L' INACTION DE MACRON TUE, PAS LE FROID | EMPOP DU 16 JANVIER
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 68 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:44OuverteRéponse directe
En quoi les personnes sans abri ne sont pas tuées par le froid mais par les politiques qui propagent la misère ?
- 4:52OuverteRéponse directe
Pourquoi le logement est-il en crise ?
- 8:15OuverteRéponse directe
Pourquoi le DAL a-t-il déposé une plainte contre l'État ?
- 10:07OuverteRéponse directe
Quelle est la situation du logement pour la jeunesse et en quoi le macronisme porte une responsabilité ?
- 11:11OuverteRéponse directe
Quelle est la situation de la précarité lycéenne ?
- 11:52OuverteRéponse directe
En quoi le droit à l'énergie devrait être au cœur du débat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:22Marianne MaximiFait
« le macronisme a commencé en 2017 en juillet où Macron nous dit euh plus personne ne dormira à la rue. Euh évidemment, on constate que c'est tout à fait le contraire qui se passe »
- 3:03Marianne MaximiFait
« aujourd'hui, on est dans un pays où les gens font le choix entre se chauffer, se loger et se nourrir »
- 3:37Marianne MaximiChiffre
« il y a plus de besoins que d'argent qui est mis sur la table. Il faut rajouter évidemment de l'argent dans l'hébergement d'urgence »
- 5:32William MartinetFait
« il y a un immeuble osmanien qui est vide qu'on pourrait réquisitionner, dans lequel on pourrait mettre des mâles logés »
- 6:00William MartinetChiffre
« le nombre de personnes sans domicile fixe a doublé en France en l'espace de 10 ans. Il serait aujourd'hui 330000 »
- 6:56William MartinetChiffre
« il y a euh la moitié des logements qui sont mis en location euh qui sont possédés par seulement 3,5 % de la population »
- 8:53William MartinetFait
« on a eu plusieurs fois dans ce pays des femmes qui ont accouché à la maternité et qui parce que elles sont sans abri, au bout de une 2 3 semaines où l'hôpital arrive pas à trouver de solution et ben il les remet à la rue dehors avec leur nourrisson entre les bras »
- 10:40Gwen Thomas AlvesChiffre
« un jeune sur C ne mange pas à sa fin »
- 11:52Marianne MaximiFait
« Bruno Lemire a confirmé hier matin la hausse des tarifs de l'électricité de 10 % au 1er février 2024 avec 25 % de hausse en 2023 »
- 16:57Bastien ParisoChiffre
« seul 10 % des foyers ressortissants étrangers européens ou extraeuropéens reçoivent une aide de la CAF en France »
- 18:12Bastien ParisoChiffre
« les Français estiment que les étrangers représentent plus de 20 % de la population globale dans le pays. En réalité, il représente 7,8 % »
- 18:51Bastien ParisoChiffre
« même en prenant la part d'immigrés présent en France, nous n'arrivons qu'à 10,3 % de la population »
- 49:17Chiffre
« 100 jours que des innocents sont bombardés. 24000 civils tué dont 10000 enfants. »
- 50:00Chiffre
« 85 % de la population a été déplacée, million de personnes, que toute une série d'infrastructures civiles, le bâti, 80 % du bâti aussi. »
- 50:44Chiffre
« 100 130 camions qui rentrent par jour alors que avant de en en situation normale, il y avait à peu près 500 camions qui rentraient à Gaza. »
- 52:12Fait
« la France a dit qu'elle soutenait euh la procédure, enfin qu'elle soutenait la Cour internationale de justice euh et donc qu'elle soutiendrait ses décisions. »
- 1:11:37Chiffre
« depuis 2020, les cinq hommes les plus riches du monde ont doublé leur fortune tandis que dans le même temps, la richesse cumulé de 5 milliards de personnes a baissé. »
- 1:12:15Fait
« le but de le sortir à ce moment-là donc c'est d'interpeller ces puissants là et c'est chaque année un peu c'estes représentants d'un modèle économique donc d'un modèle économique qui depuis des décennies perdure et alimente les inégalités. »
- 1:13:31Chiffre
« si un de nous avait gagné 1 million d'euros par jour depuis la naissance de Jésus-Christ, on serait pas aussi riche. »
- 1:14:13Chiffre
« il y a 80 % des bénéfices des multinationales qui vont vers les actionnaires. »
- 1:17:59Fait
« les trois entreprises les plus polluantes de France, ce sont trois banques. C'est BNP, Paribas, Société Générale et Crédit Agricole. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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OK. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau de l'émission populaire, l'émission de la révolution citoyenne. Je suis ravi ce soir d'accueillir Marianne Maximi, député LF Inubs et membre de la commission des finances à l'Assemblée. Bienvenue Marianne. Merci. Bonsoir. Également avec nous à l'émission populaire Laurence De Coque, historienne essayée. Je rappelle que tu es l'autrice de ce livre école publique et émancipation sociale paru aux éditions Agon en 2021 et qui est particulièrement d'actualité. Merci Laurence d'être là ce soir. Merci. On a Guan Thomas Alves qui sera avec nous dans 10 minutes, qui a des petits problèmes de RER, ça me permet de dire PCR d'émission, il arrive dans 10 minutes sur le plateau. Ce soir, gros programme, on a cinq sujets à traiter.
En un, l'inaction de Macron tue pas le froid. 2 Amélie découvre l'école publique. 3 Outre l'air des catastrophes naturelles. On sera en Skype avec Aurélien Picard qui est correspondant de l'insoumission sur place et quatre Gaza silence ont tue. Stéphanie Laptaddala Lat Abdala pardon qui est directrice de recherche au CNRS et spécialiste de la Palestine qui nous rejoindra en plateau à ce moment. Et enfin 5 Davos, le nouveau concert des Alexandre Poidat, responsable plédoyer climat, finances et secteur privé à Oxfam, nous rejoindra à son tour. L'émission populaire, c'est parti. On est ensemble pour une petite heure. N'hésitez pas à commenter, liker et partager sur les réseaux sociaux avec le hashtag mpop. On ouvre cette émission sur le froid dont on meurt encore en France en 2024. Au
moins trois personnes sans abri sont mortes en 4 jours. À Paris, actuellement, il fait - 5°gr. Pourtant, nos rues ne cessent de se remplir. Aucune mesure n'est prise par l'État pour venir en aide aux personnes sans abri. C'est comme si cela ne se faisait pas. L'État pousse les gens à la rue et Bruno le maire de son côté vient d'annoncer qu'il ne cédera pas sur l'escalade des prix de l'énergie. C'est un véritable scandale humanitaire qui se joue sur le sol de la 7e puissance mondiale. Marianne, pour commencer, on a appelé cette partie l'inaction de Macron tue pas le froid. En quoi justement les personnes sans abri ne sont pas tuées par le froid mais par les politiques qui propagent la misère et en quoi le macronisme porte une responsabilité ? Bah, le macronisme a commencé en 2017 en
juillet où Macron nous dit euh plus personne ne dormira à la rue. Euh évidemment, on constate que c'est tout à fait le contraire qui se passe et même c'est en du jamais vu en fait le nombre de personnes sans abri augmente de manière évidemment super inquiétant dans notre pays et c'est les politiques qui sont mises en place qui aggravent cette situation. Euh on a eu à un débat d'une loi euh franchement d'une violence assez inédite, la loi Casbarian qui a été la loi en disquat qui vise à criminaliser les gens qui essayent de se mettre à l'abri justement quand on n pas de domicile. On a une politique de case sociale qui qui est en en place depuis 2017 et puis surtout on a une une non volonté de d'accompagner par exemple l'inflation qui met évidemment en difficulté. Aujourd'hui, on est dans un
pays où les gens font le choix entre se chauffer, se loger et se nourrir. Enfin voilà, il y a des familles aujourd'hui qui ne peuvent plus assurer ses besoins essentiels. Et donc effectivement, c'est à la fois l'inaction mais aussi les choix politiques qui sont faits par ce gouvernement des riches contre les pauvres. Et la situation, elle est absolument catastrophique aujourd'hui. On parle quand même de 3000 enfants qui sont à la rue dans notre pays. Ça concerne évidemment Paris dont on parle beaucoup mais toutes les villes de province sont concernées. Moi je vois je suis clair montoise, c'est la situation qu'on connaît dans notre ville et face à ça, nous avons des réponses qui sont insupportables. C'est-à-dire on nous dit on met de l'argent dans l'hébergement
d'urgence. Sauf qu'en fait une vraie politique qui agit c'est celle qui part des besoins. Et Emmanuel Macron, c'est tout le contraire. On nous fait des effets d'annonce mais on ne parle jamais des besoins. Il y a plus de besoins que d'argent qui est mis sur la table. Il faut rajouter évidemment de l'argent dans l'hébergement d'urgence. C'est ce qu'on avait fait d'ailleurs au budget. Nous avions amendé ce budget avec des créations de place et surtout il faut appliquer la réquisition des logements vides. Enfin, au bout d'un moment, il est inacceptable que dans notre pays que ce soit d'ailleurs en hiver dont on en parle beaucoup mais aussi en été. On meurt autant en été dans la rue et aujourd'hui il faut mettre à l'abri ces personnes. Réquisition des logements de
vide. C'est le mot le mot d'ordre qu'on défend et qu'on va continuer à défendre évidemment. Alors justement, on est en ligne avec William Martinet qui est député LFI aussi et qui est en direct de la galette des droits qui est une initiative portée par le DAL, le droit au logement à Solferino à Paris dans les dans les beaux quartiers. William, est-ce que tu peux nous expliquer déjà cette opération ? Bonsoir les amis. Est-ce que vous m'entendez bien ? Super. Euh alors, vous dire queon est un rassemblement qui est organisé par l'association d'all droit au logement. Euh ça fait maintenant euh plusieurs semaines qu'ils sont présents parce que depuis le 25 décembre, ils sont installés ici euh Mrosol Ferino, donc dans les beaux quartiers euh de Paris.
