Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Média (sur YouTube)· 20 juin 2021 31 min

RETROUVER LE LIEN AVEC LA NATURE SAUVAGE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

je ne peux plus mentir quelle place pour l'écologie et le climat en politique résoudre la crise écologique est ce une priorité et comment en faisant quoi avec quel levier que feront les responsables politiques au pouvoir pouvons-nous leur faire confiance ces questions nous allons les poser à sandrine rousseau dans ce quatrième numéro de face et l'urgence les missions du média qui confronte les politiques à la crise écologique et climatique et qui interrogent leur rapport à l'écologie bonjour son aileron censure alors vous êtes économiste de l'environnement vice présidente de l'université de lille en 2013 vous étiez porte parole d'europe écologie les verts jusqu'en 2016 et aujourd'hui vous êtes officiellement candidate à la primaire de l'écologie en vue de l'élection présidentielle de 2000 22 comment allez vous mais je vais bien j'ai un agenda chargé mais je vais bien je suis très heureuse de faire cette campagne [Musique] les temps changent souvent parce que je pense qu'ils sont en train de changer je pense que le moment est justement l échange et encore plus à accélérer son champion alors je crois que vous êtes la première candidate aux présidentielles à se revendiquer échos féministe il est temps aujourd'hui enfin en 2022 d'avoir une éco féministe candidate oui parce que l'écoféminisme c'est la critique des dominations et des dégâts que ça fait et notamment évidemment sur la planète mais aussi sur les personnes les plus vulnérables les cov féminisme c'est de dire que à partir du moment où vous surexploiter les personnes et en l'occurrence les femmes que vous les assigner à une place eh bien vous faites la même chose finalement avec la nature c'est le même logiciel et on a vu que la nature aux xviiie et au 19e siècle a été complètement instrumentalisé retransformé en ressources qu'on a eu on a coupé tout lien sensible avec la nature pour ne faire finalement que de leur rationalité la rationalité économique en l'occurrence et que ça c'est profondément au coeur de notre problème aujourd'hui est donc on doit retrouver ce caractère de lien avec la nature mais aussi comprendre que de nouveaux nés parmi cette nature est acceptée aussi qu'il n'y ait pas de rapports de domination ou d'exploitation qu'on ne peut pas prendre utiliser jeter pour une jouissance immédiate fut-elle intense mais qu'on ne sait pas possible de prendre utiliser jeter de et de ne pas se soucier des conséquences aujourd'hui on a cinq ans pour agir massivement et lui et on pourra pas le faire dans le système et la structure sociale telle qu'elle est actuellement c'est une question de prédation le lien entre organismes et écologie c'est la prédation exactement c'est à dire que dès lors qu'on prend le corps des femmes qu'on utilise et qu'on jette et bien on a une une forme de rapport à l'autre qui permet de prendre utiliser jeter plein d'autres choses et que là c'est la fin de cette civilisation la dû prendre utiliser jetez vous avez dit aussi on n'est pas en dehors de la nature c'est c'est aussi aux fondements de votre pensée à la fois écologiste est à la fois féministe donc écho féministe c'est que en fait c'est notre rapport à la nature et ça c'est un petit peu un impensé notamment chez les politiques le rapport de l'homme nos sociétés par rapport à la nature oui mais ça fait des siècles que on s'est positionné royalement et de manière très arrogante au dessus de la nature on nous a qualifiés de seuls êtres intelligents sur la planète qui quand même aujourd'hui extrêmement contestée on nous a qualifié de seul être sensible ce qui aujourd'hui est très contesté et on voit que on le voit sur la question de la santé par exemple quand il y a quand la nature est malade quand l'environnement imad et bien les humains le son on le voit avec le co vide et donc aujourd'hui il n'y a qu'une seule santé il faut qu'on se repenser comme un élément d'un écosystème comme un élément de la planète à côté des autres animaux des végétaux etc etc 19 notamment et bien sûr bien sûr c'est un des sujets ca que dès lors que on s'est dits supérieurs parce que l'on maîtrisait la technologie on a oublié que nos conditions de vie dépend des de la condition de vie des autres et dès lors que l'on dégrade la nature on se met nous mêmes en danger et donc ça c'est quelque chose de très