24 OCTOBRE : MANIFESTER MALGRÉ LES INTERDICTIONS DE MACRON ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:44OuverteRéponse directe
Que pensez-vous des déclarations d'Emmanuel Macron interdisant les manifestations non syndicales ?
- 35:29OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous vécu lors du rassemblement néofasciste à Lyon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Fait
« Emmanuel Macron interdit les manifestations non syndicales et prépare un conseil de défense. »
- 6:44Christophe DingerFait
« Elle est pas normale. Nous avons dans notre pays la République française, nous avons un droit de manifester. Donc ceci n'est pas normal mais bon euh notre cher président dépasse ses droits une fois de plus. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur Faux qu'on en parle, votre nouveau rendez-vous d'actualité. Ici, des sujets dont on parle peu ou mal dans les autres médias. Ici, pas d'actionnaire, pas de milliardaires. On parle de ce qu'on veut, avec qui on veut et pour cela, on a besoin de vous. Alors, rendez-vous sur capsuredik.v.fr. FR 10000 donateurs mensuels et on pourra continuer à se développer. Alors merci d'avance.
[musique] [musique]
Bonjour Amira. Bonjour Cyril. ravi de te retrouver pour la dernière de la semaine. Effectivement, c'est la dernière de faut qu'on en parle de la semaine surtout au sommaire de cette édition, l'intérêt général, c'était d'intérêt général d'apaiser les tensions actuelles et de tenter de comprendre la colère sociale qui est en train d'exploser dans les rues en répondant par exemple aux revendications des manifestants. Au lieu de cela, Emmanuel Macron interdit les manifestations non syndicales et prépare un conseil de défense. Ce sera demain. Et malgré les propos du président, les manifestants se préparent pour samedi, conférence de presse, à Paris.
Dans quelques instants, nous serons avec les organisateurs de cette conférence de presse et notamment avec Christophe Dinger, un des gilets jaune de la première heure. Il sera avec nous en duplexe dans quelques minutes. Oui, dans quelques minutes et ce sera une édition chargée ce soir Cyril où on accueillera notre responsable du pôle enquête Nadia Soui. Son émission à la barre est en ligne depuis ce matin sur notre site avec un sujet très préoccupant. La justice des mineurs d'Armanin a comme oublié que cette justice avait ses propres règles. Oui. Regardez d'ailleurs ces photos publiées sur notre site entre autres he où l'on voit des mineurs au dépôt du tribunal de Bobini. C'est édifiant.
Ils sont entassés dans une cellule sans matelas dans le froid. Un seul objectif en mat ainsi la mobilisation lycéenne, leur faire peur et les décourager d'aller manifester. [musique] Et dans ce journal, nous parlerons aussi des grouuscules d'exembroit qui défilent dans les rues de Lyon malgré le couvre-feu. Nous serons en ligne tout à l'heure avec Alima, les militantes antifascistes lyonnaises. Mais tout de suite, on rejoint Christophe Dting. Nous vous le disions donc dans le sommaire, conférence de presse dans quelques instants des principaux organisateurs du mouvement social actuel. Nos équipes y sont et avec elle le gilet jaune de la première heure Christophe d'Étinger.
Est-ce que la liaison avec notre collègue Lisalap est possible ? Elle se trouve effectivement dans l'entend. On l'entend. Elle est avec nous. Lisa, est-ce que tu es avec nous ? Ah bah, apparemment, il y a un petit problème de connexion avec Lisa. On la retrouvera certainement tout à l'heure. On va passer tout de suite au brève de l'actualité. Dans les brèves, aujourd'hui, un député LFI inéligible peut-être. Oui, il est menacé d'inéligibilité. Tu l'as très bien dit Cyril, on parle du député Sébastien de l'ogu risque 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire comprenez immédiat suite des réquisitions 2 ans de prison avec surcis et 10000 € d'amende.
Des réquisitions lourdes hein que le procureur que la procureur justifie par je cite la gravité des faits estimant même qu'il salie son mandat de député. Mais que lui reproche-ton Amir ? Alors, on lui reproche d'avoir divulgué des informations privées volé un chef d'une entreprise marseillaise de nettoyage. Elle s'appelle Laser Propreté. C'était lors d'un conflit social en 2024. Le chef d'entreprise en question est plaignant dans ce dossier. Il s'appelle Isidor Aragon et il a aussi été pendant un bref instant président du CRIF. La ligne de défense de deux logus c'était quoi ? Alors de garder le silence. Il a quand même présenté ses excuses. Le délibéré est attendu le 11 décembre.
Jusque là, on le répète, Sébastien de Logu est présumé innocent. David Lisnard crache sur la mémoire des Algériens massacrés le 17 octobre 1961 et ça ne passe pas. Alors, on va rappeler les faits. Il était interrogé par une étudiante lors d'un débat télévisé sur LCI. On lui a demandé s'il savait ce qui était le 17 octobre 1961. Écoutez ce qu'il répond. Une question, je crois, ou faire une remarque. Ouais. Euh, j'ai plusieurs questions déjà. J'ai une première question. Vous avez parlé des drapeaux algériens et demandé ce ce qu'il faisaient là. Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qui s'est passé le 17 octobre 1961 ? Non, mais je m'en fous madame. C'est quoi vous en foutez ?
Vous vous en foutez. Il le problème. Voilà, j'étais pas né. Il n'en a rien àirer. Donc une un véritable mépris he le 17 octobre 61. C'est quand même des milliers d'Algériens qui manifestent pacifiquement dans Paris pour leur dignité et leurs droits. La police a déployer sur place la police pardon déployé sur place les tabasses, les tues, les massacres. Certains sont noyés dans la scène. Le bilan officiel de l'époque fait état de deux morts mais aujourd'hui l'on sait qu'ils étaient beaucoup plus. Oui oui, il y en a eu beaucoup plus.
Alors, le mépris affiché de David Lisnard n'a rien d'étonnant regard de ses positions qu'il tiennent ce type de propos dans le cadre de sa candidature les Républicain à la présidentielle, c'est son choix. Mais le problème c'est qu'il est aussi président de l'association transpartisane des maires de France et c'est précisément ce mélange des genres qui pose problème. Et le vice-président PS de cette association lui a adressé une lettre pour dénoncer ses prises de position récentes.
