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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 3 décembre 2024 75 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Nous avions des lignes rouges qui n'ont pas changé ! - Laure Lavalette (CNEWS)

Source d'origine 9 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 18 %Attaque 62 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteÉludée

    Est-ce que vous ne vous dites pas qu'à votre initiative, un nouveau séisme politique est en train de se profiler ?

  • 3:12FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous voterez la censure mercredi ?

  • 3:20OuverteÉludée

    Est-ce que vous vous dites que vos collègues de l'hémicycle ont perdu la raison aujourd'hui ?

  • 5:13OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui s'est passé pour l'instant ?

  • 5:33OuverteRéponse directe

    Quel est l'impact concret pour les Français en cas de censure ?

  • 9:03OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on entre maintenant dans l'œil du cyclone fiscal et économique pour le pays ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Locuteur 4Chiffre
    « Non, je pense simplement que les Français passent à côté d'un budget de 40 milliards de taxes et d'impôts supplémentaires »
  • 1:42Locuteur 4Fait
    « Nous avions des lignes rouges qui n'ont pas changé. Encore une fois, notre liste de courses, entre guillemets, était la même du début à la fin. »
  • 2:07Locuteur 4Fait
    « On ne veut pas que la facture d'électricité des Français augmente, on ne veut pas qu'il y ait une désindexation des retraites sur l'inflation, on ne veut pas qu'il y ait un déremboursement des médicaments. »
  • 2:18Locuteur 4Fait
    « Il n'a pas tellement écouté, il a un peu menti quand même aux oppositions. »
  • 2:26Locuteur 4Fait
    « Il est arrivé lors de son installation en disant, je ne serai pas dogmatique, je ne serai pas sectaire, je vais écouter tout le monde. »
  • 2:40Locuteur 5Fait
    « Les choses étaient claires. M. Barnier n'a pas souhaité répondre à la demande des 11 millions d'électeurs du Rassemblement national. »
  • 5:33PrésentateurChiffre
    « L'impôt sur le revenu des Français augmenterait de près de 3 milliards. »
  • 5:39PrésentateurFait
    « Pas de revalorisation salariale pour les différents fonctionnaires des ministères de l'Éducation, des Armées et de la Justice. »
  • 5:41PrésentateurFait
    « Pas d'avancement de l'entrée en vigueur du mode de calcul des retraites agricoles au 1er janvier 2026. »
  • 11:31Locuteur 6Chiffre
    « 40 milliards d'impôts en plus. »
  • 28:23Locuteur 4Chiffre
    « Cette liste de course, elle n'a jamais évolué en un mois et demi. Elle n'a pas évolué. Et la mesure dont nous parlons, c'est 3,5 milliards. »
  • 28:58Locuteur 4Chiffre
    « Ils ont fait 1 000 milliards de dettes en 7 ans, vos amis, M. Ramos. »
  • 32:36Locuteur 6Chiffre
    « La France aujourd'hui vit très au-dessus de ses moyens. Elle dépense 900 milliards de dépenses sociales. »
  • 45:27Locuteur 4Promesse
    « J'ai été élue avec la promesse de garantir le pouvoir d'achat des Français. »
  • 49:42Locuteur 6Fait
    « Le prorata des maladies lourdes chez les migrants est de 80%. »
  • 55:55Locuteur 4Fait
    « Le prochain premier ministre va indexer l'ensemble des pensions de retraite sinon il sera à nouveau censuré. »
  • 59:50PrésentateurFait
    « Les économies en année N plus 1 auront un effet récessif immédiat et total »
  • 1:00:03Locuteur 7Promesse
    « Le prochain premier ministre devra, parce qu'on est dans une crise politique, essayer et ce sera à mon avis sur la proportionnelle »
  • 1:00:30Locuteur 7Fait
    « Ce sera la proportionnelle sur laquelle ça choisit le prochain Premier ministre »
  • 1:00:40Locuteur 6Fait
    « Réfléchissez bien au Front National et chez vous Rassemblement National, c'est pareil »
  • 1:01:10Locuteur 6Fait
    « Regardez ce que ça donne la proportionnelle intégrale dans un pays que j'aime bien, qui s'appelle Israël »
  • 1:03:51PrésentateurChiffre
    « Un français sur deux souhaite sa démission »
  • 1:05:15Locuteur 6Chiffre
    « 80% des gens disent on est en déclin »
  • 1:09:04Locuteur 8Fait
    « Je pense qu'en France il faut qu'on ait le temps de mettre un certain nombre de problèmes sur la table »

Temps de parole

  • Présentateur31 %
  • Locuteur 620 %
  • ?14 %
  • Locuteur 412 %
  • Locuteur 79 %
  • Locuteur 88 %
  • Locuteur 52 %

≈ 35,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'était écrit, j'ai envie de dire, alors la valette, ça arrive a priori un petit peu plus tôt que beaucoup ne l'imaginaient. Mercredi, selon toute vraisemblance, Michel Barnier va tomber, vous allez voter cette censure du NFP, son sort est scellé, après 90 jours c'est la fin de l'histoire, donc il est en train de se dessiner. Est-ce que vous ne vous dites pas qu'à votre initiative, un nouveau séisme politique est en train de se profiler

0:24
Locuteur

?

0:25
Locuteur 4

Non, je pense simplement que les Français passent à côté d'un budget de 40 milliards de taxes et d'impôts supplémentaires, donc je pense que c'est une bonne nouvelle de se dire qu'il va y avoir un nouveau gouvernement, et une nouvelle étude d'un budget qui j'espère sera bien plus conforme.

0:40
Présentateur

Vous pensez qu

0:40
Locuteur

'il y aura un budget avant le

0:41
Présentateur

31

0:41
Locuteur

décembre

0:41
Locuteur 4

? De toute façon il y a une loi organique avec une loi spéciale des décrets, c'est le budget de 2024 qui va être mis en branle, donc il n

0:48
Locuteur

'y

0:48
Locuteur 4

a pas d'inquiétude à avoir, il y aura évidemment un budget, les fonctionnaires seront payés, les cartes vitales vont continuer à marcher, le soleil va continuer à se lever tous les matins. Voilà, il n'y

0:57
Locuteur

a

0:57
Locuteur 4

pas de chaos politique, démocratique comme certains tentent de le dire pour faire peur. Néanmoins, voilà, je regrette bien moi que Michel Barnier n'ait pas écouté le premier groupe politique à l'Assemblée nationale, parce que je rappelle que nous ne sommes pas... Il

1:13
Locuteur

a téléphoné

1:14
Présentateur

à votre chef de groupe encore ce matin pour faire une énième concession

1:16
Locuteur

pour elle. C

1:17
Locuteur 4

'est un peu tard quand même, Julien Pasquet, on a eu le temps en hémicycle quand même de débattre de ce budget, où en fait les amis de M. Ramos n'étaient pas très présents. Je vous rappelle qu'il y avait des

1:25
Locuteur

fois

1:25
Locuteur 4

deux LR et sept macronistes, il y avait pour le coup le nouveau Front populaire en force qui voulait tout taxer, tout ce qui est sur ce plateau d'ailleurs pour être taxé, et nous étions les seuls à nous opposer à cette folie de taxes. Donc très étonnant déjà, ils ont saboté ce budget en ne venant pas, et nous avions des lignes rouges qui n'ont pas changé. Encore une fois, notre liste de courses, entre guillemets, était la même du début à la fin. Nous avions dit que si ces lignes rouges étaient franchies, alors...

1:51
Locuteur

Il y avait quand même le

1:52
Présentateur

sentiment qu'à chaque fois que quelque chose était barré sur la liste de courses, il y avait une nouvelle ligne qui s'ajoutait.

1:59
Locuteur

C'est un petit peu le sentiment que ça a donné.

2:01
Locuteur 4

Non, c'était un sentiment, parce que je vous assure que Marine Le Pen a toujours été très pragmatique. Elle

2:07
Locuteur

a

2:07
Locuteur 4

dit, on ne

2:07
Locuteur

veut

2:07
Locuteur 4

pas que la facture d'électricité des Français augmente, on ne veut pas qu'il

2:11
Locuteur

y ait

2:11
Locuteur 4

une désindexation des retraites sur l'inflation, on ne veut pas qu'il

2:14
Locuteur

y ait

2:14
Locuteur 4

un déremboursement des médicaments. On va donc acte, Michel Barnier. Vous savez, il n'a pas tellement écouté, il a un peu menti quand même aux oppositions. Il est arrivé lors de son installation en disant, je ne serai pas dogmatique, je ne serai pas sectaire, je vais écouter tout le monde. Attendez, il nous a complètement ghosté, comme disent mes enfants. Franchement, il ne nous a pas regardés pendant un mois et demi. Qu

2:32
Locuteur

'est-ce qu'on doit dire à gauche, alors ? Il s'est

2:34
Locuteur 4

affolé un peu tard après, évidemment, mais pendant quelques temps. Je vais vous dire, quand Marine Le Pen est allée le voir lundi, pas celui-là l'autre, lundi dernier, quand il a dénié les recevoirs à Matignon, il a commencé en gros son entretien en disant, en gros, c'est une visite de courtoisie, il ne sortira pas d'accord de l'entretien. Mais si on a besoin de... on va brancher à un psy, voyez, si on a envie de se coucher, de parler de nous, ça n'avait aucun sens. On arrivait avec des revendications sous le bras, et Michel Barnier ne les a pas entendus. Je pense qu'il savait exactement à quoi il s'exposait.

3:04
Locuteur

Richard Ramos,

3:05
Présentateur

à certains l'ambres. Il en a entendu à

3:06
Locuteur

certains l'ambres. Écoutez, on n'en avait

3:07
Locuteur 4

que 4 déjà sur 80, ça nous paraissait quand même pas fondamental. Et sur ces 4,

3:10
Locuteur

il

3:10
Locuteur 4

n'y

3:10
Locuteur

en

3:10
Locuteur 4

a que 3 qui ont été entendus, donc c'est quand même dommage.

3:12
Présentateur

Richard Ramos, est-ce que vous dites que... Parce que vous ne voterez pas la censure, mercredi, a priori, vous me dites si je me trompe, mais vous ne la voterez pas. Est-ce que vous vous dites que vos collègues de l'hémicycle ont perdu la raison aujourd'hui

3:23
Locuteur

? Non,

3:24
Locuteur 7

ils n

3:24
Locuteur

'ont

3:24
Locuteur 7

pas perdu la raison. D'abord, moi je le dis souvent, j'avais dit que ce gouvernement-là, et c'était sur ce plateau-là, était un yaourt à DLC, date limite de consommation courte. Donc ça m'a...

3:36
Présentateur

La

3:37
Locuteur

plus courte de l'histoire de la 5e.

3:38
Locuteur 7

Ça m'a donné raison. Deuxièmement, sur les débats dans l'hémicycle, pareil, je pense qu'on avait fabriqué la République du faire-semblant.

3:46
Locuteur

On

3:47
Locuteur 7

savait déjà par avance qu'on arrivait au 49-3.

3:49
Locuteur

Par

3:49
Locuteur 7

avance. La seule question qui était en suspens, c'est est-ce que le Rassemblement national

3:53
Locuteur

allait

3:54
Locuteur 7

la voter ou pas ? Et est-ce que le Rassemblement national allait main dans la main avec la France insoumise, accélérer une difficulté économique qui se profile ? Parce que ce n

4:05
Locuteur

'est

4:05
Locuteur 7

pas que de l'arithmétique, l'économie. M. Bouzou va nous le dire. C'est une confiance. Il y avait deux grands critères. Et contrairement à d'autres pays, nous avons un pays qui marche économiquement grâce à la consommation. Et la consommation, c'est en partie la confiance. Avec deux critères. Un pays qui s'élevait l'impôt. Là, c'est vrai, il n

4:23
Locuteur

'y

4:23
Locuteur 7

aura pas du tout d'inquiétude à avoir. L'État sera toujours prélevé l'impôt. Et la deuxième, c'était la stabilité politique.

4:30
Locuteur

Et

4:30
Locuteur 7

là, finalement, par son attitude, le Rassemblement national a rajouté de la stabilité politique. Et donc là,

4:36
Locuteur

on

4:36
Locuteur 7

va avoir, on l'a vu tout de suite, les marchés financiers, même si il ne

4:40
Locuteur

faut

4:40
Locuteur 7

pas être piloté par les marchés financiers, mais c'est quand même des entreprises françaises qui ont chuté tout de suite après l'annonce de Michel Barnier. Et on aura peut-être une inflation qui va peut-être reprendre. Et les taux d'intérêt qui, à coup sûr, vont augmenter. Ça veut dire quoi, les taux d'intérêt ? Ce n

4:55
Locuteur

'est

4:55
Locuteur 7

pas des mots. Ça veut dire que les primo-accédants qui vont acheter leur petit appart, eh bien, ils ne pourront pas le faire. Parce qu'aujourd'hui, ça ne passera pas quand ils feront leur demande aux banquiers. Et ça, par une union entre le Rassemblement national et les LFI. Avec le PS qui s'y met et qui suit de toute façon quoi qu'il arrive, les LFI. Et

5:12
Locuteur

je

5:12
Présentateur

me tournerai vers Alexandre Ouizi dans un instant.

5:14
Locuteur

Je

5:14
Présentateur

voudrais juste qu'on voit cela justement et qu'on comprenne si vraiment, comme on l'a mis en bas de l'écran, Nicolas Bouzou, on fait ce saut dans l'inconnu. Déjà, moi, j'ai cette infographie qui nous montre ce qui va arriver en cas de censure, l'impact concret, réel pour les Français en cas de censure qui sera donc normalement voté mercredi. L'impôt sur le revenu des Français augmenterait de près de 3 milliards. Pas de revalorisation salariale pour les différents fonctionnaires des ministères de l'Éducation, des Armées et de la Justice. Pas d'avancement de l'entrée en vigueur du mode de calcul des retraites agricoles au 1er janvier 2026.

Pas de renforcement des vecteurs de lutte contre la fraude sociale non plus. Et c'est une liste non exhaustive. En fait, et là, c'est vraiment une question qui se pose, je pense, beaucoup des gens qui nous regardent. Est-ce que la situation demain sera pire que si le budget avait été voté ?

6:00
Locuteur 8

Ah oui, sans aucun doute. Et je le dis d'autant plus tranquillement que je pense que ça n'était pas un bon budget. Je l

6:04
Locuteur

'ai

6:04
Locuteur 8

dit aussi sur votre plateau. Je pense que ça n'était pas un bon budget. Mais je pense que ne pas avoir de budget nous met dans une situation qui est pire qu'avoir un budget qui était critiquable à bien des égards. Parce que tout ce que vous venez de dire, tout ce qui est sur votre infographie, est parfaitement vrai. Mais ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est que le budget de 2024 ne s'applique pas automatiquement. Ce n

6:26
Locuteur

'est

6:26
Locuteur 8

pas vrai de dire ça. Il faut faire voter une loi au Parlement pour que ce budget s'applique. Donc déjà, encore foutiez. Vu l'État du Parlement, vu l'État de l'Assemblée nationale, parfois je me demande, si vous voulez, ce qui peut s'y passer. Donc déjà, il faut que cette loi spéciale passe. Cette loi spéciale, elle réplique le budget 2024 sur le vol en recette. Alors recette, ça veut dire, en effet, vous avez tout à fait raison de le dire, que pour beaucoup de nos concitoyens, l'impôt sur le revenu va augmenter. Ou des gens qui ne payaient pas l'impôt sur le revenu vont rentrer dans l'impôt sur le revenu. Tout simplement parce que ce sont les seuils de 2024 qui ne bougent pas.

Alors que, comme il y

6:56
Locuteur

a

6:56
Locuteur 8

eu de l'inflation, un certain nombre de nos concitoyens ont vu les

6:59
Locuteur

salaires

7:00
Locuteur 8

augmenter de 2-3%.

