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interviewBACKSEAT· 14 avril 2022 146 min

BACKSEAT : Saison 1 - Épisode 23 - Avec Alexclick et Sandrine Rousseau (14/04/2022)

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:37
Présentateur

Très content de vous retrouver les amis, c'est parti pour Backseat cette semaine encore. On va parler de politique pendant 2h30, première émission après le premier tour de l'élection présidentielle. On a plein de choses à se dire, j'ai vraiment hâte, ça va être trop cool. Et je suis avec mes chroniqueurs et chroniqueuses. Bonsoir à tous les trois, bonsoir Sacha.

0:52
Invité

Salut Jean, salut tout le monde, bonsoir.

0:54
Présentateur

Comment ça va ?

0:54
Invité

Ça va mieux, ça va mieux, le Covid est passé.

0:57
Présentateur

Oui, le Covid ça va, c'est bon, c'est réglé ?

0:58
Invité

C'est tout à fait réglé.

0:59
Présentateur

Formidable, très bien.

1:00
Invité

Très déçue d'avoir succombé à cette maladie.

1:04
Présentateur

Bah ouais, mais c'est voilà, il fallait y passer un moment.

1:06
Invité

Il fallait y passer.

1:06
Présentateur

Bon, et bah écoute, tant mieux, très content de te retrouver Sacha. Bienvenue à toi, avec nous aussi Léa, salut.

1:12
Locuteur

Bonsoir.

1:12
Présentateur

Comment ça va ? Ça va, soirée ASMR. Tu fais de l'ASMR, c'est ça ?

1:16
Locuteur

Ouais.

1:16
Présentateur

T'as regardé la constitution en ASMR ? T'as raté un truc.

1:20
Invité

Est-ce que Casta t'a regardé ou pas du coup ?

1:22
Présentateur

Je sais pas. Non, Casta il a dit qu'il regarderait, Castaner, Monsieur Castaner, il a dit qu'il regarderait quand je ferais le débat d'entre deux tours de 1988, que je ferais probablement la semaine prochaine. Tout seul ? Ouais, tout seul. Je vais faire un commentaire en différé. Ah, un commentaire ? Un commentaire indifféré du débat de 1988.

1:37
Sandrine Rousseau

Assez fort ça ?

1:38
Présentateur

Ouais, exactement. Avec nous aussi, Usul. Oui, bonjour. Comment ça va ? Moi, j'avais fait celui de 74, moi, en live. Tu l'avais fait en live celui de 74 ? Celui de 74, c'est celui où Mitterrand se fait humilier. Avec Giscard, il fait le pôle bonopole du cœur. C'est celle-là ? Ouais, c'est celui-là. C'est celle-là. Ça va ? C'est bien ? Ouais, ouais, ça va et toi ? Ouais, ouais, ouais. On a plein de trucs à se dire. On va en parler. La période est bizarre. La période est intéressante. La période est riche d'enseignements. On va dire ça comme ça. Bonjour à vous, le chat. Vous êtes là sur le plateau avec nous. On vous lit. On vous voit toute la soirée. Très content de vous retrouver.

Il y a des gens qui disent Salami dans le chat parce que hier soir, j'étais sur la chaîne de Clément Victorovitch pour la soirée Game of Rolls. Les deux tours et j'ai joué le personnage de Léo Salami, un journaliste...

2:21
Invité

C'est tellement pourri ! Non, c'est drôle. Tu as été choisi par les candidats, toi, ou pas ? Comment ça s'est passé ?

2:25
Présentateur

Il y en a un qui a fait une réflexion là-dessus en disant « j'aurais voulu quelqu'un d'autre que M. Massier, mais on m'a imposé. » Et donc, du coup, j'ai arbitré entre les candidats. Enfin, je n'ai pas arbitré, j'ai animé des interviews et j'ai décidé de jouer le rôle d'un journaliste à mi-chemin entre Jean-Jacques Bourdin et Nicolas Demorand. Un peu rentre-dedans, qui prend un peu de haut ses invités. Ce qui, en fait, en termes d'interview, est vachement pratique, vachement intéressant. Et donc, j'avais en face de moi des candidats absolument incroyables. Et c'était trop cool. Donc, le replay, vous le verrez.

Soit vous pouvez le voir sur la chaîne Twitch de Clément, soit ça va arriver sur YouTube, soon. Donc, vous verrez, c'était très drôle.

2:56
Sandrine Rousseau

Vous avez acheté en DVD aussi.

2:58
Présentateur

J'étais invité à faire le deuxième journaliste et je n'ai pas pu venir parce que nous, on bossait sur les guillemets. C'est compliqué. C'était hier soir. On a tourné ça à la maison de la radio chez les copains. Je n'en sais rien. Je pense que j'aurais fait un genre de plénel ou un truc comme ça. Il y avait plein d'options disponibles. Un plénel en interview politique, c'est quoi ? À part l'imitation de la voix, qu'est-ce que tu as comme posture ? On l'a vu justement avec Bourdin en début de mandat de Macron, avant que Macron n'ait plus envie de le revoir. Il n'était pas bon comme interview. Déjà, tu ne dis pas de mal de mon patron. Monsieur Plénel. En ma présence.

Donc, je ne sais pas ce que j'aurais fait, mais en tout cas, de toute façon, je n'ai rien fait.

3:37
Sandrine Rousseau

On aurait pu t'appeler Jean-Jacques Bourdin ?

3:40
Présentateur

Non, il y avait Jean-Jacques Bourdin qui était aussi l'option. Ou alors, comme c'était Jean Macier, il y avait Face à Mama. Hanouna, complètement excitée. Oui, mais j'ai préféré faire un Léo Salami qui rentre un peu dans les candidats. Et c'était super drôle parce qu'ils n'étaient pas tous habitués à ça. Et en plus, j'ai eu face à moi des candidats qui étaient très différents les uns des autres. Il y en avait un qui jouait un espèce de... C'était Clément qui jouait un candidat totalement populiste, démagogue, qui est anti-tout, anti-vax, anti-État, anti-élite et tout. Qui éructait en permanence sur le plateau.

Et c'est très dur à interviewer parce qu'il me prenait à partie comme représentant du système. Et du coup, c'était hyper intéressant. Et l'autre qui m'a marqué, c'était Angle, Angle droit, qui jouait une espèce de candidature. La République En Marche, extrêmement dur à interviewer parce qu'elle ne dit rien. C'est-à-dire qu'elle met 200 en filet d'eau tiède sur tout. Il faudra qu'on voit, qu'on travaille ensemble et tout. Et super intéressant du coup à... Super intéressant.

4:28
Invité

Je pense que c'était bien au wage, vous avez géré.

4:29
Présentateur

Et donc voilà, c'était super cool. Donc merci à Fibre au Tigre et à Clément de m'avoir invité. Et tout ça, c'était chez France Info. Et donc, c'était très cool. Ce soir, les amis, dans Backseat, on va parler de politique. Je vous le disais, on va passer en vue les sujets de la semaine. Sujets de la semaine, ça va être simple. C'est le premier tour de l'élection présidentielle. C'est Alex Kik qui va venir nous parler de son rapport à la politique. Je suis très content qu'il ait accepté notre invitation. Ça me fait super plaisir. Et notre invité politique en deuxième partie d'émission, il s'agira de Sandrine Rousseau.

Sandrine Rousseau, l'écologiste qui va venir nous dire ce qu'elle a pensé de ce premier tour de l'élection présidentielle et de cette campagne et de la suite des aventures pour elle comme pour la gauche. Voilà, en gros, le programme pour ce soir. Est-ce que j'ai oublié un truc ? Non, je ne crois pas. Let's go alors, c'est parti pour la première partie de l'émission. C'est parti pour les sujets de la semaine. On y va. Ils en font trop. Non, ils en font pas trop. Ils font du zèle aujourd'hui.

5:26
Sandrine Rousseau

Ils veulent un truc.

5:27
Présentateur

C'est spontané. Il y aura un buffet après, de toute façon. Vous n'en faites pas. Vous êtes les meilleurs. Ça me fait plaisir. Donc, du coup, le sujet de la semaine, on est le 14 avril. Le premier tour de l'élection présidentielle a eu lieu dimanche dernier, il y a six jours. Il y a sept jours. Il y a cinq jours.

5:46
Invité

On a compris. La fatigance.

5:47
Présentateur

Voilà, premier tour de l'élection présidentielle qu'on a déjà eu l'occasion de débriefer ensemble à plusieurs reprises sur ma chaîne. Mais je le rappelle pour ceux qui ne regardent que Backseat, qu'Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont tous les deux qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle. Emmanuel Macron aux alentours de 28%. Marine Le Pen aux alentours de 23%. Jean-Luc Mélenchon est arrivé un point derrière Marine Le Pen avec plus de 22% des voix. Et le reste des candidats étaient très en deçà de la barre des 10%. Il y a qu'Éric Zemmour qui a fait un malheureux 7% malheureux par rapport à ses ambitions.

Et les autres candidats sont en dessous de la barre fatidique des 5%. Ce qui, au-delà de la question du remboursement de l'enfraie de campagne, est très riche d'enseignements sur l'élimination d'un certain nombre de forces politiques qui avant étaient très fortes. Voilà pour la faire très courte sur les résultats de ce premier tour. Un premier tour quand même très particulier. Comment vous l'avez vécu, vous, le soir du premier tour ? Quand vous avez appris les résultats, la tension qui montait dans la journée, etc. C'était quoi votre état d'esprit ? J'étais de bonne humeur, moi il faisait beau. Jules ? À la base, j'étais de bonne humeur, il faisait beau, vote sympa.

Voilà, bon évidemment, oui, ça s'est dégradé en cours de soirée. Moi, pour le coup, j'animais une soirée en live sur Twitch, du coup, ça s'est vu. Mais il y a des trucs qui étaient tombés déjà une heure avant. Je savais en commençant l'animation de la soirée que c'était mort pour jusqu'à la qualification de la gauche au second tour. Et j'avais promis aux gens que si la gauche se qualifiait au second tour, je n'avais même pas dit qu'ils gagnent. Mais juste si elle se qualifie au second tour, je passerais peut-être en hebdomadaire, je repasserais en hebdomadaire ma chronique du lundi. Bon, ben, ce n'est pas le cas. Moi, du coup, écoute, je vais pouvoir faire d'autres trucs de ma vie.

Ce pays ne me mérite pas. Voilà, bon, c'est chose faite. Tu l'as pris personnellement ? Non, non, mais c'était intense comme soirée. Je ne parle même pas des rebondissements à partir de 23h où des gens ont commencé à se chauffer, regarder les courbes et tout. Bon, moi, j'ai préféré me dire, non, mais c'est mort, arrête, dors, dors, tu verras demain. Mais à mon avis, c'est mort. Et j'ai très mal dormi après parce que beaucoup de trucs qui se sont retournés. Très mal dormi, très mal dormi. Ce n'est pas franchement réjouissant comme second tour. Ok, d'accord. Léa, toi, tu étais comment ?

7:54
Sandrine Rousseau

Anxieuse. Ah ouais ? C'était l'anxiété que tu ressentais ? En fait, je me suis levée super tout alors que le dimanche, d'ordinaire, je dormais jusqu'à midi. Tu vois, c'est le seul jour où je peux vraiment dormir, donc je kiffe pas mal. Et là, je me suis réveillée à 8-9 heures et j'étais un peu en mode, ok, bon, faut que je me lève, faut que je fasse des trucs. J'avais une interview sur une radio anglaise, donc du coup, je suis restée chez moi jusqu'à 15 heures, mais je suis allée me promener un peu pour... Je suis allée voter ensuite. Et j'étais pas, non, j'étais pas méga emballée, quoi. Mais il faisait beau, c'était cool.

8:22
Présentateur

Ouais, il faisait beau, moi je trouve que c'était une belle balade.

8:25
Sandrine Rousseau

J'ai préféré rester chez moi et ne rien faire pour les résultats du vote. J'ai acheté une petite bouteille de pif avant d'entrer, et puis voilà, quoi.

8:33
Présentateur

Et puis du coup, tu l'as descendu. Ouais, ouais, tranquille, ouais. Le soir, j'avais même pas le cœur à picoler trop. Ah bah moi, je voyais plus que ça, quoi. On arrêtait très vite. Sacha, toi, t'étais au Figaro ?

8:42
Invité

Écoutez, moi, j'étais au Figaro. Tu bossais, toi ? Ouais, ouais, je bossais. C'était une soirée un peu éclatée au sol, honnêtement. En plus, enfin, le résultat, on s'y attendait un peu. Les premiers pourcentages ont vraiment commencé à tomber vers 19h30, 19h40. Donc, il y a le petit coup d'adrénaline à 20h au moment de publier les résultats. Il y a un petit coup d'adrénaline à 23h minuit quand, voilà, effectivement, Mélenchon rattrape de plus en plus Marine Le Pen. Mais je dirais que c'est un peu à l'image de la campagne. Il n'y a pas d'émulation, il n'y a pas eu de truc intéressant.

9:14
Présentateur

C'était TF1 qui avait décidé de diffuser les visiteurs dans la soirée, ce qui disait quelque chose.

9:19
Sandrine Rousseau

Moi, j'ai gloussé quand même à plusieurs reprises quand j'ai vu les résultats. Je suis sur certains candidats, on va en parler.

9:27
Présentateur

Non, non, mais moi, j'étais en stream comme c'était prévu. Je ne me faisais pas beaucoup d'illusions. C'est toujours facile à dire après. Parce qu'évidemment, comme tout le monde, j'avais un doute. Mais comme j'avais discuté avec des responsables de la campagne de la France Insoumise deux jours avant, qui, dans leur tête, avaient l'air de me dire que c'était assez clair, qu'ils ne seraient pas au second tour. Ils l'avaient déjà anticipé, ils le savaient presque. Moi, je ne me faisais pas trop d'illusions. Mais surtout, j'étais en stream. Et du coup, c'était hyper intéressant.

Moi, j'étais très content de cette soirée parce qu'on avait enfin un moment rare dans la vie politique française, c'est-à-dire une photographie à l'instant T de l'équilibre des forces politiques. Et en plus, super riche d'enseignement. Parce que j'en ai fait une vidéo entière sur ma chaîne YouTube, donc je ne vais pas épiloguer, mais vous pourrez aller la voir. Mais voilà, un des premiers trucs qu'on a constaté, c'est ce fameux second tour Macron-Le Pen. Le tour que personne ne voulait. Et finalement, c'est quand même celui qui est arrivé. Je ne sais pas, est-ce que c'est la preuve de la sclérose d'un paysage politique qui n'arrive pas à se renouveler, malgré l'insatisfaction des électeurs ?

Ils votent quand même pour ces deux parties-là en majorité ? C'est des tensions non résolues aussi. C'est-à-dire que quand Macron, en 2017, nous dit de voter pour lui parce qu'il fera tout pour que plus jamais les gens n'aient envie de voter pour les extrêmes, et qu'on voit qu'il a tout fait, mais certainement pas pour ça en tout cas, puisqu'il a au contraire, on voit le total. Alors ce qui est fou, c'est que le total extrême droite est monté, parce que si on éditionne Zemmour, etc. On est à 33%, on est à un électeur sur trois à voter à l'extrême droite. Et le total gauche est finalement plus haut que ce qu'il a pu être ou ce qu'on a pu attendre.

Et puis évidemment, Mélenchon fait un plus gros score que la dernière fois, un score qui, à l'époque de Sarkozy-Hollande, suffisait à aller au second tour. Ce qui a progressé, c'est l'extrême droite. La campagne de Mélenchon était tout à fait honorable. Il y a eu un effet vote utile sur la fin. Les quelques derniers jours, il y avait une vraie effervescence. C'est-à-dire qu'on sentait que dans la société civile, dans les secteurs habituels de la société civile, il y a eu une tribune d'économistes, des chercheurs, des machins, des artistes, des étudiants, toujours les mêmes. Traditionnellement, ceux qui animent le peuple de gauche dans la société civile appelaient tous à cette candidature-là.

Donc il y avait une vraie dynamique dans les derniers jours, qui a eu un vrai effet sur le résultat final. Et bon, malgré tout, ça ne passe pas. Donc là aussi, ça montre aussi qu'il y a des tensions non résolues dans la société. Donc on reconduit un existant qui ne satisfaisait déjà personne. Donc on reconduit les tensions. Il y a un truc qu'il va falloir résoudre à un moment. L'autre qui a progressé, ce n'est pas que l'extrême droite, c'est aussi Emmanuel Macron. Et ça, c'est rare quand même.

C'est une performance quand même rare qu'a réussie le président de la République à obtenir davantage de voix au premier tour à la fin de son quinquennat que ce qu'il avait obtenu à son premier quinquennat. Je me souviens d'analyse, parce que ça m'est remonté en mémoire, d'analyse qu'on avait après la présidentielle 2017, où des gens disaient « C'est particulier, cette élection. Ok, il a gagné, mais ça ne représente pas fondamentalement. Le paysage politique français est quand même très organisé autour de la droite et de la gauche. Ça va être une aventure à un moment de l'histoire, mais ça ne durera pas longtemps. Les Français reviendront dans des clivages plus traditionnels.

» Ce ne sera qu'un épiphénomène de l'histoire, force est de constater qu'en fait, ils avaient tort. Ceux qui disaient ça il y a cinq ans, Emmanuel Macron a continué. Non, vous avez raison. Ben oui, ça reste la droite et la gauche. C'est-à-dire qu'elles s'organisent très différemment. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron a réussi son pari, qui est de devenir le leader incontesté d'un immense bloc de centre et de droite qui a aspiré beaucoup. Et celle qui en a payé le plus cher, c'est Valérie Pécresse.

12:41
Invité

J'ai lu des chiffres que j'ai trouvés hallucinants. C'est qu'en 2012, la qualification au second tour de François Hollande et de l'UMP de Nicolas Sarkozy à l'époque, ça représente 55% des voix. Cette année, le PS et les Républicains, c'est à peu près 7% au même niveau qu'Éric Zemmour. Il y a évidemment une... Alors, on peut dire droite-gauche, mais il y a évidemment une recomposition. Et les partis traditionnels, qui sont peut-être encore vus comme des partis de gouvernement ou des partis qui, à l'échelle locale, sont encore très ancrés, ne sont clairement plus comme des partis qui peuvent prétendre à la fonction suprême en France.

13:17
Présentateur

Les partis ont changé de rôle. Les gens ne votent plus, ne se sentent plus attachés à un parti. Et les gens picorent. Un jour, ils vont voter pour ça. Et là, vous voyez bien. Ah, c'est les européennes, je vais voter écolo.

13:28
Invité

Ah, c'est les municipales. J'ai un MRPS, je vais le reconduire. Il était bien parce que la bibliothèque, ça tourne bien. La piscine est gratuite pour les gosses, on y va.

13:36
Présentateur

Et puis, ah, c'est la présidentielle, je vais choisir Mélenchon. On picore, il n'y a plus cette fidélité qu'il y avait avant aux partis. C'est parfaitement vrai. Et on va en parler dans la deuxième partie sur le second tour, parce que là aussi, on voit effectivement des fidélités assez intéressantes. Je suis assez d'accord avec toi. Il y a un autre truc que j'ai observé, c'est quelqu'un dans le chat qui me l'avait fait remarquer, c'est les primaires. Les primaires, ça n'a pas marché du tout. Est-ce que c'est la fin de cette logique-là, de cette manière-là de faire de la politique, qui était pourtant relativement nouvelle dans le paysage politique français ?

Ça ne faisait que 10 ans qu'on en faisait des primaires, 10-15 ans. Les deux partis qui ont fait le choix d'organiser des processus de sélection de leurs candidats de manière relativement démocratique, les écolos d'un côté et les républicains de l'autre, sont en dessous de la barre des 5%. C'est impressionnant. Les trois plus gros partis politiques de France aujourd'hui sont des partis qui partagent le fait d'avoir un leader charismatique et qui ne sont pas très connus pour leur démocratie interne. Je leur trouve un autre point commun à ces trois grosses formations politiques qu'on trouve moins chez les autres, quoique si quand même chez Zemmour, c'est le fait de proposer un grand récit.

C'est sans doute ça qu'on attend à la présidentielle, puisqu'il s'agit de conduire la nation, le pays, de trouver notre place dans le monde, notre place en tant que société, de se redéfinir. Il y a un récit d'extrême droite qui dit que la nation, on est menacé, grand remplacement, etc. C'est un récit, c'est une explication globale cohérente du monde. Le centre droit avec cette vision bourgeoise de « il faut continuer, il faut travailler, c'est la droite, il ne faut que rien ne change ». Et la vision de la gauche qui dit « nous, on veut changer des trucs, changer plein de trucs et se diriger vers une sixième république, l'éco-socialisme, des hydroliennes ».

Mais il y a un récit global qui amène tout ça, un récit qu'on a peut-être eu du mal à entendre chez Yannick Jadot. Oui, c'est vrai, je suis d'accord avec toi. Il y a eu le récit. Yannick Jadot fait le choix. Yannick Jadot fait beaucoup sur « c'est la catastrophe, la catastrophe qui nous menace, et puisqu'il y a la catastrophe écologique, il faut voter pour des écolos, et c'est nous, c'est normal, c'est nous les écolos ». Non, c'est intéressant, je suis assez d'accord avec toi. Il a décidé de positionner son... Yannick Jadot, c'était les écologistes, voter écologiste, c'était son...

15:36
Invité

Je vous recommande juste de lire Raphaël Liorca sur le sujet, qui parle de Netflix... Netflixisation de la vie politique, et c'est super intéressant. Il vous explique que Zemmour fonctionne justement avec des coups d'éclat, et qu'on est comme dans une série, en fait, et que c'est ça qui pourrait convaincre les électeurs.

15:58
Présentateur

Un autre truc quand même qui est impressionnant, parce qu'on est passé un peu vite dessus, mais c'est la tripolarisation du paysage politique. La France est peu habituée à fonctionner de cette manière-là, mais là, de toute évidence, on a trois énormes blocs qui se partagent chacun, à peu près un quart des électeurs. Un gros bloc de gauche où Jean-Luc Mélenchon est un leader incontesté, un gros bloc de centre et de droite autour duquel Emmanuel Macron semble incontesté, et un gros bloc d'extrême droite autour duquel Marine Le Pen a réussi à faire une large différence avec Éric Zemmour, elle n'est pas contestable non plus.

C'est une nouvelle manière de faire de la politique aussi, qu'il va falloir qu'on apprenne à enregistrer dans nos logiciels et notre manière de penser. Je ne dis pas que la gauche et la droite ont disparu, parce que ça, c'est un autre débat, c'est aussi une question de perception, mais voilà, on a trois forces qui rendent d'autant plus intéressantes les législatives, pour moi.

16:45
Sandrine Rousseau

Il y a autre chose quand même dans cette campagne qui me choque, c'est que finalement, les deux candidats qui ont moins fait campagne sont ceux qui arrivent en tête. Je ne dis pas que... Jean-Luc Mélenchon a fait une très très bonne campagne, je trouve que Marine Le Pen n'a quasiment pas fait de campagne. Si, elle a fait une campagne. Emmanuel Macron... Ben si, mais sur le terrain, genre qu'on n'a pas vu, effectivement. Justement, une campagne de proximité. Ce qu'on appelle vraiment une campagne de terrain, de proximité, qu'on ne voyait pas. Et on lui reprochait de ne pas être présente dans les médias, de ne pas vouloir débattre, etc. Même chose pour Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron qui souffre, lui, en revanche, de ne pas avoir fait de campagne sur le terrain. D'ailleurs, pour moi, son tout premier meeting de campagne, c'était dimanche soir, Emmanuel Macron. Son vrai meeting de campagne qui a lancé sa campagne, c'était dimanche soir. Et là, il enchaîne. Il est en train de serrer des paluches à tout va, dans tous les territoires. Donc ça, c'est quelque chose, je pense, qu'il a compris. Déjà qu'en plus, La République En Marche, de manière assez générale et globale, souffre de ce manque d'ancrage territorial. On l'a bien vu, d'ailleurs, aux élections intermédiaires, qu'il n'y avait pas cet ancrage territorial.

