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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 octobre 2025 30 min

Censure ou compromis : le gouvernement Lecornu sur le fil

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Contre toute attente dans la soirée, les députés votent très largement pour cette taxe. Un impôt sur les multinationales est approuvé par la gauche et le RN. Proposé par LI, cette mesure est inspirée par les travaux de l'association Attaque et de l'économiste Gabriel Zuckman.

Ce qu'on vous propose dans cet amendement est relativement simple. Il s'agit d'effacer les 8 ans d'Emmanuel Macron à l'Élysée. Face à cette nouvelle taxe, le camp présidentiel s'indigne.

Cet article, cet amendement que vous avez fait voter main dans la main avec vos partenaires de toujours le Rassemblement national. Et je le dis assez simplement, oui oui, vous nous trouverez toujours contre vous, debout pour en finir avec cette folie fiscale. En plus de cette mesure, les députés ont aussi voté pour doubler l'attaque sur les gars femmes, passant de 3 à 6 %.

Soyez prudents mesdames et messieurs les députés. En dépit de l'opposition du gouvernement, très inquiet de représail de Donald Trump, ce qui amuse le RN. Ce qui est très drôle depuis quelques temps, c'est que les votes du bloc les prises de parole du bloc central et de LR soutiennent la fraude fiscale des multinationales américaines.

De nouveaux impôts qui passent mal au Sénat où la majorité est composée de la droite et du centre. En attendant d'examiner le budget à son tour, la droite sénatoriale affiche déjà une position ferme. Nous sommes le pays qui a les prélèvements obligatoires les plus importants et quel que soit la nature des impôts nouveaux qui pourraient voir le jour, nous y nous y sommes opposés.

Les débats budgétaires se poursuivent toujours à l'Assemblée avec un bras de fer à venir au sujet de la taxe Zucman sur les haut patrimoines. Le gouvernement martelle son opposition, y compris à la version allégée proposée par les socialistes. Un compromis sur le budget est-il encore possible ?

Il se dessinera peut-être sur ce plateau. Chers téléspectateurs, trois élus de couleurs politiques différentes sont là pour des brad. Bonjour Laurence Garnier.

Bonjour. Vous êtes sénatrice à l'air de l'ar atlantique. Arthur de la porte.

Bonjour. Député socialiste du Calvados. Le Herv qui euh voilà, la chaise arrive, vous pouvez vous installer LV, vous êtes sénateur union centriste de Haute Savoie.

Je crois que vous avez pas encore vos vos micros, ni l'un ni l'autre. Laurence Garnier, vous vous avez vos microsit. Euh est-ce qu'un compromis très simplement est-ce qu'un compromis sur le budget en tout cas sur le volet recette est envisageable selon vous d'ici à mardi prochain ?

Moi ça me paraît compliqué en l'état actuel des choses et vu l'évolution des débats à l'Assemblée nationale, bon le Premier ministre a fait le choix audacieux risqué euh voir inadapté de se priver de l'arme constitutionnelle qu'elle 493 pour doter le pays d'un budget. Aujourd'hui, le débat parlementaire se déploie à l'Assemblée nationale et demain au Sénat. Euh je suis interrogative sur cette façon de faire.

Dans le cadre d'un paysage politique extrêmement parcellaire, extrêmement émetté, les choses me semblent difficile et je dois vous dire en tant que élu de la droite sénatoriale que le budget tel qu'il euh ressort des premiers débats à l'Assemblée nationale me semble encore plus difficile à voter qu'il ne pouvait l'être hier. En l'état, c'est invotable. Le le écarvet, même question.

Alors, imaginons rejet de la partie recette la semaine prochaine. Le Sénat se saisit du taxe. Expliquez-nous comment ça va se passer.

B le Sénat, on est dans dans le cadre de la navette parlementaire tout à fait euh classique avec un examen du budget de l'État et de la sécurité sociale puisque c'est deux textes différents et et le Sénat va prendre le texte tel qu'il arrivera de l'Assemblée nationale. Alors si le volet recette est rejeté, à ce moment-là, c'est la copie initiale du gouvernement que les sénatrices et sénateurs examineront. Or, nous avons nous une méthode de travail totalement différente de celle de l'Assemblée nationale parce que nous depuis des mois sous l'égent et et notamment du travail du rapporte des rapporteurs généraux hein et bien nous travaillons sur une une copie pour pour simplement honorer la trajectoire budgétaire qui doit être la nôtre et notamment les économies qui qui doivent être faites parce que on a quand même avec l'affaire de de la réforme des retraites et de la pseudox Zucman complètement omis de parler des autres sujets qui devraient être ceux de la trajectoire budgétaire, de la réduction de la dette, de la réduction de la dépense, de l'augmentation de l'activité.

