Nous avions des lignes rouges qui n'ont pas changé ! - Laure Lavalette (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 62 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteÉludée
Est-ce que vous ne vous dites pas qu'à votre initiative, un nouveau séisme politique est en train de se profiler ?
- 3:12FerméeRéponse directe
Est-ce que vous voterez la censure mercredi ?
- 3:20OuverteÉludée
Est-ce que vous vous dites que vos collègues de l'hémicycle ont perdu la raison aujourd'hui ?
- 5:13OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui s'est passé pour l'instant ?
- 5:33OuverteRéponse directe
Quel est l'impact concret pour les Français en cas de censure ?
- 9:03OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on entre maintenant dans l'œil du cyclone fiscal et économique pour le pays ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Locuteur 4Chiffre
« Non, je pense simplement que les Français passent à côté d'un budget de 40 milliards de taxes et d'impôts supplémentaires »
- 1:42Locuteur 4Fait
« Nous avions des lignes rouges qui n'ont pas changé. Encore une fois, notre liste de courses, entre guillemets, était la même du début à la fin. »
- 2:07Locuteur 4Fait
« On ne veut pas que la facture d'électricité des Français augmente, on ne veut pas qu'il y ait une désindexation des retraites sur l'inflation, on ne veut pas qu'il y ait un déremboursement des médicaments. »
- 2:18Locuteur 4Fait
« Il n'a pas tellement écouté, il a un peu menti quand même aux oppositions. »
- 2:26Locuteur 4Fait
« Il est arrivé lors de son installation en disant, je ne serai pas dogmatique, je ne serai pas sectaire, je vais écouter tout le monde. »
- 2:40Locuteur 5Fait
« Les choses étaient claires. M. Barnier n'a pas souhaité répondre à la demande des 11 millions d'électeurs du Rassemblement national. »
- 5:33PrésentateurChiffre
« L'impôt sur le revenu des Français augmenterait de près de 3 milliards. »
- 5:39PrésentateurFait
« Pas de revalorisation salariale pour les différents fonctionnaires des ministères de l'Éducation, des Armées et de la Justice. »
- 5:41PrésentateurFait
« Pas d'avancement de l'entrée en vigueur du mode de calcul des retraites agricoles au 1er janvier 2026. »
- 11:31Locuteur 6Chiffre
« 40 milliards d'impôts en plus. »
- 28:23Locuteur 4Chiffre
« Cette liste de course, elle n'a jamais évolué en un mois et demi. Elle n'a pas évolué. Et la mesure dont nous parlons, c'est 3,5 milliards. »
- 28:58Locuteur 4Chiffre
« Ils ont fait 1 000 milliards de dettes en 7 ans, vos amis, M. Ramos. »
- 32:36Locuteur 6Chiffre
« La France aujourd'hui vit très au-dessus de ses moyens. Elle dépense 900 milliards de dépenses sociales. »
- 45:27Locuteur 4Promesse
« J'ai été élue avec la promesse de garantir le pouvoir d'achat des Français. »
- 49:42Locuteur 6Fait
« Le prorata des maladies lourdes chez les migrants est de 80%. »
- 55:55Locuteur 4Fait
« Le prochain premier ministre va indexer l'ensemble des pensions de retraite sinon il sera à nouveau censuré. »
- 59:50PrésentateurFait
« Les économies en année N plus 1 auront un effet récessif immédiat et total »
- 1:00:03Locuteur 7Promesse
« Le prochain premier ministre devra, parce qu'on est dans une crise politique, essayer et ce sera à mon avis sur la proportionnelle »
- 1:00:30Locuteur 7Fait
« Ce sera la proportionnelle sur laquelle ça choisit le prochain Premier ministre »
- 1:00:40Locuteur 6Fait
« Réfléchissez bien au Front National et chez vous Rassemblement National, c'est pareil »
- 1:01:10Locuteur 6Fait
« Regardez ce que ça donne la proportionnelle intégrale dans un pays que j'aime bien, qui s'appelle Israël »
- 1:03:51PrésentateurChiffre
« Un français sur deux souhaite sa démission »
- 1:05:15Locuteur 6Chiffre
« 80% des gens disent on est en déclin »
- 1:09:04Locuteur 8Fait
« Je pense qu'en France il faut qu'on ait le temps de mettre un certain nombre de problèmes sur la table »
Temps de parole
- Présentateur31 %
- Locuteur 620 %
- ?14 %
- Locuteur 412 %
- Locuteur 79 %
- Locuteur 88 %
- Locuteur 52 %
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C'était écrit, j'ai envie de dire, alors la valette, ça arrive a priori un petit peu plus tôt que beaucoup ne l'imaginaient. Mercredi, selon toute vraisemblance, Michel Barnier va tomber, vous allez voter cette censure du NFP, son sort est scellé, après 90 jours c'est la fin de l'histoire, donc il est en train de se dessiner. Est-ce que vous ne vous dites pas qu'à votre initiative, un nouveau séisme politique est en train de se profiler
?
Non, je pense simplement que les Français passent à côté d'un budget de 40 milliards de taxes et d'impôts supplémentaires, donc je pense que c'est une bonne nouvelle de se dire qu'il va y avoir un nouveau gouvernement, et une nouvelle étude d'un budget qui j'espère sera bien plus conforme.
Vous pensez qu
'il y aura un budget avant le
31
décembre
? De toute façon il y a une loi organique avec une loi spéciale des décrets, c'est le budget de 2024 qui va être mis en branle, donc il n
'y
a pas d'inquiétude à avoir, il y aura évidemment un budget, les fonctionnaires seront payés, les cartes vitales vont continuer à marcher, le soleil va continuer à se lever tous les matins. Voilà, il n'y
a
pas de chaos politique, démocratique comme certains tentent de le dire pour faire peur. Néanmoins, voilà, je regrette bien moi que Michel Barnier n'ait pas écouté le premier groupe politique à l'Assemblée nationale, parce que je rappelle que nous ne sommes pas... Il
a téléphoné
à votre chef de groupe encore ce matin pour faire une énième concession
pour elle. C
'est un peu tard quand même, Julien Pasquet, on a eu le temps en hémicycle quand même de débattre de ce budget, où en fait les amis de M. Ramos n'étaient pas très présents. Je vous rappelle qu'il y avait des
fois
deux LR et sept macronistes, il y avait pour le coup le nouveau Front populaire en force qui voulait tout taxer, tout ce qui est sur ce plateau d'ailleurs pour être taxé, et nous étions les seuls à nous opposer à cette folie de taxes. Donc très étonnant déjà, ils ont saboté ce budget en ne venant pas, et nous avions des lignes rouges qui n'ont pas changé. Encore une fois, notre liste de courses, entre guillemets, était la même du début à la fin. Nous avions dit que si ces lignes rouges étaient franchies, alors...
Il y avait quand même le
sentiment qu'à chaque fois que quelque chose était barré sur la liste de courses, il y avait une nouvelle ligne qui s'ajoutait.
C'est un petit peu le sentiment que ça a donné.
Non, c'était un sentiment, parce que je vous assure que Marine Le Pen a toujours été très pragmatique. Elle
a
dit, on ne
veut
pas que la facture d'électricité des Français augmente, on ne veut pas qu'il
y ait
une désindexation des retraites sur l'inflation, on ne veut pas qu'il
y ait
un déremboursement des médicaments. On va donc acte, Michel Barnier. Vous savez, il n'a pas tellement écouté, il a un peu menti quand même aux oppositions. Il est arrivé lors de son installation en disant, je ne serai pas dogmatique, je ne serai pas sectaire, je vais écouter tout le monde. Attendez, il nous a complètement ghosté, comme disent mes enfants. Franchement, il ne nous a pas regardés pendant un mois et demi. Qu
'est-ce qu'on doit dire à gauche, alors ? Il s'est
affolé un peu tard après, évidemment, mais pendant quelques temps. Je vais vous dire, quand Marine Le Pen est allée le voir lundi, pas celui-là l'autre, lundi dernier, quand il a dénié les recevoirs à Matignon, il a commencé en gros son entretien en disant, en gros, c'est une visite de courtoisie, il ne sortira pas d'accord de l'entretien. Mais si on a besoin de... on va brancher à un psy, voyez, si on a envie de se coucher, de parler de nous, ça n'avait aucun sens. On arrivait avec des revendications sous le bras, et Michel Barnier ne les a pas entendus. Je pense qu'il savait exactement à quoi il s'exposait.
Richard Ramos,
à certains l'ambres. Il en a entendu à
certains l'ambres. Écoutez, on n'en avait
que 4 déjà sur 80, ça nous paraissait quand même pas fondamental. Et sur ces 4,
il
n'y
en
a que 3 qui ont été entendus, donc c'est quand même dommage.
Richard Ramos, est-ce que vous dites que... Parce que vous ne voterez pas la censure, mercredi, a priori, vous me dites si je me trompe, mais vous ne la voterez pas. Est-ce que vous vous dites que vos collègues de l'hémicycle ont perdu la raison aujourd'hui
? Non,
ils n
'ont
pas perdu la raison. D'abord, moi je le dis souvent, j'avais dit que ce gouvernement-là, et c'était sur ce plateau-là, était un yaourt à DLC, date limite de consommation courte. Donc ça m'a...
La
plus courte de l'histoire de la 5e.
Ça m'a donné raison. Deuxièmement, sur les débats dans l'hémicycle, pareil, je pense qu'on avait fabriqué la République du faire-semblant.
On
savait déjà par avance qu'on arrivait au 49-3.
Par
avance. La seule question qui était en suspens, c'est est-ce que le Rassemblement national
allait
la voter ou pas ? Et est-ce que le Rassemblement national allait main dans la main avec la France insoumise, accélérer une difficulté économique qui se profile ? Parce que ce n
'est
pas que de l'arithmétique, l'économie. M. Bouzou va nous le dire. C'est une confiance. Il y avait deux grands critères. Et contrairement à d'autres pays, nous avons un pays qui marche économiquement grâce à la consommation. Et la consommation, c'est en partie la confiance. Avec deux critères. Un pays qui s'élevait l'impôt. Là, c'est vrai, il n
'y
aura pas du tout d'inquiétude à avoir. L'État sera toujours prélevé l'impôt. Et la deuxième, c'était la stabilité politique.
Et
là, finalement, par son attitude, le Rassemblement national a rajouté de la stabilité politique. Et donc là,
on
va avoir, on l'a vu tout de suite, les marchés financiers, même si il ne
faut
pas être piloté par les marchés financiers, mais c'est quand même des entreprises françaises qui ont chuté tout de suite après l'annonce de Michel Barnier. Et on aura peut-être une inflation qui va peut-être reprendre. Et les taux d'intérêt qui, à coup sûr, vont augmenter. Ça veut dire quoi, les taux d'intérêt ? Ce n
'est
pas des mots. Ça veut dire que les primo-accédants qui vont acheter leur petit appart, eh bien, ils ne pourront pas le faire. Parce qu'aujourd'hui, ça ne passera pas quand ils feront leur demande aux banquiers. Et ça, par une union entre le Rassemblement national et les LFI. Avec le PS qui s'y met et qui suit de toute façon quoi qu'il arrive, les LFI. Et
je
me tournerai vers Alexandre Ouizi dans un instant.
Je
voudrais juste qu'on voit cela justement et qu'on comprenne si vraiment, comme on l'a mis en bas de l'écran, Nicolas Bouzou, on fait ce saut dans l'inconnu. Déjà, moi, j'ai cette infographie qui nous montre ce qui va arriver en cas de censure, l'impact concret, réel pour les Français en cas de censure qui sera donc normalement voté mercredi. L'impôt sur le revenu des Français augmenterait de près de 3 milliards. Pas de revalorisation salariale pour les différents fonctionnaires des ministères de l'Éducation, des Armées et de la Justice. Pas d'avancement de l'entrée en vigueur du mode de calcul des retraites agricoles au 1er janvier 2026.
Pas de renforcement des vecteurs de lutte contre la fraude sociale non plus. Et c'est une liste non exhaustive. En fait, et là, c'est vraiment une question qui se pose, je pense, beaucoup des gens qui nous regardent. Est-ce que la situation demain sera pire que si le budget avait été voté ?