Je cite comme plusieurs fois par le passé, plusieurs de vos prises de parole ces derniers jours ont créé du trouble là où nous avons au contraire besoin d'apaisement et d'unité avant d'ajouter ce mélange des genres n'est plus possible. Alors David Lissnard s'est défendu hein comme il l'a pu assurant qu'il avait seulement voulu que ce drame ne soit pas instrumentalisé pour justifier les débordements de samedi 17 octobre. On va se retrouver justement avec Lisa Lap et Christophe Dinger, le gilet jaune, un des gilets jaunes de la première heure. C'est tout de suite. Retour sur terrain. Christophe Détinger, bonjour. Bonsoir même. Vous nous entendez ? Oui, je je vous entends correctement.
Oui, très bien. Merci d'être Merci d'être avec nous. Euh justement première question qu'on souhaitait vous poser, c'est et vous avez entendu les déclarations d'Emmanuel Macron concernant les différentes manifestations à venir. Il a déclaré qu'il ne souhaitait pas qu'il y ait de manifestation même il interdisait les manifestations à part les manifestations syndicales. Que pensez-vous justement de la déclaration du président ? Et ben, elle est pas normale. Nous avons dans notre pays la République française, nous avons un droit de manifester. Donc ceci n'est pas normal mais bon euh notre cher président dépasse ses droits une fois de plus.
C'est un c'est un garçon qui a été mis en place pour une élite du capitalisme et aujourd'hui la jeunesse les fait trembler et donc donc aujourd'hui il veut tout interdire. Euh voilà. Moi pour moi c'est pas normal. Alors, le dispositif policier qui va être déployé samedi sera massif, hein, hélicoptère, unité d'élite et armée, même dont le rôle, on le rappelle ici, n'est pas le maintien de l'ordre. Est-ce que ça vous inquiète ? Mais bien sûr que ça m'inquiète. Euh, bien sûr que ça m'inquiète. Ah, on ne vous entend plus. contrôler nos citoyens. Je je je ne comprends pas de d'où qu'on peut mettre l'armée, déployer l'armée pour contrôler ses citoyens français.
Nos l'armée est prévue pour la guerre euh pour des dangers que notre pays peut avoir, des dangers imminents que la notre pays peut avoir. En aucun cas, l'armée doit doit doit frapper des citoyens ou cont les citoyens français. C'est là, c'est une prise de guerre et bon moi j'ai la certitude qui va nous sortir un article qui veut juste diriger le pays jusqu'à jus jusqu'à où qu'il peut aller. Euh là les les élections présidentielles approchent approchent et et déjà Emmanuel Macron Oui, pardon, on a du mal à à vous entendre mais en tout cas on a eu votre parole. On vous remercie d'avoir été avec nous dans notre émission ce soir.
C'est bien entendu samedi 24, vous serez dans la rue pour manifester pour vos Non. Moi moi je serai pas dans la rue, moi. Ah mais en tout cas vous soutenez ceux qui y seront. Je soutiens ceux qui y sont. Moi ils m'ont ils m'ont ils m'ont a fait de mal. Ça fait 8 ans qu'ils me répriment. Ça fait 8 ans qu'ils m'ont condamné. Ça fait 8 ans que je suis j'ai tout de problèmes administratifs. Euh je peux pas me permettre d'aller dans la rue et leur faire plaisir. Voilà. Mais je soutiens je soutiens toutes les personnes qui y sont. Bah merci en tout cas d'avoir été avec nous ce soir. Merci beaucoup. Merci. Merci. On enchaîne, on reprend sur nos brèves et notamment la brève internationale.
La France cherche à sécuriser son énergie avant l'hiver. Et elle se tourne vers qui ? Bah l'Algérie. Oui. Selon le média spécialisé Ataka à Paris aurait demandé à Alger d'augmenter au plus vite les livraisons de pétrole et de gaz. Cette démarche intervient aussi dans un contexte diplomatique particulier. Comme on le sait très bien, les relations entre la France et l'Algérie ont connu de fortes tensions ces dernières années. Mais aujourd'hui, la question énergétique pousse les deux pays à maintenir [grognement] le dialogue. L'Algérie pourrait justement être un fournisseur stratégique he géographiquement proche de la France.
Ces livraisons de pétrole n'ont pas besoin de traverser le D3 d'Ormouse. Mais attention tout de même, il y a une différence entre le pétrole et le gaz. Pour le pétrole, l'Algérie dispose de marges livraisons. Pour le gaz naturel liquéfié, c'est plus compliqué. Le groupe public sonatrac est déjà engagé par des contrats avec d'autres clients et d'autres pays. Pour l'instant, Amira, aucune annonce officielle ne confirme un accord sur ces volumes supplémentaires et rien ne garantit que ces éventuelles livraisons feront baisser rapidement le prix à la pompe. C'est donc une affaire à suivre. Et on reparle de la mobilisation sociale actuelle en France. On rappelle le fer de lance.
les lycéens qui se sont mobilisés devant leur établissement en mettant en place des blocus leur revendication étudié dans des conditions digne. Mais la France a voulu leur faire payer leur engagement. De nombreux mineurs se sont retrouvés, interpellés, gardés à vue, condamnés même. Regardez ces images qui parlent d'elles-mêmes des jeunes entassés dans des cellules à même le sol au dépôt du tribunal de Bobini. Normalement, vous devriez voir ces images à l'écran. Elisa Lape s'est d'ailleurs rendu sur place et s'est entretenu avec l'un d'eux un jeune qui a 17 ans. Écoutez la cellule a été trop étroite. La cellule a été trop sale aussi.
C'était c'est s'apuytroit et j'étais avec une autre personne c'est dire c'était encore plus étroit. Dimanche j'ai fait 48 he de GAV et 21h de dépôt. Comment ça s'est passé au au commissariat ? Euh ça s'est bien passé même si on était bah dans une cellule trop petite, on était 13, il y avait cinq matelas. Du coup, c'est pas normal. C'est trop petit pour un être humain. C'est c'est pas vivable. Il y a aucun endroit pour s'allonger à part le par terre. Et par terre, c'est là où il y a tout le monde qui marche, tout le monde qui fait n'importe quoi. Il faisait froid, j'ai pu manger, j'ai pu boire mais il faisait trop froid. Ah même le sol c'était il faisait froid.
