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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 29 novembre 2021 67 minAutoproduitMixteSantéSolidarités & familleSécuritéDéfense

AFFAIRE HULOT, ZEMMOUR A MARSEILLE, GUADELOUPE, FRANCAFRIQUE | CONTRE-MATINALE #44

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 42 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Thomas, à propos du variant Omicron, l'Huma a peut-être raison de parler d'absurdité...

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut considérer que le gouvernement a perdu la main en Guadeloupe et Martinique ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Peut-on dire qu'au renouvellement de la proposition fasciste a fini par répondre dans la rue un certain renouvellement des mobilisations antifascistes ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut parler finalement d'instrumentalisation ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'armée française a tué des civils nigériens ce weekend ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00ThomasChiffre
    « aujourd'hui, on a quasiment un tiers de la population qui n'a pas accès à l'eau potable. »
  • 25:00ThomasChiffre
    « il y a eu au moins deux morts chez les jeunes manifestants qui, je le rappelle, étaient pacifiques. »
  • 2:00Fait
    « Idriss Débi, avant sa mort en 2021 était vraiment le meilleur ami de la France au Sahel »
  • 4:00Chiffre
    « il y a deux au moins deux morts, trois morts selon certaines sources »
  • 12:00Chiffre
    « Emmanuel Macron a annoncé qu'on passait de 5100 hommes à 2500 à 3000 hommes »
  • 15:00Chiffre
    « Il y a 2 millions de français qui sont originaires d'Afrique sub-sahaenne »
  • 18:00Chiffre
    « En réalité, on a compté 64 morts dans un enfant de 13 ans »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Salut à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau du Méia TV. Nous sommes le lundi 29 novembre 2021 et c'est notre premier rendez-vous de la semaine. Un rendez-vous quotidien ou quasi quotidien puisque nous sommes ensemble tous les matins de 7 à partir de 7h du lundi au vendredi.

Et si nous pouvons le faire, c'est parce qu'il y a eu des contributeurs sur notre cagnotte Ulul qui a été bouclé fin septembre. aussi parce que ceux qui parmi vous le peuvent continueront à s'abonner au Méia TV en allant sur le lemediatv.fr/soutien fr/soutien ou alors à nous faire des dons euh sur la plateforme Oképal, des dons mensualisés au ponctuels que nous pourrons continuer.

Sans vous, nous serons obligés d'arrêter mais avec vous, nous continuerons. Et bien sûr, il y a d'autres manières plus euh euh originale de nous soutenir comme Romain, de nos sociaux qui est venu qui nous a porté euh bah ça en fait la binouse des abeilles de papa c'est un peu sa marque et du miel de Touren donc c'est Romain Lisabelle de Papa de du miel de Touren de la bière appelé la binouse. Enfin bref une bonne manière de commencer la semaine.

La contre matinale du média épisode 24 épisode 44 son père mais on l'attend la contre matinale du média épisode 44 c'est parti [musique] [musique] aujourd'hui c'est lundi et nous allons faire un peu la revue de l'actualité politique du weekend un weekend où on a vu Éric Zemour échoué à Marseille face à la mobilisation d'un bloc antifasciste qui semble se réveiller et imposer son agenda ce weekend. Paris a manifesté aussi contre le fascisme et un appel est lancé pour le 5 décembre pour une mobilisation qui devrait contrer le meeting d'Éric Zemour au zénite. Nous en parlerons avec Thomas Porte, notre ami et camarade Thomas Porte, président de l'observatoire national de l'extrême droite qui est à mes côtés.

Salut Thomas, comment tu vas ? Ça va et toi ? Ça va bien réveillé ?

Oui, bien réveillé. Oui. Moi, je dirais pas la même chose mais bon, on va faire comme on peut.

Alors donc ce weekend, on a parlé et reparlé de ce que l'on peut appeler l'affaire Nicolas Hullot, l'enquête d'envoyé spéciale qui a documenté ce qui était jusqu'ici un secret de polichinel déjà évoqué timidement par certains médias à l'époque traités par le mépris ou l'indifférence. Je parle du comportement pour le moins problématique de l'ancien animateur vedette et ancien ministre de la transition écologique d'Emmanuel Macron. Nicolas Uloto, face à ce type de comportement et aux solidarités qui se sont constituées qui sont qui se sont peut-être constitué autour du concerné, peut-on parler de système ?

Nous en parlerons avec Copé du collectif féministe Les Grenades. L'armée française a-t-elle tué des civils nigériens ce weekend ? En tout cas, après avoir été prise à partie par des jeunes des centaines de jeunes burkinabés réclamant le départ des militaires de l'opération Banane une semaine avant, une colonne avait rebroussé chemin puis continuer et rencontrer le même type d'opposition dans la ville de Terra ce weekend face au contestataire.

Elle a reçu le soutien de la gendarmerie nigérienne. Des coups sont partis, il y a eu trois morts et une occultation incroyable documenté, emblématique des médias français, y compris ceux qui s'adressent à l'Afrique francophone. Nous allons en parler, aller en profondeur sur ce sujet avec Thomas Diétrich.

Mais commençons par la titrologie. Le Covid encore, le Covid toujours le Covid le Covid et en particulier le variant au micron signalé pour la première fois en Afrique du Sud et déjà détecté dans des pays européens comme l'Allemagne ou la Belgique. Et ben le Covid, il fait à nouveau les gros titres de la presse quotidienne nationale.

Le monde quotidien contrôlé en partie par le milliardaire Xavier Niel, petit prince des télécom titre Covid, les menaces du nouveau variant au micron. un variant classé préoccupant par l'OMS et qui fait peser une menace sur toute la planète, indique le monde qui ajoute que plusieurs semaines seront nécessaires pour comprendre les conséquences de ces mutations et l'impact sur les vaccins. La Belgique et les Pays-Bas ont déjà annoncé de nouvelles restrictions.

L'Allemagne songe à des mesures nous dit le monde. D'ors et déjà, les principaux indices boursiers font gris mine. La croissance sera nulle au 4e trimestre en zone euro. ajoute le monde les échos quotidien économique chérard Bernard Arnaud plus grosse fortune française renchéie pandémie l'inquiétude revient les interdictions de vol depuis l'Afrique australe depuis et vers l'Afrique australe se multiplie il y a de la tension nous apprend les échos sur les marchés face au risque d'une onde de choc économique. l'humanité quotidien d'inspiration communiste s'indigne vaccin brevet variant l'irresponsabilité des pays riches l'apparition du variant au micron le prouve permettre l'accès à la vaccination pour tous est une urgence mondiale écrit l'huma pour ne pas trop déprimer non plus ou alors déprimer avec un petit sourire en coin ce dessin du site indépendant Mazette on voit le premier ministre Jean Castex qui on le rappelle a été testé positif au Covid quand il entend dire que d'après Blanca, son état de santé est rassurant, il peste ce type incapable de s'exprimer sans mentir.

Je vais maintenant crever, c'est sûr. Euh s'inquiète donc le Premier ministre Jean Castex. Mais plus sérieusement Thomas à propos du variant de ce variant au micron, l'Huma a peut-être raison de parler d'absurdité en tout cas sur l'absurdité qui consiste à avoir des politiques de vaccination à caractère nationaliste.

Oui, parce que euh depuis le début euh beaucoup de voix se sont levées, y compris à l'OMS pour dire que que la levée des brevets était une des priorités puisqu'on voit bien que que les variants, ils apparaissent sur différents euh endroits du territoire et aujourd'hui on si on a une vaccination nationale et pas à l'échelle mondiale, on voit bien que les variens vont venir dans les pays où on est vacciné mais ils viennent des provis des pays pardon où la vaccination n'est pas massive. Et d'ailleurs, le papier de LUMA a dit ce matin que dans les pays à haut revenu, on a 143 doses pour 100 habitants et les pays à faible revenu, c'est à peu près 7 doses pour 100 100 habitants. Donc on voit bien qu'on peut pas réfléchir à l'échelle nationale, y compris simplement à l'échelle européenne, mais qu'il faut une vaccination mondiale et aujourd'hui on se heurte à des gouvernements, à une Union européenne et à au lobby du Big Pharma qui refusent de leverer les brevets parce que derrière il y a des questions financières et des intérêts massifs de revenus pour certaines personnes.

Et encore une fois, voilà, c'est un peu le symbole de la crise telle qu'on la connaît aujourd'hui. C'est-à-dire que la santé pour certaines personnes est une machine à faire du fric et les ravages que cela conduit est absolument dramatique. Et on sortira pas de cette crise si on lève pas les brevets et si en parallèle on rend pas les tests gratuits parce qu'il y a aussi cette question en France où on voit qu'il y a un resserrement des mesures sanitaires.

Mais comment on peut empêcher la circulation du virus si on permet pas à des personnes qui n'ont pas les moyens par exemple de faire des tests aujourd'hui ? En plus euh la dimension punitive, elle est un peu absurde dans la mesure où la santé publique ne peut pas se faire en punissant euh 10 % 15 % à la population et euh rendre les tests payants. euh demander finalement des tests toutes les 24 heures, c'est courrir le risque de voir une sorte d'underground de non vaccinés non testé euh finalement être un danger pour pour la santé publique là où en fait finalement un non vacciné qui peut se tester est plus responsable d'une certaine manière.