Ah oui, sans aucun doute. Et je le dis d'autant plus tranquillement que je pense que ça n'était pas un bon budget. Je l
'ai
dit aussi sur votre plateau. Je pense que ça n'était pas un bon budget. Mais je pense que ne pas avoir de budget nous met dans une situation qui est pire qu'avoir un budget qui était critiquable à bien des égards. Parce que tout ce que vous venez de dire, tout ce qui est sur votre infographie, est parfaitement vrai. Mais ce qu'il faut bien avoir en tête, c'est que le budget de 2024 ne s'applique pas automatiquement. Ce n
'est
pas vrai de dire ça. Il faut faire voter une loi au Parlement pour que ce budget s'applique. Donc déjà, encore foutiez. Vu l'État du Parlement, vu l'État de l'Assemblée nationale, parfois je me demande, si vous voulez, ce qui peut s'y passer. Donc déjà, il faut que cette loi spéciale passe. Cette loi spéciale, elle réplique le budget 2024 sur le vol en recette. Alors recette, ça veut dire, en effet, vous avez tout à fait raison de le dire, que pour beaucoup de nos concitoyens, l'impôt sur le revenu va augmenter. Ou des gens qui ne payaient pas l'impôt sur le revenu vont rentrer dans l'impôt sur le revenu. Tout simplement parce que ce sont les seuils de 2024 qui ne bougent pas.
Alors que, comme il y
a
eu de l'inflation, un certain nombre de nos concitoyens ont vu les
salaires
augmenter de 2-3%.
Donc ce soir, si je
résume en deux mots, LFI et l'ERN sont gagnants ce soir, là où les
Français
sont
perdants ? Alors ça, ça me semble absolument incontestable. Et ce que je voudrais vous dire aussi, c'est que sur le volet des dépenses, il faut que le gouvernement signe un certain nombre de décrets pour que les dépenses des ministères puissent se faire. Mais en effet, ça veut dire que ce qui avait été prévu dans le budget, par exemple en matière d'augmentation des policiers, c'est important la situation de la police dans notre pays. Ben ça, fini. L'augmentation du budget de la défense. Je pars sous... On a un des meilleurs spécialistes français de ce sujet sur ce plateau. Qui prendra la parole
juste après. C'est très important.
On a appris ces derniers jours qu'Al-Qaïda, une émanation d'Al-Qaïda, prenait des positions tout à fait importantes en Syrie. Ce n'est pas un sujet qui m'amuse. Donc je pense que laisser le budget de la défense dans l'État où il était en 2024 est quelque chose qui n'est pas responsable. Donc ça, si vous voulez, tout ce que je vous dis, c'est sûr. Après, encore faut-il qu'on trouve en plus un gouvernement pour voter un budget 2025, etc. Ça va être compliqué parce que l'ERN censure le gouvernement. Très bien. Mais si c'est un gouvernement de gauche, par exemple, j'imagine que l'ERN va le censurer.
Parce que si vous avez censuré ce gouvernement parce qu'il y avait des augmentations d'impôts dans le budget,
il
y
en
avait beaucoup trop, d'ailleurs je suis d'accord avec vous, mais si c'est la gauche,
il
y
aura
beaucoup plus d'augmentation d'impôts. C'est dans leur programme et ils l'ont dit, ils l'ont fait à l'Assemblée nationale. Donc vous voyez, je pense que là, moi je vous le dis,
comme
je le pense avec toute la considération que j'ai pour les gens autour de ce plateau, je pense qu'on a beaucoup pensé aux affaires de partis politiques, etc. Tout ça est parfaitement légitime, je comprends parfaitement. Je pense qu
'on
n'a pas beaucoup pensé à la France.
C'est exactement l'inverse.
Pierre
Lelouch, on n
'a
pas beaucoup pensé à la France et nos responsables politiques prendront la parole ensuite. Les bourses, je le disais, non je l
'ai
dit pendant la pub, mais je le dis à nos téléspectateurs, ont réagi pendant cette censure, puisqu'on voit les courbes du CAC 40 qui ont vraiment chuté à la seconde où Michel Barnier quasiment a déclaré ce 49.3, a actionné ce 49.3. Tous les investisseurs se disent aujourd'hui que l'instabilité politique de notre pays, elle va durer, Pierre Lelouch. Est-ce qu'on entre maintenant dans l'œil du cyclone fiscal et économique pour le pays ?
Alors on entre dans un œil dramatique au niveau européen. Il faut bien voir que le gouvernement allemand va tomber. Il est tombé le jour de
l
'élection de Trump. Donc il y aura des élections en février. Le gouvernement britannique est très faible.
On
va avoir un Trump qui arrive avec un catalogue de nouvelles taxes à l'importation qui vont cibler massivement l'Europe. Et on a en plus à gérer, à la sortie de la négociation sur l'Ukraine qui ne
va
pas tarder, la reconstruction de l'Ukraine sur les bras que les Américains vont nous laisser.
Donc on
est dans une situation internationale très compliquée. Sans parler de tous les revers qu'on subit tous les jours, l'expulsion d'Afrique.
Le
Tchad et le Sénégal,
c
'était très récemment. Dans
des conditions humiliantes. La énième guerre de Syrie qui est en train d'éraper gravement. Enfin, ce n
'est
pas le bon moment pour ne plus avoir de France. Or, on ne
va
plus avoir de France.
Et
la raison profonde,
c
'est qu'en effet, ceux qui ont pris ce genre de décision ont pensé à eux, à leur jeu politique, et pas au pays. Ce sont les Français qui perdent ce soir ? Bien sûr. Les Français sont perdants, mais pardon, ils sont perdants depuis le mois de juin. Car le maître d'œuvre de cette situation épouvantable, que moi je n
'ai
jamais vu pendant toute ma vie politique, j'ai quand
même
servi cinq fois au Parlement. Jamais j'ai vu une chose pas. J'ai vécu une dissolution. Celle tragique d'ailleurs de ce Chirac qui a amené la cohabitation, etc. Mais bon, il y avait des majorités alternatives. Là, il
n
'y a plus rien. Macron a détruit la droite et la gauche de gouvernement.
Et
aujourd'hui, il a scié la branche des institutions. Parce qu
'on
se retrouve sans de gouvernement du tout. Et sans perspective de gouvernement jusqu'à l'été. Et c'est ma seule différence avec M. Bouzou, pour lequel j'ai grande estime, c'est que la situation de la France, elle était pathétique. Parce que ça ne peut pas tenir jusqu'à l'été, M. Bouzou. Vous le savez bien. Le budget qui était présenté, et qui devait faire 60 milliards d'économies, je le dis devant des parlementaires qui ont assisté au débat, il devait sortir 60 milliards d'économies. Il découvre 100 milliards de recettes en moins qui sont évaporées. Et tous les ministres envoient la balle dans des conditions invraisemblables. Donc 60 milliards à la sortie,
il
y a 7 milliards de dépenses en plus.
Et
40 milliards d'impôts en plus. C
'est là où les Français sont des enfants.
Non mais attendez, là je ne me sépare pas de vous. Je dis simplement qu'un coup de batte de baseball de 40 milliards sur la France aujourd'hui, M. Bouzou, c'était catastrophique. Donc oui, les résultats de ne pas avoir du budget, ce n
'est
pas génial.
Mais le chaos, il est là.
Mais
la situation
vécue par nos concitoyens, que je leur parle quand même, aujourd'hui ils sont massacrés d'impôts, l'arrivée d'une taxe supplémentaire massive dans ce nouveau budget, elle est littéralement arrêtée. Les petites entreprises, les gens, c'était le coup d'arrêt complet. Et faire durer ça jusqu'au mois de juillet, c'est injouable. Donc moi, ce que j'espère pour le pays, c'est une clarification rapide. Le meilleur service que peut rendre M. Macron aujourd'hui, qui est quand même le grand maître d'oeuvre de tout ça, c'est de s'en aller, je l
'ai
dit, ici même, il y a plusieurs semaines déjà. Mais
vous savez que ça n'arrivera
pas, Pierre Lelouch ? Bien
sûr que ça arrivera.
Pas dans les 15 jours qui viennent, en tout cas.
Ça va arriver beaucoup plus vite que vous croyez, tout simplement parce que l'histoire s'accélère et qu'il y
a
une dynamique. Et que la dynamique, c'est qu'il n'y a personne pour remplacer Barnier. Puisque Barnier, de toute façon, il n'avait pas de majorité et pas de programme. Il naviguait. Le suivant, qu
'il
soit de gauche ou de droite, n'aura pas non plus de majorité. Donc, le président peut jouer avec un ou... C'est revenir M. Béroud, le sauveur, pendant
deux semaines, M. Raman. Enfin,
vous le reconnaissez. Mais moi, j'aime bien... Ça
serait si c'était le
sauveur depuis
le temps qu'il est là, M. Béroud. Depuis le temps qu'il essaie. Je ne le
crois pas assez fou
pour
s'engager dans le Titanic avec une durée de préemption encore plus courte que le précédent, vous voyez.
Oui, mais...
Vous savez, tout est possible avec les centristes, n'est-ce pas ?
Vous les connaissez. Et c'est vrai que son nom circule. Je pense que lui-même,
honnêtement...
Mais il
y en a plein
d'autres qui vont circuler.
Vous ne savez pas qu'il
a envie d'y aller ? Bien sûr qu'il a envie d'y aller.
Ah bon ? Et d'un temps qu'il a envie d'y aller. Oui, c'est vrai. Mais bien sûr qu'il a envie d'y parler. Et
en plus...
Et en plus... Il a fait
feu de tout,
moi. Je veux vous
dire. Parce que ça fait longtemps qu'il attend.
Ça fait très longtemps que je pense qu'il ne
reste
que trois, pardon de dire ça comme ça, dinosaures de la politique. François Bayrou, Marine Le Pen et M. Mélenchon. C'est
-à
-dire que le reste, je dirais... C'est François
Hollande. Trop de Mélenchon. François Hollande. Il n'a pas... Pardon.
Je ne le mets pas tout à fait dans la même catégorie. Pardon. Même s'il a été président de la République. Lui, évidemment. Mais ce n
'est
pas tout à fait pareil. Voilà. Et ils en rêvent tous.
Et Sarkozy, ce n'est pas un dinosaure.
D'abord,
je
pense qu'ils sont pris dans l'ordre. Donc, François Bayrou, je pense qu'il pense que c'est son moment. Moi, j'ai souvent dit également...
Il ne
va
pas durer longtemps, son moment.
Il faut lui dire parce que... Il y a plein de fois où c'était son moment. Je pensais qu
'en 2017, il avait apporté la baille de fiançailles à 6% à M. Macron. Et après la baille de fiançailles, je pense qu'il ira voiture balée du mariage. C'est-à-dire qu'en fait, il a fait le début et il va faire la fin. Et donc, je pense que François Bayrou sera Premier ministre. Et en tout cas, je l'espère.