Comment tu juges le fait d'avoir été enfermé pendant 3 jours pour une suspicion de vol dimanche soir ? Bah après, il y avait pas que moi. J'ai été enfermé pour la même raison. Il y a une personne qui était ni devant le magasin, ni à l'extérieur et cetera, qui a aussi été enfermé 48 he de dépôt. Et euh pour moi, c'est juste pas normal. Bah, la justice des mineurs, c'est justement le thème du prochain numéro d'Alabar, le nouveau format incarné par ma collègue Nadia Souini. Et tout de suite du côté de la Redac. Bonjour Nadia, merci d'être avec nous. Bonjour, bonjour. Bonjour Cyril. Ou là. Oui. Alors, tu vas nous parler bah de ton émission, en tout cas de ce numéro sur la justice des mineurs.
Oui, je parle dans mon dans ma nouvelle chronique judiciaire de la justice des mineurs. C'est une chronique judiciaire qui est en ce moment sur YouTube et qui sera diffusée juste après cette émission. Alors, pourquoi ça m'est apparu déterminant d'aller analyser la justice des mineurs à l'œuvre face au mouvement lycéen ? D'abord parce que c'est une justice qui est censée être protectrice et éducative avant d'être répressive.
C'est la finalité légale de la justice des mineurs et c'est aussi une justice qui se fait dans l'ombre à huit clos puisque elle s'est censée protéger les mineurs du regard de l'extérieur mais dans ce moment-là où elle réprime le mouvement lycéen, ça lui permet aussi d'être appliqué sans que le regard extérieur puisse analyser le phénomène. Par conséquent, le traitement des mineurs m'est apparu comme particulièrement éloquent sur la mécanique judiciaire globale qui s'est mise en place en ce moment face au mouvement social. Alors, quelle est-elle cette mécanique ?
Euh, en fait, on a une justice qui aujourd'hui est en train d'être tordue, euh d'être vassalisée quelque part pour répondre aux exigences du tout répressif euh euh propre au ministère de l'intérieur et ce déséquilibre entre des pouvoirs qui sont différents puisque l'intérieur est censé faire respecter le droit sous le contrôle de l'autorité judiciaire. Donc l'autorité judiciaire est censée contrôler ce que fait le ministère de l'intérieur. Or aujourd'hui, on assiste en effet à aux effets de plus en plus visible d'un basculement progressif d'une justice qui en réalité s'est mise au service de l'intérieur.
Et cela est possible par la main mise du ministre de la justice sur les procureurs de la République. Ces magistrats qui sont responsables des poursuites engagées contre les gens et qui semblent perdre de vue leur rôle constitutionnel de garant des libertés fondamentales au profit du très français J'obéis aux ordres. Des ordres donnés donc par Gérald Armanin qui en tant que ministre de l'intérieur, il y est resté 4 ans, place Bovau, avait souvenez-vous manifesté devant l'Assemblée nationale pour dire que le problème de la police c'était la justice. Sous-entendu, c'était un petit peu l'état de droit aussi.
En devenant garde des sauts, il fait donc de la justice le vassal de la police en donnant des instructions plus lunaires les unes que les autres. Il propose par exemple de qualifier les faits ayant eu lieu pendant les manifestations de criminalité organisée. On l'écoute. J'ai envoyé ce matin une instruction à tous les parquets de France pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée ce qui s'est passé. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire d'abord qu'on pourra passer les gardes à vue de 48 à 72 he pour que les services de police puissent faire le travail vu l'afflux de garder à vue.
Ça veut dire aussi qu'on va pouvoir faire des géolocalisations, des écoutes téléphoniques qui vont nous permettre de savoir en regardant les téléphones des personnes qui sont en garde à vue s'ils ont participer et comment ils ont participé où ils étaient au moment où on a pié des magasins, attaquer des mairies et puis surtout on va utiliser le moyen de la reconnaissance sociale sur l'otage c'estàd le fichier des policiers il y a des millions de personnes qui sont dans ce fichier pour regarder si sur les réseaux sociaux on n'a pas les mêmes images.
en toute proportionnalité à quand les qualifications terroristes on se le demande, il demande aussi au parquet des décisions systématique alors que toute décision de justice est censée être individualisée. On l'écoute. Mais la peine pour vol aggravé en réunion masqué, l'article 311 du code pénal, c'est 10 ans de prison. Les Français ont vu ce qui s'est passé. Ils ont vu que certains étaient très facilement reconnaissables. Il y a pas eu des peines de 10 ans de prison. Alors, on a dit que les cops immédiates ont commencé cet après-midi. J'ai vu votre reportage.
Moi, j'ai demandé aux procureurs généraux et notamment à la procureur générale de Paris de faire appel systématiquement pour toutes les peines qui seraient pas à la hauteur de ce que nous avons vécu. De ce que nous avons vécu. Alors, qui est le nous ? Qu'est-ce que ça veut dire le le ce que nous avons vécu ? Est-ce que c'est un appel à la vengeance ? Est-ce que c'est un appel à la punition collective ? Euh, soit tout sauf ce qui est de la justice en réalité. Mais Gérald Armanin, mais en fait que Gérald Armanin dise n'importe quoi, c'est une chose que les procureurs de la République acceptent de l'appliquer, en est une autre.
Il est donc urgent de définir et d'encadrer plus finement ce qu'est une politique pénale, celle que le procureur, celle que les procureurs pardon sont effectivement légalement obligés d'appliquer. Mais où commence cette politique pénale ? Où elle s'arrête ? Le ministre ne peut plus depuis 2013 donner d'instruction dans des affaires bien spécifiques. Or là, on se trouve à la limite de cette exigence, d'autant que la répression s'applique désormais avant le jugement. Pourquoi ? Car le jugement se fait par des juges du siège qui eux sont indépendants et qui ne reçoivent pas d'instruction et qui ne doivent pas appliquer de politique pénale et qu'en plus il y a des voies de recours.