Évidemment, ils l'ont fait euh volontairement parce que ce ce campement, c'est une forme de contraste entre la difficulté euh sociale qui est rencontrée par les mâ logés qui campent et euh bah la richesse qu'il y a dans le quartier. Et pire que la richesse, il y a surtout dans ce quartier des logements qui sont vides. Et là, on en vient à ce qui est la principale revendication du DAL qui est une revendication qui est soutenue par les insoumis qui est la réquisition des logements vacants. Ils sont plus de 3 millions dans le pays. Là, juste à côté du campement du DA, il y a un immeuble osmanien qui est vide qu'on pourrait réquisitionner, dans lequel on pourrait mettre des mâles logés. Donc bah, tout l'objectif du rassemblement qui dure depuis maintenant plusieurs semaines, c'est de maintenir
enfin d'accentuer la pression sociale pour obtenir des réquisitions de logement. Alors, William, selon la fondation Abierre, le nombre de personnes sans domicile fixe a doublé en France en l'espace de 10 ans. Il serait aujourd'hui 330000. Également, la fondation Abéierre présentera son 29e rapport sur l'état du mal logement en France en février prochain. Mais on peut déjà vous redonner les chiffres du 28e rapport. 4,1 million de personnes mal logées en 2023. Ce chiffre englobe les personnes privées de logement personnel et également des personnes qui vivent dans des conditions de logement très difficiles comme super surpeuplement ou foyer de travailleurs migrants insalubres et cetera. Et si on compte les personnes fragilisées par rapport au logement comme des locataires
en un payé de charge ou de loyer ou des personnes modestes qui ont froid par exemple et qui sont en situation de précarité énergétique, ce chiffre s'élève à 14823000 personnes. Alors déjà, William, pourquoi le logement est-il en crise ? Alors, excuse-moi, j'ai pas entendu ta question. Pourquoi le logement est-il en crise en gros de spéculation ? Ah euh vaste question mais dont finalement la réponse est assez simple, c'est le mouvement de marchandisation, de financiarisation du logement ces dernières décennies qui a provoqué cette crise. À partir du moment où on considère que le logement c'est plus un objet social pour répondre à un besoin social mais que c'est un objet financier pour créer de la rentabilité, on en
arrive à la situation actuelle. Encore un chiffre, tu en as donné plein mais moi j'en rajoute un. Il y a euh la moitié des logements qui sont mis en location euh qui sont possédés par seulement 3,5 % de la population. Donc ça veut dire qu'en fait il y a une minorité de multipropriétaires euh qui gagnent de l'argent, qui gagnent beaucoup d'argent grâce euh grâce au logement. Donc dans la politique que mèneront les insoumis quand ils seront au pouvoir, finalement ce qui est la cohérence de tout ce qu'on va faire c'est démarchandiser. Voilà que ce soit réquisitionner les logements vides, que ce soit produire du logement social, que ce soit encadrer à la baisse les prix des loyers, tout ça consiste à démarchandiser plutôt que les règles de la finance. Il faut que ce soi les
règles de l'intérêt général qui s'applique dans le monde du logement. Tu as déposé une plainte contre l'État pour dénoncer son inaction justement. Euh est-ce que c'est un moyen de faire tomber le mur de l'indifférence ? Oui, le cette expression, je pense le mur de l'indifférence, elle est important parce que je je sais pas à quel point on se rend compte de la situation terrible du sans-abrisme dans le dans le pays. Depuis que les 115 existent, vous savez, les 115, c'est les numéros d'urgence pour les personnes sans abri. On n' jamais recensé autant de personnes sans abri. Voilà, tous les soirs, c'est à peu près 5000 personnes qui appellent les 115 en disant "Je vais passer la nuit dehors dans le froid, je risque ma vie." et les 115 répondent "Désolé monsieur, madame, on n'a pas de
solution pour vous. Pire que ça, on atteint un record en terme de d'enfants sans abri. Voilà, il y a encore quelques années, on arrivait au moins à mettre les enfants à l'abri. Là, maintenant, c'est le plus c'est plus le cas. Et du coup, vous savez, il y a beaucoup d'enseignants et vraiment respect à eux. Beaucoup d'enseignants qui occupent leur école pour pouvoir garder à l'abri les enfants parce qu'ils ont pas le cœur de leur dire au revoir à 16h30 en sachant qu'en fait ils vont dormir qu'ils vont dormir sous un pont. Et même, je vais vous donner un dernier exemple à quel point c'est absolument insupportable. Vous savez qu'on a eu plusieurs fois dans ce pays des femmes qui ont accouché à la maternité et qui parce que elles sont sans abri, au bout de une 2 3
semaines où l'hôpital arrive pas à trouver de solution et ben il les remet à la rue dehors avec leur nourrisson entre les bras. Voilà, c'est ça la situation de la France en 2024. Donc à un moment nous on dit tout ça c'est plus supportable. Il y a aucune conscience humaniste qui peut accepter cette situation. Il y a peut-être le plus insupportable dans tout ça, c'est qu'il y a des solutions. Voilà, je parlais de réquisition de production de logement social et cetera. Donc à partir du moment où le gouvernement était prévenu de la gravité de la situation, à partir du moment où il a les cartes en main pour réagir et pour protéger les gens et qu'il ne le fait pas, et bien nous nous disons c'est la responsabilité pénale des ministres concernés qui est mise en
jeu et donc plainte à la Cour de justice de la République parce qu'il y a un moment voilà la politique c'est pas des grands discours. La politique elle a de pouvoir de vie ou de mort sur des gens et notamment sur les gens qui sont en situation de détresse social. Donc il y a un moment faut assumer ses responsabilités et quand il y a des politiques qui tuent des gens dans la misère, il faut que ceux qui mènent ces politiques, on assume les conséquences. Merci beaucoup William de ton intervention sur le plateau de l'émission populaire et on se retrouve tout à l'heure à la galette des droits. Euh Gwen, bon bonsoir, bienvenue. Bonsoir. [rires] Ça va ? Tu as pas trop tu reprends ton souffle ? Parisien ? Bah justement, je peux te poser une question là directe. On parle justement
du logement et du droit au logement. La jeunèse fait partie des premières victimes des politiques libérales agressives. En France, actuellement, un jeune sur C ne mange pas à sa fin. Le logement est le premier poste de dépense des jeunes. Est-ce que tu peux nous dire quelle est la situation et en quoi le macronisme porte une responsabilité ? Non, bah qu'on voit effectivement ça qui a une logique ultra libérale qui vient en fait désarmer les services publics, que ce soit dans le logement, dans la santé et également dans l'éducation. Et nous ce qu'on voit à notre échelle en tant que lycéen, c'est qu'il y a une précarité lycéenne qui est en train de s'installer. Aujourd'hui, on a des lycées où on a euh des élèves qui ne peuvent pas se procurer de matériel
scolaire et qui ensuite sont exclus de l'établissement parce qu'il faut avoir du matériel. Et ce qu'on remarque ensuite, c'est qu'en fait ces personnes-là vivaient dans des voitures et donc c'est pas parce qu'elle ne voulait pas apprendre ou quoi que ce soit, c'est uniquement parce que ces personnes-là sont dans une précarité extrême et ça le gouvernement se rend pas compte. Et au mieux, ce qu'on a eu nous, c'était euh euh une le le la conseillère sociale du ministre qui voulait faire mettre en place une journée du CVL contre justement la précarité. Une journée du CVL. Donc le CVL, ouais, c'est une instance lycéenne, donc le conseil de la ville lycéenne qui est censé en fait organiser un bal, des conférences mais pas en fait s'occuper des manquements de l'État en fait.
H D'accord. Alors Marianne, Bruno Lemire a confirmé hier matin la hausse des tarifs de l'électricité de 10 % au 1er février 2024 avec 25 % de hausse en 2023. une décision gouvernementale sans aucune justification, sans lien avec les coûts réels de production de l'électricité en France. C'est l'association que choisir UFC que choisir qui s'alarme euh des conséquences dramatiques qu'elle aurait sur les ménages et demande un gel des tarifs. Au total, sur 1 an, l'électricité aura augmenté de 37,5 % et alors [grognement] que les températures les températures les températures sont négatives ou autour de zéro sur une grande partie du pays, est-ce que tu peux nous expliquer en quoi le droit à l'énergie devrait être au cœur du débat ? Bah ce qu'il faut comprendre que c'est
pas une fatalité, c'est un choix politique. Là, les 10 % c'est un choix de Brune Maire de faire cette augmentation. Donc euh il y a d'autres moyens aujourd'hui euh bah d'une part de bloquer les prix de l'énergie et d'avoir un un par exemple un pôle public de l'énergie pour garantir que euh ce bien euh commun et de première nécessité pour se chauffer, pour même cuisiner, pour avoir accès à juste le minimum de dignité devrait être garanti à toutes et tous. Là, ce qu'on voit, c'est que Bruno Lemè encore une fois euh a décidé, alors il a beaucoup demandé, il a beaucoup supplié, il a beaucoup essayé et là aujourd'hui bah il a pris une décision, on peut lui reconnaître ça et il a décidé de nous faire les poches réellement. On le voit. Alors, il y a euh le marché, la macronie et ça donne
aujourd'hui des conséquences dramatiques dans la vie des gens. Parce que tu le disais euh les témoignage qu'on a nous sur le terrain, moi j'ai fait beaucoup de marché la semaine dernière parce qu'on avait pas de travaux à l'assemblée. C'est des gens qui t'expliquent je ne me chauffe pas ou je l'allume juste comme ça parce que il faut se réchauffer un moment en soirée mais je ne peux plus me chauffer. C'est ce que je disais. On n arrive pas à remplir son frigo, on n arrive pas à chauffer et on narrive pas à se loger correctement. Là, les choix politiques ont été faits et il a été interrogé encore aujourd'hui et sa réponse, c'est bouclier tarifaire. Ce choix-là qui a été fait par exemple du bouclier tarifaire, c'est de dépenser 24 milliards d'euros avec nos impôts. C'est
de l'argent public qu'on prend pour à la place de s'affronter réellement à ce marché de l'énergie à dire on le régule, on bloque les tarifs et on fait en sorte que ce bien soit justement accessible à toutes et tous. Euh Bruno Lomer fait des choix politiques, on peut lui reconnaître ça, sauf que c'est tout le contraire de ce qu'il faut faire aujourd'hui. Alors, est-ce que Bastien est prêt pour sa chronique ou pas ? OK, [rires] Basti, on n'est pas encore prêt pour ça, mais Bastien arrive pour sa chronique. OK. Avant que on aille sur notre deuxième partie d'émission sur Amélie qui découvre l'école publique, n'est-ce pas ? On a la chronique de Bassin qui va revenir sur les fake news liés à la loi immigration de d'Armanin voté par les macronistes
avec le Rassemblement national et on le met justement à la suite de cette partie parce que les premiers touchés par la précarité, j'en sont justement des personnes issues de l'immigration. J'aime pas trop dire ça des personnes Hello Julie, bonjour. Bah tiens, bienvenue. Ça va et toi ? [rires] Ça va, ça va. Pardon, je suis un peu troublé. Je vérifia que mon micro était branché, ce qui est le cas. Ce qui est le cas. Bon Julie. Oui Bastien, est-ce que tout le monde va bien sur ce plateau ? Tout monde va bien. Ça va. C'est un peu long mais je crois que ça valait le coup. Dimanche, j'ai participé à la marche contre la loi immigration à Paris. Et avant de participer à la prochaine marche, c'est-à-dire dimanche qui vient sur le sujet dimanche, j'ai voulu venir ici pour tordre le coup à
quatre arguments totalement faux que nous entendons toutes et tous passer au sujet de l'immigration et qui méritait, il me semble, une réponse argumentée. Vous êtes prêts ? Prêt ? Vous allez voir, ça va être sympa. Argument numéro 1, l'immigration coûte cher aux français. Alors, ça c'est la grande marude de l'extrême droite depuis toujours, l'été dernier encore. Le Figaro où News titerait que l'immigration coûte plus qu'elle ne rapporte et annonçait tata un coût de 53,9 milliards d'euros en 2023 ce que représenterait l'immigration en France. Problème, la méthodologie de l'enquête a été depuis dénoncée pour son manque de sérieux. D'abord, certaines dépenses comptabilisées n'étaient pas nécessairement liées à l'immigration uniquement, comme par exemple les dépenses de sécurité, un biais
problématique qui vient alourdir sur un simple parti prix de l'auteur la somme annoncée. De plus, certains chiffres utilisés pour les dépenses sont en fait des estimations de l'auteur parce qu'il n'a pas eu accès à toutes les données officielles. Et attention là surprise à l'inverse sur certains bénéfices liés à l'immigration et bien tout simplement ils n'ont pas été comptabilisés car l'auteur les jugeait impossible à calculer mais n'a pas cherché à les remplacer. cette fois par des estimations en retirant ses bénéfices du calcul. Bien sûr, on fausse le résultat. Une façon de faire qui en dit long, très long sur la neutralité et sur l'objectivité de cette étude pourtant largement reprise par les médias et par les politiciens de droite. Ajoutons ici que d'autres études estiment à l'inverse