Alexandre Ouzi, sénateur du Parti Socialiste. Juste, d'abord, cette première question. Et vous défilerez parce que je pense que vous avez envie de commenter ce qui vient d'être redit. Mais pour conclure sur cet aspect très économique et l'impact pour les Français, parce que je pense que c'est quand même ce qui reste le plus important pour tous ceux qui nous regardent, pour tous les électeurs. Avec cette censure pour le rééquilibrage du déficit qui est abyssal, et Nicolas Bouzou a été là pour nous le rappeler encore une fois, on fait quoi maintenant ? Parce que les décisions politiques,
c
'est bien. Les enjeux personnels, c'est une chose. Mais le destin des Français de notre pays, qu'est-ce qu'on en fait ? Je pense qu'en tout cas, pour notre part, nous sommes habités par cette seule question. Et d'ailleurs, rentrer dans la discussion par le concours de petits chevaux, c'est-à-dire Bérou, etc. Cazeneuve. Cazeneuve, tout ça, ça n'a... Vous aurez remarqué que ce n
'était
pas ma question. J'étais parti sur l'écho et puis c'est un peu dérivé. Je vais vous dire pourquoi ça n
'a
rien. En fait, tout ça n'a aucun sens. Soit, en fait, on arrive à un Parlement mature, un Parlement mature qui se dit quoi ? Qui se dit, en fait, donner les clés à Macron. C'est-à
-dire
lui dire, renomme. Macron, ça a été quoi depuis le début ? Un vecteur de crise. Jamais une solution à la crise. Donc moi, je dis les choses simplement. Soit les partis qui se sont constitués en front républicain, soit ça avait un sens, soit ça n'en avait aucun. Avec des présidents de groupes à l'Assemblée nationale, avec des présidents de groupes au Sénat, se parlent dans un forum budgétaire, discutent, échangent, sont capables de trouver les compromis pour qu
'il
y
ait
un budget dans ce pays, qui soit en effet le budget qui abîme le moins la croissance. Mais
là, c'est I have a dream, là. C'est Martin Luther King, là. Non, non, c'est pas Martin Luther King. C'est pas Martin Luther King, ça veut juste dire... Dans une bouche, c'est
assez cocasse
de parler de budget. Alors,
on laisse finir M. Ouizi, s'il vous plaît. On laisse finir M. Ouizi. Ça veut dire être respectueux du sens du vote. Qu'est-ce qui s'est passé pour l'instant ? Il y
a
Michel Barnier qui a dansé un tango avec Marie Le Pen. Vous avez vu, nous, on était spectateurs. On était sur le banc de touche. On ne nous a rien proposé. On a écrit au Premier ministre sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. On avait proposé 2% d'évolution, 2% en dépenses et en recettes sur ce que nous avions proposé. 2%. Donc, c'était pas la révolution. C'était pas le retour du marxiste par la grande porte. C'était 2% d'évolution. Et on ne nous a pas parlé. Donc, si on revient à des meilleurs sentiments, si on fait marcher cette République comme elle doit fonctionner depuis que ces élections ont eu lieu, de M. Lelouch, on n
'a
pas choisi d'être dans cette situation. C'est Macron qui nous y a plongé. Soit on décide d'en sortir intelligemment, soit on continue.
Le Front Républicain, c'est la suite logique de la dissolution. Le Front Républicain, c'est la suite logique de la dissolution.
Et ça, c'est la gauche qui l'a créée. Le Front Républicain, tout à fait d'accord avec vous. Mais le Front Républicain, celui qui l'a trahi le premier, c'est Emmanuel Lacombe comment ? En nommant un Premier ministre qui n'en était pas issu. Donc, la logique aurait voulu que le... C'est vrai, vous
le dites ? C'est vrai, mais c'est un peu plus fort. Mais c'est vrai. Il y a des micros. Il y a des micros. Il me fait plaisir. Mais si vous voulez,
c'est ça, le péché original.
Tout ça, c'est celui-là. Ça aurait changé quoi, dit M. Lelouch
?
Ça aurait changé rigoureusement rien. Quelle
était la méthode que nous avions proposée ?
C
'était de dire... Lucie Castet. Lucie Castet, un Premier ministre de gauche, ouvert sur une assemblée de fonds républicains. C'est ça, la méthode. Et c'était la seule
manière... Jean
-Luc Mélenchon
a dit rien que le NFP. Pour le NFP.
La seule manière à faire. Alors
là, vous pouvez retrouver les traces. C'est cet été, des courriers qui ont été écrits.
Aujourd'hui, je ne vous parle même plus de la question gouvernementale. Je vous dis, c'est à l'Assemblée que la question se pose. C'est au président de groupe.
C
'est une initiative qu'a proposée le président Vallaud, il
y
a une semaine, je crois. Boris Vallaud. Boris Vallaud, chez un de vos confrères. Que les présidents de groupe se parlent, qu'ils arrivent à trouver la solution de compromis
qui donne au pays un budget.
Oui, vous allez me parler d'Alefi dans les deux secondes, c'est ça ? C'est
l'habitueur. Excusez-moi, mais c
'est
le numéro de Bento. Non, mais
je sais que
ça vous gêne. Il faut assumer, monsieur Wizi. Il y a un moment. Excusez-moi. Vous savez très bien. Le mot
sort
de main. Je ne sais pas, vous êtes chez moi. Je veux
d'abord vous parler du Parti Socialiste.
Parlez-moi du Parti Socialiste. C'est plus plaisir, vous avez
raison.
Est-ce que
le Parti Socialiste est ce soir favorable à la nomination de Lucie Casté au gouvernement, qui semble improbable, mais quand même, est-ce que vous êtes favorable avec un gouvernement constitué de ministre Alefi ? Lucie Casté, une autre... Mais vous avez compris que
c
'était... Enfin, soit vous m'avez pas écouté, ce que je crois possible, mais c'était
pas un sujet. Pas de bon sujet. Non, non, non. On est resté correct. J'ai commencé
en disant justement que la question n'était pas le gouvernement. Donc si vous m'écoutez, je vous dis parlons à la Chambre. Trouvons les compromis à la Chambre. Je sais bien que la machine va être on va faire tourner les cartes, on va faire tourner les têtes.
Mais c'est pas ça
le sujet. C
'est pas gagné votre affaire. C'est à la Chambre ce que nous sommes
capables de faire. Enfin. Lors
la valette. Mais soyons sérieux. Tout le monde a terminé. Mais soyons sérieux. Monsieur
le sénateur, j'ai un tout petit peu d'expérience de l'Assemblée, j'ai 5 législatures. S'il n
'y
a pas de majorité, ça ne fonctionne pas. Mais il
n'y
a
pas de
majorité. Laissez-moi finir,
s'il vous plaît. La
5ème République ne fonctionne
que
si le président a une majorité. Quand il
n
'y a plus de majorité, ça tombe, ça donne au mieux la cohabitation. Avec Macron, on n'a plus rien du tout. On
n'a
même pas l'optique d'une cohabitation. Il n
'y
a même pas une chance. Vous pouvez nommer qui vous
voulez à gauche. Laissez-moi juste finir.
Ce n'est plus
la 5ème République.
Vous pouvez nommer
qui vous voulez à gauche,
convoquer les présidents de groupe. Vous n'aurez jamais de solution parce que cette Assemblée est un gouvernement. Elle est éclatée. Elle est le résultat exact
de
ce qui a été voulu par le président. Et ensuite, par M. Attal, quand il est sorti du bureau en apprenant qu
'il
n
'est
plus Premier ministre, en téléphonant lui-même à ses propres députés pour qu'il soit battu, afin de faire barrage au Front National. C'est ça l'origine.
On a changé
de nom. On a rassemblement national. Pardon. Rassemblement national.
Pour moi, c'est toujours... Les
conséquences, aujourd'hui, c'est
que le RN dépose une motion. Je vous rends tout de suite la parole. Je
vous rends
la
parole, Laure Lavalette. Vraiment, promis. Je voudrais juste qu
'on
voit ce communiqué. Alors que le RN a déposé sa motion, que le NFP a déposé la sienne, que le RN votera celle du NFP. Vous me suivez. Le socle commun a communiqué, à savoir le groupe des parlementaires de ce socle à l'Assemblée et au Sénat, qui disent d'une même voix, et vous voyez les signataires en bas de l'écran, dans la période de grande incertitude que nous vivons, notre conviction est claire, notre pays a besoin de stabilité économique, financière, institutionnelle. Voter une mention de censure reviendrait à plonger le pays dans l'inconnu. Aujourd'hui, chacun se retrouve face
à
sa responsabilité. Un choix s'oppose à l'ensemble des responsables politiques. Choisir entre les calculs politiciens et l'intérêt général. Nous nous réunissons aujourd'hui pour dire que l'intérêt du pays n'est pas le saut dans l'inconnu ou la stratégie du pire.
L
'intérêt du pays,
c
'est la stabilité et l'apaisement, ce à quoi nous appelons aujourd'hui. Oui, mais malheureusement, pour eux, la messe est dite.
D'autant plus cocasse quand même que Gabriel Attal est artisan de ce que nous sommes en train de vivre et
qu'il a évidemment
poussé M. Barnier à ne pas accéder typiquement à la ligne rouge qui était la désintexation des retraites. En fait, il lui a planté un couteau dans le dos. Il était très content de lui voir tourner les talons. Je pense qu
'il
y a beaucoup d'égo dans leur histoire. Mais moi, je pense que pour avoir un éclairage complet de comment est-ce qu'on en est arrivé là, il faut repartir au mois de juin. Il faut repartir aux Européennes où Jordan Bardella fait un score extraordinaire. Il fait plus de 30% avec plus de 30% de participation. Ce score-là est confirmé au premier tour des élections législatives. Et s'il n'y avait pas eu une alliance complètement contre nature, et M. Ramos, vous devez votre élection à la défection du
Parti Socialiste. Donc en fait, c'est parce que
vous avez
plongé. Vous m'avez voté. Vous m'avez voté. Vous êtes en France au 12ème tour. Oui, mais le choix a été biaisé. Vous m'avez essayé de terminer. Alors, on laissait terminer leur Lavalette, s'il vous plaît.
Oui, et vous répondrez. Et vous répondrez, cher Richard Ramos.
Je lui répondrai. Je vous répondrai, Mme Lavalette. Je
vous répondrai, Mme Lavalette. Dans ce chaos institutionnel, c'est bien ça. C'est les alliances que vous avez laissées faire pour sauver vos fesses. C'est honteux.
Mais
exactement, avec le Parti Socialiste qui était dans le nouveau Front Populaire, qui nous ont eu vraiment. On a été là souvent
sur ce plateau pour dire
à quel point ils se sont roulés dans la fange en étant incapables de dire que le Hamas était un mouvement terroriste.
Nous, vous y êtes toujours. Le Front Populaire, est-ce que les voix de vous dire ? Arrêtez, arrêtez, arrêtez. Ce que tu dis, ça n'a pas empêché M. Ramos de bien vouloir être élu en ayant cette
défection. Et en fait, au soir du
second tour des
élections présidentielles, l'Assemblée nationale ne ressemble pas à ce que veut la France. Les Français, ils veulent toujours moins d'immigration, ils veulent toujours plus de pouvoir d'achat et toujours plus de sécurité. Mais
là, vous ne leur en offrez pas en censurant le gouvernement. Alors, moi, c'est moi qui me permets de vous interrompre, là. Vous êtes dans la Valette. Les
Français ont voté.
Mais là, vous dites
une
chose qui n'est pas vraie. Parce que vous dites que les Français veulent plus de pouvoir d'achat mais en censurant le gouvernement. Vous êtes là
à la place de M. Ramos et nous aurions eu cette majorité. Nous
aurions eu cette majorité pour avoir une circulation bien faite. Alors, Nicolas va faire court. Nicolas, Nicolas, parce que je voudrais juste qu'on rectifie. Non, non, on ne passera pas à autre
chose. On ne passera pas à autre chose. Je voudrais juste, en termes de pouvoir d'achat, parce que Laurent Lavalette a dit qu'on veut redonner du pouvoir d'achat aux Français. Est-ce que ce n
'est
pas l'antithèse, justement, de la censure, le pouvoir d'achat ?
Vous
pouvez
laisser parler les autres, Mme Lavalette ? Je m'occupe de modérer le plateau, Richard Ramos. Ne
vous inquiétez pas.
On ne
les a pas
du tout évité, parce que
je ne pense pas que le prochain gouvernement, j'adorerais qu'il
y ait
un nouveau gouvernement qui, comme ça, va arriver, va pouvoir faire une alliance assez large et va nous dire, je réforme la fonction publique, on baisse la dépense publique, en termes d'augmentation d'impôts,
on
ne
va
quasiment rien faire du tout. J'aurais adoré. Mais bien évidemment, il n'y a aucune solution politique pour ce type de gouvernement. Donc là où vous avez fait un mauvais coup pour la France, mais au passage, pour vous-même, c'est
que vous mettez
la France dans une situation qui est très compliquée, on parlera peut-être des marchés, mais sur le plan financier, sur tout
ce que vous voulez. Les 1 000 milliards de dettes, ce n'est pas moi. Les 1 000 milliards de dettes des 7 dernières années, c'est la responsabilité, les avis de M. Ramos, pas d'ailleurs. Ce qui est vous,
c'est de voter la motion de censure de la France insoumise, vous votez la motion de censure de la
France
insoumise, avec les arguments de la France insoumise, alors même que
le Premier ministre
a accédé à un grand nombre de requêtes de Marine Le Pen sur la réforme de l'AME, sur la taxe sur l'électricité,
sur
le nom des remboursements des médicaments. Donc sur trois sujets, le gouvernement avait accédé à vos demandes. Et donc là, si ce que je ne souhaite pas, mais ce qui me semble possible, la France entre dans de grandes difficultés, notamment du point de vue financier, ou alors avec un prochain gouvernement qui va faire absolument n'importe quoi, notamment sur le plan fiscal, pire que celui-ci, vous aurez une grande part de responsabilité.
