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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 23 juillet 2025 22 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

Ukraine : "L'objectif est de mettre une pression maximale sur la Russie", assure Benjamin Haddad

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Les Occidentaux, les Européens en particulier, peuvent-ils vraiment faire plier Vladimir Poutine ?

  • 0:37OuverteRéponse partielle

    Quand ce nouveau paquet de sanctions sera adopté ?

  • 2:40RelanceRéponse partielle

    Vous parlez de rapport de force, ça fait trois ans qu'on entend qu'il faut asphyxier l'économie russe. On en est au 18e paquet de sanctions. Et on se demande si ces sanctions servent vraiment à quelque chose quand on voit les moyens engagés par la Russie sur le terrain.

  • 3:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous croyez que les nouvelles discussions qui vont commencer aujourd'hui à Istanbul peuvent aboutir à quelque chose ? Ou comme à peu près tous les observateurs, vous êtes sans grand espoir ?

  • 5:11OuverteRéponse directe

    Un mot sur Volodymyr Zelensky qui, après un vote au Parlement, va signer un décret aujourd'hui pour quasiment supprimer des instances anticorruption. Ça ne va pas dans le sens d'une adhésion à l'Union Européenne ?

  • 6:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'Europe doit parler enfin d'une seule voix sur Gaza ? Est-ce que l'Europe doit sanctionner Israël ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « Vous savez que nous venons d'adopter coup sur coup le 17e et 18e paquet de sanctions de l'Union Européenne, largement sous l'impulsion de la France. »
  • 2:23Invité politiqueFait
    « Le seul qui continue l'escalade sur le terrain, qui continue les bombardements contre les civils et les infrastructures, qui continue de refuser de s'engager dans la diplomatie de bonne foi, c'est Vladimir Poutine. »
  • 3:05Invité politiqueFait
    « Vous avez là une Russie qui, en effet, s'est adaptée, qui a mis toute son économie, tout son budget aujourd'hui dans son effort de guerre et dans la guerre d'agression contre l'Ukraine. »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « c'est positif qu'il y ait des discussions, et ça montre une fois de plus d'ailleurs la bonne volonté des Ukrainiens, qui depuis le début, et le président Zelensky lui-même, a dit qu'il était prêt à s'asseoir autour de la table avec le président Poutine. »
  • 4:11Invité politiqueFait
    « Mais quand on entend aujourd'hui les demandes maximalistes et extravagantes de la Russie, que ce soit le désarmement de l'Ukraine, quand vous venez d'envahir un pays, vous demandez après à ce qu'il soit désarmé. »
  • 5:23Invité politiqueFait
    « Non, vous avez raison et d'ailleurs je partage l'avis de la Commission Européenne qui a dit hier être visiblement préoccupé par cette décision. »
  • 6:22Invité politiqueFait
    « je pense que c'est important pour les Européens de parler d'une seule voix et de rappeler les principes qui sont ceux que rappelle la France depuis les débuts. »
  • 7:21Invité politiqueFait
    « La Commission européenne a lancé un travail de révision de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël pour voir si l'article 2 qui repose sur les droits humains, les droits de l'homme, est respecté ou non. »
  • 9:01Invité politiqueFait
    « Moi, ce que je constate, c'est que déjà, ces menaces de droits de douane, et les droits de douane qui sont déjà imposés par l'administration américaine, ils sont inacceptables. »
  • 9:52Invité politiqueChiffre
    « Ça veut dire des taxations sur des biens américains, il y a deux paquets de 20 milliards, puis de 72 milliards de biens venant des États-Unis qu'on peut aller taxer. »
  • 10:08Invité politiqueFait
    « Vous savez qu'il y a quelques années, on a créé un instrument qui s'appelle l'instrument anti-coercition. Qui était plutôt destiné à la Chine. »
  • 13:27Invité politiqueFait
    « Déjà, je leur dis que la souveraineté alimentaire de l'Europe et donc la protection des agriculteurs, de ceux qui nous nourrissent et la protection de leurs revenus, c'est une priorité absolue de la France dans ces négociations. »
  • 15:32Invité politiqueChiffre
    « Vous avez vu que sur les deux mandats d'Emmanuel Macron, nous aurons doublé le budget de défense de la France et le président de la République a annoncé récemment une accélération pour 2026-2027 face aux menaces auxquelles nous sommes confrontés sur notre continent. »

Temps de parole

  • Benjamin Haddad73 %
  • Présentateur25 %
  • ?3 %

≈ 7,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Les Occidentaux, les Européens en particulier, peuvent-ils vraiment faire plier Vladimir Poutine ? Ici même, hier matin, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, nous annonçait préparer de nouvelles sanctions contre la Russie. Alors on va essayer d'en savoir plus dans ce grand entretien, alors qu'une nouvelle journée de négociation commence à Istanbul, sans grand espoir, disons-le, entre Russes et Ukrainiens. Nous sommes avec l'autre tête du quai d'Orsay, le ministre délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad. Bonjour. Comme d'habitude, les auditeurs dialoguent avec nous au 01 45 24 7000 et sur l'application de Radio France.