Tur de la porte, on va essayer de voir un petit peu plus clair qu'est-ce qui se passe aujourd'hui avec Matignon. On nous dit il y a pas de deal entre le les socialistes et Matignon. Est-ce que c'est encore le cas aujourd'hui, mercredi ?

Il y a pas de deal au sens où rien n'est ta acté, ce qui veut pas dire qu'il y a pas des discussions, mais ça c'est normal. On est dans une démocratie qu'on cherche à reparlementariser. Donc tout le monde doit discuter, sinon on s'en sortira. jamais.

Nous, on fait un paris. Ce paris, c'est celui de dire que le budget qui nous est présenté est inacceptable, mais que avec le Parlement, on peut réussir à avoir une copie non seulement qui n'est pas défavorable aux Français et aux Français en particulier aux catégories populaires et par ailleurs qu'on peut avoir une trajectoire responsable mais qui se fait par un équilibre différent et c'est ça qu'on cherche avec à l'Assemblée nationale. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'on met à contribution les classes les plus favorisées et qu'on arrête de les épargner. Alors, je sais bien que c'est pas exactement la même vision qui est déployée par les Républicains, mais donc on va voir qui à la fin l'emporte. Et nous de toute façon, on l'a dit très clairement au Premier ministre, si ce budget n'est pas plus juste, alors ça sera la censure.

Donc derrière il le premier ministre et tous les jours vous menacz euh le gouvernement de de le faire tomber. Jusqu'où ça va aller aussi ? Jusqu'où ça va aller ?

Ça va aller jusqu'à ce qu'on voit queil y a assez de recettes pour pouvoir épargner les catégories populaires. C'est aussi simple que cela. Il y a une deadline, vous dites comme Olivier Fort c'est à la fin de la semaine pourquoi est-ce qu'Olivier Fort dit c'est la fin de la semaine pas simplement parce que c'est vendredi et que il faut que les journaux ferment c'est parce queen fait nous on sait que il y a un sujet qui est essentiel c'est comment on arrive à avoir la fiscalité des plus riches donc c'est la taxe zuman et c'est là où on va voir aussi jusqu'où la majorité est prête à aller jusqu'où les macronistes jusqu'où les républicains sont prêts à faire des c'est très clair monsieur le député et ben voilà donc vous c'est très clair vous voulez pas taxer les plus riches Nous non, pardon, nous on souhaite réfléchir à une baisse de la dépense qui est déjà colossale dans notre pays, près de 10 points de plus de PIB de dépenses publique que dans les autres démocraties occidentales.

On pense qu'il est sain de réfléchir à la baisse de la dépense publique plutôt que de partir dans une surenchère fiscale et une foire aux taxes qui n'est plus tenable. On est le pays le plus taxé au monde. Ces vieilles recettes fiscalistes, elles ne fonctionnent pas.

Si elle fonctionnait, on aurait le meilleur hôpital du monde, la le meilleur système éducatif et tout irait très bien dans comprends que vous vouliez appauvrir le budget de l'État. Mais une petite question, pourquoi est-ce que des économies pour permettre Laurent pourquoi est-ce que Laurent Veoquier a fait que par exemple les heures supplémentaires elles étaient défiscalisées jusqu'à un certain niveau de revenu ? Pourquoi est-ce qu'il a fait adopter un plafond jusqu'à un montant plafond ?

Pourquoi est-ce que les républicains à l'Assemblée nationale ont fait sauter ce plafond ? À quoi ça sert quand vous faites énormément d'heures supplémentaires et que vousz gagner beaucoup d'argent d'avoir ces heures fiscalités ces heures supplémentaires défiscalisé ? Pourquoi est-ce que les républicains se sont battus pour le dégel de l'impôt des plus riches et se sont pas contentés du dégel de l'impôt des plus pauvres ?

Vous vous mélangez tout là les heures supplémentaires, l'impôt des plus riches. Je je je vois pas bien le rapport et l'autre. À quoi ça sert de défiscaliser les heures supplémentaires des plus riches ?

Et à quoi ça sert ? Est-ce que vous avez vu quelque partiscaliser les heures supplémentaires des plus riches ? Ça a été voté à l'assemblée nationale pas.

On a fait un plafond qui limitait le montant de défiscalisation des heures supplémentaires. On parce qu'il y a des gens qui sont peut-être moins riches et qui ont envie d'en faire beaucoup. Monsieur le député laiss pour le Non mais je finis parce que c'est une question importante.