Ouais, vous avez raison. Il y a une espèce de d'incompréhension face aux mesures que prend ce gouvernement, mais c'est le cas depuis le début de la pandémie où il y a pas vraiment de logique parce qu'en réalité, il faut être tout à fait honnête. Il y a aujourd'hui des gens qui potentiellement sont susceptibles d'avoir le Covid ou ont des symptômes mais devant le fait que les tests soient payant ne vont pas se faire tester.

Donc vont continuer à avoir une vie sociale, vont continuer à faire circuler le virus et et mettre en danger des gens. Donc il faut pas montrer du doigt à ces personnes-là. Mais je crois qu'au contraire la politique sanitaire de ce gouvernement mal devrait être de permettre au plus grand nombre de se protéger, de protéger les autres.

Et on comprend pas bien cette logique de de gratuite de non gratuité des tests qui en vérité est un peu une vaccination obligatoire déguisée. Il faut être quand même assez honnête puisqu'on va aussi avoir la troisème dose qui va être imposée pour avoir le passeport sanitaire. Donc aujourd'hui, on va faire sur une accélération des mesures coercitives.

Alors évidemment, il faut se faire vacciner. C'est très important de le rappeler puisque c'est aujourd'hui un des éléments les plus importants pour se protéger et pour limiter la propagation du virus. Mais il faut continuer à accompagner celles et ceux qui aujourd'hui ne sont pas vaccinés, les encourager à se faire vacciner et leur permettre malgré tout de faire des tests pour ne pas à la fois se mettre en danger, ne pas mettre en danger les autres.

Alors quelque part aussi il y a un défi, c'est le défi de la crédibilité, le défi de la confiance parce que même dans l'hypothèse où en fait il y aurait des vaccins disponibles pour toute l'humanité, le la défiance vis-à-vis du vaccin, elle est forte. Elle est forte aussi dans les pays en voie de développement où il y a eu d'énormes scandales sanitaires, des des tests faits sur des êtres humains dans des pays comme le Nigéria et cetera qui qui ont créé une gigantesque défiance telle que celle qu'on peut observer en Guadeloupe et en Martinique qui en réalité une réalité post-coloniale ce type de défiance. Et c'est on se dit euh c'est c'est insoluble.

C'est-à-dire que nous sommes arrivés sur à un niveau de défiance mondiale et et un niveau de de d'angoisse tel que on s'en sortira difficilement par en tout cas par la contrainte. Oui, il y a plusieurs raisons. Effectivement, par exemple, vous avez rappelé, on a souvent parlé ici du scandale de la CL desconces con qui fait que qu'il y a un passif sur le fait que le gouvernement ment, qu'il dit que c'est pas dangereux puis après on s'aperçoit des années après que ça a contaminé des milliers de personnes.

Donc c il y a cette défiance là. Euh il y a le fait que on a quand même connu une début euh un début de crise pandémique où on savait pas exactement ce qu'il y avait dans les accords entre le Big Pharma et l'Union européenne où on avait l'interdiction quasiment de consulter les contrats qui étaient signés entre les gouvernements et les laboratoires. Donc il y a toute une défiance qui a été alimentée euh par différents gouvernements et y compris en France où on a menti sur les masques, on a menti sur les tests, on a raconté tout et son contraire.

Donc effectivement, quand vous alimentez cette défiance là, après c'est difficile de revenir derrière puisquil y a une question de rupture de confiance qui s'est fait. Mais je crois qu'il faut rappeler quand même que le vaccin c'est c'est une c'est une solution indéniable pour lutter contre la pandémie et il faut inviter les gens à se vacciner. Mais c'est je le répète ici, c'est pas avec de la contrainte et en imposant au force la vaccination qu'on va régler les choses.

Je crois qu'il faut accompagner les populations qui aujourd'hui ne sont pas vaccinées et sont en voie de le faire. Il faut quand même rappeler que la France a quand même une couverture vaccinale qui est une des plus importantes d'Europe. Donc c'est quand même une bonne nouvelle.

Mais il faut accompagner ces gens-là. Il faut continuer à discuter avec. Il faut les convaincre.

Il faut faire de la vaccination de de proximité. Ce qu'on a dit depuis le départ est ce que le gouvernement ne fait pas aujourd'hui. Donc il y a une véritable bataille à mener là-dessus.

Le Covid est partout mais il n'y a pas que le Covid. Libération, le quotidien Libération désormais contrôlé par une fondation suscitée par son ancien propriétaire le Magna des Télécom et patron de BFM Patrick Drahi mais aussi le quotidien catholique de la Croix fondé une plutôt décalée. Le pantthéon à bœur ouvert titre libé qui revient sur la pantthéonisation de Joséphine Becker.

La cérémonie est prévue pour demain. une icône féministe et antiraciste, symbole éternel de la liberté dans un pays où ses valeurs sont mises à mal estime Libé et la croix titre diocèse de Paris le trouble après une série de mises en cause Monseigneur Opetti archevêque de Paris a remis sa charge au pape pour parler de manière triviale il a démissionné il a plus ou moins été démissionné d'ailleurs. Monseur Opti est mis en cause pour une relation intime avec une femme adulte consentante et de nombreux fidèles se solidarisent de lui allant jusqu'à soupçonner une cabale.

Par ailleurs, la révolte générale en Guadeloupe et en Martinique fait aussi parler d'elle. Guadeloupe Martinique, le gouvernement dans le piège, écrit le Figaro. Les déclarations de Sébastien le cornu ouvrant la voie au débat sur l'autonomie de ces département outreemè sont considérés par le Figaro comme un curieux coup de poker.

D'autant plus que pas grand monde sur place ne demande l'autonomie selon le quotidien de la droite traditionnelle dont on rappelle qu'il est contrôlé par la famille d'assaut dont le principal métier est la vente d'armes et autres matériel de guerre. Les autres mères coûtent cher et leurs accès de fièvre sont fréquents. Mais il y va de l'influence française dans le monde, écrit le Figaro.

Signal aussi dans la presse indépendante ces témoignages recueillis par le bondi blog sur la situation en Guadeloupe. On est obligé d'arriver à des extrêmes, peut-on lire, à des extrêmes dramatiques. Ce qui a permis de créer, c'est ce qui a permis de créer la visibilité du mouvement, estime en tout cas l'un des jeunes interrogés.

Alors Thomas, est-ce qu'on peut considérer que le gouvernement a perdu la main en Guilouber Martinique et que cette proposition de débat sur l'autonomie en est un signe ? Je sais pas s'il a perdu la main, mais en tout cas cette proposition de débat sur la question de l'autonomie, elle apparaît totalement ahurissante au regard du contexte puisque je crois que c'est pas la préoccupation de celles et ceux qui s' mobilisent. elle était pas dans le débat et le gouvernement, on a l'impression que il crée encore une situation pour essayer de pas répondre aux préoccupations locales et pour se sortir un peu d'une crise qu'il a lui-même alimenté puisque on l'a déjà évoqué ici, ces mobilisations, elles sont pas le fruit de quelques jours, de quelques semaines, elles durent depuis des mois avec des alertes, des manifestations, des marches et des meetings.

Le gouvernement n'avait pas répondu. Il y a depuis une grève générale et des mobilisations massives et une colère extrêmement importante face à la gravité de la situation, la dégradation, la pauvreté et des décennies en fait de politique de l'État français qui n'ont pas accompagné cette population là. Et aujourd'hui, le gouvernement vient avec cette proposition qui d'autonomie dont on sait pas trop d'où elle vient mais on voit bien l'objectif quand même, c'est un peu noyer les revendications et amener le débat sur un autre sujet.

Et à mon avis, ça va pas être de nature à répondre à la colère populaire qu' a sur le territoire puisque la plateforme revendicative qui a été signée par de très nombreuses organisation est toujours sur la table. Le gouvernement n'a toujours pas répondu à à ces objectifs là et à ces revendications là. Donc il y a on voit pas bien comment on va sortir de cette crise là, mais il faut faire attention que le gouvernement ne perde pas totalement la main parce que la mobilisation elle est très dure.

On voit qu'elle s'étend un peu ailleurs et je crois que il faut vraiment que le gouvernement prenne en compte les désirs de ces populations là, leur revendication, les écoute et prennent en compte la situation extrêmement dramatique travers ces gens-là. Bon, le gouvernement a fait un geste en disons en en prorogeant l'obligation du pas sanitaire qui est désormais au 31 décembre. Je crois en tout cas globalement euh l'obligation enfin en prorogant l'obligation vaccinale aujourd'hui un soignant qui n'est pas vacciné peutcer exercer en en Guadeloupe Martinique.

Mais c'était c'était une partie des revendications, on l'a évoqué ici. C'estàd qu'effectivement il y avait le la défiance vis-à-vis de la vaccination sur le pass sanitaire où aujourd'hui quand même on avait des situations là-bas à l'hôpital dramatique parce que le personnel son était déjà euh très inférieur aux besoins des populations et là on avait en plus un recul avec des pascinés. Mais il y avait aussi des questions sur la sur l'augmentation sur les salaires, sur la pauraé, sur l'éducation.

Que répond le gouvernement sur l'accès à l'eau dans ces territoires ? Aujourd'hui, on a quasiment un tiers de la population qui n'a pas accès à l'eau potable. Aujourd'hui, on n'a pas de réponse du gouvernement.