que l'immigration rapporte plus au pays qu'elle ne coûte. Et ce n'est pas une officine de propagande qui le dit, mais c'est l'OCDE dont on ne doute pas vraiment de la qualité du travail cette fois. Selon elle, l'immigration rapporte en fait jusqu'à 10 milliards d'euros par an à la France. Rappelons notamment que les immigrés contribuent à la richesse nationale sous la forme d'impôts et de cotisation et la contribution budgétaire des immigrés est ainsi évaluer autour de 1 % du PIB français environ 23 milliards d'euros par an. Rappelons enfin que chaque année 15 % des immigrés présents en France des étrangers pardon. C'est un détail important, je le refais. Rappelons rappelons enfin que chaque année en France 15 % des étrangers présents créent des entreprises du fait
notamment du déclassement professionnel qui accompagne souvent l'arrivée dans un nouveau pays. Argument numéro 2, les immigrés sont privilégiés, on les aide plus que les Français. Celui-là, il est vraiment sympa cet argument là. Il s'agit d'un argument d'ailleurs tenace et que vous avez forcément déjà lu dans un média ou entendu au détour d'un repas de famille lorsque vous avez eu le malheur d'écouter votre tonton un peu bourré parler de ce sujet. Pour les immigrés, c'est bien connu. La France, c'est l'Eldorado, une terre d'infinie richesse distribuée à tour de bras qui veut bien se donner la peine de venir chez nous et même que ça avec nos impôts qu'on finance tout ça et cetera et cetera. Sauf qu'en fait c'est tenace encore. Moi j'ai eu ça à Noël. Mais oui mais moi aussi moi aussi
[rires] je l'ai eu à Noël. Sauf qu'en fait non. Tout d'abord les aides sociales versées en France sont en réalité soumises à certaines conditions. Tout ça n'est pas automatique. Par exemple pour toucher le RSA. Un étranger doit être présent en France depuis plus de 5 ans pour toucher les allocations solidarité aux personnes âgées. En vérité, elles sont disponibles pour toute personne de plus de 65 ans ayant rédigé résidé au moins 10 ans dans notre pays. Ensuite, il faut savoir que seul 10 % des foyers ressortissants étrangers européens ou extraeuropéens reçoivent une aide de la CAF en France àocation familiale, APL ou RSA. Cela correspond seulement à 13 % du montant total versé par la cave dans le pays, soit 9 milliards sur les 69 milliards dépensés par an. On est loin donc d'un système
qui aiderait plus les étrangers que les Français. Et bien sûr, la loi immigration de Darmanin compte prévoit de durcir encore un peu plus l'accès à ces aides. Bref, non, on ne peut pas dire qu'on aide plus les étrangers que les Français dans ce pays. Argument numéro 3, il y a trop d'immigrés en France, on ne peut pas accueillir tout le monde. Et ça, on connaît le truc par cœur. Le grand remplacement, la perte de l'identité française, l'incompatibilité avec la République et autant et autant de termes écurants censé nous expliquer qu'il y a bien trop d'étrangers dans France et que c'est un danger pour notre pays. Problème, ces arguments ne se fondent sur aucune statistique. Aucun chiffre ne vient leur donner raison, aucune analyse, rien d'autre que des que des sophismes de base étage qui ne
démontrent absolument rien mais qui là encore ont la peau dure. En moyenne, les Français estiment que les étrangers représentent plus de 20 % de la population globale dans le pays. En réalité, il représente 7,8 %, c'est-à-dire moins de la moitié du fantasme collectif. Pourtant, 65 % des Français déclarent également ne pas avoir d'immigrer dans leur cercle de relation. C'est une incohérence complète. D'autant plus étonnante que 30 à 40 % des Français en fonction des époques où les études ont été faites pensent que l'immigration est en vérité une richesse. Bref, le bourrage de crâne médiatique politique a l'air de fonctionner plutôt bien. Ajoutons que même en prenant la part d'immigrés présents en France, c'est-à-dire il y a une différence entre immigré et étranger. Les immigrés c'est une
personne née étrangère à l'étranger et vivant en France. Ils peuvent donc actuellement être français. Il y a une part d'immigrés qui est français. Bref, même en prenant la part d'immigrés présent en France, nous n'arrivons qu'à 10,3 % de la population, ce qui est moins que dans nos pays voisins. Par exemple, en Italie, 10,8 %, 15 % en Espagne, 18 % en Belgique ou en Allemagne. Bref, on est loin, très loin, vraiment très loin d'un supposé grand remplacement ou de la vague migratoire décrite par les discours xénophobes. Enfin, dernier argument, l'immigration crée de la délinquence. Celui-là, c'est peut-être le plus dégueulasse de tous. Bien sûr, on connaît cet argument, on le connaît bien constamment repris par l'extrême droite de Marine Le Pen à Zemour et par tous ceux qui parlent
comme eux. c'est-à-dire si les républicains et certains macronistes notamment le chiffre qui permettrait de démontrer ce lien supposé entre immigration et délinquence est la surreprésentation des étrangers dans les prisons. Il représente 7 % de la population totale en France, je le disais, et 23 % des individus en prison. Problème Jacques Toubon, [grognement] ancien défenseur des droits l'explique les minorités visibles issues de l'immigration, ces mots, sont plus souvent contrôlées par la police et donc naturellement, logiquement plus souvent arrêté. De plus, les personnes étrangères condamnées ne représentent en vérité qu'une partie infime de la population étrangère totale vivant en France, ce qui contrarie évidemment totalement la logique xénophobe évoquée
plus tôt. Enfin, c'est surtout la réalité sociale qui démonte totalement cette rhtorique nausée à bonde car les chiffres ne parlent pas d'eux-mêmes en vérité. Il faut entrer dans le détail pour une analyse pertinente. Selon l'observatoire international des prisons, 99,6 % des condamnations d'étrangers concernent des délits et non des crimes. Et selon l'INC, les étrangers sont principalement condamnés pour des délits économiques et financiers comme par exemple le travail clandestin ou la contrefaçon. un type de délinquence que l'Institut Convergence Migration qui dépend du CNRS, là encore c'est sérieux, qualifie comme typique des milieux populaire. Autrement dit, c'est la précarité qui peut être liée à cette délinquence mais pas la nationalité. Voilà, Juli, pour conclure rapidement,
pour lutter contre les idées d'extrême droite et contre la loi d'Armanin Le Pen, rendez-vous dimanche dans la rue pour une nouvelle manifestation. des manifs sont prévues un peu partout en France et on vous donnera bientôt toutes les infos sur le site de la France insoumise et surtout surtout surtout surtout si ça vous arrive si vous avez des proches qui commencent à dériver un peu sur le sujet un conseil utile éteignez ces news éteignez BFM débranchez la télé regardez les statistiqu prenez le temps de contredire ce discours simpliste et mensongé ce n'est pas parce que le ce n'est pas parce que le venin fait effet que la bataille est perdue et l'ant l'antidote c'est sûrement vous. Bravo ! Merci beaucoup pour ce rappel salutaire [rires] avant la manife et de
toute façon avant Noël. Après Noël, c'est toujours utile. Ciao Bastien, merci beaucoup. Alors, on attaque la deuxième partie de notre émission que l'on a appelé Amélie découvre l'école publique et on ouvre cette partie avec une vidéo. Et avant de la lancer, je vous donne juste le salaire annuel de Amélie ou Castera, actuelle ministre de l'éducation nationale du temps où elle était directrice de la fédération directrice générale de la Fédération française de tennis en 2021. 500000 € par an, 35000 nets par mois. On regarde la vidéo. C'est la passion, c'est l'investissement. Elle arrive sous les UE des syndicats d'enseignant. On va laisser vivre cette image. Si je rapporte ma rémunération actuelle au volume d'heur que chaque semaine je m'enfourne [grognement]
de l'argent public pour qui en bossant jour nuit weekend je suis pas bien payé. [acclamation] C'est pas grave j'ai une mission fondamentale dans un moment important pour le pays. Quelle idée qu'est-ce qu'elle est allé faire dans cette galère ? pourrait se demander certains. Incroyable. [rires] Merci à Romain pour cette image d'archive très précieuse. Alors, Amélie Oua Castera a été nommée ministre de l' de l'éducation nationale et en moins de 24 heures a été contrainte par Gabriel Atta, l'actuel premier ministre, de s'excuser auprès des enseignants qu'elle a pu blesser par ses propos. Je vais vous raconter brièvement cette histoire,
celle de notre aînée Vincent. Elle parle de son fils Vincent qui a commencé comme sa maman à l'école publique, à l'école litrée et puis la frustration des parents, mon mari et moi qui avons vu des tas d'heures qui n'étaient pas sérieusement remplacé et à un moment on en a eu marre comme des centaines de milliers de familles qui à un moment ont fait un choix voilà d'aller chercher une solution différente, c'est-à-dire le collège Tanislas, établissement privé catholique du 6e arrondissement de Paris sous contrat d'association avec l'État. On y reviendra d'ailleurs. J'en étais où Laurence ? Voilà dans un article que tu as écrit pour politis Amélie ou Castera, enfin une ministre au franc parler, c'est le titre de l'article, tu as expliqué ne pas avoir été blessé du tout. Tu t'es même réjoui
des 10 propos. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi ? Oui, parce que on a l'habitude d'avoir une vie politique qui est extrêmement polissée par la com, surtout lorsque le gouvernement s'exprime, les fameux élément de langage. Donc euh voilà, ils sont toujours en train de dire que concernant l'école, ils se battent corps et âmes pour l'école de la République, que vraiment eux-mêmes sont le produit de la méritocratie, que leur préoccupation première, ce qui les empêche de dormir, c'est les inégalités scolaires. Enfin, on sent avec les vibrateau dans la voix que voilà hein, ils sont là et que vraiment c'est une mission divine. Et puis là, tout à coup, on en a une que personne connaît d'ailleurs hein, mais qui maintenant tout le monde connaît, ça c'est extraordinaire. On en a une qui
euh parle franc, c'est-à-dire que ça sort du cœur, enfin, ça sort vraiment du cœur. Elle nous dit "Écoutez, dans le 6e arrondissement, là où j'habite, les écoles publiques, c'est de la merde." Et donc, mon mari et moi, on a choisi de mettre nos enfants dans l'école privée. On y reviendra sûrement, ultra cat, intégriste et cetera. Et et elle le dit en maman hein, elle dit "Nos trois petits". Bon quand même né à 17 ans hein pour Vincent nos trois petits et cetera voilà et donc on a on a une voilà on a une espèce de séquence politique qui moi m'a totalement réjoui parce que je je le dis dans l'article c'est l'éruption sur la scène politique d'un Étos bourgeois complètement assumé
et tellement hors sol qu'elle le dit en étant persuadée de créer de la conivance et ça c'est vraiment génial. C'està-dire que à ce point quand même de déconnexion, c'est assez rare. C'est qu'elle ait pas eu juste la présence d'esprit de se dire "Oh là, je vais peut-être faire un peu attention à ce que je raconte." Voilà. Et donc moi, je me suis pas du tout sentie blessé. Je veux dire, ces gens ne me blessent plus. On est bien au-delà de ça. Enfin, on est dans la colère, on est vraiment plutôt dans dans une posture de résistance. Donc ces gens ne me blessent plus parce que ces gens ne me comment dire ? Je n'attends aucune reconnaissance de leur part. Ça c'est important aussi. aussi un
peu le le sous-texte de ce texte euh de cette chronique. Et c'est aussi d'ailleurs ce que je j'aimerais voilà dire aux collègues, c'est que il y a un moment où la reconnaissance, il faut aller la chercher ailleurs, pas chez eux parce que très clairement ces gens nous crachent à la figure. Là, elle a fait juste un petit peu plus franchement que d'habitude, mais en réalité la Macronie fait ça depuis qu'elle est au pouvoir. Alors, il y a des appels à la démission de la ministre qui afflu. Je vais citer un suite de un un suite un tweet de Nicolas Framont, sociologue et fondateur du génial magazine Frustration que nous vous recommandons vivement. La démission de la ministre de l'éducation n'a aucun intérêt. Des robots bourgeois macronistes comme elle, il y en a des
centaines pour la remplacer. Est-ce que tu es d'accord ? Oui, pour moi. Alors, moi, je pense qu'il faut qu'elle démissionne parce que euh là, c'est quand même plus possible surtout après la les derniers événements et l'apparution euh de de l'article dans Mediapart qui nous qui nous donne à lire le rapport de l'inspection générale sur Stanislass, là, le fait d'avoir une ministre de l'éducation dite nationale qui est en réalité donc une ministre de l'école privée comme le disait Rodrigo Aras aux questions au gouvernement tout à l'heure, donc une ministre de l'école privée effectiv effectivement avec un niveau de déconnexion, on l'a dit, qui est absolument hors du commun, qui met ses enfants dans un établissement sous contrat avec l'État, lequel établissement transmet des valeurs homophobes,
sexistes, enfin toute la panoplie. Là, il y a un moment où effectivement je pense que cette dame devrait aller voir ailleurs si on y est. Voilà. Mais là où Nicolas Framont a raison, c'est que celui ou celle qui va la remplacer appliquera exactement la même politique. C'est ça réglera pas le problème, ça la mettra en cohérence avec elle-même, c'est déjà pas mal hein. Euh mais en effet, elle sera remplacée par quelqu'un qui pas qui qui véhiculera les mêmes les mêmes choses. Et dans l'article, tu ajoutes, "Mais ce n'est pas tellement de ce côté que notre regard doit se tourner. C'est plutôt à l'égard du grand pontif de l'Élysée, de son épouse ancienne professeur dans le privé et de son bras armé Gabriel Atal que notre vigilance doit s'aiguiser. Et justement, l'école pour ce second mandat