Donc moi, quand j'ai vu le discours de Macron, dimanche soir, je me suis dit, ça y est, là, il est en campagne.

17:47
Présentateur

D'accord, je vois ce que tu veux dire. Non, je vois ce que tu veux dire. Parce qu'il avait fait une campagne de premier tour décevante, à Baboui, lui aussi avec un seul meeting, très peu déblastement.

17:54
Sandrine Rousseau

Exactement, mais au même titre que Marine Le Pen, en fait. Tout ce qu'on a vu, la campagne, je veux dire, au niveau, nous, comme on l'a perçue au niveau national et peut-être dans l'environnement médiatique, moi, je ne me souviens pas de grands moments de la campagne de Marine Le Pen. En revanche, je me souviens de grands moments de la campagne de Valérie Pécresse, malgré elle, de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, avec les hologrammes x12, tu vois, des choses comme ça. Je trouve que finalement, ceux qui ont été les plus discrets, médiatiquement en tout cas, sont ceux qui sont arrivés davantage en tête, mis à part, bien entendu, Jean-Luc Mélenchon.

Comme s'ils s'étaient donné rendez-vous sans trop se poser de questions.

18:34
Présentateur

Oui, je suis d'accord avec toi. Il y avait un côté écrit d'avance, mais d'ailleurs, c'était ça que rejetaient le plus les Français. Les Français, beaucoup veulent du changement ou du changement dans la continuité, comme ils le veulent, mais en tout cas, le côté écrit d'avance, c'est ce qui rendait cette campagne décevante. Et le fait est qu'on en est à ces résultats qui étaient craints par beaucoup. Je crois que plus de 80% des Français ne voulaient pas d'un second tour Macron-Le Pen, y compris beaucoup de ceux qui ont voté pour ces deux-là. Mais voilà, ils auraient préféré qu'il soit quelqu'un d'autre en face.

18:56
Sandrine Rousseau

Je pense que là où il faut qu'on soit prudent et prudente, c'est de se dire, en fait, c'est comme en 2017, on est à nouveau face à Macron et Le Pen qui sont face à face au deuxième tour. En fait, la situation a quand même fondamentalement changé. Et je pense qu'il faut insister là-dessus. Déjà, le vote d'extrême droite a pris 10%, ce qui est énorme par rapport à 2017. 10%, c'est vraiment énorme. Face à un Emmanuel Macron qui avait quand même promis, peut-être pas de manière suffisamment affirmée, de faire baisser ce vote. En fait, on se rend compte qu'il a le vote populiste et à condition qu'on considère que...

On pourrait, d'ailleurs, certains observateurs politiques, ça se discute, bien entendu, considèrent que le vote pour Mélenchon est en partie un vote un peu populiste aussi. Et d'aucuns disent que finalement, quand tu mets tout, tout, tout, tout, de Rensemble et que tu ajoutes toutes les votes, t'es à 57% d'électeurs qui ont considéré ce vote comme étant populiste en quelque sorte.

19:51
Présentateur

Populiste, je ne sais pas, qui exprime une radicalité et une envie de changement profonde, ça c'est certain. Qui exprime une radicalité

19:55
Sandrine Rousseau

et une envie de changement. C'est quelque chose qu'on ne vérifiait pas en 2017. Il y a vraiment eu une radicalité affirmée de la part des électrices et des électeurs.

20:07
Présentateur

Alors, radicalité, oui et non, parce qu'il y a aussi les dynamiques de vote utile qui ont beaucoup fonctionné en ce premier tour. Les trois candidats arrivaient en tête.

20:13
Sandrine Rousseau

Une volonté de changement de toute évidence.

20:14
Présentateur

Oui, mais en passant par un vote utile. C'est-à-dire que Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, tous les trois, ont bénéficié dans leur genre et auprès de leur propre camp d'une dynamique de vote utile. Le peur de l'idée qu'il ne soit pas qualifié au second tour. C'est aussi ça qui participe à l'éparpillement du paysage politique. Au-demain, la présidentielle est faite pour ne pas éparpiller le paysage politique. Elle a toujours été pensée comme ça. Elle favorise les grands partis, les grands rassemblements, les gros candidats. Mais quand même, le vote utile a très bien fonctionné pour ces trois candidats-là, chacun dans leur genre.

Il y a eu un vote utile d'extrême droite pour Marine Le Pen. Il y a eu un vote utile de centre-droite et de centre-gauche et de droite autour d'Emmanuel Macron. Il y a eu un vote utile à gauche pour Jean-Luc Mélenchon. Et ça, du coup, ça participe de l'élimination d'autres forces politiques qui pourtant sont, tu l'as dit, très vivaces au niveau local, au niveau européen et qui, du coup, créent pour moi aussi un autre clivage à côté de la tripolarisation du paysage politique, il y a aussi une décorrélation totale entre la réalité locale et la réalité nationale. C'est que les trois parties arrivées en tête à la présidentielle ont très peu d'assises locales. C'est un truc de ouf.

Le niveau local, il est totalement géré par l'EPS, les écolos, les républicains et leurs alliés respectifs. Très peu d'élus. Et donc, ça rend le truc assez intéressant. Ce ne sont pas des contre-pouvoirs les collectivités locales. Ce n'est pas vrai. Ils ont un pouvoir de nuisance à leur échelle, à leur niveau, etc. Mais ce n'est pas un contre-pouvoir. Il ne faut pas attendre ça de leur part. Ils ne peuvent pas le faire et ce n'est pas le but. Mais voilà. Sur le vote utile, tu voulais dire un truc, Usul ? Non, c'est sur la radicalité. Parce qu'on pourrait... C'est assez vague. C'est quoi radical ? Par opposition à la social-démocratie ou à l'écologie, tu vois. Oui, quoi ?

Par opposition à la social-démocratie et son culte du compromis. Non, mais moi, j'allais même carrément dire que j'ai trouvé la campagne interne chez LR et leur débat à quatre radicale. Ah, bien sûr. La campagne de Pécresse et son meeting où elle parle de remplacement et de français de papier. C'est radical à ce moment-là. Mais Jean-Luc Mélenchon n'a pas fait une campagne radicale. Au contraire, toute l'année, il s'énerve. Il s'énerve à l'Assemblée nationale, etc. Il joue l'énervé. Et puis, toujours, ses campagnes présidentielles, il la joue papy sympa. Il revient à la cour. Oui, dans la réforme. Et ça marche.

Il n'y a pas une énorme radicalité dans sa campagne ni dans son programme d'ailleurs qui est un programme de gauche. Ça dépend. C'est qu'il y a de radicale dans le programme ? De changement radical. Oui, bien sûr.

22:30
Sandrine Rousseau

Supprimer la Ve République, c'est radical en somme.

22:33
Présentateur

Non ? Moi, je ne sais pas.

22:34
Sandrine Rousseau

Moi, j'y suis favorable. J'y suis favorable. Mais je suis consciente du fait que c'est quand même renverser la table. Et aucun problème avec ça.

22:41
Présentateur

Renversons la table s'il le faut. Déjà, je pense qu'il le faut et de toute façon, il n'y a pas besoin d'être...

22:46
Sandrine Rousseau

Oui, mais que tu le... Ça reste un changement radical.

22:48
Présentateur

Le général de Gaulle, il est radical quand il dit qu'on va faire une nouvelle constitution. Tout est radical. Dès qu'on fait de la politique, c'est radical. C'est-à-dire que c'est gérer les affaires courantes normalement de manière technique qui est juste radical. Changer la constitution d'un pays, c'est quand même

22:59
Sandrine Rousseau

une décision qui n'est pas née.

23:00
Invité

Pas tous les deux en même temps.

23:01
Sandrine Rousseau

Non, mais tu vois ce que je veux dire ? Oui et non. Changer la constitution d'un pays, c'est quand même une décision forte.

23:06
Invité

Oui, mais on ne peut pas...

23:08
Présentateur

À ce moment-là, je ne sais pas. Ou alors, il faudrait s'entendre sur la définition de radical. Par exemple, je pense aussi que les gens qui ont voté pour Marine Le Pen n'ont pas eu l'impression de voter pour un truc radical. Ça, c'est certain. Si, je suis d'accord avec toi. Je suis assez d'accord avec toi. Ils ont eu l'impression de voter... De la même manière que beaucoup d'électeurs de Jean-Luc Mélenchon n'ont pas eu l'impression d'avoir un vote radical. Je suis d'accord avec toi. C'est pour ça que quand tu dis qu'il y a une envie de radicalité, il y a une envie de changement. Oui, c'est fait. Mais de changement quand même.

Mais radicalité, Jean-Luc Mélenchon, ce n'est pas un vote révolutionnaire et je crois que les gens qui ont voté Marine Le Pen ne se rendent pas compte à quel point c'est un vote radical. Ils ne l'ont pas vécu comme ça et ce n'était pas nécessairement une envie qu'ils ont. Il y a un besoin de coup de balai, de balayage d'accords, mais ils n'ont pas l'impression que ce soit...

23:50
Sandrine Rousseau

Alors pourquoi les électeurs de Marine Le Pen n'ont pas l'impression et ceux de Jean-Luc Mélenchon n'ont pas l'impression ? Parce que je pense qu'il y a Éric Zemmour

23:56
Invité

qui est rentré dans le jeu et qu'Éric Zemmour a contribué à dédiaboliser entre guillemets Marine Le Pen sur des positions qui étaient pour le coup beaucoup plus radicales, racistes, etc. qu'elle, elle a été un peu plus toujours dans la dédiabolisation, dans le plus soft, dans le compromis et finalement, je pense qu'Éric Zemmour il est pour pas mal aussi dans le score assez élevé de Marine Le Pen. Après, tu ne peux pas être plus ou moins raciste.

24:25
Sandrine Rousseau

Tu es raciste, c'est tout.

24:27
Présentateur

Non, tu peux être plus ou moins. Dans le style. Il y a des électeurs qui y voient une différence. Sur le fond. Non, mais sur le fond, sans doute.

24:34
Sandrine Rousseau

C'est dans le style, surtout.

24:35
Présentateur

Mais dans le style et dans la manière de le présenter, etc. Marine Le Pen est arrivée au bout, alors je dis au bout, on verra le second tour, il est possible qu'elle soit arrivée au bout de sa stratégie de dédiabolisation, aidée de fait par Éric Zemmour qui l'a aidée à se recentrer où elle est apparue. Déjà, elle a fait une campagne très très loin des grands plateaux télé et surtout des grands meetings. Elle a fait vraiment la campagne de proximité. Elle a parfaitement compris qu'elle était son électorat. Elle est allée les voir quotidiennement. Elle a réussi à leur parler. Le fait qu'elle était relativement invisible dans les grands médias nationaux ne l'embêtait pas du tout.

Au contraire, laissez-les faire leur truc de leur côté. Moi, j'ai un autre vote à aller chercher. Et elle a réussi. Elle a réussi ça.

25:10
Sandrine Rousseau

Ça fait partie de sa stratégie de ne pas s'affirmer comme faisant partie de l'élite. Oui, absolument. Il y a quand même un truc dans sa communication qui est assez intéressant à analyser. C'est-à-dire qu'elle est peu présente sur les plateaux parisiens de l'élite que ça peut représenter. Elle est peu présente aussi dans l'hémicycle. C'est-à-dire qu'elle est dans l'hémicycle déjà, il y va rarement. Mais en plus, elle ne se met pas en scène dans l'hémicycle comme peuvent le faire certains députés. C'est-à-dire qu'elle rejette profondément. C'est le rejet de l'institution telle qu'elle est conçue aujourd'hui alors qu'elle est complètement dedans. Mais avec ce discours de « j'y suis pas, moi ».

Et je pense que c'est en phase avec cette volonté de s'écarter des canaux traditionnels.

25:48
Présentateur

On va en parler du coup de ce second tour de l'élection présidentielle. On est dans un scénario dont je vous le disais Macron-Le Pen. Mais qu'est-ce qui a changé par rapport à 2017 dans ce Macron-Le Pen-là ? Le fait qu'Emmanuel Macron sorte d'un quinquennat, ça change déjà la donne. Ce n'est plus le même Emmanuel Macron qu'en 2017 parce que maintenant on l'a eu à l'exercice pendant cinq ans. Ce n'est plus non plus la même Marine Le Pen. Elle a des réserves de voix Marine Le Pen. Et c'est ça aussi une nouveauté pour elle. Elle en avait peu la dernière fois, non ?

26:10
Sandrine Rousseau

Elle a 7% de toute évidence plus je ne sais plus combien a fait du Pontaignan. Peut-être des électeurs de Valérie Pécresse. De Jean-Luc Mélenchon aussi.

26:22
Invité

Des électeurs de Jean-Luc Mélenchon aussi. Il y a plus de 20% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui sont prêts à voter pour Marine Le Pen au deuxième tour.

26:29
Présentateur

Et ça aussi, c'est quelque chose de très particulier. Vous savez, on le dit toujours, les candidats ne sont pas propriétaires de leur vote. Mais il faut constater qu'il y en a qui le sont plus que d'autres. En tout cas, ça dépend des contextes et des coalitions et des évidences. Éric Zemmour, oui, plus de 90% de ses votants vont aller vers Marine Le Pen au second tour. Jean-Luc Mélenchon, c'est assez divisé. Un électeur sur trois à l'intention de ne pas aller voter. Un électeur sur trois à l'intention d'aller voter Macron. Et un électeur sur quatre ou cinq.

26:54
Invité

23. 23, oui, entre 20 et 25.

26:56
Présentateur

À l'intention d'aller voter pour Marine Le Pen au second tour dans l'idée d'avoir un vote barrage anti-Macron. Et ça, c'est quelque chose qui fait beaucoup débat en ce moment à gauche. Il faut relativiser ces chiffres parce que c'est des sondages qui sont effectués sur les personnes qui sont certaines d'aller voter et qui ont déjà leur choix d'arrêter là, maintenant. Donc, autant dire que ce n'est pas tout le monde chez Mélenchon qui savent déjà ce qu'il va faire. Non, non, il y a aussi les abstentionnistes qui sont interrogés, qui sont comptabilisés comme je m'abstiens.

27:21
Invité

Certains ne vont pas aller voter, quoi. Non, mais pour ceux

27:23
Présentateur

qui savent déjà ce qu'ils vont faire de neuf à dix, quoi. Vous savez ce que vous allez faire de zéro à dix, voilà. Qui ont arrêté leur choix, quoi.

27:31
Sandrine Rousseau

Il reste encore une bonne semaine, une dizaine de jours, donc ça peut évoluer. Il y a quand même

27:34
Présentateur

beaucoup de gens, à mon avis, dans l'électorat de Mélenchon. Moi, je pense que ça va évoluer.

27:39
Invité

Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui sont sous le choc sur le moment, qui tombent de haut d'un coup. Un mouvement de rejet évident, parce que je sais, j'ai ressenti aussi de putain, non, j'ai pas envie

27:49
Présentateur

de voter Macron au second tour. C'est évident. Enfin, après ces cinq ans, ils méritent pas mon vote. Je veux pas que ce soit pris pour un vote d'adhésion. Évidemment, je veux pas voter Le Pen. Donc, non, je voterai pas. Et puis, bon, j'en vois se ressaisir au fur et à mesure des jours qui avancent, en mode, ouais, mais là, c'est Le Pen. Et autant la dernière fois, je sais, parce que je l'ai fait la dernière fois, c'est-à-dire j'ai pas voté au second tour en me disant je laisse faire les autres castors parce que, bon, le barrage a l'air de très bien se construire sans moi. J'ai pas besoin de le faire. Et puis là, c'est moins évident. Ça change la donne pour toi, ça.

49-51 dans les sondages ou 47-53, il y a déjà peut-être un peu plus besoin que les gens comme nous se fassent violence comme d'autres ont pu se faire violence au premier tour alors qu'ils avaient envie de voter Jadot et qu'ils ont cru à la stratégie du barrage au premier tour en votant Mélenchon. Ils ont dit comme ça il y aura la gauche au second tour et il n'y aura peut-être pas Le Pen donc allez tant pis je me forge votre Mélenchon bon bah là allez tant pis je me forge je vais voter Macron. Il y a un pas de plus à faire entre passer de Jadot à Mélenchon que de passer de Mélenchon à Emmanuel Macron.

Je peux comprendre aussi que ce soit un peu plus difficile de faire ce pas-là et c'est quelque chose de très particulier parce que ça rappelle encore une fois t'as utilisé la notion de se faire violence.

Moi j'appelle aussi ça faire des compromis avec soi-même c'est-à-dire d'accepter le fait que le candidat pour qui tu vas mettre le bulletin dans le learn ne te convient pas absolument sur tous les points c'est plus facile au premier tour de trouver quelqu'un avec qui tu vas réussir à t'entendre in fine bon allez on passe deux trois trucs et puis c'est bon je vais voter pour toi qu'au second tour où là on est dans une logique différente et je vais dire un dernier point avant de céder la parole qu'on avait dit un petit peu la dernière fois quand on avait parlé du vote la semaine dernière en disant c'est pas un truc intime qui vous engage au niveau de votre éthique votre morale alors évidemment tout le monde se pose des questions de ce genre-là mais en définitive c'est ajouter du poids dans un rapport de force là le rapport de force si manifestement il laisse une chance à Marine Le Pen quelqu'un de gauche ne regarde pas le fascisme prendre le pouvoir en restant les bras croisés moi c'est ça ma morale donc mettre un bulletin à Macron c'est quand même le truc le plus facile qui ne m'engage pas plus que ça je prends un bulletin je le mets dans l'urne c'est facile à faire et c'est pas une compromission morale non la compromission morale c'est de ne rien faire quand l'extrême droite est aux portes du pouvoir c'est ce qu'on avait dit c'est ce qu'on avait dit aussi sur le fait que donner du sens à son vote il n'a pas forcément le même sens au premier au second tour voter pour quelqu'un à qui tu vas t'opposer dès le lendemain matin ou même dès 20h01 ça fait partie aussi des raisons parfois pour lesquelles on vote c'est ça aussi les logiques de front républicain qu'on a pu voir au niveau local ça fait moins de bruit etc mais il y a des gens qui assument parfaitement de mettre un bulletin pour quelqu'un en disant non mais je ne vais pas te soutenir mon gars tiens je mets le bulletin dans l'urne mais je ne vais pas te soutenir je ne suis pas avec toi donc c'est intéressant il y a aussi la question des consignes de vote les consignes de vote de second tour alors il y en a deux qui sont très intéressantes à analyser il y a celle de Jean-Luc Mélenchon de son côté qui a décidé de maintenir la stratégie de 2017 c'est-à-dire dire le soir même pas un bulletin pour Marine Le Pen et du reste on verra on va faire un vote et mes soutiens décideront et l'autre stratégie qui est celle de Valérie Pécresse qui est de dire je voterai à titre personnel pour Emmanuel Macron mais vous faites ce que vous voulez ce qui est une consigne déguisée mais bon voilà ça a le mérite d'être plus clair et en même temps elle s'est faite rembarrer le lendemain par son bureau politique des républicains qui a dit c'est ni l'un ni l'autre les républicains appellent à s'abstenir ça c'est quand même un truc ça c'est un truc extrêmement intéressant alors déjà bon les républicains ça doit être une gueule de bois terrible mais appeler à s'abstenir c'est pas du tout dans la culture des républicains ce camp-là politique est extrêmement légitimiste extrêmement légaliste c'est des gens qui vont voter qui assument jusqu'au bout etc donc ça montre aussi le caractère très déboussolé du truc

31:14
Sandrine Rousseau

il faut voir aussi comment les gens réagissent face à ces consignes de vote qui va écouter effectivement ou pas je pense que les gens n'écoutent quasiment pas moi je m'en fous que Macron ou que pardon que le candidat pour qui j'ai voté au premier tour me dise de quoi faire au deuxième tour non c'est à moi de choisir je m'en tape de ces consignes de vote en vrai et tu penses pas que ça joue quand même un rôle auprès des électeurs ? t'as rien à foutre je sais pas je sais pas si ça peut jouer sincèrement je me pose la question est-ce que ça peut jouer sur certaines personnes ou pas je pense que ça joue moins par le passé

31:45
Présentateur

parce que Jules l'a rappelé au tout début il a raison la volatilité des votes fait que c'est moins évident aujourd'hui on appartient moins à un parti même à un parti pris en fait maintenant c'est plus volatile ceci étant je pense que si si quand ton candidat que tu as soutenu le soir du premier tour t'appelle clairement à voter pour un autre ça t'incite plus fortement je pense que si c'est Jean-Michel sur Twitter

32:03
Invité

je sais pas

32:04
Présentateur

non je sais pas

32:05
Invité

Sacha ? moi je me demande si on attend pas plus d'un candidat de se positionner contre une Marine Le Pen ou une personnalité dans ce genre là qu'à appeler pour voter pour quelqu'un je sais pas si c'est très compréhensible ce que je viens de dire non j'ai pas compris je pense qu'on attend plus d'un Jean-Luc Mélenchon qui dise pas une voix pour Marine Le Pen qu'ils disent ma consigne de vote c'est de voter Emmanuel Macron ou je voterai Emmanuel Macron c'est pas la même chose l'engagement est pas le même en fait et je pense que l'engagement de dire pas une voix pour Marine Le Pen est un peu plus pris en compte par les partisans que la consigne de vote pour Emmanuel Macron

32:42
Présentateur

il ne peut pas dire ça il ne peut pas dire la consigne de vote c'est voter Macron et pourquoi il peut pas le dire ses militants ne l'entendraient pas son électorat ne l'entendraient pas le recevraient assez mal comme quelque chose justement comme un ordre

32:56
Invité

comme justement les militants et l'électorat de Jean-Luc Mélenchon réagit comme Léa tout à l'heure d'où on me dit quoi faire

33:04
Présentateur

machin tout ça par contre c'est pas mal en effet de dire oui pas une voix pour Marine Le Pen au moins c'est clair

33:09
Sandrine Rousseau

lui-même il se couvre aussi

33:12
Présentateur

d'attaques en ambiguïté qu'on pourrait lui faire machin et puis il rappelle ce que doit dire un dirigeant de gauche à ce moment là c'est à dire l'adversaire c'est toujours le camp politique qui ne nous laissera plus nous exprimer je pense qu'il empêcherait d'aller aussi loin que ce que toi tu fais en disant on va pas regarder les bras croisés moi je suis pas un dirigeant politique pas encore c'est pour ça que je trouve ça intéressant parce qu'il serait pas entendu et que ça pourrait même être contre-productif je pense qu'il serait pas entendu mais est-ce que c'est le moment de faire de la tactique je sais pas peut-être je sais pas il y a des gens qui ont fondamentalement envie de s'abstenir chez Jean-Luc je le comprends et il peut pas les retenir comme ça et il peut pas non plus les diriger il s'agit pas de donner des ordres tu peux toujours donner des consignes de vote parce que c'est vrai je suis d'accord avec toi c'est plus du tout la notion même de consigne elle est intéressante c'est plutôt de la discipline en fait de vote ou de la cohérence de vote on peut appeler ça comme ça si on veut le mot consigne de vote personne n'a envie d'obéir à une consigne surtout pas venu de personnalités politiques alors qu'on aime pas les politiques que c'est démonétisé etc ceci étant c'est intéressant d'avoir un discours clair en disant de toute évidence le comportement qui est le plus utile à nos idées c'est celui-là et pas un autre et le fait d'organiser une consultation c'est pas tous les jours non plus que la France Insoumise organise des consultations quand on parle de pratique démocratique du parti la seule fois que vous nous demandez notre avis c'est une première fois pour valider le candidat et une deuxième fois pour le second tour bon d'accord c'est ok c'est intéressant effectivement après je pense qu'il y a