Donc, il faut aussi que sur tous ces thèmes-là et pas simplement sur la partie, j'ai envie de dire, Covid et crise sanitaire, il y a des réponses concrètes parce que c'est des problématiques qui sont depuis des années posées sur la table et on peut pas accepter que des populations soient dans une telle souffrance. Un autre article à lire dans la presse indépendante, il a été publié par Reporter, le quotidien de l'écologie. C'est une enquête dont le titre est QR code, toujours sous l'œil de l'État.

Le QR code, un usage en cours depuis assez longtemps dans certains pays d'Asie, mais qui s'est imposé en France avec la crise Covid, le QR code continuera à coloniser les espaces sociaux, prévoit l'historien François Jarig. et il poursuit en 10ant et je le cite en 20 ans, nous sommes passés d'un outil pour intensifier la logistique à un outil pour régir et contrôler les humains dans tous les aspects de leur vie. Le QR code qui s'appliquait d'abord au flux de marchandise sert désormais à gérer et à surveiller le troupeau humain.

Au début de cette matinale, tu es le président de l'observatoire national de l'extrême droite et nous vivons une sorte de revival de l'extrême droite en question avec la présence sur la ligne de départ de cette présidentielle de deux candidats d'extrême droite Marine Le Pen et Éric Zemour. Eric Zemour au propos encore plus extrême que celui de Marine Le Pen mais qui essayait avec un certain succès sinon on croit les sondages de réunir sous la même fêtière droite extrême et extrême droite. Éric Zemour était à Marseille et sa visite a été gâchée par une mobilisation populaire et antifasciste.

On regarde un petit zap à ce sujet. Oui, absolument. et il a été bien dans une situation compliquée en terme de communication tout à l'heure parce qu'on nous annonçait une déambulation dans les rues de Marseille qui devait durer 30 minutes.

Ben résultat un roche à l'appui, elle n'a duré que 13 minutes. On nous annonçait le fait qu'il devait rencontrer des commerçants et des riverins. Ben écoutez, finalement il n'en a rencontré aucun.

Il a tracé sa route accompagné d'une ancienne euh élue en tout cas du Rassemblement national qui a parti il y a un mois qu'il a accueilli pour une visite dans les rues mais ça ne s'est pas du tout passé comme prévu accé également par un collectif antifasciste, une vingtaine de personnes qui ont suivi le parcours en parallèle et qui l'ont très souvent interpellé. Éc Zemour qui n'a absolument pas réagi, qu'on a senti parfois mal à l'aise même s'il ne l'a pas reconnu. J'ai envie d'aller les gars.

Continue là. Il est tout en suisse. Z Alors, il y avait également des images de la mobilisation antifasciste de ce samedi à Paris dont j'ai parlé au début de cette matinale.

Alors Thomas, peut-on dire qu'au renouvellement de la proposition fasciste a fini par répondre dans la rue un certain renouvellement des mobilisations antifasciste ? Moi je crois qu'on parle souvent de la génération climat. par exemple sur les jeunes qui se mobilisent depuis depuis des mois et des années contre le réchauffement climatique, je crois qu'il y a une génération antifasciste qui est aujourd'hui en train de de d'émerger et y compris chez les jeunes puisqu'il y a un renouvellement des militants antifascistes qui se fait en lien évidemment avec celles et ceux qui mènent la bataille depuis des années. effectivement, on va ressurgir sur le territoire beaucoup de personnes qui veulent lutter contre le fascisme, qui veulent lutter contre l'extrême droite, contre toutes ces idées-là et évidemment la la présence d'Éric Zemour dans le débat public, un certain nombre de ses propos, tous les gens qui le soutiennent et l'extrême dangerosité de des idées qu'il met sur la table, elles ont aussi créé les conditions d'avoir une résurgence de ces gens-là qui ne veulent pas que ces idées émergent dans le pays, qui ne veulent pas que ces idées tout simplement le droit de citer dans le pays.

Et je crois que ce qui s'est passé à Marseille ce weekend est extrêmement important. Marseille est une terre de résistance une terre de gauche depuis des décennies sur ces questions là. Et le message qui a été envoyé à Eric Zemour était particulièrement clair et on a vu que il avait pas sa place dans la ville de Marseille parce que ce qu'il on a retenu beaucoup le droit le le doigt d'honneur d'Éric Zemour mais il est quand même venu à Marseille en disant en parlant de la deuxème ville de France et il a dit voilà ce que la France ne doit pas devenir.

Donc il a stigmatisé toute une population et toute une ville et ça ça passe pas chez les Marseillais et chez beaucoup de militantes et de militants qui aujourd'hui se mobilisent sur les questions d'antifascisme. C'est une bonne nouvelle. Alors, on se dit qu'à Paris, le meeting de Zemo Rosenit justement le 5 décembre prévu pour le 5 décembre ne sera pas de tout repos.

Ben, il y a une il y a une mobilisation qui a été initiée par Solidaire, la CGT, la jeune garde qui aura lieu le 5 décembre. Effectivement, je crois qu'il y aura des il y aura aujourd'hui partout où ERC Zemour se déplace des mobilisations citoyennes et populaires pour dire que non, cette personne-là, elle a pas sa place dans un débat présidentiel. Elle est dangereuse pour la République.

Elle a quand même été il a quand même été condamné deux fois pour des propos racistes. Si on énumère la liste des gens qui le soutiennent, on voit qu'il charit tout ce qui se fait de pire dans l'extrême brut. C'estàd des gens qui aujourd'hui étaient dans les poubelles de l'histoire qui n'osaient pas affirmer leurs idées, qui n'osaient pas dire des choses.

Et aujourd'hui, on parle de la réhabilitation de Pétin, on parle du procès de Maurice Papon, on parle de la rafle du Veldive comme si c'était des choses qui étaient normales et qui qui n'engageaient pas la responsabilité de l'État français. C'est quand même ce que dit Eric Zemour. Donc il met un certain nombre de sujets dans le débat que qu'on n'osait pas imaginer pouvoir revenir.

Et c'est aussi aujourd'hui pour ça qu'il y a une telle mobilisation, un tel degré de radicalité derrière chez celle c'est chez ceux qui ne veulent pas voir Zemour pardon être candidat à la présidentielle. Donc c'est c'est vraiment une bonne nouvelle et on voit qu'il y a il y a des collectifs comme la jeune garde dont on a vu les images d'une des d'un des responsables, je crois sur sur votre vidéo qui fait qui fait aussi le lien aujourd'hui entre le mouvement antifasciste et le mouvement associatif, le mouvement syndical et la gauche politique. Donc il y a il y a aussi des liens qui se recréent entre toutes ces organisations là.

Ça a été le sens de l'appel du 12 juin qu'on avait initié à plusieurs qui déjà posaient un cadre commun avec les organisations. Et on voit aujourd'hui que c'est bien puisqu'il y a des organisations qui ont une tradition qui est différente mais qui se retrouve sur un objectif commun qui est celui de lutter contre l'extrême droite et contre la mouvance fasciste parce qu'il faut quand même rappeler que le mouvement euh antifasciste, il est né dans les années 30 et notamment en opposition à Mussolini en Italie. il a été exporté en France et il y a eu les manifestations de des ligues d'extrême droite en France dans les années 30 et c'était justement le mouvement antifasciste qui avait un peu fédéré les organisations de gauche qui avaient des différences sur un mot d'unité contre l'extrême droite face au risque de basculement de coup d'état fasciste en France qui était réel dans les années 30.

Donc on voit que ça peut être aussi un lien d'une reconstruction d'une gauche politique radicale. Quelque part en se faisant à l'avocat du diable, on peut se dire, on peut considérer que la pratique consistant à entraver un candidat putatif n'est pas très démocratique. Oui, c'est le c'est c'est ce que dit Éric Zemour, c'est ce que c'est soutien ce que c'est soutien extrême.

Mais je crois qu'on est avec Eric Zemour, on n'est pas dans le cadre du débat républicain puisque je l'ai rappelé tout à l'heure, il a été condamné pour des propos racistes. Les gens qui l'entourent sont des gens qui tiennent des propos qui sont dangereux, qui ont été condamnés. Enfin, il est quand même soutenu par Renault Camu qui a été condamné pour des propos d'incitation à la haine raciale et qui est le théoricien du grand emplacement.

On a vu ce weekend un ex-dirigeant de génération identitaire l'accompagner Jérém Jérémy Piano dont tu as parlé dans un de tes tweet qui a été condamné pour provocation à la haine raciale suite à la dernière opération de génération identitaire de contrôle des migrants. Enfin bon voilà, il y a des on se rappelle quand même il y a quelques semaines quand Eric Zemour a été a été en déplacement en an son déplacement et ses meetings ont été organisés par une association dont le vice-président et s'appelle Luc Taché qui était avant dans une association qui a été dissoute. il se déguisait en nazi et cet homme-là a répondu à l'OPS en disant ben le régime nazi était pas si négatif que ça.

Il y a eu des choses positives. Donc on voit que derrière Eric Zemour, il y a des choses qui sont extrêmement gravissime et effectivement moi je je salue ce qui a été fait à Marseille et il faut qu'il y ait une mobilisation populaire pour que pour s'opposer à Eric Zemour. Aujourd'hui, c'est c'est un véritable danger pour notre pays.

