Verdict du procès Jubillar / Édouard Philippe / Donald Trump
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, le 10h mid. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert.
Mettons-nous d'accord aujourd'hui. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue si vous nous rejoignez. Nous sommes le vendredi 17 octobre et nous allons débattre et commenter l'actualité avec Arnaud Benedetti.
Bonjour Arnaud. Professeur à la Sorbonne, vous avez publié aux portes du pouvoir RN l'inéluctable victoire. Qui est paru chez Michel Lafond, Virginie Luet, journaliste, éditorialiste politique à France Info TV.
Bonjour, Lucas Jacubovic, journaliste politique, rédacteur en chef de Décideur Magazine et vous avez publié un animal pour les gouverner tout ce qui est paru chez Arquet édition et on attend votre prochain livre très bientôt. Et puis Jacques Mi Bonjour cher Jacques Mion La Fite. Ah, il est pas là encore.
Bon ben on attend Jacques Mi qui va nous brandir ses livres et son dernier livre by B démocratie est paru chez la Fontpresse. On va revenir euh bah sur cette intervention hier d'Édouard Philippe au je dans l'émission de France 2. Il persiste ses signes.
Je ne dois rien à Macron. Il demande le départ anticipé du président de la République. Pour lui, la clé se trouve là.
Qu'en pensez-vous ? 0826 300. Le budget, c'est une boucherie fiscale a déclaré le le Rassemblement national.
Et Trump se prend-il pour le gendarme du monde ? En tout cas, il a il a eu quelques succès, bref et tous vos également vos coups de cœur et vos coups de gueule. Et on va commencer tout de suite avec Christine Bouillot, notre correspondante à Toulouse, qui a assisté au procès jubilard.
Vous l'avez suivi et et racontez-nous l'ambiance ce matin. On attend le le verdict aujourd'hui. Cédric Jubilar a prononcé quelques mots ce matin.
Bonjour Christine. Bonjour Valérie. Bonjour à tous.
Bonjour euh Christine, racontez-nous un petit peu donc on je je le disais tout à l'heure en en introduction euh dans dans le teasing dans avec Maxime Liedo, il y a des gens qui ont dormi devant le palais de justice pour pouvoir entrer dans la salle ce matin. Oui, absolument. Euh tr jours en effet, comme les places sont chères, il y a une quarantaine de places pour le public dans la salle principale et autant dans la salle de de retransmission.
Et bien des gens pour être sûr de pouvoir assister au aux derniers mots de de l'accusé ont pas hésité à installer des couvertures, des sacs de couchage euh de s'installer avec table et chaises pour y passer la nuit et pour être au premier rang, je dirais pour assister au dernier mot de de Cédric Jubilard qu'on a vu arriver donc vers 9h2 quand la présidente de la cour d'assise a ouvert cette dernière session d'assise, cette dernière journée. C'est très cérémonial. En général, c'est très très court, hein.
La présidente entre avec les jurés, tout le monde s'assoit. Elle demande alors à Cédric Jubilard de se lever qui visiblement n'entend pas. On voit un Cédric Jubilard qui regarde longuement la salle, le public comme s'il cherchait des visages connus.
On sait que sa mère, elle est assise du côté des partis civiles puisqu'elle le condamne d'ors et déjà. Elle estime que son fils a pu tuer Delphine Jubilard. Et donc il cherche des visages, il s'assoit, il se relève et il répond à cette question.
Est-ce que monsieur Juilar, vous avez quelque chose d'autre à ajouter à ces 4 semaines d'audience, de débat, d'audition, d'experts, de témoins et de plédoir, de réquisitoire ? Et c'est là qu'il dit, je tiens à dire que je n'ai rien fait à Delphine, toujours avec ce ton rapide, sec, sacadé et il se rassoit. Et c'est à ce moment-là que la présidente donc décide de lire auprès des jurés et bien les deux questions auxquelles ils vont devoir répondre depuis maintenant une petite heure puisqu'ils sont partis en délibération.
Ils doivent répondre à deux questions. La première c'est "Est-ce que vous entre dans votre intime conviction vous considérez que Cédric Jubilard est coupable du meurtre de Delphine dans la maison de Kancémine dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 ? Et la deuxième question qui a son importance, elle peut paraître étonnante, mais est-ce que Cédric Jubilard était bien le conjoint de Delphine dans un moment des faits ?
Ça c'est tout simplement parce que il faut déterminer qu'ils étaient bien en couple pour pouvoir signifier donc des circonstances aggravant donc un meurtre sur conjoint et ce qui donc détermine cette demande de 30 ans de réclusion criminelle qui ont été requises par les deux avocats généraux jeudi, mercredi mercredi soir. Voilà donc ça c'est c'est les deux questions. Donc les jurés sont enfermés dans une salle totalement étanche, hein, puisque tous les accès du palais de justice et de cette salle sont désormais fermé et ils vont devoir se prononcer.
Ils vont voter oui ou non à la première question. À la deuxième, ils ont la possibilité d'avoir un vote blanc qui sera comptabilisé et donc c'est ça qui fixera le le quantum de la peine. Il faut se jurés qui le condamnent, mais il en faut trois seulement pour la quitter puisqu'ils sont neuf.
La loi a changé depuis 2021. La loi a changé. Euh trois jurés qui décident l'acquitement.
Et bien euh Cédric Jubilard sera libéré dès ce soir de sa cellule de la prison de Se enjeu colossal puisque je rappelle hein c'est 4 semaines d'audience. On ne sait toujours pas si Dine Jubilar a été tué ce soir-là. On ne sait toujours pas où est la scène de crime.
On ne sait toujours pas comment il aurait pu la tuer. Donc tout ça ça reste effectivement un grand mystère. 4 semaines d'audier.
Euh Virginie Leg, je voulais vous poser une question. J'ai entendu hier soir les compte-rendus de la journée d'hier et notamment ceux qui assistaient au procès comme vous, j'imagine, qui ont tous plus ou moins dit que l'avocat qui défendait Cédric Jubilard avait fait une plaido exceptionnelle. J'ai entendu ce mot euh formidable.
J'ai entendu ce mot pour finalement souligner les failles de l'enquête, les failles d'épreuves et que cette plédoirie était de nature à faire changer la vie peut-être des juris. Est-ce que ça vous paraît vraisemblable ? Oui, parce que cette plie d'arrée, je vous confirme, était en en tout point en tout point de vue absolument exceptionnel de la vie de de confrères qui sont euh ce qu'on appelle des des des agguéris, des palais de justice.
Mon confrère du Figaro, ma collègue du monde euh vous diront et et qui assistent absolument à tous les procès ont assisté à une plaido à montrer dans les écoles de la magistrature et des écoles d'avocats. Cette avocate, on va dire pugnasse, jeune, n'a rien lâché. Elle suit Cédric Jubilard depuis 4 ans.
Alors, elle est arrivée dans le dossier avec maître Alexandre Martin. J'explique hein, c'est parce que Cédric Jubilard quand il est interpellé la première fois, donc il est il est pris dans les mailles du filet, il a d'abord un avocat commis d'office, un avocat d'Albi qui se rend compte de l'énormité du dossier. Il se dit tout seul, je vais pas y arriver.
Donc il fait appel à deux collègues à lui qui sont au barreau de de Toulouse, donc maître Martin et et maître Franck. et euh elle prend le lead sur ce dossier-là et c'est pas uspé que de dire que sa sa plaido d'hier a sans doute sans doute jeté des petits cailloux de doute dans la tête des jurés que l'on a vu ne jamais lâcher euh le discours, la plaido de l'avocate. effectivement, elle a mis en avant tout ce que l'enquête n'a pas fait ou n'a pas dit ou n'a pas pu apporter d'éclaircissement comme par exemple l'heure où se serait passé ce ce coup de folie comme l'a dit l'avocat général, ce coup de sang de de Cédric Jubilar sur son épouse parce qu'il apprenait qu'elle avait décidé de partir.
Parce que à ce moment-là, contrairement à ce qu'on imagine et bien par les déclarations du fils du couple du petit Louis et bien à ce moment-là Delphine est avec son fils devant la télévision. Donc effectivement, il y a des incohérences et ça je peux vous dire que ça pèse lourd effectivement dans la tête des jurés et dans la tête alors peut-être pas dans la tête des jurés professionnel mais dans la tête des jurés populaires on imagine parce que eux il faut savoir qu'ils vont partir là en délibération ils n'ont plus accès au dossiers ils n'ont pas eu accès au dossier avant ils ont pris des notes et ils ne peuvent faire appel qu'à leur conscience en leur intime conviction est-ce qu'ils ont été convaincus finalement dans un sens comme dans un autre de ce qu'on leur raconte et de ce qu'on a mis en avant dans cette procédure mais j'ajoute que maître maître Franck dans sa plaidoirie a a semé le doute sur beaucoup d'éléments. Elle ne dit pas ce qui s'est passé mais elle a pris le dossier dans son intégralité en disant voilà ça on n'a pas répondu ça c'est quand même troublant l'horaire du crime les lunettes cassées le sens de la voiture tous ces éléments-l et on ne peut pas juger et je trouve que cette phrase est assez importante hein pour nous citoyens et dans la vie de tous les jours.