utilitariste pour nous sauver il nous faut sauver la nature mais même au delà de ça nous sommes un parmi nous sommes un parent mais cette nature et donc on peut pas s'imaginer supérieur enfin c'est nous mêmes qui nous sommes auto-désigné cru et riz des espèces d'être supérieur mais aujourd'hui rien ne permet de le faire et en tous les cas il ya aucune espèce animale qui a autant détruit son environnement que nous l'avons fait d'ailleurs vous parlez beaucoup de santé environnementale on va en parler aussi tout à l'heure mais justement il s'agit de replacer notre action notre politique au coeur de la nature c'est vraiment l'enjeu aussi de l'action politique oui parce que aujourd'hui on a oublié qu'il existait des contraintes naturelles à notre enrichissement à nos activités c'est à dire qu'on a imaginé qu'on pouvait complètement s'émanciper des contraintes naturelles parce qu'on parce que maîtrisant la technique on pouvait utiliser toutes les ressources on pouvait couper tout le bois on pouvait salir tous les océans mais là on ce que nous rappelle le réchauffement climatique ce que nous rappelle la perte de biodiversité c'est qu'en fait il existe des limites physiques à notre activité et que si nous n'obtenons pas tout alors nous mêmes nous risquons de disparaître et donc la question c'est de remettre cette dimension qui est une dimension finalement de bon sens de rationaliser et de limiter nos activités au titre du fait qu'elles ne sont pas soutenables j'ai lu que vous étiez comme anxieuse c'est ce qui vous a poussé à vous engager en politique est ce que j'ai lu notamment dans une interview vous dites que lire les écrits de la science sur le changement climatique c'est même devenu quelque chose de difficile pour vous sépare fans mais il ya eu des phases en tous les cas où ça a été difficile parce que quand j'avais des enfants en bas âge par exemple un moment s'est posé la question pour moi de savoir quel monde je leur les c est nous qui mettons beaucoup d'énergie et de bonne volonté à ce qu'ils apprennent à lire à ce qu'ils soient des brouillards à ce qu'ils comprennent plein de choses et bien finalement on l'a on leur laisse un environnement une planète qui est si dégradée que tout ce qu'on leur a appris ne pourrait servir à rien en fait et être complètement inutiles et futiles et c'est ça c'est ça le l'objet même de mon engagement c'est pour mes enfants mais c'est pas que pour mes enfants c'est pour l'ensemble de l'humanité que si vous avez un petit peu un rapport quand même qui est différent pas seulement intellectuelle qu'on a presque un rapport je fais un team qui vient de votre ici puis en tous les cas de l'écologie oui ça c'est quelque chose d'aussi qui répond quand même à une problématique qui lie à votre quotidien quoi oui et puis à cette perception que on ne peut pas appréhender uniquement intellectuellement ce qui va se passer c'est là qu'il nous faut aussi retrouver le sens d'une forme d'émotion et de rapports à la nature qu'ils soient un rapport fondé sur ce que l'on ressent sur ce que l'on voit pas uniquement sur ce que l'on sait ou ce que l'on ne sait pas et ça je crois que les politiques se sont privés de leurs émotions et de leurs sensations et que profondément c'est ce qui nous envoie dans le mur aujourd'hui on n'a pas besoin d'être rationnel on n'a pas besoin d'être d'être uniquement dans un tableau excel comme on l'a vu dans les années précédentes pour être un bon dirigeant je crois qu'au contraire il faut comprendre ce qui est en train de se passer mais le comprendre par tous les sens dont on dispose y compris évidemment l'espèce de rapports sensorielle que l'on peut avoir à l'environnement la nature aux animaux à comprendre que ce sont des êtres sensibles ce n'est pas juste lire un rapport de sucer voir qu'ils sont sensibles or justement pour savoir si vous seriez une bonne dirigeante président de la république quel serait votre première mesure écologique ma première mesure écologique va sans doute vous surprendre mais pour moi l'urgence serait de mettre en place un revenu minimum d'existence fait un revenu d'existence parce que je crois que pour faire accepter la radicalité environnementale dont on a absolument besoin dans les cinq prochaines années il nous faut d'abord sécuriser les par les parcours des personnes et qu'en fait c'est parce qu'on aura fait un geste fort parce qu'on aura marqué le fait que oui on se soucie des yeux et on se soucie de leur vulnérabilité que l'on arrivera