Questions politiques France Inter - Aurore Bergé - 21 janvier 2024
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[Musique] bonjour ravi de vous retrouver dans question politique l'émission politique du dimanche sur France Inter diffusé également sur France Info la télé et en partenariat avec le journal Le Monde Emmanuel Macron s'est donc longuement exprimé cela s'est passé mardi conférence de presse du président pour fixer normalement un nouveau cap pas sûr qu'il apparaisse si clairement aux yeux des français on va bien sûr en parler avec notre invité en attendant le réarmement serait en marche nouveau mantrra dans le discours du président Macron qui promet un réarmement civique un réarmement démocratique aussi et puis depuis cette semaine un réarmement démographique peut-on demander aux femmes aujourd'hui de faire tout simplement plus d'enfants la question sera posée à Aurore berger ministre délégué chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations elle est notre invitée ce dimanche dans question politique en direct et jusqu'à 13h question politique Karine Bécard sur France Inter bonjour Aurore berger merci d'avoir accepté notre invitation avec moi pour vous interviewer Nathalie saintric de France Télévision bonjour Nathalie bonjour à toutes à tous et claire gaâtinois ce dimanche avec nous également du journal Le Monde bonjour Claire bonjour alors on va démarrer cette émission comme toujours avec les images de la semaine je me tourne vers vous Aurore berger pour commencer quelle est l'image cette semaine dans la actualité que vous avez repéré que vous avez envie de sélectionner alors l'image que j'ai retenu c'est l'image de Sandrine josau qui est une députée qui est une femme debout et qui députée modemme mais c'est pas la couleur politique et la raison pour laquelle j'ai choisi qui est une femme debout parlementaire courageuse qui a subi ce qu'on appelle la soumission chimique alors il y a une enquête en cours le sujet n'est pas suelici mais qui surtout a mis en lumière ce combat qui est absolument essentiel longtemps on s'est dit que la soumission chimique vous savez c'était du GHB qu'on glissait comme ça ça dans un verre en boîte de nuit et puis en fait on voit que ça entre dans l'intimité dans l'intimité des familles puisque'on a eu vous vous souvenez sans doute ces témoignage épouvantable d'une femme qui pendant des années a été soumise par son mari et a subi des viols à répétition par des inconnus et qu'elle l'a découvert des années plus tard c'est sa fille maintenant qui porte ce combatlà ça peut être l'intimité parce que c'est un ami quelqu'un en qui on a confiance donc c'est aussi mettre en valeur une femme qui parle euh et le fait que la société l'écoute euh et une femme qui porte un combat qui est je crois très important de notre société mais ça veut dire que le gouvernement là par rapport à ce qui vient de se passer a envie de faire quelque chose et si oui quoi déjà la loi elle a été changée elle a été changée dès 2018 ce qui est important à dire c'est queaujourd'hui c'est un fait aggravant dans le cadre d'un viol évidemment d'avoir eu recours à la soumission chimique c'est même un délit à partentière donc la loi l'arsenal juridique judiciaire a été changé mais ça veut dire que face à un phénomène qui peut devenir un phénomène de société bah il faut encore une fois que la société tende l'ORE tend l'oreille à ces femmes qui encore une fois parce que dans la quasi totalité des cas ce sont des femmes qui sont victimes de soumission chimique et une société qui doit aussi être vigilante encore une fois c'est pas juste un fait qui se passe encore une fois en soirée ça peut se passer dans la plus totale de nos intimités ça peut être un parent sur un enfant ça peut être un compagnon sur une épouse ça peut être prévenir c'est compliqué quand même he ben c'est déjà je pense alerter sur ce que ça veut dire et et se dire qu'encore une fois souvent je pense que dans ces cas-là on essaie de mettre volontairement en recul de nous ces phénomènes en se disant quelque part ça ne peut arriver qu'aux autres on voit que ça arrive à des femmes qui sont exposées qui ont du cran donc non en vérité c'est n'importe quelle femme qui peut demain être victime et je crois que c'est aussi très important de le rappeler et de rappeler aussi par rapport à tous les débats qu'on entend vous savez quand les femmes prennent la parole il y a aucun intérêt pour une femme à s'exposer à prendre la parole c'est se mettre en danger quelque part de s'exposer c'est être ramené un statut qui pourrait être vu comme un statut de victime donc vous voulez dire qu'il faut mieux les écouter ouais je pense qu'il faut plus écouter la parole des femmes on va en reparler alors autre image de la semaine avec vous Nathalie sacric qu'est-ce que vous avez repéré vous en particulier j'ai choisi l'image du verdict enfin qui suit le verdict du jeune homme qui s'appelle Théodore laka qui était confronté à trois policiers alors vous savez on appelait ça l'affaire Théo on en avait même oublié de savoir de qui il s'agissait précisément les les trois policiers dont un qui a porté les coups qui ont été à l'origine d'un grave handicap puis qui une une perforation anale je vais pas rentrer dans les détails on été condamnés de 3 à 12 mois avec surcis à sortie d'interdiction d'exercer sur la voie publique ce que je voulais juste noter j'ai pas jugé le verdict je connais pas le dossier suffisamment à fond pour pouvoir se penser si c'est trop pas trop assez suffisant ce que je voulais saluer c'était la dignité des deux camps même si on peut pas les renvoyer dos à dos c'est-à-dire la famille de Théo alors je l'appelle Tho parce que tout le monde l'appelle Théo c'est pas un signe de non ça permet de mieux savoir pour que ça vous dise tout de suite quelque chose qui s'est tenu soudé tout le temps qui n'ont bien fait la différence entre le procès de la police et le procès de ces policiers qui avaient commiss ça qui ont de l'avocat Maître Antoine V qui a dit c'est pas le procès de la police mais le procès de violence illégitime en faisant bien la distinction alors que dans la salle et à l'extérieur il y en avait beaucoup des associations la famille trur et tout ça qui voulaient tirer Tho vers un combat généraliste contre les violence policière et faire de la politique en clair et que ce jeune homme a pris les choses en disant on va pas aller plus loin et que du côté de la police qui peut-être a trouvé qu'elle était passée une extrémiste qui a pas eu de prison ferme et que les réquisitions ont été enfin les la décision été en dessous des réquisition il y a eu on va pas faire appel ça on va pas en rajouter l'apaisement pour tout le monde je pense que je suis pas dans une espèce de rêve éveillé mais que si on jugeait vraiment les fait au lieu de faire des extensions politiques c'est-à-dire les policiers quand ils sont coupables les autres quand ils le sont sans en vouloir en faire des causes ça serait probablement beaucoup mieux les signes d'un pays très démocratique donc un exemple de procès selon vous en tout cas exemple de quelque chose qui non pas se passe bien parce que ça m'arrange mais qui est fait en fonction du droit et qui est une attitude remarquable et digne de la victime qui est quand même qui a attendu 7 ans son procès c'est vrai retour à la politique pure et dure avec vous clairetinois quelle photo vous avez choisi dites-nous alors j'ai choisi la photo de d'Emmanuel Macron on le voit dans la salle des fêtes de l'Élysée derrière un grand bureau blanc barré d'un bandeau tricolore c'était mardi he c'était sa conférence cétait l de de sa conférence de presse de mardi dernier exactement donc c'est intéressant parce qu'on sait que Emmanuel Macron aime bien se référer aux anciens chefs d'État on a tous pensé à Nicolas Sarkozi à Nicolas Sarkozi pardon lorsque l'Élysée a fait connaître les ministres de son nouveau gouvernement mais mardi c'était à de Gaulle qu'émanuel Macron voulait ressembler et le bureau compte là-dedans ce que le président a soigné la scénographie de sa conférence de presse au point de choisir ce bureau là plutôt qu'un pupitre pourra-t-il expliquer à ses équipes faire gaulien comme l'écrivait dans le monde Solen de de Royer alors le moindre détail a été pensé pour rappeler les conférences de presse du général en particulier celle de 1967 que les équipes de communicant du