C'est 2 milliards d'euros de recettes ou de dépenses supplémentaires pour l'État. euh donc des recettes en moins ou des dépenses supplémentaires et ça c'est les républicains qui ont aggravé le déficit à l'Assemblée nationale. Donc voilà, moi je veux dire il y a d'un côté les discours et de l'autre côté les actes qui favorisent toujours les plus riches.

Ben nous en fait on a une autre vision. On préfère préserver les catégories populaires de l'effort fiscal et on préfère en effet que ceux qui ont les moyens puissent payer. On va écouter certain Bruno Rota qui reviendra au Sénat d'ici je crois c'est de semaines.

C'est ça le 12 novembre. Bruno Ro qui était sur RTL ce matin et qui nous dit bah que ce budget en l'état est tout simplement invotable. Écoutez-le.

Je pense qu'il est encore moins votable qu'hier puisque désormais avec une alliance souvent entre le Rassemblement national et l'extrême gauche et lesfill ça a été le cas cette nuit avec 26 milliards d'euros de plus. Il y a une folie fiscale, il y a un choc fiscal quasiment sans précédent. Le IKV budget invotable.

C'est vrai qu' il y a un peu tout dans ce budget. Pour vous il est complètement invotable aujourd'hui ce budget. Mais je vais reprendre l'histoire de la méthode de tout à l'heure.

Ici au Sénat, on réunit les rapporteurs, c'estàd ceux qui sont en charge des différentes parties du budget depuis des mois et ils travaillent ensemble. Là, nuitamment par des votes de votes assez mélangés d'ailleurs entre la gauche et LFI et puis le Rassembl national, on vote des augmentations dont on n'est absolument pas capable de mesurer les conséquences que ça peut avoir sur euh l'outil productif, sur l'économie française. Alors, on dit c'est bien, c'est les gafas, c'est les grandes boîtes et cetera, ils ont tellement d'argent, on peut on peut y aller.

Mais enfin, faut être sérieux 26 milliards d'euros et c'est ce que dit Bruno Rotaillot, vous imaginez ? Donc enfin c'est les recettes envisagé effectivement sur ce qui a été OK, on est dans le volet recettes. C'est normal, c'est normal qu'on qu'on parle de ça parce qu'on est dans le volet recette.

Ce qui m'intéresse moi en tant en tant que que sénateur de la majorité sénatoriale, c'est que je qu'on puisse savoir et documenter ce que ça a comme conséquence. H c'est pas c'est pas simplement de se faire plaisir. Et donc il a Bruno Rota a totalement raison.

Ça ça n'est pas votable en l'état. Alors je pense qu' il il votable par la droite en l'état en gros. Nous mais nous verrons au Sénat.

Ouais, puisque infé, ça veut dire que sans doute le le volet recette ne sera pas ne sera pas voté puisque tout une grande partie des députés vont avoir de bonnes raisons de voter contre. H et donc on on aura la copie du gouvernement. Il y a quand même un sujet central, je crois qu'on l'aura tous remarqué, c'est la fameuse tax Zucman.

Vous parlez plus de TAC Zukman d'ailleurs, c'est un nouveau nom. C'est chez vous. Ben alors votre version c'est IMTHP.

Imotep c'est quoi ? Non. Euh c'est c'est quoi votre qu'on comprenne ?

Alors ce que je vous disamin avant la fin ce que nous défendons pour que ça soit très clair c'est l'attaque du Zukman mais on entend qu'il n'y a pas de majorité pour la taxman parce que les LR le RN mais ça c'est pas notre sujet les macronistes disent il y a des sujets dans la taxmane c'est leur argument que qui font qu'on ne peut pas la voter dire ah bah très bien chiche qu'est-ce que c'est ces sujets c'est la question des start-up bon c'est la question des transmissions des entreprises familiales si vous voilà bon ben on dit OK, très bien. Le les entreprises familiales, les start-ups, on les retire. Est-ce que vous votez ?

C'est un défi. C'est un défi qui est posé de rappelle, c'est 3 % sur les patrimoines de plus de 10 millions d'euros maintenant. Voilà.

Donc, c'est en fait une taxe alternative. C'est pas la taxe du Kman L, c'est une autre taxe de dire est-ce que si on va taxer les ultra riches, les multimillionnaires, est-ce qu'on peut récupérer de l'argent en tenant compte des milliard d'euros ? C'est ça, c'est 7 8 milliards d'euros.