On ne peut pas juger un sale type on doit condamner un coupable. Voilà, c'est ce qu'elle a il y a le témoignage du fils qui va peser aussi hein euh qui va peser là aussi là aussi elle s'en est elle s'en est servie et c'est vrai que il y a quelque chose de assez assez déstabilisant. Elle a raconté que en fait dans les déclarations et les dépositions de cet enfant qui aujourd'hui a 11 ans et bien dans les premières déclarations, il ne parle pas de dispute hein, elle a relié ses dépositions et c'est qu'après une fois qu'il est sorti du foyer conjugal. quelle véracité et qu'il il qu'il dit et alors le somum ça a été effectivement cette lettre qui a été écrite il y a quelques jours et qui a été lu à l'audience où on sent alors non pas qu'elle a été téléguidée ou qu'il y a quelqu'un qui lui tient la main mais on sent que cet enfant et son avocate nous l'a expliqué à l'audience ce petit garçon aujourd'hui elle expliquait qu'il prend le bus tous les matins pour aller au collège que que le chauffeur du bus scolaire met la radio et qu'il entend l'affaire Jubil est dans un collège tout le monde a un téléphone. cette affaire, elle est suivie partout et donc il est imprégné par cette histoire et donc quel est le vrai du faux ?
Comment cet enfant peut se construire à travers tout ça ? Elle a rappelé qu'effectivement c'était un lourd poids qui lui était mis sur les épaules que de s'appuyer sur cette déclaration pour dire bah c'est à ce moment-là puisqu'il a vu ses parents se disputer que forcément Cédric Jubilar a tu sa femme. À quelle heure est attendu le verdict ?
Enfin, on sait pas exactement. Ça peut durer 1 heure comme plusieurs heures évidemment dans un procès d'assise. Absolument.
Absolument. C'est alors on nous dit que la présidente souhaiterait un un verdict en tout début d'après-midi, mais bon, ça c'est effectivement ce que l'on souhaite. Bien sûr, contrairement à ce qui se passe aux États-Unis, ils sont guidés hein par des par des professionnels.
Donc les choses vont peut-être aller un petit peu plus vite mais ça a démarré vers 9h 9h30, on va dire. Sans doute il y aura-t-il une pause déjeuner ? On sera assez vite assez vite fixé.
Euh quoi qu'il en soit, il y aura un procès bis du procès jubilard parce que les deux parties ont annoncé qu'elles allaient faire appel. Donc je le rappelle, s'il est acquité, il sort ce soir même s'il appel de la part du parquet général. Deuxième chose, s'il est condamné, ses avocats vont faire appel aussi compte tenu des temps du dossier.
Mais la particularité qui risque de se passer, c'est que comme il ne sera toujours pas condamné définitivement puisqu'il fait appel, et bien il va pouvoir demander une remise en liberté. Et donc euh compte tenu du fait qu'il a en détention depuis 4 ans et demi à l'isolement à la prison de se, il est fort probable que la justice soit obligée de le libérer et que donc sur ce deuxième procès, puisque là il est toujours présumé inent et bien Cédric Jubilard comparaisse une deuxième fois devant une cour d'assise, ça sera la cour d'appel d'assise de Toulouse. Et bien cette fois en en qualité de de enf en tous les cas en en liberté ce qui change beaucoup pour avoir assisté au procès Viguier les deux acquitements qui ont eu lieu.
Ja Viguier qu'on paraissait libre et ce qui a pour les yeux des jurés une autre forme, c'est-à-dire tout compte hein dans un dossier. C'est vrai que c'est quand même tout à fait différent d'arriver libre à son propre procès que d'arriver menoté entre deux gendarmes dans son box vitré. Merci beaucoup Christine pour toutes ces précisions.
Évidemment, on vous retrouvera tout au long de la journée sur l'antenne de Sud Radio et n'hésitez pas évidemment à intervenir si le verdict par hasard intervenait plus tôt. On se retrouve nous dans un instant pour commenter l'actualité. Édouard Philippe Donald Trump le budget avec des impôts, des impôts, des impôts.
À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, mettez-vous d'accord. Valérie Expert Sudradio le 10h30 mettez-vous d'accord Valérie Expert et nous sommes ensemble avec Arnaud Benedetti Virginie Legus Lucas Jacubovic et Jacques Miard bonjour Jacques Miard vous êtes salut fraternité voilà bye bye démocratie chez la fonde non vous avez envie de nous en montrer un autre le de le le successeur de Bye bye démocratie est sous presse en parler plus tard et ça s'appellera sacré Défense.
Secret défense. Bon, on le saura pas. Euh donc, je voudrais qu'on viienne sur les déclarations d'Edouard Philippe hier.
Il était l'invité de nos nos confrères de de France 2 dans dans l'émission politique. Euh et deux phrases qui ont qui ont retenu évidemment l'attention de qui ont fait sursauter peut-être un petit peu tout le monde ou pas, je ne sais pas. Écoutez, il demande la démission, le départ anticipé d'Emmanuel Macron.
Euh écouter, je leur dis que dire ce qu'on pense, ça n'est jamais trahir. Qu revanche, ne pas dire ce qu'on pense, c'est souvent trahir, se trahir soi-même et trahir l'exigence que l'on doit avoir à l'égard de son pays. Je dis ce que je pense.
J'ai beaucoup de respect pour le président de la République qui m'a nommé premier ministre, mais je ne lui dois rien. Il est venu me chercher et puis il a cessé cette ce travail collectif que nous avions engagé quand il l'a souhaité. Il en avait parfaitement le droit.
C'est pas ça que tu voulais ? Alors non, c'est pas le son que je voulais. Le le ça c'est effectivement il dit je ne lui dois rien ce qui est effectivement là aussi une phrase pour le moins étonnante.
C'est lui qui est venu me chercher. Mais ce que je voulais entendre c'est c'est c'était le le la partie où où il demande la démission de d'Emmanuel Macron. J'entends le président de la République dire qu'il est le garant de la stabilité, mais objectivement qui a créé cette situation de très grande instabilité et pourquoi il se trouve que c'est lui.
Je pense qu'il a une responsabilité éminente à la fois dans la cause de cette affaire et dans la façon de le régler. Mais vous savez, je n'ai pas formulé cette position parce que je pensais qu'elle serait populaire ou parce que j'espérais convaincre le président. Président, il a envie d'aller au terme de son mandat et je peux le comprendre.
Je l'ai dit parce que je pense que c'est la seule décision digne qui permet d'éviter 18 mois d'indétermination et de crise qui se terminera mal, je le crains. Voilà. Donc des demandes de départ, il dit que c'est une législative ne changerait rien et que c'est le président de la République qui est objectivement celui qui crée cette instabilité.
Virginie Layet, vous qui observez la politique depuis longtemps, il y a le fond et et la forme, hein. Il y a il y a cette sortie assez assez cach et puis pareil de dire je ne lui dois rien, il est venu me chercher. Euh vous la comprenez comment il lui doit qu'il le veuille ou non d'avoir été premier ministre pendant 3 ans euh fonction à laquelle finalement rien ne le prédestinait vraiment. il était au côté de d'Alain Jupé euh jusqu'alors dont il avait préparé la campagne présidentielle.
Puis finalement Alain Jupé n'a même pas été en mesure de se présenter puisqu'il a échoué au primaire. Euh donc il lui doit quand même d'avoir eu ce poste là pendant 3 ans et il lui doit alors je ne sais pas ce qu'il lui doit ou ce qu'on se doit en politique où finalement personne ne veut jamais devoir rien à personne. Il lui doit aussi d'avoir été donc en mesure de dire je serai peut-être candidat en 2027.
Euh moi je je trouve qu'Édouard Philippe euh qui a annoncé sa possible candidature il y a déjà fort longtemps euh a été bien silencieux au moment où euh l'actualité a mise en avant des thèmes qui étaient euh très chers à la droite dont dont il fait partie enfin moi que je ne me trompe qui était d'abord euh la loi sur les retraites justement là je l'ai pas beaucoup entendu dire il faudrait il faudrait pas je propose je dis que il a été très très silencieux il a laissé le pays un peu se déchirer entre ce qui était pour et ce qui était contre et il a été tout aussi silencieux lorsqu'il y a eu cette loi sur l'immigration. Donc j'entends bien que il économise sa parole, j'entends bien que tout d'un coup il se dit "Ah zut, l'élection présidentielle arrive, il faut que je me je coupe le cordon et que je me lance." Mais je trouve que c'est un peu trop euh exagéré de dire quand on est Édouard Philippe et quand on brigue à cette à ce poste qui est donc président de la République, quand on dit et ben Emmanuel Macron n'a qu'à partir, ça fragile.
Est-ce que c'est ? C'est ça. Est-ce que c'est le moment des institutions institutions auxquelles d'ailleurs il se réfère sans arrêt ?
Et ça rend possible l'idée que bah quand un président finalement déplaît ou quand il est peu aimé par une partie de la population, ce qui est tout à fait le cas et même une grande partie d'Emmanuel Macron, bah il y a qu'à demander son départ. Je trouve que c'est léger dans tous les sens. Ouais.
Lucas Chacubevic. Bon, ce qu'il faut retenir, c'est qu'Edouard Philippe veut être président de la République. Et Édouard Philippe, c'est quelqu'un d'intelligence.