président ont visionné maintes et maintes fois et pour être fidèle aux images de l'époque le fauteuil du président a même été remonté de 20 cm afin que le rapport buste table soit le même que celui du général de Gaulle il faut quand même rappeler que le général mesur 1,96 Emmanuel Macron 1,73 et donc le président derrière son bureau c'est l'homme qui travaille voilà pour la forme pour le fond aussi les plus anciens se souviennent qu'en 1965 de gale avait longtemps évoqué lors de sa conférence de presse la ménagère qui veut un aspirateur une machine à laver et même une auto ça c'est le progrès disait de Gaulle et en même temps elle ne veut pas que les garçons mettent les pieds sur la table et que les filles ne rentrent pas la nuit ça c'est l'ordre expliquit donc le général l'ordre va avec le progrès répète Emmanuel Macron mardi soir le même qui en 2017 se référait déjà au grand homme en assurant comme De Gaulle je choisis le meilleur de la gauche et le meilleur de la droite alors j'en profite je vous pose une petite question supplémentaire claire Gatinois vous étiez à cette conférence de presse mardi soir vous avez posé une question euh une question que se pose sans doute beaucoup de d'auditeurs et de téléspectateurs est-ce que c'est compliqué de récupérer le micro et de pouvoir poser une question au président vous êtes 200 journalistes donc il y a du monde comment ça se passe exactement alors tout à fait c'est très compliqué et euh surtout petite précision c'est pas du tout programmé à l'avance c'estàd qu'on a toujours l'impression dans ce genre d'événement que euh il y a des stars de la télévision qui vont avoir droit à leurs questions et que tout a été programmé que il y a de de pauvres journalistes rubricard qui lèvent la main en vain là en fait au-delà de mes fonctions en tant que que rédactrice au service politique du monde je suis aussi membre du Bureau de l'Association de la presse présidentielle et donc on a formulé nos nos en faitm voilà exactement des recommandation pour que justement il y ait aucun il y a aucune contrainte qui p sur les journalistes qui puissent poser absolument toutes les questions que rien ne soit programmé à l'avance on souvient au moment de la campagne on avait tous les journalistes avaient rallé parce qu'on nous demandait les thèmes au préalable on dit non on donne pas les thèmes on doit être libre de poser toutes les questions qu'on veut et c'était le cas lorsque j'ai posé ma question et moi qui suis plus âgé bah je crois que c'était d'abord un rendez-vous avec lui-même on a compris que le Président de la République s'aimait beaucoup il aimait beaucoup s'entendre parler moi ce que je me pose comme question ce matin c'est qu'est-ce que les Français vont retenir de cette intervention alors je suis très embêté parce que j'ai fa la chic àalie qui ne se fait absolument pas c'était pour dire que moi je me rappelle très bien sousirac voir souseran que moi j'avais été testé par très précisément on est bien d'accord c'est la question sur la reprise desessai nucléaires ah oui d'accord donc on a progresséesp on avance donc on vient d'entendre ou de réentendre les propos très courts de Manuel bonpard le coordinateur de la France insoumis au lendemain de la conférence de presse d'Emmanuel Macron on reste dans le même sujet manuel bonpard qui était l'invité cette semaine de la matinale de France Inter or berger est-ce qu'il a tort manuel bonpard de nous dire que finalement ben le cap c'est pas très clair on n pas très bien compris finalement vers où on va ces trois prochaines années déjà les Français ils ont suivi la conférence de presse ce qui est quand même intéressant c'est-à-dire queon attend dans notre pays une parole et on attend d'abord en vérité la parole présidentielle la parole du président de de la République donc ça je crois que c'est quand même intéressant de de le noter ensuite on attend de choses dans ces conférences de presse on attend en effit un cap parce qu'on veut que le Président de la République trace une trajectoire pour le pays vous l'avez entendu oui on l'a entendu on l'a entendu c'est B vous l'avez d'ailleurs largement commenté que soit sur le réarmement après on est d'accord on est pas d'accord mais cet enjeu du réarmement ça veut dire quoi concrètement en terme réarmement de l'autorité dans notre pays alors est-ce que c'est l'autorité ou l'ordre de réarmement des services publics là où les Français nous attendent d'abord dire concrètement que ce soit sur les enjeux d'égalité que soit sur les enjeux de santé soit sur les enjeux d'éducation c'est ça qu'on veut d'abord c'est réarmer notre pays pour que chaque français ait la même promesse républicaine et que les services publics soient au niveau pour réussir à y répondre et puis ensuite je crois que c'était bien qu'il ait des propositions aussi très concrètes qui puissent être émises dans cette conférence de presse c'està-dire on n'est pas uniquement sur un président qui serait uniquement surplomb il y a les deux il y a on donne une trajectoire un cap et une vision et après on a des propositions très concrètees qui permettent de le porter clairetinois vous dites très justement qu'effectivement le président a proposé des ch choses extrêmement concrète on a parfois le sentiment que c'était pas le président de la République qu'on avait en face de nous mais un ministre et peut-être même si c'est pas du tout desobligeant un secrétaire d'État c'estd qu'on a un président qui rentre vraiment dans le détail qui propose des choses qui ne nécessiteront pas de passer par la loi est-ce que finalement c'est pas un un aveu d'impuissance cette conférence de presse pour montrer qu'Emmanuel Macron aimerait bien nous donner un cap mais que le temps des grandes réformes pour transformer la nation française est fini non je crois que c'est pas fini je crois que encore une fois on est finalement plus du tout habitué à avoir un président de la République qui a été réélu et ce qui veut dire à la fois qu'il doit réussir à démontrer qu'il y a une continuité dans l'action qu'il mène depuis 7 ans parce qu'on faire une rupture avec soi-même c'est quand même un peu compliqué et je crois que c'est pas forcément ça qui était souhaité par les Français sinon il n'aurait pas été réélu mais qu'on arrive à donner une nouvelle impulsion à ceinena et une nouvelle impulsion après 18 mois pendant lesquels on a bâti construit des réformes clés à la fois la question du travail puisque de l'assurance chômage à la question du RSA et à la réforme des retraites on a conduit ses réformes et puis tous les enjeux régaliens en concluant évidemment par la réforme immigration mais on a fait à la fois la réforme sécurité intérieure et la loi de programmation militaire donc ça veut dire qu'on sortait de 18 mois avec une cadence aussi de de réforme extrêmement puissante et où on le sait bien où médiatiquement bah ces deux grands axes immigration et retraite elles ont un peu écrasé aussi tout le reste c'est-à-dire que toute la bande passante médiatique elle s'est tourné là-dessus donc c'est comment on redonne un souffle et comment on redit à la fois le cap qu'on a mais qu'on a pas depuis 18 mois ou depuis 6 mois on donne un peu d'espace au Premier ministre parce que là et et je rebondis en fait sur la question de Claire excellente beaucoup de réformes ont été annoncées qui sont des réformêes par rapport effectivement au réformes à la réforme des retraites ou à donc Gabriel Atal il sert à quoi et quel espace il a non mais moi je pense qu'on assume très clairement nous sommes dans une 5è République est un régime présidentiel vous le dites comme vous voulez à la fin c'est ça c'est un régime présidentiel et dans un régime présidentiel il y a un gouvernement qui est là pour faire quoi qui est là pour déployer la feuille de route qui est portée par le Président de la République et sur laquelle il a été élu et en parlement évidemment dans une configuration nouvelle de majorité relative qui est là pour contester pour débattre pour améliorer pour renforcer parce que c'est la vie démocratique qui se passe là et que le Parlement d'ailleurs a été dé facto par la majorité relative renforcé dans ses prérogatives depuis 18 mois moi je me sens pas moins ministre parce que le président est plus président en fait ou alors il faut faire autre chose le président de la République il préside et donc à un moment il donne des