Voilà, c'est c'est cette ministre du budget donc on n pas non plus toutes les tous les services de législation fiscale avec nous mais c'est vrai que nous on porte un chemin qui est de dire OK la taxe c'était 15 milliards d'euros là on a peut-être la moitié ça sera pas forcément suffisant c'est light enfin c'est light parce que c'est quand même oui% sur les patrimoines en fait c'est mettre au défi les macronises de dire ben vous aviez pointé ces deux sujets si on les retire est-ce que vous êtes toujours contre l'augmentation de la fiscalité des plus fortun ce qui est dingue dans ce débat c'est que Le sujet c'est de mettre au défi les macronistes et la droite alors que le sujet ce serait de savoir si on a un impôt qui est un impôt juste et qui est un mais c'est mais vous savez quand vous avez une bassine qui est percée, vous avez deux solutions. Soit vous bouchez les trous, soit vous rajoutez davantage d'eau en disant que finalement ça marche quand même. Donc l'idée l'idée elle est très simple.

Non, d'abord sur tax du patrimoine professionnel c'était totalement inenvisageable de le faire. Patrimoine professionnel juste parce que qu'on rentre un peu dans le détail. Il y a un débat sur le qu'est-ce que c'est exactement le patrimoine ? professionnel com avec des par exemple.

Non mais ça c'est ça en fait. OK c'est c'est un c'est un débat effectivement technique action qu'on comprenne qu'on comprenne bien le carerv vous vous dites pas de tax Zukman pas tax Zucman allégé. Non, moi je suis je alors je vous le dis euh moi je suis pas opposé à l'idée d'une fiscalité sur les les personnes qui se sont le plus enrichie depuis une vingtaine d'années parce que en réalité quand on regarde les choses c'est vrai leur fortune publ absolument donc cette questionlà on peut pas moi je suis un démocrate chrétien donc j'ai une une un sens social assez élevé et je trouve qu'il y a des il y a le covid n'a pas aidé d'ailleurs à plutôt accru encore ce phénomène là entre l'enrichissement euh des Français, l'enrichissement moyen depuis 20 ans et l'enrichissement d'un certain nombre de patrimoines.

Donc mais qu'on regarde qu'on qu'on regarde les choses avec avec mesure. Vous avez dit effectivement qu'il y a une nécessité de regarder ça techniquement et visons un visons un compromis sur ce sujet-là et pas une mise au défi parce que si vous faites une mise au défi, ça veut dire que vous êtes sur le plan moral et sur le plan moral, vous dites si vous votez pas, ça veut dire que vous êtes pour que contre la taxation des riches. C'est pas le sujet.

C'est pas du tout ça. Non non, je suis désolé, vous pouvez pas faire des procès d'intention. Nous, on dit juste qu' on a besoin d'aller chercher là où il y a de l'argent.

Vous l'avez dit vous-même, les plus riches se sont enrichis. Et donc si à un moment on dit non à tout, et ben c'est tout simplement qu'on veut pas taxer les plus riches. Marine Le Pen hier, elle l'a dit très clairement.

Il y aura pas de tax Zukman, il y aura pas de taxe Zukman light comme elle le dit. Bon et ben nous on dit très bien le RN eux ils défendent les plus fortunés. Maintenant en fait nous le sujet c'est pas de dire on veut par principe mettre à l'amiches on veut juste qu'il puisse contribuer et que ça soit pas les plus.

Alors les républicains, Laurence Garnier dans cette histoire de taxe Zucman light, pas light, super light, je sais plus comment faut l'appeler, mais vous quelle est votre opinion là-dessus ? Alors déjà un point technique, on appelle taxe Zukman Light, une taxe si je comprends bien qui va toucher beaucoup plus de monde que la taxe Zucman hard, on est d'accord là-dessus. 2 % sur 100 millions de d'euros de patrimoine et 3% sur 10 millions d'euros de pat ça va toucher beaucoup plus de personnes.

Est-ce qu'on est d'accord monsieur le député que ça va toucher beaucoup plus de personnes ? chez de personnes mais attention ces personnesl sont déjà plusisé donc comme c'est une taxe différentielle si vous payez déjà des impôts, vous payez pas ou très bien ça va toucher beaucoup plus de monde beaucoup plus de français qui vont payer cette taxe si elle était malheureusement adoptée dans le budget du dans le budget de l'État pour 2026 ça touchera beaucoup plus de monde que la taxe duman purure beaucoup plus de de personnes, beaucoup plus de français. Donc moi, je veux bien qu'on m'explique que c'est plus light, mais en fait non, c'est c'est moins light, c'est plus hard que la taxe initiale.

Premier point, je pense qu'il fallait le dire parce que plus personne ne comprend rien à ce débat budgétaire qui est en train de de perdre à peu près tous nos concitoyens et on les comprend, je crois, les uns et les autres. Ça c'est la première chose. Ensuite euh 2e élément, je redis que les républicains et la droite sont opposés à toute augmentation d'impôts par principe tant que l'on a'ura pas accepté de regarder comment l'État peut réduire et vraiment réduire ses dépenses.

