une vie de caval que vous allez entendre aujourd'hui. Il l'a jamais raconté, c'est vraiment sa première interview. Il s'appelle Patrick Muset. Euh juste avant de commencer l'émission les amis, je voulais juste remercier notre sponsor sur cette vidéo pour légendes.

Les Carrefour cette année ont fête les 50 ans des produits Carrefour. Pour marquer coup, ils donnent rendez-vous à leurs clients chaque mois pour découvrir l'une de leurs marques distributeurs en magasin. Depuis 50 ans, Carrefour essaie de répondre à une question simple, hein. Comment rendre une alimentation de qualité accessible au plus grand nombre ? Parce qu'aujourd'hui, en fait, bien manger ne devrait pas être un luxe, c'est le sujet. C'est justement un des grands combats de Carrefour, le pouvoir d'achat avec des produits accessibles, des marques distributeurs, des promotions et des solutions concrète he pour aider les gens au quotidien.

Chez Carrefour, il travaille aussi sur des sujets importants comme proposer des produits plus responsables, réduire le plastique et aussi soutenir les producteurs et les filières françaises. L'idée, c'est vraiment d'aider les Français à mieux consommer de manière simple et concrète. Alors si vous voulez en savoir plus, on vous met toutes les infos en description de cette vidéo. Voilà, merci beaucoup à de nous sponsoriser. Hésitez pas à prendre vos places pour le légend tour, notre tournée. On va partir avec beaucoup d'invités, beaucoup d'artistes pour une tournée de 16 salles, de 16 zénites. Il y aura 18 dates en tour.

On va passer à Montpellier, Chambéry, Dijon, Nice, Strasbourg, Mess, Bruxelles, Paris. Je vous mettrai toutes les dates sur légende-tour.fr. Il y aura Philippe Box, médecin légiste, beaucoup d'autres invités qui seront là. Julien qui est pilote de tigre, pilote d'hélicoptère de combat. On aura avec nous autour de la table Thérèse Thérèse Argot qui est thérapeute, sexologue, thérapeute de couple. Il y aura plein de sujets qui seront aborder avec Anthony qui est astrophysicien. Scène centrale et des anecdotes jamais entendu seront raconté. J'ai hâte de vous y retrouver. C'est à partir du 7 octobre jusqu'au 15 novembre. Il y aura plein de dates 2026.

Prenez vos places, pouvez venir en famille avec les enfants, avec les parents. Il y a vraiment des infos pour tout le monde avec des performances, des blagues, des humoristes. Il y aura beaucoup de choses. On va dévoiler petit à petit le programme. C'est quasiment complet. Merci beaucoup à vous tous. J'ai trop hâte de vous y retrouver. C'est parti sur les gendes. On y va avec Patrick Muset maintenant. Je m'appelle Patrick Muset. Je vais passer chez légende.

3:31
Non speech

[musique]

3:31
Locuteur

Et ben voilà. Merci Patrick. Je reprends le clap. On y va. Bienvenue à vous Patrick. Vous avez 79 ans aujourd'hui Patrick. Vous avez été vous avez fait 11 ans et demi de prison. Vous en avez fait plusieurs fois. Vous avez fait 7 ans, on va y revenir. Vous avez eu beaucoup de procès. On va vous montrer aussi les les extraits, les journaux he les papiers qui sont sortis à l'époque en France. Patrick a fait quelque chose en fait. Il a tué un homme qui a essayé de de de violer votre votre sœur si de bêtises. Euh vous étiez voyou vous à l'époque, vous avez été gangster, vous faisiez du des braquages de fourgons notamment et différentes choses.

Vous êtes partis vous enfuir en Amérique latine dans lequelle vous êtes tombé dans le trafic de cocain là-bas. Vous avez une vie, ça ressemble à une série une série télé. Est-ce que vous y avez pensé ? Oui, j'y a pensé bien sûr, j'y ai pensé. Mais bon, c'est toujours c'est toujours avec le recul qu'on se dit qu'on peut faire l'analyse de sa vie euh sur le moment. On la vit, on on vit à 100 à l'heure et euh les événements s'enchaînent l'un derrière l'autre et après c'est les années évidemment comme je suis plus tout jeune, automatiquement je me dis bah oui, tu as eu une vie quand même assez aventureuse. Pourquoi vous avez jamais fait d'interview ? Vous avez jamais parlé ?

Alors, il faut savoir que je suis passé dernièrement au tribunal il y a 6 ou 7 ans. Donc jusque j'étais en livre assez provisoire pendant plus de 20 ans. Donc il y a déjà à cette époque vous pouliez pas trop raconter quoi que ce soit. Voilà. Et puis euh je pensais que c'était pas c'était pas vraiment opportun. Et euh après par la suite il y a eu le Covid, je me suis décidé à écrire mon livre et c'est là que après je me suis dit bon on verra ce que ce que si mon histoire appelait vraiment au public parce que c'est toujours le grand point d'interrogation.

On sait pas si au fond au fond parce que si mon histoire elle démarre sur un fait d'hiver quand même assez important parce que je risquais à l'époque la guillotine, il y avait la peine de mort. Il y avait [raclement de gorge] la peine de mort à l'époque à l'époque hein. Ouais. Ouais. quand vous avez tué le voilà et aujourd'hui je me suis je me suis souvent posé la question, je me suis dit si ça se trouve les gens euh vont ne vont pas être d'accord avec le fait que on se fasse justice soi-même. Donc ça ça m'a toujours interrogé. Je me suis toujours dit est-ce que ça peut mon histoire peut être populaire ou impopulaire ? Et c'est ça qui m'a freiné.

Ah vous avez peur dites-nous ce que vous en pensez. vous pourrez aller voir les commentaires en dessous de la vidéo. Est-ce que vous pensez que c'est une bonne idée en général de se faire justice soi-même ou pas ? C'est intéressant mais ça on verra les retour. Vous nous direz dans les commentaires si vous voulez bien la vidéo. Hésitez pas à la liker puis à vous abonner, ça nous aide vraiment beaucoup sur notre chaîne YouTube les amis. Et puis en podcast audio Spotify 10 Apple Podcast, Amazon Podcast, merci de nous suivre aussi en en audio, d'être de plus en plus nombreux puis de faire de légendes le premier podcast de France.

Je le dis à chaque fois parce que c'est une fierté depuis qu'on a lancé le média. Donc merci beaucoup pour tout ça. Sans dire quoi pour pas vous mettre dans la merde ou quoi ? Est-ce que vous êtes passé à travers les mailles du filet sur certains sujets ? Oui, c'est certain parce que parce que la justice, elle ne suit pas les cas cas par cas, hein. C'est un magistrat s'empare d'un dossier et c'est là c'est là c'est pas à ce moment-là que que les choses se déroulent, que les choses que que qu'on s'implique, qu'on devient impliqué plus exactement. Et voilà.

Donc on n pas le le le je n'ai pas le sentiment d'être passé complètement à travers les mailles du filet parce que je je refais votre parcours. Je viens de m'apercevoir de quelque chose. Vous avez un bout de doigt en moins. Ça c'est jeune. Ça n'a rien à voir avec le bandit le banditme. Non non non. Euh parce que parfois on voit queil y a des des histoires d'eau à coupé de je suis pas un yakuza. [rires] Je ne suis pas un Yakuza. Vous êtes né en 1947 à Rochefort sur mer. Voilà. C'est ça. C'est c'est dans quel coin ? Pardon ? C'est dans quel coin ? Rochefort euh c'est Charante Maritime. Votre papa était militaire, votre maman était mère au foyer, vous êtes le deuxè.

Vous étiez quatre enfants, c'est ça ? C enfants. Cinq enfants. Et vous aviez une relation compliquée avec votre père. Juste c'est c'est important de comprendre comment vous basculez aussi dans le dans le banditisme. Et c'est des choix que vous avez fait. On a tous des choix. Et comment étaient les relations avec votre père ? Alors était très conflictuelle. Pourquoi ? parce que mon père était très autoritaire. Il avait été élevé, cétait un orphelin. Il avait été élevé par une oncle, une tente. Il est fini très jeune dans le dans le système militaire, c'està-dire je crois que c'est les orphanin militaires. Et euh qu'est-ce qui se passe ?

Il se passait, c'est que quand que il s'intéressait pas à son foyer, voilà, il rentrait, c'était une atmosphère de de de militaire. Je regarde, je regarde ce que ce qui m'échappe, ce que je peux contrôler, que à quelle heure le le lui ou elle devait rentrer. Voilà, ça ça c'était son monde, voilà qui qui reproduisait cit son monde de l'armée qui reproduisait chez nous. Et évidemment 18 ans, ben je me suis rebellé et alors j'ai commencé à travailler très jeune que j'ai commencé à travailler à l'âge de de 15 ans. Ça a duré 4 ans. C'était à peu près les seules années que j'ai travaillé dans ma vie. Et euh je voulais faire comme les copains.

Je voulais absolument me tout le monde se baladait en vélo à l'époque. C'était pas les les les Gros Vespa, c'était le vélo. Et ça, ilacceptait pas. Et voilà, il fallait que je rentre avant le avant l'heure du du du je me souviens quand euh quand le journal télévisé le le démarrait, il fallait que je sois rentré sinon je mangeais pas à table. Ah c'est vrai ? Ah c'était comme ça. Et voilà et alors là est sorti avec mes copains qui étaient complètement anodosin. C'est-à-dire il y avait pas de de de vol de banditisme ou quoi que ce soit.

[grognement] Et ça là, ça était pas jusqu'au jour, j'en ai eu marre et je lui ai dit "Ben, je vais sauter par la tête." On habité au 5e étage et euh il m'a dit "Ben fais ce que tu veux." Et c'est ce que j'ai fait mais j'ai pas sauté évidemment 5e étage. Je me je me suis pendu à à un tuyau en zingue, vous savez, de de gouttière. Ouais. Et jusqu'au 4e de de de le toit de l'immeuble qui était à côté, j'aurais pu mourir 100 fois parce que voilà. Et il a pas bougé, il m'a laissé faire. Et ça ça évidemment ça m'a marqué. Alors là, j'ai commencé à fuguer. Je partais et puis jusqu'au jour il m'a dit ben on va faire un petit voyage. Et il m'a amené dans voilà dans un camp de redressement.

Ça c'est alors ça existe plus je crois hein. Les camps de redressement ce qu'on appelle camp de redressement. Oui on appelait ça plutôt un centre de redressement à l'époque. C'était plus plutôt le mot. c'était il y avait beaucoup d'orphelins, il faut savoir hein. C'était pas vraiment redressement, ça portait d'autres noms, c'était voilà. Et donc euh euh je me suis retrouvé là-bas et euh évidemment euh je j'ai senti aussi que c'était pas mon monde. Mais comment ça se passe un donc un centre de redressement ? Comment ça se passe ? Alors c'était c'était on va dire que la journée c'était relativement bien. On mangeait très bien. On dormait dans des grands dortoirs.

Alors le soir, on dormait dans les grands dontoirs livrés à nous-même. Alors là il se passait les 400 coups et et la nuit on s'évadait parce qu'il y avait pas de mur. On s'évadait et on allait voler dans les dans les maisons à côté. C'est pas bien mais c'est comme ça. Et euh c'est votre première connerie ça ? Voilà. Voilà. Et ce qui a entraîné mon euh le le quand j'ai eu le le le l'ordre de de départ à l'armée ce ce entraîné le le le directeur pour se venger m'a m'a m'a déféré au parquet. Euh j'étais déféré au parquet. Le directeur du centre de redressement de devant un juge d'enfants. Pourquoi ? Euh ben pour les vols. Pour les vols qui av parce qu'il a su que vous aviez cambriolé les Voilà.

Voilà voilà voilà. Alors parce qu'il y avait quand même le cachot, ça c'était la c'était quand même le quand quand on vous attrapait, on vous mettait au caché au 7 8 jours et c'était pas marrant. Et voilà et le directeur nous mettait des babes dans le ça faut pas le non plus, on peut pas le cacher. C'était une époque quand même qui était assez sévère. [grognement] Euh et ça vous a pas calmé ? Non. En fait, ça a pas servi à grandchose par rapport à votre père et tout ça. Alors là, je me suis je me suis retrouvé en maison d'arrêt. Vous partez en prison à 18 ans ? Voilà. Je je pars en prison 19 ans. 19 et euh à Saint-Joseph à Grenoble et là là c'est une mais une vieille maison d'arrêt.

Euh c'est un peu on était de de dans dans une cellule, on était une quinzaine la journée et le soir c'est pareil c'est des grands dortoir à 30 ou 40 sans chauffage en plein hiver agronome. Imaginez ce que ça pouvait ça. Bon bref et j'ai pas fait beaucoup, j'ai fait 3 4 mois mais ce qui m'a qui m'a en somme mené sur le chemin de la délance, c'est un peu ça. On a fait une émission il y a pas longtemps avec un trafiquant de drogue internationale qui sort qui est sorti de prison il y a pas si longtemps. Il s'appelle Yannick Déland. Je vous mettrai le lien si ça vous intéresse dans dans la description de la vidéo.

Et il raconte, il dit que lui quand il a fait la prison pour jeune avant en tant que mineur, il disait que c'était vraiment une école de la délinquence. Est-ce que vous ça a été un peu le cas ? Est-ce que ça vous a fait des contacts en prison ou en fait ça vous a pas aidé mais ça vous a plus emmené sur le chemin de la délinquence ? J'ai j'ai pas le souvenir. D'abord, j'ai pas eu de contact parce que déjà il y a c'était assez assez archivé archivé le les le le système. Il y avait des jeunes des des des gens plus âgés. Donc voilà voilà et euh donc je n'ai c'est pas c'est pas du tout ça. C'est simplement euh on on il y a un démarquage avec la société à ce moment-là.

On se sent différent, on a fait de la prison, on se on se dit on se dit ben on est on n'est plus le même. On est on est dicté si vous préférez. Malgré que il y a une personne qui m'a dit "Oui, mais tu as fait de la prison." Mais nous on se on se Moi, je me sentais étiqueté. me disait, "Tu as fait de la prison, tu n'es plus." Qu'est-ce qu' Voilà pour les gens ? C'est c'est pour moi, il y a il y a il y a il y a ça ça ça a été une euh ça a été déterminant. Ça a été déterminant parce que quand vous allez sortir de cette première peine de prison de 3 4 mois, vous allez ressortir et c'est là où vous allez basculer dans la grande délinquence.

dit alors oui alors ça ça a été progressif c'est toujours progressif hein et puis mais la progression elle se fait aussi c'est quand quand vous avez cette nature pour pour progresser parce que il y a des gens qui ne qui ne progressent pas c'est un peu comme dans dans tout dans tout dans tous les systèmes dans tous les métiers et je j'avais peut-être ça en mois c'était envie de progresser et donc ce que ce que je vous disais tout à l'heure mais parant déménager sur la la région parisienne et je les ai rejoint par ça allait mieux avec mon père.

Bon, il s'était détaché un peu de la vie militaire, il était devenu civil donc il comprenait un peu mieux les gens et il comprenait un petit peu mieux ses enfants parce que j'ai pas été le seul qui qui a souffert de mon père hein, ça entre parenthèses, j'étais pas le seul. Et euh à partir de ce moment-là, mais malgré tout euh je me suis pas intégré. Alors, j'ai commencé à fréquenter à gauche à droite des des des euh des jeunes et jusqu'au jour où j'ai rencontré euh euh de de des des gens qui étaient un peu plus capables que nous qui commençaient à braquer des banques je me souviens bien. Et euh on était un peu étonné puis comment ils font pour braquer des banques ?