Ça ça nous a pas échappé. C'est c'est quelqu'un d'intelligence. ne vous a pas échappé non plus.
Il est intelligent et il connaît l'histoire de la 5e République. Dans l'histoire de la 5e République, une constante. Quand on veut hériter du poste de président, il faut toujours entre guillemets tuer le père.
Regardez, on peut amuser, on peut s'allumer. Oui. à reprendre à reprendre certaines histoires.
Souvenez-vous, en mai 1968, George Pompidou qui se rêve successeur commence à trahir de Gaul. On est d'accord ? Ouais.
Valérie Giscard Destin quand il veut être président en 1974, il se démarque du gaolisme, on est d'accord. Lionel Jospin Lonel Jospin, quand il veut succéder à François Mitéreran en 1995, qu'est-ce qu'il fait ? À l'époque, il choque une partie des socialistes en réclamant un droit d'inventaire.
Nicolas Sarkozi, qu'est-ce qu'il fait pour se démarquer de Jacques Chirac ? Il parle de rupture et il parle de Jacques Chirac comme étant un roi fénéant. Benoît Amont, qu'est-ce qu'il fait quand il veut s'opposer à François Hollande ? il fait du gouvernement et il se présente comme un opposant à François Hollande.
Donc finalement ce que fait Édouard Philippe normal de l'histoire alors il force un peu le trait, il force un peu le trait. Il y va à la sulfateuse mais pour une bonne raison c'est que le président de la République actuelle est extrêmement impopulaire et il peut pas se présenter comme le dauphin d'Emmanuel Macron. Édouard Philippe, il a autour de lui beaucoup d'élus de terrain, beaucoup de députés.
Il a observé une chose pendant les dernières législatives. Rappelez-vous, Renaissance avait proposé deux affiches de campagne pour leur candidat. Ouais.
Première affiche, on pose avec Emmanuel Macron. Deuxième affiche, on pose avec Gabriel Atala. Tous les candidats qui ont été élus ont choisi de poser avec Gabriel Atal, pas avec Emmanuel Macron.
électoralement, il porte la skumoun, c'est devenu un repoussoir. Donc logiquement Édouard Philippe qui veut succéder à Emmanuel Macron, être de facto le successeur du bloc central est obligé de tuer le père. Il a pas le choix parce que d'ailleurs même les électeurs du bloc central veulent tuer le père.
Ouais. 0826 300. Qu'en pensez-vous ?
Le départ anticipé de d'Emmanuel Macron est souhaité par une majorité de Français. Je crois que c'est de l'ordre de 70 % don de macroniste, don d'électeur don des absolument 7 français sur 10. On vous attend au standard de de Sud Radio.
Jacques Mi euh vous avez entendu ce que vient de dire Lucas. Effectivement c'est c'est laou désaccord sur un point, c'est que c'est pas tuer le père. Le père est déjà mort.
C'est aussi simple que ça. Et donc en réalité on voit très bien on voit très bien qu'on est dans une impasse et qu'on a pas de solution. S'il y avait une dissolution aujourd'hui, qu'est-ce qui se passerait ?
On retrouverait une assemblée aussi hétéroclite, aussi ingouvernable que celle qui est a été dissoute. Rassemblement des non. Seule l'élection présidentielle est capable de remettre la pyramide sur ses bases, c'est-à-dire une cohérence et donc il y aurait une majorité cohérente dans une après une élection présidentielle.
C'est ce que dit Shuttle qui est secrétaire général du Conseil constitutionnel qui l'a dit dans un papier du Figaro a raison. c'est que on est aujourd'hui dans l'impasse et donc il y a un moment de Gaulle lorsqu'il a perdu un référendum, il est parti hein. Et bien monsieur Macron, locataire éphémère à l'Élysée, devrait partir point barre.
Donc il a raison Édouard Philippe, c'est ce que vous êtes en train de dire. Cela étant, c'est pas pour autant qu'on votera pour lui. On l'avait compris.
Ça ça c'est sûr. Bah, vous nous direz dans un instant ce que vous en pensez vous euh Arnaud Benedetti et vous aussi auditeur de Sud Radio 0826 300300. Est-ce qu'Edemmanuel Macron doit partir ?
Il a dit qu'il ne partirait pas. Néanmoins, c'est une petite musique qui est en train de monter très sérieusement. À tout de suite.
Sud Radio le 10h mettez-vous d'accord. Valérie Expert et on est ensemble avec vous sur Sud Radio. Donc nous parlions de de ces déclarations d'Edouard Philippe.
Euh la seule décision digne qui permet d'éviter 18 mois d'indétermination euh et de crise, c'est le départ anticipé de Emmanuel Macron. Euh comment vous comprenez ces mots ? On a vu tuer le père mais le père est déjà mort, nous disait Jacqu Miar.
Arnaud Benedetti. Non, mais indépendamment de l'émetteur, en l'occurrence Édouard Philippe, je pense que l'analyse qu'il fait est une analyse qui en effet correspond à l'esprit de la Constitution. C'est-à-dire que le niveau de défiance dans lequel euh est plongé aujourd'hui euh Emmanuel Macron, l'instabilité des institutions dont il est quand même responsable parce qu'on me dit oui bon mais oui, ça c'est rajouté l'instabilité à l'instabilité.
Non, aujourd'hui, on est dans une situation profondément instable font que en toute logique Emmanuel Macron devrait en tirer les conséquences. Il n'en tirera pas les conséquences, évidemment, on le sait très bien. Il ira, en tout cas, il tentera tout pour aller jusqu'au bout de son de son mandat, sauf circonstances exceptionnelles.
Mais je crois que de ce point de vue, Édouard Philippe n'a pas tort. Il fait une lecture qui me paraît assez conforme avec l'esprit de la Constitution, même si quand même, il faut rappeler beaucoup de présidents de la République ont été désavoués en cours de mandat. Il y a eu quand même François Mitteran qui a été deux fois battu aux élections législatives, Jacques Chirac aussi qui a perdu un référendum et eux-mêmes ont eu une pratique très différente de celle de du général du général de Gaul.
Mais la réalité aujourd'hui, moi je suis de ceux qui pensent et je l'ai déjà dit plusieurs fois, c'est qu'il faut remettre les compteurs à zéro et que pour remettre les compteur à zéro, ben l'élection qui est quand même l'élection matricielle de la 5e République, c'est-à-dire l'élection présidentielle, me semble en effet le bon le bon la bonne fenêtre la bonne fenêtre. Euh je ne suis pas du tout sûr, en effet qu'une élection législative et qu'une dissolution, c'est peut-être d'ailleurs ce vers quoi on va finir par arriver. Soit en effet de j'allais dire de de de en en mesure de de remettre et de restabiliser le système parce que bon peut-être qu'il y aura une majorité relative quand bien même il y a une majorité relative comme le dit Virginie du Rassemblement national mais gouverner avec une majorité relative en période de déjà gouverner en période de cohabitation c'est difficile quand vous avez une majorité absolue mais une majorité relative en en cohabitation avec Emmanuel Macron avec un parti ou une formation politique qui jusqu'à présent n'a jamais eu d'expérience du pouvoir très franchement ça va être très compliqué mais la seule manière d'avoir une stabilité politique c'est avec l'élection présidentielle c'est l'élection présidentielle c'est ce que je pense.
Oui bien sûr. Donc la dissolution ne changera pas grand chose. Oui la dissolution c'est une solution intermédiaire qui ne me paraît pas la hauteur du problème.
Oui ce sera même pire. Ouais c'est ça qu'douard Philippe joue sa partition personnelle. Je crois que ça n'échappera à personne dans le quand les gens parlent de dissolution.
La dissolution il faut bien comprendre que ça n'arrangera pas la situation de de la France d'aucune manière. Non mais d'ailleurs je crois juste un point, je crois que majoritairement il faudrait regarder les études d'opinion. Les Français sont plus favorables au départ du président de la République plutôt qu'à une dissolution, même s'ils sont de toute façon, ils sont majoritairement favorables à un retour aux urnes, ça c'est clair.
Que ça soit la dissolution ou l'élection présidentielle, mais il me semble que c'est il faudrait regarder de prix, il me semble que c'est l'élection présidentielle qui l'emporte. Ouais. Je voulais dire une chose euh l'élection présidentielle, on en a une en 2022 euh qui a euh réélué Emmanuel Macron face à Marine Le Pen au 2e tour mais qui dans la foulée, ce qui est assez rare, ne lui a pas accordé la majorité absolue.
Et donc c'est pas une garantie de stabilité l'élection présidentielle. Et surtout, j'ajouterai que une élection présidentielle anticipée créera un mouvement de panique, de saisissement. Ça devra se faire très vite, ça se fera dans un climat très tendu.
Je ne suis pas sûre que les résultats seront euh de la dictature voulez la dictature vous voulez la dictature monsieur vous êtes d'une humeur je vois vous êtes d'une humeur épatente mais je ne répondrai pas à votre réflexion alors euh non je pense qu'on prend le problème à l'envers. Imaginons que le président de la République démissionne qui est une élection anticipée aux gens qui se disent une nouvelle élection présidentielle, un nouveau président apportera de la stabilité, c'est faux. On peut avoir un président du bloc central, on peut avoir Marine Le Pen, on peut avoir une chaise, on peut avoir une chèvre, on peut avoir tout ce que vous voulez.