à prendre des mesures antisociales et la question environnementale sont indissociables l'une de l'autre elles à indissociables ça dépend comme on l'entend parce que c'est pas parce que vous faites une politique écologique qu'elle est forcément sociale ce qui d'ailleurs à mon avis est un peu une faiblesse de la pensée de l'écologie politique se dire qu on a tendance à entendre des dirigeants d'hier l'écologie est forcément social non l'écologie n'est pas forcément social l'écologie ça peut être aussi de sauver quelques uns au détriment de l'essentiel mais moi je veux que la transition que l'on mette en place soit et sociales et écologiques pour une écologie populaire une écologie populaire une écologie qui respecte chacun et chacune et une écologie qu'il ne soit pas fait pour protéger les plus riches ou les plus agissants qui sont forcément des personnes en mesure de se payer des lobbys en mesure de s'organiser et c'est dire que une écologie qui respecte chacun et chacune c'est une écologie qui respecte et compris la personne qui n'a pas voix au chapitre aujourd'hui alors je vais vous prenez un nouveau contrat social pour accompagner la transition économique et écologique vous dites que le climat doit être centre d'économie oui parce que aujourd'hui tout ce que l'on fait dépasse les limites physiques encore une fois de la planète et donc il nous faut dire mais voilà on ne peut pas couper plus de bois qu'ils n'ont plus et on peut pas non plus faire pousser n'importe quel bois à n'importe quelle vitesse donc il nous faut des espèces de règles de préservation de la planète et que à l'intérieur de cela on inscrivent les règles économiques mais aujourd'hui par exemple aujourd'hui par exemple émettre du carbone ne coûte quasiment rien voir et complètement gratuit dire qu'aujourd'hui ce qui est le plus dangereux pour l'humanité ce qui est le plus dangereux est totalement gratuit et non régulées et c'est incroyable ce que c'est envisageable aujourd'hui dans dans le système dans lequel on est puisque justement placé le climat au centre de l'économie capitaliste que ce n'est pas un leurre est ce que ce n'est pas juste du business faire qu'on aurait est ce que ça ne pose pas nécessairement la question de notre rapport au capitalisme 6 à la pause et ce à la pause même profondément parce que la naissance même du capitalisme ça a été l'exploitation la nature la naissance même de capitalisme ça et et l'exploitation des plus vulnérables et les sens mais notamment des personnes conti aujourd'hui racisées mais qu'ils ont été exploités soit par les colonies soit par la tête traite négrière et les l'essence même du capitalisme ça a été le fait de placer les femmes au foyer donc comment son site à l'adresse qu'on peut placer le climat au centre et ben c'est une question et ça pose la question du rapport au capitalisme mais ce que je veux dire c'est que l'on expérimenté on va voir oui c'est possible exactement je pense que l'idée ce n'est pas de se positionner aujourd'hui comme voulant la mort du capitalisme je pense que l'intérêt c'est de se dire est ce qu'un capitalisme extrêmement régulé est possible est ce qu'un capitalisme où l'état redevient garant du bien commun est possible oui non et ça en fait la réponse ce sera la conséquence de la régulation mais une chose est sûr c'est qu'aujourd'hui nous faut remettre l'état au coeur de nos politiques publiques remettent l'intérêt commun au coeur de nos politiques publiques et régulée et je le dis ce mot là qui est un peu tabou aujourd'hui en économie parce qu'on a l'impression que le libéralisme va nous sauver au contraire le libéralisme est à la source de notre problème donc la régulation est un enjeu mondial un enjeu france est un enjeu européen est un enjeu mondial et pas une petite régulation une régulation importante c'est là que les civilisations et c'est là que les athéniens sa tenir comme comme dit le comme dit l'expression populaire vierge sait pas trop d'où elle vient cette expression parce que pour moi on est à un carrefour de civilisations aujourd'hui dire que est ce qu'on est capable collectivement ce que l'état c'est nous on est assez la démocratie est ce que démocratiquement on est capable de reprendre la main sur notre trajectoire oui eh ben ça va être la question de 2022 et pour moi c'est une question essentielle et toute réponse qui viserait à dire que le libéralisme et la solution est une réponse qui nous envoie dans le mur justement est ce que ce nouveau