7:01
Locuteur

Donc ce soir, si je

7:01
Présentateur

résume en deux mots, LFI et l'ERN sont gagnants ce soir, là où les

7:04
Locuteur

Français

7:05
Présentateur

sont

7:05
Locuteur 8

perdants ? Alors ça, ça me semble absolument incontestable. Et ce que je voudrais vous dire aussi, c'est que sur le volet des dépenses, il faut que le gouvernement signe un certain nombre de décrets pour que les dépenses des ministères puissent se faire. Mais en effet, ça veut dire que ce qui avait été prévu dans le budget, par exemple en matière d'augmentation des policiers, c'est important la situation de la police dans notre pays. Ben ça, fini. L'augmentation du budget de la défense. Je pars sous... On a un des meilleurs spécialistes français de ce sujet sur ce plateau. Qui prendra la parole

7:38
Locuteur

juste après. C'est très important.

7:39
Locuteur 8

On a appris ces derniers jours qu'Al-Qaïda, une émanation d'Al-Qaïda, prenait des positions tout à fait importantes en Syrie. Ce n'est pas un sujet qui m'amuse. Donc je pense que laisser le budget de la défense dans l'État où il était en 2024 est quelque chose qui n'est pas responsable. Donc ça, si vous voulez, tout ce que je vous dis, c'est sûr. Après, encore faut-il qu'on trouve en plus un gouvernement pour voter un budget 2025, etc. Ça va être compliqué parce que l'ERN censure le gouvernement. Très bien. Mais si c'est un gouvernement de gauche, par exemple, j'imagine que l'ERN va le censurer.

Parce que si vous avez censuré ce gouvernement parce qu'il y avait des augmentations d'impôts dans le budget,

8:16
Locuteur

il

8:16
Locuteur 8

y

8:16
Locuteur

en

8:16
Locuteur 8

avait beaucoup trop, d'ailleurs je suis d'accord avec vous, mais si c'est la gauche,

8:19
Locuteur

il

8:19
Locuteur 8

y

8:19
Locuteur

aura

8:19
Locuteur 8

beaucoup plus d'augmentation d'impôts. C'est dans leur programme et ils l'ont dit, ils l'ont fait à l'Assemblée nationale. Donc vous voyez, je pense que là, moi je vous le dis,

8:28
Locuteur

comme

8:28
Locuteur 8

je le pense avec toute la considération que j'ai pour les gens autour de ce plateau, je pense qu'on a beaucoup pensé aux affaires de partis politiques, etc. Tout ça est parfaitement légitime, je comprends parfaitement. Je pense qu

8:38
Locuteur

'on

8:38
Locuteur 8

n'a pas beaucoup pensé à la France.

8:40
Locuteur 4

C'est exactement l'inverse.

8:41
Locuteur 8

Pierre

8:41
Présentateur

Lelouch, on n

8:42
Locuteur

'a

8:42
Présentateur

pas beaucoup pensé à la France et nos responsables politiques prendront la parole ensuite. Les bourses, je le disais, non je l

8:48
Locuteur

'ai

8:48
Présentateur

dit pendant la pub, mais je le dis à nos téléspectateurs, ont réagi pendant cette censure, puisqu'on voit les courbes du CAC 40 qui ont vraiment chuté à la seconde où Michel Barnier quasiment a déclaré ce 49.3, a actionné ce 49.3. Tous les investisseurs se disent aujourd'hui que l'instabilité politique de notre pays, elle va durer, Pierre Lelouch. Est-ce qu'on entre maintenant dans l'œil du cyclone fiscal et économique pour le pays ?

9:15
Locuteur 6

Alors on entre dans un œil dramatique au niveau européen. Il faut bien voir que le gouvernement allemand va tomber. Il est tombé le jour de

9:24
Locuteur

l

9:24
Locuteur 6

'élection de Trump. Donc il y aura des élections en février. Le gouvernement britannique est très faible.

9:30
Locuteur

On

9:31
Locuteur 6

va avoir un Trump qui arrive avec un catalogue de nouvelles taxes à l'importation qui vont cibler massivement l'Europe. Et on a en plus à gérer, à la sortie de la négociation sur l'Ukraine qui ne

9:46
Locuteur

va

9:46
Locuteur 6

pas tarder, la reconstruction de l'Ukraine sur les bras que les Américains vont nous laisser.

9:51
Locuteur

Donc on

9:52
Locuteur 6

est dans une situation internationale très compliquée. Sans parler de tous les revers qu'on subit tous les jours, l'expulsion d'Afrique.

9:59
Locuteur

Le

9:59
Présentateur

Tchad et le Sénégal,

10:00
Locuteur

c

10:00
Présentateur

'était très récemment. Dans

10:01
Locuteur 6

des conditions humiliantes. La énième guerre de Syrie qui est en train d'éraper gravement. Enfin, ce n

10:07
Locuteur

'est

10:07
Locuteur 6

pas le bon moment pour ne plus avoir de France. Or, on ne

10:10
Locuteur

va

10:10
Locuteur 6

plus avoir de France.

10:11
Locuteur

Et

10:12
Locuteur 6

la raison profonde,

10:13
Locuteur

c

10:13
Locuteur 6

'est qu'en effet, ceux qui ont pris ce genre de décision ont pensé à eux, à leur jeu politique, et pas au pays. Ce sont les Français qui perdent ce soir ? Bien sûr. Les Français sont perdants, mais pardon, ils sont perdants depuis le mois de juin. Car le maître d'œuvre de cette situation épouvantable, que moi je n

10:29
Locuteur

'ai

10:29
Locuteur 6

jamais vu pendant toute ma vie politique, j'ai quand

10:31
Locuteur

même

10:31
Locuteur 6

servi cinq fois au Parlement. Jamais j'ai vu une chose pas. J'ai vécu une dissolution. Celle tragique d'ailleurs de ce Chirac qui a amené la cohabitation, etc. Mais bon, il y avait des majorités alternatives. Là, il

10:46
Locuteur

n

10:46
Locuteur 6

'y a plus rien. Macron a détruit la droite et la gauche de gouvernement.

10:50
Locuteur

Et

10:50
Locuteur 6

aujourd'hui, il a scié la branche des institutions. Parce qu

10:53
Locuteur

'on

10:53
Locuteur 6

se retrouve sans de gouvernement du tout. Et sans perspective de gouvernement jusqu'à l'été. Et c'est ma seule différence avec M. Bouzou, pour lequel j'ai grande estime, c'est que la situation de la France, elle était pathétique. Parce que ça ne peut pas tenir jusqu'à l'été, M. Bouzou. Vous le savez bien. Le budget qui était présenté, et qui devait faire 60 milliards d'économies, je le dis devant des parlementaires qui ont assisté au débat, il devait sortir 60 milliards d'économies. Il découvre 100 milliards de recettes en moins qui sont évaporées. Et tous les ministres envoient la balle dans des conditions invraisemblables. Donc 60 milliards à la sortie,

11:28
Locuteur

il

11:28
Locuteur 6

y a 7 milliards de dépenses en plus.

11:31
Locuteur

Et

11:32
Locuteur 6

40 milliards d'impôts en plus. C

11:34
Locuteur

'est là où les Français sont des enfants.

11:35
Locuteur 6

Non mais attendez, là je ne me sépare pas de vous. Je dis simplement qu'un coup de batte de baseball de 40 milliards sur la France aujourd'hui, M. Bouzou, c'était catastrophique. Donc oui, les résultats de ne pas avoir du budget, ce n

11:48
Locuteur

'est

11:48
Locuteur 6

pas génial.

11:49
Locuteur

Mais le chaos, il est là.

11:51
Locuteur 6

Mais

11:51
Locuteur

la situation

11:52
Locuteur 6

vécue par nos concitoyens, que je leur parle quand même, aujourd'hui ils sont massacrés d'impôts, l'arrivée d'une taxe supplémentaire massive dans ce nouveau budget, elle est littéralement arrêtée. Les petites entreprises, les gens, c'était le coup d'arrêt complet. Et faire durer ça jusqu'au mois de juillet, c'est injouable. Donc moi, ce que j'espère pour le pays, c'est une clarification rapide. Le meilleur service que peut rendre M. Macron aujourd'hui, qui est quand même le grand maître d'oeuvre de tout ça, c'est de s'en aller, je l

12:22
Locuteur

'ai

12:22
Locuteur 6

dit, ici même, il y a plusieurs semaines déjà. Mais

12:25
Locuteur

vous savez que ça n'arrivera

12:26
Présentateur

pas, Pierre Lelouch ? Bien

12:27
Locuteur 6

sûr que ça arrivera.

12:28
Présentateur

Pas dans les 15 jours qui viennent, en tout cas.

12:30
Locuteur 6

Ça va arriver beaucoup plus vite que vous croyez, tout simplement parce que l'histoire s'accélère et qu'il y

12:34
Locuteur

a

12:34
Locuteur 6

une dynamique. Et que la dynamique, c'est qu'il n'y a personne pour remplacer Barnier. Puisque Barnier, de toute façon, il n'avait pas de majorité et pas de programme. Il naviguait. Le suivant, qu

12:45
Locuteur

'il

12:45
Locuteur 6

soit de gauche ou de droite, n'aura pas non plus de majorité. Donc, le président peut jouer avec un ou... C'est revenir M. Béroud, le sauveur, pendant

12:52
Locuteur

deux semaines, M. Raman. Enfin,

12:54
Locuteur 6

vous le reconnaissez. Mais moi, j'aime bien... Ça

12:57
Locuteur

serait si c'était le

12:58
Présentateur

sauveur depuis

12:58
Locuteur

le temps qu'il est là, M. Béroud. Depuis le temps qu'il essaie. Je ne le

13:02
Locuteur 6

crois pas assez fou

13:03
Locuteur

pour

13:04
Locuteur 6

s'engager dans le Titanic avec une durée de préemption encore plus courte que le précédent, vous voyez.

13:09
Locuteur

Oui, mais...

13:10
Locuteur 6

Vous savez, tout est possible avec les centristes, n'est-ce pas ?

13:14
Locuteur 7

Vous les connaissez. Et c'est vrai que son nom circule. Je pense que lui-même,

13:18
Locuteur

honnêtement...

13:18
Locuteur 7

Mais il

13:18
Locuteur

y en a plein

13:19
Locuteur 7

d'autres qui vont circuler.

13:20
Locuteur

Vous ne savez pas qu'il

13:20
Locuteur 7

a envie d'y aller ? Bien sûr qu'il a envie d'y aller.

13:22
Locuteur

Ah bon ? Et d'un temps qu'il a envie d'y aller. Oui, c'est vrai. Mais bien sûr qu'il a envie d'y parler. Et

13:25
Locuteur 7

en plus...

13:27
Locuteur

Et en plus... Il a fait

13:28
Présentateur

feu de tout,

13:28
Locuteur

moi. Je veux vous

13:29
Présentateur

dire. Parce que ça fait longtemps qu'il attend.

13:31
Locuteur 7

Ça fait très longtemps que je pense qu'il ne

13:33
Locuteur

reste

13:33
Locuteur 7

que trois, pardon de dire ça comme ça, dinosaures de la politique. François Bayrou, Marine Le Pen et M. Mélenchon. C'est

13:39
Locuteur

-à

13:39
Locuteur 7

-dire que le reste, je dirais... C'est François

13:41
Locuteur

Hollande. Trop de Mélenchon. François Hollande. Il n'a pas... Pardon.

13:44
Locuteur 7

Je ne le mets pas tout à fait dans la même catégorie. Pardon. Même s'il a été président de la République. Lui, évidemment. Mais ce n

13:49
Locuteur

'est

13:49
Locuteur 7

pas tout à fait pareil. Voilà. Et ils en rêvent tous.

13:53
Locuteur

Et Sarkozy, ce n'est pas un dinosaure.

13:54
Locuteur 7

D'abord,

13:55
Locuteur

je

13:55
Locuteur 7

pense qu'ils sont pris dans l'ordre. Donc, François Bayrou, je pense qu'il pense que c'est son moment. Moi, j'ai souvent dit également...

14:01
Présentateur

Il ne

14:01
Locuteur

va

14:01
Présentateur

pas durer longtemps, son moment.

14:02
Locuteur

Il faut lui dire parce que... Il y a plein de fois où c'était son moment. Je pensais qu

14:05
Locuteur 7

'en 2017, il avait apporté la baille de fiançailles à 6% à M. Macron. Et après la baille de fiançailles, je pense qu'il ira voiture balée du mariage. C'est-à-dire qu'en fait, il a fait le début et il va faire la fin. Et donc, je pense que François Bayrou sera Premier ministre. Et en tout cas, je l'espère.

14:22
Présentateur

Alexandre Ouzi, sénateur du Parti Socialiste. Juste, d'abord, cette première question. Et vous défilerez parce que je pense que vous avez envie de commenter ce qui vient d'être redit. Mais pour conclure sur cet aspect très économique et l'impact pour les Français, parce que je pense que c'est quand même ce qui reste le plus important pour tous ceux qui nous regardent, pour tous les électeurs. Avec cette censure pour le rééquilibrage du déficit qui est abyssal, et Nicolas Bouzou a été là pour nous le rappeler encore une fois, on fait quoi maintenant ? Parce que les décisions politiques,

14:50
Locuteur

c

14:50
Présentateur

'est bien. Les enjeux personnels, c'est une chose. Mais le destin des Français de notre pays, qu'est-ce qu'on en fait ? Je pense qu'en tout cas, pour notre part, nous sommes habités par cette seule question. Et d'ailleurs, rentrer dans la discussion par le concours de petits chevaux, c'est-à-dire Bérou, etc. Cazeneuve. Cazeneuve, tout ça, ça n'a... Vous aurez remarqué que ce n

15:09
Locuteur

'était

15:09
Présentateur

pas ma question. J'étais parti sur l'écho et puis c'est un peu dérivé. Je vais vous dire pourquoi ça n

15:13
Locuteur

'a

15:13
Présentateur

rien. En fait, tout ça n'a aucun sens. Soit, en fait, on arrive à un Parlement mature, un Parlement mature qui se dit quoi ? Qui se dit, en fait, donner les clés à Macron. C'est-à

15:22
Locuteur

-dire

15:22
Présentateur

lui dire, renomme. Macron, ça a été quoi depuis le début ? Un vecteur de crise. Jamais une solution à la crise. Donc moi, je dis les choses simplement. Soit les partis qui se sont constitués en front républicain, soit ça avait un sens, soit ça n'en avait aucun. Avec des présidents de groupes à l'Assemblée nationale, avec des présidents de groupes au Sénat, se parlent dans un forum budgétaire, discutent, échangent, sont capables de trouver les compromis pour qu

15:44
Locuteur

'il

15:44
Présentateur

y

15:44
Locuteur

ait

15:44
Présentateur

un budget dans ce pays, qui soit en effet le budget qui abîme le moins la croissance. Mais

15:48
Locuteur

là, c'est I have a dream, là. C'est Martin Luther King, là. Non, non, c'est pas Martin Luther King. C'est pas Martin Luther King, ça veut juste dire... Dans une bouche, c'est

15:55
Locuteur 4

assez cocasse

15:56
Locuteur

de parler de budget. Alors,

15:57
Présentateur

on laisse finir M. Ouizi, s'il vous plaît. On laisse finir M. Ouizi. Ça veut dire être respectueux du sens du vote. Qu'est-ce qui s'est passé pour l'instant ? Il y

16:04
Locuteur

a

16:04
Présentateur

Michel Barnier qui a dansé un tango avec Marie Le Pen. Vous avez vu, nous, on était spectateurs. On était sur le banc de touche. On ne nous a rien proposé. On a écrit au Premier ministre sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. On avait proposé 2% d'évolution, 2% en dépenses et en recettes sur ce que nous avions proposé. 2%. Donc, c'était pas la révolution. C'était pas le retour du marxiste par la grande porte. C'était 2% d'évolution. Et on ne nous a pas parlé. Donc, si on revient à des meilleurs sentiments, si on fait marcher cette République comme elle doit fonctionner depuis que ces élections ont eu lieu, de M. Lelouch, on n

16:33
Locuteur

'a

16:33
Présentateur

pas choisi d'être dans cette situation. C'est Macron qui nous y a plongé. Soit on décide d'en sortir intelligemment, soit on continue.

