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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 15 mars 2019 18 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

GAFAM et aéroports de Paris : l'UE ruine la France

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Il y a 4 pays qui s'y sont opposés, à cette taxation des GAFA. C'est l'Irlande, la Suède, le Danemark et la Finlande. »
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    « Aéroports de Paris est une structure publique détenue par l'État à 50,6% et qui se trouve être le plus grand groupe aéroportuaire du monde, avec 215 millions de passagers en transit en 2018. »
  • 3:30Locuteur 1Chiffre
    « 8 milliards d'euros, c'est le coût immédiat que risque de nous coûter le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'UE. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

(Générique) Mes chers compatriotes. Je voudrais vous parler aujourd'hui – nous sommes le 14 mars 2019 – de l'échec cinglant qui a été enregistré sur l'affaire de la taxation des GAFA. Vous connaissez ces entreprises transnationales qui sont Google, Apple, Amazon, Facebook, et qui ont donné cet acronyme de GAFA.

On a appris il y a quelques heures que les tentatives d'avoir une taxation européenne étaient devenues lettre morte, puisque définitivement, un certain nombre d'États de l'Union avaient refusé de voter en faveur de ce projet de taxation. Et comme, en matière fiscale, comme dans toutes les matières en fait importantes au sein de l'UE, il faut l'unanimité...

Il y a 4 pays qui s'y sont opposés, à cette taxation des GAFA. C'est l'Irlande, la Suède, le Danemark et la Finlande. Alors je vous cite cette affaire parce qu'on sait que M.

Le Maire avait dit : « Je m'en charge ». Il voulait éventuellement faire une taxation nationale à partir de 2020. On ne sait pas très bien si cette taxation nationale va avoir lieu.

En attendant, c'était l'aveu, c'était un hommage du vice à la vertu, comme on dit. C'est-à-dire que M. Le Maire a avoué en réalité que la construction européenne est absolument incapable de déboucher sur quoi que ce soit sur ce domaine comme sur tant d'autres.

En réalité, les États-Unis ont froncé le sourcil, ont menacé de déférer ce projet de taxation par l'UE des GAFA devant l'OMC. Et bien entendu, l'UE s'est aplatie, ne serait-ce qu'en se réfugiant derrière les 4 pays dont je viens de parler. Ça veut donc dire que la France ne peut agir que lorsqu'elle est seule.

C'est là qu'elle pourrait prendre des taxations nationales comme, d'ailleurs, les Britanniques ont annoncé qu'ils allaient le faire après le Brexit. C'est la preuve, la énième preuve que le système de l'unanimité bloque en fait toutes les décisions au sein de l'UE. Je ne veux d'ailleurs pas dire par là qu'il faudrait supprimer ce système de l'unanimité, parce qu'il faut bien comprendre ce que ça signifierait.

Refuser le système de l'unanimité sur les sujets essentiels, ça signifierait très exactement qu'un pays pourrait se voir imposer par d'autres contre sa volonté explicite une politique qui lui serait extrêmement défavorable. Nous, nous ne sommes pas en faveur de la suppression de l'unanimité. Nous sommes en faveur du retrait pur et simple de la France de cette prison des peuples.

En attendant, maintenant, voici un nouvel exemple de ce que l'unanimité ne mène à rien d'autre qu'à l'immobilisme. En fait, les évènements – c'est presque comme si c'était fait exprès –, depuis quelques temps, se chargent de confirmer jour après jour, semaine après semaine la parfaite vérité des analyses de l'UPR. Ceux qui croient que l'on peut taper du poing sur la table, faire un effet de levier, faire un rapport de force, par exemple sur la taxe sur les GAFA...

Je pense ici à M. Mélenchon. Eh bien M.

Mélenchon, s'il était au pouvoir, il se heurterait au fait que les Danois, les Finlandais, les Suédois et les Irlandais refusent la taxe sur les GAFA. Ils sont suffisamment nombreux pour refuser cette évolution. Je voudrais aussi parler d'un autre exemple qui a défrayé la chronique récemment.

Il s'agit notamment du projet de rapprochement Alstom-Siemens en matière de trains rapides pour mieux contrer le chinois CRRC. J'ai eu l'occasion déjà d'en parler lors d'un entretien antérieur. Mais j'y reviens puisque cette affaire montre en fait toute la vacuité, tout le vide absolu de la propagande lorsqu'elle dit qu'il faut faire l'Europe pour faire contrepoids à la Chine.

Non. Il ne faut pas faire l'Europe pour faire contrepoids à la Chine, parce que la Commission s'oppose à ce genre de rachat. Donc en fait, l'Europe ne fait pas du tout contrepoids à la Chine, de même qu'elle ne fait pas du tout contrepoids aux GAFA ou aux États-Unis parce qu'elle serait unie, justement parce que ça tire à hue et à dia.

Troisième exemple également fourni par l'actualité, c'est l'exemple d'Aéroports de Paris. Aéroports de Paris, M. Bruno Le Maire a décidé de le privatiser.