orientations et je suis désolé mais moi je vois pas la difficulté d'avoir quelqu'un président de la République et qui rentre aussi encore une fois dans ce qui importe directement dans le quotidien des Français plusieurs sondages qui ont expliqué que prise séparément les mesures sur la Marseillaise les écrans tout ça j' étais pour qui serait contre hein dirait la Marseillaise on veut pas en entendre parler bon mais que globalement il l'avait pas trouvé convaincant c'est est-ce que c'est pas parce que les gros sujets qui préoccupent les français le pouvoir d'achat le logement la santé l'école tout ça n'a pas été il n'y a pas eu de TR de trois cas principaux alors le cap mais de TR on va mettre le paquet là-dessus c'est ça nos priorités est-ce que vous considérez pas que ça a manqué je ne dis pas qu'il faut pas s'occuper des choses du quotidien mais les choses symboliques bon la B la bass avait été fait par Gabriel hatal là on a eu un peu du vous voyez ce que je veux dire un truc symbolique morale et le gros on l'a pas eu le gros qui préup est-ce que vous pouvez encore le faire puisque la majorité est relative et qu'elle sort encore plus fracturée depuis la le projet de Loon peut encore agir la réponse est oui est-ce que tout doit passer par la loi la réponse est non est-ce que il faut continuer à réduire les déficits la réponse est aussi oui après il y a des sujets qui sont engagés que ce soit sur la question de la santé publique en particulier et de nos hôpitaux que ce soit sur la question de l'éducation et de comment on renforce aussi l'attractivité des métiers pour mieux soutenir les enseignants c'est déjà engagé est-ce que après on doit complètement extraire du symbolique moi je crois pas je CIS que les Français ils sont aussi attachés à ça et qu'ils attendent aussi du président de la République qu'il ait cette dimension là et qu'à un moment bah dans un cadre où on attend de lui qu'il développe une vision et bien à un moment ces aspects qui sont des aspects d'autorité d'ordre qui sont aussi des préalable nécessaire pour que l'école elle tienne debout à mon avis logement il y a pas de ministre pour l'instant sur le logement il y a pas une seule question excusez-moi il y a eu 2 heures de conférence de presse un journaliste n'a posé de questions sur le logement un proposinaire de liire je pense qu' il a fait exprès aussi de peut-être pas faire une heure de propos liminire sinon vous auriez ensuite dit qu'il était trop long donc en effet est-ce que c'est je trouve que les critiques elles sont désolé mais un petit peu contradictoire d'un côté on dit rentre trop dans le détail de l'autre on dit risque d'oublier les sujets donc à un moment il a développé moi je considère en tout cas que langue du réarmement et après c'est à nous de l'incarner et de le porter dans chacun de nos ministères réarmement moi ça fonctionne très bien ministè question de l'égalité entre les femmes et les hommes c'est aussi mais sur l'ensemble des des champs et n minist je crois que c'est à nous après de mettre en uvre la feuille de route alors on est dimanche on va pas refaire la conférence de presse de mardi s'il vous plaît regardons devant il y a une énorme crise sociale qu'on a devant nous c'est celle des agriculteurs qui manifestent partout est-ce qu'il a les épaules Gabriel hatal pour affronter cette crise agricole alors que il est là depuis 10 jours et surtout que ça n'a jamais été ses dossiers l'agriculture déjà on apprend et heureusement et ensuite s'il avait pas les épaules il serait pas Premier ministre donc je pense qu'il y a pas de suj làdessus moi je pense qu'il y a un cri d'alerte et d'alarme de nos agriculteurs comment on sort de tout ça déjà je pense qu'il faut leur la paix nos agriculteurs c'est leur premier message c'est-à-dire que cette espèce on leur laisse tout faire non c'est pas leur laisser tout faire mais on a l'agriculture qui est la plus saine et la plus durable au monde et quand à longueur de de de plateau et de tribunes on voit qu'ils sont en permanence attaqués qu'on sait que c'est une des professions où il y a le taux de suicide qui est le plus un des plus importants dans notre pays avec des gens qui qui travaillent et qui ne font que ça en vérité souvent de leur journée je crois qu'à un moment où oui il faut aussi que la société s'interroge et là encore est-ce que on est toujours en phase avec nous-mêmes c'est-à-dire je pense que les Français ont spontanément envie d'être en soutien de leurs agriculteurs parce qu'ils savent que c'est eux qui nous nourrissent parce qu'ils savent que ce sont des gens qui travaillent et qui sont extrêmement exigeants sur la manière avec laquelle ils travaillent mais sur lesquels à un moment on peut pas faire reposer toutes les contraintes de notre société et je pense que c'est ça un moment dont il souffre crement arrête c'està-dire qu'on fait le moins 10 an euh en terme de pesticid et tout on est déjà mieux 10 an on est déjà mie c'est le Gazo c'estd considère qu'on va interrompre toutes les aides qui va ça on rétablit on les aide d'un point de vue mais ils vont être reçus la semaine prochaine moi ce que je pense profondément c'est un il faut réaffirmer encore une fois ce qu'est notre agriculture la plus saine la plus durable au monde d'accord au monde donc est-ce que on doit ajouter en permanence de la contrainte qui pèse sur nos agriculteurs au risque d'ailleurs de se donner bonne conscience chez nous pour ensuite importer des produits qui sont eux moins 10 ans mais désolé c'est pas forcément une B sur les autres pays Espagne mais mais vous êtes en train de nous dire que finalement les normes environnementales ça va bien quoi ça je suis en train de réaffirmer et de dire qu'on a déjà l'agriculture qui est la plus durable au monde au monde donc ça veut dire que les efforts ont été réalisés que quand vous regardez statistiquement l'utilisation des pesticides notamment par nos agriculteurs ça n'a pas arrêté de baisser mais pourquoi parce que c'est eux qui en seraient les premières victimes et qu'en plus ça coûte cher donc c'est pas l'intérêt des agricurs de les utiliser est aller trop loin non je non parce que je pense que les agriculteurs ont pas besoin de moins d'Europe mais de plus d'Europe et si demain vous coupez la pack je pense qu'il y a beaucoup de nos agriculteurs qui savent pas tenir à la fin après c'est pas la même question d'avoir des aides et de les accompagner et de permettre des transitions et dans le même temps d'ajouter je crois des des normes sur des règlements de jacher sur bref qui à mon avis sont en train progressivement de de de fragiliser notre agriculture et notre modèle donc je crois que les agriculteurs c'est un bon symptôme en ver éé d'une société qui dit laissez-nous respirer laissez-nous travailler laissez-nous faire notre métier et bien le faire et je crois qu'en leur faisant plus confiance en faisant plus confiance à nos élus locaux c'est c'est aussi ce mouvement là qu'on doit démontrer Aurore berger je vrais vous faire écouter Emmanuel Macron al là je vais un peu me démentir parce que j'avais dit qu'on arrêtait de parler de la conférence de presse d'Emmanuel Macron de mardi mais on va le réécouter au moment où il parle du du rassemblement national il s'en est pris très énergiquement à Marine Le Pen et à Jordane Bardella c'est le pays c'est le pays c'est partie de la pauv isement collectif c'est le parti du mensonge et ça le continue de l'être c'est le parti qui a le programme qu' a complètement piqué à l'extrême gauche c'est partie qui continue à vous expliquer que la retraite à 60 ans est possible sans vous expliquer comment la financer partie qui vous explique qu'il faut augmenter le SMIC sans vous expliquer comment ça désindustrialisera pas le pays c'est le parti qui continue de vous expliquer des choses impossibles sur le plan économique et social pour affaiblir alors on l'a bien compris on agit on réforme on fait on fait on fait pour lutter contre le rassemblement national mais sur l'uniforme sur la Marseillaise dont on parlait à l'instant est-ce que ce sont pas des propositions du rassemblement national dont s'est inspiré Emmanuel Macron non mais à un moment heureusement que notre agenda il est pas dicté par l'extrême droite et par le rassemblement national natthalie SR tout à l'heure posait la question de bon sens qui peut être contre le fait d'enseigner la Marseillaise il y a un