Les idées qu'il met dans le débat public, je le répète, sont extrêmement problématiques et casse des digues qu'on avait pas entendu depuis des décennies sur c'était un verrou Vichi par exemple sur pour l'extrême droite, ils osaient pas en parler, avaient des termes aussi euh aussi positifs qu'Eric Zemour. Et aujourd'hui, on a quand même quelqu'un qui dit que les fonctionnaires qui avaient collaboré pendant l'occupation n'étaient pas responsable de leurs actes parce qu'ils obéissaient à la politique de l'État français. Euh il dit que le maréchal Pétin a a protégé euh une majorité des juifs français alors que tout aujourd'hui euh les historiens de référence là-dessus disent que c'est faux.

Donc on a quelqu'un qui revisite l'histoire et qui revient en arrière sur des sur des combats qui sont absolument euh rétrogrades et qui veut nous imposer une société qui est une société raciste. C'est le candidat de la haine Eric Zemour. Et quand on voit l'équipe qui l'entoure, c'est des candidats et c'est des soutiens qui ont été tous plus ou moins condamnés pour des propos racistes ou antisémites par le passé.

Donc c'est vraiment terriblement dangereux. Au-delà de ce qui s'est passé à Marseille, on a l'impression qu'Éric Zemour a perdu sa dynamique. Il y a Philippe Devilier par exemple qui a annoncé qu'il n'irait pas au zénites le 5 décembre en mettant en avant le risque réputationnel pour le puit du fou, le parc d'attraction contrôlé par sa famille.

Mais de manière plus générale, il y a Jean-Frédéric Poisson aussi qui prend ses distances. Il y a un certain nombre de personnes disons euh de la de la droite extrême ou de la droite dure ou de la droite disons conservatrice qui prennent leur distance. Ouais.

Il y a aussi, on a vu il y a 4 c jours, je crois, Cherle Gave qui était un financier qui avait apporté un peu d'argent à Eric Zemour au départ qui a dit qu'il se mettrait en retrait un peu de cette campagne. On voit qu'il y a ben je crois que notamment ce qu'a fait Éric Zemour devant le Bataclan qui était absolument scandaleux où il a utilisé la mémoire de gens assassinés par des terroristes pour faire une instrumentalisation politique, elle a elle a choqué. Même si on était habitué à l'outrance avec Eric Zemour, là beaucoup de ses soutiens ne pensaient pas qu'il réussi loin.

Et aujourd'hui effectivement Eric Zemour qui était une bulle médiatique et où il n'arrêtait pas de monter dans les sondages. Aujourd'hui, on voit qu'il stagne ou qu'il baisse. Il y a un certain nombre de gens qui le soutenaient, qui se décalent un peu.

Mais la chose extrêmement dangereuse avec tout ça, c'est qu'Ercemour, il a réussi une opération, c'est celle de normaliser encore plus Marine Le Pen. C'estàd qu'on pense qu'aujourd'hui Marine Le Pen est une candidate normale du débat républicain, que ces idées sont tout à fait normales et que finalement elle est c'est quelqu'un de modéré. Donc ça c'est aussi dangereux et en plus il y a un réservoir de voix qui s'organise parce que Éric Zemour aujourd'hui il est quand même à 12 13 dans les sondages ce qui est très important et beaucoup trop important.

Donc on voit que l'extrême rot elle élargit son spectre avec deux candidats même si on peut aussi compter Nicolas du point. Il y a aussi Ivan Benedetti, si on fait son profil, on voit que la dangerosité du personnage. Mais c'est vrai que Eric Zemour, il il agit aujourd'hui un peu comme un repoussoir pour pour certaines personnes.

On voit qu'il y a des gens qui s'éloignent de lui, qui reviennent vers Marine Le Pen, mais il faudra observer ça de de près parce qu'on a quand même une extrême droite qui est quasiment à 25 30 % dans les sondages. Merci Thomas, on se revoit bien vite. Merci d'être un ami si fidèle de la matinale du média.

On continue l'exploration du weekend politique avec Copé, porte-parole du collectif féministe Les Grenades. Car ce weekend, les effet des révélations de l'émission envoyé spéciale sur ce qu'on pourrait appeler le système Nicolas Hullo ont continué notamment avec l'éviction du député Mathieu Orphelin, ancien macroniste de la campagne de Yannick Jado. Mais on commence par un petit zap. [musique] Ce soir, enquête sur Nicolas Hullot, des femmes accusent.

Envoyé spécial en direct ce soir à 21h05 sur France 2. C'était inconcevable pour moi d'aller d'aller confier ça à qui que ce soit puis qui allait me croire quoi. Gamine de 16 ans, Nicolas Hul qui va qui allait me croire ?

Tant qu'on n'est pas concerné, on se demande toujours mais pourquoi elles en parlent 30 ans après ? Là moi je comprends mieux. Je je me suis déjà fait aussi cette réflexion très sincèrement hein quand j'ai entendu ce genre de de reportage et de plainte en disant bah pourquoi ils en parlent maintenant ?

Et on comprend après bah suite à la discussion que j'ai eu avec Sylvia avec ma fille on comprend que pourquoi elle n'en ont pas parlé avant parce que bah quand on est seul c'est pas évident de faire cette démarche là c'est sûrement pas évident. Le président de la République lui a demandé de ne pas lâcher Nicolas Hul. [musique] Moi je je ne connais pas ni cette affaire ni rien.

Je sais pas quoi dire. Mais au sommet de l'État, on lui demande de s'engager davantage. Le manque d'expression de ta part, il commence à se voir.

Pendant qu'elle s'éclipse au téléphone, les conseillers de Marlè Chiappa imaginent alors une mise en scène. Se montrer au côté de Nicolas Hul à l'Assemblée nationale. Du coup, on fait ça.

Par contre, on ressort vraiment avec elle. toutes les caméras qui sont là parce qu'ils attendront de toute façon et puis voilà quoi. Et ça affiche à l'image qui peut dire beaucoup aussi.

Mais ce n'est pas tout. La secrétaire d'État jette quelques idées sur le papier en prévision d'une tribune de soutien à Nicolas Hullot apparaître dans le journal du dimanche pour lui témoigner de son soutien. Sa solidarité sur sa solidarité.

On va me dire pourquoi vous êtes solidaire avec l'épouse et pas avec la femme. Ça tombe un peu sous le sens là. Ça tombe un peu sous le sens là.

Comme elle comme elle l'a toujours dit, la justice se rend dans les tribunaux et pas dans les torchons populistes. Les torchons populistes. Non, c'est tout moche.

Ouais, c'est tout moche. Dans cette tribune, Marlè [musique] Chiappa fustige les accusateurs de Nicolas Hullot. Bonjour Copé, je rappelle que tu es porte-parole du collectif féministe Les Grenades.

Est-ce que avant toute chose tu pourrais nous présenter ce collectif féministe ? Bien sûr. Donc c'est un collectif qui a été cofondé il y a environ un an et demi maintenant.

Donc c'est un collectif féministe, intersectionnel et inclusif. Et dans nos deux axes principaux de militantisme, il y a d'abord avant tout l'éthiquant politique. Nous avions d'ailleurs rédigé une tribune à ce propos le 10 mai dernier et aussi la lutte contre la pédocriminalité.

Alors dans le dernier envoyé spécial, on voit des images qui prouvent qu'au plus au sommet de l'exécutif, on a décidé lors des révélations précédentes en 2018 de faire bloc autour de Nicolas Hul et la personne utilisée pour en gros faire du féminisme washing si on peut utiliser l'expression et ben c'est Marlè Chiapa. Est-ce que enfin on a vu les images tous ensemble, est-ce que c'est surprenant ? Est-ce que c'est attendu ?

J'aurais aimé te répondre non, mais malheureusement il semblerait que ce soit le cas et que enfin on voit bien que les violences faites aux femmes font partie d'un système et sont des violences systémiques. Système qui se perpétuent dans les plus hautes sphères du pouvoir. Euh je veux dire si on regarde le mandat de Macron dont la grande cause du quinquena était les violences faites aux femmes, deux de ces ministres ont été accusés de viol.

Donc deuxème ministre, c'est-à-dire Nicolas Hullot et Gérald D'Armanin. Gérald Armanin qui est le ministre de tutel d'ailleurs de Marline Chapa et qui a été accusé de viol. Euh est-ce qu'on peut parler finalement d'instrumentalisation ?

J'ai vu sur la page Twitter des Grenades que vous êtes très disons défiant vis-à-vis de euh comment dire d'une tendance qui accablerait en fait finalement la femme utilisée pour féminisme was la pratique et qui en oublierait les hommes coupables ou accusés de de violence sexuelle, de viol et cetera. Euh est-ce que quelque part euh euh il y a un danger justement de d' comment dire de son de céder à l'instrumentalisation en ne regardant pas les principaux acteurs et puis en regardant ailleurs. Euh nous cherchons à regarder les principaux acteurs, mais ce que nous dénonçons avant tout, c'est le système qui permet justement la protection et l'impunité d'hommes puissants qui ont un dysfonctionnement dans leur rapport aux femmes, ce qui a été particulièrement bien mise en avant dans l'affaire Hullo.

Ce que d'ailleurs une des personnes qui a témoigné contre lui a dit, c'est il y a un dysfonctionnement dans son rapport aux femmes et ce dysfonctionnement est répété et comme on le remarque, il y a de très nombreux hommes qui sont accusés de violence et d'actes d'agression sexuelle en politique. Certains ont même été condamnés à ce propos et pourtant restent élus à des postes qui restent importants. Et et dans le cas de Nicolas Nicolas Hullot, on se rend compte qu'en fait il y a eu plusieurs euh enfin je veux dire euh le reportage d'envoyé spécial, enquête d'envoyé spécial euh ce n'est pas le premier temps.