de Macron est l'un des outils privilégiés du réarmement civique annoncé. Et tu as écrit dans Politis l'heure est grave. Pourquoi ? Oui, parce que lorsque la ministre a été nommée, il y a déjà eu une un premier élan qui a dit "Oh là là, c'est pas possible, l'éducation nationale est noyée dans le sport, ministre des J et cetera. Et donc tout à coup, ça venait euh c'était le symptôme d'un désintérêt pour l'éducation nationale. Moi ce que je dis dans cet article, c'est que c'est pas du tout ça. C'est au contraire euh la manifestation de quelque chose que Macron annonce depuis le début de son second mandat et encore plus depuis la rentrée, la dernière rentrée. C'est-à-dire que l'éducation nationale et je cite son domaine réservé. Et si
c'est son domaine réservé, en fait, il a il s'en fout de qui il met à la tête de l'éducation nationale et si de si c'est un immense ministère ou pas parce que de toute façon, on sait bien que c'est pas là que ça va se passer. De ce point de vue-là, Macron, il est franc, c'est son domaine réservé. Et alors son domaine réservé, on sait ce qu'il y met dedans, hein, parce que il a en effet parlé plusieurs fois de réarmement civique, il a parlé aussi de recivilisation, un projet de recivilisation, hein. Donc on parlait quand même du vocabulaire de l'extrême droite. Là, on est quand même dans quelque chose d'extrêmement fort. C'est un vocabulaire guerrier, c'est un vocabulaire raciste, hein. La reciivilisation, c'est un vocabulaire raciste. Donc c'est c'est là qu'il faut
qu'on regarde en fait. C'est là où les les décisions vont être prises qu'il faut qu'on regarde lorsque Gabriel Atal annonce soi-disant comme remède à PISA, c'est-à-dire à une comment dire un rapport qui montre que le principal problème en France c'est la reproduction des inégalités scolaires, mais d'un point de vue extrêmement encore plus grave que ce qu'on peut imaginer, c'est-à-dire que elle fait aller les élèves très bons, très loin et les élèves en difficulté notamment les plus défavorisés socialement, elles n'arrivent pas à les faire décoller. C'est un des pays qui est le plus inégalitaire de ce point de vue là avec un gap entre les deux qui est énorme. Lui sa réponse à ça c'est quoi ? Le SNU ? Ouais. L'uniforme, le choc des savoirs, une formule de com qui veut rien dire, le
redoublement, les groupes de niveau. C'est là que ça se passe. C'est pas au ministère des Jeux Olympiques. C'est là que ça se passe. Et ça ça va être il a pas capitulé en nommant cette ministre. Ça ça va être appliqué. Donc c'est pour ça que je dis l'heure est grave et que il faut absolument queon résiste désormais. Je vais faire un lien avec ce que disait William Martinet tout à l'heure. Le même jour de la sailli honteuse de la ministre, le même jour le 12 janvier, une directrice d'école à Toulouse était euh convoquée parce que elle avait ouvert les portes de son école à des parents sans abri. Ça ça devrait faire la une des journaux justement parce qu'elle avait abrité les enfants. Deuxième lien avec la chronique de Bastien Pariso, une des
dégueulasseries aussi sur l'immigration issue de PISA qu'on a vu tourner dans ces news et cetera. Ce sont les enfants immigrés qui font baisser le niveau de l'école. On en est là hein, qui est une contrevérité absolue parce que il a tout à fait raison. En réalité c'est une question purement sociale. Pourquoi est-ce que le niveau baisse entre guillemets he si la formule veut dire quelque chose ? Est-ce que ce sont les enfants des classes défavorisées qui n'arrivent pas à faire décoller, c'est pas de leur faute, c'est le système qui ne les fait pas décoller. Et et toutes les études montrent que à niveau social équivalent, les enfants d'immigrés réussissent mieux que les autres. Donc vous voyez le niveau de dégueulasserie où on en où on est. Et donc les réformes éducatives, elles se
situent aussi dans ce contexte-là, c'est-à-dire un contexte d'indifférence complète à la question sociale en France qui atteint des niveaux qui sont mais vraiment mais infamant. Moi je vous avez dû voir l'image d'un d'un petit garçon, ça a circulé là sur les réseaux sociaux aujourd'hui. Un petit garçon qui doit avoir 7 8 ans qui hurle dans la rue en disant "J'ai froid." Horrible. Donc ce contexte d'indifférence complète à la question sociale, au sort des enfants de racisme structurel et de projet de réarmement et de recivilisation, on en est là quand même. Je veux dire, l'affaire Stanislas par rapport à tout ça, elle est anecdotique. C'est ça que je dis dans cet article.
Mais elle permet d'en pas, enfin je me permets mais ce que je trouve qu'il y a ce que tu dis là-dedans, c'est qu'il y a un projet politique. C'est pas juste c'est des amateurs, ils ont pas compris. Non, ils savent très bien où ils vont. Oui, il représentent une classe dominante bourgeoise et ils ont un récit qui déroule avec voilà Macron à la manœuvre mais c'est pas juste elle c'est pas qu'elle est mauvaise ou c'est que l'a pas compris enfin je pense que c'est important de le dire c'est qu'ils ont un projet politique pour l'école mais comme ils l'ont pour l'hôpital comme ils l'ont pour la question du logement c'est c'est un projet qui est réactionnaire régressif en terme d'égalité parce que il y a des soucis à l'école on le sait il y a un manque de moyen structurel il
y a un problème aujourd'hui pour recruter des profs pour les former correctement, mais parce que ça fait des années que le système libéral s'en est pris à l'école. On l'a vu avec les universités aussi, la mise en concurrence que ça a donné aussi concrètement sur le terrain. Donc tout ça est très bien organisé. C'est pas juste un hasard ou une phrase malheureuse. Moi je suis très enfin je pense que c'est important de le dire que ils savent très bien où ils vont. Ils savent ce qu'ils veulent faire. Les mots qu'ils utilisent, ils les choisissent pertinemment. Et Macron a un projet qui est effectivement réactionnaire, qui vise à diviser et à donner enfin la la question mettre la question individuelle sur la responsabilité individuelle. Dire aux élèves bah voilà si toi tu arrives
pas c'est de ta faute. Enfin c'est quand même quelque chose qu'on connaît mais qui sont en train de dérouler à vitesse grand V. Et ça c'est pas du hasard quoi. Vraiment c'est volontaire ce qui se passe. Ça nous permet d'en parler en plus. Pardon je m'étouffe. Non non non. Nous nous sur les propos de de notre nouvelle ministre avec ces 24 casquettes qui ne veulent rien dire puisqu'on peut pas gérer à la fois les Jeux Olympiques, le sport, la jeunesse, les Jeux paralympiques et éducation nationale, ça va enfin évidemment que c'est pas c'est des mots qui ont été choisis. Enfin, c'est une dame qui a l'air intelligente, qui choisit ses mots de de façon pertinente et et que quand elle dit que il manque un paquet d'heures qui sont pas remplacés dans l'éducation
nationale, ce qu'elle dit, elle le pense sincèrement. Et après, enfin, faut aussi faire un faut aussi contextualiser euh cette dame avait mis son enfant alors pendant 6 mois, on l' pris après par euh par libération à l'école litrée dans 6e arrondissement. Euh enfin ça reste en élément public et c'est très bien mais on peut pas non plus dire que c'est une école qui est classée comme avec un niveau avec un niveau compliqué dans un milieu compliqué. Enfin, c'est le 6e arrondissement de Paris quoi. Enfin, c'est là où habitent les plus riches de France. On peut pas non plus dire qu'il manque des moyens dans l'école litrée parce qu'à ce moment-là le 93, le 94 et les domin il y a plus aucun mot pour pour définir euh les le manque de moyens dans ces académies-là. Et donc nous,
c'est très simple. Ce qu'on fait ce qu'on veut à l'Union syndicale lycéenne, c'est évidemment sa démission parce que ces propos sont totalement inacceptables. On est il est hors de question qu'on puisse euh parler avec euh en nous en tant que syndicat avec une ministre qui euh qui euh qui est euh qui qui qui maltraite autant ses enseignants en les méprisant de cette façon-là et qui nous maltraite nous également parce que nous on a confiance en nos en nos enseignants, on a confiance dans les dans les cours qu'ils font malgré le manque de moyens qu'il qu'ils ont. Et donc nous ce qu'on demande c'est ça démission et à la fois qu'on puisse revoir le système éducatif privé parce que la réalité c'est que l'école privée aujourd'hui c'est seulement un barrage pour se séparer
pour séparer les classes bourgeoises élitistes qui formeront le pouvoir politique plus tard face à nous qui et donc le peuple. Et donc face à ça, nous ce qu'on demande c'est exactement la même réflexion qu'on a ici, c'est d'arrêter de subventionner en fait les écoles privées. C'està dire que les écoles privées touchent actuellement région Île-de-France plus que les écoles publiques. Et nous ça nous on trouve ça pas on trouve ça pas logique en réalité c'est que l'éducation publique mène un service public un service de de très important puisque ben c'est l'école l'école républicaine alors que l'enseignement privé mène une toute autre forme qui fait des bénéfices et je pense qu'on pourra on pourrait y venir après avec l'école Stanislas et mène un projet profondément réactionnaire. les
les le rapport qui a été diffusé par Media Part là il y a une heure montre bien que ce qui est fait par Stanislas c'est ultra réactionnaire, c'est homophobe, c'est un système ultra patriarcal et donc face à ça, nous ce qu'on on a on doit se mobiliser et on doit surtout dire que madame Weda Castera doit démissionner et que le la politique en matière d'éducation doit également changer parce que c'est pas non plus avec le la recvilisation qui avait annoncé Emmanuel Macron dans le point après les émeutes pour Naël que on va réussir à changer grand-chose. Alors justement [grognement] sur le site de la maison d'édition Agonne, il est écrit à propos de ton livre que je me permets de remontrer ici, école publique et émancipation sociale. Euh jamais le démantellement de l'école publique
n'aura été aussi brutal que sous le mandat présidentiel d'Emmanuel Macron. De la maternelle à l'université, ce sont les enfants des catégories populaires qui en paient le prix fort. En face, [grognement] la résistance est faible. Et la question posée est doit-on y voir la perte du sens de l'école publique justement quel comment résister et de quelle force disposons-nous ? Ça c'est vraiment un un c'est un vrai problème. Alors il y a deux il y a il y a il y a deux champs différents, on va dire. Le premier c'est celui des enseignants. Euh on est matraqué, on est fatigué. Il y a pas que nous hein, tu parlais de l'hôpital tout à l'heure et bon mais on va parler des enseignants. Donc on est fatigué, on est matraqué. Les enseignants sont pour une partie en tout cas affirment être
dépolitisé, c'est-à-dire aussi être un petit peu désillusionné par rapport aux capacités des politiques à les sortir de là. Euh une perte de sens du travail qui est énorme parce que ils ressentent une forme de dépossession de leur travail. Plus euh le gouvernement est autoritaire, plus le gouvernement dit "Voilà comment vous devez faire votre travail, plus les enseignants sont dépossédés de leur expertise." [grognement] Perte de sens aussi pour des questions matérielles, pas simplement des questions salariales. Je sais pas combien vous êtes dans votre classe en lycée. Tu es en quelle classe en terminale ? En oui, enfin après nous pour le coup, nous ce qu'on remarque dans les académies c'est que oui, il a des classes qui montent à 30 35 et même [raclement de gorge] et même plus et
parfois il y a pas de demi-group. Voilà. Donc impossible d'enseigner. Enfin, c'est toujours possible d'enseigner mais ce n'est pas possible d'enseigner sans perdre des élèves. Et les élèves qu'on perd sont les élèves qui sont les plus en difficulté. Et ça, ça crée de la souffrance parce que quand on est enseignant, c'est pas pour aider les élèves qui vont bien. Quand on est médecin, on n'est pas en train d'espérer qu'il y ait pas de malade. Donc voilà, on a des profs qui vont mal et on a des des des profs qui ont du mal parfois à s'organiser collectivement. On sent qu'il y a des salles des des salles des salles des profs ou des salles de des maîtres comme on dit dans le premier degré euh où euh c'est un peu sclérosé, où le représentant syndical est un petit
peu marginalisé. Enfin tout ça c'est c'est une réalité où les gens qu'une envie c'est de rentrer chez eux et cetera. C'est pas partout comme ça mais ça existe. Voilà. Et donc évidemment nous on a un gros travail à faire qui est d'aller moi j'aime bien dire aller chercher le politique là où il est. C'est-à-dire aller retisser du collectif. Retisser du collectif à partir notamment du travail, du travail qu'on partage, voilà, de notre matière première, de la façon dont on enseigne. Mais c'est un long travail. Mais en tout cas, on fera rien sans le collectif parce que ce que permet le collectif, c'est de pouvoir se reposer sur l'autre. Et ça, quand on va mal, ça va, c'est extrêmement utile. C'est-à-dire que bah oui, à un moment donné, on craque et ben l'autre, il va prendre le relais. Voilà.
