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InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 8 juillet 2026 9 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeEurope & internationalÉconomie & entreprises

CONDAMNATION DE MARINE LE PEN | MA RÉACTION SUR FRANCE INTER

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    La justice a-t-elle raison selon vous de laisser aux électeurs leur liberté de choix ?

  • 2:00OuverteÉludée

    Est-ce que ça vous aurait gêné qu'elle ne puisse pas être candidate ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous vous réclamez de l'inéligibilité pour les politiques condamnés, comme Marine Le Pen ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on a progressé sur la probité depuis 2017 ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Si un collaborateur ou ministre est mis en examen, vous vous en séparez ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Ce scénario judiciaire arrange-t-il votre campagne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Gabriel AttalFait
    « ils proposent de taxer l'épargne des Français pour financer la retraite à 60 ans »
  • 9:00Gabriel AttalPromesse
    « Je m'en sépare »
  • 13:00Gabriel AttalPromesse
    « devenir la première puissance d'Europe en 10 ans »
  • 14:00Gabriel AttalFait
    « il faut une vraie campagne présidentielle, la campagne que la France et les Français méritent »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Euh Gabriel Atal, en effet, qui nous a rejoint dans ce studio. Bonjour. Bonjour CB.

Ancien premier ministre et euh candidat à l'élection présidentielle député Renaissance des Hautsen. La justice a-t-elle raison selon vous euh Gabriel Atal de laisser aux électeurs leur liberté de choix ? Moi ce que je vois c'est que on a une responsable politique de premier plan qui a été condamnée à deux reprises pour détournement de fonds public à la prison ferme et qui se lance dans une forme de guerria euh judiciaire pour amener une candidature à l'élection présidentielle.

Elle utilise euh des voies de recours auquel on droit tous les justiciaires. On entend aujourd'hui des déclarations pour essayer de faire pression sur la Cour de cassation pour que la décision en cassation ne soit pas rendue avant l'élection présidentielle. Vous savez, moi en écoutant madame Le Pen hier, je me suis dit que c'était les mêmes réflexes, la même rhtorique qu'aurait Donald Trump.

Voilà, c'est ça ce à quoi on est en train d'assister en France aujourd'hui. Comment vous simplement sur ma question, est-ce que c'est aux électeurs de trancher ? De facto, les électeurs devront trancher si madame Le Pen peut être candidate.

Mais ça vous aurait gêné qu'elle ne puisse pas être candidat ? Moi, j'ai pas à faire de déclaration là-dessus. J'ai pas à faire de jugement sur une décision judiciaire.

Ce que je constate encore une fois, c'est qu'on a une responsable politique condamnée deux fois pour détournement de fonds public qui engage une forme de guerri judiciire et juridique pour se présenter qui prend par la même en plus en otage toute la campagne présidentielle. Parce qu'on comprend bien là que d'ici le mois de mars tout peut encore changer dans cette campagne présidentielle. Sa candidature ne tient qu'à un fil judiciaire et on a vu hier dans son intervention que c'était davantage une chronique judiciaire qu'une campagne présidentielle.

Vous vous rendez compte quand vous aspirez à être président de la République, vous aspirez donc à être celui ou celle qui garantit au Français que la loi va être respecté, que les règles vont vont être respectées. Quel message vous envoyz par On parle de la loi et des règles, pourquoi n'aurait-elle pas le droit de les utiliser et de d'aller en cassation comme on droit encore une fois de faire tous les justif ? Vous pouvez tout à fait décider d'aller en cassation mais vous voyez bien qu'aujourd'hui il y a une forme de pression qui est mise dans les déclarations pour empêcher la cour de cassation de rendre sa décision de cassation avant l'élection présidentielle.

C'était ça qui transparaissait hier du discours de Madame Le Pen sur TF1. C'est ce qu'on entend aujourd'hui chez ses soutiens, chez son avocat. Enfin, on est en train de s'habituer en France quand même à des choses auxquelles on devrait pas s'habituer.

Il faut un sursaut de tous les démocrates, de tous ceux qui sont attachés à la probité. Dans n'importe quel autre pays européen, ce type de comportement déclencherait un tollé général. Moi, j'appartiens à une nouvelle génération pour qui les questions et les valeurs de probé, d'exemplarité, ça veut dire quelque chose face encore une fois à des réflexes du passé de ceux qui se qui cherchent à se maintenir coûte que coûte, qui connexionnent les condamnations comme des médailles et qui expliquent aux Français que ce serait presque une fierté.