Aujourd'hui, on est arrivé à un stade où en fait on s'en fiche presque que les gens soient condamnés ou pas en fin de tout le processus judiciaire. Ce qui est important pour le gouvernement et la communication du ministre, c'est qu'il soit réprimé avant même d'être jugé tout de suite par des mécaniques de garde à vue, de déferement massif, de demande de contrôle judiciaire, de détention provisoire extrêmement dure. N'oublions pas que si la justice est une vertu, c'est surtout une administration.
Et en cela, elle ressemble de plus en plus à ce que peut faire la préfectorale et les procureurs ressemblent un peu plus chaque jour à ce que font les préfets qui appliquent siamment des mesures illégales retoquées massivement par les tribunaux administratifs dont des interdictions massives de manifester par exemple. Alors que ces préfets ont un rôle constitutionnel, eux aussi de respect des lois qui devrait à mon sens s'équilibrer un peu plus avec le J'obéi aux ordres qui ne nous a d'ailleurs pas toujours réussi dans l'histoire de notre pays.
Lorsqu'on voit aujourd'hui la lecture que veut faire Darmanin du droit, on se rend compte que le droit en plus n'a presque plus besoin d'être changé pour être appliqué et lu de manière extrêmement autoritaire. ne toucher aux lois que d'une main tremblante. Nous avait prévenu Montesc. Nous ne l'avons pas écouté et nous allons le payer très cher. Le pouvoir législatif est tombé dans une dérive de la communication politique et du populisme euh depuis Nicolas SarkoLi et sa politique de un fait divers, une loi. C'est un autre élément qu'il faudrait regarder en face.
Il y a aussi la question de regarder massivement l'indépendance des parquets qui est trop souvent relégué à un débat interne au monde judiciaire alors que nous pouvons le voir aujourd'hui, ça nous concerne tous et c'est absolument essentiel pour l'équilibre de notre démocratie. Merci. Merci Nadia. Donc conclusion, on doit s'inquiéter de ce qui se passe actuellement. Il faut bien comprendre et d'où la nouvelle chronique judiciaire qui s'appelle à la barre, comprendre les mécaniques de la justice et de cette autorité judiciaire qui est difficile à comprendre mais il est essentiel de comprendre comment elle fonctionne et ce qu'elle fait.
Ton numéro à retrouvé juste après cette émission d'ailleurs. Exactement. Et sur YouTube. Et sur YouTube. Sur YouTube, vous pouvez déjà même le pouvoir vous pouvez déjà même le visionner. Euh c'est ce que j'ai fait juste avant l'émission. Très bon épisode à la barre 3è numéro. Je vous le conseille.
plus vous verrez euh l'impère l'impère très important l'impère de Nadia le plus important limite mais non très blague à part merci beaucoup Nadia on n' pas fini de suivre ce dossier hein ce sera d'ailleurs également l'objet du numéro 2 d'une autre nouvelle émission média cette année il y a beaucoup de nouvelles émissions à la barre faut qu'on en parle data critique et ben data critique présenté par Julie des Rousseaux et je vous propose un petit extrait mais il y a une chose que l'État compte très bien et tous les soirs les interpellations. Test numéro 4, les gardes à vue. Alors, les gardes à vue, c'est le chiffre que l'État annonce le plus vite.
Chaque soir de manifestation, le ministre de l'intérieur donne son bilan. Disons que un pion, c'est 1000 gardes à vue. On va prendre le premier mouvement lycéen qui remonte à 20 ans, le CPE en 2006. Il y a eu environ 2 mois de mobilisation et 1985 gardes à vue. Les gilets jaunes, à partir de 2018, il y a eu 11203 gardes à vue sur environ 8 mois de mobilisation. Et les lycéens d'aujourd'hui, du 21 septembre au 13 octobre, c'est-à-dire 3 semaines et 2 jours de mobilisation, déjà 7950 garde à vue dont 6773 mineurs. Mineurs, ça veut dire enfants. Donc c'est des enfants dans des cellules pendant des heures, parfois 48 he ça fait à peu près 350 gardes à vue par jour.
Donc c'est sep fois le rythme des gilets jaunes et plus de 10 fois le rythme du précédent mouvement lycéen au sujet du CPE. Vous commencez à la sentir là, la répression qui augmente et vous pourrez retrouver cette émission en intégralité sur notre chaîne YouTube Le Méia. Et on passe désormais à notre témoignage du jour. Vous avez sans doute vu ces images de néofascistes lyonnais déambulants dans les rues de la capitale des Gaules. Alima est militante Antifa, lyonnaise. Elle est membre de l'association culture des classes et est avec nous en visio pour en parler. On a encore une nouvelle fois, c'est les alléas du direct.
Décidément, ce soir à Mira, on aura subi le baptême du feu pour cette émission. Beaucoup de petits problèmes techniques. C'est ça aussi quand on veut proposer un contenu de qualité avec des gens qui ne sont pas forcément à Paris, ça pose parfois quelques petits problèmes. Et là, pour l'instant, nous avons pas encore Alima avec nous. On a un problème de son. J'espère et on espère que ça pourra être établi avant la fin de cette émission. Et en attendant, on va on vous laisse avec le clip qui vous dit à quel point il est important de nous soutenir. Mais on leur pisse dessus, [ __ ] Il y a quelques jours, le média révélé ses propos de Raphaël Gluxman.
Ça a été repris par des dizaines de médias, mais pas comme on l'imaginait. C'est révélé par le média qui est un média très proche de Lfi. Le média, un média en ligne proche de la France insoumise, le média militant, le média, médiia mélanchonniste. Tous les médias ont une ligne éditoriale. Tous choisissent leurs sujets, leurs invités, ce qu'ils montrent. Les bavures, c'est pas des violences policières. toute l'extrême gauche, ils sont affreux et surtout ceux qui ne nous montrent pas. Nous nous faisons le choix d'aller sur le terrain. Attends, ça court ?
de suivre les luttes sociales, d'enquêter sur celles et ceux qui ont du pouvoir et de donner la parole à celles et ceux qu'on entend trop peu. Et oui, nous l'assumons tout comme nous assumons nos valeurs. C'est ce qui fait notre identité et cela n'empêche pas de faire du journalisme, d'enquêter, de vérifier, de contextualiser. Notre différence, nous n'avons pas l'argent des grands médias, pas de milliardaires ou actionnaires derrière nous pour décider à notre place de ce que nous pouvons ou pas publier. Nous avons choisi de dépendre de vous. Et à l'approche de 2027, nous voulons aller encore plus loin. De nouveaux programmes.
