Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewClémentine Autain· 29 août 2025 25 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsJusticeRetraites

🟠 Il faut un référendum sur de nouvelles recettes fondées sur la justice fiscale ⚖️💰

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous dites d'ors et déjà bon débarras ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Sur le vote de confiance, est-ce que c'est pas quand même un acte de courage et un panache ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment on règle le chaos budgétaire ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous demandez un départ du président de la République ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que François Bairou a tort sur les boomers ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous encouragez les partis de gauche à discuter avec Bairou ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Clémentine AutainFait
    « le plan de François Bairou, c'est prendre aux salariés des classes populaires et aux classes populaires de quoi combler les déficits qu'il a lui-même fabriqué avec la Macron. »
  • 11:30Clémentine AutainChiffre
    « 9 millions d'électeurs en juillet 2024 grâce au nouveau Front populaire »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Clémentine Notin. Bonjour J-10 désormais avant le vote de confiance voulu par François Bairou. Vote dont pour l'instant on a l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de suspense sur l'issue.

Est-ce que vous dites d'ors et déjà bon débarras ? Écoutez-moi, le 8 septembre, sans surprise, je voterai euh contre la motion de confiance du gouvernement comme la majorité des députés parce que le plan de François Bairou, c'est prendre aux salariés des classes populaires et aux classes populaires de quoi combler les déficits qu'il a lui-même fabriqué avec la Macron. Et sur le vote de confiance, est-ce que c'est pas quand même un acte de courage et un panache ?

Jean-Luc Mélenchon disait cette semaine retour aux morces républicaines. C'est vrai, il remet sa confiance directement dans vos mains. Ce que je trouve sans panache, c'est d'oser prétendre que son choix politique, parce que c'est un choix politique de prendre dans la poche de ceux qui ont le moins pour payer les déficits qu'ils ont fabriqués.

D'accord ? et il présente ce choix politique comme une fatalité, hein. C'est c'est vraiment l'air du Zerisno alternative des années 80 de Margarette Tater.

François Bairou propose de vieilles recettes qui bloquent le pays et moi je pense qu'il faut de nouvelles recettes qui débloquent le pays. Et bien la France est dans une situation de de blocage aujourd'hui, tout le monde le constate et je ne vois qu'une seule solution. Il faut en revenir au peuple.

L'urgence c'est le chaos budgétaire. La dissolution disent certains. Il y a bien sûr la dissolution tout à fait possible et j'espère qu'elle nous amènera une majorité progressiste.

Vous la souhaitez mais si de toutes les façons de toutes les façons on a une inquiétude et un problème qui est le chaos budgétaire. Mais comment on le règle ? Et je réfléchis depuis plusieurs jours et j'en arrive à l'idée qu'un référendum sur de nouvelles recettes fondées sur la justice fiscale nous sortirait de l'impasse immédiate.

Cet impasse, elle s'est cristallisée sur le budget 2026 26 pardon. Et c'est pourquoi euh un référendum sur 2000 euh un référendum sur de nouvelles recettes partirait de l'idée que contrairement à ce qu'on nous dit, c'est bien le dérapage des comptes publics qui euh n'est pas lié à trop de dépenses mais qui est lié qui est le fait de la baisse des recettes. Qu'est-ce que vous mettez dans ce référendum Emmanuel Macron jusqu'à maintenant ?

Malgré les propositions d'ailleurs à un moment du premier ministre François Baou, c'est toujours refusé à cette à cette option là du référendum. Mais c'est bien le problème'estce que vous problème. C'est parce qu'encore une fois c'est sa fable, c'est de dire qu'on a pas d'autre choix que de baisser la dépense publique ou de prendre dans la poche des français.

Moi je dis il y a un autre choix et ce choix il repose sur la justice fiscale et c'est d'ailleurs ce que veulent les Français aujourd'hui. Dans un référendum, nous pourrions mettre trois propositions simples qui permettraient non seulement de régler le problème budgétaire et d'aller chercher les 44 milliards d'euros que n'arrive pas à trouver monsieur Baou qu'en faisant les poches des Français, mais aussi de dégager de nouvelles marges de manœuvre pour répondre à nos besoins, nos hôpitaux, nos nos notre éducation, notre système de de protection. Donc très concrètement, trois propositions.