Vous vous réclamez vous aussi, ce sera peut-être dans votre programme présidentiel comme le faisait Marine Le Pen, l'inéligibilité, avis pour les politiques, les responsables politiques condamnés pour corruption, favoritisme ou en l'occurrence détournement de fond public. Je m'étais engagé euh comme les autres députés en 2017, à ce qu'il puisse y avoir un casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection euh prè à une à toute élection. D'ailleurs, euh il y avait eu un enjeu constitutionnel, donc la mesure avait dû être adaptée.

Mais vous savez, après, je crois que c'est aussi euh ça renvoie à la décision et à la conception que chacun se fait de l'état de droit et de la probité. Voilà. Et encore une fois, quand vous aspirez à être celui ou celle qui explique aux Français qu'il faut respecter la loi, aux délinquants qu'il faut être sanctionné, quand vous avez par ailleurs passé l'essentiel de votre carrière politique à expliquer que c'était le tous pourri et qu'on pouvait pas être candidat à une élection quand on avait été condamné notamment pour détournement de fonds public, objectivement, vous mettez à mal un certain nombre de principes.

Vous avez appartenu à presque tous les gouvernements jusqu'à un certain temps de d'Emmanuel Macron, vous en avez été jusqu'en 2024 la dissolution, vous en avez été vous-même le premier ministre, il avait promis la République exemplaire en 2017. Est-ce qu'on a progressé là-dessus ? [grognement] Écoutez, moi en tout cas je vois pas de candidat dans notre espace politique candidat à une élection présidentielle alors même qu'il aurait été condamné pour détournements de fonds public.

Voilà. Après, vous pouvez prendre situation après situation. C'est en tout cas la conception que j'ai de la politique et c'est moi ce que je défends en terme de valeur.

Si vous êtes élu président de la République, vous ne soutiendrez pas contrairement à ce qu'a fait Emmanuel Macron, vos ministres ou vos collaborateurs mis en examen par exemple. Non, encore une fois, je pense que il y a un enjeu de faire respecter un certain nombre de règles et de principes et de valeurs. Vous vous y engagez par exemple ce matin euh si un collaborateur, un ministre est mise en examen, je m'en sépare.

Je suis en train de vous dire que je crois un certain nombre de valeurs, notamment l'exemplarité et la probité et donc évidemment ça doit s'appliquer en toute circonstances. On va être honnête Gabriel Atalin ce scénario qui est un peu la troisème voie. On était jusqu'à présent sur Marine Le Pen relaxé et donc candidate ou condamné et Jordan Bardella candidat.

Là, c'est un scénario intermédiaire qui vous arrange. Non, je dirais pas ça. Vous savez, nous on je crois qu'on peut pas dire que ça nous arrange ou que ça arrange qui que ce soit de voir non mais de voir un tel affaiblissement de la fonction présidentielle et une telle prise en otage de la campagne présidentielle.

Moi, je préférais qu'on parle de fonds, qu'on parle de projet, de vision. Euh et quelque part, ça arrange aussi le Rassemblement national cette situation puisque ça évite d'avoir à parler du fond de leur programme. Ça évite d'avoir à rappeler que dans leur projet, ils l'ont encore montré à l'Assemblée il y a quelques mois, ils proposent de taxer l'épargne des Français pour financer la retraite à 60 ans qui propose une régression climatique en mettant fin aux énergies renouvelables en France.

à un moment où on vit une des pires canicules de notre histoire qui propose de mettre fin quelque part à l'Union européenne à un moment on fait face à la compétition et à la concurrence avec les États-Unis et à la Chine et que par ailleurs ils sont soumis à tous les autocrates, à tous les Trump de la planète. Vous irez sur le fond contre le Rassemblement national, vous vous contenterez de rappeler cette condamnation en appant. Moi, je me suis engagé et c'est aussi l'un des moteurs de mon engagement politique contre l'extrême droite.