Alors vous avez 19 ans là, voilà un petit peu plus. J'avais 19 20 ans. Et ben on a été les voir parce que on avait sympathisé avec eux. Alors, ils avaient évidemment de l'argent et tout, mais c'est facile hein. Tu rentres dans la banque, tu braques tout le monde et tu prends les sous. Mais alors je lui a posé la question, je lui dis "Oui, mais si a la police en son dit mais tu fais une tu prends une prise tu fais une prise d'otage alors alors nous on était un petit peu sidéré. Alors, on a on a décidé de faire ça un peu mieux. On s'est dit on va faire quand même éotage, on c'était non merci, ça nous intéressait pas.

Alors donc on on s'est un petit peu mieux organisé et puis euh on surveillait d'abord l'établissement pour pour ça un peu voir que comment ça se passait et puis on essayait de de d'y aller une fois que les que les convoyeurs étaient passés. Voilà, ça c'était les les premiers pas. Voilà. Et euh petit vous c'était que fourgon ? Non non, on atttaquait pas les fourgons. On attendait que les fourgons passent.

passe pour vider leur cargaison et puis après parce que ils apportaient l'argent dans vous saviez que les caisses étaient remplies voilà et et on reparti avec l'argent qu'ils avaient déposé voilà et petit à petit mais à l'époque c'était l'époque des bars et il y avait un bar qui s'appelait le sax le saxéri on appelait ça nous on appelait ça le saintx c'est à Roni sous bois en bas de Montreuil si vous préférez et c'est dans la région parisienne c'est en région parisienne exactement et donc là On a commencé à connaître des gens un petit peu plus qui avaient un peu plus d'invergure, si vous préfères, un peu plus de métier et là alors c les gangs se formaient mais là il y avait vraiment du monde, il y avait vraiment de de du grand banditisme et qui c'était le le grand banditisme c'était le une époque un peu qu'on qu'on pourrait qu'on pourrait appeler quelque chose d'incitation crime s'il vous plaît.

[grognement] Pourquoi ? parce que c'était les grandes tournées, c'était les les les types avaient de l'argent dans la poche. Alors, il y en avait beaucoup qui avaient trois ou quatre filles qui tapinaient à Paris et le soir ben il sortaient en boîte de nuit des des bouteilles et nous on regardait ça et on était un petit peu admiratif sur l'argent qu'ils avaient dans la poche évidemment et petit à petit bien on essaie de les imiter. On se'en rend pas compte de parce que mais c'est c'est un peu comme ça que que que les c'était vos modèles quoi. C'était vos modèles de l'époque. C'était nos modèles. C'était nos modèles. Voilà.

Et et de là alors évidemment al moi je je me souviens bien d'ailleurs il y a une époque il y a eu un fait important que où j'ai évidemment ça murmurait quand il se passait quelque chose d'important. eu un un fourgon de pièces attaqu attaqué à l'époque de pièces de pièces de monnaie et je je peux pas vous dire exactement ce qui s'est passé parce que euh on on l'a suivi par de bouches à oreilles, on a même pas lu les artistes de presse et tout en fait il av pris de l'argent et c'est une un gang qui était déjà un peu plus âgé que nous. Donc vous voyez, alors nous déjà on voulait ressembler à ce gang, c'était un peu ça.

Et eux bon, ils avaient de l'argent évidemment puisque il y avait eu quand même une grosse somme hein. Et puis ça mal fini entre eux. Ils se sont entretués. [grognement] Voilà, c'est un peu les risques de Oui, mais c'est très rare. C'est c'est très absolument très rare. En général, les gens partagent là là, c'était ça a été euh c'est-à-dire que c'est-à-dire que il se passe aussi une chose, c'est que quand la réussite appelle la réussite, alors c'està-dire que quand plus les choses vont bien, plus on a on a envie de faire des choses plus importantes. Et ces gens-là, c'est ce qu'ils avaient un peu dans la tête. Et puis euh il voyait d'autres choses.

Il se il se prenaient un petit peu si vous préférez les rois du milieu parce qu'ils avaient réussi une belle affaire. Voilà. Et voilà. Donc ça quoi votre premier braquage ? Le mien. Oui. Oh je c'est une question le premier braquage j'ai pas vraiment un souvenir exact mais je par je c'est le le le c'était les banques. Mais vous en avez fait combien des braquages à peu près ? des des des braquages de banque. J'en ai fait beaucoup. C'est presque j'en ai fait beaucoup. Il y a pas de chiffre. Des fois j'en faisais des fois on en faisait un le matin. On en faisait une le matin, on allait au restaurant et on en faisait une l'après-midi. Voilà. C'est Non, c'est vrai.

Ah oui oui, c'est je me rappelle. Alors des fois il y avait un pous juste je me permets vous risquez la peine de mort à chaque fois. Ah non si vous tiriez sur quelqu'un vous peine de mort. Si j'avais si on avait à l'époque à la guillotine, vous tiriez sur un policier si vous touchez un policier. Voilà. Mais on on a jamais eu on a jamais ça ça s'est jamais produit. Voilà. Vous y pensiez ou pas la guillotine ? Est-ce que c'est Non non non parce qu'on pense toujours que ça va bien se passer parce qu'on fait toujours pour que ça se passe bien. C'està-dire il y a pas de violence c'est pas de violence. Donc alors non mais vous savez pas si quelqu'un va sortir un fusil de derrière le comptoir.

Je dis n'importe quoi. J'en sais rien. Mais qu'est-ce qui se passe quoi si jamais il y a le le guetier qui sortait à l'époque un fusil de chasse ? On sait je sais qu'à l'époque il y avait des fusils un peu partout. C'est c'est sûr c'est sûr que que que que là à ce moment-là il y aurait peut-être eu une fusillade parce qu'on peut on peut pas on quand quand on se retrouve face à quelqu'un qui vous tire dessus peut-être qu'on va tirer. Mais moi, j'ai pas eu j'ai jamais eu j'ai jamais été mêlé à ce genre de de de situation.

Donc vous avez jamais violenté quelqu'un sur un Alors déjà c'est je m'exprime mal et je m'excuse parce que en fait c'est déjà de la violence le fait de braquer quelqu'un pour les gens psychologiquement c'est un c'est de la violence. Vous avez jamais violenté physiquement quelqu'un à part la personne que vous avez [raclement de gorge] tué pour votre sœur ? C'est je mais ça à part on va en parler après. Je parle sur les braquages. Vous avez jamais eu besoin de de Jamais jamais jamais jamais. Parce qu' il faut savoir, c'est que que le que le personnel, nous on le savait, le personnel bancaire automatiquement ont des consignes, vous ne résistez pas.

Donc on savait que que du moment qu'on monte une arme, les gens ne résistent pas, ils donnent l'argent. Ils donnent l'argent. Donc donc on sente le seul problème qu' qu'on risquait, c'est que une patrouille de police qui passe qui qui des fois ça peut être une une BAC qui rentre à l'intérieur pour voir si tout se passe bien à l'époque maintenant ça il rentre plus dans les banques, c'est sûr. Mais ça se passait comme ça. Il y a j'ai eu des des des des des amis confront à ce genre de situation mais les gens de la banque non les gens gens de la banque ils sont ils ont ils ont des consignes. On donne l'argent. Je je parle de ça il y a assez longtemps hein parce que maintenant c'est fini.

Vous faisiez parfois du coup deux braquages dans la même journée ? Oui. Alors ça arrivait par exemple un jour j'ai un ami qui est sorti de prison, il avait pas de sous et euh euh donc on on lui a dit "Ben on va te défaucher." Ça c'était voyez c'est des expressions qu'on avait. On va te défaucher. Pof, on est parti, on a fait une banque et puis euh bon, on s'est dit "Ben, on a mangé un morceau, on a bu on a bu un petit peu un peu de vin mangeant." On se dit "Bah tiens, on va en faire une cet après-midi." Hop, on en faisait une après-midi. Ça oui, ça ça ça m'est arrivé dans votre vie. Mais ça c'est quand j'étais en cabal hein. Ah oui, c'est pour payer la cabale. On va y arriver.

Mais vous avez fait plus de 100 braquages peut-être en Non, quand même pas. Ça fait quand même beaucoup parce que parce que parce que le les bracards de les braquages de banque, ça se faisait on va dire en tant que défauche. C'est juste pour reprendre un peu d'argent de poche. Voilà. Voilà. C'était pour un peu pour payer les frais pour parce qu'on on s'enrichit pas avec les banques, hein. Voilà. Attendez, c'est-à-dire vous aviez alors c'était en franc à l'époque mais vous arriviez à à à prendre combien quand vous faisiez un braquage dans une banque ? On va dire à peu près, on peut faire l'équivalent en euros entre 15000 € et 70 à 80000 €. Voilà.

Alors, il y avait un système, c'est-à-dire que la banque la banque moi je en fait c'était 800 € c'est 500000 600000 francs. Oui. 600000 francs, vous avez une grosse maison. Donc c'était pas tout à fait même chose. Voilà. Alors que nous on savait comment ça se passait. Le caissier il avait le caissier avait une consigne. Il y avait il y a toujours dans l'argent était dans les dans la salle de coffre et il y avait trois coffres. Alors il y avait un coffre avec rien dedans, un deuxième coffre avec une petite somme et là un troisième coffre où là il y avait quand même la quantité pour le pour le pour la banque. C'était le leur système de sécurité.

Donc le banquier, ben le le le caissier de la banque, on lui disait "Ben tu vas déjà au 3è, tu faut pas le coup d'aller au premier de gagner du temps." Voilà. Voilà. Donc voilà. Et ça allait plus vite. Et puis en général les gens, je dis ils sont pas là pour pour faire de pour pour être pour pour geler ils sont là pour pour donner l'argent et puis c'est fini. Et que vous que vous en alliez le plus vite possible. Est-ce que vous avez perdu la notion de l'argent à un moment donné quand vous avez beaucoup d'argent ?

Complètement, complètement, ça je reconnais complètement parce que alors est-ce que pour bien finir le fil conducteur euh en dehors de ça, il y a on faisait pas que les banques, on faisait les postes aussi. Alors alors les postes étaient plus facile parce qu'il y ait beaucoup d'argent dans les postes. Les postes on on les faisait le soir à la tombée de la nuit surtout l'hiver à 6h 7h les gens sortaient par une porte dérobée. Vous savez alors on les attendait on rentrait avec eux ils ouvraient le coffre on prenait le source par ça c'était voilà. Qu'est-ce que vous allez faire avec tout cet argent ? Vous dites ça représente du volume. Vous vous le cachez où ? Vous le mettez où ?

Quand vous vous en avez beaucoup au bout d'un moment ? Alors alors moi en caval quand vous êtes en caval vous êtes toujours les merci des gens parce que vous confiez votre droite à gauche Brousard m'a pris une fois 40 c'est le grand commissaire qui a arrêté qui qui m'a pris 40 40 millions chez une personne. J'ai été condamné, j'ai oublié, voyez, c'est en parlant, j'étais, je crois, j'étais condamné à un an de de pour recette d'argent avec avec la personne qui et enfin voilà. Donc, mais vous êtes toujours la merci des gens, vous vous confiez votre argent et puis quand vous allez vous vous le chercher, il en manque toujours. Ça c'est ça c'est la cavale. Vous avez jamais travaillé légalement ?

Non. Non, jamais. Non. [grognement] Jamais eu de bulletin de salaire ? Jamais. À part que je je pendant 4 ans quand j'ai les premiers 4 ans de ma vie de 14 ans 18 ans, j'ai travaillé. Après, j'ai jamais pu travailler. Et donc quand on a été un voye. Non, on n pas de retraite effectivement. Avant de continuer l'émission, sachez qu'à partir du 7 octobre, les gens part en tourné partout en France. 18 dates dans les plus grandes salles, les zénites avec six invités qui ont marqué l'histoire de la chaîne pour un show exceptionnel en scène centrale. Puisque vous allez entendre, vous allez être les seuls à pouvoir le vivre puisqu'on pourra pas filmer à l'intérieur des salles.

Vous verrez, les dernières places sont dispo sur le site légende-t-our.fr. Allez les prendre rapidement. Est-ce que vous étiez fixé quand vous faisiez des braquages ? On va arriver à la cavale et et au moment où vous allez tuer la personne qui va essayer de votre sœur, est-ce que vous étiez fixé une somme d'argent à atteindre en vous disant à partir du moment où j'ai tant de d'argent, j'arrête les braquages et je vide ça. Je je les fais fructifier, j'en sais rien, mais j'arrête de de me mettre en danger et de mettre en danger les autres sur Ça c'est devenu plus tard, beaucoup plus tard.

Je m'en suis aperçu aussi avec les gens avec qui avec qui je je faisais des affaires me disait moi quand j'ai à l'époque c'était relativement simple, je parle avec les gens que j'ai fréquenté quand j'ai un milliard j'arrête. Mardancien franc. Moi je je me suis jamais posé cette condition mais je l'ai souvent entendu et ça faisait rire personne. Aujourd'hui ça fait rire tout le monde. Voilà parce que le monde l'a changé. Ça fait quoi un milliard en euros ? 1 milliard 1 milliard ça faisait à peu près 1 million 1 million et demi d'euros à peu près.

Oui oui et vous dit quand j'aurais ça c'est bon pour moi c'est moi je me suis jamais dit mais tous les gens avec qui je travaillais il y en a beaucoup qui qui qui parlent comme ça essa ça choquait personne parce que c'était l'époque de l'attaque des fourgons.

C'était l'époque de de il y avait beaucoup d'argent de des dépôts parce que je sais pas vous savez les dépôts les fameux dépôts voilà où l'argent était stocké vous vous avez monté un coup on va en parler avec François B qui était l'associé de Jack Merine qui est dans d'ailleurs dans la série Vincent Cassel on voit François Bess enfin celui qui chose son rôle [grognement] on va on va on va y arriver maintenant vous allez rencontrer Patricia qui va être très importante dans votre vie là on est en 1977 vous avez 30 ans. qui est Patricia et comment vous allez la rencontrer ?

Alors, je l'ai rencontré dans un bar, je l'explique dans le dans votre livre dans mon livre [grognement] et donc le livre, pardon, j'en profite Patrick, pardon, il s'appelle Fuite vers l'inconnu. Voilà, c'est une histoire vraie he tout est tout est vraiment c'est la suite de de de son histoire. C'est euh chronologique fuite vers l'inconnu. Si ça vous intéresse de de lire cette histoire qui vous embarquer, je vous mettrai le lien directement dans la description de la vidéo YouTube et dans la description de l'épisode si vous découvrez les gens, on met toujours les liens. Il y a plus qu'à cliquer pour commander les livres dans la description en podcast audio et et sur YouTube.