16:39
Locuteur

Le Front Républicain, c'est la suite logique de la dissolution. Le Front Républicain, c'est la suite logique de la dissolution.

16:48
Présentateur

Et ça, c'est la gauche qui l'a créée. Le Front Républicain, tout à fait d'accord avec vous. Mais le Front Républicain, celui qui l'a trahi le premier, c'est Emmanuel Lacombe comment ? En nommant un Premier ministre qui n'en était pas issu. Donc, la logique aurait voulu que le... C'est vrai, vous

17:02
Locuteur

le dites ? C'est vrai, mais c'est un peu plus fort. Mais c'est vrai. Il y a des micros. Il y a des micros. Il me fait plaisir. Mais si vous voulez,

17:07
Présentateur

c'est ça, le péché original.

17:09
Locuteur

Tout ça, c'est celui-là. Ça aurait changé quoi, dit M. Lelouch

17:11
Présentateur

?

17:12
Locuteur

Ça aurait changé rigoureusement rien. Quelle

17:13
Présentateur

était la méthode que nous avions proposée ?

17:15
Locuteur

C

17:15
Présentateur

'était de dire... Lucie Castet. Lucie Castet, un Premier ministre de gauche, ouvert sur une assemblée de fonds républicains. C'est ça, la méthode. Et c'était la seule

17:21
Locuteur

manière... Jean

17:22
Présentateur

-Luc Mélenchon

17:22
Locuteur

a dit rien que le NFP. Pour le NFP.

17:24
Présentateur

La seule manière à faire. Alors

17:25
Locuteur

là, vous pouvez retrouver les traces. C'est cet été, des courriers qui ont été écrits.

17:29
Présentateur

Aujourd'hui, je ne vous parle même plus de la question gouvernementale. Je vous dis, c'est à l'Assemblée que la question se pose. C'est au président de groupe.

17:35
Locuteur

C

17:35
Présentateur

'est une initiative qu'a proposée le président Vallaud, il

17:37
Locuteur

y

17:37
Présentateur

a une semaine, je crois. Boris Vallaud. Boris Vallaud, chez un de vos confrères. Que les présidents de groupe se parlent, qu'ils arrivent à trouver la solution de compromis

17:44
Locuteur

qui donne au pays un budget.

17:46
Présentateur

Oui, vous allez me parler d'Alefi dans les deux secondes, c'est ça ? C'est

17:49
Locuteur

l'habitueur. Excusez-moi, mais c

17:50
Présentateur

'est

17:51
Locuteur

le numéro de Bento. Non, mais

17:52
Présentateur

je sais que

17:52
Locuteur

ça vous gêne. Il faut assumer, monsieur Wizi. Il y a un moment. Excusez-moi. Vous savez très bien. Le mot

17:57
Présentateur

sort

17:58
Locuteur

de main. Je ne sais pas, vous êtes chez moi. Je veux

18:00
Présentateur

d'abord vous parler du Parti Socialiste.

18:02
Locuteur

Parlez-moi du Parti Socialiste. C'est plus plaisir, vous avez

18:03
Présentateur

raison.

18:04
Locuteur

Est-ce que

18:04
Présentateur

le Parti Socialiste est ce soir favorable à la nomination de Lucie Casté au gouvernement, qui semble improbable, mais quand même, est-ce que vous êtes favorable avec un gouvernement constitué de ministre Alefi ? Lucie Casté, une autre... Mais vous avez compris que

18:16
Locuteur

c

18:16
Présentateur

'était... Enfin, soit vous m'avez pas écouté, ce que je crois possible, mais c'était

18:19
Locuteur

pas un sujet. Pas de bon sujet. Non, non, non. On est resté correct. J'ai commencé

18:25
Présentateur

en disant justement que la question n'était pas le gouvernement. Donc si vous m'écoutez, je vous dis parlons à la Chambre. Trouvons les compromis à la Chambre. Je sais bien que la machine va être on va faire tourner les cartes, on va faire tourner les têtes.

18:37
Locuteur

Mais c'est pas ça

18:37
Présentateur

le sujet. C

18:38
Locuteur

'est pas gagné votre affaire. C'est à la Chambre ce que nous sommes

18:40
Présentateur

capables de faire. Enfin. Lors

18:42
Locuteur

la valette. Mais soyons sérieux. Tout le monde a terminé. Mais soyons sérieux. Monsieur

18:46
Locuteur 6

le sénateur, j'ai un tout petit peu d'expérience de l'Assemblée, j'ai 5 législatures. S'il n

18:53
Locuteur

'y

18:53
Locuteur 6

a pas de majorité, ça ne fonctionne pas. Mais il

18:55
Locuteur

n'y

18:55
Locuteur 6

a

18:55
Locuteur

pas de

18:56
Locuteur 6

majorité. Laissez-moi finir,

18:57
Locuteur

s'il vous plaît. La

18:58
Locuteur 6

5ème République ne fonctionne

19:00
Locuteur

que

19:01
Locuteur 6

si le président a une majorité. Quand il

19:03
Locuteur

n

19:03
Locuteur 6

'y a plus de majorité, ça tombe, ça donne au mieux la cohabitation. Avec Macron, on n'a plus rien du tout. On

19:10
Locuteur

n'a

19:10
Locuteur 6

même pas l'optique d'une cohabitation. Il n

19:12
Locuteur

'y

19:12
Locuteur 6

a même pas une chance. Vous pouvez nommer qui vous

19:14
Locuteur

voulez à gauche. Laissez-moi juste finir.

19:16
Locuteur 6

Ce n'est plus

19:17
Locuteur

la 5ème République.

19:17
Locuteur 6

Vous pouvez nommer

19:19
Locuteur

qui vous voulez à gauche,

19:21
Locuteur 6

convoquer les présidents de groupe. Vous n'aurez jamais de solution parce que cette Assemblée est un gouvernement. Elle est éclatée. Elle est le résultat exact

19:29
Locuteur

de

19:30
Locuteur 6

ce qui a été voulu par le président. Et ensuite, par M. Attal, quand il est sorti du bureau en apprenant qu

19:35
Locuteur

'il

19:35
Locuteur 6

n

19:35
Locuteur

'est

19:35
Locuteur 6

plus Premier ministre, en téléphonant lui-même à ses propres députés pour qu'il soit battu, afin de faire barrage au Front National. C'est ça l'origine.

19:43
Locuteur

On a changé

19:43
Présentateur

de nom. On a rassemblement national. Pardon. Rassemblement national.

19:45
Locuteur

Pour moi, c'est toujours... Les

19:46
Présentateur

conséquences, aujourd'hui, c'est

19:47
Locuteur

que le RN dépose une motion. Je vous rends tout de suite la parole. Je

19:50
Présentateur

vous rends

19:51
Locuteur

la

19:51
Présentateur

parole, Laure Lavalette. Vraiment, promis. Je voudrais juste qu

19:53
Locuteur

'on

19:53
Présentateur

voit ce communiqué. Alors que le RN a déposé sa motion, que le NFP a déposé la sienne, que le RN votera celle du NFP. Vous me suivez. Le socle commun a communiqué, à savoir le groupe des parlementaires de ce socle à l'Assemblée et au Sénat, qui disent d'une même voix, et vous voyez les signataires en bas de l'écran, dans la période de grande incertitude que nous vivons, notre conviction est claire, notre pays a besoin de stabilité économique, financière, institutionnelle. Voter une mention de censure reviendrait à plonger le pays dans l'inconnu. Aujourd'hui, chacun se retrouve face

20:22
Locuteur

à

20:22
Présentateur

sa responsabilité. Un choix s'oppose à l'ensemble des responsables politiques. Choisir entre les calculs politiciens et l'intérêt général. Nous nous réunissons aujourd'hui pour dire que l'intérêt du pays n'est pas le saut dans l'inconnu ou la stratégie du pire.

20:34
Locuteur

L

20:34
Présentateur

'intérêt du pays,

20:34
Locuteur

c

20:34
Présentateur

'est la stabilité et l'apaisement, ce à quoi nous appelons aujourd'hui. Oui, mais malheureusement, pour eux, la messe est dite.

20:42
Locuteur 4

D'autant plus cocasse quand même que Gabriel Attal est artisan de ce que nous sommes en train de vivre et

20:46
Locuteur

qu'il a évidemment

20:46
Locuteur 4

poussé M. Barnier à ne pas accéder typiquement à la ligne rouge qui était la désintexation des retraites. En fait, il lui a planté un couteau dans le dos. Il était très content de lui voir tourner les talons. Je pense qu

20:58
Locuteur

'il

20:58
Locuteur 4

y a beaucoup d'égo dans leur histoire. Mais moi, je pense que pour avoir un éclairage complet de comment est-ce qu'on en est arrivé là, il faut repartir au mois de juin. Il faut repartir aux Européennes où Jordan Bardella fait un score extraordinaire. Il fait plus de 30% avec plus de 30% de participation. Ce score-là est confirmé au premier tour des élections législatives. Et s'il n'y avait pas eu une alliance complètement contre nature, et M. Ramos, vous devez votre élection à la défection du

21:26
Locuteur

Parti Socialiste. Donc en fait, c'est parce que

21:27
Locuteur 4

vous avez

21:28
Locuteur

plongé. Vous m'avez voté. Vous m'avez voté. Vous êtes en France au 12ème tour. Oui, mais le choix a été biaisé. Vous m'avez essayé de terminer. Alors, on laissait terminer leur Lavalette, s'il vous plaît.

21:37
Présentateur

Oui, et vous répondrez. Et vous répondrez, cher Richard Ramos.

21:40
Locuteur

Je lui répondrai. Je vous répondrai, Mme Lavalette. Je

21:42
Locuteur 4

vous répondrai, Mme Lavalette. Dans ce chaos institutionnel, c'est bien ça. C'est les alliances que vous avez laissées faire pour sauver vos fesses. C'est honteux.

21:52
Locuteur

Mais

21:52
Locuteur 4

exactement, avec le Parti Socialiste qui était dans le nouveau Front Populaire, qui nous ont eu vraiment. On a été là souvent

21:57
Locuteur

sur ce plateau pour dire

21:58
Locuteur 4

à quel point ils se sont roulés dans la fange en étant incapables de dire que le Hamas était un mouvement terroriste.

22:04
Locuteur

Nous, vous y êtes toujours. Le Front Populaire, est-ce que les voix de vous dire ? Arrêtez, arrêtez, arrêtez. Ce que tu dis, ça n'a pas empêché M. Ramos de bien vouloir être élu en ayant cette

22:12
Locuteur 4

défection. Et en fait, au soir du

22:14
Locuteur

second tour des

22:15
Locuteur 4

élections présidentielles, l'Assemblée nationale ne ressemble pas à ce que veut la France. Les Français, ils veulent toujours moins d'immigration, ils veulent toujours plus de pouvoir d'achat et toujours plus de sécurité. Mais

22:24
Locuteur

là, vous ne leur en offrez pas en censurant le gouvernement. Alors, moi, c'est moi qui me permets de vous interrompre, là. Vous êtes dans la Valette. Les

22:31
Présentateur

Français ont voté.

22:31
Locuteur

Mais là, vous dites

22:32
Présentateur

une

22:33
Locuteur

chose qui n'est pas vraie. Parce que vous dites que les Français veulent plus de pouvoir d'achat mais en censurant le gouvernement. Vous êtes là

22:43
Locuteur 4

à la place de M. Ramos et nous aurions eu cette majorité. Nous

22:46
Locuteur

aurions eu cette majorité pour avoir une circulation bien faite. Alors, Nicolas va faire court. Nicolas, Nicolas, parce que je voudrais juste qu'on rectifie. Non, non, on ne passera pas à autre

22:55
Présentateur

chose. On ne passera pas à autre chose. Je voudrais juste, en termes de pouvoir d'achat, parce que Laurent Lavalette a dit qu'on veut redonner du pouvoir d'achat aux Français. Est-ce que ce n

23:03
Locuteur

'est

23:03
Présentateur

pas l'antithèse, justement, de la censure, le pouvoir d'achat ?

23:07
Locuteur

Vous

23:07
Présentateur

pouvez

23:07
Locuteur

laisser parler les autres, Mme Lavalette ? Je m'occupe de modérer le plateau, Richard Ramos. Ne

23:12
Présentateur

vous inquiétez pas.

23:13
Locuteur

On ne

23:13
Présentateur

les a pas

23:13
Locuteur

du tout évité, parce que

23:14
Locuteur 8

je ne pense pas que le prochain gouvernement, j'adorerais qu'il

23:17
Locuteur

y ait

23:17
Locuteur 8

un nouveau gouvernement qui, comme ça, va arriver, va pouvoir faire une alliance assez large et va nous dire, je réforme la fonction publique, on baisse la dépense publique, en termes d'augmentation d'impôts,

23:24
Locuteur

on

23:24
Locuteur 8

ne

23:25
Locuteur

va

23:25
Locuteur 8

quasiment rien faire du tout. J'aurais adoré. Mais bien évidemment, il n'y a aucune solution politique pour ce type de gouvernement. Donc là où vous avez fait un mauvais coup pour la France, mais au passage, pour vous-même, c'est

23:34
Locuteur

que vous mettez

23:34
Locuteur 8

la France dans une situation qui est très compliquée, on parlera peut-être des marchés, mais sur le plan financier, sur tout

23:41
Locuteur

ce que vous voulez. Les 1 000 milliards de dettes, ce n'est pas moi. Les 1 000 milliards de dettes des 7 dernières années, c'est la responsabilité, les avis de M. Ramos, pas d'ailleurs. Ce qui est vous,

23:48
Locuteur 8

c'est de voter la motion de censure de la France insoumise, vous votez la motion de censure de la

23:52
Locuteur

France

23:52
Locuteur 8

insoumise, avec les arguments de la France insoumise, alors même que

23:55
Locuteur

le Premier ministre

23:56
Locuteur 8

a accédé à un grand nombre de requêtes de Marine Le Pen sur la réforme de l'AME, sur la taxe sur l'électricité,

24:05
Locuteur

sur

24:06
Locuteur 8

le nom des remboursements des médicaments. Donc sur trois sujets, le gouvernement avait accédé à vos demandes. Et donc là, si ce que je ne souhaite pas, mais ce qui me semble possible, la France entre dans de grandes difficultés, notamment du point de vue financier, ou alors avec un prochain gouvernement qui va faire absolument n'importe quoi, notamment sur le plan fiscal, pire que celui-ci, vous aurez une grande part de responsabilité.

24:29
Locuteur 7

Richard Ramos.

24:29
Locuteur

Alors, Mme Lavalette me

24:31
Locuteur 7

dit, en gros, vous avez été élue parce qu'il y avait... Ah,

24:34
Locuteur

il y a eu

24:34
Locuteur 7

un désistement,

24:35
Locuteur

c'est parti socialiste.

24:36
Locuteur 7

Moi, j'ai d'abord été élue parce que vos candidats, ils étaient antisémites

24:38
Locuteur

et

24:39
Locuteur 7

sexistes. Donc je n

24:40
Locuteur

'y

24:40
Locuteur 7

peux rien. Ils avaient des propos en disant que c'était les juifs qui dirigeaient le monde. Et ils avaient écrit également que Mme Elier, quand elle voit Attal, elle a la culotte qui mouille. Je n

24:49
Locuteur

'y

24:49
Locuteur 7

peux rien si c'est vos candidats. Bon,

24:50
Locuteur

ça, c'est juste broussé. C'est juste très

24:53
Locuteur 7

cavalier. C

24:54
Locuteur

'est

24:54
Locuteur 7

juste pour vous dire que si j'ai été élue,

24:55
Locuteur

c

24:55
Locuteur 7

'est parce que vous

24:56
Locuteur

n'étiez pas en cas

24:56
Locuteur 7

de

24:57
Locuteur

socialiste. C'est parce que le candidat socialiste s'est désisté, M. Ramos. Mais vous pouvez pas

24:59
Locuteur 7

la fois demander à ce que je

25:01
Locuteur

vous laisse parler. C'est un cas particulier. Mais c'est vrai, M. Ramos.