contrat social on est là donc quelque chose de différent de ce qui se fait aujourd'hui de ce qui s'expérimente notamment aux états unis avec le green new deal qui sont inspire peut-être parce que il faut le rappeler aujourd'hui joe biden il investit 2 mille milliards de dollars en quatre ans pour décarbonés l'économie américaine ça c'est une inspiration oui mais alors pour l'instant des green new deal qui apparaissent que ce soit celui des etats unis ou ou celui en europe sont des grimm odile uniquement fondé sur de la subvention de l'aide et de l'accompagnement mais à un moment donné il va falloir accepter le fait de réduire des choses il va falloir accepter le fait de donner un prix au carbone il va falloir accepter de limiter certaines activités qui sont polluantes ça cet aspect là n'est pas encore présent dont aucun des grignotines ni en europe ni aux états unis ça va être un long jeu mais la question des subventions vous aussi vous parler de subventionner les industries non polluantes d'ailleurs quelle industrie oui on peut on peut avoir un système de subventions mais avec un système de contraintes en face et avec un accompagnement des salariés d'un secteur à un autre et ça aussi c'est important il faudra sans doute qu'on développe un petit peu mais l'idée c'est qu'on ne peut pas là on est dans l'idée mais peut-être que aussi c'est parce qu'on sait bercé de cette illusion on est dans l'idée que l'écologie ne va être que du plus s'il ya plus de subventions sur des choses plus d'activités sur certaines choses plus de rénovation de bâtiments plus d'emplois plus de mails écologie doivent aussi être du moins par exemple les transports aériens par exemple le transport routier par exemple la voiture thermique par exemple tout ce qui génère du plastique tout ce qui est utilisée utilisateurs de manière abondante et de manière à gaspiller le pétrole tout cela évidemment devra être réduit et pas réduit un peu réduit beaucoup il va falloir qu'on ait une agriculture sans pesticides il va lui falloir et ça ça va pas être facile socialement et c'est pour ça qu'il a absolument besoin d'un contrat social parce que si on veut porter une radicalité environnementale qui est absolument indispensable il nous faut sécuriser les parcours des personnes ce n'est pas aux personnes de payer cette radicalité au monde c'est pas à l'agriculteur et quand bien même je ne suis pas complètement d'accord avec les agriculteurs intensifs ce n'est pas à l'agriculteur de payer ça on l'a mis dans un système intensif on a tout fait pour qu'elle joue exactement donc c'est à l'état encore une fois sociales écologiques d'accompagner cette personne vers d'autres pratiques et par contre c'est à l'état aussi de dire que non ça n'est pas possible de continuer les pesticides les néonicotinoïdes enfin on ne peut pas vivre sans vers de terre donc à un moment donné il faut absolument la priorité c'est de retrouver les vers de terre les abeilles enfin tout ce qui crée la biodiversité je vous repose la question du coût al'inverse quelles activités il va falloir développer quels sont les industries non polluantes que vous voulez subventionner évidemment il ya des industries on pense à l'isolation du bâtiment on pense aux transports décarbonés au mobilité décarbonée on pense à la préservation des espaces naturels on pense à une forêt durable on pense à tout ça mais à l'agroécologie aussi évidemment mais ce que je voudrais dire c'est qu'une société écologique c'est aussi une société qui met la culture en son coeur et qui développe les emplois de culture qui développe les emplois de proximité et de prendre soin des personnes donc les emplois auprès des personnes âgées les l'éducation l'éducation à l'art ce qui n'est pas la culture mais ce qui est encore de jeu et le sport l'accès au sport etc ça c'est un volet qu on oublie souvent dans la transition écologique mais sion parce que un des sujets tandis que ça va être de diminuer nos heures de travail parce que on ne peut pas imaginer travailler de plus en plus 32 eur 1 twitter au moins 32 eur dans un premier temps 28 heures sans doute après mais au moins 32 heures on ne peut pas très peu de candidats qui les posent la question du temps de travail oui mais la question du temps de travail et les centrales dire que si vous encore une fois si on se berce d'illusions en disant qu'on va devoir travailler toujours plus même la convention citoyenne pour le climat l'a retirée c'était la mesure qu'elle a retiré ouais mais