Et donc c'est un remède à la solitude et on peut rien faire y compris politiquement et notamment en matière de résistance parce que faut appeler un chat un chat. Je pense qu'il faut résister. On peut rien faire si on n' pas ce collectif. Ça c'est pour le terrain des profs, on va dire. Maintenant le terrain de la société en général. Oui, je pense qu'il y a une perte de sens de l'école publique et que là, on a un gros travail de bataille culturelle à faire et qui dépasse très largement la question des enseignants. Lorsque notre ministre fait appel à la connivance parentale, elle a raison parce qu'en fait, il y a beaucoup de parents qui pensent ça aussi. Et et même, je vais aller plus loin, dans notre famille politique, il y a aussi des parents pour lesquels la question de
l'école publique, elle est plus centrale. Tout ça, c'est des choses qu'il faut qu'on retravaille. Il faut qu'on explique que l'école publique, c'est pas une école qui est faite simplement pour ses propres enfants. C'est une école qui est faite pour le petit garçon dont on parlait tout à l'heure dans la rue qui dit "J'ai froid". Il faut qu'on explique que euh la fierté de financer l'école publique, c'est précisément parce qu'on finance une école pour les enfants qui ont le plus besoin d'école et ce ne sont pas forcément les nôtres. Et ça c'est une bataille culturelle qui est énorme à mener. Voilà. Et là, je pense que en effet euh on n'y est pas. On n'y est pas. La gauche n'y est pas. Et là aussi, faut le dire hein, on n'a
pas encore atteint une véritable pensée cortiquée politique de la gauche sur l'école. Il y a des fragments, il y a des choses qui se disent qui font qui se font. Il y a des propositions qui sont très intéressantes mais là il faut un discours commun, offensif, résistant et constructif sur l'école publique. Alors Gen et Marianne et après on passe à la partie suivante sur les forces dont nous disposons. On a des syndicats comme ton syndicat par exemple. Non bien sûr. Non. Nous nous ça nous semble évident que il y a une dépolitisation qui se fait à la fois chez les professeurs où on voit le nombre de syndicés baissés chaque année et même aujourd'hui on a des plus de syndiqués chez les cadres que chez les ouvriers. Alors que normalement le syndicalisme avait été fait pour les
pour les ouvriers en réalité. Et après oui, dans le syndicalisme lycéen qui est encore une autre forme de syndicalisme qu'on essaie de promouvoir nous à notre échelle, ça nous semble aussi très important qu'on puisse continuer à se politiser parce que l'USL par exemple enfin pour prendre l'exemple de mon syndicat, ça va être à la fois un syndicat de lutte où on va bloquer nos lycées, on va manifester à la fois un syndicat pour rendre des services. Par exemple, quand tu as un élève a pas d'enseignant, on peut essayer de mettre pression auprès de l'académie. quand un élève a des toilettes qui sont insalubres, on peut essayer de voir avec la région pour pouvoir financer une rénovation et également un syndicat de formation une sorte un peu de d'éducation populaire, une formation
intellectuelle, une formation alternative en fait aux programmes libéraux qu'on nous apprend nous aujourd'hui à l'école. Et donc ben je pense que rien que pour ça, le le syndicalisme lycéen a son intérêt aujourd'hui euh dans la lutte de la jeunesse et notamment dans toutes les lutte ensuite qui peuvent toucher de près ou de loin la jeunesse. On a la montée du fascisme, enfin du néofascisme en Europe et partout dans le monde. La jeunesse doit avoir un rôle. On a la montée de l'austérité d'Emmanuel Macron avec le SNU, son réarmement civique, son la réforme du baccalauréat professionnel, la loi immigration [grognement] et cetera et cetera. Là-dessus aussi, la jeunesse doit avoir un rôle. Et donc sur t toutes ces thématiques-là, je pense que l'USL euh est euh est primordiale dans le rôle
enfin dans dans ce qu'elle peut t'incarner dans la rue et dans les institutions. Ryan, moi il y a un truc qui me semble essentiel, c'est il y a deux mots, c'est la perte de sens et le collectif. c'est que la perte de sens, elle elle nous dépossède de quelque chose. C'est c'est ce qu'on vit. Moi, je l'ai vécu dans mon travail, c'était l'éducation spécialisée, mais c'est les mêmes liens qu'on fait avec l'éducation nationale, mais aussi avec la santé, je le redis, avec justement tout ce qui fait à la fois service public mais qui fait aussi utilité publique dans ces missions. Et en fait, quand on perd du sens, on perd cette notion collective parce qu'on on ne sait plus enfin voilà, on ne sait pas à quoi on sert et donc on narrive pas à se reposer sur l'autre. Moi, je pense
qu'il y a vraiment un enjeu à comprendre ce que ce qui fait difficulté dans tous dans tous ces secteurs dont on parle qui s'effondre. He moi je peux je traite par exemple de l'effondrement de l'éducation spécialisée, enfin de du travail social parce que parce qu'on perd du sens parce que du coup les gens qui sont formés, qui sont volontaires militants là-dedans, bah partent. C'est aussi ce qui se passe dans l'école publique. On n' jamais vu autant d'émissions d'enseignants et ce qui veut dire que on a un repli sur nous et du coup on a enfin et chez les parents c'est pareil parce que ça c'est important d'entendre c'est que on est pris dans deux de deux choses différentes. C'est le meilleur pour les enfants qui sont enfin nos enfants. Donc dire bah on veut des
meilleures conditions d'étude et en même temps un souci collectif. Donc il y a et la gauche elle est là-dedans. Euh c'est des parents de gauche qui mettent des enfants dans l'école privée aujourd'hui c'est la réalité. Euh et école privée c'est pas la même chose que tanisas non plus. Mais je veux dire c'est c'est il y a deux enfin il y a deux types d'écoles privées je pense on pourrait les distinguer mais donc du coup il faut remettre du sens parce que c'est et remettre du collectif et les deux sont lié en fait quand on aura ce collectif on reprendra du sens mais on nous dépossède de ça c'est vraiment la grosse bataille les culturelles évidemment qu'il faut qu'on mène avec des évidemment les syndicat les partis politiques et puis tous les collectifs qui existent hein parce que moi je dis
force aussi au collectif de parents notamment qui évidemment héberge aussi des enfants dans les écoles mais qui se bagarrent aussi pour l'école publique. On le voit, on le voit au quotidien. Donc tout n'est pas perdu. Alors, on a je crois notre correspondant de l'insoumission Aurélien Picard qui est en ligne en direct de la Réunion. Est-ce que il nous entend ? C'est une partie que l'on a Bon, bonsoir Aurélien. Merci beaucoup d'être d'être là. Donc je le rappelle, tu es correspondant de l'insoumission à la Réunion. Est-ce que tu peux déjà nous donner des informations sur les dégâts humains et matériels [grognement] suite au passage du cyclone Bellal à la Réunion ? Alors, au niveau des dégâts humains, nous euh on a appris durant le passage du cyclone qui avait un sansabril qui
était décédé. Euh là dans le dans l'après-midi, on a appris deux décès supplémentaires. Donc un sur la commune de Salie qui est qui s'est noyé dans un cours d'eau qui avait planté une tente à côté, on ne sait pas pourquoi. Et une personne qui a été retrouvée sur ma commune dans ce qu'on appelle nous une case en bois sousol, c'est-à-dire un abri totalement bécaire et qui est décédaé dedans quoi. Donc ça c'est niveau des dégâts humains. Au niveau des blessés, on n pas réellement chiffre mais en tout cas l'hôpital commence à demander un effort particulier sur les dons de sang. On a ils estim environ 120 dons par jour ce dont ils ont besoin. Au niveau matériel, ben globalement on n pas de de chiffre précis mais on a évidemment sur les
côtes beaucoup et près des cours d'eau des habitations qui ont été inondées qui sont sinon. On a certains dégâts assez importants sur quelques logements et puis on a aussi des gens bon que sur qui on braque moins les projecteurs parce que ça se voit pas mais qui déjà avant le cyclone étaient en train de avec leur bailleurs social. et le propriétaire de le logement parce que le logement est ins salubre et qui ont des problèmes d'infiltration d'eau et là ça c'est considérablement aggravé pour eux. Euh au niveau du réseau électrique, on a toujours actuellement 150000 foyers dont le mien qui ont pas d'électricité actuellement je vous parle à la lueure de la bougie là. Euh le bilan au niveau de de l'eau, on avait euh environ 34000 54000 foyers sans eau dans l'après-midi
d'hier. Dans la soirée, ça a évolué. On est passé là à 130000 foyers qui sont privés d'eau ou d'eau potable. Euh notamment parce qu'il y a un effet en chaîne hein, c'est-à-dire que des installations électriques qui aliment euh les stations de traitement des eaux ont été endommagées. Donc les stations de traitement des eaux sont obsolètes et euh voilà. Ensuite là cet après du coup nous ce matin on était encore en phase rouge qui était en phase de confinement. Cet après-midi, on est passé en phase de sauvegarde donc officiellement de déconfinement mais si on pouvait éviter de se déplacer c'était mieux. Et donc là différents services publics, les agents territoriaux sont en train de dégager les voies parce que ben il y a eu des effondrement d'art, des effondrements de
poteau électrique, des gravas sur les routes et donc là encore ce soir c'est pas encore tout à fait fini ça. C'est pareil là. Alors il y a Gérald Darmanin qui se rend à la Réunion. Alors j'ai deux questions par rapport à ça déjà. Un, est-ce que les Runionnais attendent quelque chose [rires] de Gérald Darmanin et du gouvernement ? Et surtout, est-ce que le gouvernement a pris des mesures préventives et si c'est pas le cas, est-ce que ça a eu des conséquences sur l'intensité des dégâts ? Alors bah sur les attentes, bon, on attend rien de spécial que ce qui serait déjà arrivé même si Darmana ne venait pas. C'est-à-dire que la déclaration d'une calamité agricole, la déclaration de d'un état de d'urgence climatique euh
non, je sais pas, je sais pas le terme mais je ne sais plus c'est quoi le Ah oui, catastrophe climatique, pardon. Du coup euh ça c'est c'était déjà prévu. On attendait là même sur le la visite de Darmanin. Euh après bon nous moi personnellement beaucoup de rayonné on espérait aussi un mouvement qui soit fait en direction de l'île Maurice hein qui est notre île sœur. Pour nous l'île Maurice c'est pas c'est pas rien. C'est bah c'est l'île sœur c'est des familles en commun, c'est une culture proche, c'est une histoire partagée et donc eux aussi ils ont beaucoup subi les effets du cyclone. Donc ça limite ça serait notre honneur en temps français notre fierté pour nous les réunionnés qu'il y a un mouvement qui soit fait de ce côté-là. Mais sinon pour les réunionner même on attend rien