Pourquoi dans son entourage quelqu'un lui dit pas "Tu arrêtes tes conneries maintenant ?" De nouvelles enquêtes, de nouveaux reportages. Aujourd'hui, vous êtes déjà 5800 à faire vivre le média chaque mois. Pour notre saison 10, nous visons les 10000 soutiens. 10000 personnes plutôt qu'un milliardaire. À partir de 3 € par mois, rejoignez Capica. De retour sur le plateau d'Ilfo qu'on en parle. Problèmes ne sont toujours pas rétablis. Donc pour l'instant, on n' pas Alronique sur la présidentielle 2027, les écoles au Tondelier Mélenchon Rousseau. Rien ne va plus et c'est Amine qui va nous en parler tout de suite du côté de la RedAC. Bonjour Amine. Bonsoir Cyril.
Bonsoir et merci d'être avec nous. Euh merci à vous de m'accueillir. L'heure n'est plus aux hésitations. C'est le titre d'un texte interne que le média a pu consulter et il ne vient apprendre n'importe où. He il vient des écologiste de Sensandi. C'est la deuxième plus grosse fédération des écolos en Île-de-France. Leur message tient en deux exigences. Un que l'alliance avec la France insoumise soit soumise au votes des adhérents et des adhérents en décembre. De qu'on écarte toute candidature écologiste maintenue jusqu'au premier tour, autrement dit celle de Marine Tondelier, la patronne de leur propre parti.
Son nom n'apparaît nulle part dans le texte, mais pas besoin de faire un dessin, la ligne défendue est exactement l'inverse de la sienne. Le texte sera soumis au vote de la Fédération le 7 novembre. C'est un coup de pression en bonne et duuforme sur la direction. Alors, on va un peu rembobiner la cassette à mine et revenir sur la candidature de Marine Tondelier justement. Oui, le 21 septembre, le conseil fédéral des écolos a renvoyé la question présidentielle aux adhérents. Vote du 10 au 13 décembre. deux options. Soit on garde la candidature tondelier, soit on se rallie à un candidat d'une autre formation de gauche.
Le détail doit être présenté fin novembre et c'est là-dessus que le 93 veut peser. Leur raisonnement est simple et les fils, c'est je cite la première force de la gauche dans les sondages. Avec les insoumis, les écologistes ont quasiment les mêmes positions et les mêmes votes à l'assemblée, ne même pas proposer d'alliance, ça serait incompréhensible pour les électrices et les électeurs du Nouveau Front populaire et toujours selon le texte une erreur politique et stratégique majeure. Sauf que l'option qu'ils veulent écarter, c'est la situation actuelle. Marine Tondelier a été désignée en décembre 2025 avec 86 % des voies pour représenter son parti à une primaire de la gauche.
Primère qui s'est effondré en juillet quand le PS a choisi une primaire fermée. Depuis, elle est candidate seule entre 2,5 et 5 % selon les sondages et jusqu'en décembre, elle garde l'investiture. La motion de septembre lui demande même de continuer à porter et incarner le projet écologiste. Pour la Fédération du 93, c'est non. Une candidature de témoignage, écrivent-til, ne serait pas à la hauteur. Il parle des habitants de leur département qui seraient les premiers touchés par une politique raciste, xénophobe, LGBT phobe, antiféministe, validiste, donc en cas de victoire de l'extrême droite.
Et il conclut par cette phrase : "Nous ne serons pas le bulletin qui fera gagner l'extrême droite." Et cette phrase, elle a un sens amine ? Oui, cette phrase, elle a un sous-texte, il s'appelle 2022. Cette année-là, Jean-Luc Mélenchon rate le second tour d'environ 420000 voix. On connaît maintenant la la phrase. Yan Jado lui, fait 4,6 %. À gauche, tout le monde a fait le calcul, mais le passage le plus explosif arrive à la fin de ce texte. Si le rassemblement large s'avère impossible à cause, je cite, des turpitude partisanes des partenaires de gauche, alors les écologistes du 93 préviennent, ils devront assumer de se rallier à ceux qui défendent un projet de rupture.
Alors, quand on dit rupture, on sait très bien de qui on parle. Aucun nom n'est cité évidemment, mais projet de rupture en ce moment à gauche, ça n'a qu'une adresse. C'est le cap quefi oppose à la social-démocratie. C'est le même mot qu'employait Mathilde Panot en août aux universités d'été insoumise quand elle tendait la main à Cyel Châtelin, la patronne du groupe Écolo. Et cette menace est crédible parce que le paysage a bougé. Le 11 octobre, Raphaël Gluxman a remporté la primaire fermée dont on parlait tout à l'heure avec de tiers des voix sur une ligne de rupture avec la France insoumise.
Depuis, l'union de toute la gauche ressemble à une équation sans solution et les ralliments à Mélenchon s'enchaînent. Le 14 octobre, plus de 1500 communistes ont annoncé le leur chez les écologistes, les verrs populaires fondés en avril par les dissidents du parti soutiennent déjà le candidat insoumis. Le 7 novembre, ça ne sera qu'une fédération qui vote mais le message est clair. En scène Senis, chez les écologistes, on a déjà choisi son camp. Reste à savoir combien d'autres suivront d'ici décombres. Et Amine, aujourd'hui, tu as pu poser la question à Sandrine Rousseau ce qu'elle pensait de ce vote justement. Oui, un entretien qui va apparaître dans quelques jours sur la chaîne du Média TV.
