Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLa France insoumise· 16 décembre 2023 12 min

"Construire une perspective majoritaire" - Manuel Bompard

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

chers camarades bienvenue d'abord pour cette 3e assemblée représentative de la France àmise je commence par remercier remercier les insoumises et les insoumis qui ont travaillé en amont de cette assemblée représentative dans leur groupe d'action dans leur boucle départementale et vous remerciez vous d'être présent aujourd'hui remercier aussi toutes celles et tous ceux qui rendent l'organisation de ce type d'événement possible c'est les équipes en charge de l'organisation des événements à la France insoumise nos camarades en charge de la sécurité vous savez que c'est particulièrement important en ce moment et toutes celles et ceux qui ont contribué à l'organisation de cette de cette journée cette assemblée représentative elle s'inscrit dans un contexte qui a un contexte particulièrement lourd particulièrement riche et qui sera forcément au cœur de nos travaux et de nos discussions aujourd'hui ce c'est d'abord une situation internationale qui forcément a impacté aussi notre pays depuis le 7 octobre notamment mais un des messages que nous nous avons porté depuis le 7 octobre c'est que ce qu'il se passe au prochorient n'a précisément pas commencé le 7 octobre mais il est vrai que depuis le 7 octobre cette question occupe une grande partie de l'actualité médiatique et politique en France et vous avez vu depuis le 7 octobre à quel point la France a soumise a été l'objet d'une campagne d'acharnement médiatique de diffamation médiatique tout simplement parce qu'on nous a reproché de refuser de nous aligner sur les partisans du soutien inconditionnel au gouvernement d'Israël et parce que nous avons dit dès le premier jour que précisément les événements n'ont pas commencé le 7 octobre et que nous refusions que la barbarie des actes qui ont été commis le 7 octobre conduise à accepter ou à donner un blancin à la barbarie des actes qui sont commis depuis le 7 octobre par l'armée israélienne à l'égard des populations civiles de Gaza et nous avons portter sans relâche depuis le premier jour l'exigence d'un cesser le feu nous l'avons porté à l'Assemblée nationale nous l'avons porté dans les médias nous l'avons porté tous ensemble dans la rue en participant à toutes les manifest qui ont eu lieu depuis le 7 octobre et nous continuons à le faire nous avons non seulement participé à ces initiatives mais dans un certain nombre d'endroits nous avons a aussi été les chevilles ouvrières de l'organisation de ces événements de solidarité et nous allons continuer à le faire tant que nous n'aurons pas obtenu ce cesser le feu tant que nous n'aurons pas obtenu la libération des otages et des prisonniers politiques palestinien tant que nous n'aurons pas obtenu l'ouverture de négociation pour une solution politique le contexte c'est aussi une crise de plus en plus profonde dans lequel s'enferme la macronie et sur laquelle on a eu en début de semaine un nouvel événement c'est le rejet le vote à l'Assemblée nationale de la motion de rejet pour rejeter le texte qui était proposé à l'Assemblée nationale par le ministre d'Anan sur l'immigration et je pense que c nous a permis de franchir un cap un seuil supplémentaire dans la crise politique d'un pouvoir qui depuis un an et demi finalement ne tient plus que par le fil de l'autoritarisme des passages en force permanent de l'utilisation des 493 à répétition alors certes depuis lundi on nous dit oui mais est-ce que vous vous êtes pas tiré une balle dans le pied parce que vous avez refusé cette loi sur l'immigration et qu'il va y avoir une loi plus dure qui va revenir je veux juste dire deux mots sur ce sujet d'abord le fait qu'il y ait une commission mixte paritaire entre l'Assemblée nationale et le Sénat ne dépend pas du fait que nous ayons voté ou pas une motion de rejet s'il n'y avait pas eu de vote de motion de rejet le texte aurait été examiné à l'Assemblée nationale dans l'état actuel des rapports de force il aurait été rejeté à l'issue de l'examen à l'Assemblée nationale et il y aurait eu là aussi une commission mixte paritaire c'est-à-dire exactement la situation qu'on a sous les yeux deuxièmement le fait qu'il y a un deuxième texte qui arrive plus dur à l'Assemblée nationale la semaine prochaine c'est pas fait c'est pas écrit et si vous regardez l'actualité de manière attentive vous verrez que les discussions sont extrêmement difficiles aujourd'hui entre la droite et les macronistes et nous notre objectif demeure toujours le même notre objectif c'est de faire en sorte que ce texte ne soit pas adopté de faire en sorte que ce texte soit retiré ou de faire en sorte que ce texte soit rejeté à nouveau à l'Assemblée nationale s'il revient à l'Assemblée nationale la semaine prochaine et donc d'un certain point de vue en permettant le vote de cette motion de rejet bah on a gagné une première manche mais c'est vrai on n pas encore gagné la bataille complètement et gagner la bataille complètement ça nécessite de réussir à rejeter définitivement le texte sur l'immigration qui a un mauvais texte qui a un texte qui vise à créer encore une fois un climat qui un climat raciste un climat de recherche de Bou émissaire face aux difficultés auxquelles est confronté le pays aujourd'hui et donc nous sommes bien déterminés si le texte doit revenir à l'Assemblée nationale la semaine prochaine de tout faire pour faire en sorte qu'il soit rejeté à nouveau en tout cas cet événement a affranchi un seuil supplémentaire dans la crise à laquelle est confrontée la macronier dans toute démocratie normale quand l'Assemblée nationale rejette un texte ce texte est retirer et le ministre daranin qui le portait aurait dû