Il se fonde, d'ailleurs, là-dessus, sur les directives venues de Bruxelles, le cadre mental général de l'ultralibéralisme et les GOPÉ qui ne cessent de demander à la France que de mener au désengagement progressif de l'État. Je rappelle que la Commission européenne a par exemple demandé la privatisation d'un certain nombre d'infrastructures publiques. Pas seulement en France, mais notamment en Grèce.

Et en particulier, il a fallu que les Grecs privatisent la plupart de leurs aéroports. C'est pareil pour la France. Déjà, M.

Macron avait vendu la gestion de l'aéroport de Toulouse à des escrocs chinois et canadiens. Après ça, il s'est agi de vendre l'aéroport de Nice. Maintenant, on est dans le dur, c'est-à-dire Aéroports de Paris.

Il faut savoir qu'Aéroports de Paris est une structure publique détenue par l'État à 50,6% et qui se trouve être le plus grand groupe aéroportuaire du monde, avec 215 millions de passagers en transit en 2018, dont d'ailleurs une majorité d'entre eux à l'étranger puisqu'Aéroports de Paris possède des parts dans des aéroports comme l'aéroport de Santiago du Chili, par exemple. Mais le vaisseau amiral – si l'on peut dire – d'Aéroports de Paris, ce sont les plateformes aéroportuaires de Roissy, l'aéroport Charles de Gaulle et l'aéroport d'Orly. Alors d'après ce que j'ai lu dans la presse, Aéroports de Paris est une entreprise qui rapporte beaucoup d'argent, qui est tout à fait rentable, qui rapporte beaucoup d'argent à l'État.

Et d'après ce que j'ai lu dans la presse, il pourrait être valorisé autour de 16 milliards d'euros. Et l'État en possédant 50%, si l'État vend Aéroports de Paris, il pourrait retirer 8 milliards d'euros, à peu près, de cette vente. Je voudrais faire remarquer que 8 milliards d'euros, c'est le coût immédiat que risque de nous coûter le Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'UE, puisque s'il n'y a pas d'accord de Brexit et si le gouvernement britannique met sa menace à exécution, les Britanniques refuseront de verser les 44 milliards d'euros que lui réclame la Commission européenne pour apurer les promesses budgétaires qu'avait fait l'ancien Premier ministre britannique David Cameron.

Et comme entretemps, la France passera de 17% – à peu près – à 20% du budget, 20% de 44 milliards d'euros, ça fait 8,8 milliards d'euros. Je crois qu'il est important que les Français aient ce genre de comparaison à l'esprit. Si les Britanniques sortent de l'UE sans accord et s'ils ne versent pas les 44 milliards d'euros attendus par la Commission, la Commission risque de se retourner vers la France et de siphonner 8,8 milliards d'euros, c'est-à-dire le produit de la vente d'Aéroports de Paris.

On voit à quel point notre appartenance à l'UE est un désastre absolu, une espèce de racket permanent. Nous devons absolument faire comme le font les Britanniques, puisque les Britanniques, de toute façon, une fois qu'ils seront sortis, ils ne paieront plus du tout. Rien.

Ils ne paieront plus rien à l'UE alors que nous, nous allons continuer à payer, et même à casquer, casquer de plus en plus, puisqu'il faut que nous nous substituions justement aux pays qui s'en vont. M. Le Maire a annoncé que le produit de la vente d'Aéroports de Paris serait affecté à des fonds pour améliorer la technologie.

Il a tenu un discours faussement moderniste et faussement responsable en disant : « Vous comprenez, nous allons vendre ces participations qui, en fait, ne sont pas stratégiques. Et nous allons investir dans les hautes technologies », c'est-à-dire la tarte à la crème. Seulement voilà, l'investissement dans les hautes technologies peut très bien foirer complètement.

Et nous pouvons dilapider une grande partie de ces fonds publics, alors même qu'actuellement, Aéroports de Paris nous rapporte énormément d'argent. J'ajoute que s'il s'agit d'investir 8 ou 10 milliards d'euros dans les hautes technologies, et je suis favorable sur le principe, je pense qu'il vaudrait beaucoup mieux sortir de l'UE, récupérer cette somme que notre participation à l'UE nous coûte, à peu près 10 milliards d'euros chaque année, rien qu'en coûts directs, s'entend, plutôt que de participer à la construction européenne. Eh bien nous pourrions distraire une partie de cette somme considérable pour justement faire du soutien à la haute technologie, aux fonds d'innovation sur l'électronique, l'intelligence artificielle, etc.

Donc que M. Le Maire ne nous fasse pas le coup du type responsable. C'est en fait un irresponsable.

C'est quelqu'un qui est en train de vendre, de dilapider les bijoux de famille pour mener des politiques d'ailleurs hasardeuses et que l'on devrait mener avec des capitaux que nous prendrions sur le fait que nous serions sortis de l'UE. Voilà. Chaque jour, chaque semaine apporte son lot de découvertes.

Un jour, on apprend que la France est complètement assujettie aux États-Unis d'Amérique et à l'OTAN. Un autre jour que le gouvernement est obligé de fusionner les communes parce que la Commission européenne l'a demandé. Un troisième jour, on découvre que la règle de l'unanimité empêche de taxer les entreprises qui organisent leur évasion fiscale.