la convention citoyens elle a oublié aussi le prix du carbone par exemple moi mais et mais si elle a fait un très bon travail ce crédit pas du tout la convention citoyenne qu'ils ont des prix beaucoup mais ce que je veux dire c'est que le la place du travail dans notre vie va être un sujet parce qu'on a été conditionné depuis des siècles à ce que le travail soit toute notre vie et donc quand on n'avait pas de travail on était sur le bord de la société quand on avait un travail on essayait de travailler le plus possible pour gagner le plus possible et dépenser du tourisme de masse des consommations ostentatoires et c'est tout ça il va falloir faire table rase de simple est de se dire mais aujourd'hui le travail doit prendre une juste place dans la vie et une place qui n'est pas toute la place et qui n'est pas tout la reconnaissance sociale ça veut donc dire que si on réduit la place du travail il nous faut aussi trouver des activités qui permettent de faire du lien dans des activités de non travail et c'est en cela que la culture c'est en cela que le sport c'est en cela que toutes ces activités là qui sont très pourvoyeuses d'emplois et d'emplois non délocalisables sont tout aussi importantes que la rénovation des bâtiments ce que vous dites là ces mesures et le nouveau contrat social ça fait consensus aujourd'hui europe ecologie les verts eh ben on verra à la primaire je suis sûr qu'une majorité incroyable va se dégager pour à votre programme comme celui ci parce que c'est un programme ambitieux aujourd'hui il ya pas le débat sur ces questions il compris avec yannick jadot qu'on qualifie souvent d'écologie libérale m ça va être l'objet du débat ça va être l'objet du débat et c'est très bien parce que finalement ça nous permettra aussi de clarifier le chemin pour pour nous protéger et pour faire en sorte que la france prenne un tournant historique dans la question environnementale donc voilà ça va être la question qui va être posée en tous les cas moi je défendrai les arguments qui sont les miens mais qui sont qu' on a cinq ans on n'a pas dix ans n'a pas 20 ans on a cinq ans et c'est pas en créant des technologies vertes des start up verte uniquement on arrivera c'est vraiment en revoyant profondément notre organisation sociale alors justement un sujet important dans votre campagne on a déjà un petit peu parlé mais je voudrais revenir c'est la santé environnementale c'est un thème qu'on aborde comme anton peu en politique la santé environnementale n'est pas suffisamment prise on compte aujourd'hui alors que pourtant ait eu la pandémie locaux vides 19 puis même les catastrophes les pollutions leur idole et c'est parce qu'on ne veut pas la voir parce qu'on ne veut pas la voir parce que ça fait partie des choses comment on a été habitué à sacrifier au nom de notre richesse mais en fait on se le dit tous les 1er de l'an la seule vraie richesse que l'on a c'est notre santé et donc la question aujourd'hui c'est de voir comment on préserve cette santé quand on fait un plan cancer ce qui a été fait il ya quelques mois par emmanuel macron et que dans ce plan cancer il n'y a que les conduites individuelles qui sont pointés c'est le fait de boire de l'alcool de fumer des cigarettes c'est mais que la question environnementale n'est pas du tout abordé alors que les pollutions sont des facteurs de cancer que les perturbateurs endocriniens se développe que les risques industriels ne sont pas aussi bien géré et qu'on ne veut nous le laisser croire et bien tout cela doit être dans les plans cancer parce que une fois que vous avez un cancer votre vie en éprouve fondé mon modifié donc l'idée c'est de ne pas l'avoir ce cancer et que un plan cancer c'est un plan avant tout qui évite toute sorte de concert justement vous mettez en avant ces questions mais vous vivez dans le nord oui le pilier justement parce que non il ya toutes ces industries polluantes qui sont présentes la question environnementale c'est peut-être une question fut présent plus essentiels sur certains territoires qui touche d'abord les ouvrières les ouvriers ceux qui vivent près des industries ça c'est le cumul des discriminations c'est le cumul des inégalités c'est le cumul des inégalités c'est hier que plus vous êtes pauvre plus vous vivez le long des axes routiers dans des zones polluées que vous être attisée plus vous êtes dans des environnement dégradé bon ça ça fait partie c'est en ça que je vous dis qu'on ne peut pas aller vers une société écologique