Ensuite, on peut discuter, Loï Kv mais ensuite il faut qu'on commence à réduire les dépenses. Oui, mais enfin vous vous me concéderez qu'on ne voit pas beaucoup d'économie arriver. La suspension euh de la réforme des retraites que la gauche a mis également dans la balance va coûter la bagatelle supplémentaire d' 1,4 milliards d'euros de dépenses supplémentaires.

Enfin dernier point, je suis désolée, j'ai échangé avec un de vos collègues de la de la gauche radicale LFI avec lesquels vous vous travaillez encore bien il y a il y a un peu plus d'un an qui m'expliquait qu'en fait parce que le sujet c'est que si on taxe les biens professionnels, il y a des entrepreneurs français qui accessoirement créent de la richesse, créent de l'emploi, créent la richesse qu'on va ensuite pouvoir distribuer. On ne redistribue pas une richesse non créée. Donc ça aussi, il faut le rappeler.

Qu'est-ce qu'ils nous disent ? Ils nous disent que si on taxe leurs biens professionnels, prenons l'exemple de Mistral l'intelligence artificielle française en plein développement c'est plus à l'ordre du jour. Ah bah l'attaque Zucman pure pardon ça y est.

Je crois qu'il y a un certain nombre de vos collègues qui la défend encore sujet mais nous on la défend encore et ben vous voyez donc vous la défendez encore. Bon concrètement comment ça se passe parce que moi moi ça m'intéresse toujours de débattre avec des gens qui pensent différemment. Votre collègue député LFI m'explique très tranquillement et très sereinement que il y a aucun problème.

On peut payer l'impôt en France par des actions sur son entreprise. Ça veut dire que et ben les entrepreneurs français vont travailler, vont se donner du mal, vont développer des moteurs de cherche, de l'initiative, de l'innovation, de la performance et puis que l'État va tranquillement au fil des années devenir actionnaire de leur entre pardon mais on arrive au communisme. Ça n'a aucun sens.

On parlait attendez on parlait du Rassemblant national et de Marine Le Pen pour le Rassemblant national effectivement pas question de voter une quelconque taxe Zucman. Écoutez Jean-Philippe Tangi, il était sur ce plateau il y a quelques instants. Nous ne soutenions pas la taxe mais on soutenait le débat sur la justice fiscale.

Vous auriez pu voter contre. Non parce que si on votait contre le débat s'arrêtait et on voulait que le débat vive pendant un an. À l'époque, madame de Montchalin avait dit "Bon, compte tenu du débat, on va proposer des mécanismes pour lutter contre l'exil fiscal et la fraude fiscale." Voilà, il revenait effectivement sur le vote de la taxe du Zucman qui avait lieu en février de l'année dernière de la même année, non de cette année à l'occasion duquel et ben le RN s'était abstenu.

Est-ce que vous comprenez maintenant pourquoi le RN dit bah non, on va on va voter contre. C'était abstenu, maintenant on vote contre. On n'est pas un vote face près du Rassemblement national.

Ce qu'on a compris c'est que dans leurs différents votes, ils protègent les possédants. Mais c'est la même chose pour les républicains. Là, on vient d'avoir fait une grâce de la cohérence.

Oui. Non, mais c'est vrai. Vous vous êtes vous défendez ceux qui ont de l'argent et vous allez faire des économies sur le service public pour les autres.

Donc maintenant, moi une chose très simple, vous me parlez de à l'instant de Mistral. Nous on vous dit "OK, si pour vous Mistral c'est le problème, alors on supprime Mistral et mais il faut quand même aller chercher de l'argent." Voilà.

Mais moi, je ne partage pas votre constat. Il faut parlez-nous d'économie. Vous faisiez vos économies et je vous expliqué tout à l'heure que Laurentier tout à l'heure avait créé des nouvelles dépenses supplémentaires qu'il allait falloir aller compenser sur les plus riches.

Donc voilà, vous n'avez pas de cohérence un moment, vous avez fait des dépenses fiscales supplémentaires, c'est pas juste des charges. OK ? Quand vous quand vous allez appauvrir l'état, c'est pas juste alléger les charges, c'est appauvrir l'État.

Donc maintenant, vous le ferez assume de réduire les recettes de l'État parce qu'on veut que l'État fasse des économies. On vous mettra pas d'accord. Je pense que sur ce plateau on pas j'ai essayé he mais aujourd'hui on a mistral.

Moi je veux pas faire de mistral le bouquet de mystère de tout. Quand je discute parce que je je travaille sur les sujets numériques avec des entrepreneurs de la tech, ils me disent "Nous, on est prêt à contribuer parce qu'en effet on s'est beaucoup enrichi. On veut juste pas que nos capitaux ils partent aux États-Unis.