25:03
Locuteur 7

Et ensuite, derrière,

25:04
Locuteur

c'est les Français. Mme Borne a été élue parce que quelqu'un de chez vous s'est désisté. Mais pas de problème. Mais pas de problème. Madame Lavalette, si vous arrivez... Non, non, pas que trois en même temps. C'est pas

25:13
Locuteur 7

possible.

25:14
Locuteur

C'est pas possible. C'est pas

25:17
Locuteur 7

possible. Quatre fois. D'accord ? Les gens qui ont voté au deuxième tour,

25:26
Locuteur

ils

25:26
Locuteur 7

ont voté... Ils n'avaient pas envie de voir le Rassemblement National. Vous avez été le premier parti au premier tour. J'ai toujours

25:32
Locuteur

dit que... Non, au deuxième tour aussi. 11 millions de Français.

25:35
Locuteur 7

Mais si on a été élue, c'est parce que les Français l'ont décidé.

25:38
Locuteur

Vous avez fait des réglances indiques, M. Ramos. Vous n'avez pas le résultat, aujourd'hui, on le connaît tous. Vous avez fait des réglances indiques. Et aujourd

25:42
Locuteur 7

'hui, la question qui se pose, je vous le dis, c'est que vous porterez une responsabilité en faisant cette motion de censure. Vous allez conforter votre socle de base. C'est-à-dire les gens qui ont voté pour vous, qui sont anti-système. Mais je pense que la droite que vous voulez conquérir pour le deuxième tour de la présidentielle, vous les avez définitivement perdues.

26:00
Présentateur

On respire un court instant. 60 secondes chrono. Le temps pour Maureen Vidal de nous rappeler l'essentiel de l'actualité. On reprend les débats.

26:06
Locuteur

A

26:06
Présentateur

tout de suite.

26:11
Locuteur 2

Alors qu'une trêve fragile avait été décrétée entre Israël et le Hezbollah depuis mercredi, le mouvement libanais a mené ses premiers tirs sur une position israélienne, un acte qualifié de violation grave du cessez-le-feu par Benyamin Netanyahou. Israël a riposté ce lundi soir en menant des frappes sur des cibles terroristes au Liban. Neuf morts ont été recensées selon Beyrouth.

26:32
Locuteur

Le

26:32
Locuteur 2

procureur de la République de Saint-Brieuc a donné une conférence de presse cet après-midi. Toutes les pistes sont envisagées concernant la disparition de la jeune Morgane. Un appel national a été lancé par la gendarmerie en vue de récolter le plus de témoignages possibles. A l'adresse suivante, morgane.gendarmerie.intérieur.gouv.fr. Une information judiciaire a été ouverte. Un dispositif de sécurité exceptionnel à l'occasion de la réouverture de Notre-Dame de Paris. Ce week-end, le préfet de police de Paris l'a annoncé. 6 000 policiers et gendarmes seront mobilisés, ainsi que des moyens performants inspirés des Jeux Olympiques. Objectif ultime, la lutte contre le terrorisme.

27:11
Présentateur

Merci beaucoup, Maureen Vidal. On vous retrouvera à minuit pour l'édition de la nuit. Marine Le Pen qui justifie cette motion de censure tout à l'heure aux 4 colonnes, cette fameuse salle de rencontre entre la presse et les députés à l'Assemblée.

27:24
Locuteur

Nous

27:25
Locuteur 5

avons fait des propositions au gouvernement, de manière avec droiture, avec loyauté. Nous n'avons rien caché

27:33
Locuteur

de

27:34
Locuteur 5

nos souhaits pour les Français, pour les Français, s'il ne me semblait pas que cette demande était insupportable. Et je pense même qu'il était insupportable de la refusée. Les choses étaient claires. M. Barnier n'a pas souhaité répondre à la demande des 11 millions d'électeurs du Rassemblement national. Il a dit que chacun assumerait ses responsabilités. Nous assumerons donc les vôtres.

28:06
Locuteur

On

28:06
Présentateur

a quand même la sensation, Laure Lavalette, pardonnez-moi, que Marine Le Pen voulait à tout prix censurer le gouvernement, quelles que soient les concessions qui auraient été données. Cette liste de course, elle n'avait pas de fin.

28:19
Locuteur

Mais c

28:19
Locuteur 4

'est faux. Cette liste de course, elle n'a jamais évolué en un mois et demi. Elle n'a pas évolué. Et la mesure dont nous parlons, c'est 3,5

28:25
Locuteur

milliards.

28:26
Locuteur 4

Alors effectivement, pour les gens qui nous écoutent, 3,5

28:28
Locuteur

milliards,

28:28
Locuteur 4

c'est colossal. Mais c'est 0,5 points du budget total de la Sécurité sociale. C'était quoi ? Encore une fois, je pense qu'il y

28:34
Locuteur

a

28:34
Locuteur 4

eu un chantage.

28:35
Locuteur

Et de concession en concession, comment on compte ce déficit

28:38
Présentateur

abyssal ? C'est ça le problème.

28:39
Locuteur 4

Mais parce qu'attendez, est-ce que l'État a fait... Ça

28:41
Locuteur

a coûté combien les concessions de Marine Le Pen ? Est-ce que

28:43
Locuteur 4

l'État a fait la moindre économie structurelle ? En fait, c'est comme si vous êtes à table, vous dites à vos enfants, servez-vous moins, mais par contre, moi je vais me resservir. Mais ce n

28:50
Locuteur

'est

28:50
Locuteur 4

pas possible. Les Français, les retraités ne peuvent pas être la variable d'ajustement des mauvais choix politiques, de la faillite du gouvernement. Ils ont fait 1 000 milliards de dettes en 7 ans, vos amis, M. Ramos. C'est autant qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000. C'est colossal. Le chaos...

29:05
Locuteur

Mais vous avez une solution ? Et à la fois permettre aux Français de consommer... J'entends ce que vous dites. 1 200 agents d'État, l'agence de l'eau, les aéristés,

29:15
Locuteur 4

80 milliards par an. Avec vous,

29:16
Locuteur

ça c'est notre programme. Avec

29:18
Locuteur 4

vous,

29:19
Locuteur

oui. Pas de foire d'empoigne. Ce que je veux

29:22
Locuteur 8

dire,

29:22
Locuteur

c'est qu'il ne va pas y avoir un

29:23
Locuteur 8

Premier ministre à Rennes avec une majorité qui va appliquer ce programme.

29:25
Locuteur

C

29:25
Locuteur 8

'est ça ce

29:25
Locuteur

que je veux dire. Donc

29:26
Locuteur 4

ce programme ne s'appliquera pas. Mais est-ce que ça veut dire qu'il y

29:28
Locuteur

aurait

29:28
Locuteur 4

un Premier ministre qui ne prendrait aucune des propositions que le RN fait

29:31
Locuteur

? Il

29:31
Locuteur 4

a

29:31
Locuteur

quasiment compris. Même

29:32
Locuteur 4

si... On

29:32
Locuteur

va

29:32
Locuteur 4

vous plaisanter,

29:33
Locuteur

on en avait 80. Face à vos micros, s'il vous plaît.

29:35
Locuteur 7

Il y en a pris

29:35
Locuteur

3. Et Pierre

29:37
Présentateur

Lelouch ensuite.

29:38
Locuteur 7

Dans ce budget, la seule entreprise gagnante de France avec vous, ça aurait été Gillette. Vous avez rasé gratis pour tout le monde. Et ça distribue. Et ça distribue. 40 milliards d

29:47
Locuteur

'infos. Parce que l'esprit, vous êtes de l'Assemblée. Vous n'avez fait

29:50
Locuteur 4

que distribuer. Non mais

29:52
Locuteur

c'est pas vrai du tout.

29:53
Locuteur 4

Il y a un contre-budget que Jean-Philippe Tanguy, qui est quand même quelqu'un de très sérieux, qui vous a donné 80 mesures.

29:58
Locuteur

On rasait gratis avec vous. C'est pas

29:59
Locuteur 4

vrai du tout. Honnêtement, c'est pas vrai du tout. Tous les Français peuvent aller voir sur le site du RN. Il y a le contre-projet qui était très bien. Moi, je veux bien qu'on m'attaque. Parce que les propositions que nous nous proposons... Le

30:08
Locuteur

gouvernement vous a lâché 10 milliards d'économies,

30:10
Présentateur

je crois. Un peu plus même.

30:12
Locuteur

10 milliards.

30:12
Locuteur 4

Enfin, ils étaient financés, ces 10 milliards d'économies. Nous avons dit qu'il fallait aller chercher de l'argent sur la fraude. Il fallait chercher de l'argent, justement, sur des mesures structurelles avec ces agences de l'État. Pourquoi pas sur l'immigration, de guichets sociaux. Je veux dire, on propose des solutions.

30:27
Locuteur 6

Pierre Lelouch. Non, mais je pense que le débat montre qu'on n'en sort pas. C'est

30:32
Locuteur

ça qui est terrible. Et

30:33
Présentateur

ce que dit M. Wisin, à entendre... Contrairement à

30:35
Locuteur

ce que vous disiez...

30:35
Présentateur

À

30:35
Locuteur

trois, on n'est pas

30:36
Présentateur

capable de se

30:37
Locuteur

mettre d'accord et d'aller vers... Non, mais non, mais moi, je représente 11 millions de gens. C'est beaucoup de gens,

30:41
Locuteur 4

si

30:41
Locuteur

vous

30:41
Locuteur 4

êtes d'accord.

30:42
Locuteur 6

Ça ne ressemble à rien à chacun. La vérité, c'est que le pays a besoin d'une clarification politique. Je crois qu'il est dans l'intérêt du pays d'aller rapidement à une élection présidentielle. Je sais bien qu'on ne peut pas dissoudre jusqu'au mois de juillet. Mais il faut au moins un cap qui soit clair. Un signal du peuple dans une direction ou dans une autre. Si c'est la France bigarrée, multitruc,

31:04
Locuteur

à

31:04
Locuteur 6

la Mélenchon, allons-y, et c'est une France de gauche ou d'extrême-gauche, ou bien si c'est un message de droite. C'est ça le message, la clarification que le pays entend.

31:14
Locuteur

Après,

31:14
Locuteur 6

il y aura une clarification législative qui suivront. Mais rester dans ce espèce de magma de discussion qui tourne en rond, on n'en sortira pas.

31:23
Locuteur

Deuxièmement, je dirais,

31:24
Locuteur 6

pour revenir, vous savez,

31:27
Locuteur

l

31:27
Locuteur 6

'origine, j'ai parlé de juin, mais l'origine, c'est quand même l'élection baroque

31:32
Locuteur

de

31:33
Locuteur 6

M. Macron, suivie par ses législatives ratées, où il n'a pas la majorité.

31:37
Locuteur

À

31:38
Locuteur 6

ce moment-là, Nicolas Sarkozy lui dit,

31:40
Locuteur

la

31:40
Locuteur 6

seule façon de t'en sortir, c'est de faire une alliance avec LR.

31:45
Locuteur

M.

31:45
Locuteur 6

Macron a refusé.

31:47
Locuteur

Il

31:48
Locuteur 6

l'a fait après avoir perdu la dissolution. Dans des conditions où ça ne suffit plus pour faire une majorité. Avant ça, il avait une majorité. Il pouvait gouverner. Il a refusé de faire

31:57
Locuteur

ça.

31:58
Locuteur 6

Il avait une majorité avec LR. Là, il n'y

32:02
Locuteur

a

32:02
Locuteur 6

plus. Donc, de toute façon, c'est mort.

32:05
Locuteur

J

32:05
Locuteur 6

'ajoute que la seule chose, mais encore, c'était très difficile. Quand Barnier est arrivé, après tous ces mois, ces semaines d'hésitation, les Jeux Olympiques pour gagner du temps, puis encore deux mois, etc. La seule façon où il pouvait essayer de s'en sortir, c'était de prendre les Français à témoin. De s'appuyer non pas sur l'Assemblée, contrairement à ce que vous dites, mais sur le peuple.

32:28
Locuteur

Qui,

32:28
Locuteur 6

lui, comprend qu'on est en déclin et comprend qu'on est dans la difficulté. En disant, voilà,

32:34
Locuteur

la

32:34
Locuteur 6

France aujourd'hui vit très au-dessus de ses moyens. Elle dépense 900 milliards de dépenses sociales.

32:41
Locuteur

Il

32:41
Locuteur 6

faut

32:41
Locuteur

enlever

32:43
Locuteur 6

5 à 10%. C'est jouable. Et s'il s'appuyait sur l'opinion publique pour dire, je vais les trouver. Là, ça pouvait avoir une chance de passer. Ça pouvait, parce qu'il fallait encore le faire voter, même s'il avait demandé une loi d'habilitation, pas sûr qu'on lui ait donné, passer par ordonnance. Mais la façon dont il a fait,

33:01
Locuteur

de

33:01
Locuteur 6

rentrer dans les circonvolutions de chaque parti politique, il ne pouvait pas s'en sortir. La preuve, c'est qu'on est là, exactement où il devait arriver. Je le regrette,

33:12
Locuteur

pour

33:12
Locuteur 6

lui, parce que je n

33:13
Locuteur

'ai

33:13
Locuteur 6

rien contre lui. J'ai des amis de ma ex-famille politique qui sont avec lui, qui essayent de sauver le navire, mais le navire, il est mort. Et tout navire alternatif connaîtra exactement le même sort. C'est pour ça qu'on n'en sortira que par une clarification au sommet de l'État. Ou par un

33:31
Locuteur

non-vote

33:32
Présentateur

de cette censure par les socialistes, peut-être, et que le gouvernement Barnier reste en place. Parce que c'est une option qui est assez improbable, mais qui reste dans le champ des possibles dans les 48 heures qui viennent. Je me permets de me tourner vers le sénateur socialiste qui est avec nous. Et Pierre,

33:45
Locuteur

vous

33:45
Présentateur

reprendrez évidemment ensuite. Est-ce que le PS a intérêt, franchement, à voter cette censure ? Vous êtes au Sénat, mais évidemment que vos collègues de l'Assemblée sont sur la même ligne. Est-ce qu'ils sont prêts à le faire ? Est-ce qu'aujourd'hui, finalement, le PS, à l'arrivée, en tout cas dans 48 heures, sera responsable de la chute de Michel Barnier ou non ? Je réponds à M. Lelouch et je réponds à votre question. Juste un mot pour M. Lelouch. En fait, la différence entre vous et moi, c'est que vous continuez à attendre le salut du président de

34:13
Locuteur

la

34:13
Présentateur

République.

34:13
Locuteur

C

34:13
Présentateur

'est-à

34:13
Locuteur

-dire

34:13
Présentateur

que vous pensez encore qu'il va prendre une décision qui pourrait sortir le pays de l'Orient. Moi, j'ai cessé de le penser. Donc, je m'intéresse à ce qui est possible de faire.

34:20
Locuteur

Et ce qui est possible de faire, c'est la question

34:23
Présentateur

de l'Assemblée nationale. Et ensuite, pour répondre à votre question plus directement, évidemment que le PS va voter la censure, mais pour une raison assez évidente, c'est que vous l'avez vu et tout le monde l'a vu, tous nos téléspectateurs l'ont vu. À aucun moment, Michel Barnier n'a tendu la main d'une quelconque manière. On lui a écrit à deux reprises avec des lignes rouges et des lignes claires. Les seules lignes rouges qui l'ont intéressée sont celles du Rassemblement national. Vous

34:47
Locuteur

pouvez aussi

34:48
Présentateur

faire le choix de passer outre ça et de vous dire l'intérêt de la nation me

34:53
Locuteur

dicte de ne pas voter cette censure,

34:55
Présentateur

de ne pas suivre la France insoumise et de montrer que les socialistes sont les socialistes et que nous

35:00
Locuteur

sommes

35:00
Présentateur

un

35:01
Locuteur

parti qui prône la stabilité, un parti républicain

35:03
Présentateur

et un parti qui va empêcher justement cette chianlite, entre guillemets. Là, on est dans une grande confusion. Nous, quand on va devant les électeurs, on y va avec des idées, on y va avec une vision, on y va avec un projet. Donc, quand on revient devant le Parlement, on ne

35:16
Locuteur

va

35:16
Présentateur

pas faire comme si si on avait décidé de voter la censure, c'est parce qu'on aurait eu des victoires sur des choses essentielles. Vous avez eu une

35:24
Locuteur

occasion en or de vous démarquer de LFI dans les 48 heures.