Il y a plusieurs alertes, plusieurs fois où la question a failli monter et en fait elle est redescendue. Ce qui est aussi très effrayant, c'est encore une fois quand on écoute les témoignages, beaucoup disent qu'elles avaient été prévenues par l'entourage politique de Nicolas Hul, ce qui démontre bien que ces comportements d'agresseur étaient connus au sein de son parti et de sa cellule. Pourtant, rien n'a été mis en avant pour pouvoir le stopper, pour pouvoir qu'il ne puisse plus nuire.

Et c'est extrêmement grave de se dire que beaucoup de membres, en tout cas de personnes proches conseillées autour de lui l'ont manifestement activement protégé et n'ont même pas et n'ont pas cherché à protéger les victimes. Enfin, c'est très clair quand par exemple Pauline Lavau disait "On m'a empêché de participer activement à sa campagne car j'excitais trop le candidat." La personne qui était protégée là n'était pas Pauline, c'était Nicolas Hullot.

Et c'est ça qui est extrêmement dangereux, c'est ce système qui met en place toute une organisation de façon à ce que ces témoignages ne puissent pas aboutir, de façon à ce que la parole des femmes ne puisse pas être libérée et pire que ça quand elle se libère, il y a une instrumentalisation de leur témoignage. Et oui, effectivement, un tribunal médiatique dans lequel généralement ce sont les agresseurs ou en tout cas les accusés qui instrumentalisent tous les médias à leur possession. enfin pas les médias en eux-mêmes mais qui instrumentalisent leurs paroles de façon à pouvoir se dédouiner et en fait centrer l'attention ailleurs.

Ce qui a été très très bien vu dans le cadre. En 2018, il commence par répondre dans PFM TV avant même que l'affaire d'EBDO soit sortie, ce qui empêche euh le journaliste présent de lui poser des questions précises sur cette affaire-là. Il ensuite comme pour beaucoup porte plainte pour diffamation contre la victime et euh comme souvent dans ces cas-là cette plainte ne va pas enfin va être abandonnée de la part de la personne qui la lance de façon à être à éviter tout type d'enquête complémentaire et cette plainte est abandonnée quel jour ?

Le 24 un 24 décembre un jour où personne ne va se renseigner sur ça. Tout le monde est occupé ailleurs. Et cette fois-ci encore, il a précédé le reportage de d'envoyé spécial, l'enquête d'envoyé spécial sur BFM TV.

Exactement. On remarque encore une fois cette même stratégie de détourner l'attention, de centraliser la parole et de décaler en faisant un discours victimaire et se présentant soi-même comme la victime en ayant d'ailleurs jamais un mot pour ces 10 victimes. On a l'impression que le système politique français est vérôé.

Est-ce que le mythou politique, si on l'appel le mythou politique, a servi à quelque chose selon toi ? C'est ce qu'on espère. Le mythou politique est une vague qui a encore besoin de prendre de l'ampleur et qui prend de plus en plus d'envergure, notamment grâce à cette brillante enquête de la part de Virginie Villard Surulot.

Euh le Mythou politique, donc c'est une tribune qui est sortie le 15 euh novembre dernier, qui a été signée par 285 dans le monde politique et qui demande des mesures et des actes pour sévir contre le les violences sexuelles qui euh existent encore existent dans ce milieu. Comme on le voit, différentes militantes féministes subissent des agressions sexistes au sein même de nos hémicycles, ce qui est juste intolérable. Il y a nombreux hommes politiques qui sont accusés et même certains qui ont été condamnés pour des faits d'actes de violence sexuelle et qui restent en poste.

Par exemple, il y a le cas de George Tron qui était emprisonné et qui restait maire de la ville de Dravel l'année dernière qui a fini par donner sa démission suite à la pression des collectifs militants. On a aussi en Guadeloupe Cédric Cornet qui est maire de Goosier et qui a été condamné pour atteintes sexuelles sur mineur de moins de 15 ans. Comment c'est possible que ces personnes-là soient toujours éligibles ?

C'est ça la question qui nous pose aujourd'hui et l'impression le fait qu'il soit encore en poste nous renvoie un message clair que les violences faites aux femmes sont banalisé et ne sont pas un problème. Justement, on est dans une période préélectorale. Est-ce que au Grenal vous avez des des des mesures que vous voudriez voir les candidats inscrits dans leur programme et donc devenir effective d'ici juin 2022 ou avant d'ailleurs si Emmanuel Macron le veut bien ?

Euh tout à fait. Tout d'abord euh dans le cadre d'accusation contre un député, enfin un membre du gouvernement, ce dernier jouit et bénéficie de la protection fonctionnelle. Nous souhaiterons que dans le cadre d'agression sexuelle, dans le cette personne ne jouisse pas de cette protection fonctionnelle, mais ce soit les victimes qui puissent en jouir.

Comme le documentaire de Nicolas Hullot l'a très bien mise en avant, les victimes n'ont aucun intérêt à parler. Le chamboulement médiatique, c'est autant la personne accusée que la personne qui accuse, qui le subit. Et c'est d'une violence extrême.

Se rappeler un traumatisme pareil, de voir en parler devant tout le monde, c'est aussi le revivre. C'est revivre toute cette violence. C'est devoir être questionné autour de cette violence et c'est subir en plus un acharnement médiatique de la part de ceux qui soutiennent le candidat particulièrement dans le cadre de Lio qui était et qui a été une des personnalités politiques enfin une des personnalités préférées des Français.

En plus de ça, on demande aussi à ce que les personnes qui ont protégé ou cherché à protéger un agresseur soient démis de leur fonction et ne soient plus éligible. Euh aussi bien sûr que si un agresseur qui a été condamné ne soit plus éligible dans lequel de Jordeton, il ne subit que 6 ans d'inligibilité. Or, une personne qui agresse et qui et puis en plus dans son cas, il a été condamné pour viol, ça dénote encore une fois d'un rapport au corps des femmes qui est extrêmement problématique et qui est intolérable. comment une personne qui est supposée nous représenter, qui doit montrer l'exemple peut être accusée de fait pareil.

Et enfin, nous demandons aussi que la levée de de l'immunité parlementaire dans le cadre de ses affaires, par exemple dans le cadre de Benoît Siamand qui est poursuivi par son ex-femme pour violente pour violence conjugale qui est un député tout à fait euh bénéficie de cette immunité parlementaire ce qui fait que bah l'enquête est entravée. Il ne peut pas y avoir de perquisition, il ne peut pas être mis en garde à vue. Alors que je il y a quelques temps, il a été retrouvé tentant de pénétrer dans le domicile de son ex-femme alors qu'elle bénéficie d'une ordonnance de protection.

En gros, vous demandez la fin d'une certaine forme d'impunité. Exactement. Nous demandons est-ce que c'est c'est bien beau de dire que la parole des victimes se libère, mais encore faut-il qu'elle soit écoutée ?

Est-ce que au Grenad vous avez l'impression vraiment que l'univers médiatique, bon on a vu en voie spécial mais que l'univers médiatique participe à visibiliser la cause du féminisme. On a souvent l'impression désagréable que ces dernières années la droite voir l'extrême droite se saisit se part de féminisme et de laïcité d'ailleurs pour en quelque sorte stigmatiser. Est-ce que un discours justement inclusif féministe inclusif comme le vôtre, est-ce que vous estimez qu'il est mis en avant dans les médias ?

Euh malheureusement euh il reste encore euh je trouve assez peu audible dans le sens où euh souvent les propos vont être déformé. C'est typiquement ce qu'on peut voir dans le cadre d'Aliscopin. On a très souvent tendance à extraire une phrase totalement de son contexte et déf enfin manipuler tout autour de façon à déformer ses propos et lui faire dire des choses qu'elle n'a pas dit.

C'est d'ailleurs quelque chose qu'elle dit très régulièrement sur les plateaux. Ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit. car en effet, on cherche souvent à manipuler sa parole qui est pourtant juste exace et précise.

Et typiquement dans le contexte du méta politique, ce qu'elle avait indiqué il y a environ un an de cela, c'est que le milieu politique est un entreoiooi masculin, ce qui favorise un climat de violence sexiste et sexuelle. Merci beaucoup Copé d'avoir été à notre matinal et du courage dans à toi et à tout tous les toutes les membres du collectif des Grenades. Merci beaucoup et merci enfin de m'avoir accueilli et reçu aujourd'hui.

On en arrive bientôt à la dernière partie de notre compte matinale. La semaine dernière déjà, je parlais ici avec Thomas Diançaise qui devait quitter Abidjan sur la côte ouest-africaine pour rejoindre Gao au Mali en passant par le Burkina Faso et le Niger. une colonne qui a très vite rencontré l'hostilité d'une jeunesse qui ne veut plus de la présence militaire française au Sahel parce qu'elle considère que cette présence est inutile vu que la situation sécuritaire face aux milistes à 10 se dégrade chaque jour un peu plus à à Kaya au Burkina Faso, l'armée française a tiré et fait plusieurs blessés dans le silence assourdissant des grands médias et de la classe politique.