Pardon Patrick, je sais. Non non non, je Comment vous avez rencontré Patricia ? Alors, je rencontre Patricia accidentellement dans un bar. On discute, on se plaît et puis et puis on se met ensemble. On va vivre pour Delila. Moi, je prends un on prend un appartement de Paris. Voilà. Voilà. Paris. Et euh donc ça se passe très bien avec elle et euh donc je la rencontre, on a une une bonne relation, on s'aime et euh bon, on fait un peu comme tout le monde, c'est-à-dire on vit à Paris. Bon, elle sait que que que je vole évidemment, elle fait rien. Elle connaît votre métier breaker. Sait que vous êtes braqueur. Elle se mêle pas de mes affaires, hein.

C'était un peu c'était un peu à l'époque ça se passait comme ça. La femme, elle se mêlait pas des affaires de l'homme. Et puis euh donc euh je m je mène une vie normale. On sort, on va au restaurant, on va dans les boîtes. Bref, [grognement] et jusqu'à cette ce fameux problème avec votre sœur. problème avec ma sœur. Alors, elles étaient amies, étaient devenues amies les deux hein, se connaissaient très bien tout et c'est elle qui m'a mis un peu la puce à l'oreille.

J'ai senti c'està-dire que je quand je senti tout de suite que quand on parlait de ma sœur, elle détournait la conversation parce que elles avaient elles avaient elles avaient décidé toutes les deux de rien me dire parce qu'elles savait que que ça se passait mal si j'étais au courant de de quoi que ce soit. Et puis alors le fait qu'elle m'a mis la puce à l'oreille et bien finalement mais j'ai déboulé chez ma sœur qui habitait en banlieue parisienne sous bois. Cit quoi dans la vie votre sœur ? Alors ma sœur à l'époque elle venait de divorcer, elle était déjà pas très bien et euh je me rappelle plus exactement. C'est votre petite sœur ? Votre grande sœur ? C'est c'est c'était ma petite sœur.

Voilà c'était vous êtes cinq. OK. Et de là euh je parle un peu avec elle et je sens qu'il y a quelque chose qui va pas. Je puis à force à force et bien elle a fini parler et elle m'a dit il y a quelques temps j'étais elle m'a elle m'a raconté l'histoire. Donc c'est c'est quoi l'histoire ? Ce qu'il faut que qu'on comprenne. [raclement de gorge] Ah ben l'histoire, elle est simple, c'est que c'est que euh il l'a piégé, hein. C'est ce qui Mais alors ce qu'il faut savoir et la vérité, elle est comme ça, c'est que nous on avait des rumeurs sur cette personne. Elle était pas de de clichés bois. Elle arrivait de de Sat Trville, quelque chose comme ça.

Et donc, mais on avait eu on savait qu'il y avait des choses qui étaient pas claires. Comment il s'appelait ? Son nom de famille, je préfère l'éviter pas pour sa famille. son prénom. Alors comme ça quand on parle de lui, on sait qu'on parle de lui. Gérard. Gérard. Voilà. Je sa famille je je la respecte. Je je pense que je pense qu'elle mérite pas que que son son nom soit so soit étalé dans la presse. Je préfère le voilà. Et donc alors ça s'est passé comme ça. Euh comme tout plus ou moins tout le monde se connaissait. Un soir, il l'a invité chez lui et pas un soir, une journée pardon hein, il l'a invité chez lui. Elle a été comme ça en toute innocence parce qu'elle savait rien de lui.

Et là, ben il y a une tentative de et [raclement de gorge] que bien évidemment s'est débattu, il a menacé de mort et en lui disant si tu parles machin, si tu parles si tu parles si tu parles à qui que ce soit de ce qui va après je vais je vais te défoncer parce que enfin j'étais pas je peux pas vous dire les mots exacts parce que c'est ça fait tellement longtemps mais c'est à peu près dans dans ce contexte là.

Et euh donc là là elle me elle me fait la veu, elle me raconte ce alors là je suis je suis surpris et je m'énerve tout de suite he c'est évident je je pense que ça va tout de suite partir en live et elle me retient elle me retient bien fait et euh en son temps j'ai quand même j'ai j'ai quand même essayé alors il y avait il y avait quelqu'un j'avais une une jeune femme avec qui j'avais une relation qui avait parlé qu'avec que qu'elle qu'elle avait été forcée. Mais ce qu'il faut savoir c'est qu'on faisait on faisait pas trop nous et là on peut se culpabiliser. On faisait pas trop la nuance entre le le vi euh enfin le le le l'amour qu'on sentit le viol hein.

C'est-à-dire que euh les une femme une femme qui prenait une une bave dans le nez tout le monde s'en foutait. On nétait pas les seuls. La justice était pareil. La conception du n'était pas n'était pas définie par la loi. Elle a été définie par par la maître Almi beaucoup plus tard de ou 3 ans après. Donc t tous les villes étaient étaient basculés pas pris au sérieux en fait. C'est ça que vous disiez je crois pour coup et blessure oui c'est passé en fait c'était pas près au sérieux par la police. Ça tombait toujours en ni par la police ni par la justice. Par la justice pardon.

plutôt pour la ça va jamais au bout ça ça ça ou alors le le il y avait pas la la la qualification du n'était pas reconnu voilà à cette époque. Donc automatiquement ben ça ça jaillissait sur la société ça jaissait aussi sur nous. C'est du moment qu'on nous on on nous on nous on on ne parlait pas de viol de viol de viol ben nous a quelqu'un qui forçait un peu une femme on regardait ça. On naimait pas ça parce que parce qu'il y a pas tous les hommes ne sont ne sont pas comme ça. Moi j'ai jamais aimé euh forcer une femme ça c'est certain. Mais on on on rangait ça dans dans la banalité et c'est ça le le le problème.

Mais comme je je me réexplique, ça ça venait de de de de de comment dirais-je de de ce manque de formation de des parents et de et de la justice. Et donc j'ai j'ai été voir cette fille et j'ai appris que c'est qu'elle avait été qu'elle était vée par lui régulièrement par Gérard aussi le même par Gérard. C'était sa voisine et ça ça durait depuis ça ça durait depuis que depuis son jeune âge depuis 15 depuis l'âge de 15 16 ans.

Voilà, il l'éit régulièrement et quand il avait envie de de de d'avoir une relation avec elle, il allait la chercher à la sortie de de du train de banlieu au Rinc parce que à l'époque c'était les trains de banlieu et il l'a il l'a guetté parce qu'il savait à peu près les horaires parce que de de Rincis à Clichissubois où il vivait, il y avait à peu près 4 ou 5 km. Donc il connaissait qu'elle faisait en car. Donc qu'est-ce qu'il faisait ? Il attendait à la gare et il l'obligeait à monter dans la voiture. Si elle montait pas, il l'a frappé et il avait les rapports. Ça durait depuis des années. Voilà.

Ce qu'il faut savoir c'est que cette fille est venue est venue témoigner opposé pour pour vous. Voilà quand vous avez tué le le gérand 22 ans après, elle est venue de elle est venue témoigner. Elle a elle a elle a fait pleurer les jurés parce que parce que les évidemment à cette époque en en 2002 ou 2000 2003 quand je suis passé euh pardon en en 1999 plus exactement maintenant je me souviens de la de la date euh le le il y avait une responsabilité sur le qui n'existait pas au moment des faits. Donc vous allez euh comment vous allez réagir ? Donc vous allez réagir mal, vous allez vous énerver et vous allez préparer votre meurtre.

D'abord d'abord j'ai voulu j'ai la la la chose que j'ai faite, j'ai voulu voulu m'assurer moi-même que que c'était vraiment unur, un pointeur si vous préférez l'expression parce que c'est un peu près ça, c'est c dans notre jargon, c'est comme ça qu'on appelait. Et j'ai été interrogé plusieurs filles qui m'ont confirmé que que c'est forcé physiquement et forté il est frappé. Voilà. Et voà et donc ça ça m'a renforcé dans mon dans dans ça ça renforcé mes convictions si vous préférz. Et euh donc j'en ai parlé aussi avec les gens qui que je fréquentais et c'est croyez-moi c'était pas bien vu à cette époque là.

Bon et puis malheureusement le premier de l'an euh je me suis retrouvé euh en faisant la fête dans un dans un dans un restaurant euh on va on va dire on va appeler ça comme ça discothèque si vous préférez restaurant discothèque. Et là il y a ce mec-là qui est là. Alors là évidemment vous le reconnaissez. Ah bah oui, je je le reconnais puisque moi je le connaissais hein, j'étais pas de je le connaissais parce que c'était quelqu'un du quartier automatique. Vous aviez euh renforcé vos convictions comme vous dites et tout mais vous aviez prévu de le tuer ou vous pensiez juste lui faire du mal ou j'en sais rien le taper ou vous aviez envie de le tuer ?

Vous êtes dit alors vous étiez comment avant de le voir dans cette soirée Alors que non, c'est que je l'ai vu, je comment dirais-je le le la haine m'a m'a [raclement de gorge] m'a emporté. Et qu'est-ce que j'ai fait ? Que j'habitais quand même Paris. J'habitais alors qu'est-ce que j'ai fait ? Mais je suis parti dans la voiture avec Patricia et je suis parti j'étais Vous az emmené votre femme de l'époque et j'étais chercher mon fus. J'avais un fusil à pompe parce que à l'époque on avait le droit, c'est la seule arme qu'on avait le droit qui était c'est un fusil à pompe.

[grognement] Alors bon, c'était Alors, je suis revenu avec ce fusil à pompe et puis euh j'ai j'ai euh je je savais au fond de moi-même que ça allait mal se terminer. Je savais pas comment. Je peux pas vous expliquer parce qu'à ce momentlà on perd la notion de des des des choses. Voilà. Vous aviez bu. Pardon ? Vous aviez bu ? J'avais bu. J'avais bu, j'avais bu un peu. J'avais j'avais bu ce qui a aussi conditionné un petit peu mon mon comportement. Et quand je suis revenu, bon et puis il avait il avait un petit peu un regard narquois. C'est ce qui m'a ce qui m'a qui m'a décidé en voilà.

[grognement] Et donc ben je en allant chercher votre fusil, vous savez que vous allez le tuer là ou cé juste pour lui faire peur ? Même pas. Pas vraiment. Je savais pas. On peut pas savoir. On peut on peut on peut pas savoir parce que on on on s'en aperçu qu'au dernier moment ce qu'on va faire on peut pas se on peut pas se dire de tiens je vais tuer cette personne. À moins qu' évidemment d'avoir d'avoir prémilité son son geste. Mais là c'est pas c'est pas c'est pas c'était pas une préméditation si vous préférez. Pourquoi ? Parce que parce que je suis là je fais la fête, je suis pas je C'est tout. Je Non mais là vous auriez pu aller vous battre avec lui ne serait-ce que déjà pour commencer.

Oui mais mais vous avez cherché votre fusil, vous êtes décidé quoi. D'accord. Mais mais déjà si j'avais si j'avais fait ça c'était c'est c'était c'était pas quelque chose de catégorique. Je je pense pas qu'on je pense pas que une histoire aussi grave on peut la régler un coup de point. C'est pas possible. Voilà. Et donc donc je suis revenu et puis euh et je l'ai fait sortir. Il est sorti assez facilement du Et puis Mais vous aviez le fusil dans la main quand vous allez chercher ? Non non, j'avais Oui oui, j'avais le fusil vous y retournez. Ouais. Voilà voilà. Vous êtes arrivé dans une soirée avec un fusil. Voilà. Mais là tout le monde se dit qu'est-ce qu'il fait ? Voilà voilà.

Et ben non parce que je l'ai fait sortir. Il a pas bu le fusil dans dans l'immédiat. dans le fusil a pas bu dans l'immédiat et puis je l' fait sortir je dis sors sors et comme il avait bu aussi il est sorti et bon quand c'est sorti ben je j'ai tiré dessus tout de suite tout de suite quatre ou cin fois alors après ben c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est c'est après qu'on se rende compte de ce qu'on a fait parce qu'après les jours sont durs mais qu'est-ce qui se passe pardon juste pour comprendre vous lui tirez dessus vous lui dites pas vous lui parlez pas juste en lui disant c'est pour ma sœur ou j'en sais rien. C'est non.

Vous luur en mettez cinq parce que vous voulez pas lui laisser une seule chance là. Vous êtes décidé à ce moment-là. Je je pense pas. C'est la rage qui c'est la rage. La rage. Exactement. C'est la rage. La rage. La rage qui m'étouffait depuis quelques mois. C'est c'est c cette rage que j'avais en moi de me disait mais ce type là plus tout ce qu'on m'a raconté au fabul. Vous vous allez tuer ce monsieur sur le trottoir ? Il décède tout de suite ou vous partez sans savoir qu'il est mort ? Oh ben je je le vois tout de suite. Oui ouais je le vois tout de suite qu'il est mort. Tout de suite c'est Je le vois tout de suite. Ou ouis. Là les gens du bar qu'est-ce qu'ils font ? Qu'est-ce qui se passe ?

Personne personne. Moi je monte dans la voiture puis je fais même pas attention. Genre je je regarde même il y a que ma compagne qui m'intéresse parce qu'elle est là qui qui est stupéfaite aussi. Ouais. Voilà. et on parte voilà et on on va on va on va chez nous mais on sait qu'on va pas pouvoir y rester et longtemps. Je veux dire c'est c'est une question de peut-être de minutes de de de parce que tout le monde me connaissait évidemment il y a le numéro de la voiture et alors là qu'est-ce que qu'est-ce qui se passe ? On ramasse trois quatre fringues, on les met dans un sac.

Et alors, on avait un chien, on avait un chien que qu'on laisse dans l'appartement, qu'on laisse dans l'appartement et nous on part et là on va se on va je vais chez des amis à Montreuil. B là là, je vais rejoindre mon réseau. Alors évidemment le réseau de voyou oui que vous connaissez. Et alors là, il y a pas de souci tout de suite. Berger, ils prennent les choses normal dans dans ce qu'ils peuvent faire, hein. C'est-à-dire que ils vont s'enseigner, ils vont voir un peu ce qui s'est passé, il voilà. Bon, ils reviennent, ils ont pas grand pas beaucoup d'éléments, mais moi je sais que j'ai un toit et je peux y rester quelques temps.

Et là, pendant quelques jours, je suis vraiment on est ébé tous les deux, Patricia et moiême, on est on pense je pense à la peine de mort. automatiquement. J'y pense, j'y pense beaucoup. Mais vous savez que si vous êtes arrêté, vous êtes guillotiné. Je risque risquez la guillotine. Voilà. Voilà. Je risquis d'être d'être guillotiné mais je j'essaie de me fait peur la guillotine quand même. J'essaie de j'essaie de me convaincre de que non parce que toujours c'est toujours comme ça. On essaie on essaie de se convaincre.

Mais non, ben au fond de toi-même dit mais non, tu seras pas guillotiné parce que on guillotine que les que les cas vraiment particulier parce qu'on guillotine pas tous les tous les gens qui ont tué quelqu'un en général. C'est vrai, c'est a pas il y a pas eu des pardon des exécutions en masse, c'est 3 qu par Oui, il y en avait peu. Voilà. Mais moi je pense, je me dis je me dis tu vas que si si tu te fais arrêter, tu vas être tu vas regarder les chaque fois que tu vas recevoir des documents de la justice, ça va être risque la peine de mort parce que là ils vous le mettent et vous et quand quand vous vous êtes dans une cellule et puis vous recevez des documents euh risque la c'est chaud.