34:30
Sandrine Rousseau

une question de responsabilité de la part d'un certain nombre de responsables politiques bien sûr parce qu'on est quand même dans une situation qui est terriblement inquiétante autant je peux comprendre tu vois par exemple si ça avait été en 2002 qu'ils disent faites ce que vous voulez mais bon pas de voix pour l'extrême droite etc là on est quand même dans une circonstance où il n'est pas exclu que Marine Le Pen remporte cette élection

34:55
Présentateur

c'est pour ça que ça change la donne

34:56
Sandrine Rousseau

donc je pense aussi que ça change fondamentalement la donne après quel est l'effet effectivement sur l'électorat c'est une chose mais je pense qu'il faut faire en sorte voilà qu'il faut vraiment mettre tous nos efforts conjointement de sorte à ce qu'elle ne soit pas élue parce que elle a dédiabolisé effectivement son discours sur la forme sur le fond il faut quand même rappeler que c'est la fin c'est une neurosceptique c'est une russophile dans le contexte actuel c'est quand même très très tendu c'est une menace aussi pour un certain nombre quasiment la majeure partie de nos libertés fondamentales il y a quand même des choses sur lesquelles il faut insister et peut-être peut-être que les responsables politiques devraient présenter les choses comme ça je ne sais pas le dire faites ceci faites cela j'ai l'impression

35:46
Présentateur

qu'ils le font mais qui sont soit à faune soit malentendus j'ai noté une phrase pour rappeler quoi

35:53
Sandrine Rousseau

tu sais en fait ça me fait penser

35:55
Présentateur

il y a Raphaël Antoven qui avait dit il faut dire qu'ils sont nases pas que c'est des nazis en fait la dédiabolisation a tellement bien marché qu'on ne peut plus les rediaboliser derrière on aurait l'air cons et globalement ne leur faisons pas des procès en fascisme faisons-leur plutôt des procès en incompétence par exemple Macron qui dit Madame Le Pen veut limiter les importations ce qui entraînera mécaniquement des problèmes pour nos exportations et les 6 millions d'emplois qui en dépendent voilà ce qu'il faut dire je ne sais pas c'est peut-être une stratégie qui peut voter pour certains électeurs je ne sais pas ça ne reste pas de la même manière à tous les électeurs c'est très bizarre c'est comme Thomas Legrand que j'entendais lundi sur France Inter qui disait mais Madame Le Pen vous vous rendez bien compte que selon l'article 34 de l'article truc pareil les procès de juristes les débats de juristes ou alors c'est qu'on en est là c'est à dire qu'il n'y a plus d'argument de fond de ces gens avancent toujours masqués et pour foutre par terre la république et pour foutre par terre nos libertés publiques etc et plus personne ne le dit et quand on le dit on a l'air bête il y a des gens qui vont dire oh Usul tu parles comme les bourgeois maintenant un machin de rappeler que les fachos c'est des fachos bon apparemment maintenant ce serait ringard voilà c'est ringard donc plus personne ne le fait et donc il y a une nouvelle génération qui arrive dans le champ politique une nouvelle génération qui n'a pas connu d'ailleurs on le voit dans les dans les dans les dans les dans les dans les tranches d'âge et les votes en fonction des tranches d'âge là où elle est la plus forte Marine Le Pen c'est à partir des 30 30-60 ans au delà des 60 ans il y a des réflexes très forts dont on ne vote pas pour Marine Le Pen qui sont restés parce que c'est la génération qui est née juste après la guerre etc donc mine de rien les nazis pétains c'est le souvenir est peut-être un peu plus vif même la guerre d'Algérie des gens dont des proches et des parents sont morts effectivement par la ministre même la guerre d'Algérie etc donc il y a des souvenirs un peu plus vifs et puis il y a une génération derrière qui est une génération un peu plus dépolitisée un peu plus endormie et à partir de 30 ans ça commence à regarder à Nuna où là tu peux avoir comment il s'appelle Jean Messia en face de Marine Le Pen et là elles se font un concours de racisme et tout est normal et le débat continuez à discuter

37:52
Sandrine Rousseau

je ne suis pas du tout d'accord je ne suis pas du tout d'accord la génération qui suit est archi-politisée

37:56
Présentateur

celle qui suit après ouais

37:57
Sandrine Rousseau

tu veux dire notre génération à nous

37:59
Présentateur

les jeunes de maintenant ceux qui sont à la Sorbonne

38:03
Sandrine Rousseau

oui

38:04
Présentateur

ceux-là ils sont politisés de ouf

38:05
Sandrine Rousseau

ouais bien sûr donc lesquels ne sont pas politisés en se disant que Marine Le Pen est fabuleuse

38:09
Présentateur

35-60 à partir là où tu as les pics vote Le Pen ça fait vraiment ça je montre pour la caméra je fais mes courbes moi-même

38:17
Invité

voilà

38:19
Présentateur

le milieu

38:20
Invité

un survote chez les jeunes

38:23
Présentateur

pour Mélenchon et un survote chez les vieux de l'autre côté du coup là-bas c'est la météo là-bas vous voyez le graphique imaginaire chez les vieux qui ne pourraient pas voter pour l'extrême droite comme ça aussi facilement sauf Zemmour chez les vieux riches évidemment il y en a un autre il me semble

38:40
Sandrine Rousseau

le plus gros taux d'abstention c'était dans la tranche d'âge 25-34

38:44
Invité

c'est les moins de 30 ans qui ont le moins voté il me semble

38:46
Présentateur

ouais c'est les moins de 30 ans il vote mieux mais il vote moins mais les 18-24 il vote plus il y en a un autre qui a une consigne de vote alors qu'il n'a pas d'électorat c'est Nicolas Sarkozy ça y est il est de retour Nicolas Sarkozy il ne pouvait pas jusque là il était dans un tunnel il n'avait pas de réseau mais ça y est il est de retour blague à part Nicolas Sarkozy ancien président de la république que l'on sait avoir une aura particulière à droite et on l'a vu au corps défendant de Valérie Pécresse la pauvre qui a attendu son soutien jusqu'à la veille au soir et c'est jamais venu Nicolas Sarkozy qui dans un texte sur sa page Facebook appelle à voter pour Emmanuel Macron au second tour mais qui ne se contente pas de dire ça et c'est ça qui est intéressant quand on lit le texte Nicolas Sarkozy il aurait pu se contenter de rappeler un vote nécessaire pour faire barrage à l'extrême droite comme ça a toujours été le cas des républicains de machin ok d'accord très bien mais il va plus loin c'est à dire qu'il fait une analyse politique en disant les choses vont changer notre paysage politique se recompose et en gros il appelle à participer à ce qu'a créé Emmanuel Macron c'est à dire une recomposition qui fait appel à plusieurs voies venues de plusieurs endroits etc Nicolas Sarkozy assume parfaitement son ralliement certes après le premier tour mais son ralliement à Emmanuel Macron est-ce que ça dit quelque chose aussi de l'état de la droite compte tenu du faible score de Valérie Pécresse dont une grande partie des électeurs on s'en doutait mais ça y est maintenant c'est confirmé on rejoint Emmanuel Macron Sacha

40:03
Invité

moi je me suis vraiment posé la question de est-ce qu'avec ce texte Nicolas Sarkozy ne fait pas d'Emmanuel Macron son successeur direct vraiment on parle de valeur de travail on parle d'engagement européen on parle de on parle de tout ça et et je me demande s'il n'est pas un peu en train de renier ce que LR a fait depuis décembre en fait depuis que Valérie Pécresse a été choisie pour porter la candidature depuis que Ciotti est arrivé deuxième aussi et qu'il a porté un certain discours et que Valérie Pécresse a tenu un certain discours peut-être malgré elle je ne sais pas mais elle s'est sentie obligée de représenter cette droite là et je n'ai pas l'impression que ce soit la droite de Nicolas Sarkozy honnêtement

40:44
Sandrine Rousseau

ça c'est depuis 2017 en réalité qu'il est visiteur du soir qu'il a quand même son disciple Darmanin qui est au gouvernement oui n'empêche que les républicains

40:55
Présentateur

ont été dans l'opposition pendant 5 ans de manière assez farouche pas tout le temps

40:59
Sandrine Rousseau

il a quand même récupéré Bruno Le Maire il a quand même récupéré Darmanin

41:03
Présentateur

ça c'est des gens qui ont quitté les républicains oui bien sûr mais c'est les proches

41:05
Sandrine Rousseau

de Nicolas Sarkozy

41:06
Présentateur

ah ça je suis d'accord avec toi mais les républicains de leur côté ont essayé de reconstruire une force ils sont relativement bien maintenus aux élections à l'élection présidentielle ils sont assez bien maintenus aux élections législatives en 2017 puis aux sénatoriales aux européennes mais sans Nicolas Sarkozy qui s'était pris une rousse par ailleurs en 2016 absolument

41:21
Sandrine Rousseau

il faut le rappeler quand même je pense que la rousse de la primaire lui a déplu

41:27
Présentateur

donc Emmanuel il a vu que ça s'accompagne d'un accord secret qui était dans le canard hier

41:31
Sandrine Rousseau

de gouvernement

41:32
Présentateur

oui un accord de gouvernement non un accord même sur les législatives c'est à dire il va y avoir des circo où Macron voilà sauverait une trentaine de places pour des députés sarkozy ce qu'aurait leur propre groupe pour intégrer la majorité il y a déjà des LR qui ont passé des coups de fil pour dire je veux en aide ils seront chez Horizon ou pas ? ben non justement pas je crois pas d'accord ok il offre un autre sas d'entrée comme ça on peut rentrer vers le macronisme depuis le sarkozisme le sarkozisme ou depuis Edouard Philippe Horizon je pense pas que ce soit des sarkozistes non non non c'est des gens c'est des jupéistes c'est des jupéistes c'est des jupéistes

42:05
Sandrine Rousseau

non ça peut pas ils peuvent pas être chez Horizon

42:06
Présentateur

ah non il a réussi à faire un hold up il a réussi à faire un hold up sur deux tendances au sein des républicains

42:11
Invité

ça fait un peu démantèlement des républicains c'est l'histoire

42:14
Présentateur

les meubles se barrent petit à petit il ne reste plus que la barrique qu'est-ce que vous pensez de la campagne d'entre deux tours des deux candidats à l'élection présidentielle Marine Le Pen a fait deux conférences de presse assez solennelles dans le genre et dans le format une première sur les institutions et sa vision du pouvoir et de la démocratie une deuxième c'était sur le l'écologie attends c'était sur quoi sa deuxième conférence de presse à Marine Le Pen ce matin je me souviens plus l'immigration non justement elle a choisi le pouvoir d'achat le pouvoir d'achat ça devait être ça elle a choisi en tout cas elle de faire une campagne assez solennelle là où Emmanuel Macron a lui décidé de multiplier les déplacements beaucoup de petits déplacements avec des micros tendus des perches des rencontres avec les français des embrassades etc c'était sur l'international merci les amis c'était la conférence de presse sur l'international c'est là qu'elle a parlé de la Russie vous avez raison c'était ça qu'est-ce que vous pensez de leurs deux campagnes d'entre deux tours là tous les deux pas grand chose

43:05
Sandrine Rousseau

je pense qu'enfin

43:07
Invité

il aurait dû faire ça mais il y avait la guerre mais il y avait le covid

43:13
Sandrine Rousseau

il aurait dû faire ça

43:17
Invité

bien avant le premier tour à mon sens moi je le trouve très fébrile Emmanuel Macron

43:21
Présentateur

c'est pour ça que moi je pense qu'elle fait une bonne campagne d'entre deux tours lui en fait une moins bonne elle elle joue à plein la carte du sérieux de je me projette dans l'exercice du pouvoir et voter pour moi regardez je suis rassurante regardez je suis rassurante regardez je suis prête à gouverner elle a un langage technique elle sort des mots comme ça référendum refaire en constitution elle se présente sérieuse alors que c'était une stratégie qui n'avait pas toujours joué pour elle par le passé elle était apparue trop techno là Emmanuel Macron de son côté il multiplie des déplacements du coup il ne fait que répondre à des micros tendus des perches ce qui n'est jamais un très bon moment pour un politique c'est rarement là que tu as des fulgurances à l'inverse tu as plutôt des petites phrases tu as plutôt des petits trucs que tu aurais préféré éviter que ce soit filmé et puis tu as surtout un journaliste quand il te tend un micro il te fait toujours réagir à ce que dit l'autre et du coup là Emmanuel Macron il passe son temps à réagir à ce que dit Le Pen et il ne faut jamais faire campagne comme ça on ne fait pas campagne sur les thèmes de l'adversaire

44:08
Invité

c'est exactement ce qu'il avait dit de ne pas faire pendant son seul et unique meeting en plus il est en train de faire absolument tout l'inverse de ce qu'il avait dit pendant ce meeting

44:18
Présentateur

c'est l'hubris tu penses ? il y a Macron à mon avis il est ingérable pour ses équipes il y a un truc de lui il est là il retire ses manches il fait non mais je vais aller parler aux gens et les gens ils sont plus ou moins disposés à parler et les conseillers autour qui sont là putain il va parler mais pas longtemps j'espère attends il va bien il est chaud il a dit quoi là encore il va les énerver et oui à chaque fois qu'on le sort et qu'on le met avec des vrais gens il n'en peut plus il veut convaincre tout le monde un par un il faut que c'est comme ça c'est d'ailleurs

44:49
Sandrine Rousseau

ce qu'avait dit j'ai oublié son nom l'ancienne porte-parole du gouvernement qui s'occupait de sa com Sibétan Yaya elle le disait elle disait il est ingérable

45:00
Présentateur

oui oui non mais certainement ils le sont tous ils le sont tous dans leur genre franchement il n'y a pas un président de la république qui a obéi à ses équipes ils ont tous fait leur truc dans leur coin

45:06
Sandrine Rousseau

après moi ce qui me fait chier cet entre deux tours c'est que du coup on entend l'extrême droite tous les jours à la radio tous les jours à la radio ça c'est parce qu'ils sont qualifiés

45:15
Invité

ça fait quand même quelques années

45:17
Sandrine Rousseau

non non mais ça dépend de ce que tu écoutes

45:19
Invité

Europe 1

45:20
Sandrine Rousseau

bah non mais j'écoute pas Europe 1 bah non mais on entend l'extrême droite tous les jours à la radio du coup tu le cognes tous les jours sur France Info mais ce que j'ai remarqué c'est que quand même un certain nombre de porte-parole de Marine Le Pen sont pas géniales enfin pas géniaux géniaux quand même oui mais ça

45:34
Présentateur

elle en a pas besoin ah si quand même

45:36
Sandrine Rousseau

faut ratisser large quoi enfin je sais pas faut arriver à convaincre enfin je sais

45:40
Présentateur

c'est pas des porte-flingues qui font ça moi je me pose vraiment

45:43
Sandrine Rousseau

la question de savoir si elle remporte l'élection présidentielle ce qui est encore une fois pas exclu je vous le rappelle donc voilà quid de législatives derrière des législatives derrière quelle équipe quoi quel gouvernement je veux dire franchement quelle assemblée nationale est-ce qu'elle remporte les 289 sièges nécessaires pour avoir une majorité

46:02
Présentateur

pas sûr ce sont des questions qu'on sera peut-être amené à se poser sur le plateau de l'excellente émission Backseat pensez à follow cette chaîne et à vous abonner à la chaîne Youtube et à regarder les replays merci pour vos commentaires vos pouces bleus tout ça on va passer à la deuxième séquence de l'émission les amis on va passer à l'heure des cartes blanches et ouais c'est parti pour les cartes blanches let's go alors les cartes blanches il s'arrête même pas d'applaudir c'est incroyable ce public merci les amis les cartes blanches comme chaque semaine mes chroniqueurs et chroniqueuses ont l'opportunité de venir vous dire un truc une recommandation de lecture un film à voir un jeu vidéo à jouer faites ce que vous voulez chers amis on commence par toi je crois pas qu'on l'ait encore déjà fait ici je sais pas si c'est génial ou si c'est le summum du foutage de gueule vous allez me dire je vais vous lire un thread twitter vous en pensez quoi c'est une carte blanche c'est un thread de Enzo Poultronnier qui est un militant écolo apparemment il a dirigé la campagne de Sandrine Rousseau il y a quelques années qu'on recevra tout à l'heure Sandrine Rousseau et il nous a fait un thread sur qu'est-ce qu'imaginons politique fiction Marine Le Pen passe au second tour comment ça se passe donc je vous lis vous lirez après peut-être la suite si vous voulez je vous ferai peut-être pas en entier dimanche 24 avril 2022 19h40 sur le plateau de France 2 les visages sont livides Laurent Delahousse vient d'annoncer une estimation de l'abstention à un niveau record de 38% au second tour de l'élection présidentielle une hausse de 12 points par rapport au premier tour 20h il est 20h et d'après nos estimations Ipsos-Sofrasteria Marine Le Pen serait élue présidente de la République avec 51% des voix

47:32
Invité

c'est un moment historique un véritable coup de tonnerre 20h30 Marine Le Pen prend la parole devant une foule électrisée merci merci aux 13 millions d'électeurs qui ont permis cette victoire historique merci aussi à toutes celles et tous ceux qui ont refusé de se laisser berner par les appels au vote prétendument républicain et qui ont permis au camp national de l'emporter c'est la victoire de Vercingetorix de Charles Martel de Jeanne d'Arc c'est le retour de la France nous allons enfin reprendre possession de notre pays 21h des émeutes se déclenchent dans de nombreuses villes de France dans les centres-villes des groupes identitaires caillassent les permanences politiques de la LREM et des parties de gauche les forces de l'ordre laissent faire pour l'instant

48:14
Présentateur

dans les quartiers populaires des voitures brûlent la police se déploie en masse et n'hésite pas à tirer minuit 45 les résultats définitifs tombent et confirment les estimations l'abstention atteint 38,8%

48:25
Invité

les votes blancs et nuls représentent 13,4% des suffrages exprimés Marine Le Pen a eu au total 12,6 millions de voix les émeutes ne faiblissent pas

48:33
Présentateur

elle est élue donc à 50,9% à 8h la France se réveille à Paris la mairie de Paris le conseil constitutionnel et le conseil de l'état ont été saccagés pendant la nuit sans rencontrer de résistance des forces de l'ordre dans les quartiers populaires un premier bilan fait état d'une vingtaine de jeunes décédés à la suite des tirs de maintien de l'ordre à 10h le Rassemblement National organise une démonstration de force etc etc manifestation répression des manifestations c'est politique fiction mais c'est quel changement ça pourrait être quelle ambiance aussi ça installe voilà d'abord dans la rue et puis ensuite voilà un changement de culture aussi pour le pays de toute façon si vous voulez en savoir plus j'ai écouté cet après-midi les pieds sur terre sur ce qui s'est passé à Vitrolles Vitrolles qui est une ville dans laquelle l'extrême droite a pris il y a très longtemps de ça c'était les époux maigrés à l'époque dans les années 90 ouais c'est ça et bon bah c'est assez clair ce qu'ils ont fait bon évidemment suppression de toutes les subventions aux assauts machin et dès que c'est de la culture dès que c'est de la culture surtout jeune fermeture de tous les lieux où ça vit un peu salle de concert etc et ils se sont mis à faire des démonstrations de force avec de la police qu'ils ont mis sur des chevaux dans la rue pour qu'on la voit bien machin et puis ils ont chassé les livres qui ne leur plaisaient pas à la bibliothèque des livres tous les auteurs de gauche pour commander eux-mêmes des philosophes de droite d'extrême droite à placer ci et là même des livres pour enfants ils ont foutu le nez partout parce que l'idée c'est de nous transformer après c'est à dire qu'une fois que le fascisme est là c'est encore plus dur de s'en débarrasser parce qu'il fait tout pour nous rendre conformes à son truc et il fait taire toute contestation c'est un basculement et ce basculement faut bien avoir conscience que c'est pas une présidente de droite comme les autres c'est pas on en a enchaîné les présidents de droite qu'on a pas aimé y compris Macron Marine Le Pen c'est autre chose voilà c'est une autre culture merci Usul pour cette carte blanche merci beaucoup on ira du coup voir ce thread et regardez du coup les pieds sur terre c'est pas moi je rappelle son nom Enzo Enzo allume-toi écoutez les pieds sur terre merde oui écoutez les pieds sur terre les pieds sur terre qui est un podcast de qui est une émission de France Culture d'Enzo Poultrenier voilà donc le Twitter c'est Enzo Poultrenier merci à toi pour ce thread merci beaucoup qui est-ce qui veut faire sa carte blanche Léa a pas l'air prête Sacha ça te va moi je suis ready alors je suis désolée

50:42
Invité

elle a écrit sur mon téléphone c'est peut-être pas très poli moi je voulais juste vous parler d'une tribune qu'une trentaine de sportifs et sportifs de haut niveau a publié hier sur France Info et dans le Parisien et tous ces sportifs et sportives et exportifs et exportives appellent à voter évidemment entre guillemets Emmanuel Macron face à Marine Le Pen dans ces tribunes vous avez quelques grands noms du sport Teddy Riner Joe Wilfrin-Songa Lormand Odu Tony Oka Dimitri Payet footballeur à l'OM et je me souviens qu'il y a quelques semaines sur ce plateau même quelques mois maintenant on avait parlé des Jeux Olympiques d'hiver et on s'était un peu étonné on avait été un peu déçu d'un manque de mobilisation des sportifs des personnalités dont les sportifs sur l'aspect politique et pour une fois qu'ils le font et de manière qui est très très concrète je pense qu'il faut qu'on en profite et qu'on le veuille ou pas le sport finalement il est politique et encore plus dans un pays qui va accueillir une coupe du monde de rugby l'année prochaine et des Jeux Olympiques en 2024 j'espère aussi que c'est que le début de la mobilisation des sportifs en tout cas enfin des sportifs sur cette présidentielle et sur le sport de manière générale parce que le sport a été un des grands oubliés de cette campagne électorale alors ok il y avait la guerre il y a le Covid il y a d'autres préoccupations mais le sport est quand même un vecteur de lien social ultra important et le sport c'est pas que Kylian Mbappé c'est des dizaines de milliers de structures en France qui galèrent à payer l'entretien de leur terrain etc etc donc j'espère que les sportifs se mobiliseront un peu plus auprès des politiques aussi et du nouveau président ou présidente de la République pour faire valoir leurs droits

52:17
Présentateur

voilà merci beaucoup Sacha pour cette tribune elle est à retrouver où ?