35:27
Présentateur

Vous avez eu une occasion en or. Mais nous,

35:29
Locuteur

on

35:29
Présentateur

n'est pas dans la petite stratégie. Ah bon ? Quelle est mon occasion de me démarquer

35:33
Locuteur

de LFI

35:34
Présentateur

? Il

35:34
Locuteur

faudrait

35:35
Présentateur

peut-être,

35:35
Locuteur

non

35:35
Présentateur

?

35:35
Locuteur

De

35:35
Présentateur

ne pas m'en démarquer. Comment vais-je faire ? En fait, on ne se pose pas la question en ces termes. Vous ne l'avez peut-être pas compris. Non, je

35:39
Locuteur

ne

35:39
Présentateur

l

35:40
Locuteur

'ai

35:40
Présentateur

pas

35:40
Locuteur

compris. Mais

35:40
Présentateur

vous êtes là pour me l'expliquer.

35:41
Locuteur

On

35:41
Présentateur

se pose la question en qu'est-ce qui est bon pour le pays, qu'elle n

35:45
Locuteur

'aurait pas

35:45
Présentateur

pu être faite, on en a proposé, qui nous aurait permis d'aller vers une non

35:50
Locuteur

-censure. C'est bon pour le pays, votre alliance avec Mélenchon

35:52
Présentateur

? C

35:53
Locuteur

'est bon pour le pays, votre alliance avec Mélenchon ?

35:55
Présentateur

Écoutez, nous,

35:56
Locuteur

ce

35:56
Présentateur

qui est bon pour le pays avant tout, c'est qu'en effet, avec le Front Républicain, on a évité l'accession aux responsabilités du Rassemblement National.

36:02
Locuteur

Mais

36:02
Présentateur

vous

36:03
Locuteur

avez poussé, chers

36:04
Présentateur

collègues.

36:04
Locuteur

Après

36:04
Présentateur

que le Bloc Central ait refusé de faire ce travail de Front Républicain qu'impliquait le Front Républicain au sein de l'Assemblée Nationale, c'est votre responsabilité, je suis désolé de le dire, et c'est ce qui rend aujourd'hui la situation si difficile.

36:18
Locuteur

Richard

36:18
Présentateur

Ramos, et on va entendre Mathilde Panneau

36:20
Locuteur

sur cette censure juste après. À l'Assemblée

36:21
Locuteur 7

Nationale, il y a beaucoup de socialistes qui aimeraient travailler avec le socle commun, mais qui sont tenus électoralement, ils le disent, par les LFI. Et donc aujourd'hui, électoralement, le PS a des députés parce qu'ils ont été avec LFI. Moi, ce que je crois qu'on va accélérer, mais c

36:36
Locuteur

'est

36:36
Locuteur 7

le bouche à raison, ce sera une clarification politique. Et je crois que le

36:43
Locuteur

prochain Premier ministre

36:46
Locuteur 7

devra entretenir avec

36:48
Locuteur

Mme Le

36:49
Présentateur

Pen des

36:49
Locuteur 7

relations qui sont cordiales et viendra très vite sur la table la proportionnelle. Je pense que le Rassemblement National et quelque part le PS pour se détacher des LFI auront besoin, dans les mois qui viennent, pour la clarification qu'a donnée M.

37:05
Locuteur

Lelouch, de la proportionnelle. Je ne comprends pas pourquoi

37:06
Présentateur

vous me

37:07
Locuteur

dites

37:07
Présentateur

qu'il

37:07
Locuteur

y a

37:07
Présentateur

des bons et des mauvais sujets. Pourquoi c

37:08
Locuteur

'est

37:08
Présentateur

un mauvais sujet de retrouver une identité politique et de se départir de cette

37:14
Locuteur

oeuvre qui est LFI et qui vous

37:16
Présentateur

a mangé ? C

37:17
Locuteur

'est

37:17
Présentateur

votre analyse. C

37:19
Locuteur

'est mon analyse. Vous êtes un petit peu perdu dans les réponses.

37:22
Présentateur

Alors,

37:23
Locuteur

je voudrais juste que M. Wizi me

37:24
Présentateur

réponde. Pour vous répondre, les lignes de non-censure, je ne vous ai même pas parlé de celles du NFP, je vous ai parlé de celles qu'a mis le président du groupe socialiste qu'il a décidé au sein du groupe socialiste. Donc, c'est au sein du groupe socialiste que la discussion a eu lieu sur ce qu'était nos... Sans influence de Jean-Luc Mélenchon ? Vous imaginez quoi ? Que dans nos réunions de groupe, il y

37:43
Locuteur

a

37:43
Présentateur

une photo de Jean-Luc Mélenchon

37:44
Locuteur

? On imagine très bien l'influence qu'il a. Ou qu'on se

37:46
Présentateur

pose la question de comment on va faire si Jean-Luc Mélenchon... Non, les choses ne

37:49
Locuteur

se

37:49
Présentateur

posent pas comme... Vous savez comment ça s'appelle votre truc ?

37:51
Locuteur

Ça s'appelle le

37:52
Présentateur

syndrome

37:53
Locuteur 6

de Stockholm. Vous savez ce que c'est que le syndrome de Stockholm ? C

37:57
Locuteur

'est l'Otale qui remercie son

37:58
Locuteur 6

bourreau. C'est

37:59
Locuteur

l'Otale qui

38:01
Locuteur 6

remercie son bourreau.

38:03
Locuteur

Et quand on a détruit, comme vous,

38:05
Locuteur 6

le parti de

38:06
Locuteur

Jaurès pour se

38:06
Locuteur 6

vendre à des extrémistes qui n'ont en tête

38:10
Locuteur

que le vote d

38:12
Locuteur 6

'immigrés

38:13
Locuteur

et

38:13
Locuteur 6

que

38:14
Locuteur

l

38:14
Locuteur 6

'antisémitisme...

38:15
Locuteur

J

38:16
Locuteur 6

'ai honte pour vous de vous

38:17
Locuteur

agir

38:17
Locuteur 6

avec

38:18
Locuteur

des antisémites ouverts. J'ai honte pour vous.

38:20
Présentateur

Pas d'attaque personnelle et Nicolas Bouzou reprend.

38:22
Locuteur

J'allais

38:23
Locuteur 4

dire qu'il n'y avait pas de ça. Ça partait

38:24
Locuteur

bien pourtant. J'ai

38:25
Présentateur

dit

38:26
Locuteur

que j'ai

38:26
Locuteur 7

pas

38:26
Locuteur 4

tort, Mme

38:26
Locuteur

Lavalette. On la met dans

38:28
Présentateur

la

38:28
Locuteur

garde. On va mettre un mot sur le

38:31
Locuteur 8

rôle important de la gauche. Parce que dans l'histoire du XXe siècle, on a déjà connu ce type de situation parlementaire. C'est toujours très compliqué. Et notamment, vous avez un épisode qui est assez connu, qui est l'épisode Poincaré. Ça devait être en 1926 ou 1927, quelque chose comme ça.

38:46
Locuteur

En

38:46
Locuteur 8

1925. On a réussi à faire quand même une majorité alors qu'on avait une situation financière qui était extrêmement compliquée. mais avec des gens qui partageaient un socle de valeurs qu'il s'agisse de la droite et de la gauche.

38:59
Locuteur

Et

38:59
Locuteur 8

là, si le Parti Socialiste... Donc,

39:01
Locuteur

c

39:01
Locuteur 8

'est pas un petit sujet. Si le Parti Socialiste n'avait pas cette alliance avec LFI qui, évidemment, ne partage pas les valeurs du socle républicain. Vous ne pouvez pas diviser la France, jouer, attiser l'antisémitisme, etc. et dire que vous faites partie, c'est pas possible. Et le Parti Socialiste ne partage pas ça, en plus. C'est ça, le pire. Il y avait eu le congrès de Tours avant, Poincaré.

39:22
Locuteur

Mais il y avait eu le congrès de Tours en 1920 où le PS avait

39:25
Locuteur 8

clarifié ses idées, et s'il était tout en restant de go, et restait raisonnable, il aurait pu contribuer à aider la France à passer cette mauvaise passe, et puis à se présenter aux élections, et à aller

39:39
Locuteur

gagner... On va accélérer un petit peu, parce que j'ai plein de choses à vous faire entendre et à vous faire commenter. Johan, vous allez

39:43
Présentateur

reprendre,

39:44
Locuteur

je vois juste qu'on entendre Mathilde Panot, la chef du groupe LFI, tout à l'heure,

39:47
Présentateur

sur cette motion de censure. Après avoir entendu la chef de groupe RN, voici celle de LFI, donc.

39:52
Locuteur 1

Nous censurerons ce gouvernement, et Michel Barnier restera probablement dans l'histoire comme le Premier ministre qui aura eu comme Premier ministre de la Ve République.

40:04
Locuteur

Nous

40:04
Locuteur 1

le censurerons, et contrairement à ce que disait le Premier ministre à l'instant, ce ne sera pas le chaos après que M. Barnier et son gouvernement soient partis. C'est aujourd'hui un chaos politique que nous vivons du fait à la fois du gouvernement de M. Barnier, mais aussi de la présidence d'Emmanuel Macron.

40:20
Présentateur

Johan Uzaï. Le Parti Socialiste va censurer le gouvernement, parce que ce budget est un mauvais budget, de leur point de vue. Ça peut s'entendre. Ils vont

40:29
Locuteur

censurer

40:30
Présentateur

le budget, et donc censurer le gouvernement. C'est l'intérêt qu'ils ont en commun avec la France insoumise, enfin en tout cas c'est ce vote qu'ils auront en commun avec la France insoumise, mais leur intérêt commun s'arrête là. C'est-à-dire que la France insoumise souhaite par exemple une présidentielle anticipée, alors que

40:45
Locuteur

le Parti Socialiste

40:47
Présentateur

ne veut pas de présidentielle anticipée.

40:49
Locuteur

Vous

40:49
Présentateur

ne les suivez pas là-dessus ? Mais non, naturellement, parce que là les intérêts divergent évidemment. Parce que la France insoumise a un candidat qui est prêt, qui a un projet, c'est Jean-Luc Mélenchon. Le Parti Socialiste, lui, n'est absolument pas prêt. Non seulement ils n

41:00
Locuteur

'ont

41:00
Présentateur

pas de candidat, mais ils n

41:01
Locuteur

'ont

41:01
Présentateur

pas de projet. D'ailleurs, ils n'ont pas intérêt non plus, les socialistes, à avoir un candidat de gauche nommé à Matignon, notamment Lucie Casté, les socialistes n'ont aucun intérêt. On

41:11
Locuteur

n'a autant

41:11
Présentateur

d

41:11
Locuteur

'intérêt. Vous répondrez. Les

41:13
Présentateur

socialistes n'ont absolument aucun intérêt. Et la plupart d'entre eux, enfin un certain nombre d'entre eux, ne veulent surtout pas aller gouverner avec la France insoumise parce que leur projet commun, le projet du NFP, est un projet qui a été écrit sur un coin de table en quelques jours. et les socialistes, une partie des socialistes ne partagent pas du tout ce programme-là qui est quand même un programme qui a été écrit principalement par la France insoumise et qui est un projet extrémiste. Tout est

41:38
Locuteur

faux. Le programme économique du Nouveau Front

41:41
Locuteur 8

Populaire, c'est celui de

41:43
Locuteur

Jean-Luc Mélenchon. Ah ben si, sur la question fiscale... Vous savez à combien était le

41:46
Présentateur

programme de Mélenchon ? 250 milliards d'euros. Vous savez à combien est le NFP ? 100 milliards d

41:51
Locuteur

'euros.

41:51
Présentateur

Donc déjà, ce n

41:52
Locuteur

'est

41:52
Présentateur

pas du tout le même programme. Ce

41:53
Locuteur

n'est pas du tout le même... Non mais rien que 100 milliards d'euros, le fait que vous le disiez devrait quand même vous donner l'indication. Ce n'est pas du tout le même ordre de

41:58
Présentateur

grandeur. D'accord ? Et ça n'a rien à voir sur le fond. Ensuite, en effet, vous l'avez dit, et d'ailleurs M. Lelouch, vous qui êtes sur la ligne de la France insoumise, sur la question de la présidence et d'anticipée, qui voulaient

42:08
Locuteur

préciser... Sur la

42:08
Locuteur 6

ligne de l'intérêt de la

42:09
Locuteur

France. Arrêtez avec vos trucs qui ne

42:12
Locuteur 6

tiennent pas deux secondes.

42:14
Locuteur

Arrêtez de raconter...

42:15
Locuteur 6

Bon,

42:16
Locuteur

soit un constructif, s'il vous plaît.

42:17
Locuteur 6

L'intérêt de la France, c'est une clarification.

42:20
Locuteur

Ce n'est pas de rester

42:20
Locuteur 6

comme ça

42:21
Locuteur

jusqu'au mois de juillet. M. Ouizzi, est-ce qu'on peut laisser terminer

42:25
Présentateur

Alexandre Ouizzi

42:26
Locuteur

? Nous, sur

42:26
Présentateur

la

42:26
Locuteur

question du gouvernement, on est clair. On

42:28
Présentateur

souhaite qu'il

42:28
Locuteur

y ait

42:28
Présentateur

un gouvernement de gauche, vous avez tort, que ce soit Lucie Castet, que ce soit un socialiste, que ce soit quelqu'un d

42:33
Locuteur

'autre.

42:33
Présentateur

On souhaite qu'il y

42:34
Locuteur

ait

42:34
Présentateur

un gouvernement de gauche qui soit ouvert sur une assemblée de front républicain, qu'on revienne à la source de ce vote. Ah, donc pas un gouvernement pleinement NFP. C'est différent. Ah, c

42:42
Locuteur

'est différent. Un gouvernement

42:43
Présentateur

de gauche ouvert sur une assemblée

42:45
Locuteur

de

42:46
Présentateur

front républicain, sur une assemblée

42:47
Locuteur

de front républicain. C'est pas la même chose. M. Mélenchon, ça n'a pas été ça. La

42:50
Présentateur

question... Ça

42:51
Locuteur

ne va

42:51
Présentateur

pas être ça,

42:51
Locuteur

pour

42:51
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon.

42:52
Locuteur

Ça a été ravalé, attention. Mais, vous savez, nous, on ne se pose pas la question de faire le réveiller. Il

42:56
Locuteur 6

faut le

42:56
Locuteur

réveiller. Il faut le réveiller.

42:57
Présentateur

Deuxième point, en effet, sur la présidence et l'anticipée, nous,

43:00
Locuteur

on

43:00
Présentateur

considère que ce n

43:01
Locuteur

'est

43:01
Présentateur

pas la solution qui déboucle le pays, contrairement à vous et à Jean-Luc Mélenchon, M. Lelouch, et qu

43:05
Locuteur

'on

43:05
Présentateur

considère que ça n'a aucun sens, aujourd'hui, d'aller dans une présidentielle anticipée. Voilà, c'est tout. Il y

43:09
Locuteur

a

43:09
Présentateur

une différence d'impatition. On pense que pour appliquer notre projet, finalement, aujourd'hui, on a plus de chances via la gouvernementalité, via un Premier ministre de gauche que via une présidentielle anticipée dont l'issue est plus qu

43:19
Locuteur

'incertaine. Vous n'avez pas gardé... Avec l'État de

43:21
Locuteur 6

l'Assemblée nationale, je dis, après j'arrête, aujourd'hui, avec l'État de l'Assemblée, jusqu'au mois de juillet, aucun projet politique n'est possible. Aucun. Aucun. Donc, l'intérêt de la France, c'est d'en sortir. Comme on ne peut pas en sortir par la législative, le Parlement, il faut en sortir par la décision du président

43:39
Locuteur

de bien vouloir accepter... Je vois que c'est plus confiance que vous dans les

43:41
Présentateur

parlementaires. Je vois que c'est ça notre principal...