Il restera une immense rupture qui date de 2022, c'est que aujourd'hui l'Assemblée nationale, elle est divisée en trois blocs, ce qui était pas le cas avant. Avant, c'était très simple. On avait le PS avec des petits partis satellites et on avait la droite avec des petits partis satellites.
Aujourd'hui, on a trois grands blocs. Quel que soit le président, on sait d'avance qu'il n'aura pas la majorité absolue. Ou alors très difficilement, sais pas, on sait pas, c'est pas sûr.
C'est pas certain. Non non non non. Moi je pense et je suis tout à fait d'accord à ce que dit notre ami Benedi, c'est que l'élection présidentielle c'est la matrice de la 5e.
Et à partir du moment où il y a un président qui ou une présidente qui est élue par le suffrage universel, elle entraînera derrière ou il entraînera derrière une remise à plat et une majorité cohérente. C'est la cohérence, j'en suis certain et ça a été le cas. Et et effectivement contraire à ça, tout simplement parce que il y a eu un moment où euh Macron a été opposé à à Le Pen dans des conditions qui n'étaient pas celles qui prévaud la prochaine fois.
Ouais. Écoutez Jean-Pierre Rafarin qui était l'invité de Maxime Liedu ce matin dans la matinale de Sud Radio. L'autre alternative de la coalition qui est la dissolution telle que c'est présentée aujourd'hui, la dissolution apportera encore plus de divisions qu'aujourd'hui.
C'est quoi la solution ? Le le le personne que vous soutenez actuellement, c'est Édouard Philippe. On peut le dire.
Je pense que si la coalition ne fonctionne pas, en effet, c'est une élection présidentielle qui génère la majorité. Dans la 5e République, il y a un principe fondamental, c'est le principe majoritaire. D'où nî la majorité ?
Quelle est la source de la majorité ? La source de la majorité, c'est le deuxème tour de l'élection présidentielle. Non, non, non, non.
Non, non. La la source de la majorité, c'est une majorité au Parlement. Exactement.
En fait, ce que ce qu'il faut vraiment que les gens comprennent et la classe politique aussi accessoirement, c'est que dans une France tripartisane, l'avenir c'est à des alliance. Je pense qu'il faut lever des tabous. L'Union des droites ne doit plus être un tabou.
Des alliances centre LR, centre PS ou des grosses coalitions à l'allemande, c'est-à-dire le centre, le PS et LR, ne doivent plus être des tabous. Aujourd'hui, en fait le président de la République dans une France qui est tripartisane et qui le restera pour parler comme sous la 3è République, il va entre guillemets inaugurer des crises en thème et inaugurer des gardes ou des infrastructures. Attendez, attendez Arnaud Benedy.
Je suis d'abord la tripartition après ça dépend de la proportion de cette tripartition. C'est pas une fatalité. Je veux dire, il peut très bien y avoir en effet trois forces politiques mais avec une force politique qui parvient à obtenir une majorité absolue, ne serait-ce qu'avec des alliances.
Imaginons demain qu'un candidat du bloc de droite soit élu, que ça soit Madame Le Pen ou un autre. Je veux dire, on peut imaginer que en tout cas les conditions et vous l'avez dit d'ailleurs d'une union des droits n'ont jamais été aussi réunis qu'aujourd'hui. Donc dans le cadre d'une élection de ce type, on peut vraisemblablement, sans trop se tromper dessiner l'hypothèse d'une majorité à l'Assemblée nationale.
Parce que moi, je pense quand même, c'est vrai qu'il y a quelque chose de très ambigueux avec l'élection de 2022. Je crois que Virginie a raison. En 2022, finalement Emmanuel Macron a été mathématiquement fortement élu. il fait 57 ou 58 % des voix mais en fait il a pas été très bien élu. il a pas été très bien élu parce que les Français et beaucoup de Français ont voté pour lui comme euh disons euh un candidat du un candidat du pays allé par défaut et donc et d'ailleurs ils ont ensuite contrebalancé leur vote envoyant pas une assemblée nationale en envoyant pas à l'Assemblée nationale une majorité une majorité absolue et une majorité extrêmement relative qui est d'ailleurs la source de tous les problèmes que l'on rencontre aujourd'hui depuis de et encore aujourd'hui en 2020 en 2025.
Donc moi, j'ai tendance à penser que quand même euh la la légitimité nouvelle qu'obtiendrait un président de la République ou une présidente de la République l'autoriserait quand même à espérer à disposer d'une majorité à l'Assemblée nationale. Je pense que les institutions de ce point de vue-là ont une force intrinsèque que qui ont été déréglées. Moi le problème c'est pas les institutions encore une fois moi je le dis et je le répète et je crois que Jacques Millard sera d'accord avec moi. l'usage des institutions qu'on a fait depuis des années et la transform et les différentes aussi réformes constitutionnelles qui ont aussi quand même quelque peu abîmé la structure de la de la de la constitution.
On a Luc en ligne avec nous. Bonjour Luc. Bonjour Valérie.
Bonjour à vous invités. Bonour. Bonjour.
Alors qu'est-ce que vous pensez-vous de la situation politique ? Est-ce que vous êtes d'accord avec ce que dit Édouard Philippe ? Écoutez je serais d'accord avec ce que dit Édouard Philippe mais pas de la manière dont il le dit.
Euh voilà. Euh moi je je pense si vous voulez que la situation euh et et on le voit en en lisant la presse étrangère qui qui est euh apocalyptique pour notre pays. C'est absolument incroyable.
Très sévère. Oui oui oui. Très sévère.
Je passe sous silence les les petites humiliations de de Donald Trump vis-à-vis de monsieur Macron. Non je pense que si vous voulez il faut effectivement crever l'absè définitivement. euh déjà par une dissolution.
Euh je pense moi que Marine Le Pen et le Rassemblement national peuvent emporter une grande grande si ce n'est une totale majorité, je le pense euh déjà parce que je suis croyant. Oui. Bra dans le dans le mouvement.
Euh mais un croyant dans le mouvement. Oui oui oui. Et puis surtout dans la volonté des gens de de changer et de et de s'extirper de ce de ce chaos généralisé parce que c'est un chaos généralisé quoi.
Quoi il y a pas d'autres mots. Il y a pas d'autres mots. Ouais.
Oui. Bah c'est c'est ce qu'on dit ici depuis depuis le début de la semaine et ce qu'on entend de nos auditeurs peut-être un mot. Merci Luc Jacques Miard sur la situation politique aujourd'hui.
Quel mot vous emplo vous employeriez ? Oui. Alors, je vais vous dire, elle est effectivement assez problématique, on va dire ça comme ça, mais personnellement, j'ai échappé à des dangers plus grave parce que la France en a connu bien davantage et donc il faut pas non plus euh euh battre la coulpe en permanence.
La solution, la matrice des institutions, c'est l'élection présidentielle et on n'a pas hésité et c'est que ce que devrait faire euh Macron qui aujourd'hui n'est plus capable de trouver une solution avec cette assemblée. Hm. Virginia, moi je voudrais dire que j'ai été extrêmement frappé euh de constater que Emmanuel Macron et ce qui lui reste de petites minorités euh ont été prêts à revenir sur ce qui a été la seule réforme structurelle euh de ce qui fera 10 ans d'Emmanuel Macron s jusqu'en 2027 pour surtout éviter la dissolution qui leur serait fatale.
Et là je me dis finalement ça ajoute du chaos au chaos. Certes, pour l'instant, on a l'impression que Sébastien Lecnu a obtenu un petit surc, mais à quel prix au prix de revenir sur une réforme dont on a expliqué au français au moment où elle a été votée qu'elle était fondamentale, indispensable si on voulait préserver le système. Quelques années plus tard, c'est plus si fondamental quand il s'agit de se protéger soi-même.
Et ça, j'ai trouvé ça absolument affreux comme signal envoyé à la population française. On se retrouve dans un instant. On va parler de Donald Trump avec vous, Jacques Miard.
Dans un instant, Donald Trump, gendarme du monde. À tout de suite. Sud Radio, votre avis fait la différence.
C'est vrai que moi, ça fait des années maintenant que j'écoute Sud Radio. D'accord. Valérie Expert avec vous sur Sud Radio jusqu'à midi, peut-être quelques mots puisqu'on est dans la politique avant parler.
Enfin, on est aussi dans la politique avec Donald Trump mais la politique française Virginie, votre coup de gueule concernait Bruno Rotaillot. Oui. Euh je pourrais faire le le couple maudit euh Bruno Retaillot le voquer.
Je trouve que ce qu'ils sont en train de faire euh à l'R euh entre euh les crises de susceptibilité de Bruno Retaillot euh qui soi-disant trouve que euh le retour de Bruno Lemer n'est une horreur et surtout qu'il n'en a pas été informé, que il y a pas assez de de ministres présents et là je parle du très bref gouvernement le cornuain. Finalement, il a mis à feu et à sang un équilibre qui était extrêmement fragile et puis là, ils ont donné consigne à leur ressortissant LR de ne pas rentrer au gouvernement. Pof, il y en a encore plus que lors du précédent gouvernement.