52:20
Invité

elle est à retrouver sur France Info et dans le Parisien

52:23
Présentateur

et dans le Parisien on applaudit les cartes blanches maintenant c'est une très bonne c'est cool mais c'est cool tu es en plus on a un public chevouillant

52:28
Invité

bah ouais c'est pour ça il faut bien qu'il serve à quelque chose quand même

52:34
Présentateur

déjà ils financent l'émission donc déjà merci ah oui c'est vrai chère Léa c'est à ton tour toi aussi tu veux t'applaudir

52:40
Sandrine Rousseau

ils applaudissent alors qu'elle a encore rien dit attendez attendez

52:43
Présentateur

commence par dire des trucs

52:44
Sandrine Rousseau

c'est peut-être parce qu'ils ne veulent pas que je parle

52:45
Présentateur

ta carte blanche Léa vas-y

52:48
Sandrine Rousseau

alors ma carte blanche j'attends les images merveilleuses moi je voulais vous parler d'un podcast que j'ai découvert aujourd'hui qui s'appelle At Your Service et qui est animé par l'interprète compositrice autrice Doualipa qui est une meuf que j'adore déjà de base parce que je la trouve remarquablement talentueuse et là elle débarque avec un podcast qui est juste incroyablement bien produit parce que forcément c'est Doualipa donc tu ne peux pas test ses canons la musique est fabuleuse sa voix est incroyable et en fait elle a décidé de créer ce podcast pour parler de de personnalités qui l'inspire dans ses combats mais aussi dans sa vie au quotidien etc donc là on la retrouve à mener des échanges avec des autrices type Lisa Tadeo avec Elton John mais aussi avec Nadia Mourad qui est prix Nobel de la paix et activiste enfin c'est c'est assez remarquable moi je suis restée vraiment sur le cul quand j'ai écouté ces épisodes là j'ai pas j'ai bingé le podcast donc je vous le conseille vivement parce qu'en fait ça fait du bien enfin c'est cette capacité des anglo-saxons à vous faire passer des messages super forts mais avec un côté un peu funky un peu sympa complètement pop et ça passe super bien alors qu'elle parle de combats qui sont des combats vraiment super engagés notamment quand t'as des prix Nobel de la paix comme Nadia Mourad qui sont à son micro et donc l'épisode sera publié demain j'ai hâte de l'écouter mais c'est en anglais ?

non alors justement ce qui est superbe c'est que c'est en anglais certes mais à côté de ça et c'est là où je voulais aussi vous faire une recommandation elle a doublé ce podcast du newsletter qui s'appelle Service 95 et que vous pouvez notamment lire en français et dans d'autres langues albanais etc parce qu'elle est albanaise d'origine donc voilà je vous dis c'est juste assez ouf sa newsletter est super bien foutue aussi donc je vous propose d'aller regarder ça voilà petit coup de coeur

54:38
Présentateur

merci Léa pour cette carte blanche

54:40
Sandrine Rousseau

pourquoi tu te marrais tu vois ?

54:43
Présentateur

non je me marrais parce qu'on a fait toutes les missions avec un paquet de tabac qui était posé là et qui avait rien fait là et moi je disais c'est pas moi c'est pas moi c'est les techniques j'ai fuyé du regard du Jules et Jules me fait non mais pour une fois c'est pas moi c'est pas mon paquet c'est pas nous c'est pas moi et voilà moi je dis pas parce qu'on a une carte blanche je vous rappelle que la semaine prochaine il y aura une émission backseat une émission backseat un petit peu particulière puisqu'on la fera en public avec plusieurs centaines de personnes parmi vous parmi vous la communauté qui venait nous voir la semaine prochaine on a vendu toutes les places il n'y a plus de ah putain c'était bien cette espèce de transparence un peu moche désolé donc voilà on a vendu toutes les places désolé du coup c'est pour ça que j'en fais pour moi la pub qu'avant parce que voilà là on vous met la pub alors ça sert à rien

55:21
Invité

c'est pour qui regarde quand même

55:22
Présentateur

alors voilà vous pourrez regarder l'émission ce sera bien sur Twitch mais nous on le sera depuis un bar à Paris dans lequel il y aura plus de 500 personnes j'ai vraiment hâte de cette émission ça va être très cool très très hâte de vous rencontrer merci à tous ceux qui ont pris leur place enfin qui ont acheté leur conso en avance et ça va être trop de la balle donc voilà merci à tous et je vous dis du coup à la semaine prochaine chers amis on va passer à la séquence suivante de l'émission comme chaque semaine nous avons le plaisir de recevoir une personnalité politique qui nous inspire sur internet et qui vient se prêter à l'exercice de nous parler de son rapport à la politique cette semaine on a le plaisir de recevoir l'immense Alex Click

55:53
Invité

salut salut immense par la taille c'est ça le talent le talent c'est gentil comment tu vas vieux et bien ça va très très bien je suis très content d'être ici

56:07
Présentateur

écoute merci à toi d'avoir accepté de venir dans cette émission un peu particulière Alex Click comment est-ce qu'on te présente comment est-ce qu'on te résume tu es streamer sur Twitch tu es spécialisé notamment on te connait notamment pour le GTA RP qui est un jeu de rôle dans l'univers du jeu GTA c'est ça du théâtre d'improvisation ouais c'est ça du théâtre d'impro et voilà qu'est-ce qu'on peut dire tu as d'autres activités autour de ça tu travailles quelque part d'autres

56:31
Invité

non non non je viens du monde de la communication en fait j'ai fait des études en communication je me faisais foncièrement chier dans les sociétés où il fallait créer des trucs pour des gens pour leur vendre des choses dont ils n'ont pas besoin donc en gros j'ai fait quelques années dans des grosses boîtes de pub etc dans de l'événementiel et puis après après x ou y contrat où on m'a vendu du rêve qui n'existait pas je me suis mis à faire des vidéos sur internet ça a plu à des gens ça a fait rire des gens et puis voilà ça a augmenté petit à petit et puis à côté moi je suis investi de l'autre côté en tant que pompier volontaire c'est pas pompier volontaire et puis après je suis hyper investi avec mes enfants dans l'association des parents d'élèves etc un couteau suisse qui touche à tout

57:08
Présentateur

et voilà on va en parler de ça parce que tu as plusieurs du coup voilà tu parles d'investissement d'engagement on va en parler après avant ça tu connais cette émission la première question que j'ai envie de te poser c'est et toi Alex Clique la politique dans ta vie à toi ça a quelle place

57:22
Invité

elle a la place elle a le goût de ce entre deux tours en fait vraiment parce qu'en fait moi mon rapport à la politique il est que j'exècre au plus haut point l'extrême droite d'accord vraiment quand j'étais petit en fait moi j'ai une maman qui est socialiste qui est vraiment de gauche j'ai un père qui est reprenant l'entreprise lui il est plus social-démocrate donc souvent tu sais les social-démocrates on se fait un peu de l'orgueule quelle différence tu fais entre le socialiste et le social-démocrate je vois dans les socialistes tu vois tu as cette période de gens qui croient en social avant tout le social passera avant l'économie le social sera prime abord et on ne voit pas lui qui est aussi chef d'entreprise qui a travaillé toujours dans les milieux de la santé du social etc dans des associations à ce côté un peu plus en fait où lui il va essayer de rapprocher les deux ce côté le social est hyper important mais il ne faut pas oublier qu'on vit dans une économie capitaliste etc et d'essayer de trouver entre deux et en fait moi une grosse partie de ma famille du côté de ma mère vivent au fin fond de la campagne et depuis que je suis petit je les entends parler politique et c'est extrême droite ils habitent loin de tout ils ont tu vois c'est de la peur mais ils ne peuvent pas s'en empêcher et en fait mon rapport avec la politique c'est que mes premières engueulades c'est des engueulades debout avec mes oncles qui me disent tu vas fermer ta gueule tu ne te rends pas compte de ce que tu racontes tu ne connais rien etc on ne peut pas parler des gens comme ça tu ne peux pas évoquer les gens les français comme ça oui mais eux ce ne sont pas des français mais qu'est-ce que tu racontes et tu vois mon rapport est affreux parce que quand je vois aujourd'hui où on en est au niveau de la politique moi je l'ai vécu depuis que je suis petit avec une mère qui a essayé de m'expliquer de me dire tu vois le social c'est le plus important l'argent ce n'est pas le centre de la vie c'est l'humain c'est les gens etc et à côté d'entendre des discours comme ça où tu es perdu moi j'ai commencé le côté politique comme ça petit d'accord ok

59:03
Présentateur

et donc du coup aujourd'hui c'est quelque chose tu as suivi cette campagne présidentielle par exemple oui alors tu l'as suivi comment tu as regardé des émissions de télé tu as lu des articles tu as lu des programmes tu as regardé des streams tu as fait quoi

59:13
Invité

moi j'ai regardé un petit peu tout et aussi bien côté médias traditionnels que côté Twitch où il y a eu pas mal d'émissions il y a eu pas mal de personnes différentes qui ont animé des choses j'ai eu l'impression que l'information n'était pas traitée de la même manière du tout et notamment sur certains médias où j'ai eu l'impression en fait que aujourd'hui ils ont un rôle qu'on ne montre pas assez où certains médias vont mettre en avant des parties plus que d'autres sans traiter l'information en elle-même et je trouve ça dommage maintenant après

59:42
Présentateur

ok d'accord je pense aux chaînes d'info on continue oui d'accord ok d'accord

59:49
Invité

et donc du coup et je pense aussi j'entendais tout à l'heure à Nuna c'est le principe comment on peut aujourd'hui permettre d'avoir deux trois invités par jour qui sont des invités qui aujourd'hui vont prôner aucune valeur positive aucune valeur de construction moi je suis un peu je vais passer je suis pas à la politique tu sais quand tu parles des gens ou des influenceurs tu dis oui ils sont souvent à politique les mecs sont donc de droite mais ils veulent pas le dire parce qu'ils ont du pognon donc ils disent rien etc

1:00:16
Présentateur

c'est comme ça que tu le vois toi

1:00:17
Invité

ouais ouais pour beaucoup parce qu'aujourd'hui t'es dans une société où la moitié te disent il faut pas parler politique et l'autre moitié te dit si t'es obligé d'être engagé tu dois dire ce que tu penses alors les autres vont te dire bah non moi je veux pas dire pour qui je vote c'est pas mon rôle moi je divertis et les autres vont prendre un parti et si quand même t'es une personne tu dois dire quand même ce que tu penses et donc t'as cet entre-deux-là qui fait qu'aujourd'hui et toi tu te positionnes comment dans ton contenu dans ce que tu fais mais c'est quoi ton juste milieu ton juste milieu et bah moi mon juste milieu aujourd'hui je trouve que la politique ne ressemble à rien c'est à dire qu'on voit des gens qui passent leur temps à dire si c'est moi le prochain élu je vous montrerai comment je fais mais en attendant je vais cracher sur celui qui est et on fonctionne toujours sur ce même principe-là c'est à dire qu'aujourd'hui on a des partis politiques qui ne travaillent pas ensemble qui ne vont pas avancer ensemble alors il y a des moments où il y a des gens qui ne peuvent pas travailler ensemble mais tu te rends compte quand même qu'aujourd'hui moi mon avis c'est que tu prends Emmanuel Macron qu'est-ce qui a marché il y a 5 ans moi de mon goût à moi c'est qu'il a su à un moment donné vendre une espèce de grosse publicité de dire écoutez je suis le social-démocrate que tout le monde attend toutes les valeurs sociales je les ai mais j'ai la vision de l'économie et je suis capable de vous en donner tout le monde et moi le premier tu sautes dedans tu dis ah putain ah j'ai trouvé un mec il a tout compris

1:01:31
Présentateur

c'est ce que disait tout à l'heure Usul sur le je ne sais pas si tu l'as entendu qui expliquait le récit la capacité à projeter un récit à dire quelque chose du monde de le placer dans un contexte et à montrer aux gens la direction dans laquelle tu vas toi ce que tu dis c'est que c'est quelque chose auquel tu es sensible mais pas que celui de Macron il y a un récit progrès un récit européen de dynamisme économique et aussi d'ouverture culturelle au début chez Macron de réconciliation ouais ouais alors maintenant je te parle du Macron oui je parle de 2017

1:01:56
Invité

entre temps les choses ont évolué mais je trouve dommage qu'aujourd'hui le débat politique ne soit pas centré que sur les idées les avancées que les hommes et les femmes politiques peuvent faire mais d'avoir en fait ce côté du écoutez lui ce qu'il fait actuellement c'est de la merde si je suis élu je vous montre ce que je fais et c'est un peu dommage parce qu'il peut y avoir sûrement du travail à faire chez les hommes et les femmes politiques tu as à l'international des pays qui le font où quand tu es élu le second et le troisième doivent travailler avec toi ils n'ont pas le choix avancé en France on ne le fait pas tu sors de la logique tu sors de la logique très conflictuelle c'est ça et tu es obligé d'avancer tu ne peux pas simplement parler pour parler et être capable

1:02:32
Présentateur

on aurait dû passer une sixième république en fait on change les institutions mais c'est nos institutions qui produisent ça en fait parce que nos institutions et notre culture politique aussi c'est à dire que qui est très vertical en fait qui est très vertical mais qui est le fruit de l'histoire où on a mal vécu par le passé des périodes qui étaient trop parlementaires parlementaristes en tout cas c'est comme ça que ça a été perçu Sacha tu avais une question

1:02:52
Invité

En t'entendant comme ça tu as l'air d'être un désillusionné de la politique de la chose politique de l'élection tu as voté du coup au premier tour tu vas voter au deuxième tour J'ai voté au premier tour je voterai au deuxième aussi Ok C'est ancré chez toi le comportement de vote ?

Oui moi je Après il y a des gens qui ne votent pas tu te rends compte qu'un quart des français n'ont pas voté et sur les votants un tiers extrême droite donc il y a un malaise il y a quelque chose qui ne va pas et le problème c'est que dès que les gens il y a ce jugement la plupart des gens qui disent oui tu as plein de gens plein d'influenceurs c'est infaisable tous les influenceurs te disent je suis profondément de gauche c'est faux la plupart n'ont pas des comportements de gauche n'ont pas des comportements social et aujourd'hui à un moment donné en fait c'est devenu tellement important l'image que tous les gens qui vont passer dans différents médias ont que tu as d'abord ce filtre devant toi

1:03:38
Présentateur

Tu as une dictature des influenceurs de gauche qu'on les voit trop qu'ils les ramènent trop C'est vrai qu'il y a eu Non mais ça a discuté de ça juste avant le premier tour où il y a beaucoup de gens qui ont dit moi Mélenchon Lui Mélenchon il ne se comporte pas de manière Alors après la politique ce n'est pas seulement les comportements individuels c'est justement où est-ce qu'on veut emmener le pays dans quelle société on préférerait vivre Après nous-mêmes on a des comportements qui sont structurés par le pays dans lequel on vit déjà l'éducation qu'on a déjà eue parfois on peut être sensible aussi à des valeurs de compétition d'égoïsme parce que c'est les valeurs dominantes donc on peut évidemment mais donc du coup toi tu as saoulé la période où tout le monde était là Mélenchon Mélenchon

1:04:12
Invité

Non c'est l'inverse ça ne me saoule pas d'entendre des gens parler de politique ce qui me saoule en fait c'est d'être pris à partie ou moi ou d'autres en disant tu ne t'es pas placé c'est inadmissible dans ce pays tu dois te placer tu dois penser comme si si tu votes à droite attention on va tous te tomber dessus si tu votes à gauche c'est bien et en fait on arrive sur ce moment où tu ne peux plus avoir une question d'idée mais tu dois d'abord te placer et ce placement est devenu en fait primordial sur le reste Je vois ce que tu veux dire c'est l'étiquetage on doit être dans une case c'est pour toi C'est sûr

1:04:41
Présentateur

Moi on me place partout ça me fait plaisir Moi je voudrais qu'on en parle de ça quand même tu es pompier volontaire tu es engagé pompier volontaire d'ailleurs tu es engagé mais tu le vis comment comme un engagement

1:04:52
Invité

C'est un engagement c'est un contrat que tu signes pour 5 ans reconductible avec Bénévole Oui bénévole En fait le maillage français

1:05:01
Présentateur

Pour ceux qui nous écoutent et qui ne connaissent pas

1:05:02
Invité

Le maillage français aujourd'hui les casernes de pompiers dans les grandes villes sont en fait des pompiers professionnels qui passent un concours et qui ont une formation et tout le reste ce sont des pompiers volontaires 70% aujourd'hui des pompiers tu as une formation sur un mois à peu près et puis après en fait tu es chez toi ou au travail tu es bipé tu pars en inter donc une fois sur deux quand tu as des pompiers qui viennent chez toi en campagne ou même en ville régulièrement c'est des pompiers volontaires et donc c'est du bénévolat ce sont des gens engagés

1:05:29
Présentateur

ça peut être rémunéré ou défrayé

1:05:30
Invité

c'est rémunéré parce que c'est obligatoire c'est rémunéré 80-90 centimes de l'heure je suis maintenant multimilliardaire grâce à ça il faut le savoir parce que je vois les yeux du Jules en droit je ne savais pas

1:05:41
Présentateur

que c'était si mal payé tu ne fais pas pour l'argent

1:05:44
Invité

après tu es payé en intervention 7 euros de l'heure ou un truc comme ça en inter oui

1:05:49
Présentateur

c'est quand tu es en veille que tu es à

1:05:50
Invité

1 euro de l'heure en veille et tu fais à peu près 140 heures de veille par mois où tu es prêt donc c'est des heures de paire c'est des heures

1:06:00
Sandrine Rousseau

je compte très mal ça fait combien par semaine ?

1:06:04
Invité

ça fait un 35 heures

1:06:05
Sandrine Rousseau

quand même et donc c'est la nuit ?

1:06:07
Invité

la nuit, le jour chacun fait comme il peut tu travailles deux jours tu vas te mettre la nuit tu travailles chez toi avec le télétravail il y en a un paquet qui pouvait en journée ou l'état alors ce n'est pas l'état parce qu'après ça dépend de chaque département c'est vraiment départemental les pompiers les SDIS donc après c'est les impôts locaux qui sont retravaillés par les élus etc il y a tout un travail de fait là-dessus qu'est-ce qui t'a amené

1:06:30
Présentateur

à devenir pompier volontaire ? c'est un truc de famille ? pas du tout alors comment ? explique-moi

1:06:34
Invité

ça m'intéresse moi j'ai grandi dans le sud où les pompiers c'est un peu Légion ça combat le feu t'es toujours là il y a plein de feu dans le sud c'est logique et moi j'ai grandi là-dedans et puis j'avais envie de sauter le pas et de venir aider les gens donc après je me suis engagé et tu le vois comme un engagement

1:06:51
Présentateur

d'ordre citoyen d'ordre politique ça peut être de la franche camaraderie aussi avec les copains de la caserne pour la troisième mi-temps il y a plein de raisons de s'engager

1:07:01
Invité

c'est plus un engagement citoyen parce que le maillage français aujourd'hui est un des seuls à fonctionner comme ça le maillage américain et même anglo-saxon est largement différent et aujourd'hui si tu n'as pas de gens qui s'engagent qui sautent le pas en fait il y a une désertification des casernes de pompiers et donc le taux d'intervention la durée entre le moment où tu appelles pour un accident pour un malaise ou autre et le moment où on intervient il s'allonge donc aujourd'hui la plupart des casernes en France manquent de pompiers et c'est là où la plupart des candidats aujourd'hui sont venus voir les pompiers pendant ces élections pour venir nous vendre à tous un nouveau système etc.

parce que le système qu'on a nous actuellement ne nous convient pas puisqu'on nous emmène vers un système où aujourd'hui on nous impose le système à l'américaine ou à l'anglaise qu'on devrait avoir petit à petit c'est à dire un choix de deux carrières une carrière en fireman uniquement ceux qui éteignent le feu et une carrière en fait en médic sauf qu'en France c'est infaisable déjà parce qu'aujourd'hui 60 à 70% des interventions c'est du secours à personne et c'est aussi beaucoup de gens que tu trouves dans une détresse émotionnelle énorme après le Covid on s'est retrouvé des fois avec trois interventions de suicide par jour quand on a bouffé trois dans ta journée tu commences à tu commences à encaisser un petit peu et puis avec des gens de tout milieu en fait parce que t'avais pas que les gens t'avais pas que les milieux démunis moi je suis tombé des fois sur des interventions de tentative de suicide un chef d'entreprise qui a tout monté une petite PME etc qui a tout perdu à cause du Covid mais qui a essayé de se foutre en l'air donc tu te retrouves de toute façon quand les pompiers arrivent c'est là où personne ne veut aller dans une détresse absolue que ce soit du feu ou autre en fait et aujourd'hui ce maillage on n'en veut pas parce que c'est un maillage qui est européen qu'ils veulent mettre en place mais qui ne s'accorde pas au maillage français ça a fait débat au Sénat

1:08:41
Présentateur

on avait suivi ça sur ma chaîne des sénateurs qui s'étaient émus d'une directive européenne et de sa transposition en bras français qui est impliquée mais c'est vrai que j'avais entendu le gouvernement dire attendez rassurez-vous on va trouver une solution et les candidats aussi ont essayé d'intervenir mais en tout cas c'est un débat en interne effectivement qui est assez intéressant c'était pour ça qu'ils faisaient une manif les pompiers il y a deux ans ça dépend lesquels parce que les sapeurs pompiers professionnels c'était la tête la gueule par les CRS tu te rappelles cette manif c'était les pros c'était les pros en fait il y a

1:09:05
Invité

après en interne je ne connais rien en interne en fait il y a les pros et les volontaires donc les pros eux c'est de la carrière donc eux en fait ils veulent une retraite plus tôt ils veulent tout ce que tout le monde veut quand tu es salarié et les fonctionnaires et les volontaires nous en fait il faut qu'on fasse 15 ans pour commencer à toucher un peu de pépettes à la retraite tant que tu n'as pas fêté 15 ans merci c'est un très beau service rendu à la nation merci à vous ça cotise que dalle ça cotise alors si tu vas cotiser mais pas au taux le plus haut et donc aujourd'hui la bataille chez les pompiers c'est de faire reconnaître que ce qu'on fait c'est un travail sauf que quand on a dit ce qu'on fait c'est un travail ils ont dit très bien c'est un travail ok et bien de ce fait là vous ne pouvez plus faire votre emploi et pompiers à l'affilé sinon ça fait trop d'heures donc il n'y avait plus personne donc ils ont dû revenir en arrière et donc c'est un gros débat parce qu'aujourd'hui tu fais appel à beaucoup de volontaires c'est énorme en fait

1:09:51
Sandrine Rousseau

toi ça fait combien de temps du coup ?

1:09:53
Invité

alors moi ça fait 3 ans

1:09:53
Sandrine Rousseau

ok

1:09:54
Invité

3 ans que je me suis engagé oui

1:09:57
Sandrine Rousseau

et en 3 ans est-ce que parce que du coup de ce que j'entends du coup t'es passé à travers avec la crise aussi t'as connu la crise est-ce que tu as remarqué que la situation des françaises et des français au quotidien se dégradait ?