43:43
Locuteur

En fait, il faut réfléchir à la proportionnelle que la même cause entraînant les mêmes

43:47
Locuteur 4

effets s'il y a une dissolution et qu'il n

43:48
Locuteur

'y

43:48
Locuteur 4

a pas de changement de scrutin. Ce scrutin, il est nominale à deux tours n'étant plus du tout adapté. Il était pour une bipolarisation du

43:54
Locuteur

monde politique.

43:54
Locuteur 4

Vous

43:54
Locuteur

dites ça alors que c'est quasiment une assommée à la proportionnelle qui a été donnée ou non. Mais pas du tout. À la proportionnelle, nous serions majeurs. Mais non, mais bien sûr. Mais évidemment, vous ne seriez pas majeurs. Vous avez fait 50%. Est-ce que vous avez fait 50% ? Je vous assure

44:05
Locuteur 4

que si c'était... Avec

44:07
Locuteur

la

44:07
Locuteur 4

proportionnelle, vous verrez qu

44:09
Locuteur

'une majorité... 50%. D'accord, on est bien. Est-ce que vous avez fait 50% ? C'est la raison. Oui,

44:15
Présentateur

vous

44:15
Locuteur

avez raison. Merci. Le groupe majoritaire.

44:18
Présentateur

Pardonnez-moi.

44:19
Locuteur

Des réactions

44:19
Présentateur

de votre ancienne famille politique comme vous aimez l'appeler, cher Pierre Lelouch. Bruno Retailleau qui là encore s'adresse à Marine Le Pen en mêlant ses voix à l'extrême gauche et en s'enfermant dans une logique de chaos. Marine Le Pen montre qu'elle n'a d'autres objectifs que son agenda personnel. La dernière candidate à la présidentielle pour LR, c'est évidemment la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse. Le Rennes et LFI dit-elle main dans la main pour rajouter du chaos politique à la crise économique et morale que nous traversons.

Elle estime que la copie de Michel Barnier était certes imparfaite mais qu'elle aurait permis de sauver la barque Valérie Pécresse qui fustige l'irresponsabilité des extrêmes qui risque de nous mener tout droit dans le mur de la crise financière.

44:59
Locuteur

C

45:00
Présentateur

'est vrai qu'il

45:00
Locuteur

y a

45:00
Présentateur

cette petite musique Laure Lavalette qui nous fait nous dire que Marine Le Pen est un petit peu tombée dans le piège de son propre électorat. C'est-à

45:09
Locuteur

-dire

45:09
Présentateur

qu'elle a satisfait ces 11 millions de Français que vous décrivez qui pour quasiment je crois 60% 60% souhaitaient cette censure mais qu'à

45:18
Locuteur

l

45:18
Présentateur

'arrivée non, ça ne va pas dans le sens des Français et je reprends le débat alors on l'a commencé il

45:22
Locuteur

y

45:22
Présentateur

a 50 minutes. Les Français sont les perdants ce soir.

45:25
Locuteur 4

Mais ce n

45:26
Locuteur

'est

45:26
Locuteur 4

pas vrai ce que vous dites est faux parce que moi j'ai été élue avec la promesse j'ai été élue avec la promesse de garantir le pouvoir d'achat des Français. Ce budget-là faisait exactement l'inverse. Je rappelle qu'il

45:38
Locuteur

y a

45:38
Locuteur 4

40 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires des taxes sur les entreprises des taxes sur les Français qui travaillent ils ne sont évidemment pas les gagnants de ce budget 2025. Pas du tout et pour revenir à ce que vous disiez tout à

45:50
Locuteur

l

45:50
Locuteur 4

'heure sur les incertitudes des 300 000 personnes qui perdraient un peu d'argent si on passait avec le budget 2024 je vous ai montré qu'effectivement avec des amendements sur la loi spéciale nous arriverions à rééquilibrer tout ça. Mais

46:02
Présentateur

on peut encore amender ?

46:04
Locuteur

Non, il faut

46:04
Présentateur

faire une

46:04
Locuteur

loi. La

46:05
Locuteur 4

loi spéciale qui

46:06
Locuteur

mettrait en branle Il faudra que le nouveau gouvernement elle va faire une nouvelle loi. De toute façon il va falloir que

46:10
Locuteur 4

cette

46:12
Locuteur

loi

46:12
Locuteur 4

spéciale soit en branle puisqu'il va falloir un budget. C'est ce qui s'est passé en 79 et ça se

46:17
Locuteur

repassera là le temps qu'on est à notre gouvernement.

46:21
Locuteur 7

Je pense que Mme Le Pen elle s

46:22
Locuteur

'est mis sur

46:23
Locuteur 7

son cœur de cible. Elle s'est mis sur son cœur de cible. Elle avait dans ses électeurs dans les 11 millions elle avait c'était 30 et c'est passé à 60% des gens qui sont anti-système et qui voulaient faire claquer

46:37
Locuteur

le système. C'est la motion de censure Elle s'est recentrée comme une primaire d'ailleurs

46:40
Locuteur 7

sur son cœur de cible. Je pense que là elle auberge sa chance parce qu'elle joue sa carrière aussi personnelle de la présidentielle elle n'ira pas chercher les électeurs de droite qui voulaient finalement une forme de quelque chose de stable avec Mme Le Pen. Je pense que là elle a perdu tous les électeurs de droite en se recentrant sur ses électeurs anti-système.

47:03
Locuteur

Il ne faut pas

47:04
Présentateur

faire peur aux Français. Écoutez votre patronne et vous reprenez.

47:08
Locuteur

Il

47:09
Locuteur 5

n'y a aucune raison encore une fois d'essayer de diriger le choix des Français par la peur. Une motion de censure est une motion de censure.

47:19
Locuteur

On

47:20
Locuteur 5

censure le gouvernement et c'est tout ce que ça veut dire. À partir du moment où des groupes déposent des motions de censure l'objectif est exactement le même. Il n'y a pas dans notre pays de mise en place d'une majorité ou d'un gouvernement interdésil. Ça n'existe pas. Donc nous souhaitons voter cette motion de censure nous déposons une motion de censure et nous allons la voter parce que les Français en ont soufflé.

47:47
Présentateur

Est-ce que c'est contre l'intérêt du pays ? Vous avez dit que je disais une bêtise vous Pierre Lelouch.

47:51
Locuteur

Que

47:51
Présentateur

ça va dans l'intérêt du pays. Je

47:53
Locuteur 6

pense honnêtement que le budget tel qu'il était fagoté avec ses 40 milliards d'impôts aurait donné un coup de massue terrible pour le pays. Honnêtement si j'avais été à l'Assemblée aujourd'hui dans

48:04
Locuteur

le groupe J'aurais

48:05
Locuteur 6

fait une bronca pour ne pas le voter. Et le

48:09
Présentateur

paradoxe du déficit qu

48:10
Locuteur

'est-ce que vous me répondez à ça

48:11
Présentateur

?

48:11
Locuteur 6

Ça m'intéresse. Je suis

48:12
Locuteur

d

48:12
Locuteur 6

'accord mais je suis

48:14
Locuteur 8

d'accord du point de vue de l'analyse avec Pierre Lelouch mais je n

48:16
Locuteur

'en

48:16
Locuteur 8

tire pas la même

48:16
Locuteur

conséquence politique.

48:19
Locuteur 6

Ça veut dire monsieur Bouzou que s'il y

48:21
Locuteur

a

48:21
Locuteur 6

une chance pour trouver un système temporaire qui serait la loi temporaire pour calmer les choses au niveau 2024 et éviter un matraquage supplémentaire en donnant un signal en plus il faut aussi être intelligent avec les marchés et nos partenaires étrangers en disant voilà on est en cours de clarification et c'est pour ça que l'élection présidentielle est

48:42
Locuteur

importante.

48:43
Locuteur 6

il faut faire tout ça et c'est faisable avec un peu de sagesse.

48:48
Locuteur

Mais

48:48
Locuteur 6

honnêtement maintenir ce navire à la dérive qui traîne depuis des mois sans cap avec des petits bouts je donne moi 3 milliards ici je vais vous donner un exemple un exemple je connais plein de gens qui ont 800 euros de retraite

49:03
Locuteur

et

49:04
Locuteur 6

qui ont 100 balles 150 balles pour manger à la fin du mois qui ont travaillé toute leur vie. je regarde maintenant l'AME

49:10
Locuteur

1

49:11
Locuteur 6

,3

49:11
Locuteur

milliards les

49:13
Locuteur 6

500 000 migrants sans papier ont droit à la santé gratos en France et si vous regardez et ça a été écrit par des journalistes par le rapport du conseil de la sécurité sociale les pathologies les plus lourdes sont infiniment plus grandes chez ceux qui viennent se soigner en France sans papier le

49:33
Locuteur

rapport Stéphanini le rapport Stéphanini le rapport Stéphanini dit exactement le contraire dit exactement le contraire vous voulez me couper parce que ça vous ennuie

49:42
Locuteur 6

ce

49:42
Locuteur

que je

49:42
Locuteur 6

dis

49:42
Locuteur

non parce que c'est faux

49:43
Locuteur 6

le prorata des maladies lourdes chez les migrants est de 80% mais c'est

49:48
Locuteur

faux c'est quel rapport ça Pierre Leloucher le rapport Stéphanini dit

49:51
Présentateur

exactement le

49:52
Locuteur

contraire c'est même pas moi ça relisez ce qu'a écrit c'est un homme de droite qui le dit donc si vous voulez c'est même pas

49:56
Locuteur 6

Patrick Stéphanini est un de mes bons amis

49:59
Locuteur

Patrick

49:59
Présentateur

Stéphanini

50:00
Locuteur

lisez son rapport vous allez voir

50:02
Locuteur 6

regardez le rapport de la commission des affaires sociales je sais plus comment oui bah voilà

50:07
Locuteur

de toute façon c'est un enjeu du magnifique ce rapport

50:12
Locuteur 6

vient

50:12
Locuteur

d'être ce

50:13
Locuteur 6

rapport a été annoté par Judith Vintraume il y a 15 jours dans le Figaro magazine il

50:19
Locuteur

y a

50:19
Locuteur 6

une page pleine je vous donnerai si vous voulez les coordonnées précises de ce rapport

50:24
Locuteur

on réglerai ça après l'émission ça veut dire quoi ça veut dire quoi ça veut dire que si le gouvernement voulait

50:31
Présentateur

faire a fait la démonstration qu'il n

50:33
Locuteur

'y

50:33
Présentateur

avait pas de sujet donc si vous

50:34
Locuteur 6

voulez découvrir la voix de quelqu'un qui n'est pas d'accord avec nous d'abord c

50:38
Locuteur

'est mal élevé et deuxièmement ça ne veut pas dire que vous avez raison

50:41
Présentateur

c'est pas celui qui parle le plus fort on

50:44
Locuteur

avance on a compris que sur

50:46
Présentateur

la AME on ne vous mettra pas d'accord et malheureusement

50:47
Locuteur

je n'ai pas les rapports sous les yeux donc je ne peux pas arbitrer

50:49
Présentateur

j

50:50
Locuteur 4

'ai une anecdote marante j'ai croisé un député de la minorité présidentielle qui m'a dit que si on votait à bulletin secret la motion de censure il n

50:56
Locuteur

'y

50:56
Locuteur 4

aurait plus de 500 personnes 500 députés qui voudraient faire tomber le gouvernement qui vous a dit ça ? je ne dirai pas mais

51:02
Locuteur

c'est

51:03
Locuteur 4

vous dire et on l

51:05
Locuteur

'a vu pendant toute l'étude c'est Richard Ramos

51:06
Locuteur 4

? mais on l'a vu pendant toute l'étude du budget quand vous aviez des députés la majorité qui faisait des amendes

51:11
Locuteur

de

51:12
Locuteur 4

suppression sur des articles de gouvernement je veux dire personne ne veut de ce budget même la minorité présidentielle ne veut pas de ce budget donc arrêtons de faire croire que c'est une mauvaise

51:22
Locuteur

chose qui

51:23
Locuteur 4

tombe

51:24
Présentateur

Nicolas Bouzeux puis je voudrais qu'on parle d'Emmanuel Macron également

51:27
Locuteur 8

par rapport à ce qu'a dit Marine Le Pen qu'on vient de voir elle dit il ne

51:30
Locuteur

faut

51:30
Locuteur 8

pas avoir peur parce qu'il y

51:31
Locuteur

a

51:31
Locuteur 8

une censure et la censure c'est quelque chose qui existe et il y a d'autres pays dans lesquels les gouvernements tombent et ça se passe bien elle a raison les marchés notamment savent bien qu'on est dans des pays démocratiques et que les gouvernements peuvent tomber ça ne pose pas plus de problèmes que ça sauf que là en France on est dans une situation particulière c'est que derrière ce gouvernement qui va tomber il n'y a pas d'autre gouvernement possible crédible avec une meilleure stratégie financière et c'est là où je suis moins optimiste que Pierre Lelouch sur la suite c'est que je pense comme vous je fais le même diagnostic que vous sur le budget je pense que ce n'était pas un bon budget mais je ne pense pas qu'il y

52:07
Locuteur

a

52:07
Locuteur 8

de possibilité d'avoir un budget qui soit meilleur là dans les mois qui

52:12
Locuteur

viennent ils ne sont pas meilleurs c'est ça qui m

52:14
Locuteur 8

'accueille oui

52:15
Locuteur

mais si vous allez faire

52:16
Locuteur 4

voter

52:16
Locuteur 8

oui mais

52:16
Locuteur

j'entends bien je suis bien d'accord sur le fait qu'il y a des économies à faire M. Barnier on va faire

52:19
Locuteur 4

des économies sur

52:21
Locuteur

l'immigration au guichet

52:21
Locuteur 4

social sur

52:22
Locuteur

l'aide

52:22
Locuteur 4

au développement

52:23
Locuteur

sur la faute sociale

52:25
Locuteur 4

il

52:25
Locuteur

n'y a pas une majorité enfin

52:25
Locuteur 4

bien sûr qu'il pouvait très bien ne serait-ce que faire des pas vers nous et nous serions abstenus et à ce moment-là il serait passé

52:33
Présentateur

tiens regardez ce

52:33
Locuteur

qui est en bas de votre écran M. Barnier

52:35
Présentateur

censuré mercredi et après je voudrais qu'on fasse avant de parler du chef de l'Etat et d'une démission qui est demandée et qui se fait de plus en plus pressante sur les épaules d'Emmanuel Macron qui est en Arabie Saoudite ce soir dans les deux jours qui viennent très concrètement très factuellement qu'est-ce qui va se passer c'est-à

52:51
Locuteur

-dire

52:51
Présentateur

que dans 48 heures on retrouve les joies de ce qu'on appelle de ce que certains ont découvert entre la dissolution et la nomination de Michel Barnier c'est-à-dire un gouvernement démissionnaire et ensuite le chef de l'Etat nomme un nouveau Premier ministre des noms circulent déjà Emmanuel Macron qui dit depuis l'Arabie Saoudite selon des propos rapportés qu'il veut contrairement à la nomination de Michel Barnier aller très vite le plus vite possible et qu'il a déjà commencé à réfléchir d'ailleurs bon ça c'est évident évidemment il veut aller vite d'ailleurs il considère depuis plusieurs jours vous le savez que cette motion de censure elle est inéluctable pour Michel Barnier donc on peut imaginer qu'il a anticipé qu'il a commencé à réfléchir certes et que ça ne durera pas aussi longtemps que l'été dernier pour une raison qui est simple c'est que chaque jour supplémentaire désormais à partir de mercredi soir avec un gouvernement démissionnaire est un jour de plus où le Rassemblement National et la France Insoumise vont demander la démission d'Emmanuel Macron c'est un jour de plus où la pression politique ou la pression populaire concernant sa démission va s'accentuer sur lui donc il aura intérêt à aller effectivement le plus vite possible que ça prenne si possible quelques heures qu'il nomme un premier ministre jeudi matin ça

53:59
Locuteur

veut dire

53:59
Présentateur

concrètement Johan qu'Emmanuel Macron à l'heure où l'on se parle il a le nom de son premier ministre en tête il a le nom