Ils sont en train parce qu'ils se détestent, parce qu'ils se font la guerre et parce que il y en a un qui a la main soi-disant sur le groupe et l'autre sur le parti et qu'ils ont des lignes totalement différentes et que je pense que leur invoqué furieux de de ce qui a été la la gloire très fugace de Bruno Retaillot, ils sont en train de tuer ce qui reste de LR. Je rappelle qu'il y a 50 députés à LR aujourd'hui, 577 députés et je ne sais pas combien il en restera et je ne sais pas comment les électeurs de droite peuvent regarder ses comportements dans une période où il vaudrait mieux avoir un peu de sang froid et de calme. Mais je trouve que tous les deux, il y en a pas un pour rattraper l'autre.
C'est vraiment la paire maudite. Oui. Jacques Mi vous qui avez été LR, comment vous jugez ?
Je le suis toujours. C'est ma famille politique mais comme chacun sait, j'appartiens à l'extrême gauche des LR. Donc je suis tout à fait serein, tout à fait serein.
Et je vais vous dire une chose, c'est un état d'esprit maintenant ce que vient de dire Virginie, on peut que être d'accord parce que il y a eu une à mon sens une gestion plutôt douteuse de la situation mais je vais vous dire une chose tant qu'on est au pas opère la chaise on n'est jamais mort en politique. C'est vrai Lucas Jacqu moi j'aimerais partager un autre signe qui montre la très mauvaise santé de LR. Je reviens il y a très longtemps en arrière.
J'avais 18 ans, j'ai été étudiant en 2017. C'était c'était hier, c'était hier. J'avais les cheveux euh jusqu'en dessous du coup et cetera.
Et à l'époque euh Nicolas Sarkozy était candidat à la présidentielle et je regardais qui étaient les jeunes qui euh soutenaient Nicolas Sarkozi. Moi, j'étais stupéfait. Enfin, stupéfend, je t'ai surpris à l'époque de voir qui ratissait extrêmement large.
Il y avait des gens qui venaient de catégorie populaire, il y avait des gens qui n'avaient pas fait d'études. Aujourd'hui, par exemple, on voit que les jeunes entre guillemets sarcosistes de l'époque ont un profil un peu détonnant à droite. Je pense par exemple à Jonas Sadad, à Lydia Guirous et cetera.
Et je regarde aujourd'hui qui sont les jeunes qui vont s'engager chez LR. En fait, c'est la réminaiscence de sens commun. C'est des gens, excusez-moi, l'expression d'être un peu dur, mais qui à 18 ans portent déjà des costumes cravates.
Voilà, ils sont totalement déphasés du reste de la société. Et à mon avis, c'est ça le principal problème de LR, c'est que ils ne sont plus du tout représentatifs de la société d'aujourd'hui. Aujourd'hui, chez les jeunes et l'air, qui sont les travailleurs ?
Qui sont les artisans, qui sont les agriculteurs ? Qui sont les entrepreneurs ? Il y en a plus.
Nada, ils vont soit chez les macronistes, soit euh au RN. Et parfois, il y a des profils un peu détonnants chez LR et qui fonctionnent très bien. J'en pense à trois.
Premier profil, Rashida Dati qui est une des seules personnes de droite qui est capable de gagner une grande ville. Euh, c'est pas fait encore hein. Toujours chez Lur.
Euh, bah justement deuxième profil, Vincent Jean-Brin qui est le seul député à avoir gagné une circo populaire contre LFI et Annie Jeunev. Pas sûr qu'il la regagne, pas sûr qu'il la regagne mais il a gagné. Et troisème personne Annie Jeunev qui est une fidèle d'entre les fidèles qui a toujours essayé de faire en sorte que les courants s'entendent.
Aujourd'hui les trois se sont fait exclure. Les trois profils qui peuvent entre guillemets ratisser large chez LR se sont fait exclure rien l'exclusion. Non non Jacques un mot par répondre à à Lucas, je vais vous dire une chose.
Personnellement ma carte politique indépendamment c'est ma cohérence politique et mon action politique invariable depuis des années. Donc ce qui reste à LR et ça je suis d'accord, c'est effectivement des fortes têtes, des gens qui sont capables d'agir en cohérence sans jamais changer et qui ne sont pas je dirais qui subissent pas les amènements au gré des gré. Alors d'abord, ils ont tenir la route.
Arnaud, je suis d'accord mais il faut agir en cohérence en politique, ça me paraît absolument essentiel mais les tr les trois personnalités qui ont été citées n'agissent pas en cohérence. aucune. Ils ont tous la réforme des retraites.
Ils sont dans un gouvernement qui va la suspendre. Je vois pas où aujourd'hui la cohérence et c'est bien le c'est bien la difficulté. Mais moi je pense que le mal pour LR, il vient de plus loin.
L était est une marque politique qui est aujourd'hui profondément démonétisée comme la plupart d'ailleurs des forces et divisé comme la plupart des forces de gouvernement. On pourrait dire aussi cela du du PS. En l'occurrence, c'est que ce sont des marques politiques qui ont gouverné, qui ont profondément déçu les attentes de leurs électeurs depuis de très nombreuses années. qu'on le veuille ou non, l'épisode Nicolas SarkoZi a aussi quelque part, je veux dire, créé des frustrations, des ressentiments dans une grande partie de l'électorat de droite et on voit un mouvement tendantiel depuis maintenant près d'une dizaine d'années, voir un peu plus, d'une partie de cet électorat LR qui se tourne de plus en plus vers le Rassemblement national.
Et d'ailleurs, de toute façon, la plus grande partie, 70 % euh de l'électorat euh LR a été euh absorbé, peut-être pas 70 %, mais enfin une grande majorité a été absorbé par le rassemblement euh national, en tout cas dans les zones où LR était fort, sauf sauf dans l'Ouest parisien ou dans un certain nombre de qui a été qui a été macronisé. Donc, il y a plus d'espace pour LR en fin de compte entre le macronisme, le bloc central et le rassemblement national, l'espace est difficile à trouver. Ouais.
Il reste un espace de gens qui sont, je dirais qui existent par eux-mêmes. Et je te dis franchement c'est ce que je vais jouer. C'est-à-dire que ma carte politique c'est ma cohérence politique vis-à-vis de mes électeurs.
Je ne suis pas de ceux qui un jour vont dire il faut pas il faut créer des impôts et notamment euh augmenter les impôts sur l'héritage, par exemple, des choses comme ça. Et donc ça va payer j'entends très bien ce discours sur la cohérence. On reste chez l'R parce qu'on est cohérent.
Je rappelle par exemple que effectivement est anti-impôt, antifiscalité des plus riches, mais Michel Bernier quand il devient premier ministre, il augmente la fiscalité des plus riches. Où est la cohérence pour ? Je vais prendre un autre exemple très simple, c'est la réforme des retraites. 2022, Valérie PCR défend la réforme des retraites.
Quand la réforme des retraites est votée, une partie du du groupe LR vote contre. H ensuite LR entre au gouvernement qui a fait la réforme des retraites et aujourd'hui ils sortent du gouvernement en nous disant en fait la suspension de la réforme des retraites est un scandale et ceux qui disent ça ont parfois voté contre la réforme des retraites. Moi j'aimerais bien savoir été mon avantage j'étais pas à l'assemblée alors peut-être que j'ai j'ai un cuit extrêmement bas et dans ce cas-là tous les Français ont un bas cuit mais où est la cohérence dans tout ça ? un peu du mal à la deviner.
Il y a pas et d'où la nécessité d'une élection présidentielle avec des choix clairs et et et juste aussi une chose en fait les anciens LR ne peuvent pas avoir de cohérence c'est impossible pourquoi parce que LR en fait c'est entre guillemets une justosition de plein de petits parties qui cohabitent à l'intérieur d'une grande boutique chez enfin il y a quand même une c'est l'UDF ça une vous avez une partie des centristes vous avez des libé problèmz Pierre nous a dit qu'il était à l'extrême l'erreur l'erreur c'est 2002 hein. Il aurait jamais il aurait jamais fallu faire un parti unique à droite hein. Ça a été une grande erreur.
Bien sûr. Ben bien sûr. Ben évidemment.
Moi je voudrais dire quelque chose à propos de LR. après le le coup de théâtre ou le coup de de de ce monstre qui a été l'affaire Fillon n'a jamais su se remettre au travail, n'a jamais su se dire "Bon, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Est-ce qu'on réfléchit ?
Est-ce qu'on trouve des nouveaux thèmes ? Est-ce qu'on modernise un peu notre corpus politique ?" Ils n'ont fait que agir par réaction et maintenant je rappelle que ça fait 8 ans que ça dure sans jamais se refonder profondément. résultat euh LR et on pourrait presque parler du Parti socialiste de la même façon.
Ces deux grands partis qui ont été des vraiment des partis majoritaires dans le pays qui ont fourni des grands hommes politiques, qui ont fourni des idées qui ont fait beaucoup avancer parfois la société dans les deux camps. Aujourd'hui, ils sont réduits à rien. C'est-à-dire que malgré tout la sentence des électeurs, elle est très forte.
Elle a à 50 députés et le 50e a été atteint grâce à Michel Barnier la dernière fois à Paris. euh le le Parti socialiste en a 66 ou 67. Enfin, il faut se souvenir de ce que c'étaient ces deux parties hier et de ce qu'ils sont aujourd'hui, c'est-à-dire plus rien.