Beaucoup d'autres questions à vous poser, notamment sur la guerre commerciale avec les Etats-Unis de Trump et sur le budget de l'Union Européenne. Mais pour commencer, dites-nous, quand ce nouveau paquet de sanctions sera adopté ?

0:41
Locuteur

Le

0:42
Benjamin Haddad

plus tôt possible. Il faut qu

0:43
Locuteur

'on

0:43
Benjamin Haddad

travaille avec nos partenaires. Vous savez que nous venons d'adopter coup sur coup le 17e et 18e paquet de sanctions de l'Union Européenne, largement sous l'impulsion de la France. Et je voudrais rendre hommage ici au travail de nos diplomates qui visent précisément à tarir les ressources que la Russie utilise pour son effort de guerre, notamment les ressources énergétiques. Le 18e paquet de sanctions qui est massif, vraiment sans précédent, adopté

1:04
Locuteur

la semaine

1:05
Benjamin Haddad

dernière, qui impose notamment un abaissement du prix maximal auquel la Russie peut vendre son pétrole, de 60 à 45 dollars. Un embargo sur les importations de pétrole brut raffiné ou encore de nouvelles sanctions sur la flotte fantôme. Vous savez, c'est navire sans pavillon que la Russie utilise pour

1:23
Locuteur

contourner

1:23
Benjamin Haddad

les sanctions. L'objectif, quel est-il ? C'est de mettre une pression maximale sur la Russie pour qu

1:30
Locuteur

'elle

1:30
Benjamin Haddad

se mette autour de la table des négociations. Donc on

1:32
Locuteur

vous

1:32
Benjamin Haddad

dit

1:32
Locuteur

que le

1:32
Benjamin Haddad

plus tôt possible, c'est une question de jour

1:34
Locuteur

?

1:35
Benjamin Haddad

Là, on a commencé déjà à travailler effectivement sur le périmètre. Il faut travailler après avec nos partenaires européens. Et puis je voudrais rajouter aussi, parce qu'on a vu les Britanniques qui se sont aussi alignés sur ce 18e paquet de sanctions. C'est important, notamment sur la question du prix du pétrole, et travailler aussi avec les Américains. Nous sommes en lien avec notamment les sénateurs américains. Je pense à Lindsey Graham, sénateur républicain, qui a proposé un paquet aujourd'hui complètement bipartisan, soutenu par 80 sénateurs, donc républicains comme démocrates, qui imposeraient notamment des sanctions secondaires,

2:03
Locuteur

c

2:03
Benjamin Haddad

'est-à

2:03
Locuteur

-dire

2:03
Benjamin Haddad

des sanctions sur les pays, qui aident la Russie à contourner ces sanctions. Vous savez, depuis déjà plusieurs mois, fondamentalement, vous voyez les Ukrainiens, et son président, Vladimir Zelensky, qui disent « Nous sommes prêts à un cessez-le-feu pour se mettre autour de la table des négociations

2:17
Locuteur

». C

2:18
Benjamin Haddad

'est ce que demandent aussi les Européens et les Américains, c'est-à-dire trouver les moyens pour mettre fin à cette guerre d'agression sur notre continent. Le seul qui continue l'escalade sur le terrain, qui continue les bombardements contre les civils et les infrastructures, qui continue de refuser de s'engager dans la diplomatie de bonne foi, c'est Vladimir Poutine.

2:32
Locuteur

Donc il faut

2:33
Benjamin Haddad

imposer un rapport de force sur le plan militaire et sur le plan économique pour pousser la Russie à se mettre autour de la table

2:40
Locuteur

des négociations.

2:40
Présentateur

Décisément, vous parlez de rapport de force, ça fait trois ans, plus de trois ans depuis le premier jour,

2:44
Locuteur

en

2:44
Présentateur

fait, quasiment, en 2022, février 2022, qu'on entend qu'il faut asphyxier, étouffer l'économie russe. On en est, vous l'avez dit, au 18e paquet de sanctions. Et on se demande si ces sanctions servent vraiment à quelque chose quand on voit les moyens engagés par la Russie sur le terrain.

2:59
Benjamin Haddad

Mais vous savez, fondamentalement, il n

3:00
Locuteur

'y a

3:00
Benjamin Haddad

pas de solution magique. Ceux qui pensaient qu'on pouvait mettre fin à cette guerre en 24 heures n'ont pas vu. Vous avez là une Russie qui, en effet, s'est adaptée, qui a mis toute son économie, tout son budget aujourd'hui dans son effort de guerre et dans la guerre d'agression contre l'Ukraine. Et à travers l'Ukraine, c'est bien sûr les démocraties européennes qui sont menacées par les opérations de sabotage, par les attaques cyber, par les opérations de désinformation. J'ai été ces derniers mois en Roumanie, en Moldavie, où on a vu des processus électoraux sur le continent européen, qui ont été manipulés aussi par la Russie sur les réseaux sociaux comme TikTok.