Samedi dernier, Rebelotte à Terra, ville du Niger. Cette fois-ci, il y a eu des morts, trois morts dont l'armée française est accusée. ici en France dans les médias et sur la scène politique silence occultation incroyable scandaleuse occultation j'en parlerai tout de suite avec notre collègue Thomas Di mais regardons d'abord un petit élément de contexte un extrait de la télévision marocaine MI 1 qui vite a mis les mots sur la réalité quand les médias français notamment l'AFP et RFI organisaient le silence voir la censure.

Regardons. Les affrontements ont commencé hier soir avec plusieurs manifestants qui se sont opposés au passage du convoi militaire de la force barcane en provenance du Burkela Faso. Des jeunes pour la plupart qui ont érigé des barrigades sur la voie principale qui traverse cette ville de Terra située dans la région de Tilaber.

On ne veut pas de vous rentrer chez vous sans entre autres les slogans scandés par les manifestants qui ont refusé le passage au convoi en direction de la région de Gao au Maliis. Des populations qui n'ont d'ailleurs pas hésité à braver les soldats nigériens venus sécuriser le passage du convoi composé d'une centaine de véhicules. Des heures ont par ailleurs éclaté dans la soirée avec des jets de grenades lacrymogènes, mais aussi des tirs de sommation à balle réelle selon certains témoins.

La situation serait d'ailleurs montée d'un cran ce samedi malgré les appels au calme et les tentatives de disperser la foule. Si les autorités n'ont pas encore officiellement réagi, des sources concordantes font état sur place d'au moins trois morts parmi les manifestant ainsi qu'une quinzaine de blessés. Les circonstances restent encore flou sur la provenance des tirs en question.

Et toujours est-il que des vidéos partagées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence des affrontements qui se poursuivait encore ce samedi après-midi. Alors, bonjour Thomas. Nous étions la semaine dernière ensemble pour parler du blocage d'un convoi français au Burkina Faso dans la ville de Kaaya.

Un convoi bloqué par des centaines de jeunes en colère qui n'ont plus confiance en l'armée française et veulent son départ. qu'on voit parti le Côte d'Ivoire et qui doit arriver à Gao dans le nord du Mali en passant par le Burkina et le Niger. Un convoi qui a fini par rebrousser chemin pour repartir avec après la dispersion de la Manif et qui s'est à nouveau fait bloquer par de jeunes manifestants à Terra au Niger samedi au Niger.

Donc et cette fois-ci il y a eu trois morts. Trois morts et une incroyable occultation médiatique. Est-ce que tu peux nous raconter ?

Bah, c'est vraiment un chemin de croix pour ce pour ce convoi, hein. Donc, c'est un convoi de l'armée française, un convoi logistique assez important de 90 euh camions et qui a vocation donc qui part de de Abidjan, hein. C'est c'est du matériel qu'on a amené au port de Abidjan Côte d'Ivoire et qui est destiné à alimenter euh les bases françaises au Sahel dans le cadre de la lutte contre le contre le terrorisme.

Et donc, comme tu l'as rappelé, euh il y a eu des manifestants pacifiques, faut le dire, qui ont bloqué ce qu'on voit. une première fois à Kaurkina qui l'ont obligé à faire demi-tour. Il a pas fait demi-tour euh très loin puisqu'il est retourné vers la capitale du Burkina euh Ouadugu avant de pouvoir continuer sa route vers le Niger puis vers le Mali puisque il va aller jusqu'à Gao qui est une des bases les plus importantes de la force militaire française barcane au Sahel.

Et ce qui s'est passé, c'est que cette localité qui est une très petite localité he qui est à peu près 180 km au nord-ouest de Niamé, la capitale du Niger, il y a eu des manifestants qui ont de nouveau fait un barrage comme ça s'était passé au Burkina avec les mêmes revendications. Contrairement à ce qu'on raconte dans les médias français, c'est pas que les manifestants croient que les militaires français livent des armes au dadist. Non, c'est pas ça.

C'est que il y a on demande à l'armée française de partir du S. Il y a une volonté de reprise en main de de sa souveraineté et puis un ralbol. Voilà, c'est chez nous, on ne veut plus aujourd'hui l'armée française qui a été incapable de lutter contre les terroristes.

Et ce qui s'est passé c'est que il y a pas eu seulement que des blessés, il y a eu des morts. Il y a eu au moins deux morts chez les jeunes manifestants qui, je le rappelle, étaient pacifiques. C'était des jeunes de 22 et 23 ans.

Faut rappeler leur nom. Doudou Adamou Hamza Dibey he parce qu'on a tendance à les invisibiliser dans les dans les médias français quand ils en parlent c'était des jeunes qui avaient la vie devant eux qui sont sortis et puis il y a eu des tirs visiblement des tirs de l'armée française. On a envoyé aussi des avions un avion de chasse qui a lâché des un des leurs pour impressionner la population.

Les militaires n'ont pas fait que des tirs de sommation, ils ont tiré au sol. Et tout ça se passe dans le silenceé des médias français, de la classe politique française. C'était l'événement s'est passé samedi.

L'agence Reuters pas un organe de désinformation russe ou chinois a annoncé à 15h30 que il y avait deux morts parmi les manifestants suite à des tirs et une au moins deux morts et une dizaine de blessés graves. Et dans les heures qui suivent, il y a eu aucune reprise dans les médias français. Il y a même eu des médias publics qui sont plutôt destinés à être ouverts à l'international comme TV5, comme France 24, comme RFI qui reprenait la la doxa du ministère de la défense française en disant que ah ben oui, enfin il y avait des il y avait pas de tir contre les manifestants, il y a eu seulement des tirs de sommation alors qu'on savait qu'il y avait eu des morts.

Et en plus, il est très frappant de voir les titres des articles de France 24 et de RFI notamment où en fait on parle du blocage du convoi. Le titre n'évoque absolument pas les morts, ce qui est une faute journalistique incroyable. Je veux dire, un étudiant en école journaliste sait que quand il y a des morts, c'est l'information sur les morts qui est mise en titre et en réalité c'est dans à l'intérieur du papier.

En réalité, des dépêches d'AFP rebâtonnés, c'est à l'intérieur du papier, des fois fonds du papier qu'on le lit qu'il y a eu des morts et on ne comprend même pas très bien d'où proviennent ces morts. Quand on voit ce traitement journalistique, on comprend pourquoi la France est 34e au classement de la liberté de la presse derrière le Sirenam et la Gviana. Il y a quand même eu, on parle, on a parlé dans des titres de presse de l'AFP, de TV5, des articles d'incidents comme si finalement c'était pas si grave.

C'était des portes cassées, des fenêtres brisées. On parle de la vie de personnes qui ont été tuées par balles par des balles de l'armée française visiblement. Et on c'est ce que c'est ce qui c'est ce qui semble juste du côté des témoins, c'est-à-dire qu'ils disent que ils ont vu très clairement les militaires français tirer sur la foule des manifestants pacifiques et en France euh personne ne dit rien.

C'est-à-dire on devrait demander une enquête pour savoir qu'est-ce qui s'est passé, qu'est-ce qui a fait que les militaires français se sentant en danger se sont mis à tirer sur des manifestants qui d'après ce qu'on voit sur les vidéos n'étaient pas armés. Et derrière, il faut avoir une véritable réflexion sur la politique française en Afrique et notamment notre présence militaire au Sahel qui est de plus en plus contesté. Comment on va pouvoir continuer ?

Parce qu'aujourd'hui, on fait plus partie que du problème que de la solution. On est là euh au Sahel et notamment au Mali, au Burkina, au Niger, hein. C'est trois pays qui concentrent toute la présence des djihadistes, en en tout cas la majorité de la présence des djihadistes au Sahel depuis 8 ans.

Ça fait 8 ans qu'on déploie jusqu'à 5100 hommes, qu'on dépense 1,2 milliards d'euros par an, qui est un sacrifice aussi de nos soldats. Il y a 57 soldats français qui sont morts et rien n'a été réglé. Faut quand même rappeler quand même le problème c'est étendu en le problème c'est même étendu c'est-à-dire qu'il était circoncis au Mali, il s'est étendu au Niger, au Burkina, un peu en Côte d'Ivoire aussi et un peu en Côte d'Ivoire.

Euh il y a là aussi la présence de Bokoaram au Tchad, au Cameroun et euh et au Nigéria. Et il faut quand même se souvenir parce que c'est jamais raconté de comment les djihadistes sont arrivés au Normandie en 2012. Ils sont pas arrivés par tapis volant, ils sont arrivés parce que Nicolas Sarkozi avait décidé de renverser le président libien, le guide libien Mohamar Kaddafier.

Il avait pas décidé de le renverser parce que c'était un dictateur sanguinaire. Il avait décidé de le renverser parce que il y a de fortes suspicions que Mohamar Kadfi ait financé la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozi. Nicolas Sarkozi a voulu se débarrasser d'un témoin gênant.

Et pour justement permettre le renversement de Mohamar Kaddafi, on avait besoin qu'il soit lâché par ses alliés et notamment par les toirges maliens que Kaddafi soutenait, finançait. Il y avait des toir maliens qui allaient combattre comme mercenaires auprès de de de Kaddafi. Et donc, on a envoyé des des missus dominicus hein, des barbouses de la DGSE aller voir les Taregg au nord du Mali.