Donc, il n'y a pas de représentativité de ces deux parties dans la Virginie. Virginie, la réalité c'est que c'est le résultat, c'est perçu comme les Français comme le résultat de leurs échecs depuis 3 décennies. C'est bien, c'est bien le problème.
Je suis tout à fait d'accord, Jack. Non, moi je pense effectivement qu'il reste il y a des talents au LR et ces talents doivent s'exprimer doivent s'exprimer h de leur cohérence politique. Et c'est ce que personnellement je vais jouer parce que effectivement aujourd'hui je comprends les interrogations soit de Lucas soit de Virginie sur l'état du parti.
On va au-delà des partis. C'est un esprit qu'il faut maintenant impliquer au français. Ouis.
Le cas ? Non, juste pour les talents. Les talents, les jeunes talents, ils sont à l'université aujourd'hui, les talents de demain.
Aujourd'hui, quand on a un jeune talent de gauche, pas sûr. Quand on a un jeune talent de gauche, entre guillemets, on va aller à l'fi. Et quand on est un jeune talent de droite, on a plutôt tendance à aller au RN.
Le grand public pense toujours que le RN, une sorte de partie de beau ultime et cetera et cetera. En réalité, toute la jeunesse de droite qui est plutôt bien structurée et cetera et qui veut s'engager en politique aujourd'hui, elle frappe la porte de LR. Regardez le profil du du RN, pardon, regardez, regardez le profil des assistants parlementaires RN.
Honnêtement, ils sont plutôt capés, ils sont intelligents, ils sont bien sélectionnés. Et à LFI, moi je suis désolé mais quand on va écouter ce qui se dit à la à leur institut là-bas ici, ils sont très formés. Ça ça fourmille de jeunes qui font des bonnes écoles, qui sont parfois en école de commerce, qui veulent s'investir dans la vie publique.
Aujourd'hui, un jeune qui est plutôt intelligent, je le répète, mais il va plus cher. Il ne va plus chè. Non mais je vais vous dire une chose aujourd'hui les forces du RN viennent des LR.
Oui. Et la sociologie que nous retrouvons, c'est qu'il y a effectivement de ce côté-là, moi je connais beaucoup de gens qui sont au RN et qui ont commencé avec moi lorsque avec Dupontan notamment, on avait fait debout la République. Donc il y a une sociologie là qui se fait et on verra ce qui se passe au moment de l'élection présidentielle parce que les choses évolueront.
Le le les ch les choses qui évolueront d'ailleurs, c'est que quand on regarde aujourd'hui qui fait obstacle à l'Union des droites entre guillemets, c'est les vieux, c'est les vieux de LR qu'on connu l'époque Chirak qu'on connu l'époque Sarco on connu l'époque de la droite dominante. Si vous regardez les jeunes aujourd'hui les jeunes électeurs la tentation l'Union des droites aujourd'hui en fait un jeune Ern Probardella, un jeune LR qui va par exemple admirer David Lisnard ou un jeune avec Zemour qui va admirer Sarah Knafo en réalité ils ont plein de choses en commun et je pense que la marche de l'histoire c'est que cette génération va finir par s'allier tout comme la jeune génération de gauche a fini par salier aussi parce que de facto entre un PS un LFI et un un écologist il y a aussi plein de points communs. On va se retrouver après le journal, après le rappel des titres et on va parler de Donald Trump et on va parler aussi de Boem Sale à tout de suite.
Sud Radio, mettez-vous d'accord. Valérie Expert Sudradio le 10h mettez-vous d'accord Valérie Expert on est ensemble avec vous sur Sud Radio avec Jacques Miard maire de maison La Fit votre dernier livre Bye bye démocratie est paru chez la fondresse et on attend avec impatience le 2e volume Arnaud Benedetti professeur à la Sorbonne aux portes du pouvoir Ren l'inélicitable victoire c'est votre dernier livre qui est paru chez Michel Lafond Virginie Leget journaliste éditorialiste politique à France Info TV, Lucas Jacubovic, journaliste politique, rédacteur en chef de décideur magazine et votre dernier livre un animal pour les gouverner tous chez Arquet édition. Alors Jacques Mi vous vouliez revenir sur sur Donald Trump Donald Trump artisan de la paix au Moyen-Orient, une paix Oui, mais aujourd'hui, ça va bien au-delà, il se prend pour le DEAINUS de la planète.
Ouais. Euh je ne suis pas un défenseur de Nicolas Madurau, mais quand on entend le président américain dire "J'ai donné des ordres à la CIA pour le déinguer", euh je m'interroge. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Est-ce que il est parti pour mettre de l'ordre de partout et pour être, je dirais, le dieu divin de la planète ? Je crois qu'il y a un problème majeur. Il est rentré dans une période d'ubris.
Il ne se sent plus comme dirait Toto. Et donc il est évident que de ce côté-là, je suis assez abasourdi par le fait que les chefs d'état occidentaux entre guillemets lui cirent les babouches à longueur de temps. Bien sûr qu'il a ramené la paix pour l'instant au Proche Orient et on doit s'en féliciter.
Et de là à dire que c'est une paix depuis 3500 ans, je crois qu'il faut qu'il se qu'il réapprenne l'histoire et que surtout il ne tonit pas à longueur de temps en disant c'est moi et je veux le prix de Nobel de la paix. Ouais, franchement on a affaire à un zigoto. Écoutez, hier donc il y avait une conférence de presse, effectivement, un journaliste lui dit "Pourquoi ne pas stopper les bateaux narcoterroristes venant du Venezuela avec les gardes côte au lieu de les frapper avec des missiles ?" Et Donald Trump de répondre parce que cela fait 30 ans qu'on le fait et que c'est totalement inefficace.
Ils ont des bateaux rapides euh mais ils ne sont pas plus rapides que les missiles. Alors, on a essayé de les arrêter pendant des années et maintenant que nous n'en avons pratiquement plus aucun qui entre. Donc ça n'a jamais fonctionné quand on le faisait de manière politiquement correcte.
Oui. Lui oui pour lutter contre le trap à dire "J'ai ordonné à la CIA, je dirais d'intervenir et d'avoir une crise, il y a quand même des limites. Je ne suis pas un dépenseur.
Il devrait se rappeler la baie des cochons, n'est-ce pas ? Il devrait s'en rappeler parce qu'il est pas du tout certain qu'il aboutisse à un je dirais une victoire. Il y a un problème.
Cet homme se prend pour Dieu le père. Oui. Ouais.
Ouais. Enfin, ouais, je suis je suis à moitié d'accord avec Jacques Miard avec lequel je suis souvent d'accord. C'est-à-dire qu'en fait, il y a quand même une logique impériale aux États-Unis, hein.
Euh euh d'autres présidents, d'autres présidents plus contenus et plus mesurés ont largement utilisé les services de la CIA pour déstabiliser un certain nombre de pays. Sauf que la différence, c'est que ils étaient discrets et que Trump ne les pas. Et d'ailleurs, on peut penser que Trump ne le fera pas parce que finalement, c'est le meilleur moyen de ne pas parvenir, je veux dire, à ses fins que de le clamer sur les toit.
Oui. Oui. Mais la B des cochons.
Mais le Nicaragua c'était le Nicaragua je crois en 1950 où on avait là aussi c'était qui c'était ? C'était Truman en 1950. Philement.
Oui, enfin bon, il y a eu plein de Oui, le Phil évidemment également. Enfin, on la la liste la liste est la liste est longue. Après, forcé de constater, vous l'avez dit quand même que Trump a réussi un coup certes peut-être tout à fait transitoire, en tout cas un coup de maître au Proche Orion, ça il faut quand même lui accorder ce succès.
Et moi je vais vous dire hein parce que je m'occupe du comité de soutien de Bolem Sans sal. Euh je je aimé je aim je aimé que que Bolem Sansal fut finalement américain plutôt que français parce que je pense qu'il serait sorti depuis très longtemps du cachot dans lequel l'ont jeté les les hiérarques algériens. Manifestement les Américains ont moins de ce point de vue là sont beaucoup plus efficaces que nous.
Nous ne pesons rien nous face à l'Algérie. Ah bah parce qu'on veut rien peser. Exactement.
Tout à fait d'accord. Exement. Exactement.
Ouais. Et on peut pas, il y a un moment, il faut prendre la fin justifie les moyens. DAugustin.
Et donc euh c'est une question de là encore de cohérence et d'indépendance politique. Oui. Mais mais euh si la fin justifie les moyens, il a raison du coup Donald Trump d'aller au bout de sa logique.
Sauf que sauf que il y a un moment comme il veut se mener de tout, ce que je reproche c'est que les occidentaux dans l'or lui baisent les babouches et à mon avis il prend une il est dans une phase d'Ubris. C'est ça le problème ou quoi ? Bah vous avez vu là sur la couverture de du magazine Time qui l'a mis à la une et il a critiqué il a dit l'article est pas mal mais alors la photo est vraiment dégueulasse.
Mes cheveux on dirait que j'ai pas de cheveux et cetera et bon c'est c'est Oui oui bien sûr. Le problème c'est que ça plaît à son électro. Non je je vais faire baisser le niveau puisque Jacques Miard citait Saint-Augustin.
