Procès Lola : les personnes dénonçant une "récupération politique ont piétiné sa mort" (G.Collard)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Europe Elliot de Val et vous 12h19 sur Europe la suite d'Éliot de Val et vous et nous revenons Elliot sur le procès de l'affaire Lola qui a ouvert ce matin ce vendredi 17 octobre et jusqu'au 24 octobre prochain Dabia Benkired accusé d'avoir tué la petite Lola 12 ans le le 14 octobre 2022 à Paris et devant la cour d'assise de Paris l'enquête a a révélé un drame terrifiant horrible qui a sidéré la France bien sûr qui a été le fruit de nombreux polémique parce que beaucoup ont refusé de voir ce qu'il s'était passé, refusé d'aller sur les questions centrales à travers ce drame. Il y a l'horreur bien sûr, il y a la faillite, faillite migratoire puisque cette femme n'avait rien à faire chez nous, faillite sécuritaire, faillite évidemment de soutien des familles de de victimes tantit à quel point ce drame a bouleversé la famille de la petite Lola. Bien sûr, c'est horrible ce que j'ai fait et je le recrète a déclaré il y a quelques instants laia Benkered.
On est en direct avec Gilbert Collard qui est avec nous. Vous êtes ancien eurodéputé bien sûr, mais vous êtes aussi un un avocat. Euh et c'est pour ça que c'est important de vous avoir.
Avant de vous poser quelques questions, Gilbertcolard, je voudrais juste qu'on écoute Jean-Baptiste Marti qui est journaliste au service police justice d'Europe 1 et qui revient sur le profil de la meurtrière. Cette algérienne aujourd'hui âgée de 27 ans est arrivée en France en 2016 grâce à un visa étudiant mais en réalité elle ne va jamais en cours. Elle a dans Paris se drogue jusqu'à cette rencontre et ce crime sordide.
Devant les enquêteurs, d'abia bened compare le meurtre de Lola au sacrifice du mouton durant l'ID. Ça ne lui fait, je cite, ni chaud ni froid. En prison, son état psychiatrique interroge.
Elle se rase la tête incurgit du plâtre. La question qui se pose alors et bien était-elle consciente de ce qu'elle faisait lorsqu'elle a tué la jeune collégienne ? Les experts sont formels.
Dabia Benkired ne souffre d'aucune pathologie. Il la décrivent comme manipulatrice antipathique. Des débats sur son état de santé qui reviendront très probablement sur la table au cours du procès.
La défense vous l'emplaz une altération du discernement au moment des faits. Gilbert Colard et là je m'adresse à l'avocat. De de quoi mettre ce drame est-il le nom ?
Et ce d'abord ce drame, il a des il a une meurtrière horrible mais dans mon musée des horreurs, j'en ai rencontré souvent des meurtriers horribles. Mais il a des complices. Ce sont ceux qui ont fait que cette meurtrière dangereuse, répétitive, droguée, alcoolique était encore là alors qu'elle n'aurait pas dû être là.
Voilà. Tous ceux qui ont une part de responsabilité dans sa présence sont indirectement complices. Alors euh aujourd'hui devant la cour d'assise, elle a commencé à formuler des des regrelets.
Mais rappelez-vous quand même que lorsqu'elle avait été interrogée par la police, elle avait déclaré "Ça vous intéresse la mort d'une petite, pas moi". H c'est ce qu'elle avait déclaré. H Et alors commence maintenant la mise en place d'un système de défense, ce qui est légitime, ce qui est normal.
Mais il faut pas en être dupe. Bon, les avocats vont chercher à plaider l'altération du discernement, ce que les psychiatres ont récusé. Il y a du reste d'un psychiatre qui a eu une formule qui est qui est qui est tout à fait vraie, c'est que l'horreur du crime, la folie du crime ne reflète pas la folie du criminel.