Et je me suis dit là ben là faut pas que je me fasse attraper. Et j'avais ce bon réseau, hein, de de d'amis fidèles de de ça a duré des années d'ailleurs pour pas dire des pas pour pour pas dire des décennies. Et euh donc qu'est-ce que je fais ? Donc je sais que je peux pas rester sur Paris. Bon maintenant, vous vivez avec quoi là ? Pardon ? Vous vivez avec de l'argent J'ai j'ai quelques j'ai j'ai environ quatre ou cin briques de cachet chez moi, c'estàdire à peu près 5 7 8000 € c'est tout. Je suis pas riche. Pas grandchose pour une cavale indéterminée. Voilà. Voilà. Mais mais j'ai mais j'ai des armes. Bon et puis mes potes ont des armes je suis pas seul.

Alors déjà au fond j'ai au fond j'ai vu ma liberté dans le dans le regard des autres de mes amis. C'est-à-dire si s'il m'avait dit "Bah écoute, tu es mort, c'est fini, il faut que tu tu te sauves tout seul. C'est là là là je je me serais senti perdu. Mais quand on vous dit ben demain c'est pas grave, demain on va aller chercher des sous. Alors là vous vous sentez fort. C'est dans le regard des autres que vous voyez, vous prenez vous puisez votre force. Moi je vois comme ça, je l'ai toujours vu comme ça. Donc vous allez repartir en braquage. Voilà parce que maintenant vous devenez fugitif. Je suis fugitif. Vous êtes fugitif.

Patricia aussi Patricia par la force des choses par le meurtre mais à travers elle ils savent que ils peuvent mettre la la main. Est-ce qu'il y a un moment donné où vous regrettez votre geste ? Vous dites "Merde, j'aurais pas dû le tuer mais j'aurais dû le blesser ? Je j'en sais rien. Je dis n'importe quoi ou est-ce que vous avez regretté de que ça se soit passé comme ça et que vous soyez obligé de partir en en caval ? Est-ce qu'à un moment donné ça va arriver ça ou pas du tout ? Alors sur le moment, c'est évident que que qu'on que qu'on reconnaît qu'on a fait une connerie. Pourquoi déjà ? Parce que je suis en caval. Après euh euh après ça ça se transforme en autodéfense.

C'est-à-dire je me préoccupe pas de lui, je me préoccupe de moi. Donc au départ, je me dis mais tu as fait une connerie, tu as fait une connerie. Puis après, ben la connerie, il faut la surmonter. Et absolument, il faut la surmonter. Il faut il faut être fort et comme je vous disais euh euh de de le le mais mais il y a pas de mes amis qui m'a dit "Tu as fait une connerie ?" Ça dit "Bah des sous, on l'a recherché. Voilà. Donc on sent fort. Voilà. C'est et euh et quand et quand on regret euh c'est c'est c'est quelque chose de très ambigu chez moi parce que je me suis aperçu après au fil de la de de la des années détention et au fil de des des faits d'hiver qu'en général ça toujours.

il finissent par tuer et et peut-être que j'essaie de m'en convaincre de ça. Peut-être que j'essaie de me convaincre. Voilà. Mais les gens jugeront. Moi personnellement, je me dis il aurait fini en prison de toute façon toute sa vie parce que c'est quelqu'un qui qui vi en répétition. Moi je je l'ai su. Alors, il faut savoir, c'est que mon frère avait été avait été interrogé par la criminelle et lui on dit "Ton frère, c'est un braqueur, il s'est mis en caval, il va aller braquer." Ce mec là, il a on a au moins 40 ou 50 coups de téléphone. Je ça c'est les mots de mon frère qui m'a répété plus tard, 40 ou 50 coups de téléphone de femmes qui veut pas se nommer mais qui dit qu' ont été violés.

Donc ton il aura il sera pas il aura pas une peine importante. Ah oui, par rapport au monsieur que vous avez tué qui aé euh voilà beaucoup de femmes. Voilà parce que et qui a tenté sur votre sœur parce qu'on en revient encore à ça c'est que les les ces femmes étaient vé lui s'il fait 40 50 c'est vous savez que elle elle porte elle elle a elle appelait la police mais il y avait pas de suite alors elle se nommait pas et puis elle voulait pas que leur famille le sache.

C'est il jouait il jouait avec cet adon Amérique latine dans un instant avec toute votre histoire incroyable mais là vous décidez d'abord de braquer un fourgon à Cann voilà alors et qui va faire les il y aura plein d'articles dans les journaux alors comme je vous l' expliqué euh relativement facile de louer je loue justement une maison de la maison de campagne d'une comtesse qui qui habitait dans la Loire elle partait l'été elle allait dans son château de sur la Loire hein. Et elle me loue sa propriété, une belle propriété à à Vance à côté de Saint-Paul de Vance avance. Et là, je m'installe. Alors, j'y vais toujours bien sapé, je présente bien, ça se passe bien avec elle.

Elle me demande d'ailleurs si j'aimais la lecture. Moi comme j'avais lu en prison, je donne deux trois noms d'auteur, ça se passe bien. Et donc, je m'installe là et puis j'ai je je il y a toujours une connaissance. Moi, j'avais toujours mes amis qui venaient me voir ce soit de Paris euh euh bref, il y avait toujours cette équipe. Et puis un jour, je rencontre un type pour faire pour faire un petit peu bref, si c'est cas de le dire euh qui me dit "Ben, je connais quelqu'un qui travaille au au PB Chacan." Ah, Penb Chacan. Oui, il me dit c'est lui qui transporte l'argent du coffre euh comment dire dans la à la à à aux é roulettes s'il vous plaît.

Le Palm Beach c'est un c'est un casino aussi hein. Voilà. Voilà. Et euh bon moi je me je voyais un peu vous savez comme dans le film la Mélodie en sous-sol, je me dis tiens je le le film fameux film avec Gabin et Alain Delond Mélodie en sous-sol. D'accord. Et je me voyais je me voyais un petit peu comme ça. Bon, je discute un peu avec le type et puis il me dit euh voyez donc je travaille et il me dit mais la journée je travaille aussi dans une banque et il me dit je compte de l'argent toute la journée.

Alors, j'ai pensé que j'avais à faire un mytho, je disais je suis tombé sur un et à la finale ça s'avérit je je le mets dans la voiture et on va on va voir et je vois une caméra sur un bâtiment assez discret. Il me dit "Tu vois là il y a il y a un garage et ben le fourgon blindé il rentre là." C'était la Cooks Ban une banque anglaise qui travaillait là avec beaucoup de devises étrangères. Et donc vous allez pas dessiner vous allez décider de ne pas attaquer le casino mais cet endroit on a oui voilà effectivement parce que déjà non parce qu'il y avait du cash là c'est un casino. C'est un casino. Il y a quand même une protection là.

Bon il y avait quand même trois trois convoyeurs de fond et qu'il fallait braquer. Voilà donc que on alors là on a fait un autre jargon. On a mis un sous-marin c'est-à-dire une voiture et on a on a on a épé un peu le le leur mouvement. On savait qu'ils arrivaient tous les matins, l'argent ne dormait pas la nuit, ça partait dans un dans un dans une une banque fortifiée et ça revenait la journée.

Enfin bref, et donc on opère comme ça, on se dit tiens alors ce que on décide de de de bloquer la route parce que il y a il y avait une r une rue à avec beaucoup de circulation et euh on s'est dit il y avait un commissariat qui était pas loin, on s'est dit si on bloque la rue avec une voiture euh ça va ça va bloquer la circulation et nous on peut se barrer par une petite rue. C'est ce qu'on a fait. On a bloqué la rue, on a on a on a avec une voiture et on a braqué les les les convoyeurs. Voilà. Et là, on a pris quand même beaucoup d'argent. 3 millions de francs 3 millions d'euros l'équivalent près. Voilà. Voilà. Un milliard à l'époque. J'étais quand même assez surpris à Cann hein.

Ils étaient armés les convoyeurs de fond à l'époque ? Oui. Oui. Ils étaient armés. Oui. Peur qu' réplique, ils étaient armés mais ils avaient pas le ils ont pas eu le temps de sortir leur arme. Voilà. Vous étiez combien à ce moment-là ? Trois. cont nous on était trois cétaitétait on était quatre en tout mais je veux dire il un chauffeur et trois trois exécutants. Voilà. Vous arrivez à prendre l'argent sans violence là ? Sans violence. Euh il y a eu un coup de feu tiré accidentellement mais pas pas sur les convoyeurs hein. Ça a été tiré sur le plafond c'est tout. Et donc on s'empare d'argent.

Alors, on avait disposé sur la route, on avait disposé un un camping-car parce qu'on savait qu'il risquait d'avoir des barrages dans son temps de canne. On a on a largué la voiture volée, on a pris les sacs, on les a mis dans le camping-car et on est parti à travers la campagne en camping-car. Un camping-car en short. On s échangé en short. Voilà. Et puis vous allez vous faire arrêter par un checkpoint de la police ou même pas ? Non, on on en a pas croisé. On n pas croisé de flic.

Là, j'avais loué une belle maison à à Mougin et donc on a sorti l'argent et puis évidemment mais c'était on a partagé l'argent en non pas partagé, on l'a gardé et et de là et de là on s'est aperçu qu'il y avait beaucoup de devises étrangères. Alors, il y avait il y avait de tout, des hienes, des pésetas à l'époque, des des des crusados, enfin il y avait il y avait beaucoup de monnaie. Donc que on et on il y a un de un de de de l'équipe avait avait un ami italien et on savait qu'il fallait si on voulait on voulait changer l'argent. C'est ce que c'est ce qu'on a fait. Vous allez avec un ami italien qui va vous passer donc vous allez passer l'argent étranger pour le convertir en franc.

Alors à ce moment-là, me j'ai pensé tout de suite, je me suis dit là le de 3 jours après, ils ont faire une grosse récompense les Jnau pour votre tête. Voilà. Non, pas pour pas pour ma tête, pour le pour avoir les les auteurs du braquage. Donc, je me suis dit autant autant il faut partir. C'est c'est l'heure de c'est l'heure de partir, ça va mal finir. Et vous avez votre petite fille là ? J'ai ma petite fille. Quand vous partez pour faire un braquage, elle est Ah ben elle est reste avec Patricia. Non, bien sûr, bien sûr. Mais vous la prenez dans les bras peut-être en vous disant que vous la verrez plus. Vous vous pensez à ça que c'est une possibilité ?

Non, parce que je je on pense toujours ça va bien se passer. C'est votre boulot quoi. Vous partez au travail. Puis c'est puis c'est toujours bien préparé. C'est pas comme des trucs à l'emporte-pièce, c'est quelque chose de bien préparé. Donc euh bien évidemment, je vais la regarder avant de partir, ça c'est certain. Je vais je vais mais ça j'ai pas de j'ai pas j'ai pas vraiment d'appréhension. Vous avez pas peur de lui dire adieu quoi à chaque fois ? Non non non, absolument pas. Non non. Euh pourquoi vous vous allez voir que il y a des journaux qui commencent à parler de ce braquage ?

Il y a des articles, je vous les mets à l'image depuis tout à l'heure, je vous mets des des photos fur à mesure. Vous avez décidé de partir où alors à ce moment-là ? Parce qu'il faut partir. Vous dites "C'est trop risqué". Alors moi je veux pas je je pense à l'Espagne parce que j'ai j'ai je à l'époque l'Espagne c'est pas des Frances, c'est des pétas. Oui. Ouais. Mais il y en a hein. Vous aviez dans le fron là, il y avait des des pétas. Il y a beaucoup de on a beaucoup de bétas mais je me dis je pense à l'Espagne mais et justement les Italiens me proposent me dit mais nous on va en Italie maintenant évidemment mais après on on a des affaires en Espagne on va aller en Espagne.

Alors, j'ai dit ben je profiter du voyage. Et donc, j'étais en Italie avec leur bateau et on a traversé à la Méditerranée jusqu'en c'était quand même beaucoup plus facile parce qu'à l'époque il y avait les frontières hein, c'est pas comme maintenant donc il y avait des contrôles et là donc j'ai traversé le le on a traversé la Méditerranée sur le sur son y avec ses maîtresses, sa maîtresse et ils avaient tous des maîtresses de toute façon italien et euh et vous allez partir de l'Italie jusqu'à l'Espagne directement. Vous allez croisé donc vous allez partir au large. Voilà. Et euh donc avec des armes et tout, vous partez ? Ah non non non, il y a pas d'armes, il y a rien du tout.

Non non, on est on est tranquille. Non non, moi j'ai toujours été amené sur les braquages mais je me suis jamais promené avec une arme. Jamais non, je je me dis moi je me suis c'était pas mon truc. Moi je ce que vous disiez au début de l'émission, j'avais quand même mes armes. Oui oui mais je veux dire je me suis jamais promené avec des armes en Amérique du Sud. Oui hein là. Oui, mais pas en en France, je me suis me suis toujours senti beaucoup plus c'est beaucoup plus facile de de de d'esquiver la police comme ça que qu'avec une arme. Voilà. Puis j'avais pas envie de tirer sur la police. En plus, ça m'intéressait pas. Voilà.

Donc, j'ai débarqué jusqu'en Espagne et là, je me suis installé en Espagne. Où ça ? Alors, je me suis installé à côté de à Cass de FS à côté de Barcelone, eux aussi. Voilà. Euh, on s'est installé là et puis euh on a été victime d'un Alors, eux, ils mont ils ont monté une grosse affaire. J'ai j'ai mis de l'argent dans leur affaire, une affaire qui était plutôt c'était plutôt type escroquerie euh sur les sociétés, trucs comme ça. Bon, moi je connaissais rien. C'est pas moi qui m'en occupé, c'était eux. Moi, j'ai mis un peu d'argent. Ils en ils en ont mis beaucoup aussi. Et de là euh de voilà de le de là de là je me j'ai je pensais mais mais c'est toujours du provisoire.

Vous faites pas de braquage là-bas en Espagne ? Euh non au départ non au départ non non non pas que vous vous dites j'arrête la soir parce que non puis en plus je connais pas le pays je sais pas comment ça se passe. Je sais pas où il y a de l'argent en fait votre vie vous la faites au fur et à mesure. Vous avez jamais 3 ans d'avance dans votre tête. Vous vous dites on verra bien. Exactement. C'est tout tout euh le le destin vient du de avec les connaissances. Vous ne prévoyez pas le lendemain, c'est fou. Absolument pas. Absolument pas. Jamais. C'est incroyable.

On peut pas le prévoir parce que déjà j'avais pas de papier solide pour à l'époque pour pour me dire ben tiens, je vais partir définitivement parce que donc on peut on et puis deuxièmement, on sait pas où on va exactement et tout vient de des rencontres que vous faites parce qu'en plus de ça, comme on fait toujours des rencontres dans un monde qui est plus ou moins euh marginal, automatiquement vous avancez, chacun a quelque chose à vous proposer. ou c'est pas c'est pas qu'il va vous le proposer, c'est que il il va dire ce qu'il fait et ce qu'il est et ça peut vous tenter de rejoindre ou pas ? Et voilà, vous dites pas qu'est-ce que je fais là ? [ __ ] j'aurais dû me trouver un métier normal.