sondage terrifiant qui est sorti il y a quelques semaines qui démontre bien l'appauvrissement à un moment d'un certain nombre de nos générations sur des références historiques et culturelles qui sont majeures il joue pas sur le BIT qui ne savent pas ce que veut dire la rafle du valdive qui ne savent même plus ce que veut dire la Choa qui ne savent pas quelles sont des dates essentielles de l'histoire de notre pays et dans le même temps on voit ressurgir par exemple de l'antisémitisme donc à un moment se dire que le réarmement civique passe par le retour de de point de repère dans notre société que ça commence par l'école et notamment un creuser républicain extrêmement exigeant ben je crois que c'est ça alors je pose la question différemment quand un président et sa majorité passe un accord un deal à l'Assemblée euh sur le texte sur l'immigration alors que euh il a un certain nombre de mesures directement repris par la droite dure et l'extrême droite est-ce que il y a pas une ambiguïé est-ce qu'à ce moment-là malgré tout vous êtes encore audible non mais on n'est pas obligé de tomber dans dans tous les pièges qui sont volonirement tendu par l'extrême droite le ma vous avez passé un accord un deal avec le rassemblée nationale ou pas enfin quand est-ce qu'il y a eu un deal avec l'extrême droite à quel moment à quel momentel moment on a accepté le moindre amendement du rassemblement national ils ont tous été rejetés un par un quand est-ce qu'on a accepté la moindre proposition qui émanait de l'extrême droite on les a toutes rejeté une par une le matin même encore de du vote sur le texte immigration ils étaient sur vos plateaux en matinale en disant qu'il fallait voter contre ce texte qu'il fallait voter contre et puis quelques heures après pour espérer essayer mettre la majorité dans l'embara il disait mais finalement on va le voter doncment c'est quoi eux leur conviction c'est quoi eux ce qui défendent sur ces enjeux d'immigration nous on estès très clair on est très clair sur le fait que dans ce texte contre la volonté au départ de toute l'extrême droite et du rassemblement national on a évidemment tenu bon sur la nécessité par exemple de la régularisation qu'est-ce qu'on fait notamment d'ailleurs sur la santé en ce moment on continue à régulariser celles et ceux qui travaillent dans nos hôpitaux publics et qui sont aujourd'hui des personnes qui sont immigrées donc on a un discours qui est extrêmement clair mais si on si on pense qu'on va combattre l'extrême droite soit so en étant naïf soit en reprenant cette a c'est ni l'un ni l'autre c'est ni la naïveté qui nous permettra de gagner ni le fait qu'on reprenne cette c'est en étant clair avec nous-mêmes et avec ce qu'on défend y compris évidemment en matière d'immigration cl effectivement que et on l'a déjà vu avec Nicolas Sarkozi que reprendre les thèmes du rassemblement national ne contribue pas à le faire baisser mais je suis désolé je reviens sur le projet de loi immigration qui empreinte clairement au sujet de la préférence nationale qui met le camp présidentiel extrêmement mal à l'aise la preuve Emmanuel Mac lors de sa conférence de presse nous explique que le texte n'existe pas et se raccroche à la décision attendue du Conseil constitutionnel donc en fait c'est quoi vous vous faites un un projet de loi immigration vous demandez à ce que la la majorité le vote mais en fait vous ne vous vous ne l'assumez pas finalement non mais moi je suis là devant vous et j'ai pas de problème à l'assumer mais je suis désolée je laisserai pas dire encore expliquer que c'étaitcoup de rest tout mais je crois pas qu'il soit dans la majorité présidentielle qu' soit parlementaire memb du gouvernement il est maintenant il a défendu quand il était RPR des thes bien plus dur bien plus dur que le texte immigration qui a été qui a été adopté donc on pourrait aussi retrouver C déclaration ou ton il est dans la marche qui va avoir lieu cet après-midi contre non mais attendez contre il a le droit de marcher il a le droit de mobiliser a le droit de manifester c'est est-ce que vous comprenez ces Français qui décident aujourd'hui d'aller marcher contre la loi chacun est libre de ses positions çaappelle une démocratie donc chacun est libre de s'exprimer y compris contre une loi c'est la démocratie 5000 ce matin n en Loir Atlantique c'est beaucoup je sais pas si 5000 personnes c'est beaucoup je suis pas certaine mais je surtout je ne peux pas laisser dire que ce que la préférence nationale a été mise en place ça n'est pas vrai clargatinois avec ce texte mais ça n'est pas la mise en place de la préférence national des travailleurs pas vrai aujourd'hui dans la capacité que vous avez par exemple à percevoir le RSA vous avez déjà des conditions qui sont différentes en fonction de votre durée d'ancienneté sur le territoire national la préférence nationale c'est quoi ce serait de dire que comme vous êtes immigré vous n'avez droit à rien qu'on refuse que vous puissiez exercer dans notre pays des métiers est-ce que c'est ce qu'on fait non qu'on refuse que vous puissiez accéder à des allocations est-ce que c'est ce qu'on fait non après on met en place des règles qui existent déjà pour la prime d'activité pour le RSA ça n'est pas la préférence nationale mais à force je suis désolé mais d'insyer l'idée qu'on est en train de reprendre les thèses et les thèmes du rassemblement national là c'est sûr on leur donne une idé non mais attendez il y a une étude il y a une étude très intéressante du sintang Terranova par exemple qui vient d'être publiée qui a été en fin de semaine et qui détaille que 14 des 15 mesures du programme de Marine Le Pen lors de la dernière présidentielle en 2022 14 de ces 15 mesures sont reprises dans la loi à une exception près celle sur la me le le F tank Terra Terranova c'est embêant quand même précisément cette étude moi ce que je sais c'est que je combat le rassemblement national ce que je sais c'est que le Président de la République a été celui qui a permis de battre le rassemblement national dans les urnes s'il n'avait pas été candidat est-ce que cette issu là aurait été possible ou pas nul ne le sait autour de ce plateau nul ne le sait je crois qu'il a été très clair dans la conférence de presse et qu'encore une fois battre le rassemblement national ça n'est ni être naïf sur des phénomènes de société sur lesquels les Français attendent des réponses et évidemment ils en attendent de nous sur la question de l'immigration sur la question de l'autorité sur la question de l'identité mais ça n'est évidemment pas épousé leur thèse et donc c'est assumé en effet ce qui était peut-être pas le plus populaire parce que quand vous demandez aux Français si voulait par exemple qu'on puisse faire en sorte de régulariser et cetera c'était pas forcément la mesure qui était la plus populaire nous on l'a mise en ce texte parce qu'on estime que c'était essentiel et que ça correspond à nos valeurs alle une dernière question avant de passer à vos dossier généralement est-ce que vous vous ne considérez pas que Emmanuel Macron ayant senti qu'en gros il y avait une droitisation du pays a fait un gouvernement qui correspondait à cette droitisation quand on regarde dans les détails un gouvernement dont François baerou dit qu'il lui rappelle le RPR et qu'on voit que dans les gros postes les postes régaliens d'abord il y a pas de femme bon ça on va passer tout à l'heure et ensuite il y a des gens de droite ou d'origine de droite ce qui est pas mal enfin ce pas mal ce pas un mal en soi est-ce que vous ne trouvez pas que il y a quand même une orientation claire mais qui est peut-être assumée coup ça dire qu'en permanencef moi je comprends pas qu'on continue en permanence à nous renvoyer à nos origines politiques j'assume complètement d'avoir appartenu à un parti politique qui éit à dritance mais j'assume aussi en être parti pour un certain nombre de raisons qui ont fait qu'à un moment j'étais plus à l'aise avec ce qui était porté mais quelqu'un comme Bruno Le Maire quand il est candidat au législativ en 2017 il est sous quelle couleur en marche en marche donc à un moment est-ce qu'on considère que parce qu'il a été ministre Nicol SAR n'a pas le droit fait pas non on fait pas le non ça ça dat de 15 jours on refit pas la totalité du gouvernemental s'il vous PL pourquoi pas et pourquoi pas moi je suis désolée elle arrive à parler à à des Français