1:10:12
Invité

de ton poste de pompier est-ce que tu as vu des situations de détresse nouvelle ? alors quand j'ai commencé on faisait beaucoup d'accidents de voiture

1:10:17
Sandrine Rousseau

ok

1:10:18
Invité

il y en avait moins pendant le Covid après pendant le Covid on a eu beaucoup de situations des gens dans des détresses absolues du secours pour des femmes battues des enfants battus pendant le Covid on a bouffé quand même pas mal de merde des réas et là en fait t'arrives sur des moments où t'es pas fait pour faire que de la réa en fait quand tu t'enchaînes les personnes en arrêt cardiaque on a beau te préparer t'es pas prêt parce que t'enchaînes des gens en plus que le Covid a fait que c'est une roulette tiens il a 10 ans tiens il a 17 ans tiens il a 77 et donc ça a été moi on a l'impression en fait qu'on fait de plus en plus de bobologie chez les pompiers parce qu'il s'est plus pris en compte ailleurs s'est plus pris en compte à l'hôpital s'est plus pris en compte donc il faut trouver une solution pour le soin et pour le soin on déclenche les pompiers pour tout et rien et pour nous c'est hyper dur parce qu'en fait quand tu pars nous on part dans la précipitation tu prends il y a une part de danger tu roules plus vite parce que tu pars pour normalement quelque chose qui est une urgence vitale et t'arrives il n'y a pas d'urgence vitale on a menti aux pompiers etc et alors nous on nous demande derrière de dire ça serait bien de faire un rapport sur les gens chez les pompiers à 99,9% et non et toi

1:11:29
Sandrine Rousseau

de ton constat de la proximité que t'as avec la population au quotidien j'imagine que tu dois regarder d'un oeil assez méfiant les personnalités politiques ou les responsables politiques moi j'ai l'impression qu'il y a quand même un gros décalage entre ce qu'ils disent ce qu'ils imaginent et la réalité du terrain est-ce que toi tu sens un ce décalage-là

1:11:53
Invité

il y a un décalage

1:11:54
Sandrine Rousseau

entre discours politique est-ce que tu vois sur le terrain

1:11:55
Invité

comme pour tout métier en fait on ne voit pas on ne vit pas forcément ce que vit notre boulanger ou ce que vit notre boucher les horaires de travail la pénibilité c'est comme quand j'entends peu importe le personnage politique peu importe du parti où il est quand on entend des gens parler de pénibilité du travail ce n'est pas des gens qui ont une grosse pénibilité donc c'est hyper difficile de les entendre quand eux-mêmes ne vont pas sur le terrain ou ne vivent pas ça et de toute façon tu les enverrais sur le terrain ils ne le vivraient pas tu ne peux pas mettre un homme poétique dans une ambulance avec quelqu'un qui hurle ou un accidenté qui a perdu un bras c'est hyper compliqué je le disais tout à l'heure

1:12:30
Présentateur

aussi tu es spécialisé dans le RP sur GTA qui est une manière de jouer aux jeux vidéo un peu particulière tu as parlé de théâtre d'impro mais c'est très social aussi le RP cette manière de jouer est-ce qu'il y a de la politique

1:12:40
Invité

sur GTA ?

on a de la politique sur notre serveur sur notre serveur c'est 750 joueurs qui ne jouent pas en temps réel c'est 300 à peu près un peu moins de 300 qui jouent en même temps et on a de la politique puisqu'on a mis en place en fait deux comtés on a l'état complet qui est l'état de Los Santos qui a un gouverneur où les gens votent pour lui toutes les 6 semaines et on a mis un maire du sud et un maire du nord donc chacun gère son shérif voilà chacun gère son shérif enfin sa police son hôpital les budgets alloués au public et voilà et donc toutes les 6 semaines les gens votent en décalé donc les gens se présentent et tout il y a des débats politiques des débats d'idées etc et à la fin ce sont uniquement les joueurs qui votent et qui élisent en fait les responsables politiques

1:13:25
Présentateur

et ça donne une expérience du débat politique tout ça en vocal sur Discord c'est hyper intéressant tu vois des c'est cool est-ce qu'il ne faut pas modérer quelque part est-ce que ce n'est pas le lieu de...

1:13:34
Invité

non parce qu'en fait ce qui est très drôle c'est qu'ils reproduisent exactement ce qu'ils voient en vrai ouais bah justement il pourrait très bien on pourrait avoir on pourrait avoir des gens qui justement se disent c'est un jeu je peux y aller quoi go je peux faire gourou de secte je peux renverser je peux faire une dictature non on reprenne exactement en fait tu te rends compte que tu retrouves les mêmes types de partis politiques qui existent aujourd'hui en France et les gens les reprennent les appliquent se prennent la gueule de la même façon les mêmes codes et à chaque fois là on a le gouverneur qui va arriver et t'entends 700 joueurs dire on va voter pour un gouverneur il ne sert à rien il va encore nous vendre de la merde ça sera du pareil eux-mêmes voilà c'est un peu bizarre on dirait et en fait tu te retrouves sur le comportement même dans un jeu vidéo les gens ne vont pas plus loin alors qu'ils pourraient très bien ils pourraient se lâcher totalement

1:14:20
Présentateur

il y a des vrais pouvoirs du coup le gouverneur il dirige la police il dirige des trucs

1:14:24
Invité

alors il change non c'est les maires

1:14:25
Présentateur

les maires dirigent la police

1:14:27
Invité

le gouverneur donne la politique sécuritaire sociale les paye et les lois ah quand même en fait nous en tant qu'admine on laisse les cartes on a simplement dit voilà on a le règlement dit tout ce qui est illégal en vrai vous ne le faites pas on ne veut pas de racisme on ne veut pas tout ça ça c'est non donc par exemple on nous a déjà proposé un parti politique d'extrême droite je dis c'est non je n'en veux pas voilà la personne a pris un ban voilà ça va nous fout la paix et on passe à autre chose

1:14:51
Présentateur

c'est ce que je te disais quand je te disais est-ce qu'il a fallu modérer quand même vous avez mis ça comme limite quoi

1:14:55
Invité

on a mis une limite parce qu'à un moment donné on n'est pas là même si c'est un jeu vidéo on est là pour avoir un minimum de respect et à partir de là on les a laissé faire par contre ils peuvent tout changer le gouverneur demain veut tout changer les lois en dictature il le fait mais personne ne le fait jamais les joueurs en fait sont sur le même principe que dans la vraie vie ils ont peur de perdre ce qui leur appartient et donc à partir de ce moment là ils font métro, boulot, dodo et ils ne vont pas plus loin ils ne vont pas essayer de penser à autre chose d'essayer de modifier les règles dans un sens ou dans un autre ils vont aller dans un sens au pire ils vont aider deux trois criminels parce que c'est des potes et puis enfin tu vois

1:15:26
Présentateur

j'avais fait pareil pendant des années j'avais un serveur Minecraft d'Acropolis à l'époque il a été reboot depuis mais voilà géré entièrement par les joueurs démocratiquement alors nous on allait beaucoup plus loin parce qu'on avait des lois qui étaient votées qui étaient débattues avec des amendements des élections etc mais c'est hyper bien en tout cas moi je trouve ça super sympa comme type d'expérimentation ça fait réfléchir sur la société c'était exactement là où je voulais en venir merci Jules on va enchaîner les amis avec le quiz à la con c'est l'heure du quiz à la con c'est parti les comportements politiques et tu restes avec nous le quiz à la con les amis comme chaque semaine nous allons jouer ensemble tu vas jouer avec nous Alex ça me fait plaisir le quiz à la con je veux vous poser des questions 4 propositions de réponse vous essayez de trouver la bonne réponse et vous chez vous vous votez A, B, C ou D dans le chat je vous rappelle que vous avez un joker vous avez la possibilité si vous le souhaitez c'est nouveau c'est nouveau ils me disent dans la laurillette qu'en fait c'est pété il n'y a plus de joker c'est pété il n'y a plus de joker on l'a expérimenté la semaine dernière il y avait la possibilité d'afficher un résultat du vote du chat mais seulement sur une réponse sur les 4

1:16:25
Invité

d'accord

1:16:25
Présentateur

mais il n'y aura pas cette semaine on retravaille dessus du coup pété joker cette semaine la première question de ce quiz à la con Robert U que Miguel le personnage d'Alex connait très bien a fait du judo quelle ceinture était-il ? Robert U il était ceinture de quoi au judo ?

1:16:42
Sandrine Rousseau

pas rouge

1:16:42
Présentateur

réponse A noir réponse B marron réponse C jaune réponse D blanche

1:16:48
Invité

non il n'y a pas ça n'existe pas rouge ça doit peut-être exister mais entre la marron et la jaune sûrement

1:16:53
Présentateur

bah blanche il ne le dirait pas je suis ceinture blanche c'est à dire que tu viens de commencer c'est clair il aurait plaidé dans une interview ça a fait marrer tout le monde je crois que c'est blanc

1:17:03
Invité

jaune

1:17:03
Présentateur

qu'est-ce qu'il devient Robert U il est toujours chez Macron

1:17:05
Sandrine Rousseau

il me suit sur Twitter

1:17:06
Présentateur

j'ai vu ça c'est pas une activité professionnelle ça de te suivre sur Twitter c'est ouf

1:17:13
Sandrine Rousseau

j'ai Keblo peut-être qu'il n'est plus sur Twitter mais en tout cas il est sur Twitter il y a peut-être deux ans

1:17:19
Présentateur

bah tu n'as pas demandé c'est avec quelle ceinture il était

1:17:21
Sandrine Rousseau

mais je peux peut-être essayer de lui envoyer un DM du coup ah bah dépêche-toi parce que la réponse

1:17:25
Présentateur

c'est dans pas longtemps

1:17:25
Invité

alors moi j'aurais dit jaune pourquoi ? je ne le dis pas il faut argumenter noir ça demande beaucoup de temps ceinture noire au judo ça demande quand même un peu de pratique et tu penses que c'est incompatible avec premier secrétaire du parti communiste français ? ça dépend à quelle époque alors peut-être il y allait tous les lundis tous les présidents de la fédération brusseille j'aurais dit jaune tu vois juste en dessous le top level marron c'est juste avant noir non c'est marron juste en dessous c'est marron juste avant noir c'est pas le jaune j'aimais bien tu connais les

1:17:55
Sandrine Rousseau

c'est quoi les couleurs ?

1:17:57
Invité

blanc ouais jaune jaune tu as du bleu aussi à un moment je ne sais pas à quel niveau c'est et tu as marron et noir la plus élevée

1:18:05
Présentateur

ah marron donc du coup ça va quand même de la gueule ouais marron

1:18:08
Invité

ça va de la gueule marron tu touches déjà

1:18:10
Présentateur

donc je précise que toi Alex sur ton serveur sur ton serveur tu te fais passer pour Robert U

1:18:17
Invité

c'est à chaque fois que la police je joue criminel demande mon identité et que je n'ai pas trop envie de la donner je m'appelle Robert U voilà et donc à chaque fois j'entends c'est ça alors qu'est-ce qu'on en sait ça se trouve ça se trouve Robert U

1:18:31
Présentateur

du coup vos réponses selon vous toi t'as dit quoi Usul ? jaune ceinture jaune non c'est nul jaune marron j'ai changé marron Léa elle sait pas elle hésite Sacha

1:18:44
Sandrine Rousseau

marron moi

1:18:45
Présentateur

ceinture marron jaune ceinture jaune

1:18:48
Sandrine Rousseau

ouais moi je vais dire jaune parce que j'ai une vision

1:18:50
Présentateur

Léa ceinture jaune le chat vous avez voté quoi ? on a dit qu'il fallait que t'arrêtes de jouer comme ça ah oui non c'est les votes qui sont pétés d'accord ok

1:18:56
Sandrine Rousseau

c'est vrai qu'on confesse pas

1:18:57
Présentateur

on n'a pas les votes du chat cette semaine le système de vote est pété et ça revient la semaine prochaine

1:19:01
Sandrine Rousseau

le chat comment vous devez être véné

1:19:03
Présentateur

ouais et bien la bonne réponse chers amis c'était la réponse A ceinture noire personne n'a la bonne réponse purée on t'a sous-estimé Robert BG deuxième Dan ah oui

1:19:13
Sandrine Rousseau

et ouais

1:19:14
Présentateur

Robert Rue

1:19:15
Sandrine Rousseau

ça je n'ai rien compris

1:19:16
Présentateur

je le dirai maintenant

1:19:16
Sandrine Rousseau

autant ceinture je peux piger mais

1:19:18
Présentateur

tu peux leur faire peur Miguel le dira Miguel du rock aussi quelle vie Robert Rue ah mais attends c'est n'importe quoi un portrait dans Blast ah il y a un truc à faire ah bah ouais ah bah oui oui oui

1:19:29
Sandrine Rousseau

déjà ça a été genre une référence le nom résonne encore

1:19:32
Présentateur

alors deuxième question de ce quiz à la con Léa tu ne joues pas puisque la question est quel est le slogan de Léa Chamboncel pour sa campagne des législatives de 2022 réponse A

1:19:43
Sandrine Rousseau

c'est pas bon parce que déjà que j'ai pas beaucoup de points donc si vous commencez à faire ça je vais être dans la merde

1:19:47
Présentateur

mais ça t'évite d'en perdre c'est pas les points c'est le ratio qui compte réponse A c'est quoi son slogan réponse A en sel avec en sel avec chamboncel ouais réponse B l'essentiel c'est chamboncel réponse C tout chambouler avec chamboncel réponse D Chamboncel nous donne des ailes quel est le slogan de campagne ? alors le 2 c'est l'essentiel le 1 on n'a pas le je sais pas la régie vous l'a fiché

1:20:14
Sandrine Rousseau

je précise peut-être deux choses je ne suis pas en campagne et je n'ai pas créé de slogan donc c'est d'autres personnes qui l'ont fait à ma place

1:20:21
Présentateur

alors ouais mais ça a été attribué par internet oui tout à fait ça a été attribué par internet mais tu connais la réponse il y a bien une bonne réponse dans celle-là je connais la réponse ok réponse A en sel avec chamboncel réponse B l'essentiel c'est chamboncel réponse c'est tout chambouler avec chamboncel réponse D chamboncel nous donne des ailes allez on va faire vite sur celle-là pourquoi ? on peut faire long

1:20:41
Invité

bon en sel tu parles pas de cheval d'habitude il n'y a pas de lien non l'essentiel c'est chamboncel c'est très joli mais ça fait trop pub slogan juste pub tout chambouler avec chamboncel ça irait avec ta personnalité un peu de allez on va changer les trucs machin tu vois

1:21:01
Présentateur

et chamboncel nous donne des ailes oula pareil c'est nul donc moi je suis sûr tout chambouler avec chamboncel tout chambouler avec chamboncel d'accord donc réponse C pour usure je nous donne des ailes E2LES tu vois chamboncel nous donne des ailes ah oui ça aurait pu ça s'affine ça s'affine c'est les communicants de McKinsey qui donnent des conseils Sacha t'en penses quoi ?

1:21:28
Invité

écoutez moi je suis cavalière donc je dirais A

1:21:29
Présentateur

let's go en sel avec chamboncel Alex t'en penses quoi ? je vais suivre l'analyse du Zul qui a l'air hyper poussé donc je prends réponse C tout chambouler avec chamboncel et bien c'est la bonne réponse tout chambouler avec chamboncel les trois autres étaient pas mal bah non ils étaient nuls non moi j'aime bien

1:21:46
Sandrine Rousseau

on peut remercier PEMF quand même

1:21:47
Présentateur

mais oui PEMF évidemment c'est son oeuvre PEMF qui s'occupe des montages de mes vidéos YouTube y compris des best-of et du coup il a dit

1:21:53
Sandrine Rousseau

s'il avait du retard sur le dernier best-of c'était de ma faute je sais je sais il t'a prévenu bon ça va alors

1:21:58
Présentateur

troisième question de Secouza le score de Valérie Pécresse à la présidentielle est réponse A pas ouf nul meilleur que le score d'Alat Laguiller en 1995 réponse B je crois pas deux fois plus élevé que le score de Fabien Roussel réponse C moins élevé que le score du vote blanc réponse D 16 fois plus élevé que le score de Jean-François Copé à la primaire de 2016

1:22:23
Invité

il y a trop de calculs

1:22:28
Présentateur

mec trop de calculs des gens il y a des calculs avec des X en plus où on connait pas tous les X moins élevé que le score du vote blanc parce que la réponse est à 5 millions près non la réponse est assez exacte sur cette question là des calculs ont été faits bon bon on répond ouais vas-y réponds

1:22:50
Invité

euh merci merci

1:22:57
Présentateur

merci B B B B pardon deux fois plus élevé que le score de Fabien Roussel c'est pas dit

1:23:03
Invité

c'est pas dit non non c'est pas le cas non hein bah il fait il fait combien bah je crois que Roussel lui doit faire un truc genre 2,30 2,50 à tout péter elle 4,7

1:23:13
Présentateur

donc si c'est vraiment 2,30 ça marche

1:23:15
Sandrine Rousseau

ouais

1:23:16
Présentateur

ouais

1:23:16
Invité

moi je vais tenter la B

1:23:18
Présentateur

parce que le vote blanc j'ai aucune idée Arlette Laguiller

1:23:21
Sandrine Rousseau

parce qu'il n'est pas comptabilisé donc aucun risque oui oui oui oui en triche

1:23:24
Présentateur

Arlette Laguiller avait fait un bon score en 95 du coup on a le résultat du vote du chat dans un sondage Twitch

1:23:29
Invité

et 4,8 divisé par 16 ça veut dire que il a fait un truc à 0,4 copé en 2016 c'est probable

1:23:38
Sandrine Rousseau

en tout cas c'était médiocre

1:23:40
Présentateur

alors vos réponses réponse B pour Sacha deux fois plus élevé que le score de Fabien Roussel Léa

1:23:47
Sandrine Rousseau

c'est meilleur que Arlette Laguiller je pense

1:23:52
Présentateur

meilleur qu'Arlette Laguiller réponse A Usul du coup bah je vais rester sur deux fois plus élevé que Fabien Roussel parce que je crois qu'elle avait fait plus de 5% avec Arlette Laguiller en 95 de tête en 2002 je suis sûr mais en 95 je suis moins sûr donc tu peux encore maintenir ta réponse

1:24:14
Sandrine Rousseau

mais je suis autonome t'inquiète je maintiens ma réponse Alex t'en penses quoi toi

1:24:20
Invité

moi je vais suivre le chat je vais dire la D

1:24:22
Présentateur

réponse D 16 fois plus élevé que le score de Jean-François Copé

1:24:26
Sandrine Rousseau

je voulais la choisir

1:24:27
Présentateur

à la première de 2016 donc tu fais confiance au chat et tu as bien raison c'était la bonne réponse oh classe j'avais pas envie de faire des calculs

1:24:33
Invité

au delà de la virgule moi j'ai suivi

1:24:36
Sandrine Rousseau

le conseil du Jules qui disait arrête de choisir les trucs parce que ça te fait rire ou parce que c'est voilà et là je la trouvais drôle celle-ci j'aurais dû le dire

1:24:43
Présentateur

tu vois cette compétition vous tuera

1:24:44
Sandrine Rousseau

et voilà

1:24:45
Présentateur

Jean-François Copé il avait fait 0,3% à la primaire le score de Pécresse c'était 4,8% le score de Roussel c'était 2,3 donc elle a fait mieux elle est stable elle a fait plus que le double

1:24:55
Sandrine Rousseau

et la Guillian 95 ?

1:24:56
Présentateur

la Guillian 95 5,30% ah jolie ouais ouais elle a eu sa campagne d'embourser et le vote blanc c'était 1,1% donc voilà donc elle a fait 16 fois mieux que Jean-François Copé à la primaire de 2016 donc attends t'as dit Fabien Roussel c'était combien ? Fabien Roussel c'était 2,3 et bah elle a fait 4,8 et bah il est deux fois plus élevé que deux fois plus élevé c'est pas exactement

1:25:19
Sandrine Rousseau

un peu plus

1:25:20
Présentateur

bah c'est pas il fallait trouver la bonne réponse parmi les 4 je crois que c'est important

1:25:26
Sandrine Rousseau

de préciser un seul truc qui m'était sorti du scope sur le remboursement des campagnes quoi qu'il en soit même s'ils font moins de 5% ils sont remboursés 800 000 balles

1:25:35
Présentateur

oui c'est pour les frais d'impression de plusieurs trucs etc c'est que dalle je vous rappelle qu'une campagne présidentielle on est aux alentours de 10 millions c'est le seuil de remboursement et le plafond de dépense il a 20 millions il y en a qui en fait

1:25:44
Sandrine Rousseau

plus genre la salle il est à l'équilibre ce qui est pas dégueu parce qu'il a fait plus que

1:25:49
Présentateur

son bus là celui-là a coûté combien ?