Et bah non, je pense même pas. Moi, j'aimais bien ce monde là. C'est j'étais comme un poisson dans l'eau dans ce monde là. Je faisais même pas je me je pensais j'avais pas de garde de fou si vous préférez. J'en avais pas. Et vous parlez d'Amérique du Sud, c'est là où ça commence. Alors oui, mais j'en entends parler. J'ai pas j'ai pas il y a pas quelque chose de fondé. J' entends parler puis je me dis tiens, c'est peut-être une porte de sortie parce qu'ils me le disent. On a des amis nous, on a des amis en en [gémissement] Amérique du Sud. Tiens, ça m'ouvre, ça m'ouvre des portes si vous préférez ça. Ça m'ouvre des portes, ça m'ouvre des comme comme des petites étoiles qui brillent.

Tiens, ben il y a peut-être là, il y a peut-être une sortie. Voilà. Et donc euh puis un jour je rencontre un jour je vais dans un hôtel. Alors ce que je faisais aussi c'était pour à cette époque que j'avais plus de planque parce que j'avais les maintenant j'avais les flics français et les flic espagnols euh au cul au cul, c'est le cas de le dire. Et je me je me suis dit euh alors que ce que j'ai plus de planque, j'allais je fais je faisais les hôtels de luxe. Ça me rassurait. Vous dormez vous payez ? Je d Voilà bien sûr. Là, je dormais à l'époque, il y avait pas de passeport pour prendre vous rentrez mais les fa j'avais des des faux papier. Voilà.

Donc je donnais papier et ça me rassurait le l'ambiance bien l'ambiance feutrée vous savez d'un hôtel de luxe. Et un jour je au bar peut-être 15 jours après que que eu cette séparation avec Patricia et ma fille et je tombe sur je vois je vois un couple enfin non pas un couple une qu q quatre ou cinq personnes dont une femme. Bon, je je regarde comme ça parce qu'il il y avait très peu il y avait beaucoup de couples. Il y avait pas vraiment de ce genre de d'ambiance quatre ou cinq personnes avec une femme. Ça ça attire ma curiosité. J'entends qu'il parle espagnol, je comprends pas.

Donc [grognement] et puis un autre soir, je retourne au bar et je et je elle est toute seule au bar cette fille et puis elle est paral. Je dis bah tiens, je vais l'approcher. Puis c'est venu comme ça. On a on a sympathisé peu le je parlais espagnol parce que qui est cette femme ? Mais alors euh elle s'appelle Sonia. Sonia. Alors Sonia, elle parle français ? Non, pas du tout, pas du tout, pas du tout. Euh voilà. Et là, j'ai j'apprends me parle de la Bolivie. Alors, la Bolivie pour moi c'était euh c'était la lune, hein. Je voyais absolument pas ce que c'est possété même. Non, non.

Puis euh bon, je situais un peu l'Amérique du Sud parce que j' regardé un petit peu la géographie mais sans plus quoi. Et mais et en plus de ça, mon espagnol était pauvre. hein, j'étais pas vraiment un espagnol très élaboré à l'époque. Je parlais pas euh euh bon et puis euh bon puis le soir on a coché ensemble. Voilà, ça s'est passé comme ça. Et là, elle m'a [grognement] laissé son son nom, son adresse en partant et donc j'ai pris ça. Bon, je me suis dit je reverrai pas. Voilà. Et puis euh avec toujours avec ces contacts italiens.

Alors, on avait euh donc là c'était plutôt j'avais aussi des un associé Corse dans dans mon équipe et il est venu me voir de et il me dit "Ben, j'ai un ami à Rio de Janero Brésil. Au Brésil, c'est le même continent que la Bolivie déjà vous dites on sera voilà tiens mais mais je pense pas du je pense pas du tout que que je que je vais aller en Bolivie. Absolument pas. Je donc euh il me dit "Ben si tu veux, il t'accueille effectivement. Donc je pars, je je passe par le Can le le le Maroc pardon, je passe par le Maroc. Le Maroc euh direction euh direction Rio de Généo. Vous avez gardé le numéro de Sonia ?

Alors j'ai le numéro mais moi moi sur Sonia et qui vous Oui, mais sur le moment je l'appelle pas. J'essaie déjà de m'installer de comprendre déjà un peu dans alors je parle. Vous l'appelez pas en vous disant tiens, je vais bientôt partir en m vous. Prenez pas le téléphone pour la p tout de suite avant. Vous savez les téléphones à l'époque ça pourrait pas les rues hein. [rires] Non mais il est fixe. Téléphone fixe. Non. Oui oui. Non non non non non. Vous dites vraiment le jour quoi. Non mais moi moi parce que moi je cherche déjà une sécurité la ma sécurité de où d'où je vais aller.

Mais quand quand vous dites pardon vous êtes avec Sonia quelques jours avant vous êtes à l'hôtel en Espagne, c'est une relation avec elle. Vous dites et vous dites ce qu'elle fait dans la vie. On va on va y venir hein. Mais est-ce que est-ce que est-ce que vous l'avez dit déjà dans quel domaine est bossé Sonia ? Absolument pas. Je savais absolument rien d'elle. Absolument rien d'elle. Rien. C'était juste une fille avec qui vous des relations soir. Voilà. Je je n'avais même pas d'idée que la Bolivie portait de la de la de la même pas. Je c'était un monde qui était qui nous échappait complètement qu'on ignorait complètement. Elle était très jolie Sonia. Génial normale.

Elle était mignonne très mignonne. Voilà. Euh vous allez y passer combien de temps en Bolivie au final ? On va dire un an et demi, 2 ans à peu près. À quel moment vous allez rappeler Sonia, la fille que vous avez rencontré en Espagne ? Alors alors donc une fois qu'and je me suis installé, évidemment je pense à Sonia puisque j'ai son téléphone et je sais qu'elle vit dans dans cette ville où on a tiri et donc je l'appelle et on se voit rapidement. On se voit sur la la place centrale de de Santa Claus de la CA. Elle vient seule. Elle vient seule, elle vient elle elle vient elle vient avec un chauffeur dans les dans des gros 44 mais pas noir hein.

C'est qu' la télévision ça marron beaucoup de 44 marrons là. Et donc bon contente de se revoir et tout. Bon on a on a une conversation de de bon là elle m'explique pas ce qu'elle fait. Elle m'explique qu'elle est mariée, qu'elle a trois quatre enfants, je me rappelle plus bien, trois enfants je crois si je me souviens bien à l'époque [grognement] et euh voilà que son mari ça va pas trop pas trop bien avec son mari que qui est toujours pas un peu comme font tous les sud-américains à l'époque cavaleur. Il en plus ça il faisait les rallyis, il était cavaleur en même temps.

avec les phases euh et euh bon et puis on moi donc elle-même à m'installer alors elle habitait un coin résidentiel si vous préférez donc elle avait beaucoup d'argent on le voit pas l'argent là-bas parce que les gens ne viennent pas avec des brillants avec des je ne sais pas moi qu'est-ce qu' fait Sonia dans la vie parce que là vous allez la prendre après c'est ça je vais je vais je vais c'est important c'est important dans l'histoire quand même c'est quand même Je je je le découvre après.

Elle elle est elle fait partie de de d'un groupe de narcotfricains euh qui esporte à l'époque parce qu'il faut à l'époque il faut bien comprendre c'est qu'à l'époque il y avait c'est c'est le le le le marché dominant de la cocaïne partait de Bolivie partait pas de Colombie mais ce qu'il faut savoir c'est que c'est que la Bolivie est assez loin de des États-Unis. Alors donc euh comme elle elle avait l'habitude de avant de de de d'acheter et de vendre de en import de de de la marchandise à Miami, évidemment on connaissait les routes parce que ça se fait pas directement, ça se fait par une sorte de baronne de la drogue complètement.

C'était elle parce que elle faisait partie de cette de cette organisation chacun avec son son propre domaine et ses propres routes, ce qu'il faut savoir voilà mais ils en réfraent tous. route de drogue, route de la drogue.

Et donc par exemple Pablo Escobar exportait vers Miami aussi enfin vers beaucoup d'autres villes mais par exemple il y avait des routes tracées où il partait de de Colombie pour la partie cartel de Cali et cetera et Bolivie ils avaient aussi leur route ils se partageaient en fait le gâteau du alors ce qu'il faut savoir c'est que la Colombie à l'époqueit pas encore en terme de n'existait pas mais ce qui et que que la Bolivie avait un problème évidemment C'était c'était le un réseau plutôt de de comment dirais-je de de voyage pour partir c'estàdire pour partir aux États-Unis mais on passe par par par la par la mer hein et la Colombie a évidemment de la mer.

La Bolivie non c'est un pays qui vit hein qui qui est au milieu de de la de l'Amérique du Sud et qui n'est qui qui n'a pas d'accès à la mer. Donc il est obligé d'avoir des relais. Alors ça se passait comme ça. Alors il y avait il y avait des relais qui se faisaient soit par la Colombie pour certains des trafiquants parce qu'il y a il y avait c'était tout un groupe. Ça se fait pas c'est pas une personne centrale qui qui dit dirige tout. Non c'est c'est c'est qu'à tous un groupe. C'est un cartel.

Voilà, c'est c'est qu c'est quatre ou cin groupes et et elle avait cette route, elle a été elle a été recrutée par le ministre de l'intérieur parce qu'elle avait cette route comme je l'expliqué, c'est qu'avant elle livrait de de où elle achetait plutôt de de de le de l'électronique à Miami. Et donc elle se savait ces routes, hein. Et ces routes passaient par le Venezuela. Euh quand vous parlez de route, vous parlez de route aérienne. Exactement. Et et il y a aussi une chose, c'est que le la première cocaïne qui vient de Bolivie euh les la la feuille de coca qui est élevé dans en en altiplano, c'est-à-dire en altitude, elle était bonne, très bonne.

Et c'est pour ça que après les premiers les premiers les premiers colombiens percurseurs dans leur pays ont sont venus venaient acheter le la la feuille de Coca en Bolivie. Alors donc Sonia est recruté par le ministre de l'intérieur qui vient de faire un coup d'état. Le coup d'état a été organisé par les militaires et par ce groupe de narcotraafiquants qui a financé le coup de le coup d'état. Voilà. Donc c'est quelqu'un qui est très puissant dans le pays. Ils sont très puissants mais ils sont dangereux ou pas ? Est-ce que c'est comme le cartel de Cali ? Est-ce que c'est du Pablo Escoba ? Ça marche pas avec des flingues non plus. Non non non pas du tout ça. C'est pas du tout ça.

Pas du tout ça. Pourquoi ? Parce que ils ont l'armée avec eux. Ils ont ils ils sont protégés, ils se protègent entre eux. Il y a l'armée, la police et les narcotrafiquants. Donc que vous vous voulez vous voulez vous combattre contre qui ? Pardon ? Donc il y a pas de il y a pas de de comment dirais-je d'ennemis si vous préférez. Donc le le pays est relativement calme. Il y a pas de de règlement de compte à part interne quand il peut-être des vols mais enfin ça on en entend pas parler. Et donc voilà, donc elle est elle est elle a elle a ce cheminement et elle prend de l'argent avec ce ce fameux trajet qu'elle fait jusqu'à Miami, hein.

Donc c'est pas elle qui le fait évidemment, elle elle emploie des gens. Voilà. Mais moi, elle m'a jamais euh je savais qu'elle faisait ça, que je l'ai su par Marino Diodato, mais je n'ai elle m'a jamais fait des confidences à ce sujet. Vous vous la revoyez un peu intimement ? Est-ce que parce que elle est en couple, elle est mariée, elle a des enfants ? Je loue une maison, hein. Donc je la reçois hein comme j'ai reçu d'autres maîtresses dans ma maison et on a une on a une histoire ensemble. Voilà et ça se fait et euh euh elle elle aime bien être en compagnie. Moi je lui ai pas trop posé de questions. J'en ai posé quelques-unes, pas trop parce que c'était pas mon monde.

Moi, de toute façon, les Boliviens ne ne tolérait pas les étrangers. Quand on tape euh Sonia euh s'appelait je je le je le prononce en français hein, sang ginèse deatala. En gros, c'est comme ça qu'on dit s rinz. Oui mais mais voilà mais ça se prononce pas. On on on dit toujours le deuxè le premier nom pas le deuxè. On dit juste là. Moi moi je m'appelle Patrick Mus et Morenau mais on m'appelle Musé. Euh j'ai j'ai tapé sur internet, je vous dis quand même ce qui sort de de de votre compagne qui avait une vie en fait c'était une double vie. Vous étiez le la mant en fait pendant des années. Elle avait son mari et ses enfants. Voilà. Voilà.

C'était l'une des figures les plus sinistres ce qui a marqué de d'une du narcoétape bolivien des années 80. opératrice clé entre le régime militaire et le trafic de drogue depuis son manoir à Santa Cru ministre de l'intérieur et Louise Garcia Mesa qui était dictateur à l'époque euh et donc d'autres personnes. Le financement du coup d'état de 1980 protéger les cargaisons de blanchissait de l'argent et négociait directement avec les paramilitaires et les mafias et en fait elle avait un rôle très central. Elle avait le bras long dans le pays. Est-ce qu'elle vous a servi à quelque chose ?

Est-ce que vous l'avez vous l'avez demandé de vous aider pour des papiers, pour quelque chose comme elle avait accès à tout le monde pour faire les jeux. Ça veut dire quoi faire les jeux ? Faire les jeux c'était installer des machines, installer des bingos. Alors donc c'est les salles de bingo à l'espagnol, c'est-à-dire que il y a des gens qui au l'uto si vous préférez, c'est c'est l'alles de l'uto française mais en Amérique du Sud. Voilà. Et donc là, il faut les autorités les autorisations municipales. Et donc euh euh là, elle m'a aidé, elle m'a aidé. J'étais dans une ville qui s'appelait Trinidad euh que je j'ai eu grâce à à ces comment dirais-je à ses à ses contacts.

Vous gagnez beaucoup d'argent à ce moment-là avec les jeux ou pas ? On faisait de l'argent. Oui, c'est on aurait pas pu s'enrichir mais on vivait bien quand même. Vous avez des amis ? Vous faites des amis là-bas ? Pas vraiment. Je n'ai pas me fait d'amis bolivien. Euh j'ai pas eu de j'ai pas eu de d'occasion des relations évidemment des relations parce que c'est ça les gens sont un peu sont peut-être un peu plus superficiels que que chez nous. Vous vous sentez pas seul quand vous êtes 3 ans en Bolivie dans une baraque à mon vous dites pas qu'est-ce que je fous là ? Non parce que je je je voulais il y a un moment donné j'ai fait venir mes amis.

Il y a un ou deux amis qui se sont retrouvés en caval en France je les ai fait venir j'avais un sicilien d'ailleurs, un ami sicilien qui est venu me rejoindre en Bolivie. Vous parlez quelle langue à la maison quand vous étiez qu'un italien sicilien ? Vous parlez italien ? Non, absolument pas. Non, j'avais connu en prison. C'était c'est un sicilien mais c'est comme ça. Et vous parlez français ? Ah, il parlait complètement français. Voilà. Voilà. [grognement] Ça va s'arrêter pour vous à ce moment-là. Vous allez après rencontrer François Bess qui était le l'ami de de Jacques Merine. Vous allez partir au Venezuela, on va y revenir. Mais ça va s'arrêter pour vous la Bolivie précipitamment.