On écoute son analyse sur le vote des militants prévu en décembre. En fait là, on a on est dans une situation inédite pour les écologistes qui est qu'il y a une candidate à la présidentielle qui n'a jamais obtenu le soutien militant et le vote militant. Ce qui est dans notre organisation le parti des écologistes inédit. C'estàd que d'habitude c'est les militants qui votent. Là, il y a toujours eu un évitement du vote militant et ce vote militant a été repoussé jusqu'au jusqu'au 13 décembre. Moi, j'ai lutté lutté lutté lutté pour qu'on ait ce vote, mais je ne voulais pas qu'il soit aussi tard. Ça n'a aucun sens. En plus, c'est juste avant les vacances de Noël.
Donc là, on est dans une difficulté, en cas, moi, je suis dans une difficulté, c'est que euh attendre aussi longtemps, pourquoi faire ? En fait là, on voit bien le le paysage politique est déjà installé, la campagne est déjà installée et maintenir en ver et contre tout une candidature qui est créditée de 2 3 % aujourd'hui dans les sondages, euh bah ça peut être déjà 2 3 % qui empêche la gauche d'accéder au second tour parce qu'on l'a quand même vécu en 2017 et en 2022. Et puis c'est 2 3 % qui n'ont pas de sens. C'estàd que on on peut essayer de maintenir une identité écolo dans des dans des élections que je qualifierai d'un peu classique et normal.
Là, on est loin d'être dans une élection normale ou classique et donc euh il y a vraiment le besoin d'avoir un sursaut écolo pour dire "Ben, c'est pas là qu'on c'est pas là qu'on a une bataille d'identité. C'est pas dans ce moment-là qu'on a une bataille d'identité. On l'aura parce qu'il faut imposer l'écologie dans le logiciel politique et cetera. Mais c'est pas maintenant qu'on a la bataille d'identité. Là, c'est au contraire une bataille de l'humilité et de la solidité, de la solidarité. C'est une bataille que l'on doit mener ensemble. Qui dit ensemble dit en union. Alors, Sandrine Rousseau parle d'une situation inédite.
J'ai envie de dire que c'est toujours un peu le bazar chez les écolos. D'ailleurs, il y en a déjà qu'on rejoint Gluxman. Oui, Yannick Jad même très tôt dans la campagne participer à des meetings de Raphaël Glman avant même que Raphaël Gluman ne se déclare candidat. Il a annoncé son soutien Raphael Glman pendant la primaire du du PS et de place publique et c'est un peu la situation dans laquelle les écolos sont bloqué.
Il y a une partie du parti qui veut rejoindre Jean-Luc Mélenchon, une autre qui est dans un entre deux et l'autre qui est déjà parti euh vers Raphaël Glxman, l'aile droite communément ce qu'on appelle qui est incarné par Yannick Jade mais aussi Jérémy Yordanov député dans le groupe Écolo par d'autres personnalités qui sont plus au Sénat mais qui qui ont une base. Souvenez-vous de la campagne de de Yannick Jado en 2022 qui était une sorte de campagne d'écologie compatible avec le capitalisme, c'est quelque chose qui s'inscrit très bien dans le projet de Raphaël Gman et qui pourrait bah qui pourrait faire une place dans sa campagne présidentielle.
Les écolos finalement, on ne sait pas trop sur quoi ils vont se positionner mais la question est sur leur base électorale. Les électeurs écolos leur sociologiquement ils ressemblent beaucoup aux électeurs insoumis finalement. Donc ils auraient beaucoup de mal à voter pour une candidature gluxman qui incarne finalement ce centre gauche qu'on qu'on connaît avec des soutiens qui vont des anciens hollandistes à l' droite du PS. Mais s'ils sont loyaux et ma nouveauté tondelier ? Mais si la candidature Tondelier existe parce que en fait la difficulté qu'on les écolos, elle n'est pas juste stratégique. Le fait de faire 2 ou 3 % à une élection présidentielle c'est aussi perdre beaucoup d'argent.
Il faut savoir que les écolos à la sortie de 2022, ils étaient en crise financière. Ils ont dû euh ils ont dû demander beaucoup d'argent à leurs militants, à leurs élus. Euh jusqu'à maintenant, ils ils étaient dans une difficulté financière assez assez grande. Ils ont perdu des mairies aux dernières municipales, ils ont perdu des eurodéputés aux dernières européennes, ils ont perdu une masse financière assez assez assez grande comparé à ce qu'ils avaient accumulé lorsqu'on parlait de la vague écologiste au dernière municipale. Et aller dans une présidentielle jusqu'au bout, c'est dépenser des millions d'euros.
C'est euh sans une garantie de remboursement parce qu'on parlait tout à l'heure des sondages qui donnent Marine Tondeli entre 3 et 5 %. Euh est-ce que les écolos sont prêts à faire ce sacrifice là ? Est-ce que Marine Tondelier elle-même est prête à faire ce sacrifice là ? Parce que faire ce score-là, c'est garantir la perte du parti. Est-ce que là tu nous parlais dans [raclement de gorge] ta chronique de la Fédération du 93, mais qu'est-ce qu'elle pèse au sein des écolos ? Est-ce que elle a un vrai poids le fait de prendre cette décision là ? Est-ce que ça peut changer complètement la donne ? Bah en fait, c'est un phénomène qu'on voit euh qui n'est pas uniquement lié à la Fédération.
La fédération elle-même est importante, hein. C'est la deuxième plus grosse fédée après Paris en Île de France. Euh on sait, on sait l'implantation de la gauche euh est assez est assez forte. Euh mais à l'échelle euh du mouvement, il y a un phénomène qu'on observe. Ça veut dire entre les personnes qui ont soutenu qui ont soutenu à Nick Jado et qui qui se retrouvent donc dans la campagne Luxman. Mais il y a aussi cette information qui a été révélée par l'opinion des huit députés écolos qui ont écrit à euh qui ont qui ont écrit à Marine Tondolier pour demander que des discussions soient amorcées avec la France insoumise.
Euh il y a une volonté de clarification qui peut créer de la contagie au sein du parti. Il y a de plus en plus de gens qui se demandent, des militants, des cadres, des élus qui se demandent quelle est notre stratégie pour la présidentiel et surtout quand on voit que toutes les campagnes ont commencé, toutes les campagnes sont lancées. Jean-Luc Mélenchon est à 18 19 %, Raphaël Glannman a son socle électoral et il gravite autour du centre pour essayer de récupérer les les voies macronistes. Fabien Rousell fait campagne sur une ligne plutôt nouvelle et les écolos sont un peu absents du débat.