Moi je vais citer OSS 117 plutôt. Ouais. Euh notamment le numéro 1, l'épisode 1, dans lequel une personne dit à propos d'OSS 117, je ne sais pas s'il est totalement con ou splendidement intelligent, c'est la même chose pour Donald Trump.
Parfois, on l'écoute, on se dit "Mais qu'est-ce qu'il raconte ?" Ouais. Et finalement, qui est-ce qui arrive à dénouer la situation au Prochrient ?
C'est Donald Trump. Et la preuve que c'est Donald Trump qui a joué un rôle important, c'est que même les démocrates Kamala Haris, Barack Obama et cetera disent qu'il a euh finalement jouer un rôle central. Mais moi, ce que je retiens d'ailleurs en tant que français, c'est que pendant des années, on nous l'apprend à l'école, à l'université et cetera, c'est que le Moyen-Orient, c'est entre guillemets l'endroit où la France est capable de se faire entendre et cetera.
Moi, je regarde aujourd'hui qu'est-ce qui va se passer à Gaza, comment la paix organisée, qui sont les parties prenantes. On n pas encore non. Non non non.
En réalité, Emmanuel Macron a fait des grandes gesticulations illisibles. On fait une coalition contre le Hamas mais en fait on accueille des apparats chic du Hamas en France. On va reconnaître l'État palestinien mais pour ça il faut que le Hamas soit désarmé et que les otages soient libérés.
Maintenant, en fait, on va reconnaître quand même la Palestine, même si le Hamas est toujours au pouvoir et même s'il y a toujours des otages. En plus, ce qu'il faut avoir l'esprit, c'est que effectivement euh et c'est ce que disait Arnaud et Jacques Miar, euh Donald Trump agit dans une logique impérialiste, on peut le critiquer, mais Emmanuel Macron quand il agit, c'est avant tout dans une logique de politique intérieure et en rire, c'est pas très glorieux, quoi. Non, bien géni.
Oui, effectivement, je trouve qu'Emmanuel Macron qui s'est beaucoup dépensé sur la scène internationale ces derniers mois peut-être pour ne pas se préoccuper de ce qui se passait dans la scène intérieure, euh n'a pas manifesté beaucoup de de d'intelligence ni d'apropos. il s'est agité, il a réuni, il a organisé des sommets, des choses, mais finalement les grandes décisions se sont prises totalement sans lui. Et j'ai assez mal apprécié, goûter, si je puis dire, euh la réflexion de Donald Trump qui s'est moqué de lui euh très récemment en Égypte en disant "Ah Emmanuel, tu ne viens pas devant sur la photo comme d'habitude." Et surtout ça encore, c'est bien du du Donald Trump mais surtout le rire qui a éclaté chez les chefs d'état qui étaient présents.
C'est dire que Emmanuel Macron c'est bien fait enfin pardon. Non, c'est pas ça que je dis. Je dis que c'est dire qu'Emmanuel Macron qui prétendait avoir une grande influence internationale en fait aujourd'hui est très discrédité et je trouve que pour nous c'est un vrai problème.
Je crains qu'il n'y ait qu'en France qu'on est pensé qu'il avait une influence internationale depuis très longtemps. Il a pas tous en même temps. Vous avez vu son clip, enfin le clip qu'il a qu'il a fait, le montage un montage qu'il a fait d'imag où il est en Égypte et où sert les mains des responsables politiques où il appelle d'ailleurs, on le rappellera jamais assez, Mahmou Abbas Abou Mazen où on a l'impression que c'est l'artisan de de la paix au proche.
Il faut bien regarder cette image. Moi, il y a quelque chose qui m'a interpellé. Donc le président de la République descend d'avion, il a Charmel Cher, il donne une conférence de presse, il donne des leçons.
H moi ce que j'ai regardé c'est les banettes des micro qui l'intervie. En réalité, il y avait deux trois médias français mais la presse internationale n'était pas là. Évidemment, en fait la France parle dans le vide, c'est très juste.
Et on parle ensuite de Donald Trump. Donald Trump a parlé à Netaniaahu et ensuite il a parlé à Marmouabas. Aujourd'hui, la France qui se veut puissance d'équilibre est totalement grillé en Israël.
Comment est-ce que la France peut jouer un rôle dans la résolution du conflit au proche- Orient si une des parties prenantes en fait refuse de traiter avec elle parce que elle juge à juste titre qu'elle est jugée partie. Donc en fait finalement Emmanuel Macron sur le dossier israelo palestinien il a tout foiré, il a fait décrédibiliser la voix de la France. D'ailleurs, une chose importante, imaginons qu'on soit un allié de la France.
Comment est-ce qu'on peut considérer qu'aujourd'hui la France un allié digne de parole si il dit une chose ? Ça vaut aussi pour les Américains hein. Pardon ?
Ça vaut aussi pour les Américains. Chaque fois que les Américains ont soutenu quelqu'un, ils les ont lâchés à un moment ou un autre. Il est en tête.
Voilà. Donc de ce côté-là, non, il faut quand même être plus ce que je veux dire, c'est qu'en réalité ça renvoie à la conversation que nous avons eu au début de l'émission, c'est qu'en réalité le père est mort et que c'est ça le problème, c'est qu'effectivement il est décribilisé. Mais ne de n'allez pas jusqu'à dire que tout va baigner parce que le proche Orient peut vous dire que les alliés d'un jour ce sont les du lendemain.
C'est vrai. C'est vrai. Mais c'est vrai.
Le le fait est que les otages ont été libérés que il y a plus de guerre enfin il y a une sorte de guerre civile à Gaza mais il y a plus d'opération militaire israélienne à Gaza et pour le coup Emmanuel Macron n'y est pour rien jusqu'à présent. Même si le cesser le feu est provisoire, c'est quand même grâce aux Américains. Et c'est pas être un affreux atlantiste ou un admirateur de Trump que de le reconnaître.
C'est les fait tout simplement. On se retrouve dans un instant. On va parler de Boem Samsal et de la relation de la France avec avec l'Algérie parce que c'est quand même au cœur de de la situation.
À tout de suite. Sud Radio, mettez-vous d'accord. Valérie Expert avec vous sur Sud Radio jusqu'à bah 11h30.
À 11h30 c'est l'émission Média. Avec vous euh on va parler cher Arnaud Benedetti qui êtes et je voulais vraiment vous vous rendre hommage à vous à Noël le le noir qui vous battez pour la libération de Boem Samsal depuis euh depuis le début de sa de sa détention. On rappelle qu'aujourd'hui c'est le 325e jour de détention pour Boem SSAL.
Il semble être oublié. Il y a aussi ce journaliste, j'oublie toujours son Christophe Glaise qui est également incarcéré. On peut aussi penser à nos deux autres compatriotes, Cécile Coler et Jacques Paris qui en début de semaine ont été condamnés euh une nouvelle fois oui à des peines de prison. 30 et 31 ans de prison.
On n parle pas ce n'est pas au cœur des sujets. On a un ministre des affaires étrangères, on l'a dit hier, on l'a fustigé, qui parle d'inonder la bande de Gaza, inonder la bande de Gaza d'aide. C'est c'est voilà, il y a des préoccupations aujourd'hui qui sont peut-être plus importantes.
La diplomatie en 324 jours n'a rien fait. On en est où aujourd'hui ? Elle a été en tout cas, c'est le moins qu'on puisse dire pour peu efficiente.
Ça c'est une certitude. Alors d'abord, ça fait 11 mois maintenant que Boem Sans Sal depuis hier est incarcéré dans sa prison de Coléa. Il a eu 81 ans il y a 24 he le 15 le 15 octobre. il est malade, il est à l'isolement.
Les informations que nous avons sont des informations qu'il faut prendre avec la plus grande réserve parce que je le rappelle et je ne cesse de le rappeler, le régime algérien est un régime policier. Les gens qui peuvent avoir de rares contacts avec Boem Sansal, son épouse notamment sont écouté surveillé H24. Donc il faut être très prudent dès qu'on a des éléments qui peuvent éventuellement remonter.
Il y en a très peu, ils sont extrêmement sporadiques. Si vous voulez, le combat que nous menons, c'est un combat évidemment pour sa libération. C'est un combat pour faire pression sur les autorités algériennes et c'est un combat aussi que l'on mène en France et que l'on est désolé de mener en France parce qu'on devrait pas l'avoir à à avoir à mener ce qu'on va en France.
On doit se battre parce que en effet on a une diplomatie des autorités qui nous disent finalement depuis 11 mois ah il faut rien dire globalement. Je le je le résume, je résume globalement la ligne qui est celle-là. Il faut rien dire, il faut pas exaspérer les Algériens.
Sauf que en effet, à force de pas exaspérer les Algériens, euh les conditions euh se durcissent toujours un peu plus pour euh Boem sans sal. Euh on a des gens qui sont censés soutenir, je les citerai pas, Boem Sans sal, qui nous disent exactement la même chose. Ah non, il faut même démonétiser.
J'ai entendu dire, je dirai pas qui, mais on nous a dit il faut démonétiser BM Sansal. En d'autres termes, il faut pas en parler. Alors nous notre position elle est très simple, c'est que les autorités algériennes, la dictature algérienne veut faire de Boem Sansal un exemple tout simplement.