54:04
Locuteur

ça fait

54:05
Locuteur 4

longtemps qu'il a le nom ça fait longtemps que la censure plane en

54:08
Présentateur

tout cas il est évident qu'il a anticipé ça parce que comme le dit Laure Lavalette cette censure elle pouvait tomber

54:12
Locuteur

à n'importe quel

54:13
Présentateur

moment donc il a anticipé ça et encore une fois plus ça va durer pour lui plus ça va devenir difficile donc idéalement pour lui démission enfin démission censure du gouvernement donc on a un gouvernement démissionnaire dans la seconde qui suit la censure idéalement il revient d'Arabie Saoudite mercredi soir il convoque éventuellement un nouveau premier ministre à l'Elysée jeudi matin et

54:33
Locuteur

il est venu dans la

54:34
Présentateur

foulée après avoir pris le pouls du rassemblement national parce qu'on en revient toujours à la même chose il va falloir qu'il soit RN compatible ce premier ministre et que avec une Marine Le Pen qui reste toute puissante et que sa RN compatibilité entre guillemets ne fasse pas fuir non plus les macronistes du bloc gouvernemental

54:51
Locuteur

et

54:51
Présentateur

si je vais un tout petit peu plus loin donc on se retrouve avec des gouvernements qui vont s'enchaîner les ans après les autres sauf miracle politique qui feraient comme le disait monsieur Ouizi ça

55:00
Locuteur

feraient que certains dépassent

55:01
Présentateur

un

55:01
Locuteur

jour peut-être l'éclivage pour 100 ans mais ça a très peu de chance d'arriver j'ai

55:05
Locuteur 6

retrouvé j'ai regardé la course rapport de l'IGAS il

55:08
Locuteur

est dur au mal

55:09
Locuteur 6

rapport de l'IGAS 2019 l

55:12
Locuteur

'inspect inspection générale on va pas faire le film on refait pas le film on

55:18
Locuteur 6

arrive

55:19
Locuteur

d'avoir des mémoires moi je suis

55:21
Locuteur 4

pas d'accord avec vous Julien parce qu'il ne

55:22
Locuteur

s'agit

55:23
Locuteur 4

pas tant d'une question d'hommes mais d'une question de ce qu'ils vont produire on juge un arbre à ses fruits si quelqu'un qui est nommé par le président de la république demain fait un budget un nouveau budget en ne voulant pas désindexer les retraites sur l'inflation en ne déremboursant pas mais

55:36
Locuteur

dans quel

55:36
Présentateur

pays imaginaire un premier ministre qui n'est pas du rassemblement national constitue un

55:40
Locuteur

budget qui vous satisfasse

55:41
Locuteur 4

excusez-moi dans un pays pas imaginaire du tout qui sait que le rassemblement national fait 11 millions d'électeurs enfin je veux dire c

55:48
Locuteur

'est ce qu'il faut

55:49
Présentateur

espérer pour la France c'est pas pour nous

55:52
Locuteur

pour le rassemblement national

55:53
Présentateur

un mot mais il semble évident que le prochain premier ministre va indexer l'ensemble des pensions de retraite sinon il sera à nouveau censuré dans la seconde par le rassemblement national et à quel moment on fait des économies dans ce pays

56:04
Locuteur

mais il y en a

56:04
Locuteur 4

plein on a plein de pistes d'économie je viens de vous en dire l'aide au développement

56:07
Locuteur

l'immigration de l'échelle sociale c'est pas un gouvernement et un premier ministre rassemblement national et

56:12
Locuteur 4

alors

56:13
Locuteur

quand tu fais que le ciel est bleu c

56:14
Locuteur 4

'est pas parce que moi durant

56:15
Locuteur

ce moment je dis que le ciel est bleu que le ciel est bleu si vous dites je dirais la même chose

56:19
Locuteur 6

que

56:19
Locuteur

vous

56:19
Présentateur

alors je fais une conversation parallèle

56:21
Locuteur

votre

56:21
Locuteur 6

prochain premier ministre vous dites que le président a déjà en tête ce problème exact au moins un ou deux noms mais

56:28
Locuteur

qu

56:29
Locuteur 6

'est-ce qui vous garantit qu'il durera plus de deux semaines ou trois semaines c

56:32
Locuteur

'est

56:33
Présentateur

ça donc on

56:34
Locuteur

est sur le serpent qui se mord la queue et on va retourner comme ça jusqu'au mois de juin prochain et une prochaine

56:38
Présentateur

dissolution sera pour cette éventuelle

56:40
Locuteur

démission du chef de l'Etat Alexandre

56:42
Présentateur

Ouisi et Richard Ramos

56:43
Locuteur

et

56:43
Présentateur

on parle d'Emmanuel Macron après Ce

56:45
Locuteur

qui

56:45
Présentateur

me fascine dans votre analyse M. Uzay c'est quand même que vous tenez pour acquis le fait que le sens du vote est complètement effacé c'est-à-dire que vous dites il faudra trouver un premier ministre RN compatible

56:55
Locuteur

Monsieur c

56:55
Présentateur

'est

56:56
Locuteur

le premier groupe politique à l'Assemblée nationale le

56:58
Présentateur

sens du vote quel était-il encore une fois c'était de dire que le nouveau front populaire était arrivé en tête mais

57:05
Locuteur

c

57:05
Présentateur

'est

57:05
Locuteur

fort

57:06
Présentateur

qu'il y avait un front républicain qui s'était constitué avec des désistements au second tour que les Français ont validé on ne les a pas forcés à voter

57:13
Locuteur

pour le front républicain ils l'ont validé et donc

57:15
Présentateur

la logique

57:16
Locuteur

politique il fait

57:16
Présentateur

combien de députés ce front

57:17
Locuteur

républicain ? combien de

57:18
Présentateur

députés du front républicain ?

57:19
Locuteur

est

57:19
Présentateur

démocratique en soi ça peut faire une majorité de non censure un vote de non censure donc la logique politique aurait été quoi ?

57:26
Locuteur

la logique politique c'est bien la

57:28
Présentateur

logique politique c'est bien de nommer un

57:30
Locuteur

premier ministre de Gaulle ouvert

57:33
Présentateur

sur une

57:34
Locuteur

assemblée de front républicain

57:36
Locuteur 6

un

57:37
Présentateur

accord de non censure une assemblée qui fait un accord

57:39
Locuteur

de non censure sur

57:40
Présentateur

un budget

57:41
Locuteur

et vous allez vendre ça aux Français ? ou un premier ministre qui promette de ne jamais passer par un 40% les Français ils veulent qu'on ait un budget ils veulent qu'on ait un budget

57:48
Locuteur 6

quelque chose à ce que vous racontez ?

57:50
Locuteur

ils

57:50
Locuteur 6

ont voté le front républicain ils ont compris ce qu'ils faisaient ils ne sont pas la vision

57:53
Locuteur

ils

57:53
Locuteur 6

ont compris ce qu'ils faisaient

57:56
Locuteur

mais pourquoi

57:57
Présentateur

c'est la dernière fois ? parce que là monsieur

57:59
Locuteur

Ramos vous avez fait n

58:00
Présentateur

'importe quoi voilà vous avez fait n'importe quoi en acceptant la discussion et le partenariat avec le Rassemblement National avec

58:06
Locuteur

les Français

58:07
Locuteur 4

monsieur

58:07
Locuteur

en fait ça vous est tellement insurmortable que 11 millions de Français soient d'accord avec Marine Le Pen et Jordan Bardella mais non pas du tout majorité avant de vous voir Richard Ramos je salue le général

58:19
Présentateur

Cavalier

58:20
Locuteur

qui nous regarde

58:20
Présentateur

quelles sont les mesures structurelles que le RN propose quid de la réduction du nombre de fonctionnaires quid de la suppression des 35 heures que dit le RN au peuple ? question de monsieur Cavalier de Paris

58:32
Locuteur

j'allais dire mais non il n'est pas à Paris Bertrand Cavalier vous

58:34
Locuteur 4

avez tous assisté quand même à cette conférence de presse où Jean-Philippe Tanguy qui avait travaillé comme un fou nous a sorti 80 mesures tout à fait détaillées où effectivement gouverner c'est choisir on n

58:47
Locuteur

'est

58:47
Locuteur 4

pas d'accord prévoir aussi non mais prévoir mais on n'est pas d'accord et effectivement on n'a pas les mêmes priorités et vous mettez avec le même budget je pense que je ferai l'exact inverse sûrement de ce que ferait mes collègues en face mais il n'empêche que encore une fois le train de vie

59:00
Locuteur

du l

59:00
Locuteur 4

'État la

59:01
Locuteur

réforme

59:01
Présentateur

des retraites vous la brosez tous les deux allez on conclut parce que je voudrais que Richard Ramos dise un mot et qu'on parle de la démission du chef de l

59:07
Locuteur

'État l

59:07
Présentateur

'éventuelle démission

59:08
Locuteur

encore

59:09
Locuteur 4

une fois il n'est pas question pour nous que ce soit la France qui travaille la France qui se lève tôt les retraités

59:13
Locuteur

les entreprises les TPE,

59:15
Locuteur 4

PME

59:15
Locuteur

globalement excusez-moi les hausses de taxes monsieur Ramos vous avez montré exactement l'inverse et

59:19
Locuteur 4

votre voisin d'autant plus avec la folie taxière

59:21
Locuteur

de ses collègues

59:22
Locuteur 4

à

59:23
Locuteur

l

59:23
Locuteur 4

'Assemblée

59:23
Locuteur

nationale

59:24
Locuteur 4

heureusement

59:25
Locuteur

un impôt sur la fortune pour épargner la classe moyenne expliquez nous nous on sort le patrimoine vous enlevez les agences les agences de santé les agences de l'eau comme ça il n'y aura

59:35
Présentateur

plus de politique publique dans ce pays

59:37
Locuteur

ni environnementale ni s'allégère ce sera fabuleux soyez audibles

59:41
Présentateur

pour les gens qui nous regardent c

59:42
Locuteur

'est à dire

59:42
Présentateur

ne pas parler les uns

59:43
Locuteur

sur les autres parce que l'État ne

59:45
Locuteur 4

peut pas faire

59:46
Locuteur

ne peut pas se serrer la cinture

59:48
Présentateur

monsieur Bouzou peut aussi dire une vérité qui est que les économies en année N plus 1 auront un effet récessif immédiat et total voilà c'est ça

59:56
Locuteur

la vérité les économies sur le

59:57
Présentateur

budget

59:58
Locuteur

madame Lavalette monsieur Ouizy

1:00:00
Présentateur

c'est Richard Ramos qui prend la parole moi je

1:00:02
Locuteur

pense que le

1:00:03
Locuteur 7

prochain premier ministre devra parce qu'on est dans une crise politique essayer et ce sera à mon avis sur la proportionnelle qui permettra aux socialistes de se détacher des LFI et qui permettra au Rassemblement National qui veut

1:00:16
Locuteur

la proportionnelle bien

1:00:19
Locuteur 7

sûr qu'en tout cas à l'Assemblée Nationale ils en auront

1:00:21
Locuteur

dit il est autonome à l'Assemblée Nationale on se pose la question par rapport à nous mais c'est votre fantasme c'est pas le nouveau le prochain

1:00:27
Locuteur 7

du nouveau Front Populaire pour essayer de trouver un lien continuez

1:00:33
Locuteur

à dire ça ça me rend malade ce

1:00:34
Locuteur 7

sera la proportionnelle sur laquelle ça choisit le prochain Premier ministre

1:00:39
Locuteur

alors

1:00:39
Locuteur 6

moi juste un mot quand même sur la proportionnelle réfléchissez bien au Front National et chez vous

1:00:44
Locuteur

Rassemblement National

1:00:47
Locuteur 6

c'est pareil

1:00:49
Présentateur

c'est pas le but pour eux

1:00:51
Locuteur

allez-y

1:00:52
Présentateur

allez-y s

1:00:53
Locuteur

'il vous plaît je voudrais vraiment qu

1:00:54
Présentateur

'on

1:00:54
Locuteur 6

arrive à cette question juste une chose réfléchissez bien quand même aux conséquences de la proportionnelle c'est pas du tout ce que vous croyez voilà remarque ça va augmenter l'ingouvernement ce que vous voyez aujourd'hui c'est ce que donne la proportionnelle

1:01:09
Locuteur

regardez

1:01:09
Locuteur 6

ce que ça donne la proportionnelle intégrale dans un

1:01:12
Locuteur

pays que j'aime bien qui

1:01:13
Locuteur 6

s'appelle Israël

1:01:14
Locuteur

le parti socialiste n'aurait pas été avec les fils il y avait de la proportionnelle

1:01:18
Locuteur 6

tant qu'il y

1:01:18
Locuteur

a

1:01:18
Locuteur 6

la proportionnelle dans un pays comme Israël il n'y

1:01:20
Locuteur

aura

1:01:20
Locuteur 6

jamais de paix parce qu'il ne

1:01:21
Locuteur

peut

1:01:21
Locuteur 6

pas y avoir de ligne de ligne politique claire sauf

1:01:24
Locuteur

s'il y a

1:01:24
Locuteur 4

une prime majoritaire c'est ça il peut y avoir une prime majoritaire comme Amérique chers

1:01:28
Présentateur

amis Emmanuel Macron qui pendant ce temps là est à Riyad Riyad c'est évidemment la capitale j'allais dire oui c'est la

1:01:35
Locuteur

capitale d'ailleurs

1:01:36
Locuteur 6

de l'Arabie de l'Arabie

1:01:39
Présentateur

Riyad c'est Riyan d'accord c'est pas les grosses têtes c

1:01:41
Locuteur

'est 100% politique Pierre

1:01:42
Présentateur

Lelouch n

1:01:43
Locuteur

'oubliez pas

1:01:46
Présentateur

et ce sont là on voit l'image d'Emmanuel Macron on la voici à sa descente de l'avion accueillie par les officiels il y est jusqu'à mercredi pas de réaction officielle voilà en tout cas pour quelques marches pas de réaction officielle même si on sait dans la coulisse et ses dépêches AFP des dernières heures nous l'ont prouvé qu'il réfléchit et qu'il veut agir vite on en a parlé il y a un instant c'est deux chiffres que je voulais vous soumettre avant de

1:02:10
Locuteur

poursuivre

1:02:10
Présentateur

ces dernières minutes de discussion ensemble 87% sondage des dernières heures 87% des français considèrent que le pays est en déclin le bon et c'est surtout ça qui nous intéresse c'est de 18 points depuis 2017 et donc la première élection d'Emmanuel Macron qui avait fait chuter donc cet indicateur et puis il

1:02:29
Locuteur

y

1:02:29
Présentateur

a cet autre chiffre qui est un peu moins impressionnant mais qui fait sens également tout de même ils sont une courte majorité de français à être favorables favorables à la démission d'Emmanuel Macron ça paraît inévitable non pas qu'il démissionne mais Johan Usain que la pression en tout cas soit désormais répartie durablement sur les épaules d'Emmanuel Macron c'est quand même de lui qui est venu le péché originel de la dissolution c'est venu de lui à la demande notamment du rassemblement national c'est pas faux disons-le puisque Jordan Bardella à 20h02 le soir des élections européennes demande la dissolution d'ailleurs donc Emmanuel Macron l'annonce mais c'était demandé par le rassemblement national notamment plus on va se rapprocher évidemment plus les semaines et les mois vont passer plus ce chiffre risque d'augmenter parce que vous allez avoir la constitution d'un nouveau gouvernement probablement plus les jours passeront entre la censure et la nomination d'un gouvernement plus la pression je vous le disais tout à

1:03:28
Locuteur

l

1:03:28
Présentateur

'heure politique et populaire va augmenter pour la démission du président de la république et surtout plus les motions de censure et les nominations de nouveaux gouvernements vont s'enchaîner jusqu'au mois de juin parce qu'on peut imaginer qu'il y