Donc c'est c'est quelque chose qui est très frustrant pour les militants, pour les cadres, pour les élus. Et ce genre de déclaration, ce genre de texte, ce genre de de phénomènes peuvent créer une forme de contagion au sein du parti et mettre la pression à tonelier pour que il y ait des discussions avec la France insoumise très rapidement. Alors, sans te prêter des dons de visionnaire, Amine, est-ce que tu vois Marine Tondulé se retirer ? Euh oui, sincèrement, je ne vois pas comment elle pourrait euh aboutir à une candidature euh autonome, ne serait-ce que pour les questions euh de de euh de de parti, étant donné que les sondages sont vraiment très bas.
Euh, elle sait très bien que elle est en même temps candidate à la présidentielle mais en même temps patronne du parti, qu'elle a une responsabilité de devoir garder ce parti à flot. Et je pense sincèrement que elle elle aurait du mal elle-même à accepter de priver Jean-Luc Mélenchon d'un second tour, d'empêcher la gauche d'aboutir à à une potentielle une potentielle victoire en 2027. Donc je pense sincèrement que elle est juste dans une position de de stratégique à savoir quel est le meilleur moment pour le faire. Euh chez les écolos dans le compteier, on a l'impression que plus on attend, plus ça met la pression à la France insoumise.
Pour moi, c'est une erreur étant donné que la France insoumise n'est pas dans cette logique-là. Euh ils sont plutôt dans une idée de d'accord d'ailleurs qui n'est pas uniquement basée sur la présidentielle, qui est aussi basée sur les législatives, sur les élections d'après. Euh donc plus il y a de l'attente, plus il y a de chances que les insoumis vont réclamer plus. Euh et en fait, je pense je pense sincèrement qu'elle qu'elle qu'elle aura beaucoup de mal à maintenir sa candidature jusqu'au bout. Par contre euh je pense que elle-même n'a pas envie de priver la gauche de rupture d'un d'un second tour potentiel.
Merci beaucoup Amine pour cette chronique et ton éclairage sur justement ce qui se passe au sein des écolos. À mon avis d'ici la fin de de la campagne, on aura d'autres occasions d'en parler car ceci n'est que le premier épisode j'imagine, ou un épisode, et il y en aura d'autres. continuera de vous donner les infos qu'on a sur le site du média. En tout cas, merci pour tout Amine et on vient d'apprendre qu'en fait Alima avait réussi à se connecter donc on va tout de suite la rejoindre. Bonjour Alima Bonsoir. Merci d'être avec nous. Oui, bonsoir. Désolé pour les petits problèmes techniques. L'essentiel c'est que vous soyez là. Maintenant, on va pouvoir démarrer, en savoir un peu plus.
On a vu ces images de néofasistes défilés dans les rues de Lyon en plein couvre-feu il y a quelques jours. Euh, est-ce que vous en savez plus sur ce qui s'est passé ce soir-là ? Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu comment vous vous l'avez vécu ? Bah effectivement, on était euh enfin faut savoir que Lyon c'est un peu la spécificité d'avoir des groupes néonazi et euh et différentes de différentes mouvances he identitaires euh euh aristocratique et tout monarchistes qui sont présents dans notre ville. Donc on éétait pas étonné non plus qu'ils sortent.
On se doutait du coup qu'il n'allait pas foncièrement se montrer le samedi vu qu'il y avait quand même énormément de de monde dehors et surtout un mouvement qui est pas du tout acquis à l'extrême droite. Mais on se doutait que dimanche potentiellement ils allaient vouloir surfer sur le battage médiatique qu'il y avait autour des casses. Il y avait un appel à un rassemblement citoyen du coup aux alentours de 19h et on savait que cet appel là et derrière il y avait des groupes fascistes qui qui le portaient. Du coup, on a juste pu constater comme tout le monde que le couvre-feu avait été décrété à 20h et qu'ils ont pu défiler tranquillement sans être embêtés par qui que ce soit.
Alors, les manifes du 17 octobre ont été le théâtre de violence perpétré par des militants d'Exinbrite à Nice, à Tour, à Rouan, même à Paris hein, certains se sont fondus parmi les les casseurs. Quand vous voyez tout ça, est-ce qu'Alima vous avez le sentiment que les néofascistes se sentent aujourd'hui plus libres d'agir comme ils le veulent ? Bah, je pense que ce qui s'est produit à Lyon en est le reflet parfait. C'est-à-dire que euh n'importe qui d'autre ou groupuscule ou collectif ou citoyen aurait voulu sortir euh paradé en plein centre-ville le dimanche, euh je pense ça serait pas passé du tout de la même façon.
Donc effectivement, je pense qu'ils le savent et qu'ils jouissent d'une liberté d'agir et qu'ils en profitent au maximum à l'heure actuelle. Le préfet du Rône Étienne Guuyot s'est dit furieux de cette récupération politique de de l'extrême droite, mais au-delà des déclarations, est-ce que vous qu'attendez-vous concrètement de la part de la préfecture et et de la police ? Bah, je pense qu'ils agissent de la même façon qu'ils ont pu agir vis-à-vis des des militants qui ont qui sont qui ont été présents et des citoyens qui ont été présents le samedi, c'est-à-dire une forme de réaction.
Sachant qu'en plus les modalités des groupes fascistes, c'est plutôt de d'agir ainsi en groupe et d'attraper euh euh de faire ce qu'on fait des ratonnades, c'est-à-dire d'attraper du gauchiste, de l'arabe, du noir et de les taper dans des petites ruelles. Donc effectivement, on attend qu'il y ait de l'action mais finalement ça fait quand même plus de 10 ans qu'on milite sur ce sujet là à Lyon que rien n'a bougé. Euh voilà, certains locaux ont été fermés mais euh très peu d'entre eux ont été inquiétés euh par quoi que ce soit.