C'est pas parce qu'un criminel accomplit un acte que notre imagination ne peut pas concevoir, que notre cerveau ne peut pas encaisser, qu'il est forcément faux. Elle a eu tout au long de l'action criminelle des des des actes de lucidité. Par exemple, quand elle exige que cette malheureuse victime de 12 ans se se prenne une douche avant que d'être violé et assassiné, on est dans l'ordre dans l'ordre d'une d'une hygiène de l'horreur, quoi.
Bon, il faut donc il faut donc bien qu'elle ait quand même une lucidité dans la préparation du passage à l'acte criminel. Il y a donc cet aspect-là bien sûr, il y a je parlais des faillites, il y a une autre faillite, vous avez parlé de la faillite migratoire puisqu'elle n'avait rien à faire chez nous, mais il y a aussi la faillite médiatique Gilbert Colard. Et l'affaire le là est un tournant là aussi c'est un tournant parce que les médias euh beaucoup de médias ont refusé de voir ce que tous les Français ont vu.
Et j'ai euh pour souvenir ce reportage avec comme titre La fabrique du mensonge. La fabrique du mensonge. Oui.
Oui. Oui. C'est c'est ignoble parce que c'est une volonté de nier mort assassine, la mort criminelle.
C'est c'est tous ces gens qui ont qui ont fait reproche aux uns et aux autres qui qui qui pleuraient sur la mort de l'Ola et qui dénonçait les complicités et les et l'horreur du crime, tous ces gens qui ont qui ont qui ont dénoncé la récupération pour reprendre le terme d'éboueurs qu'ils utilisent tous ces gens sont quelque part des des des gens qui ont piétiné la mort de l'Ola quoi parce que si on a plus le droit d'avoir du chagrin, si on a plus le droit de dire l'horreur d'un fait d'hivers, si on a plus le droit de dire sa peine, euh on on on fait quoi ? On passe son temps à faire la louange du criminel. On on on s l'histoire du criminel sur bien sûr.
Et puis c'est surtout que à travers cette ce drame, il y avait des questions sociétales. Ça c'est devenu un fait de société quand on a découvert toutes les faillites autour du personnage de la meurtrière. Un grand merci Gilbert Collard d'avoir réagi en direct sur Europelliot de Val et vous Christophe Bordet vous souhaitez réagir.
Gilbert Collard dit effectivement qu'il y a des médias responsables et bien il y a aussi évidemment beaucoup de politiques responsables. Faut souvenir que Dupont Moretti qui était ministre de la justice à cette époque avait quand même dit que parler de cette affaire c'était de la poloche. Pardon mais c'était quand même gravissime d'avoir des propos de la sorte.
Madame Borne qui était première ministre demander à Marine Le Pen sur ce sujet autant que je me souvienne en tout cas de ce taire. Euh donc finalement le gouvernement n'était ni responsable ni coupable alors qu'on était face à une OQTF qui n'avait rien à faire sur le territoire et que si elle avait été effectivement expulsée du territoire, on aurait pas eu ce drame tout simplement. La famille de Lola, une partie de la famille est arrivée avec un t-shirt et était dessiné le visage de Lola ce ce vendredi.
Vous savez, il y a eu toute cette polémique aussi sur est-ce qu'on avait le droit de manifester sa colère avec le le visage de la petite Lola ? Sébastien Lignet, rapidement. Oui, elle elle est elle est devenue hélas le le symbole de de tout cela.
C'est pour ça que moi je pense que c'est un double procès aujourd'hui à la fois contre la meurtrière inhumaine de Lola, mais aussi contre l'État français et et son impuissance. C'est-à-dire que aujourd'hui, il y a une responsabilité directe et on s'est longtemps posé la question quand on apprend pas plus tard que aujourd'hui pendant le procès que la sœur de Dabia euh qui avait été expulsée après l'affaire est revenue en France, elle vit dans le sud et aujourd'hui elle refuse de comparaître devant la justice. Vous vous rendez compte que tout est résumé dans cette affaire ? l'inhumanité, l'impuissance politique, l'impuissance judiciaire, l'impuissance médiatique. [Musique]
Gilbert Collard