de particulier qui n'était déjà annoncé sur la prévention. Nous euh oui, je on était on a été très bon sur la prévention parce qu'il faut savoir qu'à la Réunion quand même on a une histoire sans exagérer depuis des décennies de de cyclones qui passent régulièrement. Donc on a des collectivités, des services de l'État, une population qui est prête à faire ce qu'il faut. Nous quelqu'un en tant que un cyclone va arriver, on sait plus ou moins ce qu'il y a à faire même si on on n pas prêté attention aux consignes. Donc globalement ça s'est bien passé à ce niveau-là. Actuellement on a encore les 158 d'hébergement qui sont ouverts pour la phase de sauvegarde pour les personnes qui qui ont des problèmes dans leur logement justement et la gestion du préfet particulièrement
saluée là actuellement par les élus par la population. Entendu. Merci beaucoup Aurélien pour ta venue dans l'émission populaire et bon courage. Au revoir. Je sais jamais comment terminer ce genre de [rires] C'est terrible. J'accueille Stéphanie Laatdala qui est arrivée sur le plateau qui est directrice de recherche au CNRS. Merci beaucoup de t'être libéré ce soir, de vous être libéré ce soir pardon. On entame la 4e partie de notre émission que l'on a appelé Gaza Silence. On tue. Euh, on est au 100e jour. Euh, Israël depuis 100 jours pilonne Gaza. 100 jours que des innocents sont bombardés. 24000 civils tué dont 10000 enfants. Euh, Stéphanie Laat donc merci de venir sur le plateau de l'émission populaire. On
va revenir avec vous sur le procès de l'AE qui a eu lieu la semaine dernière et sur le risque d'extension de la guerre au Proch Orient. Mais avant cela, est-ce que on peut faire un point sur la situation en Palestine ? Le secrétaire général de l'ONU a renouvelé aujourd'hui son appel au CC le feu immédiat et à un accès humanitaire rapide. Oui, ben un point enfin on sait à peu près où on en est. C'est-à-dire qu'on a 24000 morts dont la plupart sont quand même des civils. Euh on se rend compte aussi que finalement les objectifs de l'armée israélienne ne sont pas atteints, ne semblent pas atteignable dans un futur proche. Euh [raclement de gorge] ils annoncent, ils disent avoir démantelé [souffle coupé] le Hamas dans la partie nord, mais c'est pas tellement ce qu'on voit sur les
vidéos que ce même groupe met sur ses chaînes diverses. [raclement de gorge] Donc en fait, on se pose vraiment la question de la durée de cette de cette guerre. On sait très bien que 85 % de la population a été déplacée, million de personnes, que toute une série d'infrastructures civiles, le bâti, 80 % du bâti aussi. Donc donc on voit bien qu'on est dans une un cas de catastrophe humanitaire. C'est-à-dire qu'avec ces 24000 morts d'un côté, mais il y a aussi tous les disparus, tous ceux qui sont encore sous les décombes plus les blessés, plus les personnes qui sont euh susceptibles de de tomber malades puisque on a un problème à la fois d'eau, euh d'hygiène, on n pas de non plus de service de de
santé minimum. Donc on a des gens qui voilà qui ont des maladies un peu classiques, du hallo et cetera. Donc avec pas de possibilité de les soigner comme il faut. Euh on a une aide humanitaire qui rentre maintenant mais qui rentre de manière pas suffisante 100 130 camions qui rentrent par jour alors que avant de en en situation normale, il y avait à peu près 500 camions qui rentraient à Gaza. Donc euh alors que là, on est dans une situation d'urgence, donc on aurait besoin d'encore plus que ce qu'il y a que ce qu'il y a d'habitude. Voilà donc et une population qui est complètement enfermée en fait hein avec Israël qui contrôle maintenant tous les points de passage euh même celui avec l'Égypte en fait. Alors jeudi dernier c'est ouvert le
procès pour la paix à la après que l'Afrique du Sud a porté plainte contre Israël pour génocide. On regarde le montage fait par l'insoumission et qui regroupe les plédoiries de l'Afrique du Sud pour faire condamner Netaniabou. On regarde le premier génocide de l'histoire dont les victimes diffusent en direct en temps réel leur propre destruction. Mais cette cour a devant elle 13 semaines de preuves accumulées. C'est plus de 90 jours d'enfer. En tendant la main au peuple de la Palestine au-delà des kilomètres, nous sommes pleinement conscients du fait que nous faisons partie d'une seule humanité. Alors Stéphanie Latabdala, en quoi est-il nécessaire pour la France de se saisir des outils qu'offrent le droit international pour endiguer la politique militaire dévastatrice de Tsab ? Donc,
d'après ce que j'ai vu jusque-là, euh la France a dit qu'elle soutenait euh la procédure, enfin qu'elle soutenait la Cour internationale de justice euh et donc qu'elle soutiendrait ses décisions. Euh j'ai pas vu plus euh concernant ça. Après, on a vu des un certain nombre de pays qui ont pris le le parti d'appuyer l'Afrique du Sud dans dans sa démarche, un certain nombre de pays arabes, beaucoup de pays d'Amérique du Sud et puis d'autres qui au contraire appuient la démarche israélienne, enfin la défense israélienne. Bon, ce qui paraît quand même intéressant dans ce contexte, c'est que d'une part euh d'habitude Israël ne se rend pas dans les instances internationales. Il a déjà été convoqué à différents moments, notamment en 2004
par exemple, il y avait eu un un rendu une décision de de cette même cour internationale de justice concernant le tracé du mur dit de séparation. Euh et Israël n'était pas venu se défendre, hein. Donc c'est c'est quand même une grande première que qu'il vienne se défendre devant cette autorité. Donc on puisse entendre euh des arguments. Donc on après euh voilà la France maintient une sorte d'opposition euh bah c'est enfin bon qui qui ne l'engage pas trop, on va dire puisqu'elle se retranche derrière la décision qui serait prise qui serait prise à la cour. Donc je sais pas dans quelle mesure vous avez fait un point là-dessus, mais à ce stade, on attend une décision rapide sur
les mesures provisoires, mesures conservatoire qui finalement ne demande pas une preuve extrêmement forte. C'est-à-dire, il s'agit pas de prouver qu'Israël commet un génocide à ce stade, mais de prouver qu'en gros la convention pour la prévention du génocide est mobilisé, mobilisable et qu'il y a une crainte de perpétuation d'un génocide pour prendre ces mesures conservatoires. Sauf que ces mesures conservatoires, elles sont de différents ordres et que la dernière étant le cesser le feu et la plus la plus forte et la plus attendue, mais c'est pas forcément celle-ci qui sera retenue. qui peuvent retenir d'autres d'autres des mesures conservatoires qui sont bien moins euh bien moins contraignantes euh pour l'État israélien.
Alors après l'accusation pour génocide contre Israël devant la Cour de justice internationale, il y a une équipe de 50 juristes mené par l'avocat sud-africain Wikus Van Rensburg qui va déposer plainte contre les États-Unis et le Royaume-Uni pour leur complicité dans les crimes de guerre d'Israël en Palestine occupé. En quoi est-ce que c'est historique et qu'est-ce que ça impliquerait ? Oui. Alors, il y a cette plainte-là en effet. Euh, mais ils vont porter plainte contre contre les États-Unis et le Royaume-Uni pour Oui, mais dans quelle instance ? À la Cour Internationale de justice aussi. Ah aussi, OK. Euh, ça, j'avais pas vu. Moi, ce que je vois, c'est qu'il y a un faisceau en fait de de de plainte. Euh il y a aussi une plainte intra américaine, enfin qui est portée aux
États-Unis euh par euh des ONG euh palestinienne et puis des individus euh et puis une une ONG américaine qui porte plainte directement contre contre Biden, contre Blinken et contre euh le le ministre des affaires étrangères, enfin l'équivalent le pour non prévention euh d'actes de génocide en fait hein. Donc en fait, il y a ça, il y a la Cour pénale internationale, il y a cette plainte là. Oui, c'est vrai qu'il y a une différence entre la Cour pénale internationale et la Cour de justice internationale. Donc à vérifier du coup effectivement la plainte de l'Afrique du Sud contre les États-Unis et le Royaume-Uni. Euh oui, c je l'ai je l'ai pas bah en fait si parce qu'en fait la cour pénale
internationale ne ne juge pas des différents entret donc c'est forcément à la cour internationale la cour pénale juge des individus et et par contre ce qui l' différenci c'est qu'elle à partir du moment où elle va elle va condamner ou elle peut émettre des des mandats d'arrêt en fait c'est pour ça que Poutine ne peut pas se déplacer dans certains endroits puisque il a été condamné et que donc les pour les parties qui sont signataires du traité de Romeum et qui sont aussi partie prenantes de la Cour pénale internationale, ils ont ils peuvent tout à fait mettre en œuvre ces arrestations. à la différence donc de la Cour internationale de justice qui gère [raclement de gorge] les différents
entre états et qui n'a pas de mesures pour le coup [raclement de gorge] qui permettent exécutoir en fait euh c'est-à-dire que elle a pas de moyen de faire exécuter ses décisions à part elle peut faire remonter ça au conseil de sécurité euh qui lui peut prendre voilà des ne peut pas non plus prendre des mesures mais peut avoir des des décrets et cetera. Enfin comme les les mesures du euh [raclement de gorge] les résolutions en fait du conseil de sécurité. Bon, sachant qu'en conseil de sécurité, il y a les vot possible et cetera. Euh donc en fait euh voilà, on est sur des cours qui ont des qui ont des euh manières de fonctionner très différentes. Alors, ce qui est quand même intéressant, c'est
que cette cour pénale pour le coup qui elle est saisie a été saisie à diverses reprises, on à qui on a demandé de se saisir de la question palestinienne depuis 2009, a fini par déclarer en 2021 qu'elle était compétente euh seulement. Et depuis qu'elle a déclaré qu'elle est compétente, elle a pas beaucoup avancé. En fait euh le le procureur, la précédente procureur euh madame Bensoua qui avait justement permis que cette déclaration de compétence soit faite euh je sais pas si vous vous en souvenez mais elle avait subi beaucoup de euh de mesures discriminatoires à son égard suite à c'était l'administration Trump. elle a eu des problèmes euh parce qu'elle avait
pris cette cette décision donc d'un côté et maintenant le nouveau procureur qui est britannique lui ne semble pas très pressé euh de euh de vraiment investiguer d'aller plus loin. Donc en fait lui ce qui met en avant c'est le fait que ce qui est mis en avant c'est que euh Israël ne leur permet pas d'entrer d'entrer sur le territoire qu'il s'agit d'Assis Jordanie ou de Gaza et donc de conduire une enquête. Or, on voit bien qu'il y a des moyens de aussi de conduire cette enquête sans forcément entrer sur le territoire. Et à cet égard, les 84 pages du document euh euh compilé et et produit par l'Afrique du Sud pour la Cour internationale de justice, on imagine
quand même que ça va circuler à la Cour pénale et cetera et que quelque part ça va aussi faire pression sur cette courale pour qu'elle avance sur ces procédures. Donc moi ce qui me semble intéressant c'est qu'à un moment donné on a plus les 400 avocats dont maître de verre qui se s'adresse également à la Cour pénale. Donc on a une un faisceau en fait de de de plaintes diverses portées par différents acteurs dans ces deux instances majeures plus dans une instance américaine. Donc c'est ce que je ce que ce que j'évoquais contre Biden et cetera, c'est dans une cour de du nord de la Californie. Donc c'est c'est interne si on peut dire. Donc tous ces