1:03:39
Locuteur

a

1:03:39
Présentateur

une motion de censure mercredi on peut en imaginer une autre dans deux semaines dans deux mois dans trois mois mais en tout cas plus il y en aura et plus la pression sera forte voire extrêmement forte sur lui pour qu'il démissionne donc il est évident que pour l'instant un français sur deux souhaite sa démission que ce chiffre ne peut aller qu'en augmentant il est plus fragilisé que jamais le chef de l'état Pierre ? totalement

1:03:59
Locuteur 6

mon avis ce que je crois c'est que le procès c

1:04:02
Locuteur

'est

1:04:02
Locuteur 6

comme les toboggans ça s'accélère

1:04:03
Locuteur

quand

1:04:04
Locuteur 6

on rentre dans un processus comme ça ça va beaucoup plus vite qu'on ne le croit donc mon scénario c'est qu'il ne

1:04:10
Locuteur

va

1:04:10
Locuteur 6

pas faire cinq ou six gouvernements pour tenir jusqu'au mois de juillet pour être en position de dissoudre ces catastrophes donc il va démissionner

1:04:17
Locuteur

vous c'est votre thèse

1:04:18
Locuteur 6

les gens ne le supporteront pas je veux dire votre

1:04:20
Locuteur

thèse

1:04:20
Présentateur

c'est une démission dans

1:04:21
Locuteur 6

un futur plus ou moins proche ? oui oui oui je pense que je pense que c'est pas tenable il va essayer de trouver quelqu'un ça

1:04:28
Présentateur

ne lui ressemble pas ça

1:04:29
Locuteur

vous le savez aussi bien que moi bien

1:04:30
Locuteur 6

sûr attendez il est trop content

1:04:32
Locuteur

est

1:04:32
Présentateur

-ce qu

1:04:32
Locuteur

'il

1:04:32
Présentateur

peut aller contre sa nature profonde en abandonnant

1:04:35
Locuteur

son poste comme ça il est tellement heureux la rigade

1:04:38
Locuteur 6

sans

1:04:39
Locuteur

faire de cynisme sans faire de cynisme vraiment

1:04:41
Locuteur 6

franchement c'est pas du cynisme c'est que j'ai été tout proche des chefs d'état en voyage je sais ce que c'est que le sentiment de puissance de voir les collègues les rois les présidents c'est pour ça qu'il veut être président

1:04:54
Locuteur

c

1:04:54
Locuteur 6

'est parce que c'est cette vie là il n'a aucune envie de l'abandonner c'est très agréable très excitant et très agréable

1:05:00
Locuteur

bon il

1:05:00
Locuteur 6

ne veut pas entre

1:05:01
Présentateur

cette analyse que vous avez où vous vous dites c'est inévitable dans un avenir proche de le faire et l'ivresse du pouvoir est tellement forte qu'il n'a pas envie de le faire il est où le point de jonction entre

1:05:12
Locuteur

les deux

1:05:12
Locuteur 6

c'est le peuple c'est à dire qu'il y a un ras-le-bol dans le pays et beaucoup de détresse beaucoup de colère ça ne peut pas tenir si on pense qu'on peut traîner ce truc là jusqu'à 6 mois de plus dans ces conditions là avec les circonvolutions au Parlement aucun cap à la sortie que des impôts des taxes ça ne va pas il faut donner un signal d'espoir et de clarification il faut que le pays en sorte les gens 80% des gens disent on est en déclin c'est vrai

1:05:44
Locuteur

et

1:05:45
Locuteur 6

quand je me balade à l'étranger ça me rend malade de voir le regard qu'aujourd'hui les pays portent sur la France regardez la façon nous avons été littéralement piétinés

1:05:54
Locuteur

en

1:05:55
Locuteur 6

Afrique où on passe son temps à s'excuser passe son temps à demander pardon c'est voilà bon

1:06:03
Locuteur

je regarde je regarde je

1:06:06
Locuteur 6

regarde le Sénégal nous traiter comme ça alors que Paris est plein de Sénégalais qui vendent du krach personne ne dit rien pardon mais il y a un moment où il faut que le pays non mais

1:06:15
Locuteur

je

1:06:16
Présentateur

vois le lien n'est pas évident le

1:06:17
Locuteur

lien n'est pas

1:06:18
Locuteur 6

évident

1:06:18
Locuteur

entre le président qui dit que l'armée française n'est plus la bienvenue et les Sénégalais qui vendent du krach dans les rues de Paris je ne vois pas bien

1:06:25
Locuteur 6

mais simplement quand je me fais traiter mal par un pays je prends des je dis monsieur très bien vous me traitez comme ça moi je prends des mesures au

1:06:34
Locuteur

lieu de

1:06:34
Locuteur 6

se passer son temps à faire comme s'ils tous bien et de se faire traiter comme une serpillère j'ai mal à la France quand je vois ça il

1:06:44
Locuteur

y

1:06:44
Locuteur 6

a un moment où il faut que ça s'arrête et les français attendent qu'on sorte de cette phase où on s'excuse où on dépend des américains quand il

1:06:51
Locuteur

y a

1:06:51
Locuteur 6

une notation tout le monde tremble est-ce qu'on va être mais rappelez

1:06:55
Locuteur

-vous la

1:06:55
Locuteur 6

politique de la France ne se fait pas à la corbeille quand même un peu de dignité on est la France un très grand pays pourquoi est-ce qu'on attend que ça doit se faire en européen la défense européenne mais les réponses elles viendront des français ou elles ne viendront pas et la France a besoin d'être gouvernée elle n'a pas besoin de subir de continuer à subir ou des arrangements qui ressemblent à une pitrerie de la quatrième république pardonnez-moi et je dis ça avec tout le respect que

1:07:22
Locuteur

j

1:07:22
Locuteur 6

'ai pour le travail des parlementaires parce que je sais que les gens le font avec cœur et ils essayent de servir mais dans le caparnum où est l'assemblée aujourd'hui c'est tout ce que vous aurez

1:07:31
Locuteur

une

1:07:31
Locuteur 6

singerie de quatrième république on va conclure

1:07:33
Locuteur

le

1:07:33
Présentateur

tour de table sur cette question de la démission du chef de l'état d'abord Marine Le Pen et ensuite Jean-Luc Mélenchon qui s'expriment tour à tour sur cette question et on poursuit le débat

1:07:43
Locuteur

notre

1:07:44
Locuteur 5

constitution est claire lorsqu'il existe une crise politique grave une crise institutionnelle voire une crise de régime le président de la république a trois possibilités le remaniement

1:07:59
Locuteur

il

1:08:00
Locuteur 5

faut s'interroger sur l'utilité au moment où un gouvernement ne pourrait être que minoritaire la dissolution cette arme il l'a déjà utilisée et il ne peut pas l'utiliser avant juin prochain et sa propre démission

1:08:16
Locuteur 3

le responsable de cette situation doit prendre ses responsabilités

1:08:21
Locuteur

nous

1:08:22
Locuteur 3

devons rendre la parole au peuple il n'y a pas d'autre issue que celle-là dans une démocratie dans ces conditions

1:08:30
Locuteur

pour

1:08:31
Locuteur 3

que l'on puisse revenir au peuple à son vote à sa décision

1:08:35
Locuteur

il

1:08:36
Locuteur 3

faut et c'est la seule possibilité qui existe de revenir

1:08:40
Locuteur

au

1:08:41
Locuteur 3

suffrage universel que le président démissionne que le président démissionne pour qu'on puisse voter que le président démissionne parce que le seul souverain dans ce pays c'est le peuple que le président démissionne parce que il faut bien que l'on tranche entre les grandes options qui se présentent à nous comme peuple

1:09:02
Locuteur 8

réaction Nicolas Bouzeau moi je vois un problème avec une élection présidentielle anticipée c'est que je pense qu'en France il faut qu'on ait le temps de mettre un certain nombre de problèmes sur la table je pense que nos désordres viennent aussi du fait qu'on ne fait pas de vraies campagnes électorales qu'on les passe trop rapidement que c'est pas

1:09:17
Locuteur

assez précis

1:09:17
Locuteur 8

et là je crois de mémoire que ce serait 35 jours

1:09:22
Locuteur

45 jours 35 jours

1:09:24
Locuteur 8

maximum entre 20 et

1:09:26
Locuteur

35 jours

1:09:27
Locuteur 8

c'est quand même pas beaucoup pour faire une campagne électorale pour parler de la sécu de la défense de la réforme de l'état de tous ces sujets qui sont très importants et donc j'ai peur qu'on aboutisse à une autre frustration parce que vous l'avez dit d'ailleurs tout à l'heure aujourd'hui on paye une frustration née de la quasi absence de campagne présidentielle et de

1:09:42
Locuteur

l

1:09:42
Locuteur 8

'absence complète de campagne législative

1:09:46
Locuteur

Richard Ramos et

1:09:47
Présentateur

Alexandre

1:09:48
Locuteur

Ouizi sur cette

1:09:48
Présentateur

question

1:09:49
Locuteur

d'une démission d'une chef de l'état on essaie de s'écouter les uns les

1:09:52
Locuteur 7

autres pour ces 5 dernières minutes démission du chef de l'état je n'y crois pas c'est vrai on n'a pas eu est-ce que vous la souhaitez au

1:09:59
Présentateur

-delà de la croire

1:09:59
Locuteur

est

1:09:59
Présentateur

-ce

1:09:59
Locuteur

que vous la souhaitez je ne la

1:10:00
Locuteur 7

crois pas et vous savez je pense que le président de la république il n'a pas haute estime de monsieur Hollande qui n'a pas été en capacité de se représenter il ne

1:10:08
Locuteur

va

1:10:08
Locuteur 7

pas être lui dans un psyché plus mauvais que lui en partant avant donc je pense qu'il ne partira pas je pense que c'est pas dans un psyché

1:10:15
Locuteur

demandez

1:10:15
Locuteur 6

à Hollande ce

1:10:16
Locuteur

qu

1:10:16
Locuteur 6

'il pense de la

1:10:16
Locuteur 7

trahison je pense qu'on n'a pas fait de débat présidentiel quasiment depuis 2012 2017 on est en rupture il y

1:10:24
Locuteur

a

1:10:24
Locuteur 7

le président nouveau qui arrive Macron arrive depuis là on n

1:10:27
Locuteur

'a

1:10:27
Locuteur 7

pas mis un débat de société face au peuple et vous avez raison madame Lavalette il faudra programme contre programme devant les français de dire est-ce que c'est le programme du rassemblement national que vous voulez ou alors un autre programme mais si on ne prend pas le temps de faire une vraie campagne présidentielle alors on retombera dans des cas où les français d'abord ils aiment la politique contrairement à ce qu

1:10:50
Locuteur

'on

1:10:50
Locuteur 7

croit et ils ont besoin qu'on fasse une campagne électorale quand nous les hommes et les femmes politiques quelles que soient nos opinions on va sur les marchés dans les campagnes électorales c'est très important parce que les gens viennent vers nous pour nous parler et on a besoin ici de dire qu'est-ce qu'on veut pour la France pour les dix prochaines années et pas de savoir si c'est 3 milliards ci 3 milliards là on a besoin de pouvoir se retrouver dans une vraie campagne présidentielle pour idée contre idée allez regardez les éléments que vous avez et face au nôtre et c'est les français qui devront trancher

1:11:21
Présentateur

Alexandre Ouizé une campagne présidentielle anticipée en 2025 ça fait peur au parti socialiste ? ça fait pas peur mais on l'appelle pas de nos voeux on pense en effet que le débat serait totalement escamoté si en 40 jours là tout d'un coup le pays devait se choisir un président par ailleurs je crois que si la question un désaccord avec monsieur Lelouch encore un peut-être je pense que on va prendre des tickets d'abonnement avec

1:11:46
Locuteur

plaisir

1:11:46
Présentateur

si la question budgétaire est levée je vois pas le problème entre guillemets je vois pas ce qui empêche un gouvernement de tenir 6 mois en allant sur des sujets plus consensuels que sèche par exemple la fin de

1:11:58
Locuteur

vie

1:11:58
Présentateur

du mode de scrutin la fin de vie

1:12:01
Locuteur

pourquoi pas la fin de vie non mais je

1:12:04
Présentateur

veux

1:12:04
Locuteur

dire

1:12:04
Présentateur

une fois que le

1:12:05
Locuteur

nœud c'est le budget

1:12:06
Présentateur

la tente des moutons

1:12:07
Locuteur

voilà c'est ça

1:12:07
Présentateur

le nœud c'est le budget après je pense que la question des 6 mois elle se pose totalement différemment une fois que la question du budget est votée

1:12:16
Locuteur

je

1:12:16
Locuteur 6

redis qu'avec l'absence de majorité actuelle on ne peut rien faire dans le pays aucune loi aucune loi significative ne peut être prise vous m'entendez aucune sur aucun sujet ni l'immigration

1:12:29
Locuteur

ni la sécurité

1:12:30
Locuteur 6

ni la défense ni rien du tout ni la politique européenne vous n'avez pas de majorité c'est tout c'est le résultat de la confusion de l'élection présidentielle de la déroute de l'élection législative qui est suivie et des jeux sordides divers et variés qui ont suivi cette dissolution folle où en plus on a biaisé le vote des français le résultat c'est que vous avez une confusion absolue donc de grâce dans l'intérêt du pays je me moque de qui peut gagner va gagner on va laisser le peuple décider sortons-en rapidement

1:13:02
Locuteur

et

1:13:02
Locuteur 6

ne perdons pas une année parce que l'histoire ne nous attend pas

1:13:06
Locuteur

et je

1:13:07
Locuteur 6

vous dis que cette année 2025

1:13:09
Locuteur

à

1:13:10
Locuteur 6

cause de ce qui se passe au Proche-Orient à cause de ce qui se passe en Europe tout près de chez nous des choix qui seront pris par cette femme qui agit toute seule madame Ursula von der Leyen aujourd'hui non contrôlée par les états c'est très grave elle s'est elle-même autonomée

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Locuteur

les

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Locuteur 6

gouvernements n'existent plus je vous parle en connaissance de cause si les états n'existent plus la commission fait ce qu'elle veut et la commission fait n'importe quoi si elle n

1:13:34
Locuteur

'est

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Locuteur 6

pas contrôlée parce que ce sont des fonctionnaires qui ne représentent qu'eux-mêmes personne ne les a élus donc attention ne restons pas comme ça je vous en supplie ne pensez pas qu'il

1:13:45
Locuteur

y a

1:13:45
Locuteur 6

une solution à tourner en rond et à rejouer la quatrième parce qu'il n

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Locuteur

'y

1:13:49
Locuteur 6

a plus de parti politique

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Locuteur

il

1:13:52
Présentateur

nous

1:13:52
Locuteur

reste

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Présentateur

12 secondes moi ce que je remarque c'est qu'en fait il n'y a que les filles et le RN qui demandent le départ

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Locuteur

du président de la République

1:14:00
Locuteur 4

vous ne

1:14:00
Locuteur

m

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Locuteur 4

'avez pas demandé je ne demande pas le départ ah bon ? je veux dire vous

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Locuteur

ne l'appelez pas la démission du chef de l'état

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Locuteur 4

c'est

1:14:05
Locuteur

la

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Locuteur 4

responsabilité mais on ne se lève pas le matin en se disant qu'on demande la démission du chef de l'état ce qui est sûr c'est que là on a une France qui est fracturée comme jamais que les français le disent du mois un tiers des français le disent du mois n'ont plus d'argent pour finir le mois que moi maire de famille je partage l'inquiétude de millions de français quand leurs enfants sortent le soir parce qu'on n'est plus en sécurité parce qu'on n'en peut plus de cette immigration absolument massive complètement dérégulée incontrôlée qui pèse sur nos comptes publics notre identité notre sécurité effectivement j'ai hâte que quelqu'un reprenne les rênes et j'appelle évidemment de mes voeux que ce soit Marine Le

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Locuteur

Pen c

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Présentateur

'était pas évident de modérer cette conversation

1:14:44
Locuteur

et

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Présentateur

d'ailleurs c'est pas évident de dire au revoir non plus merci Richard Ramos d'avoir été avec nous Alexandre Ouizi Yohann Usa et bien sûr Nicolas Bouzoul hors la valette Pierre Lelouch dont on a découvert pour ceux qui l'ignoraient l'humour également ce soir