auxquels beaucoup d'homm et femmes politiqu arrivent pas à parler à une France beaucoup plus populaire peut-être intéressant de se dire que cette femme qui a été ministre il en effet un certain nombre d'années qui est maire du 7e arrondissement elle elle arrive à s'adresser à une France plus populaire donc je crois que c'est aussi ça c'est aussi de la méritocratie républicaine c'est aussi ce parcours là qui est salué elle aurait pu sequer elle aurait pu ne pas y aller elle y allait et elle a rejoint quoi pas le projet qui est celui de président de la République c'est pas l'inverse qui s'est passé on n'a pas rejoint le projet des républicains ceux qui sont venus ont rejoint le nôtre allez on va parler de vos dossierers puisqu'on a avec nous la ministre à l'égalité femme homme et à la lutte contre les discriminations hororberger donc vous êtes avec nous sur le plateau de question politique en direct et jusqu'à 13h je le disais en introduction horore berger le président Macron a parlé cette semaine d'un réarmement démographique on a appris il y a quelques jours que la France était passée sous la barre symbolique des 700000 nouveaux nés par an alors ça veut dire quoi concrètement ce réarmement démographique de la France est-ce qu'on peut demander aux femmes aujourd'hui de faire plus d'enfants c'est pas exactement comme ça que la question va se poser c'est pas une injonction présidentielle de toute façon qui donnera envie à mon avis au français de faire des enfants donc la question elle est pas là le sujet c'est un vrai sujet de société c'est un couple sur quatre qui souhaite avoir un enfant et qui n'y arrive pas parce qu'il est frappé par l'infertilité ça veut dire que ça arrive dans toutes nos familles ça veut dire qu'on connaît tous des gens qui ont traversé des parcours qui sont extrêmement douloureux et la première cause d'infertilité pour les femmes c'est quoi c'est qu'elles font des enfants de plus en plus tard si c'est un choix c'est pas un problème la difficulté c'est que pour beaucoup d'entre elles c'est pas un choix parce que l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et ben en grande partie elle est pas faite et donc on a aujourd'hui à l'échelle moi de ma génération je pensais pas continuer à le vivre des femmes qui disent en fait je vais attendre je vais attendre 2 ans 5 ans 10 ans et puis je vais attendre jusqu'à un moment où ce sera peut-être trop tard parce que je serai plus en capacité d'avoir un enfant et donc ce réarmement c'est surtout se dire qu'on a un enjeu majeur Majeur d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes parce que la vraie rupture dans l'égalité économique entre les femmes et les hommes c'est le fait de devenir parents et c'est pas la même chose quand vous êtes un homme et quand vous êtes une femme encore aujourd'hui ENF coup je suis pas très bien parce que en gros vous dites les femmes il faut qu'elles fassent des enfants plus jeunes parce qu'elles sont plus fertiles plus jeunes et donc du coup elles vont rester à la maison après avo carère inér j'ai pas dit il faut j'ai dit que ça n'était pas normal qu'en 2024 des femmes qui avaient le désir de devenir mère renonce à ce désir ou reporte ce désir au risque de ne plus pouvoir avoir d'enfant ça c'est insupportable mais ça devrait insupporter toutes les féministes de ce pays de se dire qu'on a des femmes aujourd'hui qui renoncent au fait d'être maère juste parce que elles ont peur pour leur carrière c'est la possibilité de travailler de de de mêler le travail et tout on n pas entendu parler de crèche on a pas entendu parler de Y a ple de chos pe obsédé par le logement mais quand une famille se dit qu'en gros elle ne pourra pas avoir un appartement avec une pièce de plus et tout ça encourage pas forcément à faire des enfants mais il y a mil un facteurs il y a M un facteurs sur la baisse de la natalité il y a la question évidemment des modes de garde et notamment service public de la petite enfance comment on fait en sorte d'avoir plus de solutions évidemment qui puissent exister c'est évidemment la question du logement notamment quand on veut agrandir sa famille mais c'est aussi encore une fois un enjeu d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ça ne pèse pas sur de la même manière sur les carrières des hommes et sur les carrières des femmes regardez les courbes de progression salariale les courbes de progression professionnelle à un moment il y a une rupture et il y a une rupture à des che clés de la vie pour les femmes pourquoi parce qu'on anticipe qu'elle pourrait être mère et que surtout on les invite à prendre un peu plus de temps pour réfléchir à leur projet non mais leurs propres leurs propres époux leurs propres compagnons leur disent écoute maintenant tes mamans à la maison ça n'a pas beaucoup changé jus encore beaucoup je je enfin je suis désolé heureusement que les choses ont un petit peu changé alors après hommes qui pensent ça 40 % 40 % TR ça j'en suis bien d'accord mais ça veut dire qu'il y en a 60 % qui pensent heureusement différemment et qu'on a des paires qui envie de s'impliquer dans leur vie de leurs enfants qu'on a un congé paternité aujourd'hui qui existe 70 % des pères qui le prennent mais qui a des inégalités très fortes sociologique par exemple sur ce congé paternité quand vous êtes cadre vous le prenez parce que c'est valorisé dans vos entre reprise et quand vous êtes employé ouvrier vous le prenez pas parce que c'est pas forcément valorisé donc il y a aussi ça lutter contre les les stéréotypes de genre qui persiste regardz sur la question des métiers les fameux métiers de première ligne tous ceux qu'on a applaudi pendant la crise covid c'est quasiment que des emplois de femmes qui était en première ligne qui est en première ligne dans la petite enfance qui est en première ligne dans les épades qui en première sur les aides à domicile qui en première ligne à l'hôpital qui est en première ligne on est d'ord mais c'est mais c'est un enjeu aussi de stéréotype quand on dit qu'on va lutter pour l'égalité entre les femmes et les hommes c'est non seulement se dire bah que les petites filles de notre pays elles ont le droit de vouloir être mécanicienne ingénieur ou première ministre mais c'est aussi de se dire que les petits garçons c'est pas mal qu'il puissent être auxiliaire de puisculture c'est les deux et là-dessus c'est pas normal qu'on ait encore ces billets de genre qui persiste et qui derrière bah flingue aussi des carrières fragilise des carrières fait 50ce mais qu'est-ce que vous faites du coup parce que c'est vrai qu'on a entendu parler du congé de naissance on on entend pas parler de mesures pour lutter contre ces discriminations et ces stéréotypes de peut-être aussi pour ça que j'ai été nommé c'est qui est ce combat là qu'on qu'on doit porter notamment avec Bruno Lemer sur la question des entreprises comment on fait en sorte que le fait de devenir parent ben ne flingue pas encore une fois votre vie professionnelle votre carrière professionnelle quand vous êtes une femme au risque sinon vous renonciez au fait d'avoir envie de devenir mère encore une fois l'idée n'est pas de dire faire des faites des enfants ou d'obliger qui que ce soit mais de donner plus de liberté de donner plus de choix et qu'encore une fois bah qui est pas en permanence cette discrimination euh qui persiste euh et qui fragilise les femmes sil y a s'il y a discrimination dans les entreprises on va jusqu'où on sanctionne les entreprises on un index qu'on a on a été les premiers en Europe à créer un index salarial pour mesurer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés il est en train d'être revu parce que il y a encore des billets qui persistent et cetera moi je pense qu'il faut avoir aucun tabou en la matière si un moment il faut aller plus loin en tout cas moi je je peux pas accep non non j'ai aucun mal à le dire j'ai aucun mal dire que s'il faut des sanctions on pourra s'y engager parce que moi je peux pas considérer que c'est normal que à l'échelle de ma génération le fameux slogan un travail égal c'est l'air égal ce soit pas une réalité mais que ça reste encore trop du slogan il y a 25 % d'écart de rémunération et et ça c'est encore une fois c'est toute votre vie professionnelle derrière quiathti c'est votre retraite aussi qui en on en avait beaucoup parlé au moment de la réforme des retraites la retraite des femmes qui