Pourquoi ? Ben ça s'arrête là. Ça se d'abord d'abord. Sonia a des problèmes, elle part aux États-Unis se livrer à la police et puis euh on a eu des des on a commencer à avoir pas mal d'histoires avec Marino Diod italien l'italien on a eu il y a eu pas mal d'histoires. On a fait des des affaires un peu euh comment dirais-je ? Un peu forte, un peu dure. C'està dire quoi ? Mais c'est-à-dire que que bon, on a attaqué un jour un un avion qui est de des narcotrafiquants. Les petites les petits avions, vous savez les les les pipière commence les petites les pipers, c'est des petits avions de tourisme tout petit. Vous avez attaqué des narcotrafiquants ?

Non, enfin on attaqué l'argent que là ça se passe comme ça. C'est qu' y a l'argent parti de de Santa C de la Sra et la la la elle était la la cocaïne était achetée dans une autre ville. Donc les deux avions se croisaient que ils se téléphonaient par radio les deux. Oui. Alors on d'accord, on on achète 200 ou 300 kg. Euh de donc on fait partir de de de ou 3 millions d'euros par exemple, les avions partaient en même temps comme ça tu et il se retrouvent sur une piste échangear. Voilà. Voilà. Et donc la la nous on s'est à l'argent. Euh est-ce que vous pouvez raconter cette histoire de de braquage ? Voilà. Alors donc ça démarre comme ça.

On savait que on a su j'ai eu des renseignements comme quoi il y avait un avion qui partait de chargé de de billet pour acheter de de la coque dans dans une autre ville. et qui partait évidemment euh on l'a attaqué en bout de piste. Alors quand avant que l'avion décolle, on l' attaqué, on a attaqué l'avion bout de piste. Donc il y avait de l'argent dedans. Il y avait de l'argent dedans. Il y avait des sacs de billet. Des sacs de billet. Combien ? Il y avait combien de personnes à peu près ? 300000 on va dire 300000 dollars quelque chose comme ça. Il y avait combien de personnes dedans ? Ah, il y avait deux personnes, c'est tout. Ils étaient armés ? Non, non, même pas.

Mais ils étaient chez eux, même pas armé rien. Donc vous allez attaquer euh ces ces deux euh personnes en sachant que c'est les narcoses qui trafique des billets, donc en prenant le risque de vous faire peut-être tuer. Ah bah que quand vous faites quelque chose, vous prenez toujours un risque hein. Ça c'est certain ça. Euh et puis pourquoi pourquoi on se Ah, on risquait des représailles ? Ça c'est une ça c'est une autre ça c'est autre c'est c'est autre chose. On risquait des représailles c'était et c'est bien pour ça que j'ai quitté la Bolivie parce que je senti que que j'allais être le le le plus on sacrifié. Voilà, je suis parti. Vous le faites avec le le l'italien un peu dangereux.

Il y a qui d'autre dans la bande ? Alors il y a il y a d'autres d'autres Italiens. Il y a les deux Brésiliens avec deux Brésiliens. Ils servent à quoi les deux brésiliens ? Et il y a deux il y a deux Français avec moi. Donc un mon associé qui est mort plus tard. Voilà. Donc vous partez à à 5 au braquage. Voilà. Et comment ça va se passer ? Et ben ça se passe, on sert l'avion quand il fait demi-tour pour prendre la piste. On le sert là parce qu'on c'était juste à côté d'une route donc c'était facile hein. Don on a coupé le grillage, il y avait juste à il y avait juste à à à à à enquiller au moment que l'avion va pardon que l'avion est arrivé.

Et donc on a on a serré les les le le pilote il parti, il était prêt à décoller, il pensait pas vraiment que qu'on allait l'attaquer à ce moment-là. Donc on les a surpris, on les a on les on les a attaché vite fait, on a pris les sacs, on on avait une voiture comme je dit, il y avait une route juste à côté, on a mis les sacs dans la et puis après on est parti et au moment de partir, il a tué les deux Brésiliens. Le votre ami italien, c'est ça ? C'est ça. Et vous avez pas prévenu qu'il allait faire ça ? Mais non, jamais je ser jamais moi mes potes et moi n'auraient voulu participer à une histoire où on tu des gens qui qui sont avec nous. Voilà. Et vous le voyez les tuer ?

Ah ben oui, ben oui, parce qu'il il le d au fusil mitrailleur hein. Ça va ça était rapide au M16 il les allumé devant moi comme ça. Bon ah ouais. Et vous lui dites vous avez pas peur qu'il vous tire dessus après ? Vous vous dites pas mais sur le moment et puis mais je je me sens pas visé. Je me sens pas visé. Voilà parce qu'ils sont derrière moi quand ça se passe ça se passe derrière moi. Il est dangereux cet italien là. Très dangereux. Ouais. Ouais. Mais il a mal fini hein. Mal fini. Il est mort. Il est disparu. [rires] Il a il a dit mais il était très puissant hein. Il a disparu. Il est un jour il est il est sorti de prison.

Ils l'ont mis dans une voiture pour l'amer à une clinique pas soit 10 ans. Il avait des problèmes cardiaques et on l'a jamais retrouvé. Des années après. Des années après, il va tuer les deux Brésiliens pour faire croire que c'est des Brésiliens qui ont fait le coup. Exactement. Et vous avez préférer quitter la Bolivia rapidement ? Oui. Oui. Je me suis dit et puis je me suis dit qui c'est qui qui sa veut pas me sacrifier à moi ? Voilà. Donc j'ai j'ai préféré me Vous avez pris un peu d'argent, vous êtes barré. Voilà voilà. Puis elle est puis puis Sonia entre tempemps que tu es parti là. Vous allez partir, vous allez retourner vous allez pas partir sur un autre pays d'Amérique latine.

Vous allez retourner en Europe. Et je retourne en Europe. Pourquoi ? Ben, je retourne en Espagne. Mais parce que d'abord parce que j'ai besoin d'argent, j'ai besoin de vivre, j'ai besoin de de changer d'air. Je sais pas où je vais aller. Je sais pas où je vais aller parce que là, j'avais connu la Bolivie mais ça s'arrêtait là. Je sortais jamais moi de Bolivie. À part si j'allais au Paraguay, mais Paraguay, je savais que je pouvais par problème de visa. Donc je rentre en Espagne. Là, vous vous dites je vais me ranger, j'arrête les conneries ou même pas ? Non, jamais. Ça m' jamais m'a jamais traversé l'esprit. Jamais, jamais. Ça m'a jamais traversé. Jamais.

Le fait de voir deux personnes se faire tuer devant vous, les Brésiliens là, ça vous a pas fait un choc émotionnel ? Ça a pas fait ou non ? Non, parce que quand on est là-bas, on s'endurcit. On vit comme les gens, les gens sont durs là-bas avec la la vie et la mort. On devient comme eux. On n'est plus dans une société civilisée, on est dans une société où c'est pas le westien tous les jours, c'est pas le mot, mais la vie et la mort la n'a pas d'importance. Donc on devient comme eux, on s'identifie si vous préférez. Vous disz qu' un des contacts qui va donc l'ancienne associée Jack Merins s'appelle François Bess. Oui.

Pour ceux qui connaissent pas, je vous mets une photo à l'image si vous regardez la vidéo, mais il a été il est très connu he lui François B. Il a été connu pour être le roi de l'évasion. C'est comme ça qu'on l'appelait à l'époque. C'était voilà quelqu'un qui était très connu pour ça. Vous le rencontrez, on vous le présente à ce moment-là en Espagne ou en France ? En Espagne. Toujours en Espagne. Ou je me rencontre en France.

Je l'ai rencontré un esp vous savez qui c'est il bien sûr c'est lequ pas quand il arrive je l'ai su que c'est quand il s'est présenté parce que c'est les italiens qui m'ont parlé d'un d'un français qui était en caval en et qui avait besoin d'argent qui était en caval à Milan mais j'imaginais pas du tout que c'était parce que je pas suivais pas sa carrière moi.

Enfin bref et un jour il est arrivé, je me rappelle un soir j'étais à l'hôtel et il a pris une chambre d'hôtel juste à côté de moi et j'attendais je l'attendais j'attendais je savais qu' qu'il y avait une personne qui arrivait mais je savais pas que c'était François B et il était sur il y avait des balcons évidemment en Espagne des balcon donc on se voit sal c'est toi il me présente je me présente François ah oui sur le balcon c'est c'est incroyable balcon séparé donc c'està ça va oui je m'appelle François Alors là, je je suis tombé quand même dénu hein. Parce que vous connaissez le nom quand même ? Ah bah oui, c'était c'était voilà c'était c'était des dangereux.

Rigolez pas avec Jacques Merine, ça rigolait pas. Oui. Ouais. Euh il vous propose de faire un coup comment ? Alors c'est pas lui qui moi c'est moi qui avais déjà préparé ça hein. J'avais déjà préparé des affaires et c'est pour ça qu'il vient. C'est pour ça que que que les Italiens me font cette proposition. M'ont dit tiens ben si tu as besoin de quelqu'un on a ce français. Et donc il arrive et et on se met c'est le cas de le lire au travail. Voilà. Vous allez faire quoi ensemble ? Alors euh ben on va faire une une bijouterie à Marbella. Alors euh euh on se prépare l'affaire. Pardon, l'affaire avait été préparée.

Donc on s'installe là-bas dans le MI dans le midi de l'Espagne et euh euh on on on a donc j'avais un ami Corse, hein, donc que je vous ai parlé. Donc tous les trois ont et euh donc partir à Marbella dans le sud de l'Espagne. Du coup, voilà, dans le sud de l'Espagne. Donc on s'installe là-bas et euh on reprend les surveillances que j'avais déjà commencé moi. Donc et on s'aperçoit que ça que ce que que ça se passera bien, que que les choses que que enfin que les choses vont bien se dérouler.

finiss les préparations quoi, les préparations et c'est lui qui a l'idée, il me dit "Ben ce qu'on peut faire, on se déguise en en tcheque arabe parce que il y a ce qui se passait à côté de Marbillère parce que c'était à Portobanus." Exactement. Et Portobanus s'était gardé par une par la guardière civile, la police nationale avec une barrière. C'està-dire que quand quand vous passiez en voiture, il levait la barrière, il a rabaissé. Ça c'est une ville Portus. C'est un port, tout petit, un tout petit port un peu comme un Tropé mais c'est assez ramassé. On savait que la la meilleure façon de faire c'était de le de de le séquestrer chez lui.

Le bijoutier, le bijoutier et puis euh lui dire ben demain on va à la bijouterie et on prend tout. Parce qu'on allait pas faire une bijouterie en plein en plein jour et puis casser sur un port, il y a il y a beaucoup de monde. Et donc c'est ce qu'on a fait. On a on a on a été euh on a on on a été chez lui hein, il s'y attendait pas. Faut on a serré gentiment, ça s'est bien très bien passé et on lui a dit demain matin, on va ta bijouterie. Par contre, on lui a dit on va se déguiser en tque arabe comme ça on passera le contrôle de la police nationale. Vous passez un contrôle avec le bijoutier avec vous. Voilà. Voilà. Ah oui, dans la voiture. Et il faut pas qu'il vous balance à ce moment-là.

Ah ben moi, on on l'a bien conditionné dans la nuit. On savait que que la personne elle était elle était disponible. Elle elle ce qu'elle voulait que ça se passe bien. Ça dérou ça veut dire quoi ? On a bien conditionné. Ben on lui parle, on le questionne. C'est un peu comme un interrogatoire de flic. On sent le personnage, on on interprète, on se dit tiens que que est-ce que il nous dissimule pas quelque chose qui va faire plus tard ou non ? On sent que la personne va coopérer avec nous. Non, vous vous le menacez, vous le prévenez que si rigole ou même pas la peine, il le sait tout de suite. Même pas la peine. Il sait que comment ça va se passer. Il y a pas besoin de de menacer les gens.

Et puis c'est venu tout naturé. En plus de ça, céit c'est un marocain. D'accord. Il parlait français donc c'était d'une facilité. Et on a senti tout de suite que le type il a dit moi je veux ma famille tranquille. Il y avait sa famille chez lui ? Oui. Bah oui, il y avait ça ce que je vous disais tout à l'heure, il y avait sa femme et et ses enfants. Et donc euh et on lui a dit "Tu sais nous on va partir déguisé comme ça, on se on met une là-bas avec le" Et puis il m'a dit il nous a dit "D'accord." Et c'est là on est pas alors on est arrivé à la bijouterie, on a on a passé le contrôle. Il il a menti, il a dit "C'est mes amis". Oui oui.

Non mais il y avait pas de connexion entre le la police et lui. Le le flic a regardé, il nous a vu tous les trois, il a vu des types dès qu' en chez Arab. Il s'est dit "Ben comme il y a beaucoup de d'émir là-bas, il s'est dit c'est des émires. Voilà, il il devait le connaître de vue parce que c'est c'est une personne qui travaillait là tout tout le voilà. Et donc euh euh on on a été à la bijouterie, il a ouvert, il a il a il a il a des armes, il a enlevé les titanes d'alarme. Une fois une fois les titanes d'alarme euh déconnecté et bien on s'est servi, on a pris tout ce qu' il y avait c'était dans les coffres hein. Voilà, on a pris tout ce qu'il y avait et euh et puis après on voilà.

Alors pour partir on l'a laissé dans le bijou de on l'a même pas attaché parce qu'il dit souffre je sais pas tu voyais que c'était pas voilà voilà je tu restes voilà parce que nous on avait trouvé une sortie c'estàd on mettait la voiture le long d'un mur et on escalait le mur on avait une voiture de l'autre côté paf on sautait on partait c'est ce qu'on a fait on est parti vous allez prendre combien là là on prend à peu près beaucoup de montres beaucoup de diamants de quelques voilà c'était il y a il y avait à peu près je sais pas peut-être 3 tr 3 ou qu euh 3 4 millions de 3 4 millions d'euros, on va dire.

[grognement] Et là, vous allez préparer un autre coup avec François Bess qui va mal se voilà qui va mal passer à Valencia, on préparait ce ce un un grossist en bijouterie qui avait au moins 3 ou 400 kg ça. Oui. 3 ou 400 kg. Ah oui oui. Ouai. Bah oui. Donc quelque chose un énorme coup là. Ah c'était oui, il avait cinq armoires blindées. Je rendais compte c'est un grossiste énorme. Vous allez préparer et votre vous avez un contact qui qui vous qui vous inquiète. Vous sentez qu'il y a un truc qui va pas là par rapport à d'habitude. Vous sentez que ça va pas. Voilà. Voilà. Et c'est-à-dire qu'est-ce qu'il y ait pas ? Mais alors c'est un italien et puis euh le contact Ouais.

C'est un contact de de de de de mes contacts de nos contacts italien et euh ils nous font il nous dit tiens, tu tu amèneras vous comme vous allez à Valencia de Barcelone à Valencia, on vous vous le vous amènerez des dollars, des faux dollars. Alors et c'est ce qu'on fait, c'est un service qu'on rend comme ça que parce que on comme vous le disiez, on s'habitue aux mauvaises choses, on fait pas attention et cette personne mis sur son compte en banque alors sur son compte en banque qu'est-ce qu'il fait ? J'ai pas compris. Il a mis les billets les les dollars, les faux dollars sur son compte en banque.