Richard Ramos.
Alors, Mme Lavalette me
dit, en gros, vous avez été élue parce qu'il y avait... Ah,
il y a eu
un désistement,
c'est parti socialiste.
Moi, j'ai d'abord été élue parce que vos candidats, ils étaient antisémites
et
sexistes. Donc je n
'y
peux rien. Ils avaient des propos en disant que c'était les juifs qui dirigeaient le monde. Et ils avaient écrit également que Mme Elier, quand elle voit Attal, elle a la culotte qui mouille. Je n
'y
peux rien si c'est vos candidats. Bon,
ça, c'est juste broussé. C'est juste très
cavalier. C
'est
juste pour vous dire que si j'ai été élue,
c
'est parce que vous
n'étiez pas en cas
de
socialiste. C'est parce que le candidat socialiste s'est désisté, M. Ramos. Mais vous pouvez pas
la fois demander à ce que je
vous laisse parler. C'est un cas particulier. Mais c'est vrai, M. Ramos.
Et ensuite, derrière,
c'est les Français. Mme Borne a été élue parce que quelqu'un de chez vous s'est désisté. Mais pas de problème. Mais pas de problème. Madame Lavalette, si vous arrivez... Non, non, pas que trois en même temps. C'est pas
possible.
C'est pas possible. C'est pas
possible. Quatre fois. D'accord ? Les gens qui ont voté au deuxième tour,
ils
ont voté... Ils n'avaient pas envie de voir le Rassemblement National. Vous avez été le premier parti au premier tour. J'ai toujours
dit que... Non, au deuxième tour aussi. 11 millions de Français.
Mais si on a été élue, c'est parce que les Français l'ont décidé.
Vous avez fait des réglances indiques, M. Ramos. Vous n'avez pas le résultat, aujourd'hui, on le connaît tous. Vous avez fait des réglances indiques. Et aujourd
'hui, la question qui se pose, je vous le dis, c'est que vous porterez une responsabilité en faisant cette motion de censure. Vous allez conforter votre socle de base. C'est-à-dire les gens qui ont voté pour vous, qui sont anti-système. Mais je pense que la droite que vous voulez conquérir pour le deuxième tour de la présidentielle, vous les avez définitivement perdues.
On respire un court instant. 60 secondes chrono. Le temps pour Maureen Vidal de nous rappeler l'essentiel de l'actualité. On reprend les débats.
A
tout de suite.
Alors qu'une trêve fragile avait été décrétée entre Israël et le Hezbollah depuis mercredi, le mouvement libanais a mené ses premiers tirs sur une position israélienne, un acte qualifié de violation grave du cessez-le-feu par Benyamin Netanyahou. Israël a riposté ce lundi soir en menant des frappes sur des cibles terroristes au Liban. Neuf morts ont été recensées selon Beyrouth.
Le
procureur de la République de Saint-Brieuc a donné une conférence de presse cet après-midi. Toutes les pistes sont envisagées concernant la disparition de la jeune Morgane. Un appel national a été lancé par la gendarmerie en vue de récolter le plus de témoignages possibles. A l'adresse suivante, morgane.gendarmerie.intérieur.gouv.fr. Une information judiciaire a été ouverte. Un dispositif de sécurité exceptionnel à l'occasion de la réouverture de Notre-Dame de Paris. Ce week-end, le préfet de police de Paris l'a annoncé. 6 000 policiers et gendarmes seront mobilisés, ainsi que des moyens performants inspirés des Jeux Olympiques. Objectif ultime, la lutte contre le terrorisme.
Merci beaucoup, Maureen Vidal. On vous retrouvera à minuit pour l'édition de la nuit. Marine Le Pen qui justifie cette motion de censure tout à l'heure aux 4 colonnes, cette fameuse salle de rencontre entre la presse et les députés à l'Assemblée.
Nous
avons fait des propositions au gouvernement, de manière avec droiture, avec loyauté. Nous n'avons rien caché
de
nos souhaits pour les Français, pour les Français, s'il ne me semblait pas que cette demande était insupportable. Et je pense même qu'il était insupportable de la refusée. Les choses étaient claires. M. Barnier n'a pas souhaité répondre à la demande des 11 millions d'électeurs du Rassemblement national. Il a dit que chacun assumerait ses responsabilités. Nous assumerons donc les vôtres.
On
a quand même la sensation, Laure Lavalette, pardonnez-moi, que Marine Le Pen voulait à tout prix censurer le gouvernement, quelles que soient les concessions qui auraient été données. Cette liste de course, elle n'avait pas de fin.
Mais c
'est faux. Cette liste de course, elle n'a jamais évolué en un mois et demi. Elle n'a pas évolué. Et la mesure dont nous parlons, c'est 3,5
milliards.
Alors effectivement, pour les gens qui nous écoutent, 3,5
milliards,
c'est colossal. Mais c'est 0,5 points du budget total de la Sécurité sociale. C'était quoi ? Encore une fois, je pense qu'il y
a
eu un chantage.
Et de concession en concession, comment on compte ce déficit
abyssal ? C'est ça le problème.
Mais parce qu'attendez, est-ce que l'État a fait... Ça
a coûté combien les concessions de Marine Le Pen ? Est-ce que
l'État a fait la moindre économie structurelle ? En fait, c'est comme si vous êtes à table, vous dites à vos enfants, servez-vous moins, mais par contre, moi je vais me resservir. Mais ce n
'est
pas possible. Les Français, les retraités ne peuvent pas être la variable d'ajustement des mauvais choix politiques, de la faillite du gouvernement. Ils ont fait 1 000 milliards de dettes en 7 ans, vos amis, M. Ramos. C'est autant qu'entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000. C'est colossal. Le chaos...
Mais vous avez une solution ? Et à la fois permettre aux Français de consommer... J'entends ce que vous dites. 1 200 agents d'État, l'agence de l'eau, les aéristés,
80 milliards par an. Avec vous,
ça c'est notre programme. Avec
vous,
oui. Pas de foire d'empoigne. Ce que je veux
dire,
c'est qu'il ne va pas y avoir un
Premier ministre à Rennes avec une majorité qui va appliquer ce programme.
C
'est ça ce
que je veux dire. Donc
ce programme ne s'appliquera pas. Mais est-ce que ça veut dire qu'il y
aurait
un Premier ministre qui ne prendrait aucune des propositions que le RN fait
? Il
a
quasiment compris. Même
si... On
va
vous plaisanter,
on en avait 80. Face à vos micros, s'il vous plaît.
Il y en a pris
3. Et Pierre
Lelouch ensuite.
Dans ce budget, la seule entreprise gagnante de France avec vous, ça aurait été Gillette. Vous avez rasé gratis pour tout le monde. Et ça distribue. Et ça distribue. 40 milliards d
'infos. Parce que l'esprit, vous êtes de l'Assemblée. Vous n'avez fait
que distribuer. Non mais
c'est pas vrai du tout.
Il y a un contre-budget que Jean-Philippe Tanguy, qui est quand même quelqu'un de très sérieux, qui vous a donné 80 mesures.
On rasait gratis avec vous. C'est pas
vrai du tout. Honnêtement, c'est pas vrai du tout. Tous les Français peuvent aller voir sur le site du RN. Il y a le contre-projet qui était très bien. Moi, je veux bien qu'on m'attaque. Parce que les propositions que nous nous proposons... Le
gouvernement vous a lâché 10 milliards d'économies,
je crois. Un peu plus même.
10 milliards.
Enfin, ils étaient financés, ces 10 milliards d'économies. Nous avons dit qu'il fallait aller chercher de l'argent sur la fraude. Il fallait chercher de l'argent, justement, sur des mesures structurelles avec ces agences de l'État. Pourquoi pas sur l'immigration, de guichets sociaux. Je veux dire, on propose des solutions.
Pierre Lelouch. Non, mais je pense que le débat montre qu'on n'en sort pas. C'est
ça qui est terrible. Et
ce que dit M. Wisin, à entendre... Contrairement à
ce que vous disiez...
À
trois, on n'est pas
capable de se
mettre d'accord et d'aller vers... Non, mais non, mais moi, je représente 11 millions de gens. C'est beaucoup de gens,
si
vous
êtes d'accord.
Ça ne ressemble à rien à chacun. La vérité, c'est que le pays a besoin d'une clarification politique. Je crois qu'il est dans l'intérêt du pays d'aller rapidement à une élection présidentielle. Je sais bien qu'on ne peut pas dissoudre jusqu'au mois de juillet. Mais il faut au moins un cap qui soit clair. Un signal du peuple dans une direction ou dans une autre. Si c'est la France bigarrée, multitruc,
à
la Mélenchon, allons-y, et c'est une France de gauche ou d'extrême-gauche, ou bien si c'est un message de droite. C'est ça le message, la clarification que le pays entend.
Après,
il y aura une clarification législative qui suivront. Mais rester dans ce espèce de magma de discussion qui tourne en rond, on n'en sortira pas.
Deuxièmement, je dirais,
pour revenir, vous savez,
l
'origine, j'ai parlé de juin, mais l'origine, c'est quand même l'élection baroque
de
M. Macron, suivie par ses législatives ratées, où il n'a pas la majorité.
À
ce moment-là, Nicolas Sarkozy lui dit,
la
seule façon de t'en sortir, c'est de faire une alliance avec LR.
M.
Macron a refusé.
Il
l'a fait après avoir perdu la dissolution. Dans des conditions où ça ne suffit plus pour faire une majorité. Avant ça, il avait une majorité. Il pouvait gouverner. Il a refusé de faire
ça.
Il avait une majorité avec LR. Là, il n'y
a
plus. Donc, de toute façon, c'est mort.
J
'ajoute que la seule chose, mais encore, c'était très difficile. Quand Barnier est arrivé, après tous ces mois, ces semaines d'hésitation, les Jeux Olympiques pour gagner du temps, puis encore deux mois, etc. La seule façon où il pouvait essayer de s'en sortir, c'était de prendre les Français à témoin. De s'appuyer non pas sur l'Assemblée, contrairement à ce que vous dites, mais sur le peuple.
Qui,
lui, comprend qu'on est en déclin et comprend qu'on est dans la difficulté. En disant, voilà,
la
France aujourd'hui vit très au-dessus de ses moyens. Elle dépense 900 milliards de dépenses sociales.
Il
faut
enlever
5 à 10%. C'est jouable. Et s'il s'appuyait sur l'opinion publique pour dire, je vais les trouver. Là, ça pouvait avoir une chance de passer. Ça pouvait, parce qu'il fallait encore le faire voter, même s'il avait demandé une loi d'habilitation, pas sûr qu'on lui ait donné, passer par ordonnance. Mais la façon dont il a fait,
de
rentrer dans les circonvolutions de chaque parti politique, il ne pouvait pas s'en sortir. La preuve, c'est qu'on est là, exactement où il devait arriver. Je le regrette,
pour
lui, parce que je n
'ai
rien contre lui. J'ai des amis de ma ex-famille politique qui sont avec lui, qui essayent de sauver le navire, mais le navire, il est mort. Et tout navire alternatif connaîtra exactement le même sort. C'est pour ça qu'on n'en sortira que par une clarification au sommet de l'État. Ou par un
non-vote
de cette censure par les socialistes, peut-être, et que le gouvernement Barnier reste en place. Parce que c'est une option qui est assez improbable, mais qui reste dans le champ des possibles dans les 48 heures qui viennent. Je me permets de me tourner vers le sénateur socialiste qui est avec nous. Et Pierre,
vous
reprendrez évidemment ensuite. Est-ce que le PS a intérêt, franchement, à voter cette censure ? Vous êtes au Sénat, mais évidemment que vos collègues de l'Assemblée sont sur la même ligne. Est-ce qu'ils sont prêts à le faire ? Est-ce qu'aujourd'hui, finalement, le PS, à l'arrivée, en tout cas dans 48 heures, sera responsable de la chute de Michel Barnier ou non ? Je réponds à M. Lelouch et je réponds à votre question. Juste un mot pour M. Lelouch. En fait, la différence entre vous et moi, c'est que vous continuez à attendre le salut du président de
la
République.