sans recours reconfigurer et repenser nos rapports sociaux c'est pour ça aussi vous parler de radicalité environnantes sommes exactement je pense que c'est un programme qui est au fond assez révolutionnaire c'est une révolution douce c'est une révolution qui ne prend pas les armes mais c'est une révolution de notre mode de vie dans les autres programmes justement il vous ne voyaient pas cette radicalité environnementale par exemple moins soumise dans la france insoumis je sens une volonté d'aller vers la radicalité environnemental ce que je ne ce sur quoi je ne suis pas encore d'accord avec la france insoumise et je pense que nous en débattrons et j'espère bien que nous en débattrons beaucoup c'est la question de l'échelon à laquelle on met en place la radicalité la france insoumise et trait sur une qualification au niveau national moi je pense que compte tenu de l'enjeu et compte tenu des efforts à faire il faut laisser une marge de liberté très importante au territoire qui doivent pouvoir s'approprier leur propre trajectoire tout en ayant des objectifs fixés une vérification de l'atteinte de ses objectifs et ses messagers eu chez nos collègues de reporter votre débat avec mathilde panneaux de la france insoumise mathilde panneaux qui est d'ailleurs venu dans cette émission j'ai eu l'impression quand même que vous étiez d'accord sur sur à peu près tout sur le constat cerdan l'écologie au moins sur le constat scientifique mais ce qui faisait divergences finalement c'est ce que vous venez me dire par la question européenne c'est la question l'état et des collectivités territoriales mais ce sujet j'ai quand même eu un petit peu l'impression vous et désaccords étaient parfois un peu superficielle ou surjouée non sens je crois pas mais ça je crois pas parce que par exemple quand il s'agit de sauver les langues régionales les députés est la fille votre montre alors que les députés enfin les sénateurs eux élevés sont très pur donc je pense qu'à vacation de la planification matic pas nous rappeler qu' il y avait un rôle des collectivités territoriales au niveau de la planification oui mais on sent bien que dans la fibre et d'ailleurs elle l'a dit à mathieu panneaux c'est qu'il ya les communes et l'état etc en fait tous les échelons intermédiaires existent modérément moi je voudrais donner du pouvoir à ces échelons intermédiaires qui sont des échelons territoriaux je vais vous dire un truc c'est que si on n'a que ça comme les différences je pense que on va y arriver et c'est hier que là on n'est pas dans quelque chose qui est absolument rédhibitoire entre nos forces politiques simplement il faut qu'on en discute parce que pour moi c'est important qu'il y ait des langues régionales qu'on retrouve le sens du territoire dans lequel une autre voie là je pense que c'est important de ne plus faire quelque chose d'ultra centralisée mais de faire en sorte qu' il y ait une mosaïque d'initiative partout en france bon voilà on va y arriver moi j'ai pas de doute sur le fait qu'on poursuivent le même objectif qui est l'importance des réformes à mettre en place et la modification de la structure sociale dont je parlais mais parce que certains pourraient dire que cette décentralisation les cds liberté aux régions aux collectivités territoriales finalement ce serait une vision un petit peu libérale je vois pas en quoi les plus libérales que celles au nom du fait que c'est l'état et que les lobbys peuvent du coup rentrer dans n'importe quel ministère à n'importe quel moment enfin moi je pense je crois beaucoup dans les territoires et pour faire le tour de la france particulièrement en ce moment c'est extrêmement impressionnant à quel point avec les ressources qui sont sur place nombre d'habitants déjà développent des résistances et des résilience et pas des petites pas des moindres partout mais ils le font avec ce qu'ils ont sous la main j'étais en franche comté la dernière fois on parlait justement de la forêt et de la gestion de cette forêt je suis allé à mon grand test on parler d'autre chose bref ça je pense qu'il faut vraiment respectée aussi ses savoir-faire locaux etc espèce de culture locale qui ont une histoire qui ont une histoire et en tous les cas ce que je constate en faisant mon tour de france c'est que il y a beaucoup déjà d'initiatives qui a il faut juste leur donner de l'ampleur de la visibilité les coordonnées mais quelque part le terreau et là je pense que les habitants sont plus en avance que les politiques