On veut pas que en fait notre patrimoine il sorte du gironde national." Et donc aujourd'hui, on leur dit "Bah écoutez, l'État le temps que vous ayez assez de de développer votre entreprise peut en effet prendre une part du capital et derrière vous la redonnez le jour où vous êtes prêt à payer des impôts en vrai." Parce que vous savez aujourd'hui ministral c'est très peu d'investissement, c'est une capitalisation de plusieurs milliards d'euros et dès qu'on vend un bout d'action de ministral, c'est des milliards d'euros qui rentrent dans les poches des actionnaires.

Donc oui, aujourd'hui cette valeur c'est une valeur qui peut devenir une valeur réelle et il faut être prêt à dire qu'on peut la taxer. Le évve vaut mieux une dissolution plutôt qu'une taxe Zukman parce que c'est ça qui est en jeu que les téléspectateurs comprennent bien s'il y a pas de taxman c'est censure et sans doute probablement très certainement dissolution. Vous êtes devin ?

Non vous pensez qu'il y aura pas dissolution je pense qu'il y aura pas de dissolution. Censure du gouvernement le cor pas disolution. Pense aura pas de dissolution.

Ah ben expliquez-nous ça nous intéresse. Ah bah c'est très simple. Si vous avez une dissolution et que demain vous avez une une assemblée nationale sans majorité, toute la pression reposera sur le président de la République.

C'est tout. Donc il il va décider de Je pense je pense que le président de la République cherchera à durer encore plus longtemps et qu'il nommera ou nommerait un nouveau gouvernement puis encore un autre si nécessaire. La menace de la dissolution c'est à l'égard des députés que ça marche. [rires] C'est pas les gard des sénateurs.

C'est pas les gars des sénateurs parce que Dieu soit loué le le gouvernement n'est pas responsable devant nous. Mais euh c'est moi je cette cette histoire de dissolution en plus au enfin euh euh au mois de novembre ou au mois de décembre, ça n'a ça n'a strictement aucun sens et je trouve que c'est un peu facile de toujours brandir cette espèce d'étendat en disant euh que si euh si s'il y a une censure, il y a ce risque de dissolution. Voilà.

Que que les députés soient responsables et qui trouvent les voies et moyens de d'un accord. Je trouve d'ailleurs que dans le débat que nous avons eu sur les recettes et sur les dépenses, il manque un il manque un élément et je le redis, c'est l'activité en dans en dans les en dans les générations de 15 à 65 ans, c'est-à-dire les les actifs, le taux d'activité en France est 8 points inférieurs à l'Allemagne. Si nous si nous réduisions ce gap là qui existe et que nous revenions simplement à la moyenne de l'OCDE, une grande partie des problèmes dont nous parlons serait réglés.

J'aimerais vous faire réagir quand même à ce que ce qu'il vient de dire sur la dissolution. Déjà vous confirmez pas de taxman censure socialiste. Pas de recette fiscale importante sur les plus riches.

En effet, on voit pas comment on peut équilibrer le budget. À quoi ça sert de s'engager derrière sur la partie recette puisqueen effet, on veut un budget équilibré à la part et vous prenez le risque de la dissolution, enfin sur la partie dépense. Ben, on prend le risque de la dissolution.

Non, nous on dit à ceux qui veulent pas s'engager dans un chemin de compromis, dans un budget qui soit plus juste, bah c'est votre responsabilité à vous. Si vous ne la prenez pas, si vous ne faites pas un pas vers nous, et bien dans ce cas-là, oui, vous assumerez euh le risque de la censure. Après, c'est pas nous qui euh sommes maître de la désolution.

Ça vient d'être appelé à l'instant, c'est le président de la République. Mais ce qui est sûr, c'est que la censure est sur la table s'il y a pas de justice fiscale. Ce qui est sur la table aussi, c'est la suspension de la réforme des retraites qui est présente contenue dans le projet de loi de de la SQ.

Le Sénat ne votera pas cette suspension. Vous me le confirmez ? Tout à fait.

Tout à fait parce que le coût est parfaitement déraisonnable et qu'il faut qu'on arrive sereinement à parler en France de cette question des retraites qui moi je crois fondamentalement n'est pas un sujet politique est un sujet démographique. Il y a beaucoup moins d'enfants aujourd'hui qui n'en avait au sortir de la deuxième guerre mondiale lorsque ce système par répartition a été mis en œuvre. C'était quatre actifs pour un retraité.