Donc au final, je sais pas si j'attends quoi que ce soit ou si on attend quoi que ce soit de la préfecture par rapport à au groupul euh fasciste en tout cas dans notre ville. Et est-ce que vous êtes inquiète à Lima pour samedi ? Non en vrai oui et non. C'est-à-dire que cette menace on la connaissait, on la connaît et on on fait toujours avec dans notre ville. Là, nous, on est juste déjà face à la réalité de ce qui se passe le samedi sur Lyon. C'est-à-dire que toute manifestation est interdite en plein mouvement social.
Euh donc effectivement, il va y avoir déjà plus cette question qui va être en en tête et après euh l'élément fasciste, il est toujours là, il est toujours présent et on va devoir composer avec cette réalité-là malheureusement. Euh justement, comment vous vous composez pour lutter contre cette ce mouvement fasciste à Lyon ? Est-ce que le lion antifest antifafeste est une réponse à à à cette situation ? Euh c'est une réponse après, c'est une réponse qui est beaucoup plus d'ordre culturel, c'est-à-dire qu'on se bat contre une hégémonie qui veut s'étendre d'extrême d'extrême droite et de droite.
Faut savoir que chez nous, on a eu Vokia à la région qui a coupé le budget de la culture euh enfin qui a fait quand même d'énormes coupes budgétaires et beaucoup sur des festivals, des événements euh culturels plus orientés à gauche et tout et cetera. Nous, on a la chance d'être à un festival qui est autogéré. Donc, c'est-à-dire on n pas de subvention, pas de messe. On dépend pas de de partis politique, d'institution ou quoi que ce soit. Donc, on est difficilement euh attaquable, on n'est pas attaquable en fait sur ce point-là de la finance. Euh donc effectivement là c'est autre chose. C'est-à-dire que les fascistes dans la rue c'est quelque chose.
Et face à ça, je pense que tout militant de gauche et vigilant essaie de faire attention à leur déplacement, de prévenir les autres pour faire en sorte que personne se retrouve isolée face à à ces individusl. Et le lion antifest, c'est vraiment euh un espace culturel qu'on essaie de créer, un espace culturel de gauche avec des valeurs antifasciste, donc de lutte contre les discriminations euh de toute forme et euh de continuer à exister d'année en année. Euh même si on a eu euh et je pense que vous êtes au courant pas mal euh de des convenus surtout l'année dernière et que cette année, on a déjà commencé un petit peu à nous attaquer.
Donc on s'attend potentiellement à ce qui quelque chose nous tombe dessus, mais on va dire qu'on est prêt et et qu'on répondra de la même façon qu'on l'a fait l'année dernière. Et est-ce que vous sentez une évolution dans le climat depuis quelques années ? C'est-à-dire une évolution dans le climat, je pense qu'on [rires] avec la montée de l'extrême droite bien sûr. Oui, bien évidemment. Ben faut dire que là sur les dernières années, on a eu beaucoup plus d'attaques, par exemple sur le festival et beaucoup plus d'attaques institutionnelles.
Donc on se rend compte aussi au final que on parle beaucoup de fascisation et tout et cetera, mais je pense qu'en fait on est déjà dans dans une droitisation en tout cas des institutions qui est assez inquiétante et on le voit par rapport aux différents festivals qui ont été interdits ou menacés d'interdiction parce qu'ils invitent des médines, des snipers euh ou parce qu'ils prennent des positions pour la Palestine, contre un génocide, contre certaines formes de discrimination. Donc effectivement, le climat, on le sent changer, mais je pense aussi que c'est pourquoi le 17 octobre, il y avait énormément de gens dehors. C'est-à-dire que les Français en fait ne veulent pas de ça.
Effectivement et pour Lyon juste une petite pour terminer il y avait également Lyon, je vous l'avais dit tout à l'heure, une histoire particulière avec l'extrême droite mais même jusqu'au groupe de supporters de l'OL il y a quelques mois il y a eu une agression raciste encore auprès de d'un jeune homme et aussi d'une élu de Rieux Lapa et et et pourtant il y a eu des groupes de de de supporters qui ont voulu s'opposer entre guillemets des groupes antiracistes et eux on leur a empêché d'avoir un groupe de supporte mais par contre les Badgon parce que ils s'appellent comme ça, eux ont toujours pignon sur rue à Lyon et notamment à l'OL. Bah totalement.
Après c'est la réalité malheureusement de notre ville et des différentes institutions qui la composent. Euh l'OL a une responsabilité quand même assez conséquente euh en laissant euh et on le sait des supporters euh qui sont clairement néofasciste euh bah être là, être présent et tenir le stade. C'est-à-dire que vous parlez des badgon mais il y a pas que les badgon he il y a 1959, il y a la matsaf, il y a différentes copes et tous ont la même DA, c'est-à-dire que c'est des militants d'extrême droite, des gens qui sont plutôt des cogneurs, qui aiment le stade et en fait qui sortent vraiment quand un petit peu c'est voilà, il faut il faut répondre dans le dur quoi.
Donc donc effectivement l'OL a sa responsabilité. Il y a un collectif qui s'est créé qui au début s'appelait les 69 pirates. Après par la suite, ils ont changé de nom, ils sont appelés les atypiques et en fait ils n'ont eu que des bâtons dans les rou roues, excusez-moi, euh de la part de de l'Olympique Lyonnais. Et c'est plutôt dérangeant, sachant que plusieurs anciens joueurs donc Bovu a pris une super prise de position en dénonçant lui-même la présence de racistes et euh de fascistes au sein des supporters lyonnais que lui-même ne laissait pas son propre fils aller au stade par peur qu'il lui arrive quoi que ce soit. Merci euh Alima d'avoir été avec nous ce soir.
Je rappelle que vous êtes militante antifa lyonnaise et membre de l'association culture de classe. Merci à vous. Merci à toi Cyril parce que vous l'aurez compris. Non, il y a pas de problème. Ce sont les allias du direct. En tout cas, vous l'aurez compris, c'est la fin de cette émission. Merci Cyril. C'est la dernière de la semaine. On se retrouve lundi prochain. Lundi prochain 18h30 au Média toujours sur le canal 100, non, c'est 608 de la Freebox et 250 de Orange, je crois. Et en tout cas, toujours sur YouTube ou sur Molotof. En tout cas, merci à vous pour votre soutien et on se retrouve très vite sur les programmes du média.