Je me souviens qu'il y avait un notamment un colonel de la saint colonel de la DGE, ces fameux qui s'appelle Jean-Marc Gadouet qu'on retrouve dans pas mal d'affaires notamment le meurtre d'un opposant tchadien qui sont allés voir les TMien, ils leuront dit "Mais écoutez, si vous si vous lâchez Kaddafi nous en échange, on va on va vous donner l'indépendance puis du Normali puisque vous voulez vous séparer, vous ne voulez plus être sous l'autorité du sud hein de de Bamo." Et mais ce qu'on avait pas prévu dans ce grand plan maiavéliellique et magnifique, c'est que la déstabilisation de la Libye allait ouvrir la voie à tout un tas de de fous de Dieu qui sont arrivés au Normie qui ont acheté des armes en Libye puisque la chute de Kaddafi a créé un chaos. On a ouvert les entrepôts d'armes.

Ça a été une sorte de foirefouille pour tous les trafiquants qui voulaient se procurer des armes àquerie. Évidemment, ces jadis sont arrivés au Normaliie, ont doublé les toiteg indépendantistes et ont instauré la charia et ont finalement obligé l'armée française à intervenir si les islamistes parce que les islamistes risquent ne s'étendent plus au sud du Mali. Donc finalement, on n'est pas venu seulement sauver le Mali du terrorisme, on est venu réparer notre péché originel en Libye.

Parce que il y a une sorte de cancer métastasé qui s'est créé et ça n'a absolument pas marché puisque finalement le le djihadisme prospère sur quoi ? Il prospère sur la misère, sur l'absence d'espoir. Suffit de le voir.

C'estàd que la région des trois frontières, là où il y a vraiment la plus grande activité djihadiste, donc région des trois frontières entre le Burkina, le Mali, le le Niger, c'est une des régions les plus pauvres où il y a pas d'école, où il y a pas de route, où il y a pas d'hôpitaux, où certains éleveurs par exemple sont raquetés dans le cadre de transhumance et finalement ils vont se jeter dans les bras des islamistes. Donc finalement, c'est l'absence de développement. C'est le fait que la France pendant des décennies et émis dans ses anciennes colonies d'Afrique francophone des présidents, des dictateurs qui n'avaient cur de leur peuple.

On l'a vu au Mali, on a mis une sorte de roi finéant Ibrahim Bouarka et Keta qui faisait la grâce matinée jusqu'à midi et qui ne s'occupait absolument pas du dévouement. Et c'est ça qui crée aussi euh le le la qui qui est qui permet au djihadisme de prospérer et qui laisse des populations complètement dénuées prises entre le marteau et l'enclume, entre d'un côté euh des pouvoirs autoritaires euh ou corrompus et de l'autre côté des djihadistes. Qu'est-ce qu'il leur reste comme alternative ? aller en exil, aller se jeter, aller traverser le Sahara, aller se jeter dans la Méditerranée.

C'est bien souvent ce que ce qui reste. Donc on a beau jeu de critiquer l'immigration massive alors que finalement nos politiques, on l'alimente en soutenant des des des régimes au Sahel qui ne sont pas absolument pas mêmes de permettre la prospérité de leur part. Et on a l'impression aussi que la France est une forme de supraétat avec des microétats, des protoétats qui sont maintenus dans cet état justement pour pouvoir maintenir une sorte de d'empire.

Oui. Et il y a vraiment une volonté de maintenir son précaré parce que on n jamais réussi à vaincre les djihadistes au Sahel. Mais par exemple au Tchadou, il y a une présence de Bokuaram mais la force militaire française ne lutte pas contre Bouaram.

Par contre, ce qu'ils font, c'est que ils luttent contre des rebelles qui sont absolument pas djihadistes et qui veulent renverser la dynastie débit, hein, puisque Idriss Débi, avant sa mort en 2021 était vraiment le meilleur ami de la France au Sahel et à plusieurs reprises, on l'a sauvé. Je me souviens qu'en 2019, on a quand même dévoyé le mandat de la force militaire française au Sahel pour aller bombarder des rebelles qui étaient absolument pas des djihadistes et pour sauver le notre meilleur ami le maréchal débit et et ça se enfin je veux dire il y a quand même des choses qui doivent être prises en compte tout ça c'est pas que des grands mots. C'est dire quand vous êtes jjamena, la capitale tchadienne, qui est un peu une un épicentre de la de la force militaire française barcane et que vous êtes le dimanche et que le matin à 6h vous êtes réveillé parce qu'il y a des avions de chasse français qui passent au-dessus de votre tête, vous pouvez vous sentir en tant que Tchadien ou en tant qu'africain humilié, atteint dans votre souveraineté ?

Surtout que finalement, on sait pas pourquoi décolle ces Mirages. Est-ce que ils vont vraiment lutter contre le terrorisme ou est-ce que ils vont aller combattre des rebelles qui menace les meilleurs les les dictateurs amis de la France ? Alors la question qui se pose en tout cas pour revenir à ce qui s'est passé à Terra au Niger, on rappelle qu'il y a deux au moins deux morts, trois morts selon certaines sources euh manifestement tué euh parce que l'armée française essaie de de se frayer un chemin au milieu d'une foule hostile, une foule de jeunes de jeunes euh non armé hostile.

Alors, la question qui se pose qui doit être posée par la presse française, par les parlementaires français, par l'opinion française et notre armée a-t-elle tué trois civils, deux ou trois civils, et blessé près de 20 civils dans un pays étranger d'où nous vient historiquement notre uranium ? Alors toi Thomas, tu as posé la question à des officiels, en tout cas à des sources au Niger dès le weekend et manifestement les Nigériens veulent assumer le les morts. Oui, c'est assez extraordinaire. c'estd une source assez bien placée au sein du gouvernement nigérien m'a dit on va entre guillemets endosser ce qui s'est passé parce que ce qu'on voit était aussi escorté par des forces de sécurité nigérienne et on va faire en sorte on veut que ça soit comme ça on veut que finalement on laisse planer le fou et d'ailleurs le communiqué des officiels nigériens du ministère de l'intérieur de Nigéria a laissé planer le fou pour savoir qui avait tiré entre on on n' pas dit clairement qui avait tiré entre les forces de sécurité nigérienne et les militaires français.

Prouesse grammaticale d'ailleurs, c'est une prouesse grammaticale. C'est volontairement écrit avec les pieds et ça pose quand même question. C'estàdire que au Niger, vous avez effectivement des intérêts stratégiques pour la France puisque il y a l'uranium he qui alors c'est beaucoup moins qu'avant. avant à peu près 3 historiquement il y avait 33 % à peu près un/ers du l'uranium qui servait à faire fonctionner les centrales ici qui venaient du Niger.

Aujourd'hui c'est plutôt vers 15 20 % mais ça reste quand même important. C'est exploité par le successeur d'Areva qui s'appelle Orano. Et donc vous avez un président nigérien qui s'appelle Mohamed Bazou qui est venu un peu au secours de la France en disant que ben on souhaite que la France reste parce que si la France part demain c'est le c'est le chaos.

Alors Mo Bazou, qui est le président nigérien a tout intérêt à dire ça puisque c'est un personnage qui est euh très aimé en tout cas des milieux sécuritaires français. C'est un peu devenu le nouveau meilleur sous-préfet de la France en Afrique. C'est-à-dire que euh il drift des bill.

Voilà, c'estàdire que quand il était ministre de l'intérieur du président président Mamadoufu et qui réprimait des manifestations qui l'embastillaient des membres de la société civile nigéne, Paris n'a jamais réagi. Et aujourd'hui, alors qu'on est en train de reconfigurer Barcan, puisque on est censé, Emmanuel Macron a annoncé qu'on passait de 5100 hommes à 2500 à 3000 hommes et qu'on allait plus se se détacher du Tchad de Njam et se ramener vers le Niger. qui a une justification effectivement géographique, c'està-dire que on se rapproche des des endroits où les terroristes agissent et aussi qu'il y a une justification politique puisque le meilleur ami de la France au Sahel, l'homme fort sur qui tout reposait Idriss Debitno, le président du Tchad, le maréchal est mort en avril 2021.

La France, notamment Joan le ministre d'affaires étrangères a permis que son fils Mamad prenne le pouvoir par un coup d'état au mépris de la Constitution tchadienne. Sauf que le Mamat débi n'a pas les mêmes épaules que son père. Et euh les la France voyant que finalement le Tchad risque de sombrer dans les mois qui viennent dans un chaos puisque euh le fils d'bbi est absolument pas capable de tenir son pays euh comme le père, ramène euh la une grande une grande partie du dispositif euh de Barcan au Niger et donc conforte Mohamed Bazou.

C'estàd moi, je sais par exemple que euh Jean-Ive Ledrian a demandé à Idriss Débit du temps où il était encore vivant de financer la campagne électorale de Moyen Bazou pour qu'il soit élu à la tête du Niger. Et d'ailleurs, la France sé tue quand il y a eu des suspicions de fraude électoral lors de la dernière élection présidentielle qui s'est tenue en fin de l'année dernière et au début de cette année. Donc évidemment, Moed Bazum a tout intérêt de faire le service aprèsvente et de protéger finalement les intérêts français puisque ces intérêts français conforte son pouvoir et lui ramène aussi des financements puisquil y a tout un tas de financements qui vont avec la présence militaire française.

En tout cas le Niger, le gouvernement nigérien Mohamed Bazou Oui. Mais mais derrière je veux dire ces gouvernements qui sont liés à la France, il y a une colère indéniable des peuples qui m'ont d'ailleurs c'est c'est pas un sentiment antifrançais comme c'est dit dans la plupart des médias, c'est un sentiment contre la politique française en Afrique. C'estàdire le distingo est bien fait.