Aujourd'hui, c'est 1,7 actifs pour un retraité. Et puis surtout euh par rapport à la à la fin de la seconde guerre mondiale et c'est heureux, on vit beaucoup plus longtemps. Donc c'est intenable et encore une fois, ça n'est pas politique, c'est démographique.

Du reste, tous les autres pays européens ont fait cette réforme, ont bougé l'âge, certains à 65 ans, d'autres même jusqu'à 67 ans. C'est une réalité démographique. Si demain tous les Français avaient beaucoup d'enfants, et bien on pourrait être amené à revoir peut-être, je ne sais pas encore que la durée de vie s'allonge.

Mais en tout état de cause, il faut comprendre ça. C'est un sujet démographique. Je crois que les Français l'ont parfaitement compris.

Évidemment que ça fait plaisir à personne de devoir travailler davantage. On est tous pareils et on peut parfaitement l'entendre. Mais c'est un sujet de responsabilité vis-à-vis des Français.

Donc la droite restera la droite sénatoriale et la droite parlementaire en général sur cette ligne et rétablira donc la réforme des retraites. Mais mais quel est le pouvoir de je dire de nuisance du Sénat là-dessus ? Le dernier mois arrivera député si je me trompe pas le Kerv.

Mais il y a des étapes intermédiaires. Il y a d'abord l'examen du texte et la réunion de la commission mix paritaire. Et si vous avez à la fin euh dans le dernier mot de l'Assemblée nationale euh tout un tas de députés qui ont de bonnes raisons de ne pas voter le texte, vous pouvez un texte qui poste post échec de la CMP est refusé par l'Assemblée nationale.

Hm hm. Donc et il y a pas de censure du gouvernement, il y a pas de budget. Ouais.

Pas la conséquence c'est ça et ordonnance. La conséquence c'est ça et c'est pour ordonnance ou loi spéciale, on verra ce que le gouvernement choisit. C'est pas c'est pas c'est pas automatique hein.

Ce sera il faudra des actes juridiques de qui tireront les conséquences du nonvote du budget de l'État ou de la ou de la ou de la sécurité sociale. Suspension de la réforme des des retraites. Tout va se jouer euh en tout cas en ce qui concerne la réforme des retraites à la présidentielle 2027.

C'est quoi la la la position du Parti socialiste là-dessus ? La position qu'on porte, c'est toujours la même. C'est l'aborrogation de la réforme borne.

C'est une étape, voilà, c'est une étape pour dire voilà, on peut on peut aujourd'hui trouver un chemin de compromis temporaire euh le temps de régler des débats au moment de l'élection présidentielle. Je pense que c'est un choix assez sage. C'est la la décision qu'a prise Sébastien Lecordnu.

Derrière, moi je constate que il est pas suivi forcément par ses troupes ou en tout cas celles et ceux qui devraient le soutenir. Donc bon, on verra bien à la fin. Moi, je je crois euh dans la sagesse du Parlement, je crois dans la sagesse euh donc de l'Assemblée nationale, dans sa capacité à se dire que c'est un chemin ardu, un chemin de reparlementarisation et que c'est la fin de l'hyperprésidentialisme.

Si on narrive pas à s'en sortir aujourd'hui, je ne vois pas comment demain, même après une dissolution, avec un paysage qui serait sans doute de nouveau fragmenté et tripolaire, on arriverait à trouver les voies d'entendre. Donc voilà, nous on a essayé de dire changeons de méthop, changeons de cap évidemment avec des conditions parce que nous ne sommes pas au gouvernement et je crois que ça aurait été la même chose si jamais nous avions été nommé et j'espère qu'un jour nous le serons par le président de la République aurait pu forcément négocier bah le jour où Sébastien Lecnu ne fait pas la preuve de sa capacité à réussir le président de la République peut toujours décider de nommer un lecornu 3 ou un Bairou 2. Mais et vous c'est un Olivier, on a toujours l'idée de dire que la gauche peut-être amenée à gouverner.

On est prêt à le faire. On a toujours dit mais ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui c'est pas le choix qui a été fait par le président de la République qui a toujours une coalition de façade même s'ils le disent pas entre les Républicains et les macronistes. Des républicains sont au gouvernement les macronistes et les républicains votent ensemble la plupart du temps.

Donc voilà on considère que c'est toujours eux qui sont le bloc majoritaire mais quoi qu'il en soit nous demain on leur demande de faire preuve de responsabilité sinon ils devront partir. Sur la réforme des retraites. qui osera à droite au centre proposer promettre une réforme des retraites à 65 67 ans pour la présidentielle ?