1:25:50
Sandrine Rousseau

bah je sais pas mais a priori on a pas encore les chiffres officiels parce que ce sera en juillet mais je pense que ça va être intéressant il est à l'équilibre apparemment

1:25:58
Présentateur

t'imagines un candidat

1:25:58
Sandrine Rousseau

bon ça il a dépassé un choui

1:26:00
Présentateur

quatrième question de ce quiz à la con comment s'appelle le double maléfique de Jean Macier ? réponse A Léo Salami réponse B Nathan Polochon réponse C Jean-Jacques Bourrin réponse D Yann Sofiane Lapique

1:26:14
Sandrine Rousseau

c'est trop facile pour le coup

1:26:16
Présentateur

j'ai donné la réponse tout à l'heure donc celle-là on va passer vite désolé voilà donc c'était Léo Salami désolé le chat vous avez la réponse évidemment c'était hier soir sur la chaîne de Clément Victorovitch Léo Salami c'était marrant

1:26:28
Sandrine Rousseau

c'est fabuleux

1:26:29
Présentateur

je suis trop fan j'adore il paraît qu'on parle d'Anne-Sophie Lapix il est en train de se passer un truc il est en train de devenir un avant et un après cette campagne je te dis il y a des éliminations qui se portent dans des médailles c'est à cause de l'ensemble de son oeuvre il y a Luffington Post qui avait fait un petit montage en fait elle est assez constante elle te regarde elle te balance un truc qui t'emmerde trop

1:26:51
Invité

elle a des chiffres elle a bossé

1:26:53
Présentateur

et elle te regarde en te souriant

1:26:54
Invité

comme ça avec ses grands yeux bleus et sa tête et toi t'es la vie

1:26:59
Présentateur

elle veut me balancer un scud avec un sourire énorme comme ça

1:27:01
Sandrine Rousseau

le moment avec Bertrand c'est fabuleux

1:27:03
Présentateur

quand je serai au second tour dernière question de ce couise à la con laquelle de ces affirmations n'est pas de Valérie Pécresse réponse A la menace fantôme c'est la gauche réponse B l'empire contre-attaque c'est Macron réponse C la revanche des sites c'est Marine Le Pen réponse D le retour du Jedi c'est moi il y en a trois qu'elle a vraiment dit et un qui est faux elle a vraiment des punchlines de dingue alors elle est passionnée par elle adore Star Wars ils avaient tiré

1:27:36
Invité

toute la métaphore sur un discours c'est ridicule je l'ai écouté plusieurs fois donc je crois que je me souviens je sais pas j'avais kiffé parce qu'en plus pareil il y avait ce don ce jeu d'acteur qu'elle a de conviction qui faisait que c'était punchline punchline punchline tout le monde était mort pas du tout c'était navrant et morne et très lent en plus

1:27:56
Présentateur

et la salle réagissait pas c'était fantôme ah merde c'est dur les claptrapes ça se travaille

1:28:01
Sandrine Rousseau

le retour du Jedi c'est moi

1:28:05
Invité

debout le problème c'est que les quatre elle peut l'avoir dit et oui c'est ça c'est là que le coup de l'Ukraine tu vois elle a autre chose elle en a plein

1:28:16
Sandrine Rousseau

mais elle aurait pu aussi ne pas le dire c'est ça qu'on cherche moi j'ai un doute moi je dirais B

1:28:24
Présentateur

l'Empire contre-attaque c'est Macron ok

1:28:27
Sandrine Rousseau

moi je dis D allez

1:28:29
Présentateur

le retour du Jedi c'est moi

1:28:31
Sandrine Rousseau

quand même fallait oser

1:28:32
Présentateur

moi j'hésite entre la A et la C parce que donc vous avez tort

1:28:37
Invité

mais je sais pas encore comment avoir raison peut changer le vote ou pas la menace fantôme c'est la gauche la revanche des sites c'est Marine Le Pen

1:28:49
Présentateur

vous avez les votes du chat du coup qui s'affiche là sur le sondage du chat non mais je me souviens de ce discours effectivement mais je crois qu'elle avait déjà dit dans un de ses podcasts où elle parlait de son film préféré c'est vraiment Star Wars ou c'est vraiment pour faire style elle adore vraiment Star Wars elle adore Star Wars elle l'a toujours dit plusieurs fois elle adore ça elle adore le cinéma de manière générale et Star Wars en particulier mais elle a bon goût c'est très politique Star Wars ça dit des choses sur notre société

1:29:17
Invité

elle est très politique ça fait réfléchir

1:29:19
Présentateur

ça fait réfléchir sur comment s'effondre l'empire non je sais plus la république comment la république s'effondre de Palpatine elle qui est républicaine dis donc c'est vachement actuel comme film voilà

1:29:30
Invité

bon bref

1:29:32
Présentateur

bref alors votre réponse du coup t'en penses quoi Jules ? il ne manque plus que toi et Alex c'est la revanche des sites c'est Marine Le Pen pourquoi revanche oui si juste entre C et A comme les magasins de France et moi je vais prendre la A réponse A la menace fantôme c'est la gauche effectivement et bien la bonne réponse c'était la réponse C la revanche des sites c'est Marine Le Pen voilà

1:29:55
Invité

je fais un zéro pointé ah non la seule d'avant est bonne je crois

1:29:58
Présentateur

les autres elle les a effectivement dit le dernier qu'on n'a pas pu rajouter c'est l'attaque des clones c'est Zemmour et Le Pen

1:30:04
Sandrine Rousseau

je mets un challenge la punchline je mets un challenge aux développeurs du quiz à la con est-ce qu'on peut avoir nos résultats au fur et à mesure

1:30:16
Invité

oh là là là on m'en demande toujours plus

1:30:18
Sandrine Rousseau

j'entends que ça rigole en régie

1:30:20
Présentateur

déjà c'est des bénévoles qui le font

1:30:22
Sandrine Rousseau

les questions

1:30:25
Présentateur

ah oui les questions je sais

1:30:26
Sandrine Rousseau

qu'on puisse voir Usul à 2 points Sacha à 4 points Léa à 0 points ce serait déjà pas mal de la musique

1:30:34
Présentateur

et des bruitages c'est possible ça c'est la fin de ce quiz à la con merci Alex d'être venu on te retrouve Alex Click donc ta chaîne Twitch qui s'appelle Alex Click ta chaîne Youtube s'appelle pareil il n'y a rien dessus donc on s'en fout t'as des replays quand même oui il y a les replays si tu ne peux pas suivre en live il y a les replays dessus voilà n'hésitez pas à aller découvrir ces super streams merci d'être venu ça m'a fait super plaisir merci à vous on va faire une très courte pause on va diffuser mon dernier best of je crois et on se retrouve après avec notre invité politique il s'agira de l'écologiste Sandrine Rousseau à tout de suite après la pause merci

1:31:04
Invité

de retour sur le plateau de Backseat les amis bonsoir

1:31:07
Présentateur

cette émission très contente de vous retrouver pour cette deuxième partie d'émission comme chaque semaine nous avons le plaisir de recevoir une personnalité politique qui vient répondre à nos questions cette semaine nous recevons l'écologiste Sandrine Rousseau bonsoir Sandrine Rousseau bonsoir merci d'avoir accepté notre invitation à venir sur le plateau de Backseat c'est votre deuxième passage sur ce plateau on vous avait reçu à l'époque de la primaire écologiste où vous étiez arrivé en deuxième position derrière Yannick Jadot et c'est l'émission post premier tour de l'élection présidentielle on a vu le second tour le premier tour pardon les résultats dimanche dernier Marine Le Pen Emmanuel Macron qualifiés au second tour et Yannick Jadot qui fait un score de 4,7% des voix en dessous de la barre des 5% quel est votre sentiment sur ce premier tour de l'élection présidentielle comment vous l'avez vécu dimanche

1:31:56
Invité

comme un énorme gâchis

1:31:58
Présentateur

ah ouais

1:31:59
Invité

un énorme gâchis parce que je pense que on aurait pu imaginer par exemple une union de la gauche qui nous aurait mené au second tour et je pense que l'histoire en aurait été quand même assez définitivement différente et là voilà Jean-Luc Mélenchon échoue au marche du second tour nous on échoue au marche des 5% et en fait tout cela est un énorme gâchis

1:32:20
Présentateur

vous auriez voulu qu'une union de la gauche se fasse avec les écologistes

1:32:23
Invité

c'est ce que j'avais proposé pendant toute la primaire oui c'est ce que j'avais porté au effort et que j'avais continué d'ailleurs à porter après la primaire en tendant à chaque fois la main et à Jean-Luc Mélenchon et à Christiane Tombira et en fait ça ne s'est pas fait et je pense que c'est d'ailleurs une des raisons pourquoi ça ne s'est pas fait je pense que c'est une des raisons sur lesquelles j'ai perdu la primaire à postériori c'est à dire

1:32:43
Présentateur

laquelle

1:32:44
Invité

je pense que dans l'entre-deux-tours il y a eu une crainte que le parti soit mis de côté

1:32:49
Présentateur

pour se ranger derrière Mélenchon

1:32:51
Invité

oui je pense et je pense que ça a contribué à ma défaite et donc voilà je pense qu'il n'y avait pas de volonté en fait d'aller vers

1:32:58
Sandrine Rousseau

ça a contribué enfin pardon je précise juste qu'on se connait donc je te suis toi ça a contribué à ta défaite dans le sens où tu penses que si t'avais pardon j'ai répondu à l'interview pour ton livre oui c'est vrai entre autres ça a contribué à ta défaite c'est intéressant ce qui veut dire que d'après toi si jamais tu avais été tu avais remporté cette primaire tout le monde enfin les gens auraient imaginé que t'allais potentiellement faire en sorte de faire une union et que tu serais rangée

1:33:24
Invité

potentiellement derrière Mélenchon ça faisait partie des arguments qui étaient utilisés contre moi dans l'entre-deux-tours mais est-ce que tu serais allée jusqu'au point de te ranger

1:33:29
Sandrine Rousseau

derrière Mélenchon

1:33:29
Invité

typiquement ah ben j'avais j'avais dit que j'allais vers une union et que on allait vers la personne qui s'imposait le plus alors au départ il y avait la primaire populaire qui certes bon après a dérivé mais au début la primaire populaire c'était un outil et moi j'avais toujours dit que je ferais le troisième tour de la primaire des écologistes dans la primaire populaire et après j'avais dit que la personne qui était en tête devait mener une union de la gauche oui donc

1:33:56
Présentateur

et ça c'est un plan qui peut-être pouvait séduire mais à l'époque

1:33:58
Invité

c'était les écologistes qui étaient devant

1:33:59
Présentateur

ça pouvait séduire la jeune génération des écolos qui se sont agrégés aussi derrière votre proposition politique globalement votre ligne aussi mais c'est chez les cadres en fait qui voulaient que le parti se maintienne que le parti garde encore une étiquette forte et ne soit pas absent de la présidentielle parce qu'il y a des élections derrière etc

1:34:15
Invité

je crois que là dans le premier tour à gauche en tous les cas on a vu une logique partidaire assez forte il n'y a pas que chez nous le PCF le PS-PCF le PS-PCF je pense qu'il y a eu vraiment une espèce de réflexe de conservatisme du parti en tant qu'outil ce qui est important parce qu'on ne sait pas faire sans les partis politiques mais là on est allé dans un conservatisme qui me semble avoir vu ses limites

1:34:38
Sandrine Rousseau

pour essayer de dépasser cette logique justement d'attachement au parti qui est finalement une coquille vide quand tu regardes vraiment qui vote pour qui etc est-ce que tu n'aurais pas pu prendre finalement la liberté de dire moi je pense qu'il y a une responsabilité à jouer de la part de la gauche et que j'assume le choix de me ranger par exemple derrière un autre candidat type Jean-Luc Mélenchon parce qu'il a une bonne dynamique non mais c'est vrai

1:35:01
Présentateur

non mais c'est facile à dire après coup peut-être

1:35:03
Invité

non mais voilà j'aurais pu tout faire j'aurais pu tout faire sauf que je m'étais engagée dans un processus de primaire qu'il y avait des règles dans cette primaire que je pense que la loyauté et la solidité politique et y compris pour la suite ça compte et en fait à partir du moment où vous trahissez les règles que vous vous êtes vous-même fixé il n'y a pas de c'est pas possible de faire confiance après sur la suite et sur la suite de la construction

1:35:27
Présentateur

c'était le pari en tout cas mais on pourrait vous le contester et dire peut-être qu'on vous attendait justement là et que ça aurait été vu comme du courage plutôt que comme une trahison à ce moment-là

1:35:36
Invité

alors je pense déjà qu'il y avait pas mal de gens qui auraient aimé que je le fasse non pas au titre du courage mais au contraire au titre de ah ben regardez c'est ce qu'on vous avait dit depuis le début c'est ce qu'elle cherchait et tout ça et j'ai pas eu non plus envie de donner ces bâtons-là et puis par ailleurs moi je pense que l'avenir de la gauche elle s'écrit avec plusieurs pôles et qui sont capables de travailler ensemble et de se coordonner et donc si toutes les personnes vont dans un même pôle à un moment ça n'existe plus cette affaire-là donc ça veut dire que derrière il n'y a plus de dynamique il n'y a pas de réserve de voix il n'y a pas tout ça donc je pense qu'il faut avoir une vision politique un peu construite sur le moyen et long terme alors je sais que sur le moment et je peux vous dire que j'ai eu des pressions assez inouïes

1:36:11
Présentateur

c'est la logique débile des présidentielles aussi qui conduit à ces gens vous avez eu des pressions pour rejoindre

1:36:17
Invité

Énormissime Je pense qu'à un moment donné les Insoumis se sont donné le mot pour m'écrire sur les DM mais il faut comprendre aussi la démarche c'est évidemment pas une démarche hostile ça n'aurait pas de sens mais au contraire une démarche de construction et de construction de solidité surtout moi je trouve parce que là ce qui apparaît en 2017 en 2022 c'est que finalement on est fragile puisqu'on n'arrive jamais à passer cette marche et là je crois que maintenant la ligne de force ça doit être la solidité

1:36:46
Présentateur

Le vote écolo est beaucoup allé à Jean-Luc Mélenchon de fait et on le voit dans le faible score de Yannick Jadot et dans une logique de rassemblement de beaucoup d'écologistes vous le voyez comme un succès de Jean-Luc Mélenchon ou comme un échec de Yannick Jadot ou les deux ?

1:37:00
Invité

Je pense que c'est un peu les deux c'est-à-dire qu'en tous les cas si on regarde l'évolution de la courbe de Yannick Jadot elle était au-dessus de Jean-Luc Mélenchon jusqu'au mois de janvier de mémoire quelque chose comme ça et puis après elle chute et à l'époque il était à 9% et il a fini à 4,5% c'est-à-dire qu'il a perdu la moitié de son électorat et moi si je regarde un peu les gens qui m'avaient soutenue pendant la primaire il y en a quand même énormément qui sont allés vers Jean-Luc Mélenchon et donc je pense qu'il y a eu une espèce de translation comme ça d'un électorat et je crois que voilà il y a quand même eu quelque chose de mal géré sur la pré-primaire

1:37:36
Sandrine Rousseau

Le fait que tu aies été écartée de son conseil politique a joué d'après toi ?

1:37:43
Invité

C'est difficile de dire il faudrait poser la question aux personnes qui ont décidé de changer de camp à ce moment-là mais en tous les cas les messages qui ont été envoyés à ce moment-là étaient assez nets Et comment vous voulez expliquer la translation des 4,5% la perte de la moitié de l'électorat de Yannick Jadot vers Jean-Luc Mélenchon ?

1:38:00
Présentateur

Parce que pourtant Yannick Jadot a fait campagne sur l'écologie ça a été vraiment sa fin de campagne c'était voter écologiste Est-ce que c'est un problème de personnalité

1:38:07
Invité

de récit ? J'ai l'impression que Jean-Luc Mélenchon a tenu une ligne qui était radicale et qui a plu à une partie de ce qui s'était exprimé aussi quand même dans la primaire comme une ligne politique et que finalement ce qui me semble avoir été raté dans l'après-primaire et quand je dis ça je n'attaque personne mais je dis qu'en fait on a joué la primaire un peu comme si on jouait la présidentielle c'est-à-dire on perd ou on gagne alors qu'en fait une primaire de parti pour moi ça impose ça évoque ça appelle le compromis de ligne après et surtout la composition d'une équipe ce qui manifestement n'a pas réussi en l'occurrence

1:38:48
Présentateur

Alors pourquoi est-ce que ça n'a pas réussi effectivement vous avez été exclu de la campagne de Yannick Jadot après que vous ayez rencontré des journalistes auprès desquels vous avez critiqué la campagne de Yannick Jadot dont un qui a trahi le off le off comme on dit c'était du off journalistique il se trouve qu'un journaliste a décidé de raconter ce qui normalement la règle veut qu'il ne raconte pas ce qui n'est pas très sport et en même temps est-ce que vous avez une responsabilité dans ce départ aussi le fait de parler à des journalistes en critiquant le candidat que vous êtes censé soutenir ou est-ce que vous mettez la limite entre la discipline collective et l'obéissance aveugle

1:39:18
Invité

Alors il y a plusieurs choses à dire là-dessus déjà sur la déontologie journalistique parce que moi du coup maintenant je ne réponds plus à aucun journaliste en off ce qui est perturbant aussi parce que finalement ça fait partie aussi de la connaissance d'un écosystème politique bon voilà mais maintenant évidemment je me méfie chalé chaudé craint l'eau froide ensuite j'avais déjà eu j'avais déjà reçu un avertissement la semaine d'avant mon éviction je crois ou 15 jours avant parce que j'avais dit sur une télé que moi à titre personnel j'étais contre la chasse d'une manière générale c'est-à-dire que pour moi l'idée de prendre un loisir comme loisir d'aller en forêt avec un fusil et puis de tuer bon voilà je pense qu'on avait autre chose à faire et donc déjà j'avais reçu un avertissement là et bon donc je pense qu'en fait c'était pas le off ça a servi de détonateur ou de catalyseur mais à une situation qui de toute façon n'arrivait pas à trouver sa place et quelque part la faute à qui ?

et moi en tous les cas mon interprétation de la situation parce qu'après il faudrait le demander à d'autres mais mon interprétation de la situation c'est que je crois que la force que nous aurions eue aurait été de garder nos deux spécificités et d'aller chercher des électorats différents qui se seraient additionnés par la présence commune et ça

1:40:35
Présentateur

c'est possible ça

1:40:37
Invité

et ça ça nécessitait que je garde ma liberté de parole ça nécessitait que je garde une forme d'originalité aussi dans le paysage politique et ça je crois que ça n'a pas été mais en même temps quel est l'intérêt ?

1:40:48
Sandrine Rousseau

Quel est l'intérêt ? Parce que ça n'aurait pas permis à la gauche d'être au second tour pour autant

1:40:52
Invité

mais je sais pas parce que l'histoire des vastes communicants parce que le score de Jean-Luc Mélenchon il y a quand même quelque chose à mon avis qu'il faut en retenir c'est que si les partis politiques ne sont pas capables de faire l'union les électeurs eux le font manifestement c'est vrai les électeurs électriques votent de manière de manière unitaire et c'est ça qui est très frappant parce que moi je connais des gens qui ont voté Jean-Luc Mélenchon qui il y a six mois me disaient jamais je voterai Jean-Luc Mélenchon parce qu'en fait ce qu'ils voulaient au-delà de tout c'était que la gauche arrive au second tour et ça je crois qu'il y a vraiment des gens qui n'ont pas compris ça dans le paysage politique à gauche qui n'ont pas compris cette volonté farouche que la gauche soit enfin au second tour et que ce soit une gauche et je pense qu'à la limite ça aurait été n'importe quelle gauche en fait je crois qu'il y avait vraiment cette envie qu'on soit pas sur un second tour Macron-Le Pen et finalement on a tous échoué

1:41:38
Sandrine Rousseau

est-ce que peut-être qu'un rapprochement en tout cas peut-être à une semaine du premier tour ou à deux semaines du premier tour pas en janvier typiquement ou en février entre LFI et ELV aurait été davantage possible si tu étais restée

1:41:54
Invité

avec des si on refait le monde tout le temps mais on fait faisons un peu de politique fiction moi je mettais comme action politique vraiment en ligne saillante le fait qu'il fallait aller vers l'union

1:42:05
Présentateur

est-ce que c'est possible de faire cohabiter au sein d'une même formation politique des lignes différentes c'est ce qu'on a analysé tout à l'heure en première partie des missions l'échec des processus de type primaire congrès chez les républicains primaires chez les écolos qui dans les deux cas n'ont pas réussi Pécresse de son côté aussi a eu du mal à faire ça n'a pas pris non plus et vous le disiez vous-même tout à l'heure vous parliez d'une gauche qui aurait plusieurs pôles etc c'est pas non plus la France insoumise ça donc la logique de tendance etc est-ce que ça marche encore ?

1:42:31
Invité

le truc c'est qu'on est quand même dans la 5ème république qui impose une forme d'incarnation et une incarnation individuelle autour d'une seule personne et puis je crois que ce qu'on a toujours loupé dans les primaires c'est le fait de créer l'équipe en fait et d'y aller en équipe parce que la primaire elle impose ça d'une certaine manière c'est-à-dire qu'elle impose puisque ce sont des gens d'une même famille politique qui se sont confrontés elle impose que derrière on refasse équipe et qu'on aille à la présidentielle d'une manière différente et moins personnifiée

1:42:59
Sandrine Rousseau

un peu comme les américains un peu

1:43:01
Invité

exactement un peu comme les américains et je trouve que à la fois on a pris ce dispositif des primaires des américains mais on n'en a pas pris toutes les leçons et on n'en a pas pris la suite et si Obama il prend Hillary Clinton en ministre ou en coéquipière pendant toute sa campagne c'est parce que Hillary Clinton était seconde sur la primaire voilà

1:43:18
Présentateur

Julien Bayou le chef du parti Europe Écologie Les Verts vous accuse de ne pas avoir joué collectif on avait parlé

1:43:23
Sandrine Rousseau

panommément il a dit oui c'est vrai

1:43:26
Présentateur

il y en a certains qui n'ont pas il a eu ce genre de phrase tout le monde a bien compris est-ce que c'est une critique que vous entendez est-ce que vous pensez que vous n'avez pas tout fait pour faire gagner Yannick Jadot est-ce que vous

1:43:35
Invité

enfin je n'ai pas très envie de rentrer dans ce genre de débat parce que je trouve que vu le score vu le potentiel qu'il y avait vu l'argent qui a été mis dans cette campagne vu tout ça je trouve ça un peu faible de dire c'est la faute à Rousseau je trouve que c'est un peu facile parmi les éléments je ne vais pas rentrer là-dedans mais on continuera à faire de la politique ensemble avec Julien Bayou

1:43:57
Présentateur

en fin de campagne Yannick Jadot a accordé énormément de place à la situation en Ukraine et pour l'utiliser contre Jean-Luc Mélenchon en rappelant des positions passées ou même en l'accusant d'être complice des bombardements russes c'est quand même aller très très loin je voulais savoir dans quelle mesure c'était une stratégie adoubée par toute l'équipe de campagne etc genre vraiment on fait ça en dernier truc il n'y a pas eu des tensions avec les militants il n'y a pas des militants et militantes Europe Écologie Les Verts qui se sont dit oula mais où est-ce qu'on va avec ça est-ce qu'on n'était pas là pour parler d'écologie est-ce que toute cette énergie investie tout ce temps de parole utilisé pour plomber le candidat qui est en tête de la gauche est-ce que c'est pas contre-productif il y avait une tension à l'intérieur ça vient de Yannick Jadot tout seul de ses équipes

1:44:42
Invité

un des derniers conseils stratégiques auquel j'ai participé j'ai posé le fait que c'était enfin je ne comprenais pas le fait qu'on prenne comme priorité politique de taper sur Jean-Luc Mélenchon et d'ailleurs aujourd'hui je ne le comprends toujours pas et ça n'a pas suscité enfin si ça a suscité un malaise mais pas forcément une révolte tellement en fait en fait on n'a pas eu d'espace pour l'exprimer cette chose-là et moi je crois que ça ça fait partie par exemple des critiques qu'on peut poser sur la campagne c'est qu'il n'y avait pas d'espace où on puisse poser les critiques qu'on avait à porter sur la manière dont c'est fait parce que moi je ne comprends pas pourquoi on tapait sur Jean-Luc Mélenchon je ne vois pas l'intérêt mais même quels que soient les scores de l'un ou de l'autre c'est vraiment pas l'adversaire n'est pas Jean-Luc Mélenchon c'est la droite c'est l'extrême droite mais c'est pas c'est pas la gauche et là oui on a loupé ça mais ça ça dit aussi ce truc de sortie de primaire où on a pris une ligne et on y est allé on y est allé à 101 heures

1:45:40
Présentateur

Vous avez échangé avec Yannick Jadot depuis dimanche dernier ?

1:45:43
Invité

Non mais même pas depuis que j'ai été virée du conseil politique

1:45:46
Présentateur

Ah oui d'accord donc ça m'entend beaucoup Vous êtes toujours Europe Écologie Les Verts ce soir ? C'est quand le prochain congrès Europe Écologie Les Verts ?

1:45:51
Invité

C'est à l'automne C'est à l'automne

1:45:53
Présentateur

Et alors qu'est-ce que vous voulez faire ? C'est quoi la suite de sans énonceau ?

1:45:57
Invité

Ce que j'aimerais bien c'est qu'on ne retombe pas en 2027 dans les travers de 2022 et de 2017 et qu'on arrive à construire une solidité sur une ligne politique de gauche qui s'assume de gauche qui soit fière d'être de gauche qui soit fière d'être écologique qui soit fière d'être radical et je trouve que là si j'ai des félicitations à adresser à Jean-Luc Mélenchon je ne suis pas sûre qu'il en attende de ma part mais c'est vraiment de dire mais bravo d'avoir été jusqu'à la radicalité complète comme ça et d'avoir osé le truc parce que manifestement ça a levé des gens et ça a levé des gens qui n'avaient pas envie de se lever le jour de l'élection et moi je pense qu'il y a vraiment quelque chose à travailler parce qu'il y a une anxiété il y a une inquiétude dans la population et là on est à un moment de bifurcation il faut être clair sur le chemin qu'on prend

1:46:42
Présentateur

justement par le chemin que vous prenez qu'est-ce que vous répondez à ceux qui attendent encore aujourd'hui voire même plus aujourd'hui qu'hier que vous rejoignez Jean-Luc Mélenchon

1:46:49
Invité

mais je leur pose la question de à quoi ça servirait en fait à quoi ça servirait c'est-à-dire que là l'important ce serait que l'écologie politique donc le parti de l'écologie dans lequel je suis qui est ma famille politique etc. prenne des positions et que après on soit sur des positions qui se rapprochent de sorte qu'on puisse faire des alliances à des moments là il y a les législatives qui arrivent par exemple sur les législatives pour moi il y a une urgence c'est qu'on se parle et qu'on fasse des alliances

1:47:17
Sandrine Rousseau

si je ne me trompe pas il semblerait que tu présentes ta candidature tout à fait dans le 13ème arrondissement 9ème circonscription de Paris que vont faire le parti socialiste et la France insoumise ils vont mettre une candidate face à toi ou pas ?