D'abord, la taxe duman. Vous savez cette taxe sur ceux qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine. Avec ça, on peut dégager entre 20 et 25 milliards d'euros.

Deuxème proposition, un impôt minimum sur les multinationales parce que aujourd'hui ces multinationales, elles payent moins d'impôts que les entreprises françaises, qui est par ailleurs extrêmement déloyal pour notre propre tissu économique. Donc il faut les taxer et là on peut avoir quelque chose de l'ordre de 26 milliards d'euros. 350 milliards en plus à peu près c'est alors attention quand vous dites un point en plus attention quand vous dites un point plus c'est un terme générique.

Moi ce que je propose c'est de ne rien prendre rien prendre à l'écrasante majorité des Français. ce dont je vous parle, ce sont des propositions qui ne vont pas impacter mais uniquement donc sur les chefs d'entreprise les patrons et les plus riches, les ultra riches et les multinationales. Et ma troisème proposition, c'est d'arrêter d'arrêter de mal gérer les comptes publics en donnant des aides aux grandes entreprises sans aucune contrepartie sociale.

On supprime le CICE par exemple, le crédit d'impôt, le crédit d'impôt recherche pardon, il existe plus, il est plus de cette manière-là. On on conditionne à quoi ? Leural en 2023 et reçoit 298 millions d'euros d'aide publique.

Qu'est-ce que fait Arcelor Mital en 2025 ? Il supprime des entreprises en France. Ce n'est pas acceptable.

Donc oui, il faut mettre de la conditionnalité sociale et environnementale sur ces aides qui représentent chaque année 211 milliards d'euros comme l'a très bien révélé le rapport parlementaire notamment mis en avant par mon collègue, mon excellent collègue communiste Fabien Guayet. Alors, quand vous évoquez quand même ces ces impôts pour les pour les plus riches, bon, il vous a pas échappé et j'imagine que ça rentre dans votre raisonnement, qu'on est dans un dans en Europe, dans un dans un dans une communauté qui est assez ouverte et donc que potentiellement ces fortunes, si elles considèrent qu'elles sont surtaxées, trop taxées, elles peuvent très bien aller s'installer qui en Italie, qui en Allemagne ou ailleurs. Alors, si on parle des individus et même si on parle des entreprises, en fait, c'est pareil.

Prenons d'abord les individus. C'est pas tout à fait pareil quand même les individus. C'est pour ça que je vais le traiter des deux côtés.

Donc la question de l'exil fiscal pour les individus qui sont les milliardaires, je la prends très au sérieux simplement. C'est pas forcément de l'exil fiscal que d'aller installer son entreprise ailleurs par on parle on parle des individus. Comment sur les individus ? les individus, c'est renseigné par la sociologie, par les sciences sociales et en réalité c'est de l'ordre de 0,03 % ceux qui partent en raison de mesures fiscales qu'ils estimeraient trop importantes.

Donc c'est quelque chose qui est archi résiduel. Donc arrêtons avec ce chantage, avec cette menace, ça n'existe pas. C'est renseigné ça.

Ça n'est pas vrai. Quant au multinational, si on les taxe, d'abord c'est une réponse à Trump. Trump a provoqué, Trump agresse et donc à un moment donné de dire que les gars femmes, de dire que général électrique vont arrêter de venir faire des bénéfices sur notre territoire et aller mettre leur argent dans les paradis fiscaux parce qu'on a 40 % hein de l'argent des multinationales est aujourd'hui dans les paradis fiscaux.

Donc il faut que ce différentiel entre ce qu'il paye comme impôt et ce qu'il devrait payer en France comme les entreprises françaises soient récupérer par il y a aussi une zone qui clémentinotin qui se situe un petit peu entre les deux, ce sont les créateurs d'entreprise. L'attaque Zucman peut aussi pénaliser celles et ceux qui ont créé ce qu'on appelle les licornes qui sont valorisés. Vous tombez bien parce que vous savez, j'ai été euh j'ai initié cette proposition de loi qui a été adoptée à l'Assemblée nationale sur la taxe zutmal mais rejeté par le Sénat.