Bah écoutez euh on verra mais ce sera effectivement un sujet qui sera euh au cœur de on décale on attend on suspendici à la présidentielle donc un candidat qui va dire je vous promets la la retraite à 67 anou en fait je pense franchement hein je crois que ce que les Français attendent des hommes et des femmes politiques qui les représentent c'est un peu de courage un peu de clarté dans le discours, un peu de cohérence dans le dans dans les actes et dans les propositions que nous portons et et du courage parce que évidemment quand on voit l'état des finances publiques, quand on On voit ce déficit qui est hors de contrôle, cette dette qui dépasse les 3400 milliards d'euros. Bientôt, ce sera le premier budget de l'État, le remboursement des intérêts de la dette. Donc pendant qu'on rembourse les intérêts de la dette, on fait pas d'éducation, on fait pas de santé, on fait pas d'environnement, le courage de proposer la retraite.

Aujourd'hui, il faut avoir du courage sur ce sujet des retraites comme sur beaucoup d'autres sujets parce que aujourd'hui, si on veut préparer l'avenir des Français et ben on a plus d'autre choix que d'assumer des économies que d'assumer des réformes qui seront parfois exigeantes évidemment, mais moi je suis convaincu que les Français le comprennent parfaitement et qu'ils l'attendent de la part des hommes et des femmes qui les représentent. qui arrivé sur ce point. Depuis 2017, 44 % de la dette souscrite, c'est le déficit du des régimes de retraite.

Donc aujourd'hui, on emprunte à nos enfants de quoi financer le manque de les cotisations insuffisantes pour financer notre système. Deuxème deuxièmement, chose très importante, dans la réforme borne, il y avait un deuxième volet qui qui devait être qui devait être évoqué qui a donné d'ailleurs lieu aux travaux dit du conclave sous Bairou qui était les questions de pénibilité, de travail des femmes, de carrière longue. Ces questions là, elles sont pas elles sont pas évoquées et moi je trouve que le risque de cette suspension telle qu'elle a été faite pour permettre de donner une chance à ce qu'un budget soit adopté, c'est qu'on a mis sous le tapis toutes ces questions là et que le le on est quasiment arrivé à un compromis à la fin du conclave et que ce quasi compromis aurait dû être soumis au parlement parce que c'est donc oui, il faut une nouvelle réforme de retraite complémentaire.

La question de l'âge, je suis tout à fait d'accord avec ma collègue for central de 2027. Non non mais il y a pas que la question il y a pas Moi, je me suis abstenu sur la forme des retraites parce que je je considérais que la réforme paramétrique uniquement sur le critère de l'âge est une erreur. C'est c'est une c'est en fait c'est une question beaucoup plus importante qui doit qui doit être qui doit être posée.

Donc il faut il faut absolument revenir sur ce sujet là et je suis pas sûr qu'il faille attendre la présidentielle. C'est la fin de ce débat. Merci à tous les trois.

C'est le l'heure de l'histoire du jour. Je sais pas si vous connaissez aujourd'hui j'ai eu envie de vous parler d'un mariage. Oui, c'est vrai que c'était déjà un peu le cas hier mais que voulez-vous ?

La matinale de publicat, c'est que de l'amour. Samedi dernier dans la cathédrale de Notre-Dame de Paris, un couple s'est dit oui sous les voûtes du plus bel édifice de France. Pas n'importe quel couple puisque Martin, charpentier de son état, était l'un des artisans qui ont redonné à la cathédrale son toi et son âme après l'incendie dramatique de 2019.

Autrement dit, l'homme qui a réparé Notre Dame s est marié. C'est normalement pas autorisé mais Martin a demandé à l'archevêque de Paris une dérogation exceptionnelle, dérogation obtenue donc et Martin a pu épouser Jad autour de 500 convives dont beaucoup de charpentiers certains avaient même emmené leur hache avec eux. Ça pourrait presque ressembler aux premières pages d'un roman de Victor Hugo mais tout ça est bien réel et ça contribue encore un peu plus à la légende de Notre Dame de Paris.

Vous avez un mot là-dessus ? Non rien à dire. Merci à riche d'avoir permis ça.

C'est dans dans ce un peu d'amour dans ce contexte. Oui, exactement. Non non, c'est bravo merci à ces à ces charpentiers qui qui font l'honneur de la France et qui ont et qui ont construit cette belle cathédrale.

Besoin de charpentier pour le budget, on peut le dire. Tous les trois, on en aura besoin. Merci à tous les trois, c'est la fin de cette émission.

Salut à vous chers téléspectateurs. Demain vous retrouvez Orian Manchini à la manette aux manettes de cette matinale. [musique] Je vous souhaite une excellente journée sur Public Sénat.

Bye bye. [musique]

Censure ou compromis : le gouvernement Lecornu sur le fil — Arthur Delaporte · Pourquijevote