C
'est-à
-dire
que vous pensez encore qu'il va prendre une décision qui pourrait sortir le pays de l'Orient. Moi, j'ai cessé de le penser. Donc, je m'intéresse à ce qui est possible de faire.
Et ce qui est possible de faire, c'est la question
de l'Assemblée nationale. Et ensuite, pour répondre à votre question plus directement, évidemment que le PS va voter la censure, mais pour une raison assez évidente, c'est que vous l'avez vu et tout le monde l'a vu, tous nos téléspectateurs l'ont vu. À aucun moment, Michel Barnier n'a tendu la main d'une quelconque manière. On lui a écrit à deux reprises avec des lignes rouges et des lignes claires. Les seules lignes rouges qui l'ont intéressée sont celles du Rassemblement national. Vous
pouvez aussi
faire le choix de passer outre ça et de vous dire l'intérêt de la nation me
dicte de ne pas voter cette censure,
de ne pas suivre la France insoumise et de montrer que les socialistes sont les socialistes et que nous
sommes
un
parti qui prône la stabilité, un parti républicain
et un parti qui va empêcher justement cette chianlite, entre guillemets. Là, on est dans une grande confusion. Nous, quand on va devant les électeurs, on y va avec des idées, on y va avec une vision, on y va avec un projet. Donc, quand on revient devant le Parlement, on ne
va
pas faire comme si si on avait décidé de voter la censure, c'est parce qu'on aurait eu des victoires sur des choses essentielles. Vous avez eu une
occasion en or de vous démarquer de LFI dans les 48 heures.
Vous avez eu une occasion en or. Mais nous,
on
n'est pas dans la petite stratégie. Ah bon ? Quelle est mon occasion de me démarquer
de LFI
? Il
faudrait
peut-être,
non
?
De
ne pas m'en démarquer. Comment vais-je faire ? En fait, on ne se pose pas la question en ces termes. Vous ne l'avez peut-être pas compris. Non, je
ne
l
'ai
pas
compris. Mais
vous êtes là pour me l'expliquer.
On
se pose la question en qu'est-ce qui est bon pour le pays, qu'elle n
'aurait pas
pu être faite, on en a proposé, qui nous aurait permis d'aller vers une non
-censure. C'est bon pour le pays, votre alliance avec Mélenchon
? C
'est bon pour le pays, votre alliance avec Mélenchon ?
Écoutez, nous,
ce
qui est bon pour le pays avant tout, c'est qu'en effet, avec le Front Républicain, on a évité l'accession aux responsabilités du Rassemblement National.
Mais
vous
avez poussé, chers
collègues.
Après
que le Bloc Central ait refusé de faire ce travail de Front Républicain qu'impliquait le Front Républicain au sein de l'Assemblée Nationale, c'est votre responsabilité, je suis désolé de le dire, et c'est ce qui rend aujourd'hui la situation si difficile.
Richard
Ramos, et on va entendre Mathilde Panneau
sur cette censure juste après. À l'Assemblée
Nationale, il y a beaucoup de socialistes qui aimeraient travailler avec le socle commun, mais qui sont tenus électoralement, ils le disent, par les LFI. Et donc aujourd'hui, électoralement, le PS a des députés parce qu'ils ont été avec LFI. Moi, ce que je crois qu'on va accélérer, mais c
'est
le bouche à raison, ce sera une clarification politique. Et je crois que le
prochain Premier ministre
devra entretenir avec
Mme Le
Pen des
relations qui sont cordiales et viendra très vite sur la table la proportionnelle. Je pense que le Rassemblement National et quelque part le PS pour se détacher des LFI auront besoin, dans les mois qui viennent, pour la clarification qu'a donnée M.
Lelouch, de la proportionnelle. Je ne comprends pas pourquoi
vous me
dites
qu'il
y a
des bons et des mauvais sujets. Pourquoi c
'est
un mauvais sujet de retrouver une identité politique et de se départir de cette
oeuvre qui est LFI et qui vous
a mangé ? C
'est
votre analyse. C
'est mon analyse. Vous êtes un petit peu perdu dans les réponses.
Alors,
je voudrais juste que M. Wizi me
réponde. Pour vous répondre, les lignes de non-censure, je ne vous ai même pas parlé de celles du NFP, je vous ai parlé de celles qu'a mis le président du groupe socialiste qu'il a décidé au sein du groupe socialiste. Donc, c'est au sein du groupe socialiste que la discussion a eu lieu sur ce qu'était nos... Sans influence de Jean-Luc Mélenchon ? Vous imaginez quoi ? Que dans nos réunions de groupe, il y
a
une photo de Jean-Luc Mélenchon
? On imagine très bien l'influence qu'il a. Ou qu'on se
pose la question de comment on va faire si Jean-Luc Mélenchon... Non, les choses ne
se
posent pas comme... Vous savez comment ça s'appelle votre truc ?
Ça s'appelle le
syndrome
de Stockholm. Vous savez ce que c'est que le syndrome de Stockholm ? C
'est l'Otale qui remercie son
bourreau. C'est
l'Otale qui
remercie son bourreau.
Et quand on a détruit, comme vous,
le parti de
Jaurès pour se
vendre à des extrémistes qui n'ont en tête
que le vote d
'immigrés
et
que
l
'antisémitisme...
J
'ai honte pour vous de vous
agir
avec
des antisémites ouverts. J'ai honte pour vous.
Pas d'attaque personnelle et Nicolas Bouzou reprend.
J'allais
dire qu'il n'y avait pas de ça. Ça partait
bien pourtant. J'ai
dit
que j'ai
pas
tort, Mme
Lavalette. On la met dans
la
garde. On va mettre un mot sur le
rôle important de la gauche. Parce que dans l'histoire du XXe siècle, on a déjà connu ce type de situation parlementaire. C'est toujours très compliqué. Et notamment, vous avez un épisode qui est assez connu, qui est l'épisode Poincaré. Ça devait être en 1926 ou 1927, quelque chose comme ça.
En
1925. On a réussi à faire quand même une majorité alors qu'on avait une situation financière qui était extrêmement compliquée. mais avec des gens qui partageaient un socle de valeurs qu'il s'agisse de la droite et de la gauche.
Et
là, si le Parti Socialiste... Donc,
c
'est pas un petit sujet. Si le Parti Socialiste n'avait pas cette alliance avec LFI qui, évidemment, ne partage pas les valeurs du socle républicain. Vous ne pouvez pas diviser la France, jouer, attiser l'antisémitisme, etc. et dire que vous faites partie, c'est pas possible. Et le Parti Socialiste ne partage pas ça, en plus. C'est ça, le pire. Il y avait eu le congrès de Tours avant, Poincaré.
Mais il y avait eu le congrès de Tours en 1920 où le PS avait
clarifié ses idées, et s'il était tout en restant de go, et restait raisonnable, il aurait pu contribuer à aider la France à passer cette mauvaise passe, et puis à se présenter aux élections, et à aller
gagner... On va accélérer un petit peu, parce que j'ai plein de choses à vous faire entendre et à vous faire commenter. Johan, vous allez
reprendre,
je vois juste qu'on entendre Mathilde Panot, la chef du groupe LFI, tout à l'heure,
sur cette motion de censure. Après avoir entendu la chef de groupe RN, voici celle de LFI, donc.
Nous censurerons ce gouvernement, et Michel Barnier restera probablement dans l'histoire comme le Premier ministre qui aura eu comme Premier ministre de la Ve République.
Nous
le censurerons, et contrairement à ce que disait le Premier ministre à l'instant, ce ne sera pas le chaos après que M. Barnier et son gouvernement soient partis. C'est aujourd'hui un chaos politique que nous vivons du fait à la fois du gouvernement de M. Barnier, mais aussi de la présidence d'Emmanuel Macron.
Johan Uzaï. Le Parti Socialiste va censurer le gouvernement, parce que ce budget est un mauvais budget, de leur point de vue. Ça peut s'entendre. Ils vont
censurer
le budget, et donc censurer le gouvernement. C'est l'intérêt qu'ils ont en commun avec la France insoumise, enfin en tout cas c'est ce vote qu'ils auront en commun avec la France insoumise, mais leur intérêt commun s'arrête là. C'est-à-dire que la France insoumise souhaite par exemple une présidentielle anticipée, alors que
le Parti Socialiste
ne veut pas de présidentielle anticipée.
Vous
ne les suivez pas là-dessus ? Mais non, naturellement, parce que là les intérêts divergent évidemment. Parce que la France insoumise a un candidat qui est prêt, qui a un projet, c'est Jean-Luc Mélenchon. Le Parti Socialiste, lui, n'est absolument pas prêt. Non seulement ils n
'ont
pas de candidat, mais ils n
'ont
pas de projet. D'ailleurs, ils n'ont pas intérêt non plus, les socialistes, à avoir un candidat de gauche nommé à Matignon, notamment Lucie Casté, les socialistes n'ont aucun intérêt. On
n'a autant
d
'intérêt. Vous répondrez. Les
socialistes n'ont absolument aucun intérêt. Et la plupart d'entre eux, enfin un certain nombre d'entre eux, ne veulent surtout pas aller gouverner avec la France insoumise parce que leur projet commun, le projet du NFP, est un projet qui a été écrit sur un coin de table en quelques jours. et les socialistes, une partie des socialistes ne partagent pas du tout ce programme-là qui est quand même un programme qui a été écrit principalement par la France insoumise et qui est un projet extrémiste. Tout est
faux. Le programme économique du Nouveau Front
Populaire, c'est celui de
Jean-Luc Mélenchon. Ah ben si, sur la question fiscale... Vous savez à combien était le
programme de Mélenchon ? 250 milliards d'euros. Vous savez à combien est le NFP ? 100 milliards d
'euros.
Donc déjà, ce n
'est
pas du tout le même programme. Ce
n'est pas du tout le même... Non mais rien que 100 milliards d'euros, le fait que vous le disiez devrait quand même vous donner l'indication. Ce n'est pas du tout le même ordre de
grandeur. D'accord ? Et ça n'a rien à voir sur le fond. Ensuite, en effet, vous l'avez dit, et d'ailleurs M. Lelouch, vous qui êtes sur la ligne de la France insoumise, sur la question de la présidence et d'anticipée, qui voulaient
préciser... Sur la
ligne de l'intérêt de la
France. Arrêtez avec vos trucs qui ne
tiennent pas deux secondes.
Arrêtez de raconter...
Bon,
soit un constructif, s'il vous plaît.
L'intérêt de la France, c'est une clarification.
Ce n'est pas de rester
comme ça
jusqu'au mois de juillet. M. Ouizzi, est-ce qu'on peut laisser terminer
Alexandre Ouizzi
? Nous, sur
la
question du gouvernement, on est clair. On
souhaite qu'il
y ait
un gouvernement de gauche, vous avez tort, que ce soit Lucie Castet, que ce soit un socialiste, que ce soit quelqu'un d
'autre.
On souhaite qu'il y
ait
un gouvernement de gauche qui soit ouvert sur une assemblée de front républicain, qu'on revienne à la source de ce vote. Ah, donc pas un gouvernement pleinement NFP. C'est différent. Ah, c
'est différent. Un gouvernement
de gauche ouvert sur une assemblée
de
front républicain, sur une assemblée
de front républicain. C'est pas la même chose. M. Mélenchon, ça n'a pas été ça. La
question... Ça
ne va
pas être ça,
pour
Jean-Luc Mélenchon.