Malheureusement, nous l'avons porté avec ma collègue Evassas et la question des licornes évidemment est venue. Donc je précise pour les auditeurs, les téléspectateurs, licorne voilà, c'est une grosse entreprise qui est en croissance très forte et qui n'aurait pas de liquidité qui n'aurait pas de liquidité immédiatement quand on demande. Je connais bien le sujet, nous l'avons introduit dans notre proposition de loi qui a été adopté, je le rappelle.

Et ben nous avons des systèmes où on peut fluidifier évidemment ne pas pénaliser une start-up qui explose qui est tout petit, d'accord, qui est un phénomène résiduel là aussi, une règle pour ne pas aller taxer ceux qui aujourd'hui mettent leur argent dans des holdings et qui ont vu leur fortune augmenter, tenez-vous bien, chaque année de 8 à 10 % dans notre pays. C'est ça qui se passe. C'est ça qui se passe. que grâce aux mesures fiscales qui ont été notamment portées depuis 2017, ce sont 62 milliards d'euros dans les caisses publiques en moins.

C'est pas moi qui le dit, c'est la Cour des comptes. Et hier, je vous je lisais sur le site de l'observatoire des inégalités que si on prend une période plus longue sur 10 années, sur 10 années, toutes les largesses fiscales, les niches fiscales et cetera, tout cela c'est 450 milliards d'euros en moins dans les caisses publiques. Donc c'est pour ça que je dis il faut un référendum, demander aux Français, leur poser la question, est-ce que vous êtes d'accord pour que on règle la question budgétaire et qu'on ait un peu plus d'air pour nos hôpitaux, pour nos écoles, pour notre protection sociale et pour avoir cette air là et bien il y a trois mesures possibles qui sont des mesures qui ne prennent pas dans la poche des classes populaires, des salariés et de l'immense majorité, non seulement des personnes, des Français, mais aussi des entreprises françaises parce que vous le savez qu'il y a décalage entre les multinationales et le tissu économique de proximité toutes nos TPE PME.

Mais non, mais non. Diminuez les impôts de production peut-être. Moi, je suis pour que euh je déteste cette idée que les TPEPME, les artisans, les commerçants paient en proportion de leur chiffre d'affaires plus d'impôts que les multinationales.

Voyez, ça me révolte. Donc la justice fiscale, c'est la façon de sortir du chaos budgétaire, mais aussi de sortir de ce sentiment d'injustice bien légitime que ressentent les Françis. Donc vous partagez le constat, la situation est dramatique, le pays est au bord de la falaise, proche du surendettement et il faut faire quelque chose.

Mais bien sûr, mais sauf que on on a un quand vous dites que le constat est partagé, donc vous pourriez voter la confiance puisque manifestement le débat est sur ce terrain. Oui, mais sauf que vous enfin, je sais pas si vous m'avez bien écouté, le problème n'est pas le constat de la gravité. Le problème est de savoir d'où vient ce chaos social et budgétaire et quelle est la solution.

Bah puisque vous demandez et ce que nous dit monsieur Bairou, c'est qu'il n'y aurait qu'une seule solution, c'est faire payer aux Français leur mauvaise gestion. Ça c'est pas possible, ce n'est pas acceptable. Puisque vous vous demandez d'où il vient et que vous semblez avoir une partie de la réponse puisque vous nous dites les 8 ans au pouvoir d'Emmanuel Macron évidemment contribué à creuser la dette.

Est-ce que vous demandez euh un départ du président de la République ? On entend votre proposition ce matin sur France info de référendum. Clémentin est-ce qu'il faut qu'Emmanuel Macron quitte le pouvoir, démissionne euh ou le destituer si tentez que ce soit possible ?

Écoutez moi, le plus vite euh s'arrêtera le règne brutal, injuste, dangereux d'Emmanuel Macron, plus vite je serai heureuse et j'aimerais que à gauche, on se mette en situation non seulement de demander la fin de ce règne, mais de pouvoir prendre la place. Voilà. Maintenant, vous le savez, il y a une un procédure de destitution possible. on est très très loin d'avoir les de tiers des parlementaires parce que schématiquement seul les insoumis peut-être voilà et donc je je je pense également que c'est par la mobilisation sociale que le président de la République peut être à la fin peut-être contraint la démission.