éléments vont quand même commencer à à voilà à constituer à mon avis à avoir des effets euh sur euh sur la sur sur la guerre qui est conduite. Et d'ailleurs, on l'a vu puisque dans les euh dans les échanges qu'on a vu à la cour internationale, on a vu qu' bon qu'Israël commençait bon à mobiliser les actions humanitaires qu'ils font et cetera. Bon, alors effectivement c'était bon voilà, c'était de très faibles actions humanitaires et c'était en en en position de défense et de se défendre évidemment mais quand même ça va quand même pousser à devoir quand même apporter avoir l'air d'apporter des réponses. Enfin bon,
maintenant tout va dépendre en fait de ce jugement qui va être rendu dans entre quelques semaines en fait finalement. Alors, il y a des affrontements aussi dans le sud du Liban depuis le 8 janvier entre le Esbola libanais allié du Hamas palestinien à Gaza et l'armée israélienne. C'est au Liban que la partie se joue puisque c'est le point le plus inflammable dans le jeu de détentions et des connexions. Et si l'on s'en tient à l'histoire avec un grand H, c'est précisément ce type de situation et d'enchaînement qui mène aux embrasements généralisés. Doit-on craindre un embrasement généralisé ? Écoutez, depuis le début, c'est la question qu'on se pose, hein, vraiment depuis euh quasiment depuis juste après le 7 octobre, euh ce qu'on a pu constater, c'était qu'en tout cas euh
les acteurs locaux, notamment le Esbola ne veut pas cet embrasement. C'est assez évident. Euh je dirais bon, il y a une il y a une guerre qui est en cours finalement au sud de Liban. Enfin, bon qui qui dit pas son nom mais qui est qui est quand même bien là. Euh mais on voit qu'il y a pas euh qui qu'il y a pas cette volonté euh d'embrasement euh du côté en tout cas du Esbola du côté euh euh américain non plus, d'après ce qu'on en voit. C'est-à-dire qu'il essaie aussi de de ils essayent aussi à minima de de maintenir les choses mais enfin bon on voit quand même toute une série de de de faits qui nous font penser à quand même des possibilités d'embrasement minimal
parce que d'une part euh bon on a vu l'assassinat de salé Harouri en plein cœur de de Beyouth de la banlieu sud on voit aussi maintenant toute la question des outils sur la mer rouge qui quand même commence à devenir assez problématique. des attaques contre les bases américaines, les américaines en Irak. Enfin, donc en fait, on peut quand même se dire que cet embrasement quelque part, il est déjà un peu là, mais il dit pas son nom. Euh voilà, je c'est ce que je dirais, mais en même temps, j'ai l'impression qu'il y a un certain nombre d'acteurs qui ne le souhaitent pas. Quant à Israël, j'ai l'impression, quant aux autorités israéliennes, j'ai l'impression que comme elle cherche des victoires qu'elles n'obtiennent pas sur
le front Gazaoui, en tout cas pas suffisamment, euh et bien voilà, l'assassinat de salari c'est une c'est une manière de dire "Ah bah oui, ben voilà, on touche on touche des dirigeants et cetera et et donc il y a aussi un transvadement sur un autre front parce que d'une part ils ont ils savent que ce front gaz que cette guerre à Gaza d'une certaine manière, de manière plus ou moins comment dire active ou un peu moins active, elle va durer euh d'un côté, ça c'est ce qu'on comprend quand même de leur déclaration euh ce qui est d'ailleurs très inquiétant en fait hein sur l'avenir de la bande de Gaza. Et puis en même temps, ils essayent un peu de déporter les choses ailleurs pour aussi pouvoir
afficher une image de victoire en fait parce que quelque part par rapport à leur opinion, vu que les objectifs de la guerre c'était éradiquer le Hamas d'un côté et libérer les otages et que le Hamas n'est pas éradiqué du tout aujourd'hui en tout cas et que les otages n'ont été libérés que par la trêve et les négociations, pas du tout par l'action armée. qu'on imagine qu'on on pense qu'il y a à peu près peut-être une cinquantaine d'otages qui seraient morts en raison de la guerre puisqu'ils vivent la guerre comme les autres. Ils sont bombardés, ils sont dans des tunnels ou des fois chez des gens et cetera. Donc on voit bien que par rapport à ces objectifs euh ils sont en échec en fait. Plus il y a des pertes israéliennes assez importantes, sans doute plus importantes
que ce qui est déclaré. Euh de même qu'on a du mal à savoir côté Amas combien effectivement où sont et combien sont les pertes. C'est-à-dire que chacun il y a aussi toute une propagande de guerre des deux côtés à minimiser les pertes et à maximiser les pertes ennemies entre guillemets ennemi. Euh du coup on a un peu du mal à s'y repérer dans les chiffres euh mais en tout cas euh on constate que bah le Has tire encore des requêtes. Donc voilà, on voit bien que ils sont absolument pas euh neutralisés. Donc il y a Dominique de Villein sur France Interre hier matin qui a dit "Pour une grande partie des peuples du monde, la mémoire c'est celle de la colonisation du drame de l'expérience coloniale qui réactivé par la symbolique palestinienne. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Bah oui, en effet en fait c'est vraiment le prisme colonial qui est maintenant le prisme avec lequel une grande partie du monde regarde regarde ce conflit [souffle coupé] avec en plus cette réactivation. très forte de cette de la Nagba en fait de 48 puisque là on se retrouve devant ben une autre Nagba, c'est-à-dire déjà le déplacement. Bon, certes encore dans la bande de Gaza, mais enfin bon, on se demande jusqu'où il va aller. Et effectivement, et c'est là où euh où je pense que la la France ne enfin voilà manque tout à fait euh à la fois à toute peut-être morale politique, tout courage politique et et même renonce à une certaine place dans le
monde en en ne tenant pas en fait là-dessus une position forte. C'était l'occasion pour la France de renouer avec une politique arabe et puis de renouer aussi parce que là en fait au-delà de ça, au-delà du fait que cette partie du monde voit ça comme une entreprise coloniale, du coup regarde les ex-puissances coloniales comme complices et elles le sont enfin de pas le sont en tout cas elles n'agissent pas suffisamment contre. Donc du coup, il y a cette connexion qui est faite qui est qui est vraiment très très forte et en plus donc il y a cette ce ces anciennes puissances coloniales qui sont revues comme tel d'un côté et puis à côté de ça c'est ces valeurs qui sont bandies par l'Europe et cetera qui sont complètement
prises en défaut puisque il est considéré qu'il y a que ces valeurs ne sont absolument pas portées euh dans la sphère internationale aujourd'hui. par des puissances qui qui s'en réclament, c'est-à-dire voilà patrie des des droits humains. Bon là pour un certain nombre de de personnes dans le monde et pour les gazou en premier lieu, les Palestiniens, mais au-delà tout toute une série de de pays et de populations, c'est enfin il y a effectivement un très fort hypocrisie Yatus, enfin ça dépend, les gens ils mettent les mots qu'ils veulent mais en tout cas il y a une incompréhension aussi surtout par rapport à une politique quand même arabe de enfin arabe de la France qui qui était plus existante mais bon il faut remonter
avant Sarkozy et et c'est Sarkozy qui a vraiment entamé une brèche très très forte dans cette politique arabe et puis Hollande n'a pas fait beaucoup mieux. Il a il a pas remonté ça. Il a pas remonter, il est pas reparti là-dessus. Et puis Emmanuel Macron, [raclement de gorge] bah d'autant moins et puis d'autant là maintenant on voit on a un gouvernement quasi néosarkoziste. Donc bon, on va pas trop s'attendre à ce qu'il reprenne ce flambeau là. On voit bien qu'il y a quand même un glissement d'entre le début de la guerre et maintenant sur la position française. Mais bon euh voilà, c'està-dire que on voit ce glissement, on le voit aussi dans dans la presse, je parle de la presse mainstream, enfin avec un anglicisme. C'està-dire que maintenant voilà tout le monde quand
même mais enfin il faut 102 jours de guerre puis on est encore loin d' enfin d'arriver à une position qui serait celle de justement d'être vraiment des acteurs du CC le feu. Voilà, on n on n'est pas encore des acteurs du Cessu. Euh maintenant, c'est voilà euh quand même se rendre compte que effectivement euh voilà euh Israël mène une guerre euh une guerre qui contre les civils, en fait. Et ça, on le disait depuis le début en fait parce qu'elle n'a pas les moyens quelque part de de de mener peut-être la guerre qu'elle aurait peut-être souhaité contre le Hamas, mais quelque part, elle s'en donne pas les moyens. Euh on a bien vu par exemple dans la banlieue sud de Beou quand ils ont voulu toucher Salé Harouri, ils ont touché Salé Harouri, la
salle de réunion, les personnes qui étaient là, ils ont pas touché au-delà. Donc s'il voulait faire des des frappes ciblées et cetera, il pourrait le faire. C'est c'est pas du tout l'option qui a été qui a été choisie en fait. C'est c'est enfin c'est très clair. Et à côté de ça, il y a en plus il y a par ailleurs un ciblage. Non pas des combattants parce que quelque part ils ont peu les moyens de les cibler. Bon quand il ils peuvent ils les ciblent, je dis pas le contraire, mais ils ciblent aussi euh au-delà de la population de manière complètement aveugle. Il cible aussi des gens très précis qui sont des intellectuels, des journalistes, des médecins, des journalistes. Donc les journalistes, les seuls Gazaoui puisque la presse internationale peut pas
rentrer, qui travaille pour Algezera, qui travaillent pour les les pour les chaînes des différentes chaînes internationales qui sont les seuls sont très touchés, plus de 100 journalistes, il touchent des intellectuels, des universitaires. Il y a un certain nombre d'universitaires enfin que voilà avec qui nous on est en lien qui ont été siamment ciblés, c'est-à-dire qu'ils ont reçu un message leur disant qu'ils allaient être ciblés. Ils sont sortis de l'endroit où ils étaient et ont été tués. Je pense à quelqu'un qui s'appelle notamment RFAT Alir qui est un professeur, c'était un professeur de littérature anglaise qui a été siamment visé. Euh et on voit on voit on voit ce genre de choses aussi sur les médecins euh des universitaires, des personnes en fait qui finalement euh des
euh des universitaires, des scientifiques aussi de sciences dures, des médecins qui sont vraiment les personnes aussi qui permettent que la bande de Gaza bon bah euh voilà, elle est aussi enfin elle est un avenir, elle a une elle a elle a des élites. Enfin, la bande de Gaza, ça n'est pas que cette catastrophe humanitaire qu'on a devant les yeux aujourd'hui en fait hein. et aussi un pays avec des élites, des universitaires, des poètes, des artistes, des médecins voilà qui qui ont une renommée pour certains d'entre eux internationales et cetera. Donc et ça c'est clairement aussi visé. Donc donc bon, on peut quand même voilà se se se enfin au moins se poser plus que la question de qu'est-ce qui est visé.