Ils veulent en effet l'arrêter, ils ne veulent pas le lâcher, ils veulent faire terire ceux qui le soutiennent. Alors ils ont pas besoin de faire terre ceux qui le soutiennent en Algérie parce que cela se teste déjà. Mais ils veulent également faire terre ceux qui en France le soutiennent.
Donc en effet, nous nous avons une Vous avez des pressions ? Mais on a eu des pressions, on en a eu, je les citerai pas, mais on en a eu des pressions. Alors, vous savez, c'est des pressions plus ou moins, je veux dire, qui s'exercent avec avec parfois des intermédiaires, mais peu importe, la réalité, c'est que c'est ça.
Et il est évident que tous ceux qui connaissent Algérie et nous nous discutons avec des Algériens Saï Saadi qui a été quand même le président du du R du du RCD, l'un des partis d'opposition, Carmel Daoud, qui quand même connaît l'Algérie d'un peu plus près qu'un certain nombre d'experts prétendument diplomatiques nous disent que le pouvoir algérien ne connaît qu'une chose, le rapport de force. le rapport de force. Nous avons des noms de gens qui sont des proches des hiérarques algériens qui ces hiérarques algériens qui ne cessent d'insulter la France à Alger mais qui ne cessent de venir en France pour leurs intérêts personnels, pour leurs intérêts familiaux.
Des proches de gens qui ont trempé directement dans le dossier en charge contre Boem Sensal qui sont en France. Qu'est-ce qu'on attend aujourd'hui pour prendre les mesures qui nous permettraient de faire pression sur ces personnes pour tout simplement gêner les hiérarques algériens ? Les hiérarques algériens seront très gênés lorsqu'on les attaquera au niveau de leurs intérêts.
Je parle même pas des visas, je parle déjà au moins de ces personnes. Ça n'a pas été fait et on ne peut que le regretter. Mais il y a des choses qui sont enfin qui sont ahurissantes.
On apprenait hier ou avant-hier que Alger refuse de payer les retraites de ses ressortissants. Donc d'Algériens qui ont travaillé en France et en Algérie. Le rapport Rel de Charles Rodel, ce jeune député euh de Renaissance est très bien et très combatif et qui explique très clairement qu'aujourd'hui le coût des accords de 68 c'est 2 milliards d'euros par an tout simplement.
Donc on sait très bien qu'il y a un certain nombre de leviers qu'on pourrait utiliser qu'on ne veut pas utiliser. Un autre levier, celui de l'Union européenne. Il y a un accord de il y a un accord entre l'Union européenne et l'Algérie qui est très profitable économiquement à l'Algérie.
Qu'attendons nous qu'attendons-nous au niveau européen pour suspendre les négociations concernant cet accord ? On ne le fait pas. Donc aujourd'hui, la seule voix qui nous paraît pour aller vite et pour être pragmatique dans cette affaire, si les Français sont incapables de sortir et c'est le cas Bolem sans sal de prison, ce qui est une honte aujourd'hui, on peut le dire aussi, et ben il y a qu'une seule solution, c'est de trouver des voitières, c'est-à-dire des pays qui entretiennent des relations qui sont un peu plus apaisées avec l'Algérie que la nôtre, c'est-à-dire l'Allemagne, l'Italie, voir le Vatican peut-être aussi.
Et évidemment, nous on a pensé aussi aux États-Unis parce queau moins ça ce qui est sûr c'est que ce que nous disent les opposants algériens, il y a un Trump de tweet demain, un tweet de Trump pardon, excusez-moi, euh de un tweet de Trump demain euh demandant la libération de Boem Sans sal. Bem sensal est libéré dans les 3 jours, hein, vous pensez ? Ah ben clairement oui.
H euh Jacques Mard, vous qui connaissez bien la diplomatie. Oui, enfin je me mettais en post de l'Algérie. Je peux vous dire que c'est une saga, c'est-à-dire vous aviez par exemple à longueur de temps les officiels algériens qui vous insultent et dans le même temps, il demandent que ces enfants demandent que leurs enfants puissent entrer au lycée des Cqu à l'époque, c'est-à-dire au lycée français parce que c'est un bon lycée.
C'est à longueur de temps. Et effectivement Arnaud a 1000 fois raison, c'est qu'il y a un moment il faut arrêter mais le drame c'est que vous avez effectivement le père qui est mort qui a dit que bien sûr la France avait commu des crimes contre l'humanité en Algérie. Donc c'est le retour de bâton.
C'est aussi simple que ça. C'est-à-dire que on est il peut pas se déjuger visavoir il leur a tout donné. Il leur a tout donné, il en donne encore davantage.
Donc là il faut changer le braquet. Moi, je pense pas que Trump, c'est à nous de je dirais de défendre nous-même nos intérêts. Et euh si Trump fait un tweet d'acte, mais nous avons des moyens pour ramener un peu de raison avec cesarques algériens qui sont en réalité dans une impasse et qui à mon avis seront vont le payer très cher à terme parce que la jeunesse algérienne et on l'a vu avec l'Irak est band debout contre ses arc.
Donc il y a un moment il faut ramener un peu, je dirais de raison et de responsabilité dans la gestion de notre politique étrangère. Ouais Virginie. Oui.
Euh et moi j'ai en mémoire euh cette polémique qui a opposé euh Bruno Rotaillot quand il était ministre de l'intérieur à finalement Emmanuel Macron. Bruno Rotaillot prenait une solution plus ferme. Emmanuel Macron lui a dit l'en question.
Et on n plus entendu Bruno Retaillot s'exprimer sur la question. Autrement dit attendez je vais jusqu'au bout. Et je rappelle que non seulement nos relations avec l'Algérie ne fonctionnent pas, mais qu'elles se sont gravement détériorées.
Autrement dit, il ne faut pas attendre de l'Algérie avec Orange. Là, je vous entend Jacques. Oui, allez-y.
Il faut pas attendre, il ne faut pas attendre de l'Algérie qu'elle nous écoute. L'Algérie nous méprise et l'Algérie dans le fond ne s'adresse qu'à son peuple et pas du tout à la France. Elle a vu que la France se couchait, pardonnez-moi d'utiliser cette expression, ne respectait rien euh ni elle-même et qu'effectivement elle fait semblant euh de de dire "Ah oui, il faut la libération de B".
Mais elle accorde à l'Algérie tout ce qu'elles veulent. Les va vient des dignitaires algériens, les privilèges. Oui.
Mais mais donc l'Algérie n'a rien à craindre de nous. On est déjà complètement servil sur ce sujet sur le sujet de Bolem Sansal. Moi il y a quelque chose qui m'a un peu frappé.
C'est pas le cas d'ailleurs pour Cécile Colleur et Christophe Glaise, moi j'étais j'étais à la première et je parle sous le contrôle d'Arnaud he mais j'étais au premier grand rassemblement je sais plus le nom du théâtre c'était ou au théâtre libre c'était pendant l'hiver je me souviens je savais c'était le 16 décembre 16 décembre quelque chose qui m'avait vraiment interpellé c'était la moyenne d'âge des personnes qui le soutiennent et sur les réseaux aussi et la question que je me pose c'est pourquoi les étudiants pourquoi les jeunes pourquoi mes jeunes confrères sont aussi muet sur le cas de Boualem sans sal on devrait défendre aussi bien Christophe Glaz que Balem sans salle il y a pas beaucoup de gens qui qui soutiennent Christophe non pas beaucoup encore moins que pour encore moin mais quand je vois mes confrères jeunes ils soutiennent Christophe Glaise et c'est bien heureux mais pour Balem sans sal il y a quand même un silence et moi la question que je me pose c'est pourquoi la moyenne d'âge des personnes qui soutiennent Boualem sans sal est aussi élevée ouais parce que les jeunes ne lisent plus les jeunes savent même pas qui est Balem sans Oui oui mais mais sans lire mais sans lire c'est pas une question de lecture c'est une question d'engagement c'est une question de dès le début vous avez des voix en France qui ont dit non mais bon sans sal vous comprenez oui certes c'est pas bien qu'il soit en prison mais mais finalement quelque part il l'avait mérité parce qu'en effet il tient des propos qui sont des propos extrêmement fermes sur l'islamisme des propos extrêmement fermes y compris sur la politique migroitaire de la France c'est quelqu'un qui aime la France et c'est quand même incroyable cette affaire. Voilà quelqu'un qui aime la France, qui dit partout son amour de la France, qui écrit en français euh qui est une très belle plume, qui défend la France hein, et que la France don et et la France ne fait rien pour le libérer. Mais on est on est quand même face à un pur scandale dans cette affaire.
C'est juste un point, non juste un dernier point. Vous savez, vous parliez de de Rotaillot et de sachez-le, le qu d'Orsé ne donnait plus strictement aucune information sur la situation en Algérie de Boem Sansal à Bruno Rotaillot. Euh donc, on voyait bien qu'il y avait deux lignes qui savent compter ce qui est absolument intolérable.
On se retrouve dans un instant pour l'émission média. On va parler du drame des opioïdes. Vous savez ces zombies que vous avez dû voir aux États-Unis en particulier, même si ces médicaments existent en France avec un documentaire choc à ne pas manquer dimanche sur France 5.
À tout de suite. Le Fanil. Ouais.
Sudo. Sudo. Parlons vrai.
Parlons vrai. Sudo.
Édouard Philippe