Ça a été ravalé, attention. Mais, vous savez, nous, on ne se pose pas la question de faire le réveiller. Il
faut le
réveiller. Il faut le réveiller.
Deuxième point, en effet, sur la présidence et l'anticipée, nous,
on
considère que ce n
'est
pas la solution qui déboucle le pays, contrairement à vous et à Jean-Luc Mélenchon, M. Lelouch, et qu
'on
considère que ça n'a aucun sens, aujourd'hui, d'aller dans une présidentielle anticipée. Voilà, c'est tout. Il y
a
une différence d'impatition. On pense que pour appliquer notre projet, finalement, aujourd'hui, on a plus de chances via la gouvernementalité, via un Premier ministre de gauche que via une présidentielle anticipée dont l'issue est plus qu
'incertaine. Vous n'avez pas gardé... Avec l'État de
l'Assemblée nationale, je dis, après j'arrête, aujourd'hui, avec l'État de l'Assemblée, jusqu'au mois de juillet, aucun projet politique n'est possible. Aucun. Aucun. Donc, l'intérêt de la France, c'est d'en sortir. Comme on ne peut pas en sortir par la législative, le Parlement, il faut en sortir par la décision du président
de bien vouloir accepter... Je vois que c'est plus confiance que vous dans les
parlementaires. Je vois que c'est ça notre principal...
En fait, il faut réfléchir à la proportionnelle que la même cause entraînant les mêmes
effets s'il y a une dissolution et qu'il n
'y
a pas de changement de scrutin. Ce scrutin, il est nominale à deux tours n'étant plus du tout adapté. Il était pour une bipolarisation du
monde politique.
Vous
dites ça alors que c'est quasiment une assommée à la proportionnelle qui a été donnée ou non. Mais pas du tout. À la proportionnelle, nous serions majeurs. Mais non, mais bien sûr. Mais évidemment, vous ne seriez pas majeurs. Vous avez fait 50%. Est-ce que vous avez fait 50% ? Je vous assure
que si c'était... Avec
la
proportionnelle, vous verrez qu
'une majorité... 50%. D'accord, on est bien. Est-ce que vous avez fait 50% ? C'est la raison. Oui,
vous
avez raison. Merci. Le groupe majoritaire.
Pardonnez-moi.
Des réactions
de votre ancienne famille politique comme vous aimez l'appeler, cher Pierre Lelouch. Bruno Retailleau qui là encore s'adresse à Marine Le Pen en mêlant ses voix à l'extrême gauche et en s'enfermant dans une logique de chaos. Marine Le Pen montre qu'elle n'a d'autres objectifs que son agenda personnel. La dernière candidate à la présidentielle pour LR, c'est évidemment la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse. Le Rennes et LFI dit-elle main dans la main pour rajouter du chaos politique à la crise économique et morale que nous traversons.
Elle estime que la copie de Michel Barnier était certes imparfaite mais qu'elle aurait permis de sauver la barque Valérie Pécresse qui fustige l'irresponsabilité des extrêmes qui risque de nous mener tout droit dans le mur de la crise financière.
C
'est vrai qu'il
y a
cette petite musique Laure Lavalette qui nous fait nous dire que Marine Le Pen est un petit peu tombée dans le piège de son propre électorat. C'est-à
-dire
qu'elle a satisfait ces 11 millions de Français que vous décrivez qui pour quasiment je crois 60% 60% souhaitaient cette censure mais qu'à
l
'arrivée non, ça ne va pas dans le sens des Français et je reprends le débat alors on l'a commencé il
y
a 50 minutes. Les Français sont les perdants ce soir.
Mais ce n
'est
pas vrai ce que vous dites est faux parce que moi j'ai été élue avec la promesse j'ai été élue avec la promesse de garantir le pouvoir d'achat des Français. Ce budget-là faisait exactement l'inverse. Je rappelle qu'il
y a
40 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires des taxes sur les entreprises des taxes sur les Français qui travaillent ils ne sont évidemment pas les gagnants de ce budget 2025. Pas du tout et pour revenir à ce que vous disiez tout à
l
'heure sur les incertitudes des 300 000 personnes qui perdraient un peu d'argent si on passait avec le budget 2024 je vous ai montré qu'effectivement avec des amendements sur la loi spéciale nous arriverions à rééquilibrer tout ça. Mais
on peut encore amender ?
Non, il faut
faire une
loi. La
loi spéciale qui
mettrait en branle Il faudra que le nouveau gouvernement elle va faire une nouvelle loi. De toute façon il va falloir que
cette
loi
spéciale soit en branle puisqu'il va falloir un budget. C'est ce qui s'est passé en 79 et ça se
repassera là le temps qu'on est à notre gouvernement.
Je pense que Mme Le Pen elle s
'est mis sur
son cœur de cible. Elle s'est mis sur son cœur de cible. Elle avait dans ses électeurs dans les 11 millions elle avait c'était 30 et c'est passé à 60% des gens qui sont anti-système et qui voulaient faire claquer
le système. C'est la motion de censure Elle s'est recentrée comme une primaire d'ailleurs
sur son cœur de cible. Je pense que là elle auberge sa chance parce qu'elle joue sa carrière aussi personnelle de la présidentielle elle n'ira pas chercher les électeurs de droite qui voulaient finalement une forme de quelque chose de stable avec Mme Le Pen. Je pense que là elle a perdu tous les électeurs de droite en se recentrant sur ses électeurs anti-système.
Il ne faut pas
faire peur aux Français. Écoutez votre patronne et vous reprenez.
Il
n'y a aucune raison encore une fois d'essayer de diriger le choix des Français par la peur. Une motion de censure est une motion de censure.
On
censure le gouvernement et c'est tout ce que ça veut dire. À partir du moment où des groupes déposent des motions de censure l'objectif est exactement le même. Il n'y a pas dans notre pays de mise en place d'une majorité ou d'un gouvernement interdésil. Ça n'existe pas. Donc nous souhaitons voter cette motion de censure nous déposons une motion de censure et nous allons la voter parce que les Français en ont soufflé.
Est-ce que c'est contre l'intérêt du pays ? Vous avez dit que je disais une bêtise vous Pierre Lelouch.
Que
ça va dans l'intérêt du pays. Je
pense honnêtement que le budget tel qu'il était fagoté avec ses 40 milliards d'impôts aurait donné un coup de massue terrible pour le pays. Honnêtement si j'avais été à l'Assemblée aujourd'hui dans
le groupe J'aurais
fait une bronca pour ne pas le voter. Et le
paradoxe du déficit qu
'est-ce que vous me répondez à ça
?
Ça m'intéresse. Je suis
d
'accord mais je suis
d'accord du point de vue de l'analyse avec Pierre Lelouch mais je n
'en
tire pas la même
conséquence politique.
Ça veut dire monsieur Bouzou que s'il y
a
une chance pour trouver un système temporaire qui serait la loi temporaire pour calmer les choses au niveau 2024 et éviter un matraquage supplémentaire en donnant un signal en plus il faut aussi être intelligent avec les marchés et nos partenaires étrangers en disant voilà on est en cours de clarification et c'est pour ça que l'élection présidentielle est
importante.
il faut faire tout ça et c'est faisable avec un peu de sagesse.
Mais
honnêtement maintenir ce navire à la dérive qui traîne depuis des mois sans cap avec des petits bouts je donne moi 3 milliards ici je vais vous donner un exemple un exemple je connais plein de gens qui ont 800 euros de retraite
et
qui ont 100 balles 150 balles pour manger à la fin du mois qui ont travaillé toute leur vie. je regarde maintenant l'AME
1
,3
milliards les
500 000 migrants sans papier ont droit à la santé gratos en France et si vous regardez et ça a été écrit par des journalistes par le rapport du conseil de la sécurité sociale les pathologies les plus lourdes sont infiniment plus grandes chez ceux qui viennent se soigner en France sans papier le
rapport Stéphanini le rapport Stéphanini le rapport Stéphanini dit exactement le contraire dit exactement le contraire vous voulez me couper parce que ça vous ennuie
ce
que je
dis
non parce que c'est faux
le prorata des maladies lourdes chez les migrants est de 80% mais c'est
faux c'est quel rapport ça Pierre Leloucher le rapport Stéphanini dit
exactement le
contraire c'est même pas moi ça relisez ce qu'a écrit c'est un homme de droite qui le dit donc si vous voulez c'est même pas
Patrick Stéphanini est un de mes bons amis
Patrick
Stéphanini
lisez son rapport vous allez voir
regardez le rapport de la commission des affaires sociales je sais plus comment oui bah voilà
de toute façon c'est un enjeu du magnifique ce rapport
vient
d'être ce
rapport a été annoté par Judith Vintraume il y a 15 jours dans le Figaro magazine il
y a
une page pleine je vous donnerai si vous voulez les coordonnées précises de ce rapport
on réglerai ça après l'émission ça veut dire quoi ça veut dire quoi ça veut dire que si le gouvernement voulait
faire a fait la démonstration qu'il n
'y
avait pas de sujet donc si vous
voulez découvrir la voix de quelqu'un qui n'est pas d'accord avec nous d'abord c
'est mal élevé et deuxièmement ça ne veut pas dire que vous avez raison
c'est pas celui qui parle le plus fort on
avance on a compris que sur
la AME on ne vous mettra pas d'accord et malheureusement
je n'ai pas les rapports sous les yeux donc je ne peux pas arbitrer
j
'ai une anecdote marante j'ai croisé un député de la minorité présidentielle qui m'a dit que si on votait à bulletin secret la motion de censure il n
'y
aurait plus de 500 personnes 500 députés qui voudraient faire tomber le gouvernement qui vous a dit ça ? je ne dirai pas mais
c'est
vous dire et on l
'a vu pendant toute l'étude c'est Richard Ramos
? mais on l'a vu pendant toute l'étude du budget quand vous aviez des députés la majorité qui faisait des amendes
de
suppression sur des articles de gouvernement je veux dire personne ne veut de ce budget même la minorité présidentielle ne veut pas de ce budget donc arrêtons de faire croire que c'est une mauvaise
chose qui
tombe
Nicolas Bouzeux puis je voudrais qu'on parle d'Emmanuel Macron également
par rapport à ce qu'a dit Marine Le Pen qu'on vient de voir elle dit il ne
faut
pas avoir peur parce qu'il y
a
une censure et la censure c'est quelque chose qui existe et il y a d'autres pays dans lesquels les gouvernements tombent et ça se passe bien elle a raison les marchés notamment savent bien qu'on est dans des pays démocratiques et que les gouvernements peuvent tomber ça ne pose pas plus de problèmes que ça sauf que là en France on est dans une situation particulière c'est que derrière ce gouvernement qui va tomber il n'y a pas d'autre gouvernement possible crédible avec une meilleure stratégie financière et c'est là où je suis moins optimiste que Pierre Lelouch sur la suite c'est que je pense comme vous je fais le même diagnostic que vous sur le budget je pense que ce n'était pas un bon budget mais je ne pense pas qu'il y
a
de possibilité d'avoir un budget qui soit meilleur là dans les mois qui
viennent ils ne sont pas meilleurs c'est ça qui m
'accueille oui
mais si vous allez faire
voter
oui mais
j'entends bien je suis bien d'accord sur le fait qu'il y a des économies à faire M. Barnier on va faire
des économies sur
l'immigration au guichet
social sur
l'aide
au développement
sur la faute sociale
il
n'y a pas une majorité enfin
bien sûr qu'il pouvait très bien ne serait-ce que faire des pas vers nous et nous serions abstenus et à ce moment-là il serait passé
tiens regardez ce
qui est en bas de votre écran M. Barnier
censuré mercredi et après je voudrais qu'on fasse avant de parler du chef de l'Etat et d'une démission qui est demandée et qui se fait de plus en plus pressante sur les épaules d'Emmanuel Macron qui est en Arabie Saoudite ce soir dans les deux jours qui viennent très concrètement très factuellement qu'est-ce qui va se passer c'est-à
-dire