de ce point de vue on parlait des forêts vous vous voulez remettre aussi un petit peu la question de la biodiversité voulait en faire une priorité je crois celle de l'eau celle de nos forêts vous souhaitez qu'on classe 10 % du territoire on espaces protégés avec la protection la plus forte oui qui est de laisser totalement la nature reprendre ses droits mais ça c'est une révolution aussi un soulagement c'est le rayon sauvagement mais c'est une révolution aussi parce qu'aujourd'hui même les espaces protégés son antre au pied entre que je vois que mon élève enfin il ya une vision anthropologique de séville en avant avec notre politique avec les parcs nationaux non l'idée c'est vraiment de laisser complètement leurs et ont sauvagement de zone qui communiqueraient idéalement entre elles et que ce soit ça représente 10 % du territoire ça aujourd'hui on n'a pas ce que quand on est dans une logique de gestion d'un parc naturel et bien on est déjà dans une logique de sélection on est déjà dans une logique utilitariste de ce que nous gardons de ce que nous délaissons de ce que nous réduisons ou encadrons et là l'idée est de retrouver ces espaces complètement sauvage on le voit par exemple est malheureusement non des zones telles que tchernobyl il ya une forme de raie en sauvagement et il n'y a pas de catastrophe qui se passe la seule catastrophe elle est humaine elle s'appelle tchernobyl inquiète de voir des espèces invasives se développer sur des territoires qui souffre aussi l'objet d'une étude parce que si on laisse complètement le rang sauvagement peut-être qu'on a on s'apercevra aussi que les espèces endémiques les espèces locales arriveront à résister contre ces espèces envahissantes et qu'aujourd'hui en fait on ne permet pas forcément parce que on nantes parce qu'on a revient trop sur les milieux de ces espèces de trouver les solutions pour se débattre et encore une fois ci de toute façon il ya trop d'espèces invasives ont ré interviendra ce n'est pas très grave on n'a jamais laissé l'ensauvagement tentons ça regardons ce qui s'y passe menon des recherches là dessus et on verra ensuite au bout de cinq ou dix ans ce qui s'y passe rien à voir avec ce qu'ils prenaient aujourd'hui notamment par emmanuel macron qui en janvier lors du one planet humide justement avait prôné 10% des espaces protégés avec la protection la plus forte et puis à la cop15 bientôt là comme la prochaine coupe biodiversité où justement il ya cet objectif de 30% mais vous vous justement là dedans vous y retrouver pas ou enfin parce que quand même on est à peu près dans les mêmes mesures mais finalement c'est pas la même protection quoi vous parlez de rang sauvagement et aujourd'hui ce conte avec les parcs c'est pas suffisant du tout enfin pour moi ce qu'on a avec les parcs est très bien mais c'est pas du tout suffisant et je pense qu'il nous faut vraiment retrouver aussi ce lien à la nature sauvage mais presque anthropologiquement presque sociologiquement presse que j'ai envie de dire retrouvons nous face à une nature sauvage ce qui ne nous arrive plus dans nos pays et c'est aussi une forme de révolution culturelle que dorée accepter que la nature reprenne totalement ses droits après encore une fois on verra ce que cela donne au bout de dix ans mais au moins quand on sera parce que aujourd'hui on est dans cette idée prométhéenne que l'on peut tout maîtriser tout contrôler tout organiser et que c'est encore nous qui sommes les meilleurs organisateurs de toutes les espèces et bien moi je vous dis aujourd'hui on doit être beaucoup plus modeste dans notre rapport à à la planète et accepter le fait que la nature puisse vivre sans les humains avant de conclure cette émission je voudrais quand même vous demander est ce que l'objectif aussi c'est de ne pas réagir face aux catastrophes mais de les anticiper parce que finalement aujourd'hui on a un peu l'impression que le problème de la politique de ce système électoral de la vème république c'est qu'on a du mal à penser les politiques sur le temps long on a du mal à penser les politiques sur le temps long on a du mal à les anticiper et quand quelque chose survient on a tendance à faire preuve d'autorité voire d' autoritarisme dans la gestion de la crise et ça pendant exactement face à des parents qui seraient ça des anneaux les ont un peu rebelle et qui de plus en plus mon preuve d'autoritarisme et puis jusqu'à ce que leurs enfants leur échappe et c'est très bien comme ça et donc là on a vu dans