Un autre jour, on apprend qu'en matière internationale, la plupart des pays d'Europe se sont mis d'accord pour faire de l'ingérence grossière dans la situation intérieure d'un pays tout à fait étranger qui s'appelle le Venezuela, par exemple. Bref, chaque jour nous confirme le fait que nous devons sortir de l'UE et de l'euro. Et à propos d'euro, d'ailleurs, on a eu aussi la confirmation – vous savez, j'en ai parlé – de ce rapport de ce think-tank allemand qui a expliqué que les Français et les Italiens avaient été les plus pénalisés par l'euro, mais dans des proportions qui sont à peu près cataclysmiques.

Je renvoie ici à la petite vidéo bien faite qu'a faite Charles-Henri Gallois au sujet de cette étude. Vidéo qu'il a faite avec Lauriane Mollier, qui est également une blogueuse sous le terme de Vue Autrement. Cette vidéo qui explique que justement, notre appartenance à l'euro depuis une vingtaine d'années a coûté quelque chose comme 53 000 € par Français sur 20 ans.

Ça fait à peu près quelque chose comme 240 € par mois. Encore ne s'agit-il que de coûts directs. Et si l'on y ajoute la pléthore des coûts indirects, on arrive à des coûts phénoménaux de l'ordre de 500 € par mois et par Français.

L'euro est en train de nous ruiner. Je voudrais si possible que toutes celles et tous ceux qui m'écoutent admettent et comprennent vraiment l'extrême urgence qu'il y a à agir pour sortir la France de cette affaire et de notre participation mortifère à l'UE. Il faut à partir de ces évènements de la vie quotidienne comme aussi ce que j'avais pu noter en allant dans l'Oise à Creil, avec la fermeture d'une maternité.

Comme aussi en allant voir l'entreprise d'imprimerie Arjowiggins en Seine-et-Marne. Je voudrais que dans le plus grand nombre de cas possible, tous les Français, toutes les Françaises qui ont à cœur de sauver le pays s'emparent de ces faits tirés de la vie quotidienne pour expliquer à nos compatriotes à quel point il est fondamental de sortir de l'UE. Et la toute première chose à faire, c'est de se mobiliser le 26 mai pour que l'UPR ait enfin ses premiers députés, des députés au Parlement européen.

Il nous suffit de dépasser 5% des suffrages. Je reconnais que lors des dernières élections législatives partielles, nous avons fait entre 1,4% et 1,8%, et que dépasser 5%, c'est un saut significatif et même très important. Néanmoins, la dynamique dont nous bénéficions, le fait que de nombreux Français, y compris des Gilets jaunes (GJ), nous ont découvert depuis le début de la crise des GJ et ont découvert nos analyses et nos propositions, le fait qu'Étienne Chouard a annoncé qu'il voterait pour l'UPR, le fait que nous présenterons dans quelques semaines une liste complète avec – je l'espère – quelques personnalités qui intéresseront nos adhérents...

Tous ces faits-là doivent être mis bout à bout pour penser que nous avons la possibilité, la chance historique de peut-être nous hisser au-dessus des 5% et d'avoir nos premiers députés. Cette chance historique, nous ne pouvons pas la manquer. Nous devons tous nous mobiliser d'ores et déjà, nous mobiliser pour aller sur le terrain, nous mobiliser pour aller dans les réunions publiques que j'organise, mais qu'organisent également Charles-Henri Gallois et Vincent Brousseau, nous mobiliser pour aller dans les grands meetings, la dizaine de grands meetings que je vais tenir à travers toute la France avec les autres membres de la liste nationale de l'UPR, nous mobiliser aussi – et je terminerai par là – en rappelant à toutes celles et à tous ceux qui m'écoutent que pour voter le 26 mai, il faut être inscrit sur les listes électorales.

Et vous avez jusqu'à la fin du mois de mars pour le faire. Donc je vous en conjure. Si vous pensez que la France est dans une situation catastrophique, presque à la limite de l'effondrement général et de la dislocation, si vous pensez en votre âme et conscience que l'UPR est le seul vrai mouvement d'opposition qui peut commencer à redresser le pays, si vous avez compris que ce qu'il nous manque, c'est la notoriété nationale que nous procurerait un score en très forte augmentation et l'obtention de députés...

Nous pouvons avoir des députés à partir de 5%, je le rappelle, puisqu'il s'agit d'une élection à un seul tour à la proportionnelle intégrale et qu'il n'y a pas de troisième, quatrième calcul par la bande pour arriver à échafauder des théories sur le deuxième tour, etc. Vous avez la possibilité de voter pour l'UPR. Je vous le demande.

Faites-le. D'ores et déjà, demandez à tous vos entourages de bien vérifier qu'ils sont inscrits sur les listes électorales et de se mobiliser pour l'UPR. Il y va du salut de la France.

Vive la République et vive la France. (Musique) En mars sur UPR TV, retrouvez nos nouvelles émissions. (Générique)