C'est pourquoi j'appelle aussi à la mobilisation le 10 autour de blocou à rejoindre les initiatives qui vont qui sont d'ors et déjà pris mais qui vont peut-être encore plus être prises par les syndicats. Ce n'est pas c'est quelque chose qui ne peut relever que d'une immense crise et c'est vrai qu'aujourd'hui nous traversons une crise de régime avec un problème important qui est que vous avez un décalage entre ce que produisent nos institutions et l'aspiration des Français. C'est ça qui est frappant.

C'est ça qui est frappant parce que sur beaucoup de sujets comme la justice fiscale, analyser des aides aux entreprises, l'écrasante majorité des Français, je pense sont pour. Il demande de la justice sociale et de la justice fiscale. Et pourtant, le gouvernement contourne tout ce qu'il peut, utilise les institutions dans tous les sens pour écraser la tête des Français.

Pareil sur les retraites, on le sait, les syndicats, tous les syndicats étaient contre. Les Français étaient par millions dans la rue et pourtant, il y a des mécanismes institutionnels qui permettent de s'asseoir sur la volonté populaire. Et bien c'est pour ça que je dis que dans ce cette situation de blocage, il faut en revenir au aux urnes et proposer des mesures qui ne sèent pas la colère sociale mais qui apaise le pays.

Et c'est pourquoi il faut en venir à ces nouvelles recettes qui permettent de boucler le budget, de faire mieux pour répondre à nos besoins et de correspondre à l'aspiration profonde de la très grande majorité des Français. Vous restez avec nous Clémentin député nouveau front populaire de de la scène Saint-Denis. C'est J.

On se retrouve juste après le fil de 8h45. Julien Rond. L'Inderse syndical se réunit ce matin pour discuter d'une date de mobilisation unique en septembre.

Un appel à tout bloqué a déjà été lancé pour le 10 septembre mais tous les syndicats ne sont pas d'accord. François Bairou en déplacement à Chalon en Champagne aujourd'hui. Le Premier ministre tentera à nouveau de convaincre alors que les écologistes et la France insoumise ont refusé hier de se rendre à Matignon pour tenter de négocier une semaine avant un vote de confiance à l'Assemblée nationale.

Des centaines de milliers d'eux dans nos supermarchés importés d'Ukraine. C'est ce que dénonce l'interprofession des œufs. Selon cette organisation, ces œufs ne respectent pas les normes de production européennes et contiennent des antibiotiques interdits.

Indien Paris s'est qualifié pour le 3e tour de l'US Open cette nuit. Aujourd'hui sur les cours du Grand Schlem américain, quatre français Hugo Blanchet, Adrian Manarino et puis vers 17h, un duel 100 % tricolore entre Benjamin Bonzi et Arthur Inderknch. France info le 830 France info Paul Barcelone Adrien Bec toujours avec Clémentin député nouveau front populaire de Saint Saint-Denni Clémentin une des polémiques des phrases polémiques de ces dernières heures de François Baou qui qui plusait hier devant les patrons au MEDF à a à enfoncer le clou si j'ose dire c'est ce tacle vis-à-vis des des boomers les retraités sans qu'on sache exactement ce que veut dire d'ailleurs le terme de boomers il fustige le le confort dans lequel vivrai les les boomers.

Est-ce qu'il a totalement tort le premier ministre ? Non, mais c'est toujours la même histoire. François Barrirou cherche des bouc émissaires euh pour éviter le débat sur ses choix politiques à lui.

Pardon Clément. Donc, il faudrait qu'il arrête d'opposer les Français les uns aux autres. Dans les choix politiques d'Emmanuel Macron, il y a eu pendant un certain nombre d'années la revalorisation annuellement des pensions.

Si je donne quelques chiffres pour objectiver un petit peu tout ça, les seniors sont ceux qui épargnent le plus en moyenne al moyenne évidemment, il y a plein de disparités mais un/art de leur revenus, c'est ceux qui ont plus de patrimoine. Et ce sont ceux qui touchent des retraites deux fois plus élevées que les cotisations qu'ils ont versé lorsqu'ils étaient actifs. Est-ce que quand même vous êtes d'accord sur le fait qu'il y a une forme d'inégalité ?