Alors évidemment alors en plus ça c'est le délit le plus grave en Espagne à l'époque, c'était la la fausse monnaie. [grognement] Et qui c'est qui t'a remis ça ? Qui c'est qui t'a remis ça ? Ben surtout les les flics à l'époque il rigolaient pasin. Et donc ben c'est deux ces deux français extrêmement dangereux. Évidemment, il en a rajouté un petit peu en plus. Il vous balance. Il nous balance. Voilà.

Et quand on va au quand on va quand on va au chez le grossiste pour faire non quand on non quand on on lui téléphone quand on lui téléphone pour pour un rendez-vous pour le voir, il nous donne rendez-vous dans une caféaria une petite caféaria et quand on va à la caféaria ben il y avait tous les tous les clients, c'était des flics, femmes et hommes et femmes. Voilà. Et là-dessus, profon se fait arrêter avec François Bess. Avec François Bess. François Bess qui va qui va il va il va partir en prison. Vous aussi vous avez offert à soin, vous partez en prison ou pas François B.

Il va rester quelques temps après il s'évade et moi je je que avec mes origines espagnoles, je je paye la caution, je sors tout de suite. C'estàd j'ai payé la caution, je suis sorti parce que pour les braquages à l'époque vous réussiez pas en prison. Vous payez une caution, vous avez fait 15 jours à peu près. [grognement] C'est que vous étiez recherché par la France mais ils avaient pas l'information les espagnols. Je suis espagnol. J'ai nationalité espagnole. Pourquoi vous avez nationalité espagnole avec des faux papiers ? Mais j'ai Non, j'ai la double nationalité. Moi, je suis espagnol et français de base. De base donc donc je suis espagnol.

il mera pas d'entrée et plus il y avait des problèmes entre la France et l'Espagne. Hop, [grognement] moi je paye la caution, je sors. Et on est jamais Alors, alors pendant ces 15 jours, ils ont retrouvé ils ont alors j'avais j'avais entre-temps, j'avais acheté une maison, j'avais acheté une villa, ils ont retrouvé des diamants, ils ont ils nous ont relié à cette affaire. Ça faut l'expliquer. Ils nous ont relié à cette affaire et donc au braquage de bijoux. Ah oui et donc donc de donc à partir de ce moment-là, on on moi je on on est on est poursuivi par la justice espagnole pour le braquage de la bijouterie. Pourquoi vous allez quitter l'Espagne après repartir ? L'histoire est pas terminée.

Va partir en Amérique latine une deuxième fois. Mais mais parce que je je parce que tôt tard je sors en sur caution. Mais je vais passer en justice. Tôt tard je vais passer en justice. Je vous êtes dehors en liberté conditionnelle. Oui, je suis en liberté conditionnelle mais tôt ou tard je vais passer je vais le passer. Et puis je me suis dit est-ce que la France un jour va pas obtenir mon extradition ? J'ai toujours ces problèmes juridiques donc et ces Italiens me parlent de du Venezuela et c'est là que je parle au Venezuela. Donc vous refaites le même chemin. Vous partez au Maroc. Maroc et Venezuela. Venezuela. Là je me rappelle plus. Je suis passé. Oui c'est ça.

Pour faire quoi au Venezuela ? Alors je suis arrivé sur l'île de Margarita au Venezuela. Mais pourquoi faire ? Qu'est-ce que c'est Margarita ? Alors c'est c'est une île qui qui appartient au Venezuela. C'est idylique évidemment. C'est une île. Et donc il y avait des Italiens qui m'accueillent. Cette mafia italienne, elle vous a suivi toute votre vie. Exactement. Mais je voilà. Exactement. Exactement. C'est c'est mais c'est c'est des relais hein ce c'est des relais. Alors donc je suis arrivé et là ils m'ont tout un italien qui m'a tout expliqué comment ça marchait. Voilà comment ça marchait avec la police. Qu'est-ce qui marche ?

Ben c'est c'était simple quand Interpol il venait le le le chef de la police nous prévenait. [rires] Attention, il y a l'Interpole. Et prof, on se tirait sur le continent et puis quand le le la Interpol avait fait son petit tour, il trouvait personne, il se barrait, on revenait sur notre île. Voilà, c'est simple comme bonjour. Et vous vivez de quoi là-bas ?

Alors euh alors ben euh moi je comme j'ai commencé à faire les jeux, je m'intéresse aux jeux et alors euh le les les jeux euh je moi entre-temps, j'avais connu un Autrichien qui était qui a qui avait une très qui qui appartenait à une très grosse qui existe toujours qui s'appelle Novom Novomatique qui est une grosse société de de de de jeux, c'est-à-dire de fabrication de machines, de fabrication de de de de table de roulettes, enfin et cetera. et cetera et cetera.

Et donc on je je continue à et et là les les jeux se libèrent euh c'est-à-dire que que le gouverneur autorise les casinos sur l'île de Margarita et je fais venir cet autrichien qui avait qui avait des des salons de qui avait des des une usine de machine en Colombie qui est qui est archi millionnaire hein qui a je sais pas combien de casinos entre parenthèses. Bref, et donc de là, je le fais venir, on installe des casinos mais j'ai pas ma place parce que je suis que le comment dirais-je le le le la porteur d'affaires.

Alors et moi j'avais entre-temps j'avais entendu parler d'une ville qui m'intéressait qui s'appelait Santa Helena qui était qui est qui qui est qui a la frontière brésilienne vénézuolée. [grognement] Et là je je je lui dis, je lui dis écoute moi tu m'amèneras les machines et surtout les les tables de de roulettes qui m'intéressaient et je vais monter un casino là-bas et je me suis associé avec un diamant pour comment dirais-je pour pour développer ce le les jeux. En même temps, vous avez ce casino au Venezuela et vous allez commencer à gagner de l'argent, c'est légal ou c'est pas légal ce que vous allez faire ? Alors, c'était c'était d'un point d'un point de vue euh politique, c'était légal.

D'un point de vue d'un point de vue justice, ça ça n'était pas. Donc ça l'était pas au fond. Non. Euh par contre, du moment que euh que que que qui avait les appuis politiques, tout le monde fermait les yeux, les flics donc c'était des borders, c'est toujours un business border. C'est toujours été dans le border. En même temps, vous avez ça, vous allez rentrer dans le trafic de Oui. Comment ? Ce qu'il faut savoir, c'est que Sonia, elle m'avait donné, elle m'avait donné un contact à la frontière vénézuélienne. Sonia, la baronne de la de la de la laine, mais c'était quelqu'un de sa famille. Elle avait elle avait une catus un cavion.

Elle avait qu'elle avait que que le mec gardait son oncle, c'était un oncle à elle. Je me souviens bien. C'éit un oncle à elle. Et euh et elle avait lui avait gardé ses avions. Elle elle a disparu de la circulation parce qu'elle elle est partie elle est partie États-Unis. Mais comme moi j'avais ce contact, c'était le contact qu'elle m'avait donné quand elle est partie aux États-Unis. Bon et de là euh le mec il avait ses avions, on a parlé et je me suis intéressé et je me c'est là qui m'a expliqué la route. Mais le mec il la route aérienne de trafic de cocaïne. Voilà. De l'époque de Bolivie. De l'époque de Bolivie.

Alors bon, moi je me suis intéressé à ça mais et voilà et puis après quand le fait que j'étais en contact avec tous ces tous les Italien, je me suis dit ben tiens, eux ils ont des moi j'avais pas de contact en Bolivie, en Colombie pardon, j'avais pas de contact. Eux ils avaient les contacts en Colombie. Alors, je me suis dit tiens, il peut-être faire on va peut-être faire quelque chose. Et c'est là de là, c'est reparti avec ça. Donc j'ai retaper les avions. [grognement] J'ai retapé les avions. J'ai fait enfin pas moi, je l'ai fait faire hein. J'ai fait retaper les avions et le fait d'avoir une fois que j'ai vu j'ai vu cette petite flotte, je l'ai proposé au colombiens. Au trafiquant au Oui.

Au trafiquant colombien à travers les Italiens. À travers les Italiens. Toujours à travers des contacts. Voilà. à travers leur contact, ils m'ont servi d'intermédiaire. Voilà, ils m'ont présenté ce ce colombien qui lui m'a dit "Ça nous intéresse, si tu fais le transport parce que le problème pour eux c'était toujours pareil, c'était de la Colombie à Guayana, c'est assez loin. Ouais. Guyana, c'est Guyana, c'est la partie, c'est pas la Guyane. Guyana, c'està oui, pardon. Euh oui, c'est pas une et je mais moi je lui ai dit je suis à mi-chemin. Donc tes avions on pour ils pourront s'arrêter, on les remplira et après ça repart là-bas. Et voilà, c'est toujours comme ça. Et c'est venu comme ça.

Mais ça pas duré longtemps parce que parce que son fils, il conduisait un des un des avions et il s'est craché. Voilà, ça mis fin. Mais ça m'y fait un même moment que commencé à me rechercher pour les 300 kg de CC parce que j'ai fait partir 300 kg. J'ai fait partir, je leur ai donné 300 kg à ces Italiens et français ce groupe parce qu'il il voulait travailler en Europe. Moi j'ai dit vous démerdez mais après ben ça ça m'est retombé sur moi mais j'ai jamais été condamné pour ça. Je suis pas je Vous avez pas voulu faire de trafic international avec l'Europe en gros. J'ai pas voulu. Voilà.

Et vous avez donné à ce réseau de la la Vous avez pas voilà voilà moi je je moi je voulais rester tranquille au Venezuela. J'ai dit bon vu que ça je m'enrichis je suis tranquille. Si a un problème avec les flics, je payé tout de suite. Vous gagnez beaucoup d'argent quand vous trafiquez 250. J'en ai gagné mais pas j'ai j'ai pas eu le temps de de me de me développer énormément puisque après bon après il a perdu son fils, il a voulu arrêter. La police française elle a décidé d'aller me chercher au Venezuela. Et voilà. Alors là, je me suis dit, je me fais arrêter au Venezuela. Ils ont arrêté un de mes associés français là-bas. Donc, je me dis c'est fille s'est perdu.

Et là, je suis reparti au Paraguay. Je mais je savais que c'était qu'une étape le Paraguay parce que je savais que je ne pouvais pas rester non plus au long. Ils sont venus aussi au Paraguay. Les flics, la police, le la euh c'est dans l'article de journau, ils disent alerte au Venezuela, alerte au Paraguay, enfin bref. Donc, vous allez partir au Paraguay combien de temps là ? Alors, je suis resté quelques mois, j'ai retrouvé un un de mes gars qui était avec moi et je me suis marié avec une paraguayenne sous un faux nom, bien sûr, sous mon faux nom et puis on pensait voilà puis après les les choses sont compliquées. D'un seul coup, les flics français sont arrivés.

J'étais prévenu parce que j'avais j'avais évidemment je payais un réseau de de flic pour me pas pour me protéger mais pour m'avertir s'il y avait quelque chose qui se passait. Mais on s'en doutait parce que le la personne qui s'est fait qui qui avait été, on va dire mordue, comme on dit dans dans un autre monde par les flic, c'est-à-dire euh soupçonné de ce de de de ce braquage de ce de ce de de ce de ce transport deine était avait vivait au Paraguay. Donc ils sont un jour sont arrivés. Donc qu'est-ce qu'on a fait tous les deux ? On s on s'est sauvé du Paraguay. Rentré en France. Votre femme, vous êtes marié au Paraguay, savait que ce que vous faisiez ? Non, absolument pas.

Elle savait rien du tout. Et pensez que vous faisiez quoi ? Bon, il il se cassent pas trop la tête. Du moin que vous avez du fric là-bas, vous savez. Mais et vous êtes resté combien de temps par rapport pour marier ? Je disais que je faisais les jeux. Du moment que je fais les jeux, ben je gagne ma vie, hein. Mais vous avez passé combien de temps au Paraguay ? Parce que pour quelques mois là. Et vous avez rencontré une femme, vous êtes marié, vous organisé un mariage ? Voilà. Voilà. Et vous aviez aucun ami à votre mariage du coup ? Ah si, il y a il y a tout mais j'ai des photos. J'ai j'ai un tas de photos et je suis toujours en contact avec elle en plus.

Mais c'est des amis français qui sont venus vous voir ? Non. Ah non jamais. Coupéis complètement. Donc à chaque fois c'est des nouveaux de quelques mois quoi. Il y avait des français de des Français de de du Paraguay. Une petite colonie de français. C'est toujours leur réseau de mafieux quoi. Non absolument pas. Des gens comme ça qui qui sont installés là-bas. Voilà. Et donc vous vous mariez et vous allez fuir encore une fois le paraguay. Donc vous laissez votre femme. Ah oui du jour au lendemain. Du jour au lendemain. Vous lui dites au revoir ou pas ? Oui quand même. J'ai eu le temps. Voilà j'ai eu le temps. J'ai le temps de lui laisser de l'argent des voitures.

Une maison que j'avais acheté. On se marie on achète une maison et je suis rentré en France.

Alors évidemment comme j'avais toujours mes connexions françaises hein donc c'était c'était relativement facile et puis là on m'a dit ben tiens on a besoin de toi donc vous allez revenir en France qu'est-ce que vous allez faire comme métier comment vous allez gagner de l'argent qu'est-ce qui va se passer ensuite pour terminer l'émission alors d'abord d'abord pour rentrer en France je je fais un itinéraire je passe par Londres ouais Luxembourg et on vient me chercher Luxembourg donc j'évite les frontières françaises les aéroports français j'arrive donc à Paris Je suis accueilli tout de suite, j'ai un appartement à ma disposition par vos amis euh voyou toujours, voilà, depuis depuis des années.

Et euh euh donc euh je je suis avec en compagnie de la personne qui était euh recherchée pour ces 300 kg de cocaïne. Et je sens qu'il déprime. Il est pas bien. Et il me dit où on va aller plus tard. Alors, je lui dis, "Ben, je sais pas, je je suis comme toi, je sais pas, l'Amérique du Sud c'est c'est cramé pour tous les deux." Et j'ai pensé à à une île à côté de Madagascar. J'ai commencé à lui en parler. Nosiba, Nossibé, pardon, Nossibé. Je me suis dit tiens, j'ai entendu parler, je vois que là comment on pourrait aller parce que ailleurs maintenant c'est fini pour nous. On toutes les portes sont fermées. Il disait "Oui, oui, oui." Puis euh un jour, il est parti.

Et puis j'ai attendu, j'ai attendu le soir, je le vois pas revenir et j'attends. Je commence à m'inquiéter. Je me dis peut-être il a peut-être été arrêté et à la finale et bien il s'est mis une balle dans la tête. Il s'esté donc je me suis retrouvé tout seul. Par contre, à ce moment-là, ben c'était euh en 95 euh on m'a proposé une belle affaire avant de partir. [grognement] C'est l'affaire dont j'étais euh condamné quand je suis passé aux assises en 2002 et ça s'est passé à la bourse de Paris, la banque Inchospé. Donc, on m'a proposé toujours le même chemin, le même cheminement si vous préférez. Qu'est-ce qu'on fait ?

On on on attrape la personne chez lui, on conditionne toute la nuit, on parle avec lui et le lendemain on va à la banque et on ouvre les coffres et on se sert. C'est ce qu'on a fait. Donc j'ai on a ouvert les coffres, on a pris à peu près 3 millions d'euros quelque chose comme ça et je me suis retrouvé à l'air libre mais toujours ne sachant pas où elle est de quel pays. Alors partir en Afrique à deux ça me laissait une petite envie partir seul moins et j'ai pas eu le temps vraiment de bienger à tout ça. Qu'est-ce qui s'est produit ?