Et en 2024, au moment de la dissolution, je vous rappelle que tous les sondages, tous les observateurs expliquaient que le Rassemblement national allait avoir une majorité et que Jordan Bardella serait premier ministre. J'ai fait cette campagne un peu seul d'ailleurs au niveau national et on a réussi à les empêcher de gagner de la même manière qu'on a empêché de gagner la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Donc évidemment que je vais continuer maintenant.

Je le dis, je pense qu'il faut le faire différemment. On peut pas être uniquement contre les extrêmes. Il faut aussi porter un projet positif, optimiste, constructif pour le pays.

C'est ce que je fais, c'est ce que je porte. Je pense que on peut redevenir la première puissance d'Europe en 10 ans. Pour ça, on doit réussir sur quatre chantiers capitaux : école, salaire, frontière, IA et résorber deux dettes.

La dette publique et la dette climatique. Mar Le Pen en sera sa 4e candidature. Ce sera évidemment la première pour vous.

Vous êtes jeune. Gabriel Atal, on parle beaucoup de la jeunesse de Jordane Bardella comme un handicap. Est-ce qu'elle le sera pour vous ?

Est-ce que Marine Le Pen est une candidate plus redoutable pour vous que Jordan Bardella ? D'abord comme Jordan Bardella, elle n'a jamais rien géré, n'a jamais été ni à la tête d'un ministère, ni à la tête d'une administration, ni à la tête d'un exécutif local. Ensuite, encore une fois, c'est quelque part les mêmes racines et le même projet, un projet de régression pour le pays.

Je viens de vous le dire, vous donner des exemples. La régression sociale, la régression climatique, la régression de la place de la France en Europe et dans le monde. Et c'est un projet évidemment que je combattrai mais encore une fois que je combattrai aussi en mettant en avance ce que nous nous voulons porter pour le pays.

Et quelque part, le Rassemblement national, les extrêmes prospèrent sur un système politique, institutionnel, économique qui est à bout de souffle. il prospère sur les ruines de système et moi j'assume de vouloir le changer. C'est le sens de ma démarche, c'est le sens de mon projet.

Il reste pour l'instant favori. On verra si cette condamnation en appel il change quelque chose mais manifestement dans les études d'opinion les électeurs ne semblent pas définir leur vote en fonction de ces affaires judiciaires. Et dans votre famille politique, la droite et le centre, c'est la cacophonie avec plusieurs ministres ou anciens ministres d'Emmanuel Macron candidat ou candidat potentiel, même deux premiers ministres, Édouard Philippe et vous.

Est-ce que vous dites pas là il y a une opportunité de battre le rassemblement national, c'est l'heure de se rassembler. Trois choses. D'abord, on entend depuis plusieurs jours, plusieurs semainees, plusieurs mois du fait de ce qui se passe au Rassemblement national parler que de tambouille, de question d'appareil, de qui va être candidat pour le RN, de chronique judiciaire.

Moi, je pense qu'il a urgence à revenir sur un débat de fond et avoir une vraie campagne de fond. Il faut une vraie campagne présidentielle, la campagne que la France et les Français méritent. Ensuite, je vous ai dit tout à l'heure, le sens de mon engagement, c'est évidemment de m'opposer aux extrêmes et d'empêcher que la France insoumise ou le Rassemblement national puisse prendre le pouvoir.

Mais vous ne gagnerez pas avec une multiplication de candidats. Donc évidemment qu'il faudra à terme un rassemblement de ceux qui partagent les mêmes valeurs et qui sont sur le même espace politique. Mais d'ici là, il faut une vraie campagne pour les Français.

Moi, ma vision, elle est claire. Je veux qu'on puisse dire aux Français, leur garantir que leurs enfants, leurs petits-enfants pouront avoir une meilleure vie que la leure. Ce qui est pour moi aujourd'hui le grand doute que je sens quand je me déplace sur le terrain et que j'échange avec les Français.

Je crois que pour la première fois dans notre histoire, vous avez des Français qui doutent de la capacité de la France à leur assurer que leurs enfants, leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leure. Et pour moi, si on veut y arriver, si on veut renouer avec cette promesse, il faut se fixer un cap, devenir la première puissance d'Europe en 10 ans. Quatre chantiers capitaux, école, salaire, frontières, IA.

Deux dettes à résorber, la dette publique et la dette climatique. C'est possible. Merci beaucoup Gabriel Atal, candidat à la présidentielle et député renaissance des Hautes Scèes.