Je raisonne pas en ces termes en fait. Je raisonne pas en ces termes parce que euh je pense que le diagnostic qu'il nous faut poser aujourd'hui, c'est que les inégalités se creusent globalement. Globalement, d'accord ?

Euh et que il faut résorber ces inégalités d'abord en faisant en sorte que le travail paye mieux h et en faisant en sorte que nos politiques publiques ne servent pas les intérêts de ceux qui ont le plus. D'accord ? Donc c'est pas qu'une question générationnelle entre dégénération, c'est une question de modèle social général.

Et vous ne craigniez pas que cette polémique sur les boomers crée un conflit de génération ? Non, mais peut-être c'est pour détourner la conversation publique, c'est pour n pas la seule personne à en parler quand même. Euh, il y a un certain nombre de jeunes euh politiques militants, alors pas forcément de votre bord mais aussi euh venu de la gauche qui voilà quelquefois commence à avoir des doutes sur la pérennité de ce système de retraite, sur des inégalités peut-être d'accès au patrimoine aussi.

Euh et donc peut-être que alors posons posons autrement les choses. N'opposons pas une génération à l'autre et on se dit voilà, on vit plus longtemps, donc le temps à la retraite va de fait être plus long. Donc est-ce que on décide de casser les droits à la retraite et de faire en sorte que bah ceux qui ont de l'argent capitaliseront et auront droit à une belle retraite et puis les autres se débrouilleront où est-ce qu'on dit et bien il faut mettre plus d'argent dans notre système pour le péréniser et passer ce cap.

Bon, c'est c'est un choix de soci le système de Bah pourquoi c'est fait. Oui, mais c'est en fait ça marche pas comme ça. Et d'ailleurs euh quand vous regardez les prtic 400 milliards par quand vous regardez les prs euh du corps qui ont été faites il y a 20 ans euh elles se sont pas réalisées parce qu'en fait ça dépend aussi des politiques économiques.

C'est pas un prtique. C'est ce que c'est le système chacun. Si demain nous sommes capables de faire l'égalité entre les hommes et les femmes au travail, c'est-à-dire que les femmes gagnent autant que les hommes, et bien nous aurons réglé problème de notre déficit par rapport à notre système.

Donc on peut pas raisonner comme ça. D'accord ? On peut pas raisonner comme ça.

Ça c'est la c'est la première chose. La deuxième question que vous posez qui est juste, c'est celle sur en fait les droits de succession et l'enjeu de l'héritage parce que on touche des héritages de plus en plus tardivement et surtout les droits de succession ont été toujours plus favorables là encore une fois pour les très hauts patrimoines tenté si bien que on finit par avoir aujourd'hui le retour d'une France des rentiers comme au 19e siècle. Donc il y a une question qui se pose bien sûr.

Je sais que c'est un débat difficile parce que les Français dès qu'on parle d'héritage pense à ce que c'est il y a quelque chose de très affectif. euh on se dit "Mais moi, je veux pouvoir léguer quelque chose à mes enfants" et on veut d'autant plus pouvoir le léguer. C'est un peu comme les impôts, payer des impôts ou pas, qu'on a le sentiment que ça protège plus de rien, qu'on donne plus toujours plus à l'État et qu'on reçoit de moins en moins parce que les services publics sont de plus en plus délabrés, parce que euh la protection sociale s'aménuise, parce qu'on a moins de droit au chômage, moins de droit à la retraite et donc les gens ont peur.

C'est logique. Moi, je propose face à ça une société des communs, c'est-à-dire une société qui est capable d'accroître les solidarités au lieu de les détruire. Quand vous dites pour que pour que aussi ceux qui nous regardent, ceux qui nous écoutent sachent s'ils sont concernés et pas qu'ils prennent peur en vous écoutant, c'est quoi que vous considérez comme dans une transmission être un haut patrimoine ?

Bah, vous savez, vous savez quel est le la transm le montant de la transmission médiane. D'abord, la moitié des français, c'est rien. D'abord, la moitié des français, c'est rien.

D'accord. Non, c'est 70000 €. Et et vous savez à partir de combien l'État prend de l'argent ?

