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Discours / meetingParti socialiste (sur YouTube)· 23 octobre 2026 2 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Derrière chaque vitrine détruite, il y a un commerçant - Dorine Bregman

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Derrière chaque vitrine détruite, il y a un commerçant, il y a un lieu de travail, des salariés à payer, des familles à nourrir et des années d'efforts. »
  • 0:36Invité politiqueFait
    « Ces commerçants, ce weekend, vous les avez complètement abandonnés. »
  • 1:14Invité politiquePromesse
    « L'État doit protéger, réparer et permettre de reprendre l'activité. C'est une question d'État de droit. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « Par la faillite de votre gouvernement ce weekend, par vos promesses non tenues, les commerçants n'auront pas le temps de se relever avant les fêtes de fin d'année. »

Temps de parole

  • Dorine Bregman100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Dorine Bregman

Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le Premier ministre. Je voudrais rappeler que nous soutenons les revendications légitimes des lycéens et du mouvement social. Mais dans toute la France, de Marseille à Paris, nos commerçants ont été durement frappés par les violences et les pillages des 17 et 18 octobre. Ma circonscription a été particulièrement touchée. J'y ai moi-même été adjointe au commerce pendant 6 ans. Et depuis samedi, j'en fais le terrible constat rue après rue, au côté de nos commerçants.

Boulevard Voltaire, rue Vieille du Temple, rue Jean-Pierre Timbaud, rue du Faubourg Saint-Antoine, boulevard Beaumarchais, j'ai vu des vitrines brisées, des commerces saccagés, des années de travail réduites à néant. Derrière chaque vitrine détruite, il y a un commerçant, il y a un lieu de travail, des salariés à payer, des familles à nourrir et des années d'efforts. Nos commerçants sont des habitants. Il y a des habitants solidaires de leurs commerces de proximité. Nous avons une vive pensée pour eux, pour leurs salariés, pour nos agents municipaux qui partout en France sont en première ligne et ils font tenir nos villes. Ces commerçants, ce weekend, vous les avez complètement abandonnés.

Pendant des heures, des rues ont été laissées sans protection. Vous avez permis que des commerces soient pillés, que des lieux de travail soient détruits, que des femmes et des hommes qui font vivre nos quartiers ne sachent même pas s'ils pourront rouvrir leurs magasins. Depuis, ils essaient de nettoyer, de les sécuriser, de constater les dégâts et d'envisager la suite. Quelle ? La suite, ce serait que l'État soit enfin à leurs côtés. Alors que certains commerçants viennent à dire qu'ils devront eux-mêmes défendre leurs commerces, nous sommes arrivés à un moment de vérité. L'État doit protéger, réparer et permettre de reprendre l'activité. C'est une question d'État de droit.

Le désordre ne peut pas devenir la seule réponse au risque de nourrir ceux qui prospèrent sur la peur. Monsieur le Premier ministre, les commerçants victimes des 17 et 18 octobre ne peuvent pas attendre 2027. Depuis 10 ans, vos gouvernements successifs courent après les urgences, après les urgences. Par la faillite de votre gouvernement ce weekend, par vos promesses non tenues, les commerçants n'auront pas le temps de se relever avant les fêtes de fin d'année. Comment en sommes-nous arrivés là, monsieur le Premier ? Pourquoi avez-vous laissé nos commerçants dans un tel ? Nous voulons des solutions claires et des engagements. Merci. Merci beaucoup, madame la députée.