1:47:33
Invité

à ce jour les deux ont mis des candidats face à moi et ce que je dis là c'est soyons plus intelligents que ça parce que là en fait maintenant le truc du second tour enfin j'imagine qu'on va en parler mais le truc du second tour c'est que pour moi Le Pen et Macron c'est quand même pas la même chose que Le Pen elle essaye de se faire passer pour la mamie sympa mais qu'en fait derrière il y a toute l'extrême droite il y a la cocarde on l'a vu qui a viré les étudiants qui occupaient Sciences Po que c'est des gens qui sont violents que si elle passe ça veut dire qu'il y aura des préfets d'extrême droite ça veut dire qu'il y aura des hauts fonctionnaires partout d'extrême droite et qu'en fait ça va installer dans l'appareil d'Etat vraiment quelque chose de fascisant donc pour moi il n'y a pas de doute sur le fait qu'il faille aller voter j'allais dire Mélenchon il n'y a pas de doute sur le fait qu'il faille voter Macron mais par contre on ne peut pas lui laisser un blanc-seing parce que sinon il va encore tout déstructurer et amplifier la crise sociale donc il y a un troisième tour qui est cette élection législative et moi je voudrais qu'on passe un deal c'est-à-dire on vote Macron mais derrière on bouge tout on lève tout pour les législatives il n'y a pas encore de discussion

1:48:39
Sandrine Rousseau

par rapport à ça c'est pas encore anticipé

1:48:42
Invité

à ma connaissance il n'y a pas vraiment de discussion et là c'est urgent

1:48:47
Présentateur

on parlait à raison des mobilisations qui ont commencé depuis hier notamment à la Sorbonne dans quelques IEP aussi en province et puis dans les facs de toute façon il y a un appel à la mobilisation pour l'entre-deux-tours qui moi me rappelle ce qu'on avait fait en 2002 enfin ça rebouge entre les deux tours et vous avez été quelqu'un qui a été assez écouté par la jeune génération avec Mélenchon vous êtes sans doute les deux personnalités politiques que les jeunes de gauche aujourd'hui identifient avec lesquels ils ont envie de dialoguer vous comptez vous investir aussi dans ces mouvements en profiter pour créer un lien avec un lien qui manque entre la jeunesse et les partis politiques la jeunesse la jeunesse est très investie dans ce type de choses occupation mouvement sur des causes ciblées mais beaucoup moins dans les partis politiques c'est le moment de faire le plein parce que l'union populaire va le faire à mon avis va faire le plein de cartes il faut y aller

1:49:37
Invité

mais bien sûr et j'appelle d'ailleurs tous les jeunes il y a des jeunes du 13ème arrondissement qui nous écoutent de Tolbiac vous pouvez vous inscrire sur la liste électorale jusqu'au 4 mai je crois donc n'hésitez surtout pas à le faire sur votre lieu d'études mais évidemment qu'il faut faire ce lien là et moi ce que je ressens des jeunes parce que la jeunesse ça fait vraiment vieux quand on dit ça enfin les jeunes c'est que les 18-25 ans je vais dire ça comme ça les 18-25 ans c'est qu'il y a une déjà pour eux on est en mode survie c'est à dire qu'en fait il s'agit de leur survie à eux et donc il y a une espèce d'urgence vitale à changer les choses et à renverser la table et je sens qu'il ne manque pas grand chose pour que ça devienne vraiment un mouvement social d'ampleur donc ce que j'ai envie de dire moi je suis pour le mouvement social des jeunes au contraire surtout si c'est sur l'écologie et la justice sociale mais par contre vraiment il faut aussi nous aider à faire le troisième tour et le contre-pouvoir dans l'Assemblée nationale parce que sinon ce qu'a annoncé Macron sur l'université c'est déjà l'augmentation des frais d'inscription c'est déjà le renforcement de Bienvenue en France qui est un scandale inouï cette réforme c'est à dire que les étrangers payent beaucoup plus cher que les français l'accès à l'université et puis c'est encore une fois un mépris des jeunes comme on l'a connu pendant les deux ans donc là il faut absolument qu'on ait une majorité à l'Assemblée nationale et c'est pas c'est pas anecdotique sinon sinon on va avoir un quinquennat qui va être un quinquennat dangereux

1:51:03
Présentateur

en même temps on a vu

1:51:03
Invité

les photos cet après-midi

1:51:04
Présentateur

ils ont tagué sur les murs de la Sorbonne vous en tant que présidente d'université est-ce que vous condamnez les tags ? est-ce que vous condamnez sans l'inverse alors déjà

1:51:14
Invité

je ne suis plus vice-présidente de l'université de l'île et par ailleurs si vous saviez le nombre de tags que j'ai effacé voire inscrit dans ma jeunesse

1:51:23
Présentateur

ok ça peut être coupable vous avez parlé on a parlé de l'union populaire de la France insoumise on a parlé d'Europe Écologie Les Verts vous avez parlé du congrès que vous avez peut-être en ligne de mire à l'automne prochain à 4,7% avec des millions d'euros à rembourser est-ce que vous craignez la fin du parti ?

1:51:44
Invité

alors je n'ai pas le détail des comptes mais a priori les dirigeants ont l'air de dire que ce n'est pas si grave que ça et qu'on va réussir à écumer moi je pense quand même qu'on va avoir 3 années ou 4 années ou 5 années assez difficiles et ça aussi c'est compliqué parce que là ce qu'il faut bien comprendre c'est que chez les écologistes on ne rigole pas en ce moment parce que les gens se sont levés tôt le matin pour faire des tractages à l'entrée des écoles des bureaux des transports en commun et en fait ils se sont levés puis là ils se retrouvent à ne plus pouvoir militer ou avec vraiment des bouts de ficelle et le militantisme de bouts de ficelle c'est bien mais à un moment c'est épuisant c'est vraiment épuisant donc c'est pas la fête c'est pour ça que c'est important de donner ça fragilise le parti c'est indéniable mais bon est-ce que vous attendez

1:52:33
Présentateur

quelque chose de la part de la France insoumise indépendamment de la présentation de candidats aux législatives etc est-ce que vous attendez de la France insoumise qu'elle se transforme en une autre forme politique qui rendrait possible l'émergence de tendances des choses comme ça

1:52:45
Invité

je pense que la France insoumise à mon avis doit passer un cap puisque ça fait deux fois qu'ils font un score important à la présidentielle il y a quelque chose de l'ordre d'une structuration et de capacité à discuter avec les partenaires à gauche et là on sent bien qu'il y a des gens dans la France insoumise qui discutent et c'est très bien mais en fait on ne sait pas quelle est la ligne qui est tenue par le parti et donc il faut qu'on arrive à mûrir là-dedans

1:53:16
Présentateur

Léa t'avais une question je crois sur les femmes

1:53:18
Sandrine Rousseau

non non non on discutait en plateau avant cette séquence de l'invité politique reste avec nous s'il te plaît par étouffement on parlait tout à l'heure on avait un débat avec Usul moi je disais que le programme de Mélenchon était relativement radical tu dis tu parles beaucoup de radicalité Usul disait que c'est pas radical c'est quoi la radicalité ?

1:53:43
Présentateur

il y avait un débat sur la notion de radicalité

1:53:46
Sandrine Rousseau

ouais il y avait un débat sur la notion de radicalité

1:53:48
Présentateur

un peu fourre-tout je trouvais comme notion

1:53:50
Invité

de dire parce que c'est vrai que pour moi le programme de Mélenchon est un programme de gauche de transformation sociale pas plus radical

1:53:57
Présentateur

radical que ça et à la limite le macronisme est aussi extrêmement radical dans son projet de transformation de société néolibérale oui mais j'attendais

1:54:05
Invité

qu'elle était en train de s'étonner donc je m'enlève c'était du moulage

1:54:09
Sandrine Rousseau

je m'enlève le temps

1:54:11
Invité

qu'elle se remette de ses émotions on va faire une petite chanson mais c'est vrai que la radicalité c'est un mot fourre-tout parce que c'est vrai que Macron il est radical d'une certaine manière il est radicalement libéral et la radicalité en fait ça veut dire qu'on veut changer les choses mais ça ne dit pas dans quel sens et ça ne dit pas comment on le fait c'est pour ça que la radicalité ça ne se suffit pas à soi-même et qu'il faut aller chercher qu'est-ce qui devient radical dans la politique que l'on mène et en l'occurrence c'est une bifurcation écologique et sociale

1:54:39
Sandrine Rousseau

Et tu disais quand même que le programme de Mélenchon pour toi est radical Ah je pleure Désolée pour cette question

1:54:46
Invité

Jean-Luc Mélenchon est-il radical ?

Oui quand même d'une certaine manière Oui oui je pense Parce qu'il pose Il pose déjà le fait qu'il y a une rupture avec le système actuel et que son écologie de rupture c'est radical C'est-à-dire qu'en fait si on veut aller vers une écologie qui soit une planification écologique comme il en parle on est obligé de changer plein de choses en fait dans le système économique et social tel qu'on le connaît actuellement Et puis il a aussi changé radicalement la question sociale C'est-à-dire que quand il parle de société il parle d'une société qui est égalitaire avec un changement conséquent de ce qu'on appelle l'aide sociale et qui devient un droit social à part entière etc Donc ça pour moi ce sont des mesures qui dans le contexte actuel sont quand même porteuses de radicalité

1:55:35
Sandrine Rousseau

Du coup tu te sens plus proche du programme de Jean-Luc Mélenchon ou de Yannick Jadot ?

1:55:40
Invité

Une partie du programme Alors vous aviez pour vous le programme de Jean-Luc Mélenchon est un programme écolo Mais attends

1:55:45
Sandrine Rousseau

j'avais une super question

1:55:46
Invité

Bah oui mais moi Dac vas-y

1:55:48
Sandrine Rousseau

Mais j'attends que Sandrine répond

1:55:50
Présentateur

Mais oui mais Sandrine nous saurait pas pour répondre Elle va répondre à la question de Léa puis on enchaînera

1:55:57
Invité

Il y a une partie du programme de Yannick Jadot qui était inspirée quand même de ce que de ce qu'on avait porté de ce que j'avais porté dans la primaire donc voilà après moi je me sens je me sens proche de l'écologie politique mais je me suis pas complètement retrouvée c'est pas un secret dans le programme de Yannick Jadot je me retrouve pas non plus complètement dans le programme de Jean-Luc Mélenchon notamment sur le régionalisme la décentralisation sur l'international sur la place de la technique aussi parce que par exemple le mot sobriété n'existe pas ou très peu bon ben voilà mais c'est ça aussi qui fait le débat intellectuel à gauche et je trouve que plutôt que d'être dans des sillons que l'on creuse chacun et de manière parallèle et bien au contraire contribuons au débat partout

1:56:37
Présentateur

je crois qu'Uzul tu as une question j'ai l'impression

1:56:38
Invité

que le tchat s'enflamme

1:56:39
Présentateur

non mais le tchat s'enflamme pas plus que d'habitude non non je regarde depuis tout à l'heure

1:56:43
Sandrine Rousseau

le tchat est actif globalement non oui

1:56:45
Présentateur

moi je voulais demander donc quand même le programme de Jean-Luc Mélenchon était plutôt un programme qui allait dans le sens de l'écologie politique y compris mais du coup vous aviez dit sur un plateau je voterais pour l'écologie c'était une manière de ne pas dire clairement j'ai voté pour l'écologie

1:57:02
Invité

d'ailleurs

1:57:02
Présentateur

oui voilà c'est ça on va pas vous reprocher parce que Yannick Jadot lui-même a fait campagne en disant votez écologiste bah oui

1:57:09
Invité

mais non mais qu'est-ce que vous voulez me faire dire là

1:57:12
Présentateur

bah vous avez voté pour qui en fait parce que je voterais pour l'écologie bah oui

1:57:19
Invité

j'ai voté pour l'écologie Macron de toute évidence c'est quoi cette question j'ai voté pour j'ai voté pour l'écologie j'ai voté pour l'écologie politique Léa je crois que tu avais

1:57:36
Présentateur

une question sur les femmes investies par les partis politiques alors tu l'as complètement oublié

1:57:40
Sandrine Rousseau

non non non bien sûr que non on a vu bon on sait le traitement qui t'a été réservé pendant la primaire et par la suite aussi notamment médiatique mais aussi politique il y a un traitement qui n'était pas très très sympathique disons bref pas très bienveillant voilà comment tu as analysé les les bouts de campagne les campagnes d'Anne Hidalgo et de Valérie Pécresse et comment tu as analysé leur traitement qu'ils soient médiatiques et politiques

1:58:10
Invité

les deux ont subi à mon sens un peu la même chose c'est à dire qu'à partir du moment où avant qu'elles soient candidates elles avaient des légitimités l'une était maire de Paris l'autre avait gagné la primaire et à partir du moment où elles se sont retrouvées candidates c'est comme si la moindre erreur qu'elles aient faite était rédhibitoire c'est à dire qu'en fait à la moindre erreur c'était la fin de leur crédibilité politique pour aller à la présidentielle et ça c'est vraiment un truc qu'on attribue aux femmes et quand même pas aux hommes parce que les hommes ont fait des erreurs dans ces campagnes et on les a nettement moins pointées et là le meeting qui était certes un meeting complètement raté de Valérie Pécresse j'ai pas de doute là-dessus mais enfin ça a été une espèce de fin de sa campagne comme Hidalgo quand elle a fait son truc sur le distributeur de billets de je sais plus quoi sur un train de banlieue c'était fini mais je veux dire je vais pas dire de non parce que sinon je vais encore pas me faire d'amis mais enfin il y a quand même des candidats qui ont fait des erreurs et des erreurs bien plus importantes que celle-ci et puis c'est comme si ça passait crème c'est la falaise de vin pardon ?

c'est la falaise de verre ? c'est la falaise de verre ça s'appelle le sexisme en fait et puis ça s'appelle le patriarcat en politique et je crois que là on a quand même eu une forme de backlash du patriarcat et particulièrement à gauche et d'ailleurs ça il faudra quand même en tirer les leçons parce que je trouve que les femmes de gauche ont été particulièrement et maltraitées et laissées très seules face à ce mauvais traitement c'est-à-dire que les parties de gauche n'ont pas été en soutien et ça on a un problème avec ça

1:59:42
Présentateur

Sacha ?

1:59:42
Invité

Tout à l'heure on analysait un peu le premier tour et on se disait PS, LR avait fait des très faibles scores comparés à il y a 10 ans on est à 7% couplé cette année 55% il y a 10 ans et on se demande est-ce qu'on n'est pas vers une personnalisation du vote est-ce qu'on vote pas pour une personnalité finalement comment vous vous l'analysez ça ?

Alors je pense que la forme partidaire elle répond plus aux attentes de la population c'est-à-dire que la forme partidaire ça nécessitait aussi une espèce de discipline c'est-à-dire que vous étiez dans le parti voilà fallait que vous distribuiez les tracts tel jour fallait que vous fermiez votre bouche si vous n'étiez pas d'accord bon et je crois que tout ça en particulier la jeune génération n'en veut plus du tout et je pense que c'est plus du tout la mode enfin c'est plus du tout le mode de militantisme d'aujourd'hui c'est plus un militantisme activiste en fait un militantisme d'enthousiasme plus qu'un militantisme de discipline mais ceci dit le problème c'est qu'on n'a pas complètement trouvé de solution pour faire en sorte qu'il y ait une forme de démocratie dans les décisions qui soient portées et prises et en même temps qu'il y ait d'autres formes de militantisme moi je regarde avec vraiment beaucoup d'attention tout ce qui se passe dans le monde parce qu'il y a quand même des essais un peu partout dans le monde et au Chili par exemple Boric a été porté par un nouvel essai mais Podemos avait aussi essayé de porter à la fois une démocratie et une radicalité et une autre manière de faire de la politique et je crois qu'il y a vraiment des leçons à tirer de tout cela et pour essayer de faire tout à fait autre chose et en tous les cas c'est ce à quoi je vais essayer de m'employer dans les mois comment vous allez essayer de vous employer de réfléchir à comment renouveler la politique pour faire en sorte que ce ne soient pas toujours les mêmes personnes qui sont là depuis 30 ans et qui sont ultra méritantes j'ai aucun problème avec ça au contraire merci à elle d'être là mais ça ne suffit pas pour remporter des élections

2:01:32
Présentateur

vous avez des idées des déformations mais dans la primaire

2:01:35
Invité

on avait changé radicalement la manière de faire politique pour le coup avec le résultat

2:01:42
Présentateur

qu'on connait

2:01:43
Invité

oui 49 quand même pour vous

2:01:46
Présentateur

mais j'en reviens à la démocratie je parlais de mon équipe de la primaire on avait fait

2:01:51
Invité

une équipe qui était il n'y avait pas d'organigramme il y avait un floranigramme il y avait des pétales il y avait des graines des pollens bon tout ça était très bucolique mais surtout c'était très créatif et en vrai c'était très horizontal et ça a donné vraiment de l'espace à toutes les personnes qui souhaitaient venir et on avait aussi des règles nouvelles du type si ça ne va pas bien on a le droit de s'arrêter on retrouve sa place sans aucun problème au bout de 3 jours ou 3 semaines et je crois que c'est aussi tout ça qu'il faut revoir dans le fonctionnement des partis politiques c'est qu'on a le droit de s'arrêter si ça ne va pas on a le droit de revenir en fait il faut beaucoup plus de fluidité est-ce qu'on a le droit

2:02:26
Sandrine Rousseau

de se tromper ? je m'intéresse beaucoup à la question du doute en politique et des erreurs qu'on peut faire j'ai le sentiment que lorsqu'une personne laisse entendre mentale pour gouverner de ne pas être sûr de tout c'est considéré comme étant une faiblesse est-ce que c'est des choses que toi tu as perçues et moi je trouve que le doute est quelque chose de très important qu'on ne peut pas avancer de manière dogmatique mais j'ai le sentiment qu'en politique ça n'a pas sa place

2:02:52
Invité

il va falloir du doute parce qu'en l'occurrence la transformation écologique et sociale qu'on a à faire si on est honnête on dit qu'on ne sait pas la faire c'est-à-dire qu'on a des pistes on a des bouts de réflexion on a des débuts mais on ne sait pas la faire jusqu'au bout donc il va falloir accepter le doute il va falloir accepter le processus d'essai et erreur et il va falloir aussi accepter que les dirigeants politiques acceptent leurs erreurs et quelque part les pousser même à reconnaître leurs erreurs moi j'en ai fait des erreurs pendant la primaire je les reconnais alors ça n'est pas un signe de faiblesse c'est un signe au contraire d'une forme de construction collective et c'est ça qu'il faut poser parce que cette espèce de cinquième république de roi là dans ces dorures c'est quand même plus possible on ne peut pas qui a la vérité incarnée et qui donne la justice par onction divine enfin c'est vraiment plus possible

2:03:41
Présentateur

je reviens sur la question des femmes en politique puisque le 24 avril prochain une femme est en passe de devenir présidente de la république quelle analyse la féministe que vous êtes porte sur l'accession au pouvoir de Marine Le Pen

2:03:53
Invité

et bien que c'est toute la difficulté c'est que si toutes les femmes étaient féministes on n'en serait pas là et qu'en l'occurrence là c'est une femme héritière une femme qui est garante d'un ordre et particulièrement d'un ordre patriarcal pour le coup et qu'en fait c'est aussi pour ça qu'elle a du succès c'est-à-dire que le fait qu'elle ne remette pas en cause le patriarcat le fait qu'elle ne remette pas en cause la domination et au contraire qu'elle soit même garante d'une discipline et d'une hiérarchie sociale fait qu'elle a du succès et alors que celles qui dénoncent les dominations qui dénoncent le patriarcat on voit qu'elles se font ridiculiser et là on a un travail à faire dans la population parce que c'est pas normal qu'il y ait une différence de traitement de ce niveau-là

2:04:31
Présentateur

L'autre raison pour laquelle je vous pose cette question c'est parce que vous le savez comme nous il y a un débat actuellement à gauche parce qu'une partie une petite partie des électeurs de Jean-Luc Mélenchon t'en passe de choisir de voter Marine Le Pen et j'en ai vu plusieurs dans le chat qui cherchent des raisons de le faire parce que c'est difficile pour eux et du coup voilà ils essayent de trouver des excuses à Marine Le Pen en se disant ah elle a un côté un peu social et puis j'ai aussi lu des gens dire ouais mais c'est une femme et c'est vrai que ça aussi c'est un argument pour qu'est-ce que vous répondez à ces gens ?

2:04:58
Invité

Je leur réponds qu'il y a toujours le ou la candidate et c'est ce que je vous disais tout à l'heure c'est-à-dire qu'il y a Marine Le Pen et puis il y a tout le réseau sur lequel elle s'appuie qui est un réseau d'extrême droite un réseau de fascistes un réseau qui vient de l'Algérie française un réseau qui vient des mouvements anti-LGBT qui vient des mouvements anti-féministes et qui surtout porte en lui une violence et une violence pas sociale une violence physique directe, immédiate et on le voit avec la Sorbonne et j'ai envie de vous dire que Marine Le Pen a fait une stratégie politique qui consiste à se transformer en mamie nova du Front National mais là vraiment non oui mais il faut être conscient du fait On pourrait accuser ça

2:05:41
Présentateur

de sexisme si ça avait été un homme qui l'avait dit Si c'était moi qui l'avais dit oui mais bon mais j'ai l'idée

2:05:45
Invité

Mais ce qu'il faut bien comprendre c'est que c'est une stratégie de communication politique ils appellent ça la stratégie miaou dans son équipe c'est-à-dire qu'en fait elle s'est mise en scène avec ses chats pour montrer qu'elle était gentille etc. Mais il ne faut pas être dupe de ce qui relève de la communication politique et comprendre que sa formation politique sa manière de penser et sa manière d'exercer le pouvoir sera une manière violente C'est obligé parce que de toute façon c'est les réseaux sur lesquels elle s'appuiera

2:06:14
Sandrine Rousseau

Elle accepte aussi et elle embrasse totalement les codes virilistes d'exercice du pouvoir Très descendant Verticaux Sacha

2:06:21
Invité

Hier soir Emmanuel Macron a tendu une petite main à l'écologie au JTTF Alors il n'est pas allé jusqu'à la décroissance mais il a parlé de planification écologique Vous surprendrez bien de propositions sur la santé de l'eau Qu'est-ce que ça vous inspire déjà ? Et ensuite est-ce que le soutien que vous pourrez apporter au second tour il est conditionné à ce que pourrait proposer Emmanuel Macron en plus ou pas sur l'écologie ?