était de 40 % inférieur mais 40 % inférieur c'est parce que les problèmes ils sont évidemment dans leur vie professionnelle cl le problème de de l'effondrement de la natalité et surtout un problème économique en fait le la question se posera dans quelques années du coup de financer notre modèle social est-ce qu'à court terme pour compenser ça il faudrait pas avoir recours à plus d'immigration bah déjà on va pas dire aux gens on fait des enfants parce que notre modèle social sera en péril je pense qu'il y a pas un Français qui aura envie de faire un enfant pour sauver notre modèle social je pense que ça c'est pas un argument qui est pertinent mais c'est vrai que des facto ça pourra avoir des répercussions si on a de moins en moins naessance mais c'est aussi un sujet sur comment on pro notre pays le fait d'avoir des enfants dit aussi quelque chose de l'état d'un pays de l'enthousiasme qu'on a ou pas de l'espérance qu'on a ou pas et quand vous êtes en permanence dans une société qu'on dit fracturée qu'on dit plus fragile la question du retour de la guerre la question de l'inflation évidemment tout ça ça aussi un impact sur la manière avec laquelle vous vous projetez dans l'avenir donc c'est c'est aussi ça c'est quand on parle de d'un câ d'une vision d'une trajectoire mais de facto c'est aussi un symptôme d'une société qui se projette pas suffisamment je vrais vienent et qu'on parle très clairement de ce grand plan sur l'infertilité euh je découvre ce matin dans la presse qu'il va y avoir des diagnostics qui vont être proposés aux jeunes femmes de 25 ans gratuitement pour effectivement voir si elles sont suffisamment Fertil ou pas euh là là vous me confirmez quand même que à 25 ans si jamais elles sont peu fertiles elles vont pas rester à la maison elles vont pas se dire il faut que je me concentre vraiment pour avoir des enfants comment ça marche arrêtez ENF encore une fois c'est l'infertilité c'est d'abord un drame absolu pour des hommes et des femmes qui espèrent avoir un enfant et qui n'y arrivent pas c'est c'est d'abord un drame en fait c'est c'est pas une question gadget et pendant très longtemps ça a été tabou et c'est encore plus tabou qu'and on parle de d'infertilité masculine par quand vous êtes un homme vous n'arrivez pas à avoir un enfant Vous vous en parlez à qui en fait mais le diagnostic don je viens se parler il existera ou pas bah en tout cas c'est une piste qui a été qui est portée par l'sée moi je trouve que c'est une bonne piste on va voir des bilans de prévention qui existent en vérité dans nos parcours de femmes à quel moment cette question nous en a parlé dans les parcours d'hommes à quel moment cette question on en parle à qui on en parle ben malheureusement on en parle souvent quand c'est trop tard et c'est évidemment ça va de paire avec la question de notre santé publique combien de femmes aujourd'hui n'ont plus de gynécologu on parle des déserts médicaux vous avez 16 départements en France où il y a même pas un gynécologue donc c'est aussi ça c'est la question de la santé des femmes de l'accès pour les femmes à une santé et à une prise en charge de qualité heureusement qu'on a des sages-femmes on a d'ailleurs élargit beaucoup leurs compétences et et heureusement qu'elles sont là c'est souvent là encore des femmes qui exercent ces métiers là mais c'est c'est tout un parcours en vité donc c'est pas un sujet gadget c'est pas un petit sujet c'est c'est d'abord un sujet évidemment intime mais qui devient un sujet de société quand vous avez un couple sur quatre qui espère avoir un enfant c'est une question de liberté de choix et qui n'y arrive pas et moi j'ai envie d'être aussi une ministre qui porte encore une fois des des progrès dans notre société on soyz concrète il y aura quoi dans ce grand plan infertilité ou fertilité déjà un enjeu encore une fois de prévention parce que ça peut être un enjeu évidemment de santé de santé publique la question aussi des parcours de PMA je pense que quand la PMA a été généralisée ouverte à toutes les femmes qui a un vrai progrès qu'on a réussi à porter peut-être qu'on a entendu la petite musique de se dire bah grâce à ça finalement ça va régler tous les problèmes ça n'est pas vrai la PMA sont des parcours difficiles sont des parcours aussi douloureux sont des parcours aussi d'abord émaillés d'échec donc est-ce qu'il faut mieux accompagner aussi ces parcours on s'est posé la la question de est-ce qu'il faut créer un par exemple pour les femmes qui sont dans ces processus et dans ces parcours pour leur faciliter la vie et faciliter l'accès à à ces parcours de PMA il y a le congé de naissance moi dès que j'ai été nommé j'avais porté ce sujet depuis 6 mois sur la création la la refonte du du congé parental congé parental aujourd'hui ça marche pas il y a même pas 1 % des paires qui l'utilise parce que c'est très peu indemnisé c'est maximum 430 € par mois vous venez d'avoir un enfant en général ça coûte cher donc si vous gagnez 2 ou 3000 € et du jour au lendemain vous voulez vous arrê vous avez plus 430 € bah vous savez pas faire face dans V et donc du coup il faudrait une indemnité deune fourchette de combien à combien par exemple ce qu'on veut c'est que ce soit proportionné au dernier niveau de revenu évidemment avec un plafond on pourra pas maintenir 100 % du salaire et quels que soient les plafonds de revenu donc c'est ça qu'on est en train de travailler en lien avec les partenaires sociaux aussi l'idée c'est que ce soit l'état l'assurance maladie qui puisse le prendre en charge et là encore je crois qu'il y a un rôle majeur des entreprises il y a déjà beaucoup d'entreprises qui s'engagent qui complètes qui donnent des jours de congés supplémentaires des semaines supplémentaires des indemnisations qui vont au-delà de du barê légal ben je crois que c'est un mouvement un peu général qu'on doit lancer alors il faut qu'on parle aussi de l'affaire de pardieu Aurore berger pas de changement de ligne du président Macron c'est ce qu'on a entendu mardi il est toujours sur le principe de la présomption d'innocence on comprend mais qu'est-ce que vous dites aux femmes victime de Gérard de pardieu il y a une quinzaine de femmes aujourd'hui qui accusent Gérard de pardieu de violence sexuelle mais déjà le Président il a pas il a pas du tout éluder cette question et il a dit les deux il a rappelé et ce qui est heureux quand même pour un président de la République principe essentiel de notre État de droit qui est la question de la présomption d'innocence et je crois qu'il faut en permanence rappeler rappeler ce point mais il a immédiatement parler de la parole des femmes il a aussi dit qu' qu'on pouvait être fier d'être représenté à l'étranger par Gérard pardu ça c'était lors de sa première expression vous tes vous aussi d'être représenté par il a jamais dit moi je veux bien qu'on recrée de la polémique sur de la polémique il n'a jamais dit et à aucun moment que les propos de Gérard pardieu notamment ceux qui ont été diffusé dans complément d'enquête et des propos qui nous rendaient fier évidemment que non et qu' a aucun parent autour de cette table ou qui nous écoute qui accepterait qu'on parle de cette manière-là de son enfant donc non par contre je pense qu'il faut arriver à tenir et c'est un discours qui est exigeant mais qui est nécessaire à la fois la question de la présomption d'innocence et dire aux femmes qui sont victimes de violence qu'elles soient sexistes sexuell ou qu'elles subissent les coûts de leurs compagnons encore 94 femmes en 2023 qui ont été assassinées par leur conjoint ou leurs compagnons que la seule vérité qui peut exister dans notre répuque dans notre démocratie c'est la vérité judiciaire ce qui suppose et c'est ce que fait la justice évidemment d'accompagner au mieux ces femmes et que la société tende dans l'oreille quand elle s'exprime une petite question sur les européennes parce qu'on en a pas parlé on a vu la colère d'Emmanuel Macron tout à l'heure dire il faut se mobiliser on voit pas de tête de list on va attendre combien de temps enfin on pens Mo longtemps possible alors quels sont les profils je c'est pas à moi de de faire le à vous d'avoir une idée quand même en tout cas dans la presse ce matin on comprend que Olivier verérant Clément baaune et Pascal cfin c'est fini voilà et on certain même ajoute Thierry Breton aussi donc écoutez l'avantage c'est que vous avez cité beaucoup