C'est effectivement et c'est c'est tout un peuple. Donc ça ça paraît assez clair. Merci beaucoup Stéphanie d'être venue sur le plateau de l'émission populaire pour cette entretien pour sur Gaza et sur le droit international aussi. Je vous libère. Merci beaucoup. Et on va faire rentrer pour la dernière partie de notre émission. Désolé comme ça fait 1h20 1h30 d'émission, je suis obligé d'avancer. Alexandre Poatz qui est responsable plédoyer climat, finances et secteur privé à Haxf, bienvenue. Merci d'être là. On continue avec Gwen, Mariam et et Laurence pour la dernière partie de notre émission que l'on a appelé Davos, le nouveau concert des est le forum économique mondial qui se tient à Davos
donc du 15 au 20 janvier et où Macron se rendra demain mercredi. Déjà pour commencer, quel est le but du forum de Davos qui rassemble chaque année le goat de la politique et des affaires et qui a pour thème cette année reconstruire la confiance. [rires] On adore. C'est génial. Je te laisse la parole. Euh [grognement] le but euh c'est une bonne question. [rires] Bah en tout cas c'est vraiment Ouais, c'est ça, c'est le goat de des décideurs politiques économiques internationaux qui se retrouvent, ceux qui ont le pouvoir les puissants de ce monde qui se retrouvent, qui discutent un peu des enjeux du monde. Il y a pas vraiment de décisions qui sont prises à la fin. C'est plus un lieu de discussion et d'échange. Euh mais bon, nous c'est aussi l'occasion chaque année de de
publier notre rapport annuel. Justement, j'y viens. Voilà, [rires] pour interpeller. Voilà. Publie donc chaque année un rapport sur les inégalités. Le jour de l'ouverture du Davos. On peut y lire que depuis 2020, les cinq hommes les plus riches du monde ont doublé leur fortune tandis que dans le même temps, la richesse cumulé de 5 milliards de personnes a baissé. Mais aussi que si cette tendance se poursuit, ah ouais, nous pourrions voir dans près de 10 ans la fortune d'un multimilliardaire franchir pour la première fois le cap de 1000 milliards. C'est quel PIB par exemple ça ? 1000 milliards de dollars. C'est la moitié du PIB de la France à peu près. Ouais. Alors qu'il faudra encore 230 ans pour éradiquer la pauvreté. Amita Béard donc le directeur général exécutif
d'Oxfamme utilise le terme décennies de la division. H alors en quoi déjà c'est symbolique pour Oxfam de publier ce rapport le jour de l'ouverture de Davos ? Est-ce que tu peux nous en dire quelques mots aussi ? Oui [grognement] donc le but de le sortir à ce moment-là donc c'est d'interpeller ces puissants là et c'est chaque année un peu c'estes représentants d'un modèle économique donc d'un modèle économique qui depuis des décennies perdure et alimente les inégalités. Donc ça fait déjà plus de 10 ans qu'on a qu'on fait ce rapport et qu'on montre qu'il y a des inégalités. Alors un peu c'est un peu comme les degrés avec le réchauffement climatique chaque année ça s'accumule et en fait ça crée un réchauffement mais là un réchauffement social et ça crée des fractures. Et donc on parle
effectivement d'une décennie de la division d'une décennie des fractures depuis 2020 et la crise du Covid où on pensait qu'on pourrait remettre à plein un système économique qui est injuste et malheureusement c'est l'inverse qui s'est passé puisqu'on est plutôt dans une tendance d'accélération des inégalités encore. Et donc on pourrait voir comme tu l'as dit le premier trilliardaire. Alors nous on aime on aime bien ce mot de trilliardaire. Faudrait demander à l'Académie française comment définit cette nouvelle espèce. [rires] Mais c'est quelqu'un Ouais. qui aurait plus de 1000 milliards de dollars d'ici 10 ans. Donc pour avoir un peu un ordre d'idée des des chiffres dont on parle, si un de nous avait gagné 1 million d'euros par jour depuis la naissance de
Jésus-Christ, on serait pas aussi riche. Ah ouais ? Ah ouais. Chacun de nous. Bah pas tout réun une personne en mais c'est bien parce que sinon c'est impossible à se représenter vraiment trop de zéro là. Ouais c'est ça c'est il y a trop de zé alors appelle les états à réduire rapidement et radicalement le fossé entre les ultra riches et le reste de la société. Est-ce que tu peux nous donner quelques mesures qui pourraient endiguer les inégalités grandissantes et évidemment la pauvreté qui émane de cette de ces inégalités ? En fait, une des une des explications de ces inégalités qui s'accumulent, c'est le lien très étroit qu'ont les milliardaires avec les multinational. Et donc, on a entendu parler ces dernières années de super profit, de super dividendes et donc en fait ces profits
vont avant tout dans la main d'une poignée d'actionnaire dont une major une majorité d'ultra riche. Donc c'est comme ça qu'ils s'enrichissent. Donc nous, on propose un meilleur partage de la richesse au sein des multinationales pour aller vraiment au cœur de l'enjeu et donc qu'il y ait enfin je veux dire là dans le monde à l'heure actuelle, il y a 80 % des bénéfices des multinationales qui vont vers les actionnaires. Il faudrait réorienter rééquilibrer ce partage pour les travailleurs qui font face à une baisse de leur salaire réel dû à l'inflation et pour un investissement dans la transformation écologique de ces entreprises. Et la deuxième grosse mesure qu'on propose, rien nouveau, mais c'est une réforme de la fiscalité avec évidemment une taxation des fortunes
plus importante qui paye il faut le rappeler, aussi proportionnellement moins d'impôts en France et dans le monde que les classes moyennes et les classes populaires. Et donc, on propose notamment un ISF climatique donc qui taxer la fortune mais aussi les avoir une taxe carbone sur les actifs financiers. En fait, c'est un peu l'antitaxe carbone, l'antitaxe gilet jaune, plutôt d'aller taxer le consommateur euh euh le français moyen qui va utiliser son essence de tous les jours. On va mettre une taxe carbone sur les actifs euh que possèdent les multimillionnaires et les milliardaires. Ça les inciterait en fait à réorienter leurs investissements vers des entreprises bas carbone. Je rebondis sur ce que tu as dit par rapport à taxer les ultra riches, mais justement euh c'est
OK, on peut taxer les ultra riches, mais comment on lutte aussi contre l'évasion fiscale parce que il se barre à l'étranger en attendant peut-être Marianne B. Faut déjà remettre des emplois et des agents qui vont contrôler tout ça rien qui aci parce que nous le problème qu'on a c'est la bagarre qu'on qu'on mène par exemple en commission des finances et de il y a donc Charlotte Leduc qui fait un gros travail là-dessus pour la commission des finances et pour notre groupe. Mais on se rend compte que et ben on n pas les moyens en fait de lutter concrètement parce qu'on on supprime et on c'est dans la même logique que les les dégraissements d'emploi comme ils appellent dans les dans les fonctions publiques. Mais Bercy n'est pas épargné en fait. Donc on a à la fois un discours en nous disant bah
voilà, oui, on va mettre les moyens. Et en fait concrètement, il y a enfin il y a pas assez de gens pour faire ce travail là. Donc il y a déjà réinvestir dans les emplois enfin dans les agents nationaux qui pourraient travailler là-dessus. Et nous par exemple, on amende tous les ans au budget évidemment ces ces moyensl essaie de les les réinjecter. Des fois on les gagne, on gagne ces débats. Malheureusement derrière arrive un 493 qui rebalaye d'un coup ce qu'on peut gagner. Et on reprend évidemment beaucoup de batailles de manière commune d'ailleurs avec les autres députés de la NUPES sur les SF climatiques, sur ces enjeuxl qu'on a déposé, qu'on débat en commission et pas en hémicycle parce que là encore il y a 493 mais on essaie de faire cheminer ça aussi dans la tête des députés sur
conditionner les aides. Enfin voilà, il y a il y a énormément de choses parce que on a des débats des fois qui sont assez incroyables avec les macronismes. C'est-à-dire qu'une fois, moi je défends un amendement pour conditionner les les aides et faire en sorte que les investissements des par exemple des banques soient moins polluants parce que il y a il y a un enjeu. Et j'ai une réponse du rapporteur général qui dit "Mais attendez, les banques, elles font des efforts de transition écologique, elles ont mieux elles font en sorte que la rénovation de leurs locaux." Enfin, je leur dis mais je parle pas de ça. On parle enf c'est eux qui vont dans les ododrocarbur c'est quand même donc il y a vraiment enfin on nous prend pour des idiots. Donc c'est des batailles qu'on mène évidemment mais
il faut vraiment parler enfin sur l'évasion qui était le sujet de départ de moyens. Enfin on peut avoir un discours politique mais s'il y a personne derrière ça sert à rien. Je suis en train de voir que tu es responsable plédoyer climat finances et secteur privé et justement tu es tu as parlé de la taxe carbone et quel est le lien entre l'écologie et finances et secteur privé ? [grognement] Euh bah ouais, vous mentionnez le le l'enjeu de du secteur bancaire et des enjeux climatiques. En fait, c'est pas forcément intuitif mais les trois entreprises les plus polluantes de France, ce sont trois banques. C'est BNP, Paribas, Société Générale et Crédit Agricole. Alors, selon les calculs, Total arrive premier parfois, mais bon, voilà, en gros blamement, les les quatre se tirent
la bour en tout cas. Euh, elles ont chacune une une empreinte carbone supérieure à la France entière. Euh, et pourquoi ? parce queen fait elle continue d'investir dans des nouveaux projets fossiles. Elle continue de financer Total BP Chell et cetera. BNP Parbatas c'est la première banque dans le monde. Donc c'est pas juste donc au corico d'une certaine façon ironique mais la première banque dans le monde a financé les neuf premières majores du pétrole et du gaz dans le monde. Et donc d'ailleurs nous on a attaqué avec les amis de la terre et notre affaire à tous BNP Paris en justice à cause de ces financements dans les hydrocalbures. Donc c'est pas du tout un enjeu juste qui concerne la France. enjeu majeur et ce serait en fait conditionner les prêts des banques à des un plan de sortie des
éches faciles d'ici 2050, c'est pas trop radical non plus et à la fin de de l'extraction fossile. Donc c'est vraiment la régulation dont on a besoin là pour les banques. C'est pas juste une taxe carbone et cetera. On peut entendre souvent dire que ça être la taxe carbone le sujet pour ces mationnels. Non, c'est vraiment une régulation et arrêter les l'extraction fossile qui est absolument néfaste pour la planète. Et ouais. Marianne là-dessus. Ben oui, c'est c'est un des enjeux parce que enfin le travail fait par les ONG, par les associations Cataque justement pour parce que les banques on ignore et en fait on est des usagers, des clients des banques et je pense qu'il y a un enjeu aussi à en parler euh parce que le l'effet climatique des investissements des
banques aujourd'hui, il est il est incroyable. enfin, il est euh euh le c'est eux qui ont la main sur tout ça. Donc, il y a vraiment un enjeu aussi à dire aux gens en fait, choisir une banque, c'est alors il y a il y a la question évidemment de ce que ça nous coûte en terme de euh de frais, mais il y a aussi ce que ça coûte à la planète. Et ça c'est un vrai travail là aussi culturel à mener parce que on oublie d'en parler et c'est pas les choses qu'on regarde quand on va choisir sa banque savoir si les les taux sont comme ça ou si les frais bancaires sont comme ça en fait non il faut regarder et c'est vrai que le critèricole par exemple est une banque qui est très polluante en fait dans ces dans ces choix d'investissement. Et justement quand on est responsable
plédoyer climat financier secteur privé est-ce que on peut parler de en fait est-ce que tu peux nous expliquer ton métier ? [rires] Ouais, avec plaisir. En fait, plédoyer, ça veut dire défendre une cause. Euh donc euh c'est euh c'est un peu le lobby des ONG, à part qu'on défend l'intérêt général, on défend pas euh des sous pour Oxfor, il y a des bons et des mauvais lobby fin. Donc voilà, c'est un peu ça. Euh et euh donc on va voir à la fois en fait, il y a un travail de recherche, donc on produit des rapports tels que le rapport dont on vient de parler pour avoir des données et des recommandations. On a on a toujours des recommandations associées. Puis après, on va voir des décideurs politiques, par exemple, des députés, mais aussi des décideurs économiques. Donc, on va interpeller les
entreprises aussi. Donc ça c'est la partie un peu lobby. Euh malheureusement si cet échange était suffisant euh on le saurait. Bon du coup on va on va mettre une forme de rapport de force et donc on va utiliser les médias donc en sortant des rapports pour sensibiliser l'opinion publique et mobiliser les citoyens. Par exemple, on parlait des banques, on va créer des outils pour que on a tous un compte en banque, on puisse interpeller notre conseil bancaire ou qu'on puisse interpeller notre député et que chacun puisse approprier ce pouvoir citoyen et qu'on puisse emmener une forme de mobilisation citoyenne vers des actions qui favorisent la transition écologique et sociale. Mais c'est très précieux. Nous à l'émission populaire, on essaie de donner à voir comment se construit
l'Union populaire. Donc on a des syndicats, des associations, des ONG, des collectifs, des intellectuels qui viennent à l'émission et justement d'avoir Oxfemme pour la première fois sur le plateau de l'émission populaire avec des syndicats, des intellectuels et des élus, bah ça montre bien là comment on peut travailler ensemble parce que enfin le les rapports Coxfam sortent sont très précieux pour nous et pour le travail parlementaire et pour effectivement la mobilisation citoyenne que nous appelons nous de nos vœux. Est-ce que quelqu'un veut le mot de la fin ? Moi je vais juste boucler ta boucle sur Valérie PC elle est à Davos aussi donc elle est à Davos Valérie P comme ça tu peux remettre avant que tu arrives dans le R ça per finance énormément le collège tanisl c'est vrai
et plus que l'école que l'école publique en région de France ouais la région donc tout se répond puis on peut aussi finir par demander l'abolition du capitalisme qui [rires] qui nous rendrait quand même bien service à l'arrivée c'est les conclusions qu'on propos [rires] merci beaucoup à tous d'être venu sur le platea de l'émission populaire. On se retrouve mardi prochain à 19h30 et merci à toute l'équipe qui m'a aidé à monter cette émission. Je pense à tous les camarades qu'on voit en régie. Romain, Roméo, Sacha, Jérémy, Adélaï, Camille, Camille, est-ce que j'ai oublié quelqu'un ? Bastien évidemment. [rires] Et c'était une performance cette émission. On avait cinq parties, deux Skype, une chronique, enfin bref. Donc merci [rires] beaucoup à tous. On a le plateau en plus qui part en
Oui, j'ai dit Jérémy. Merci à tous. À mardi prochain. Bonne manif dimanche si je me trompe pas. À mardi 19h30. Ciao
Marianne Maximi