Non il ne s'agit pas d'une condition mais il s'agit aussi de dire qui est Emmanuel Macron C'est-à-dire que moi je ne sais pas parce qu'il est au second tour face à Le Pen que tout à coup il est paré de toutes les vertus loin de là Et ça reste un homme qui n'a qu'une seule vision qui est le libéralisme qui pense que la protection sociale est une perte d'argent public et que si les gens sont chômeurs c'est parce qu'ils sont feignants donc je veux dire Un bouton match quand même Ben non quand il fait sa réforme sur le chômage quand il fait sa réforme sur le chômage et qu'il impose que les allocations chômage diminuent rapidement avec le temps c'est parce qu'il estime que des allocations chômage trop importantes ne poussent pas les personnes à aller chercher du travail donc ça veut dire qu'en fait il renvoie à une forme de fainéantisme des personnes qui n'ont pas de travail et ça c'est la théorie vraiment néolibérale de l'économie qui consiste à dire que le seul chômage qui existe est un chômage volontaire c'est-à-dire ce sont des personnes qui n'acceptent pas les emplois qui leur sont proposés donc voilà je ne pars pas Emmanuel Macron de toutes les vertus simplement parce qu'il est au second tour face à Marine Le Pen mais ce que je dis aussi c'est que nous à gauche et en écologie nous avons cette obligation de le pousser à aller chercher les électeurs de gauche et écologistes c'est-à-dire qu'il ne peut pas simplement se cacher derrière un rempart républicain ou derrière un barrage à l'extrême droite pour continuer à nous humilier à humilier les politiques enfin à humilier les plus pauvres et les plus vulnérables comme il l'a fait pendant tout le mandat c'est pas possible donc ce que je dis c'est que moi je peux appeler à voter Macron enfin il n'y a pas un million de personnes qui vont se lever parce que Sandrine Rousseau a appelé à voter Macron ce que je dis c'est que moi je vote Macron mais que par contre Macron a un travail à faire qui est d'aller chercher ces gens-là et quand je lis ces interviews dans l'entre-deux-tours je suis effarée

2:08:42
Présentateur

mais c'est incroyable

2:08:46
Invité

on lui dit d'aller à gauche et il fait la retraite de 65 ans à 64 ans c'est incroyable il arrête le porte-parole du DAL du droit au logement de manière ultra-violente il sort les étudiants occupants aussi avec des forces de police qui font preuve particulièrement de force et de violence donc là je veux dire et quand il parle d'écologie il parle d'économie circulaire c'est-à-dire qu'il reprend du programme de Yannick Jadot les propositions sur l'économie circulaire mais on est où là en fait il a compris quoi de la crise sociale il a compris quoi de la crise écologique il a compris quoi du GIEC pas grand-chose donc c'est pour ça que le troisième tour va être crucial c'est pour ça que l'Assemblée nationale doit être un lieu où la gauche s'exprime et où là du poids on a passé 5 ans durant lesquels il avait la majorité absolue dans l'Assemblée nationale et donc il a pu passer toutes les réformes qu'il voulait et là il y a vraiment un enjeu mais je le dis de manière solennelle il y a un enjeu très très fort à ce que la gauche et l'écologie arrivent en masse dans l'Assemblée nationale au troisième tour mais ce qu'on aurait pu vous reprocher au parti

2:10:00
Présentateur

au parti communiste au PS à Europe Écologie Les Verts c'est d'être précisément même avant le premier tour déjà projeté dans ce troisième tour dont vous nous reparlez ce soir alors qu'on n'a même pas encore fait le deuxième et que le deuxième peut être crucial or il y en a qui ont dit aussi finalement le vote Jean-Luc Mélenchon au premier tour vous auriez peut-être eu une responsabilité à stopper Marine Le Pen juste avant juste avant qu'elle arrive au second tour parce que là il y a une chance qu'elle passe et vous pourriez porter cette responsabilité historique d'avoir

2:10:28
Invité

vous

2:10:30
Présentateur

ces partis de gauche qui via leur logique interne ont voulu poursuivre étaient déjà projetés dans les législatives comme on l'est encore ce soir comment on conjure cette perspective de Marine Le Pen déjà à l'Elysée en votant Macron oui d'accord ça je suis d'accord mais je veux dire comment on convainc parce que là on a des gens vous parlez à des gens vous les projetez dans un troisième tour mais les gens sont encore à se demander est-ce que je m'abstiens est-ce que je vote est-ce que je vote blanc qu'est-ce que je fais qu'est-ce que je fais pas il y a une difficulté aujourd'hui à faire entendre et ça se voit encore dans le chat ici Marine Le Pen n'est pas facho vous en rajoutez etc et je vous ai entendu vous êtes plutôt contrairement à l'équipe d'Emmanuel Macron sur une ligne qui consisterait à rediaboliser quelle est ta question ?

2:11:15
Invité

la question c'est quelle est la stratégie là déjà face à l'extrême droite pour ne pas qu'elle passe qu'est-ce qu'il faut faire

2:11:20
Présentateur

qu'est-ce qu'on fait au pied du mur parce que je suis d'accord on est coincé mais on fait quoi maintenant ?

2:11:25
Invité

on vote Emmanuel Macron et on ne néglige jamais l'extrême droite en fait parce que l'extrême droite j'ai vu que le modèle de Marine Le Pen c'était Victor Orban Victor Orban c'est une chasse aux droits des personnes LGBTQIA+.

ça veut dire que concrètement quand vous êtes une personne trans en Hongrie vous n'avez pas les mêmes droits que tout le monde ou du moins vous êtes victime de discriminations récurrentes et qui ne sont pas tranchées par la justice institutionnelles Victor Orban c'est des lois qui s'opposent à l'indépendance de la presse Victor Orban c'est des lois qui s'opposent à l'indépendance de la justice donc en fait la démocratie elle fonctionne avec des contre-pouvoirs et il ne faut jamais minimiser la capacité de la droite à tuer ses contre-pouvoirs et il y a une deuxième chose qu'il ne faut pas minimiser chez l'extrême droite c'est sa capacité à garder le pouvoir une fois qu'elle l'a parce qu'on l'a vu avec Trump c'est-à-dire que quand Trump perd l'élection non seulement il dit que c'est une fake news mais en plus il envoie ses troupes au Capitole et je peux dire il envoie ses troupes parce qu'il y a quand même des enquêtes qui montrent qu'il a joué un rôle dans ce qui s'est passé au Capitole pour tenir et pour impressionner le pouvoir ça a échoué au Capitole qui vous dit que ça échouera en France

2:12:42
Présentateur

six morts tout de même

2:12:43
Invité

six morts exactement et donc moi ce qui m'inquiète véritablement avec l'arrivée de l'extrême droite c'est un les droits des personnes les plus fragiles les plus discriminées et les musulmans dont on ne parle pas mais qui sont quand même la cible de l'extrême droite depuis maintenant 30 ans depuis maintenant 30 ans pourquoi ça s'arrêterait alors que Marine Le Pen arrive au pouvoir donc les droits des personnes fragiles deuxièmement l'arrivée dans l'appareil d'état de personnes fascistes ou de personnes d'extrême droite qui noyauteront cet appareil d'état et noyauteront pour au-delà de l'élection de Marine Le Pen et puis la troisième chose c'est la capacité ou non de Marine Le Pen à quitter le pouvoir et moi je vous dis attention l'extrême droite a toujours eu cette tendance à ne pas lâcher le pouvoir une fois qu'elle l'a et donc soit en tapant sur les partis adverses et les partis d'opposition soit en modifiant les élections les conseils constitutionnels etc.

de sorte qu'on puisse modifier et avoir la main sur l'élection et d'ailleurs Marine Le Pen n'a déjà parlé du conseil constitutionnel donc je veux dire vraiment si on la laisse passer ce qui se passe c'est une transformation en profondeur et durable de la France alors oui Emmanuel Macron n'est pas un homme extraordinaire d'état et c'est pas moi qui vais vous dire le contraire mais par contre on sait quand même qu'il lâchera le pouvoir on sait qu'il maintiendra des formes de contre-pouvoir et on sait qu'il continuera à faire fonctionner la démocratie donc voilà on a les piliers pour pouvoir gagner la prochaine fois on n'est pas sûr qu'avec Marine Le Pen on ait les piliers pour gagner la prochaine fois

2:14:17
Présentateur

Cette élection présidentielle a beaucoup déplu cette campagne présidentielle a beaucoup déplu à beaucoup d'électeurs notamment des jeunes pour beaucoup de raisons une de ces raisons étant que les thématiques qui les mobilisent le plus ont été peu traitées on parle notamment du climat mais aussi parce que cette élection présidentielle c'est vrai n'a pas été le festival du renouvellement du personnel politique beaucoup de personnalités de candidats c'est des gens qu'on voit déjà dans le paysage depuis très longtemps vous êtes une des rares personnalités à avoir émergé sur la scène nationale au cours de cette campagne ça a probablement beaucoup bénéficié à votre score important au second tour de la primaire est-ce que vous vous sentez une responsabilité vous vous sentez dans la reconstruction d'une nouvelle offre politique dans les années qui viennent ?

2:14:57
Invité

Je ne sais pas si je me sens une responsabilité mais en tous les cas j'ai envie d'y jouer un rôle oui et je pense que c'est important que tout ce que j'ai porté pendant la primaire soit représenté si ce n'est pas par moi c'est au moins par d'autres et au-delà de la primaire dans le paysage politique c'est quand même par vous

2:15:13
Présentateur

c'est ça qui est intéressant vous cristallisez sur vous beaucoup de haine on le voit beaucoup sur les réseaux sociaux ce qui dit aussi quelque chose d'à quel point vous dérangez mais beaucoup aussi d'espoir chez beaucoup de jeunes et on le voit encore ce soir dans le chat c'est intéressant Sandrine Rousseau ça symbolise quelque chose aussi du renouvellement du personnel politique

2:15:28
Invité

oui mais je crois qu'au-delà de moi ce qui se cristallise autour de moi c'est le fait que j'apporte dans le débat politique une forme de monde militant et activiste ce qui ne se voit plus à gauche et je pense que c'est un des sujets parce que c'est pas normal que la gauche et l'écologie ne soient pas le lieu de traduction d'une forme d'activisme vers la politique et ça moi je le fais parce que moi-même j'ai passé du temps dans l'activisme et donc j'ai les mots et ils me viennent naturellement si vous voulez c'est pas des éléments de langage que je travaille

2:16:00
Présentateur

oui mais c'est pas le même activisme Yannick Jadot ça fait plus longtemps

2:16:05
Invité

il a eu des fonctions et là je crois qu'en plus ce que je porte en ce moment correspond quand même à une attente d'une partie de la jeunesse encore mais ce mot c'est terrible

2:16:18
Présentateur

je ne sais plus quel commentateur avait dit aujourd'hui pour la gauche il y a deux lignes c'est Rousseau ou Roussel c'est à dire on est d'accord c'est un peu débile c'était pour dire en gros wokisme ou pas wokisme en gros c'était un peu ce que ça voulait dire soyons wok allez on arrête avec ce wok je sais bien

2:16:33
Invité

soyons tous wok soyons éveillés est-ce que vous voyez

2:16:36
Présentateur

dans le haut score de Jean-Luc Mélenchon une confirmation que l'avenir de la gauche est plutôt dans ceux qui écoutent justement les mouvements sociaux les nouvelles thématiques de la jeunesse etc une confirmation finalement que c'est ça qu'il faut faire

2:16:48
Invité

oui et puis surtout moi ce que je trouve dans ce qu'a porté Jean-Luc Mélenchon ce que je porte un peu sans doute c'est qu'il y a cet espèce de truc où on lève le couvercle sur des espèces de tabous sociaux c'est à dire que moi je parle d'agression sexuelle dans le débat politique j'ai parlé de MeToo je parle de décolonialisation et de la manière dont ça s'est fait d'une révision de l'histoire parce que c'est pas Zemmour qui va quand même nous enseigner l'histoire enfin voilà et tout ça en fait c'est des couvercles qui sont mis sur tout un tas de gens dont l'histoire est niée dont le vécu est nié et en fait ce que moi je fais en tous les cas c'est de faire péter ces couvercles et de dire mais allez on y va oui on a vécu ça on a vécu ça allez on va non seulement en faire une force politique et on va le traduire derrière dans quelque chose et ça je crois que c'est là qu'est ma spécificité et je pense que ça pourra être utile à la gauche quand même de renouer un tout petit peu avec l'activisme et le militantisme enfin une partie de la gauche

2:17:44
Présentateur

dernière question Sandrine Rousseau vous allez faire quoi dans les prochains jours ?

2:17:48
Invité

dans les prochains jours là ? je ne sais pas vous avez des médias

2:17:51
Présentateur

des plateaux des réunions ça discute en ce moment vous participez

2:17:54
Invité

à des discussions ? je ne participe pas tellement à des discussions mais je vais prendre mon téléphone parce que je pense qu'il est important que

2:18:02
Présentateur

des coups de fil à passer ?

2:18:03
Invité

je vais faire mon Arnaud Montebourg

2:18:05
Présentateur

mais il faut des stories on vous souhaite un autre succès qu'Arnaud Montebourg merci Sandrine Rousseau d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Backseat on va faire une très courte pause on se retrouve juste après pour conclure l'émission à tout de suite de retour sur le plateau de Backseat encore les applaudissements c'est incroyable merci le public ce soir vous êtes bouillants merci beaucoup alors bon c'est la fin de cette émission c'était très chouette moi je suis très content émission poste premier tour quand même pas rien beaucoup de choses à dire est-ce qu'il y a des trucs qu'on n'a pas dit dans nos analyses du début de l'émission on a quand même couvert pas mal de choses non je crois que c'est bon c'était plutôt honnête

2:18:44
Invité

je sais que j'avais des trucs de côté mais on se refait

2:18:46
Présentateur

c'est fini c'est fini de toute façon c'est fini ça s'analyse quand même on en reparlera la semaine prochaine on va en reparler pendant un an ou deux la semaine prochaine on commentera du coup le débat le pen Macron c'est mercredi prochain oui absolument

2:19:01
Sandrine Rousseau

je peux pas je peux pas il va falloir on va regarder

2:19:04
Présentateur

pour préparer le vaccin au moins on va parler des choix

2:19:08
Invité

des journalistes sur ce débat on en parle

2:19:11
Présentateur

Sophie Lafix encore une fois à ce sujet là d'ailleurs je souhaite pouvoir diffuser ce débat sur Twitch malheureusement il me faut les droits de diffusion de la part des deux chaînes c'est une coproduction TF1 France 2 je n'ai absolument pas la garantie de les obtenir je cherche à les obtenir en ce moment et j'ai très peur de ne pas être en mesure de vous diffuser ce débat là je vous tiendrai au courant monsieur Bouygues madame Ernot on vit des moments d'actualité politique assez fort et je pense que permettre à des streamers comme moi de diffuser ce débat sur Twitch permettrait de jouer un rôle démocratique important vous connaissez l'argumentaire je vais le défendre auprès des bonnes personnes mais je ne suis pas sûr de l'obtenir donc je vous tiendrai au courant ça c'est la parenthèse qui est fermée pour la semaine prochaine Alex Leak était un super invité de première partie très chouette d'avoir quelqu'un d'engagé chez les pompiers volontaires comme toi Usul moi je le connais mal c'est vrai moi j'ai appris plein de trucs pompiers volontaires c'est un engagement hyper intéressant très chouette il avait fait un stream vachement cool avec Ponce et Rive où il leur avait présenté ce que c'était qu'ils avaient fait une journée et tout pareil je l'ai regardé pour préparer l'émission j'ai appris plein de trucs donc une forme d'engagement très chouette au niveau local vous me connaissez moi j'ai envie de vous inciter à vous engager où que ce soit ça existe aussi les pompiers volontaires n'hésitez pas je trouve ça chouette et puis non il y a aussi une perception de la politique intéressante de par ses parents de par ce qu'il a vécu le rapport familial c'est intéressant ce qu'il dit au sein des familles on a parfois des tensions politiques et tu te poses la question de savoir si tu vas continuer à adresser la parole à certains cousins éloignés et parfois c'est pas facile et ça peut créer des tensions et moi j'ai toujours défendu j'ai toujours défendu l'idée que la politique doit pas être une raison de s'engueuler avec ses proches

2:20:41
Sandrine Rousseau

non mais c'est clair mais après vous faites ce que vous voulez il y en a qui cherche tu vois moi par exemple j'ai une cousine qui m'appelle pour me féliciter pour mon bouquin et puis après derrière elle me dit tu sais je suis quand même pas d'accord avec Sandrine Rousseau mais c'est pas un plaidoyer pour Sandrine Rousseau elle était là bravo pour la sortie de ton lit mais je suis pas d'accord avec Sandrine Rousseau mais ça n'a rien à voir tu vois tu sens qu'il y en a qui cherchent quand même elle les cherchait

2:20:58
Présentateur

alors moi il y a un truc c'est que c'est vrai que la semaine dernière je suis désolé j'ai un peu forcé avec Jean-Luc je reforcerai plus comme ça bah maintenant

2:21:08
Sandrine Rousseau

tu risques plus quoi maintenant pas Sandrine Rousseau je veux dire c'était ton

2:21:12
Invité

c'était ton moment

2:21:15
Sandrine Rousseau

ou jamais quoi si tu l'avais pas fait ce moment là

2:21:18
Invité

bah c'est un peu ça quoi j'aurais eu des regrets

2:21:19
Sandrine Rousseau

ce serait un peu bizarre si tu forçais autant genre ce soir

2:21:23
Présentateur

et là c'est vrai que je vais peut-être là c'est vrai que là on est enfin c'est un moment bizarre aussi

2:21:27
Invité

c'est pas juste

2:21:28
Présentateur

qu'on peut commenter

2:21:28
Invité

en étant détaché et là en ce moment je vois les prévisions

2:21:31
Présentateur

pour le second tour leur côté incertain et je peux avoir tendance à peut-être être un peu politisé tu vas forcer pour eux non vous êtes très politisé quand même dans vos interventions

2:21:40
Sandrine Rousseau

tu vas forcer beaucoup pour Macron autant non je veux plutôt forcer

2:21:44
Présentateur

contre Le Pen

2:21:45
Invité

contre le ah tu vois la différence on en parlait tout à l'heure il y a une différence c'est pareil non c'est pas pareil

2:21:50
Présentateur

c'est rappeler ce qu'est l'extrême droite rappeler ce qu'est Le Pen mais naturellement

2:21:54
Sandrine Rousseau

mais qui de fait implique de voter Macron

2:21:56
Présentateur

je vais pas vous dire super Macron finalement c'est pas si mal c'est pas la question non mais blague à part effectivement on avait reçu j'ai reçu quand même pas mal de commentaires après l'émission de la semaine dernière où certaines personnes ont trouvé que Jules et Léa quand même y allaient un peu fort et c'était un peu dommage

2:22:08
Sandrine Rousseau

purée moi j'ai rien dit sur mes luchos

2:22:09
Présentateur

non non mais la semaine dernière c'est sérieux quoi

2:22:12
Sandrine Rousseau

qui a dit ça les commentaires

2:22:17
Présentateur

une fois je vais rappeler quand même quelque chose c'est que sur ma chaîne il y a un traitement éditorial particulier de l'actualité vous me connaissez relativement distant détaché et avec un recul critique ce que j'ai toujours conservé mais si je fais backseat c'est aussi parce que je souhaite recevoir des chroniqueurs qui sont dans un rôle qui est le leur et c'est vrai que je leur demande parfois de se faire un peu violence en ayant un recul critique d'analyse des passionnés pour vous apporter des clés de compréhension de l'actualité mais je leur autorise aussi évidemment dans des moments particuliers d'y aller un peu plus franco la semaine dernière c'était particulier on était avant le premier tour d'une élection présidentielle j'en veux à personne c'est une fois tous les 5 ans c'est une fois tous les 5 ans ça va le reste du temps avec leur spécificité et leur grille d'analyse c'est pour ça qu'ils sont sur ce plateau ils sont les bienvenus pour cette raison là ils jouent leur rôle de chroniqueurs et c'est très cool mais si Marine Le Pen passe

2:22:57
Invité

il nous faut absolument

2:22:58
Présentateur

vraiment quelqu'un d'extrême droite sur le plateau enfin que tu t'adaptes aussi au changement non au changement de non bah tu rigoles mais c'est une discussion que je vais avoir je sais je m'y prépare j'ai une discussion que je vais avoir avec une partie de mon chat et je vais devoir leur expliquer pourquoi non de la même manière que j'ai toujours défendu l'idée qu'il ne suffit pas d'être candidat à une élection pour être le bien-nu dans mes émissions c'est pas suffisant bah il suffit pas de présider la république pardon excusez-moi c'est pas ça marche pas comme ça voilà je reste un métier indépendant peut-être que tu vas

2:23:23
Invité

tu vas te faire torpiller d'une manière ou d'une autre ton émission

2:23:26
Présentateur

non mais ton émission c'est à dire bah justement je garantis mon indépendance en partie grâce à vos dons pardon excusez-moi d'en mettre une coute là-dessus mais enfin c'est quand même vous qui l'a financé cette émission merci à vous et donc voilà quoi dire de plus on vous retrouve où il y a des actus des trucs spécifiques des émissions des streams ouvrez l'Elysée qui donne la ligne du parti lundi le parti c'est juste Cotentin et moi mais bon voilà mais donc l'ouvrez l'Elysée d'entre deux tours c'est ça d'entre deux tours et là on est pas sur la ligne de Jean-Luc on est pas Léa

2:24:00
Sandrine Rousseau

rien de très spécial je sors un épisode de mon podcast dimanche soir on va parler nécessairement du premier tour voilà pas de grande surprise et en librairie pour celles et ceux qui ont envie d'acheter le livre que j'ai publié il y a trois semaines maintenant purée trois semaines plus de femmes en politique et non pas plus de Marine Le Pen comme on a déjà posé la question enfin bon bref

2:24:24
Présentateur

voilà quoi ok d'ailleurs on a pas débriefé Sandrine Rousseau mais on a pas du tout débriefé Sandrine Rousseau on l'a déjà fait la dernière fois on l'a déjà débriefé non non mais j'étais très content de la recevoir elle a été chouette je la sens plus plus en retenue et en réserve elle nous a dit pourquoi justement le off journalistique etc je sens qu'elle fait vachement gaffe à ce qu'elle dit et je la comprends parce qu'elle s'en prend plein la gueule à chaque fois qu'elle dit une phrase plus forte que l'autre et que voilà c'est un peu la dernière question que je lui ai posée elle symbolise quelque chose parfois à son corps défendant et parfois pour le meilleur donc intéressant mais un retour intéressant qu'elle a une analyse qu'elle porte sur ce premier tour non je sais pas et force aux étudiantes et aux étudiants qui occupent leur lieu machin dont on a parlé un peu avec elle ça va être aussi quelque chose à regarder dans les prochains jours parce que la politique c'est pas seulement le petit jeu des élections et les machins c'est aussi comment vous vous la faites vivre en vous impliquant ou non je voyais quelqu'un dans le chat qui disait ça comment on s'engage en politique qu'est-ce qu'on va vers où et c'est vrai que c'en est une rousseau qui a su amener quand même une génération une certaine population vers l'action politique et les partis et donc c'est pour ça que c'était intéressant de l'avoir à ce moment-là aussi précisément Sacha on te retrouve où ?

2:25:34
Invité

Nulle part

2:25:35
Présentateur

Nulle part Let's go Sacha Beckerman sur Twitter quand même

2:25:38
Invité

Ah oui oui si vous voulez voir des photos de Scott ou des vidéos de Scott c'est sur Twitter les amis

2:25:42
Présentateur

Scott c'est ton chien ne ratez pas ça

2:25:43
Invité

Scott c'est mon chien Merci les amis

2:25:45
Présentateur

c'est la fin de cette émission Backseat Merci à tous Au revoir Bye bye