De 100 150 150. Voilà. Donc ce que je veux dire c'est que si ça on touche pas à ça en fait l'écrasante majorité des Français n'est pas du tout concernée par euh un accroissement possible sur les les droits est-ce que 500000 € c'est par exemple un patrimoine pour vous ?

Mais tout se tout se discute déjà commençons à parler des ultra ultra riches. Déjà commençons sur le haut du panier. Vous avez des gens, c'est pas 500000 € c'est pas dizaines de milliers d'euros.

Bon, donc commençons déjà à réfléchir à cela et et après et après on ouvre le débat. Ouvrons le débat. Moi je dis qu'il faut ouvrir ce débat parce que la réalité c'est que aujourd'hui il vaut mieux être bien né, d'accord, que de travailler pour pouvoir avoir une vie confortable.

Et ça c'est pas normal. Puisque vous appelez à ouvrir le débat, euh les insoumis ont dit hier nous n'irons pas à Matignon lundi pour le début des nouvelles consultations avec François Baou. Les écologistes dont vous êtes aussi proche à à l'Assemblée nationale ne voit pas vraiment l'intérêt.

Est-ce que vous encouragez les partis de gauche quand même par responsabilité au moins à y aller ? Non non, moi je partage l'idée qu'on a pas à discuter avec un premier ministre qui de toute façon dans 10 jours ne sera plus là et qui par ailleurs ne sait pas discuter. Donc j'avoue que je ne vois pas très bien l'intérêt d'aller discuter euh avant même de d'ouvrir la voix au vote de confiance.

Écoutez, vous voyez bien qu'il ne veut pas discuter. Il c'est c'est il ne veut pas il n'écoute pas. Il n'écoute pas, il n'est capable à aucun compromis. il est persuadé avoir raison contre tout le monde et donc et par ailleurs chacun sait que le 8 septembre ce sera terminé pour François B.

Donc maintenant la question c'est comment on écrit une nouvelle page mais ça veut dire que la gauche fait encore étalage de ses divisions. Si les insoumis, les écologistes n'y vont pas et que les socialistes y vont quand même, vous faites comment ? Écoutez, on n'est pas un parti unique voilà un parti unique.

Donc il peut y avoir des décisions sur certains sujets. En l'occurrence, c'est assez tactique he c'est pas c'est pas une décision de fond porte du coup une responsabilité dans le dans ce qui passe. Si vous me posez la question, moi j'aurais préféré que quand nous avons réuni 9 millions d'électeurs en juillet 2024 grâce au nouveau Front populaire qui a été constitué là.

Vous allez me dire qu'il fallait appeler Lucy Castel. Non non, je Oui, tout à fait. Mais c'est pas ce que j'allais vous dire.

C'est pas ce que j'allais vous dire, je vous parlais du nouveau Front populaire. Euh, j'aurais préféré que depuis 1 an on soit au travail, que toutes les semaines on se voit, qu'on se tourne vers les Français ensemble plutôt que de donner depuis un an un spectacle de division avec la reconstitution de de gauche irréconciliabl parce que ça c'est la stratégie de la défaite. Ça c'est la stratégie de la défaite.

Donc maintenant, on est au pied du mur. D'accord ? On est au pied du mur.

Le pays a besoin de nous et notre responsabilité, c'est d'être uni pour offrir une perspective progressiste, une issue progressiste aux crises que nous traversons. Vous mettre d'accord avec Jean-Luc Mélenchon par exemple, vous Clémentin vous allez de nouveau pouvoir vous mettre d'accord avec moi je suis pour mettre mais quand vous avez le trumpisme qui est en train de s'étaler au grand jour à travers le monde, quand vous avez un pouvoir qui écrase le peuple, il faut jeter les ranqueurs à la rivière. Il faut être responsable.

C'est ce que nous devons offrançais. Et donc oui, moi j'appelle tous les responsables politiques de gauche et écologistes à se mettre autour d'une table et arrêter à arrêter de mettre chaque jour une pièce dans la machine à division et à se préparer à gouverner et à présider. C'est le chemin indispensable que tout responsable de gauche doit aujourd'hui mettre en œuvre.

Est-ce que Clémentine ça aurait du sens ? Vous venez de parler des divisions. Donc quand on peut on fait une déduction, on se rend compte que c'est peut-être un peu compliqué, mais est-ce que ça aurait du sens que le 9 septembre Emmanuel Macron appelle un premier ministre de gauche à Maton ?