Et moi je souhaite, c'est même plus de l'ordre du souhait, c'est de l'ordre de la prière que nos gouvernant Emmanuel Macron, Jean-Ive Ledrian, entendent entendent enfin cette colère des peuples africains qui disent que à la France que c'est plus chez vous, c'est plus votre que c'est plus votre non mais c'est plus votre empire. Et je pense que c'est très important s'il leur reste une once de lucidité s'ils sont pas encore perdus dans les brumes de leur toutepuissance coloniale. Je pense que Jean Lodrian, Emmanuel Macron doivent faire partir les soldats français.

On doit ramener nos soldats à la maison. On doit dire que ben d'ici 1 an et demi, 2 ans, Barcan, c'est fini. C'estàdire dans ce lapse de temps, on fait monter en puissance les armées nationales et aussi l'ONU qui pour l'instant une sorte d'éléfant blanc et on lui donne un vrai mandat offensif parce que sinon qu'est-ce qui va se passer ?

On va ça va être pire qu'une histoire de qu'on va bloquer. On va rompre le lien entre la France et l'Afrique. Et je parle pas du lien colonial, je parle pas des bases militaires, je parle pas du franc CFA, je parle pas de cette vassalisation permanente des anciennes collines d'Afrique francophone.

Tout ça doit être balayé bien sûr. Je parle d'un lien beaucoup plus important, beaucoup plus fondamental que personne ne veut voir briser. Ce lien, ce lienlà, c'est un lien de culture, c'est un lien de langue, c'est un lien d'humanité.

Combien on a de binationaux famill ? Combien on a de binationaux ? Il y a 2 millions de français qui sont originaires d'Afrique sub-sahaenne.

Moi je me souviens, j'étais au Mali en en 2020 au plus fort de la contestation contre le président Ibrahim Boubakar Keet qu'on accusait d'être un sorte de pentin de la France et les manifestants dans la rue faisaient très très bien la différence entre les simples français et la politique française qui était menée qui est détestable. D'ailleurs, les gens ne comprenaient pas pourquoi la France des droits de l'homme se conduisait comme ça en Afrique. Et et je et je je vais je vais finir sur ça parce que si on ne change pas rapidement, il sera trop tard.

À un moment, il sera trop tard. tu te souviens et tu pourras mieux le raconter que que moi qu'en 2004 en Côte d'Ivoire pour l'affaire très court, Jacques Chirac voulait chasser le président Laurent Bagbo, hein, dont la tête ne revenait pas et les militaires français avaient tiré sur des manifestants des armées, faisant là plusieurs dizaines de morts, ce dont on na jamais vraiment parlé. Et en représaille, une petite partie la population ivoirienne avait commis des actes antifrançais contre des civils français et ça avait créé une rupture.

Et moi, je ne souhaite pas ça. Et c'est pas que des grands mots, c'est pas que des c'est pas que des grandes paroles. Moi par exemple, ma mon épouse est tchadienne et moi je ne souhaite pas qu'un jour mes enfants soient obligés de choisir un camp ou un autre qu'on leur reproche qu'on reproche à mes enfants d'être trop français au Tchad ou d'être trop tchadien en France.

Et je pense que c'est une préoccupation euh de tout le monde, de toi y compris, que véritablement il faut queon change tout du sol au grenier de cette politique française pour que véritablement on puisse construire un partenaire équitable avec le peuple et qu'on mette fin à cette sorte de domination coloniale, cette sorte de guerre coloniale qu'on mène au Sil et qui n'a plus aucun sens. En tout cas, on rappelle qu'il y a 17 ans justement, il y avait eu en Côte d'Ivoire les événements de novembre 2004 durant lesquelles dans les circonstances similaires à celle de de Ka'éit Abidjan. L'armée française avait tué des dizaines de personnes.

En réalité, on a compté 64 morts dans un enfant de 13 ans. Et il y avait eu le même type d'occultation, ce que Daniel Schinermal avait appelé dans sa chronique à Libération le journalisme en uniforme. Il avait il avait fallu attendre des semaines et un reportage de 90 minutes sur Canal Plus. l'émission euh à l'époque animée par Paul Morera, aujourd'hui patron de la boîte de production en première ligne pour briser l'omerta.

Finalement, les choses n'ont pas beaucoup changer en tout cas hier dans la nuit alors que nous préparions cette matinale le journal Afrique de TV5 Monde, la chaîne de télévision la francophonie contrôlée par la France mais aussi par la Suisse, la Belgique et le Canada. Bref, un JT diffusé principalement à destination de l'Afrique et non de la France a publié des témoignages à Cablanc. On regarde [musique] le ministère de l'intérieur nigérien vient un communiqué a en effet fait état de deux morts. 11 blessés graves parmi les manifestants.

Nous n'avons pas pu entrer à l'hôpital de Terra. Aucune autorité n'a souhaité répondre à nos questions. Quelques-uns ici ont accepté de témoigner.

Mon petit frère est une des victimes. Il avait 23 ans. Le matin, il s'est réveillé.

Nous avons prié ensemble. J'étais sur place depuis le matin et aucun de nos militaires n'avait donné l'ordre de tirer. Je peux vous assurer que ce sont les militaires français qui ont tiré les gaz lacrymogène et les coups de feu.

Et tous les témoignages recueillis accusent l'armée française. Je remercie l'armée nigérienne qui est venue pour le maintien de l'ordre. C'est surtout l'armée française qui est à la base de ce massacre.

Certains ont été présents au contact du convoi des soldats et des gendarmes nigériens. Ils ont tiré chez nous. L'hélicoptère a fait deux fois avec le avec son garage curmogène.

Mais si c'est pour tirer là, c'est le français même qui nous a tiré parce que le truc c'est devant moi que s'est passé. Ils ont dit que c'est pas eux. C'est le gendarme de misère que leur tire.

C'est faux. C'est pas vrai. Alors, on est dans une situation roambolesque où le gouvernement nigérien dit "C'est nous qui avons tiré sur notre peuple et où les le peuple dit "Ah mais non, c'est pas nos gendarmes qui ont tiré sur nous, ce sont les gendarmes français quelque part." Donc le le gouvernement africain donc Vasal assume la violence comme au Burkina face aussi le gouvernement Burkinabé a coupé internet mobile pendant plus d'une semaine.

D'ailleurs, je pense c'est toujours coupé pour justement empêcher les populations de de se réunir et de contester la présidence française. Et finalement la contestation de la présence française au Burkina, on est passé à une contestation violente du pouvoir de Rockmar Carburé au Burkina comme si finalement le discrédit s'étendait désormais au chef d'état qui refuse de bah de rompre avec la France. Oui, ça veut dire que on n pas compris pourquoi Internet avait été coupé au Burkina qui a quand même depuis le renversement de BL comparé en 2014, depuis la révolution qui a eu au Burkina en 2014, une tradition démocratique et citoyenne.

Et puis là, on a coupé internet donc on se demande d'où est venu l'ordre, est-ce qu'il est venu de la présidence Burkinabé ou est-ce que il est venu de Paris pour éviter que les informations sur ce qui se passait à Kaya, sur ce convoi qui a été bloqué, sur les blessés qu'il y a eu aussi par balle. hein, sur des tirs de l'armée française. Ça a été documenté par par Libération circule et c'est la même chose au Niger.

C'est-à-dire queon a l'impression qu'on que la France veut faire endosser au Niger la responsabilité du drame qui s'est déroulé à Terra. Et moi, je trouve ça assez scandaleux que la classe politique française, y compris les hommes politiques de gauche, ne se saisissent pas de ce problème en demandant une commission d'enquête en disant "Mais on veut savoir parce que effectivement on est une armée étrangère qui a tiré sur des civils désarmés qui n'était absolument pas djihadiste dans un pays étranger dans un contexte quand même de forte tension et c'est vrai que il y a tout d'un coup une des manifestations là on a on a vu samedi au Burkina Faso, il y a eu des manifestations très fortes contre le régime de Roma Caboré mais aussi contre la présence militaire française. Donc c'est pour ça que il faut d'urgence revoir notre politique pour mettre en place un calendrier de retrait barcane et revoir de font en comble nos relations avec l'Afrique pour les les mettre non pas sous l'angle de la domination mais sous l'angle d'une fraternité entre les peuples, d'une fraternité de langue, d'une fraternité d'histoire et puis une fraternité de destin.

Et mais aujourd'hui cet aveuglement qu'à Emmanuel Macron et qu'à Joan nous conduisent à l'abîme en tout cas conduise la France risque de tout perdre en Afrique et ce lien et les Français avec hein parce que à un moment donné quand le feu part, on peut plus l'arrêter. Euh voilà, en tout cas c'était important de revenir là-dessus. On espère que le Parlement, le gouvernement, les médias mainstream vont revenir dessus.

On espère que nos amis d'Arest sur image vont aussi documenter mieux que nous en fait l'occultation médiatique. Euh la presse indépendante, ça sert aussi à ça. C'est pour ça que il faut la financer.

Voilà la compte matinale du média. C'est terminé pour aujourd'hui. Continuez de partager, mettez des petits pouces bleus et postez des commentaires.

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Je te dis à toi Thomas. Merci. Merci.

AFFAIRE HULOT, ZEMMOUR A MARSEILLE, GUADELOUPE, FRANCAFRIQUE | CONTRE-MATINALE #44 — Thomas Portes · Pourquijevote