le vide qu'on a eu un retour de l'autorité publique mais de l'autorité incarné par un seul homme c'est à dire le président de la république alors que précisément dans cette crise du coc vide il nous aurait fallu tout misé sur la résistance des territoires miser sur l'or sur l'auto organisation de certaines parties de ce territoire et faire en sorte qu'il n'y ait pas comme ça des espèces de discours lénifiants pontifiant est mignon est mignon parce que quand moi qui suis vice présidente d'une université quand on voit ce qui a été fait pour les jeunes c'est scandaleux c'est scandaleux donc on aurait pu très bien à faire tout à fait autrement et réunir les universités dire voilà vous ne pouvez pas vous vous organiser s'il ya plus de xk dans votre université et bien alors on ne fermera et nous on aurait trouvé les solutions et c'est pas ce qui a été fait ce qui a été fait c'est que le à 20h jeu tout le monde entende et ont pesé à bâle lundi ya plus de cours voilà mais pourquoi pourquoi comment qu'on soit capable d'avoir les mêmes mesures exceptionnelles qui est du faso covin mais sur la question climatique oui mais pas sur la même modalités de gestion et pas avec cet autoritarisme mais vraiment avec l'idée qu'on se relève tous les bras de chemise et que l'on fasse une politique qui soit concertée coordonnée et participative et participative parce qu'avec le colis dans la vue la catastrophe mais non le lien avec l'écologie les lignes et par personne aujourd'hui concernant le coc u19 donc la catastrophe est déjà lieu quoi le collier 19 on est vide c'est facile entière locaux vides c'est une mauvaise maîtrise des techniques dans un laboratoire de recherche très probablement quand locaux vides est apparu on a cru que la france allait être épargné je vous rappelle quand même qu'on se moquait gentiment des italiens quand c'était la catastrophe en italie et que l'on disait ça traverse sera jamais les frontières donc on n'a rien retiré comme enseignement des catastrophes type tchernobyl et après eh bien on a revu une prise en main par des chefs et en l'occurrence des hommes donc une politique complètement viré liste de la gestion de cette crise où il n'y avait plus que des experts qui parlait dans un conseil de guerre donc de manière totalement confidentielles sans aucune participation et qu' imposer ses décisions à l'ensemble de la population y compris les personnes les mères seules y compris les personnes handicapées enfin ça n'est pas possible de gérer comme ça et quand tu es comme moi je refuse d'être gérés en tant que citoyenne de cette manière là ça n'est pas possible je ne vois pas en quoi ils ont toute la science et qu'ils savent exactement tout comment faire et que nous sur les territoires dans les universités dans les entreprises etc nous ne savions rien c'est pas possible je te dis avec calme mais là vraiment on a atteint ce mec du coup c'est ma dernière question mais ça signifie que là on a été capable de prendre des mesures exceptionnelles mais sinon concernant qui m'a etc on n'en est pas capable ça signifie aussi que ce système notamment le système électoral ne permet pas aux personnalités politiques d'avoir des prises de position courageuses sur ces questions là non parce que les politiques et particulièrement depuis le 15 le quinquennat dès lors qu'ils sont élus n'ont qu'une idée c'est de se faire réélire et moi je vous dis je serai élu je mettrai en place les réformes les réformes ambitieuses et je ne me représenterai pas et je le dis aujourd'hui je ne me représenterai pas moi j'ai un autre boulot j'ai pas une carrière politique à gérer par contre ce que je veux c'est que les mesures soient prises et donc pendant cinq ans je mènerai ce combat j'ai mené d'autres combats j'ai mené des combats difficiles je mènerai ce combat là et je le mènerai complètement indépendamment et uniquement en fonction du bien commun par contre dans cinq ans je laisserai les créa la démocratie pour reprendre le pouvoir et pour faire en sorte qu'une nouvelle constitution permettent à d'autres représentants politiques d'autres représentantes politiques de prendre en main notre destin auquel je vous remercie son aide rousseau merci d'avoir accepté notre invitation je rappelle juste pour ceux qui nous regardent que ses entretiens vous pouvez également les retrouver en podcast donc sur toutes les plateformes d'écouté merci encore d'être venu aux médias

RETROUVER LE LIEN AVEC LA NATURE SAUVAGE — Sandrine Rousseau · Pourquijevote