Ben oui, puisque je vous rappelle que nous sommes arrivés comment vous faites alors vous parlez pas se parle. N'exagérez, n'exagérez pas à votre goût visiblement. N'exagérez pas.

D'abord, on s'est retrouvé à Bagnie en juillet à l'invitation de Lucy Cast avec les socialistes, les écologistes debout Génération et la prêt. Donc vous voyez tout ce monde là non seulement se parle mais a décidé de construire quelque chose de commun. Ils sont par le moins, je crois quand même.

Ils étaient invités, ils n'ont pas souhaité venir dans le tour de table et je le regrette comme place publique de Raphaël Gluxman. Voilà, c'est pas qu'il n'était pas invité, c'est qu'ils n'ont pas voulu venir. Donc je le regrette profondément, mais ne dites pas on ne se parle pas et par ailleurs plutôt pardon vous essayez de faire en sorte que vous que la gauche se parle mais ça ne fonctionne pas.

L'histoire s'accélère. Vous savez quand on a fait le nouveau Front populaire, c'était après, n'ayons pas la mémoire d'un poisson rouge, c'était les élections européennes. Si on se reprojet là tout ce qui a été dit des uns contre les autres la campagne européenne, personne ne croirait que la suite de l'histoire a été le nouveau frère.

Et pourtant, nous l'avons fait et cela correspond à l'aspiration des Français. Permettez-moi juste de donner ce chiffre qui est un sondage qui a été fait par regard et par l'Institut Aris interactive. Hu français qui se disent de gauche sont pour l'Union en cas de présidentiel de nouveau s'il y avait des législatives anticipération du peuple de gauche.

C'est notre responsabilité dans le cadre d'une tripartition du champ politique. On n plus comme avant où c'était une alternance la droite la gauche à droite la gauche. Ça marche plus comme ça.

D'ailleurs, à un moment donné c'était la droite la droite. Et maintenant, on est dans un cadre de tripartition. Et donc, l'Union des gauches et des écologistes est une condition de la victoire.

Et la deuxième condition, c'est d'avoir un projet suffisamment fort, suffisamment profond dans sa transformation du pays pour pouvoir dynamiser en fait les classes populaires. Est-ce qu'il y a la moindre chance que cette union, elle arrive en 2027 pour la présidentielle ? Et derrière qui ?

Mais moi, je joue, vous savez, c'est je raisonne pas en terme de chance. Je suis une c'est c'est un petit peu la question quand même. Je suis une responsable politique.

Pour moi, c'est pas une question de chance. C'est une histoire de combat. C'est mon combat.

C'est notre combat avec mon mouvement politique et nous serons à Châteauudin samedi avec les Benoît Amont, avec François Ruffin et d'autres et nous mais pas avec les socialistes par exemple qui font leur rentrer de leur côté à Blois avec les insoumis non plus qui sont rentrés la semaine dernière. Je ne propose pas de faire un parti unique de toutes les gauches et les écologistes. Il y a des différences et d'ailleurs vous savez la gauche, elle est diverse depuis 200 ans.

Est-ce que c'est vousime et moi j'estime que c'est sa richesse pour réussir à faire parler tout le monde. C'est vous la meilleure personne pour ce qui ce ce que je crois c'est que il faut une solution qui permette de faire vivre le cœur de la gauche. Vous me répondez pas, c'est vous ou pas ?

J'ai toujours dit que euh je serais candidate, s'il y a une primaire, pour désigner notre candidature à la présidentielle. Euh je tiens mon rôle de responsable politique et ensuite euh vous fait envie de la présidentielle ? Ce qui me fait envie, c'est qu'on gagne.

Ce qui me fait envie vraiment, c'est qu'on en finisse avec la Macronie et qu'on empêche l'extrême droite d'arriver au pouvoir dans notre pays. Et ça, c'est supérieur à tout et c'est ce qui doit nous animer chacune et chacun à gauche aujourd'hui. Merci.

Clémentine Autin, député de nouveau front populaire de de SC Saint-Denis d'avoir été l'invité du 830 France info. Merci Paul Barcelone.