Et un jour, je j'étais sur le point de monter dans ma voiture et ma voiture s'est retrouvé cerné de flic et comme j'avais plus mon arme parce qu'il avait pris mon arme pour se suc mon ami et bien les flics m'ont arrêté et je me suis retrouvé donc en détenu pour tous les les on va dire toutes les affaires sur lesquelles la police française me suivait la justice c'est-à-dire c'est lesquelles les affaires C'est un braquage le fait que vous ayez tué leur de de de de de de de de votre sœur et d'autres beaucoup de femmes. Euh c'est c'est la le cumul de tout ça. Vous allez passer après 16 ans de caval. Vous allez faire 16 ans de caval. 16 ans après 16 ans de caval. 16 ans de caval.

Ça va se terminer là. Vous allez être jugé. Vous vous allez être un un détenu particulièrement surveillé. Ça s'appelleit on dit DPS. Voilà. DPS. Donc c'est détenus un peu dangereux qui pourrait s'évader quoi. Voà. Voilà. Voilà.

Alors donc c'était prison par prison parce que comme j'avais beaucoup d'affaires dans beaucoup dans beaucoup de parquets différents de région voilà donc je il me promenait c'est le cas de le dire dans des conditions assez difficiles parce que c'était toujours le à l'époque le le géné le ggène voilà qui qui ne c'était pas le les services comme maintenant et puis mais comme je vous l'ai expliqué au départ c'est que j'ai eu une une une une confusion de peine J'ai eu une confusion de peine sur toutes les peines. À partir du moment j'ai que je que je n'étais pas impliqué dans l'histoire de de de des 300 kg de cocaïne parce que ça serait mis fin à la prescrip à la à la confusion des peines.

Qu'est-ce que c'est la confusion des peines ? À la confusion des peines, c'est la la plus grosse peine qui emporte les autres peines. Voilà. Et donc c'est quoi la plus grosse des peines pour vous ? Alors, c'était 12 ans, c'était le fourgon blindé de canne qui et et vous allez prendre combien pour le meurtre du du vieux ? Alors, je je prends 7 ans. 7 ans. Donc 7 + 12 ou 7 qui sont dans la sont intégrés qui sont intégrés. Donc, vous allez faire 12 ans ? Je fais 12 ans. J'en ai fait, j'en fais que 7 et demi sur 12. Exactement. Pourquoi ? Mais parce que si la remise des peines et grâce parce que vous allez bien vous comporter en prison. Oui, je suis un comportement normal.

Je me suis jamais évadé. Voilà, donc j'ai eu un comportement naval normal et puis ça s'est bien passé. Vous allez pas être violent en prison ? Non, j'ai pas eu de j'ai pas eu d'occasion d'être violent parce que j'étais une personne respectée avec mon parcours. C'est évident que qu'on est respecté. Euh puis j'ai toujours côtoyé des gens bien. J'ai pas j'ai pas eu j'ai jamais eu aucun problème. Est-ce que vous allez voir de la corruption en prison à l'époque ? Est-ce que c'était vraiment différent d'aujourd'hui ? Comment c'était la prison de l'intérieur ?

Alors, ce qu'il faut savoir, c'est qu'en maison d'arrêt, je fréquentais très peu de personnes puisque j'ai fait beaucoup en grande partie, j'ai fait de l'isolement mais à un moment donné, j'étais transf trans transféré en centrale, maison centrale, c'est-à-dire c'est pour c'est des établissements qui sont faits pour les grosses peines, pour les longues peines. Ouais, c'est ça qui reste longtemps sur les longues peines. Voilà. Et donc je je je me suis retrouvé à Saint Mort à Saint Mort, pas saint des défus à Saint Mor à côté de Châurou. C'est une prison qui était malheureusement très agréable. Euh, on était on était bien.

On était toute la journée dehors, on a j'ai pu faire des commencer des cours d'informatique. J'ai passé des examens, j'ai fait j'ai passé un un diplôme d'accès à l'université. Enfin, j'ai j'ai avancé un petit peu dans mes études, si on veut on peut dire ça comme ça. Et euh le il y avait des bons garçons pareil, toujours bien accueilli parce que évidemment j'avais j'avais quand même une imputation entre guillemets et puis d'abord j'ai jamais balancé personne. Je suis tombé tout seul. Je suis passé toujours dans les jugements tout seul, ce qui est important pour le pour le monde de ce monde là entre guillemets du voyou. Ouais. Pour l'image de milieu. Voilà. bonne image.

[grognement] Et et donc ça s'est très bien passé et je suis sorti j'avais une femme qui m'attendait. Je voilà. Vous avez une femme en prison qui vous a attendu ? Oui. Qui m'a attendu 7 ans. Vous avez des relations parloir ? Oui. Pendant à sa mort c'était c'était relativement facile. C'est ce qui vous a permis de tenir vous disiez ? Non non non ça ça allait ça franchement je mentirai en disant que que j'étais quelqu'un de de de d'oppressé ou d'opprimé. Pas du tout. J'aurais terminé avec le avec le procès. On en a pas parlé. En 99, vous allez passer donc du coup en jugement pour le meurtre de de de Gérard Gérard P, on va l'appeler juste la première lettre du du nom de famille.

Parce que vous voulez pas dire pour la famille de ce monsieur que vous respectez. Vousz tout à fait normal, il faut le faire. Vous avez tué donc le la la personne qui a tenté de votre sœur et qui a vous dites 40 50. Je sais pas qui les a hein. Je dis c'est la police qui qui avait dit ça. Oui, c'est la police. Déclaration après le savoir. Euh, il y a la famille au procès et les les gens du quartier qui ont expliqué aussi ce que faisait ce ce ce et ce qu'il faut savoir, l'important, c'est que la la cette dame, sa femme ne s'est jamais constitué partie civile. C'est qu'elle était pas contre vous. En gros, elle était pas contre. Vous l'avez parlé ?

Non, absolument pas parce qu'elle est pas restée. Dès qu'elle a elle a entendu le mot viol, elle connaissait elle est partie. Ça s'est passé comme ça. Et elle a vu son exisine qui avait été vu pendant des années qui a elle est partie. Voilà. Donc et c'est Vous avez des nouvelles de sa famille en prison ? Est-ce qu'ils vous ont écrit pour Alors non non non jamais. J'ai eu un contact sur Facebook avec c'était une amie à sa fille mais j'ai refusé de rentrer dans le dans dans le pourquoi ? Parce que je n'avais rien à dire. J'ai dit que ça concernait c'était au sujet de mon livre.

J'ai dit je ça concerne pas son père parce que je n'avais pas envie de rentrer dans les dans les dans dans dans un dialogue parce que je je compense à peine complètement et et ces interrogations aussi et ces interrogations parce que c'est pas c'est pas évident d'assumer autant que pour elle que pour moi ce cette histoire. Est-ce que si c'était à refaire aujourd'hui vous le referiez ? C'est impossible à répondre. Je peux pas vous dire mais je pense que je ferais pareil. pas pas sur la pas sur la même personne parce que c'est évident qu'il y aurait du recul mais je sais que s'il y a quelqu'un qui touchait à ma famille dans dans dans ces conditions-là ça serait pareil. Exactement.

Vous vous êtes toujours demandé pourquoi il y a pas plus de crimes comme ça de vengeance en France ? Euh non parce que les les parce que je pense que les les gens sont infidélisés à la à la à la justice. Euh on on leur on leur inculte qu'il faut il faut euh il faut respecter le le la justice, il faut respecter euh euh la société. Ils le font et je trouve ça je trouve ça un peu normal de ce côté-là. Vous allez faire des années de prison, donc 7 et demi condamné à à à 12 après. [grognement] Vous allez sortir de prison. Est-ce que vous allez retrouver une vie normale ? Comment vous êtes dans quel état d'esprit quand vous sortez de prison ?

Alors, je complètement Alors, je je je veux vous dire quelque chose. Euh quand je une fois que quand j'ai été condamné, j'ai été condamné pour les pour les 3 millions d'euros on est passé, on a eu un un unage voilà. Non non, le braquage de Paris. Euh on a eu on a eu on a eu un jugement relativement euh euh serein, on va dire, 50 surc avec euh avec de de plutôt clément de voilà. Et euh donc euh moi je me suis dit à la fin la la justice a compris un peu mon personnage. C'est une façon de parler. C'est sûr. Et euh qu'est-ce que j'ai fait ? Je me suis consacré à apprendre aux gens le le le maniment des ordinateurs pour une pour une une association. Pendant 4 ans, j'ai fait ça. Voilà.

Deux fois par semaine. Donc vous allez arrêter le quand vous sortez, vous n'êtes plus un voyou. Pardon ? Quand vous sortez, vous voyez pardon. J'ai complètement arrêté. La prison, ça vous a servi quand même ? Non, c'est c'est moi c'est pas c'est pas c'est pas la prison qui c'est parce que le monde a changé. Il faut et puis l'âge, moi j'ai l'âge aujourd'hui j'ai j'ai 79 ans, c'est pas donc j'ai perdu ce goût d'aventure, ce goût de de de posséder. En plus, c'est Est-ce que vous avez repris contact ? Est-ce que vous avez pu revoir votre fille ? La dernière fois que vous l'avez vu, elle avait un an et demi. Constam. Constamment. Constant. Constamment.

Alors, [raclement de gorge] il faut savoir que ce que ça que sa sa famille, la famille de ma de ma femme sont fontain. Voilà. Donc on a on a été longuement voisin, elle et moi. Et pendant ma cavale, elle m'a plus tard, elle m'a amené ma fille. Elle m'a amené je c'estàdire j'ai j'ai des amis qui allaient la chercher à Barcelone qui m'amenait qui me l'amenait en Camargue et moi je descendais en Camargue, on faisait les chevaux enfin du cheval pardon. La la première fois que vous l'avez revue donc elle avait 1 an et demi quand vous lui dites au revoir, vous partez en cavalou en Amérique latine. Vous la revoyez ? Elle a quel âge ? Euh 7 8 ans. Et vous reconnaz ?

Non non, c'était ça y est c'était c'était c'est très peu. Vous avez quoi comme relation avec elle aujourd'hui ? Des fois bien, des fois mal. Voilà, il faut savoir que que que sa mère est décédée entre-temps et d'un cancer. Et des fois bien, des fois mal. C'est comme ça, c'est la vie. Et votre femme, celle avec qui vous êtes marié, vous disiez au Paraguay. Non. Alors, je je la vois de temps en temps. Ah et oui, voilà. Je la vois de temps en temps. A refait sa vie depuis depuis ces nombreuses années. Est-ce que ça valait le coup cette vie ou est-ce que finalement si c'était à refaire, si vous pouviez refaire votre vie aujourd'hui, qu'est-ce que vous changeriez ? Rien. Rien. Pourquoi ?

Parce que euh parce que je pense qu'on se refait pas. Moi mon mon idée moi sur le sur l'être humain, c'est ça. On se refait pas. On est comme ça, on on on suit son chemin, son fait son parcours comme comme on suivrait une étoile. Je pense je je je vois un peu les choses comme ça et euh je changerai rien peut-être évidemment je j'aurais peut-être pas tiré sur cette personne, c'est sûr parce que avec le recul c'est c'est pas quelque chose qui était que qui a apporté quelque chose. Ça ça rien apporté à personne. Et c'est la seule chose que je peux me dire.

Mais si il y avait eu encore quelque chose de constructif, mais là c'est c'est le contraire de ce que j'ai toujours fait dans ma vie, c'est c'était déconstruire. Non, je je pensais même pas à ça. Je pensais est-ce que vous auriez rechoisi une vie de voyou, de gangster, de braqueurs et cetera. À ce côté-là, moi je la renie pas. J'ai toujours j'ai fait ce que j'ai aimé. Si j'avais pas eu de réussite, je vous dirais, je serais même pas venu à l'émission parce que je je je crois que quand on quand on fait quelque chose, ben il faut il faut le conjuger avec la réussite. Vous avez 79 ans aujourd'hui. Est-ce que vous êtes heureux de la vie vous avez eu ? Heureux non, je suis bien.

Euh c'est Je pense pas qu' qu'à son à cet âge là, on peut être heureux. C'est vrai ? Non, je pense pas. Pourquoi ? à part si parce que je je ne vis pas en couple avec une femme qui est qui âgée à qui je pourrais porter des soins de ma compagnie. Donc c'est pas du tout ça. Alors je je vécu comme un aventurier, je mourrai comme un aventurier. C'est ça. C'est ce que je veux être. Bah aventuri mourir entre guillemets, c'est-à-dire c'est pas de de me jeter sur les c'est-à-dire que [gémissement] j'ai vécu seul en somme parce que en somme c'est vivre seul, vivre comme ça et je mourrai seul. Si vous pouviez parler à votre vous du passé, qu'est-ce que vous pourriez lui dire ?

J'ai fait ce que j'ai pu dans ma vie. Et cette phrase m'a toujours marqué parce que j'avais vu une série télévision américaine était d'un type qui était un grand euh un grand tueur, un grand enfin un grand un grand mafioso. Puis un jour, il il s'est retrouvé victime de ses associés et qui lui ont dit "Mais tu es devenu faible et tout." Il leur a dit "Ben, j'ai fait ce que j'ai pu dans ma vie et je pense que c'est ça, on fait ce qu'on peut. Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour la suite ? Rien. Je je toujours faire quelque chose, être dans dans des projet, ça me plaît beaucoup.

[grognement] Il y a votre livre si vous voulez aller suivre l'histoire et et vraiment avec beaucoup plus de détails pour aller chercher le livre. Il s'appelle Fuite vers l'inconnu Patrick Moreno. Alors vous vous app vous appelez Patrick Musé Moreno. Musé c'est le nom de votre papa si je dis pas de bêtises. Moreno de votre maman. Voilà, c'est ça. Donc vous avez pris en nom d'écrivain Patrick Moreno. Voilà, fuite vers l'inconnu. Histoire vraie. Je vous mets le lien en cliquable si vous voulez aller chercher dans la description de la vidéo YouTube, dans la description des podcasts audio sur Spotify 10h, Apple Podcast et Amazon Podcast. Pouvez nous suivre.

Merci d'être là de plus en plus nombreux. Merci de faire de légendes le premier podcast de France. Merci beaucoup Patrick d'être venu. Moi, ça a été un grand plaisir. C'est votre première interview, vous en avez vraiment pas donné avant. C'est la première fois que vous vous rappelez toutes ces toutes ces choses et et voilà. Et c'est des podcasts où il faut du temps, il faut se rappeler tout ça. Donc c'est c'est beaucoup d'énergie. Merci en tout cas de l'avoir donné. Euh hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé dans la description du podcast et dans la description des des de la vidéo YouTube. Si vous voulez liker la vidéo et vous abonner aussi, ça nous aide beaucoup.

Vous êtes plus de 200000 à nous rejoindre chaque mois pour avoir des invités comme ça comme des supers invités comme Patrick aujourd'hui. Merci à l'équipe d'avoir préparé l'émission avec moi. Je vous embrasse fort de toute façon puis on se retrouve tous les mercredis, vendredi et dimanche sur légendes. Ciao tout [musique] le monde.

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