partir avec ce texte sous le bras c'est le message que nous avons tenu et que nous continuerons à défendre le contexte aussi de notre assemblée représentative c'est celui de l'extrême droite qui cherche à se positionner comme une alternative face à cette crise de la macronie et qui prend ses aises et qu'on doit regarder de manière lucide et de manière sérieuse pas juste pour le craindre ou s'en plaindre mais pour créer les conditions de proposer une alternative qui soit une alternative meilleure une alternative plus efficace pour créer les conditions qu'on soit en capacité de continuer à organiser nos événements nos initiatives à défendre nos idées dans la société et clairement là aussi il y a eu un franchissement de seuil ces dernières semaines c'est sans doute la première fois qu'on a vu à ce point l'extrême droite parader dans les rues l'extrême droite venir organiser des ratonnades comme ça s'est passé à Roman Surer après la mort de ce jeune homme Thomas dans un dans un bal de village et oui cet élément- là on doit le prendre au sérieux l'extrême droite qui petit à petit se normalise et en même temps prend la rue c'est un sujet qui doit être pour nous un sujet de préoccupation et sur lequel on doit s'organiser pour y faire face et face à cette situation on a besoin d'une alternative politique à gauche qui soit une alternative à vocation majoritaire et c'est le 4ème élément du contexte sur lequel je voulais revenir c'est que malheureusement malgré tous nos efforts tous les effort qu'on a déployé depuis un an et demi on voit que depuis plusieurs mois et ça s'est accéléré ces dernières semaines la nuupes qu'on avait voulu on avait construit après le résultat de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle a été paralysé bloqué on avait lors de notre dernière assemblée représentative adopté un texte qui rappelit notre attachement à cette démarche de rassemblement rappelit notre volonté de faire en sorte que ce rassemblement se traduise aux élections sénatoriales par des listes communes se traduisent aux élections européennes par des listes communes on avait rappelé notre volonté que ça ne soit pas seulement un accord au sommet ou un accord parlementaire mais que ça soit un vaste une vaste coalition politique qui se déploie dans le pays à travers des assemblées locales à travers la mise en place d'un parlement de l'anupes bref toutes ces propositions que nous avons porté nationalement comme localement je le sais partout on essayer de faire en sorte que ces assemblées puissent avoir lieu on s'est heurté à des fins de non recevoir successives jusqu'à être mis de côté des listes communes aux élections sénatoriales et jusqu'à ce que la perspective d'une liste commune aux élections européennes soit là aussi refusé par l'ensemble de nos partenaires malgré je veux le saluer le travail formidable qui a été fait par les jeunes de l'anupes et notamment les jeunes insoumis pendant les vacances d'été qui ont fait un énorme travail pour faire en sorte que cette liste commune soit possible et donc un des objectifs de cette journée aussi c'est de prendre acte de cette situation pas pour renoncer à une perspective de rassemblement on continue pour notre part à considérer que le rassemblement autour de ce qu' l'a permis la dernière fois c'est-à-dire le programme de l'anupè doit se poursuivre mais il s'agit pour nous de redonner une perspective positive de rassemblement et de faire en sorte que ce qui a été refusé par les uns et par les autres soit possible malgré leur refus par tous ceux qu' le souhaitent en tout cas c'est la proposition que nous avons formulée à travers le texte stratégique sur lequel vous avez pu travailler parce que dans ce contexte là au moment où semble se rapprocher des blocages dans la gestion du pays la possibilité peut-être même si elle a été écartée cette semaine par le porte-parole du gouvernement d'une éventuelle dissolution mais en tout cas au moment où le pays recherche une alternative nous avons besoin de mettre remettre l'Unité populaire sur le devant de la scène et redonner une perspective qui soit une perspective majoritaire ça fait donc partie des sujets sur lesquels on va travailler aujourd'hui aujourd'hui nous avons besoin de travailler sur cette question ça sera l'ordre du jour de cet après-midi nous avons besoin aussi de continuer le travail que nous avons fait cette année pour faire avancer notre mouvement pour le faire évoluer pour le préciser pour l'améliorer bien sûr je pense qu' il y a eu un travail conséquent qui a été réalisé cette année la vidéo que vous avez vu tout à l'heure on a évoqué certains moments mais il y en a eu d'autres et je crois que tout ça est dans le le bilan de du mouvement sur lequel vous avez pu travailler il s'agit maintenant de regarder le travail qui nous reste à faire et ça sera l'objet des travaux de ce matin et puis bien sûr parce que l'année 2024 va aussi être une année électorale avec la perspective des élections européennes au mois de juin il s'agit aujourd'hui aussi de travailler à la préparation de ces échéances de fixer les moments du calendrier qui nous amèneront jusqu'à l'élection européennes de travailler ensemble les procédures qui nous permettront d'y aller de réfléchir ensemble à quel sera le début de notre campagne avec la proposition d'une convention au milieu du mois de mars pour lancer officiellement notre campagne des élections européennes voilà rapidement il y aura d'autres sujets sans doute dans les discussions aujourd'hui un petit peu les tâches qui sont les nottres pour aujourd'hui voilà bon travaux à chacune et chacun d'entre vous je donne maintenant la parole à Gabriel Amar et mari mesure qui vont animer cette matinée bon travau bon courage

"Construire une perspective majoritaire" - Manuel Bompard — Manuel Bompard · Pourquijevote