que dans 48 heures on retrouve les joies de ce qu'on appelle de ce que certains ont découvert entre la dissolution et la nomination de Michel Barnier c'est-à-dire un gouvernement démissionnaire et ensuite le chef de l'Etat nomme un nouveau Premier ministre des noms circulent déjà Emmanuel Macron qui dit depuis l'Arabie Saoudite selon des propos rapportés qu'il veut contrairement à la nomination de Michel Barnier aller très vite le plus vite possible et qu'il a déjà commencé à réfléchir d'ailleurs bon ça c'est évident évidemment il veut aller vite d'ailleurs il considère depuis plusieurs jours vous le savez que cette motion de censure elle est inéluctable pour Michel Barnier donc on peut imaginer qu'il a anticipé qu'il a commencé à réfléchir certes et que ça ne durera pas aussi longtemps que l'été dernier pour une raison qui est simple c'est que chaque jour supplémentaire désormais à partir de mercredi soir avec un gouvernement démissionnaire est un jour de plus où le Rassemblement National et la France Insoumise vont demander la démission d'Emmanuel Macron c'est un jour de plus où la pression politique ou la pression populaire concernant sa démission va s'accentuer sur lui donc il aura intérêt à aller effectivement le plus vite possible que ça prenne si possible quelques heures qu'il nomme un premier ministre jeudi matin ça
veut dire
concrètement Johan qu'Emmanuel Macron à l'heure où l'on se parle il a le nom de son premier ministre en tête il a le nom
ça fait
longtemps qu'il a le nom ça fait longtemps que la censure plane en
tout cas il est évident qu'il a anticipé ça parce que comme le dit Laure Lavalette cette censure elle pouvait tomber
à n'importe quel
moment donc il a anticipé ça et encore une fois plus ça va durer pour lui plus ça va devenir difficile donc idéalement pour lui démission enfin démission censure du gouvernement donc on a un gouvernement démissionnaire dans la seconde qui suit la censure idéalement il revient d'Arabie Saoudite mercredi soir il convoque éventuellement un nouveau premier ministre à l'Elysée jeudi matin et
il est venu dans la
foulée après avoir pris le pouls du rassemblement national parce qu'on en revient toujours à la même chose il va falloir qu'il soit RN compatible ce premier ministre et que avec une Marine Le Pen qui reste toute puissante et que sa RN compatibilité entre guillemets ne fasse pas fuir non plus les macronistes du bloc gouvernemental
et
si je vais un tout petit peu plus loin donc on se retrouve avec des gouvernements qui vont s'enchaîner les ans après les autres sauf miracle politique qui feraient comme le disait monsieur Ouizi ça
feraient que certains dépassent
un
jour peut-être l'éclivage pour 100 ans mais ça a très peu de chance d'arriver j'ai
retrouvé j'ai regardé la course rapport de l'IGAS il
est dur au mal
rapport de l'IGAS 2019 l
'inspect inspection générale on va pas faire le film on refait pas le film on
arrive
d'avoir des mémoires moi je suis
pas d'accord avec vous Julien parce qu'il ne
s'agit
pas tant d'une question d'hommes mais d'une question de ce qu'ils vont produire on juge un arbre à ses fruits si quelqu'un qui est nommé par le président de la république demain fait un budget un nouveau budget en ne voulant pas désindexer les retraites sur l'inflation en ne déremboursant pas mais
dans quel
pays imaginaire un premier ministre qui n'est pas du rassemblement national constitue un
budget qui vous satisfasse
excusez-moi dans un pays pas imaginaire du tout qui sait que le rassemblement national fait 11 millions d'électeurs enfin je veux dire c
'est ce qu'il faut
espérer pour la France c'est pas pour nous
pour le rassemblement national
un mot mais il semble évident que le prochain premier ministre va indexer l'ensemble des pensions de retraite sinon il sera à nouveau censuré dans la seconde par le rassemblement national et à quel moment on fait des économies dans ce pays
mais il y en a
plein on a plein de pistes d'économie je viens de vous en dire l'aide au développement
l'immigration de l'échelle sociale c'est pas un gouvernement et un premier ministre rassemblement national et
alors
quand tu fais que le ciel est bleu c
'est pas parce que moi durant
ce moment je dis que le ciel est bleu que le ciel est bleu si vous dites je dirais la même chose
que
vous
alors je fais une conversation parallèle
votre
prochain premier ministre vous dites que le président a déjà en tête ce problème exact au moins un ou deux noms mais
qu
'est-ce qui vous garantit qu'il durera plus de deux semaines ou trois semaines c
'est
ça donc on
est sur le serpent qui se mord la queue et on va retourner comme ça jusqu'au mois de juin prochain et une prochaine
dissolution sera pour cette éventuelle
démission du chef de l'Etat Alexandre
Ouisi et Richard Ramos
et
on parle d'Emmanuel Macron après Ce
qui
me fascine dans votre analyse M. Uzay c'est quand même que vous tenez pour acquis le fait que le sens du vote est complètement effacé c'est-à-dire que vous dites il faudra trouver un premier ministre RN compatible
Monsieur c
'est
le premier groupe politique à l'Assemblée nationale le
sens du vote quel était-il encore une fois c'était de dire que le nouveau front populaire était arrivé en tête mais
c
'est
fort
qu'il y avait un front républicain qui s'était constitué avec des désistements au second tour que les Français ont validé on ne les a pas forcés à voter
pour le front républicain ils l'ont validé et donc
la logique
politique il fait
combien de députés ce front
républicain ? combien de
députés du front républicain ?
est
démocratique en soi ça peut faire une majorité de non censure un vote de non censure donc la logique politique aurait été quoi ?
la logique politique c'est bien la
logique politique c'est bien de nommer un
premier ministre de Gaulle ouvert
sur une
assemblée de front républicain
un
accord de non censure une assemblée qui fait un accord
de non censure sur
un budget
et vous allez vendre ça aux Français ? ou un premier ministre qui promette de ne jamais passer par un 40% les Français ils veulent qu'on ait un budget ils veulent qu'on ait un budget
quelque chose à ce que vous racontez ?
ils
ont voté le front républicain ils ont compris ce qu'ils faisaient ils ne sont pas la vision
ils
ont compris ce qu'ils faisaient
mais pourquoi
c'est la dernière fois ? parce que là monsieur
Ramos vous avez fait n
'importe quoi voilà vous avez fait n'importe quoi en acceptant la discussion et le partenariat avec le Rassemblement National avec
les Français
monsieur
en fait ça vous est tellement insurmortable que 11 millions de Français soient d'accord avec Marine Le Pen et Jordan Bardella mais non pas du tout majorité avant de vous voir Richard Ramos je salue le général
Cavalier
qui nous regarde
quelles sont les mesures structurelles que le RN propose quid de la réduction du nombre de fonctionnaires quid de la suppression des 35 heures que dit le RN au peuple ? question de monsieur Cavalier de Paris
j'allais dire mais non il n'est pas à Paris Bertrand Cavalier vous
avez tous assisté quand même à cette conférence de presse où Jean-Philippe Tanguy qui avait travaillé comme un fou nous a sorti 80 mesures tout à fait détaillées où effectivement gouverner c'est choisir on n
'est
pas d'accord prévoir aussi non mais prévoir mais on n'est pas d'accord et effectivement on n'a pas les mêmes priorités et vous mettez avec le même budget je pense que je ferai l'exact inverse sûrement de ce que ferait mes collègues en face mais il n'empêche que encore une fois le train de vie
du l
'État la
réforme
des retraites vous la brosez tous les deux allez on conclut parce que je voudrais que Richard Ramos dise un mot et qu'on parle de la démission du chef de l
'État l
'éventuelle démission
encore
une fois il n'est pas question pour nous que ce soit la France qui travaille la France qui se lève tôt les retraités
les entreprises les TPE,
PME
globalement excusez-moi les hausses de taxes monsieur Ramos vous avez montré exactement l'inverse et
votre voisin d'autant plus avec la folie taxière
de ses collègues
à
l
'Assemblée
nationale
heureusement
un impôt sur la fortune pour épargner la classe moyenne expliquez nous nous on sort le patrimoine vous enlevez les agences les agences de santé les agences de l'eau comme ça il n'y aura
plus de politique publique dans ce pays
ni environnementale ni s'allégère ce sera fabuleux soyez audibles
pour les gens qui nous regardent c
'est à dire
ne pas parler les uns
sur les autres parce que l'État ne
peut pas faire
ne peut pas se serrer la cinture
monsieur Bouzou peut aussi dire une vérité qui est que les économies en année N plus 1 auront un effet récessif immédiat et total voilà c'est ça
la vérité les économies sur le
budget
madame Lavalette monsieur Ouizy
c'est Richard Ramos qui prend la parole moi je
pense que le
prochain premier ministre devra parce qu'on est dans une crise politique essayer et ce sera à mon avis sur la proportionnelle qui permettra aux socialistes de se détacher des LFI et qui permettra au Rassemblement National qui veut
la proportionnelle bien
sûr qu'en tout cas à l'Assemblée Nationale ils en auront
dit il est autonome à l'Assemblée Nationale on se pose la question par rapport à nous mais c'est votre fantasme c'est pas le nouveau le prochain
du nouveau Front Populaire pour essayer de trouver un lien continuez
à dire ça ça me rend malade ce
sera la proportionnelle sur laquelle ça choisit le prochain Premier ministre
alors
moi juste un mot quand même sur la proportionnelle réfléchissez bien au Front National et chez vous
Rassemblement National
c'est pareil
c'est pas le but pour eux
allez-y
allez-y s
'il vous plaît je voudrais vraiment qu
'on
arrive à cette question juste une chose réfléchissez bien quand même aux conséquences de la proportionnelle c'est pas du tout ce que vous croyez voilà remarque ça va augmenter l'ingouvernement ce que vous voyez aujourd'hui c'est ce que donne la proportionnelle
regardez
ce que ça donne la proportionnelle intégrale dans un
pays que j'aime bien qui
s'appelle Israël
le parti socialiste n'aurait pas été avec les fils il y avait de la proportionnelle
tant qu'il y
a
la proportionnelle dans un pays comme Israël il n'y
aura
jamais de paix parce qu'il ne
peut
pas y avoir de ligne de ligne politique claire sauf
s'il y a
une prime majoritaire c'est ça il peut y avoir une prime majoritaire comme Amérique chers
amis Emmanuel Macron qui pendant ce temps là est à Riyad Riyad c'est évidemment la capitale j'allais dire oui c'est la
capitale d'ailleurs
de l'Arabie de l'Arabie
Riyad c'est Riyan d'accord c'est pas les grosses têtes c
'est 100% politique Pierre
Lelouch n
'oubliez pas
et ce sont là on voit l'image d'Emmanuel Macron on la voici à sa descente de l'avion accueillie par les officiels il y est jusqu'à mercredi pas de réaction officielle voilà en tout cas pour quelques marches pas de réaction officielle même si on sait dans la coulisse et ses dépêches AFP des dernières heures nous l'ont prouvé qu'il réfléchit et qu'il veut agir vite on en a parlé il y a un instant c'est deux chiffres que je voulais vous soumettre avant de
poursuivre
ces dernières minutes de discussion ensemble 87% sondage des dernières heures 87% des français considèrent que le pays est en déclin le bon et c'est surtout ça qui nous intéresse c'est de 18 points depuis 2017 et donc la première élection d'Emmanuel Macron qui avait fait chuter donc cet indicateur et puis il
y
a cet autre chiffre qui est un peu moins impressionnant mais qui fait sens également tout de même ils sont une courte majorité de français à être favorables favorables à la démission d'Emmanuel Macron ça paraît inévitable non pas qu'il démissionne mais Johan Usain que la pression en tout cas soit désormais répartie durablement sur les épaules d'Emmanuel Macron c'est quand même de lui qui est venu le péché originel de la dissolution c'est venu de lui à la demande notamment du rassemblement national c'est pas faux disons-le puisque Jordan Bardella à 20h02 le soir des élections européennes demande la dissolution d'ailleurs donc Emmanuel Macron l'annonce mais c'était demandé par le rassemblement national notamment plus on va se rapprocher évidemment plus les semaines et les mois vont passer plus ce chiffre risque d'augmenter parce que vous allez avoir la constitution d'un nouveau gouvernement probablement plus les jours passeront entre la censure et la nomination d'un gouvernement plus la pression je vous le disais tout à
l
'heure politique et populaire va augmenter pour la démission du président de la république et surtout plus les motions de censure et les nominations de nouveaux gouvernements vont s'enchaîner jusqu'au mois de juin parce qu'on peut imaginer qu'il y
a