non il y a peut-être aussi des femmes qu'on peut qu'on peut citer et donc il y aura une tête de liste évidemment il faut que so mais ça vous aura pas échapper peut-être que les campagnes européennes vous le savez très bien en général déjà comm remblement national peut-être mais elle se cristallise surtout dans les toutes dernières semaines bien que ce soit aussi une campagne sur les enjeux européens et que ce serait bien d'aller questionner le rassemblement national sur leur vote au Parlement européen non non non mais attendez on va pas faire de la politique là par de parler concrementonisé Marine Le Pen dernière de list pour avoir son nom sur le bulletin et il commence à faire de ça un référendum antimacron quand est-ce que on va se réveiller de l'autre côté je rappelle qu'on je rappelle qu'on a 4 mois et demi 4 mois et demi du scrutin européen c'est très éveillé je pense que on sera très au clair qu'il faut que ça aille évidemment vite pour qu'on ait une tête de liste et une liste au-delà d'une tête de liste moi j'ignore complètement le numéro 2 le numéro 3 du rassemblement national il mise tout en effet sur un homme sur une image très bien mais au-delà de l'image j'aimerais bien qu'on l'interroge un peu sur ses convictions s'il en a ça va être fait ça sera bien des débats par exemple voz mais les débats ils existeront mais à mon avis vous convoquerez pas sur cette chaîne ou d'autres des débats 4 mois avant je pense qu'on sera plutôt invité un mois ou 3 semaines avant donc rassurez-vous on aura une tête de liste et on a des convictions sur les questions européennes qui ne souffrent mais vraiment d'aucune approximation on sait exactement qu' notre projet et on est très au clair sur les enjeux européens contrairement à beaucoup d'autres partis regardez côté LR quand vous avez d'un côté un doute à un moment exist bah oui mais c'est ma réponse entre Michel Barnier ou François Xavier bami vous voyez bien quand même qu'on est plus du tout sur la même ligne quand même donc ils ont fait un autre benami maintenant le sa juste dernière question très politique Amélie ouestera qui est la N enfin qui est toujours ministre des sport mais qui est également ministre de l'éducation nationale elle peut rester ou elle est devenue trop fragilisée je sais pas pourquoi elle aurait pas la possibilité de rester d'être ministre de l'éducation nationale je pense qu'à un moment il faut qu'on qu'on arrête avec ce sujet là enfin je suis désolé mais un rouvrir la guerre en que certains essayent de rouvrir la guerre entre le privé et public est une très mauvaise idée on a un système qui fonctionne et qui fonctionne bien et notre responsabilité par contre c'est évidemment de garantir que l'ensemble des établissements qu'il soit privé sous contrat ou qu'il soit public respecte scrupuleusement scrupuleusement les règles dans notre pays dans notre République ça a été rappelé à l'établissement en question notamment sur la question de parcours sup par la ministre de l'enseignement supérieur de la recherche par contre all est fouillé dans l'intimité des famille jusque maintenant aux notes d'un des enfants de la ministre je trouve que c'est insupportable n'est pas au ni pardonnez-moi mais la question c'est pas seulement la l'idée de la d'une guerre entre école privée et école publique qui voudraou la le sujet c'est quand même que la ministre pardonnez-moi mais le mensong en politique c'est quand même assez désastreux et c'est c'est c'est pour ça aussi juste est-ce qu'elle est trop fragilisée ou pas moi je pense qu'elle est ministre ça fait quelques jours la peine qu'elle est nommée et si elle a été nommée à ce poste là c'est pas un hasard merci Aurore berger vous restez bien sûr avec nous c'est le moment d'accueillir notre deuxè invité pour le livre de la semaine France interre question politique Karine bcard installez-vous bonjour Vincent jambbrin bonjour Merci d'avoir rejoint le plateau de question politique soyez le bienvenu vous êtes Le Maire les républicains de l'il les rose c'est dans le valde Marne dans banlieu parisienne la France entière vous a découvert l'été dernier au moment des émeutes qui ont embrasé le pays votre commune a été par parulièrement touché votre maison a été visée votre votre épouse votre femme a également été blessée alors vous auriez pu tout lâcher et puis vous avez décidé au contraire de bah de continuer de vous mobiliser encore plus sur tous ces sujets et c'est de cela de ce moment de de bascul de rupture que vous racontez très bien dans votre livre dans ce livre qui s'appelle les deux Frances qui vient de sortir aux éditions Albin Michel Vincent jeanbrin quand vous parlez des deux Frances vous parlez de quelle France et pourquoi elle s'oppose d'abord merci de de me permettre de prendre la parole sur ces sujets là qui comme vous l'avez dit me tiennent profondément à cœur en fait ces émeutes elles mettent en évidence en lumière ce qu'avait très bien décrit Gérard Colomb quand il disait aujourd'hui côte à côte demain face à face ces émeutes nous montrent que en fait on y est ça y est il y a des Frances face- à face alors heureusement elles sont pas équivalentes he il y a une minorité ce que j'appelle la France du chaos celles et ceux qui veulent détruire abattre la République que ce soit physique avec les caïdes qui gangrainent nos cités qui sont organisés maintenant en mafia avec les séparatistes d'un autre côté c'est un autre combat c'est une autre forme de violence contre la République mais ils sont là ils sont très présents et beaucoup beaucoup de collègues maires toute tendance politique confondu constate aujourd'hui une forme d'impuissance de la République à résister à ces deux formes d'agression et puis dans la France du chaos je me permettrai de rajouter ceux qui mettent de l'huile sur le feu on se souvient d'un Jean-Luc Mélenchon qui n'hésitait pas à faire la liste de ce qu'on avait le droit ou pas de brûler il est pas mis les maisons des mers est-ce que vous voulez c'est comme ça et en l'occurrence il y a cette France du koos qui met de l'huile sur le feu et puis a aussi ceux qui se frotte les mains de voir ce chaos je pense notamment à l'extrême droite vous en AZ beaucoup parlé sur le plateau tout à l'heure c'est tout ça que je désigne d'une certaine manière comme adversaire de notre République et qu'il faut qu'on combatte et de l'autre côté je je vois le camp du sursaut c'est toutes celles et ceux qui ont pas encore renoncé celles et ceux qui se battent des policiers qui malgré tout restent des médecins qui malgré l'état de l'hôpital restent des prof ur qui continuent à se battre avec conviction et on énormément les élus bien sûr et ce que je dis simplement c'est que ce que j'essaie de dire modestement dans le livre mais il y a deux camps et c'est plus possible de rester au milieu choisissez je le dis au français choisissez votre camp parce que ne rien faire ne rien dire faire semblant de pas voir c'est déjà choisir le camp du chaos il se renforce de notre inaction vous savez on dit le mal triomphe quand les hommes de bien regardent ailleurs et bien j'invite j'appelle les hommes de bien à s'investir dans le camp du sursau votre Rael concerne majoritairement les politiques ou surtout la société parce que on a l'impression et c'est ce qu'elle dit également Emmanuel Macron mais ce qu' disent d' politique c'est qu'il faut que tout le monde se ressaisisse c'est les gens dans la rue les parents les enfants Les grands-parents les gens qui voi passer quelque chose dans la rue donc c'est pas quelque chose de politique qui est une adresse spécifique au gouvernement votre démarche c'est alors le gouvernement évidemment qu'on interpelle le gouvernement bien sûr mais euh il faut dire aux Français arrêtons de tout attendre d'un responsable qui qui soit responsable politique qui soit président de la République qui soit ministre ça ça n'est pas suffisant c'est une œuvre collective qu'il faut réagir dans la France du sursaut pour moi c'est effectivement tous les citoyens si les politiques que qui sont responsables vous plaisent pas investissez-vous remplacez-les allez-y investissez-vous en politique si l'école vous plaît pas rentrez dans l'école en tant que parent d'élèves ou en tant qu'enseignant si l'hôpital vous plaît plus allez-y investissez-vous c'est fondamental il y a pas de petit geste quand on est 67 millions à les faire claire vous vouliez dire