une motion de censure mercredi on peut en imaginer une autre dans deux semaines dans deux mois dans trois mois mais en tout cas plus il y en aura et plus la pression sera forte voire extrêmement forte sur lui pour qu'il démissionne donc il est évident que pour l'instant un français sur deux souhaite sa démission que ce chiffre ne peut aller qu'en augmentant il est plus fragilisé que jamais le chef de l'état Pierre ? totalement
mon avis ce que je crois c'est que le procès c
'est
comme les toboggans ça s'accélère
quand
on rentre dans un processus comme ça ça va beaucoup plus vite qu'on ne le croit donc mon scénario c'est qu'il ne
va
pas faire cinq ou six gouvernements pour tenir jusqu'au mois de juillet pour être en position de dissoudre ces catastrophes donc il va démissionner
vous c'est votre thèse
les gens ne le supporteront pas je veux dire votre
thèse
c'est une démission dans
un futur plus ou moins proche ? oui oui oui je pense que je pense que c'est pas tenable il va essayer de trouver quelqu'un ça
ne lui ressemble pas ça
vous le savez aussi bien que moi bien
sûr attendez il est trop content
est
-ce qu
'il
peut aller contre sa nature profonde en abandonnant
son poste comme ça il est tellement heureux la rigade
sans
faire de cynisme sans faire de cynisme vraiment
franchement c'est pas du cynisme c'est que j'ai été tout proche des chefs d'état en voyage je sais ce que c'est que le sentiment de puissance de voir les collègues les rois les présidents c'est pour ça qu'il veut être président
c
'est parce que c'est cette vie là il n'a aucune envie de l'abandonner c'est très agréable très excitant et très agréable
bon il
ne veut pas entre
cette analyse que vous avez où vous vous dites c'est inévitable dans un avenir proche de le faire et l'ivresse du pouvoir est tellement forte qu'il n'a pas envie de le faire il est où le point de jonction entre
les deux
c'est le peuple c'est à dire qu'il y a un ras-le-bol dans le pays et beaucoup de détresse beaucoup de colère ça ne peut pas tenir si on pense qu'on peut traîner ce truc là jusqu'à 6 mois de plus dans ces conditions là avec les circonvolutions au Parlement aucun cap à la sortie que des impôts des taxes ça ne va pas il faut donner un signal d'espoir et de clarification il faut que le pays en sorte les gens 80% des gens disent on est en déclin c'est vrai
et
quand je me balade à l'étranger ça me rend malade de voir le regard qu'aujourd'hui les pays portent sur la France regardez la façon nous avons été littéralement piétinés
en
Afrique où on passe son temps à s'excuser passe son temps à demander pardon c'est voilà bon
je regarde je regarde je
regarde le Sénégal nous traiter comme ça alors que Paris est plein de Sénégalais qui vendent du krach personne ne dit rien pardon mais il y a un moment où il faut que le pays non mais
je
vois le lien n'est pas évident le
lien n'est pas
évident
entre le président qui dit que l'armée française n'est plus la bienvenue et les Sénégalais qui vendent du krach dans les rues de Paris je ne vois pas bien
mais simplement quand je me fais traiter mal par un pays je prends des je dis monsieur très bien vous me traitez comme ça moi je prends des mesures au
lieu de
se passer son temps à faire comme s'ils tous bien et de se faire traiter comme une serpillère j'ai mal à la France quand je vois ça il
y
a un moment où il faut que ça s'arrête et les français attendent qu'on sorte de cette phase où on s'excuse où on dépend des américains quand il
y a
une notation tout le monde tremble est-ce qu'on va être mais rappelez
-vous la
politique de la France ne se fait pas à la corbeille quand même un peu de dignité on est la France un très grand pays pourquoi est-ce qu'on attend que ça doit se faire en européen la défense européenne mais les réponses elles viendront des français ou elles ne viendront pas et la France a besoin d'être gouvernée elle n'a pas besoin de subir de continuer à subir ou des arrangements qui ressemblent à une pitrerie de la quatrième république pardonnez-moi et je dis ça avec tout le respect que
j
'ai pour le travail des parlementaires parce que je sais que les gens le font avec cœur et ils essayent de servir mais dans le caparnum où est l'assemblée aujourd'hui c'est tout ce que vous aurez
une
singerie de quatrième république on va conclure
le
tour de table sur cette question de la démission du chef de l'état d'abord Marine Le Pen et ensuite Jean-Luc Mélenchon qui s'expriment tour à tour sur cette question et on poursuit le débat
notre
constitution est claire lorsqu'il existe une crise politique grave une crise institutionnelle voire une crise de régime le président de la république a trois possibilités le remaniement
il
faut s'interroger sur l'utilité au moment où un gouvernement ne pourrait être que minoritaire la dissolution cette arme il l'a déjà utilisée et il ne peut pas l'utiliser avant juin prochain et sa propre démission
le responsable de cette situation doit prendre ses responsabilités
nous
devons rendre la parole au peuple il n'y a pas d'autre issue que celle-là dans une démocratie dans ces conditions
pour
que l'on puisse revenir au peuple à son vote à sa décision
il
faut et c'est la seule possibilité qui existe de revenir
au
suffrage universel que le président démissionne que le président démissionne pour qu'on puisse voter que le président démissionne parce que le seul souverain dans ce pays c'est le peuple que le président démissionne parce que il faut bien que l'on tranche entre les grandes options qui se présentent à nous comme peuple
réaction Nicolas Bouzeau moi je vois un problème avec une élection présidentielle anticipée c'est que je pense qu'en France il faut qu'on ait le temps de mettre un certain nombre de problèmes sur la table je pense que nos désordres viennent aussi du fait qu'on ne fait pas de vraies campagnes électorales qu'on les passe trop rapidement que c'est pas
assez précis
et là je crois de mémoire que ce serait 35 jours
45 jours 35 jours
maximum entre 20 et
35 jours
c'est quand même pas beaucoup pour faire une campagne électorale pour parler de la sécu de la défense de la réforme de l'état de tous ces sujets qui sont très importants et donc j'ai peur qu'on aboutisse à une autre frustration parce que vous l'avez dit d'ailleurs tout à l'heure aujourd'hui on paye une frustration née de la quasi absence de campagne présidentielle et de
l
'absence complète de campagne législative
Richard Ramos et
Alexandre
Ouizi sur cette
question
d'une démission d'une chef de l'état on essaie de s'écouter les uns les
autres pour ces 5 dernières minutes démission du chef de l'état je n'y crois pas c'est vrai on n'a pas eu est-ce que vous la souhaitez au
-delà de la croire
est
-ce
que vous la souhaitez je ne la
crois pas et vous savez je pense que le président de la république il n'a pas haute estime de monsieur Hollande qui n'a pas été en capacité de se représenter il ne
va
pas être lui dans un psyché plus mauvais que lui en partant avant donc je pense qu'il ne partira pas je pense que c'est pas dans un psyché
demandez
à Hollande ce
qu
'il pense de la
trahison je pense qu'on n'a pas fait de débat présidentiel quasiment depuis 2012 2017 on est en rupture il y
a
le président nouveau qui arrive Macron arrive depuis là on n
'a
pas mis un débat de société face au peuple et vous avez raison madame Lavalette il faudra programme contre programme devant les français de dire est-ce que c'est le programme du rassemblement national que vous voulez ou alors un autre programme mais si on ne prend pas le temps de faire une vraie campagne présidentielle alors on retombera dans des cas où les français d'abord ils aiment la politique contrairement à ce qu
'on
croit et ils ont besoin qu'on fasse une campagne électorale quand nous les hommes et les femmes politiques quelles que soient nos opinions on va sur les marchés dans les campagnes électorales c'est très important parce que les gens viennent vers nous pour nous parler et on a besoin ici de dire qu'est-ce qu'on veut pour la France pour les dix prochaines années et pas de savoir si c'est 3 milliards ci 3 milliards là on a besoin de pouvoir se retrouver dans une vraie campagne présidentielle pour idée contre idée allez regardez les éléments que vous avez et face au nôtre et c'est les français qui devront trancher
Alexandre Ouizé une campagne présidentielle anticipée en 2025 ça fait peur au parti socialiste ? ça fait pas peur mais on l'appelle pas de nos voeux on pense en effet que le débat serait totalement escamoté si en 40 jours là tout d'un coup le pays devait se choisir un président par ailleurs je crois que si la question un désaccord avec monsieur Lelouch encore un peut-être je pense que on va prendre des tickets d'abonnement avec
plaisir
si la question budgétaire est levée je vois pas le problème entre guillemets je vois pas ce qui empêche un gouvernement de tenir 6 mois en allant sur des sujets plus consensuels que sèche par exemple la fin de
vie
du mode de scrutin la fin de vie
pourquoi pas la fin de vie non mais je
veux
dire
une fois que le
nœud c'est le budget
la tente des moutons
voilà c'est ça
le nœud c'est le budget après je pense que la question des 6 mois elle se pose totalement différemment une fois que la question du budget est votée
je
redis qu'avec l'absence de majorité actuelle on ne peut rien faire dans le pays aucune loi aucune loi significative ne peut être prise vous m'entendez aucune sur aucun sujet ni l'immigration
ni la sécurité
ni la défense ni rien du tout ni la politique européenne vous n'avez pas de majorité c'est tout c'est le résultat de la confusion de l'élection présidentielle de la déroute de l'élection législative qui est suivie et des jeux sordides divers et variés qui ont suivi cette dissolution folle où en plus on a biaisé le vote des français le résultat c'est que vous avez une confusion absolue donc de grâce dans l'intérêt du pays je me moque de qui peut gagner va gagner on va laisser le peuple décider sortons-en rapidement
et
ne perdons pas une année parce que l'histoire ne nous attend pas
et je
vous dis que cette année 2025
à
cause de ce qui se passe au Proche-Orient à cause de ce qui se passe en Europe tout près de chez nous des choix qui seront pris par cette femme qui agit toute seule madame Ursula von der Leyen aujourd'hui non contrôlée par les états c'est très grave elle s'est elle-même autonomée
les
gouvernements n'existent plus je vous parle en connaissance de cause si les états n'existent plus la commission fait ce qu'elle veut et la commission fait n'importe quoi si elle n
'est
pas contrôlée parce que ce sont des fonctionnaires qui ne représentent qu'eux-mêmes personne ne les a élus donc attention ne restons pas comme ça je vous en supplie ne pensez pas qu'il
y a
une solution à tourner en rond et à rejouer la quatrième parce qu'il n
'y
a plus de parti politique
il
nous
reste
12 secondes moi ce que je remarque c'est qu'en fait il n'y a que les filles et le RN qui demandent le départ
du président de la République
vous ne
m
'avez pas demandé je ne demande pas le départ ah bon ? je veux dire vous
ne l'appelez pas la démission du chef de l'état
c'est
la
responsabilité mais on ne se lève pas le matin en se disant qu'on demande la démission du chef de l'état ce qui est sûr c'est que là on a une France qui est fracturée comme jamais que les français le disent du mois un tiers des français le disent du mois n'ont plus d'argent pour finir le mois que moi maire de famille je partage l'inquiétude de millions de français quand leurs enfants sortent le soir parce qu'on n'est plus en sécurité parce qu'on n'en peut plus de cette immigration absolument massive complètement dérégulée incontrôlée qui pèse sur nos comptes publics notre identité notre sécurité effectivement j'ai hâte que quelqu'un reprenne les rênes et j'appelle évidemment de mes voeux que ce soit Marine Le
Pen c
'était pas évident de modérer cette conversation
et
d'ailleurs c'est pas évident de dire au revoir non plus merci Richard Ramos d'avoir été avec nous Alexandre Ouizi Yohann Usa et bien sûr Nicolas Bouzoul hors la valette Pierre Lelouch dont on a découvert pour ceux qui l'ignoraient l'humour également ce soir