quelque chose oui avoir une un petit éclaircissement en fait vous parlez de de France vous parlez d'adversaire qu'il faut combattre qu'est-ce que ça veut dire exactement c'est c'est une injonction à la guerre civile c'est c'est c'est quoi cette France qu'il faut combattre alors mon sentiment c'est pour l'avoir vécu très directement cet été et pour en avoir discuté avec beaucoup de collègues qui ont vécu ces émeutes la guerre civile d'une certaine manière elle a elle a ouvert son premier chapitre avec ces émeutes on a eu des enfants de la République des Français élevé à l'école de la République qui ont été dans notre tissu associatif qui ont été accompagnés qui ont été aidés qui ont bénéficié de la solidarité nationale avec leur famille qui ont pris les armes contre la République CIV c'est un peu excessif peut-être attendez je termine parce que quand vous avez des gamins mais qui sont encore une fois des Français et qui se promènent dans les rues avec des haches qui poursuivent les pompiers avec des piolets qui font des réserves de cocktail Molotof pour brûler non pas n'importe quoi mais les mairies les relaismairies les symboles de de la République vous savez quand on était à l'Élysée quelques jours après les émeutes je discute avec des collègues maires qui me disent deux bâtiments administratifs identiques avec les mêmes inscriptions les mêmes lettrages il y en a un seul qui a attaqué celui qui était pas voisé de drapeau tricolore l'autre il était pas touché et ça je je je veux pas être alarmist je veux pas vous donner le sentiment qu'il y a une guerre civile aujourd'hui dans les rues je dis qu'il y a eu un premier sursaut il y a eu un phénomène annonciateur et la vérité c'est que comme il y a eu quasiment aucune conséquence je prends l'exemple de ma commune aucune interpellation aucune ation pendant ces émeutes ça veut dire que on on a franchi la ligne on a testé il s'est rien passé il y a pas eu de sanction alors c'est quoi la prochaine étape et donc pardon je voulais juste répondre à la question parce que j'ai pas répondu à votre question il a il y a bien ce sentiment déjà de de de de conflit insurrectionnel et donc moi je dis simplement maintenant faut ouvrir les yeux et accepter de dire accepter de dire qu'aujourd'hui la République française à laquelle nous tenons qui est ouverte égalitaire fraternelle elle a des adversaires et donc la fraternité elle se défend pas en disant à tout le monde allez-y comportez-vous comme vous voulez elle se défend en disant bah si vous n'êtes pas d'accord avec cet idéal républicain nous devons vous combattre alors il y a différents champs il y a le champ très concret des mafias des caïdes des gangs et là pardon oui il faut un affrontement réellement et et je crois que je je serai cet après-midi avec Gérald harmanin qui vient dans le valde mararne dans mon département à crétaille faire des annonces on en attend beaucoup parce que il y a urgence et puis il y a la question des séparatistes où là il faut que collectivement on définisse comment on refait pardon du mot du prosélitisme républain alors on va poser la question justement à la ministre je vais poser la question s'il vous plaît à la ministre qui est sur le plateau et qu'on entend plus je voudrais savoir qu'elle P ce qu'elle pense de tout ce qu'on entend est-ce qu'effectivement vous êtes d'accord avec ce mot de guerre civile et surtout qu'est-ce que le gouvernement va faire vous venez pas d'arriver au gouvernement vous étiez déjà on a entendu Emmanuel Macron à sa conférence de de presse il a très peu été question de la vie il a très peu été question des quartiers des banlieux oui parce qu'il a dit lui-même la question c'est pas un niè plan banlieu c'est pas ça qui est attendu c'est pas ça je crois d'ailleurs qui a attendu des élus locaux qui ont subi eux-mêmes parfois jusqu'à leur propre domicile ces violences et ces violences urbaines qui sont pas non plus neuve donc c'est pour ça que c'est compliqué je pense de comme tu fais de dater de maintenant parce qu'en vérité on voit bien que il y a 10 ans il y a 20 ans on a déjà eu ces mobilisations elles n'ont peut-être pas eu la même ampleur mais la différence c'est qu'elles ont duré très peu de temps finalement celle-ci il y a une mobilisation quand même des forces de l'ordre assez exceptionnelle il y a eu des condamnations et je pense que c'est important de le dire y compris de celles et ceux qui ont professé la haine sur les réseaux sociaux et qui a pas de sentiment aussi d'impunité après il y a un phénomène majeur qui est le fait qu'on a deslinquant de plus en plus jeunes qui sont allés dans la rue c'était des enfants même pas des adolescents pour certains à 12 ou à 13 ans ce qui évidemment interroge sur la question des parents sur la responsabilité des parents et l'accompagnement qu'on doit aussi à ses parents par qu' avait une surreprésentation notamment d'enfants issus de famille monoparental donc on reboucle aussi avec ces phénomènes là de société ce qui est intéressant aussi pardon au-delà de là où il y a eu des mobilisations et des des violences c'est là où il y en a pas eu et il y a un certain nombre de villes où on s'attendait potentiellement à ce que ça existe ça n'a pas été le cas il faut aussi aller voir pourquoi justement certaines villes ont tenu aussi mieux que d'autres alors pourquoi mais justement les solutions vos solutions tourne beaucoup autour du logement Vincent jbrinellation excusez-moi j'ai pas compris pourquoi il en a pas eu parce que vous dit c'est c'est pour ça si je peux juste d'un mot peut-être réagir en disant la la première des chosa pas les réponses on a'ura pas les solutions mais bon pardon avec grand plaisir il vous reste une minute une minute alors vous dire que on a effectivement pas réagi enfin qu'on a vécu là c'est pas les violences qu'on a pu connaître par le passé là il y a la République était ciblée c'était pas le cas des violences urbaines même dans ma commune il y en avait régulièrement là c'était différent et je pense que il faut être accepter l'idée que on a été très faible à l'échelle nationale en matière de sanction le président de la République parlait de plus de 10000 hémetiers mobilisés combien de condamnations sur 10000 hmetiers référencés même pas 1000 et sur lesqueles la plart des condamnations sont très très légères à villeenuveeleroi l'incendiaire de la mairie a été relâché il a été relâché là on a enfinf sur les solutions du logement il y il y a d'abord la nécessité d'un choc d'autorité il faut que on donne beaucoup plus de puissance de nos à nos policier c'est une priorité et notamment en contventionnalisant c'est en gros ils peuvent fctionner tout de suite et et qu'onattende pas 4 Mo 6 mois avec le juge c'est fondamental pour recréer la confiance en la République parce que sinon les citoyens qui sont dans ces quartiers n'osent plus rien dire n'osent plus rien faire et ensuite moi je fais partie de ceux qui pensent qu'il faut avoir un choc sur la question du logement et notamment du logement social en mettant fin en logement à vie en créant des vrais parcours pour les résidents mais aussi pour les résidences elles-mêmes pour qu'on dise demain un bâtiment quand il est construit il a pas vocation à être éternellement pour du logement social il est construit avec les mêmes normes de qualité parce qu'un jour ou l'autre il va repasser dans le privé alors là vous faites vos propositions on attend des secrétaires d'État il manque un secrétaire d'État logement vous êtes candidat ou pas vous demandez à moi je suis candidat à ce qu'on trouve des solutions vous pourez rentrer dans le gouvernement vécu cet été ce qu'on a vécu cet été pour ma famille et pour moi nécessite que il se passe quelque chose que ce soit pas arrivé pour rien et c'est pour ça que ma conviction celle de mon épouse et celle de ceux qui nous entourent discuter avec tout le monde pour que on avance maintenant la la question de réussir enfin à avoir les lois dont ce pays a besoin pose la question de la majorité absolue à l'Assemblée nationale et ça c'est la responsabilité du gouvernement qui doit poser les conditions et trouver les conditions de ça merci à tous les deux merci Vincent jambrin je rappelle le titre de votre livre les deux Frances merci à vous également Aurore berger d'être venu sur le plateau de question politiqu je vous dis à la semaine prochaine bonne fin de weekend
Aurore Bergé