Donc on a une menace russe aujourd'hui qui s'est constituée. Donc effectivement, ça demande un effort considérable et permanent sur les sanctions, pour adapter ces sanctions, pour mettre la Russie sous pression. Un effort de réarmement des démocraties européennes, en plus du soutien qu

3:47
Locuteur

'on

3:47
Benjamin Haddad

apporte à l'Ukraine.

3:48
Présentateur

Et un effort diplomatique. Est-ce que vous croyez que les nouvelles discussions qui vont commencer aujourd'hui à Istanbul peuvent aboutir à quelque chose ? Ou comme à peu près tous les observateurs, vous êtes sans grand espoir ?

4:02
Locuteur

Écoutez,

4:02
Benjamin Haddad

c'est positif qu'il y ait des discussions, et ça montre une fois de plus d'ailleurs la bonne volonté des Ukrainiens, qui depuis le début, et le président Zelensky lui-même, a dit qu'il était prêt à s'asseoir autour de la table avec le président Poutine. Mais quand on entend aujourd'hui les demandes maximalistes et extravagantes de la Russie, que ce soit le désarmement de l'Ukraine, quand vous venez d'envahir un pays, vous demandez après à ce qu'il soit désarmé. La dénazification, on est toujours dans cette propagande absurde. Le renversement du président Zelensky, on voit bien que tout ça est inacceptable.

Donc encore une fois, on n'est pas là dans une volonté sérieuse de la part de la Russie de négocier et d'aboutir à la paix. C'est d'ailleurs ce qu'entendent aujourd'hui les Américains. Nous, c'est le dialogue qu'on a eu avec les Américains depuis le début. Le président de la République, en parlant avec le président Trump depuis le début, a dit « Nous, on est alignés, on veut trouver les voies d'une paix juste et durable en Europe. Mais aujourd'hui, celui qui s'y refuse, c'est bien sûr la Russie de Vladimir Poutine. »

4:50
Locuteur

Et

4:50
Benjamin Haddad

donc, c'est tout l'effort aussi que nous avons fait en France avec nos partenaires européens et américains pour réaligner aussi les Américains et les Européens. Parce que je rappelle qu'il

4:57
Locuteur

y a

4:57
Benjamin Haddad

quelques mois, on nous disait « Les Européens allaient être complètement écartés de la négociation, on n'aura eu qu'une influence, tout allait se gérer entre Russes et Américains au bout de 24 heures. »

5:05
Locuteur

On

5:05
Benjamin Haddad

voit bien aujourd'hui qu'il n'en est rien, que les Européens défendent leurs intérêts, que nous le faisons avec nos partenaires américains et bien sûr en soutien à l'Ukraine.

5:11
Présentateur

Un mot sur Volodymyr Zelensky qui, après un vote au Parlement, va signer un décret aujourd'hui pour quasiment supprimer des instances anticorruption. Ça ne

5:20
Locuteur

va

5:20
Présentateur

pas dans le sens d'une adhésion à l'Union Européenne ?

5:23
Benjamin Haddad

Non, vous avez raison et d'ailleurs je partage l'avis de la Commission Européenne qui a dit hier être visiblement préoccupé par cette décision.

5:29
Locuteur

Il

5:29
Benjamin Haddad

n

5:29
Locuteur

'est

5:29
Benjamin Haddad

pas trop tard pour les Ukrainiens, bien sûr, pour revenir en arrière. Quand on est candidat à l'Union Européenne, ça entraîne des exigences en termes de lutte contre la corruption, de préservation de l'état de droit, de respect des minorités, des oppositions politiques ou de l'indépendance de la justice. Donc on sera extrêmement vigilants sur ce sujet. Jean-Noël Barraud l'a dit lundi à Kiev à son homologue ukrainien. Je l

5:50
Locuteur

'ai

5:50
Benjamin Haddad

dit moi-même en mon homologue hier. Donc on est en dialogue avec les autorités ukrainiennes là-dessus. Encore une fois, il n

5:54
Locuteur

'est

5:54
Benjamin Haddad

pas trop tard pour revenir là-dessus. Mais je partage ce qu'a dit la Commission Européenne sur la préoccupation des Européens vis-à-vis de cette dernière décision.

6:02
Présentateur

Puisque l'on parle de sanctions au sujet de l'Ukraine, Benjamin Haddad, cette fois au sujet de Gaza, est-ce que l'Europe doit parler enfin d'une seule voix ? C'est ce que nous dit Marc sur l'application de Radio France, l

6:12
Locuteur

'un

6:12
Présentateur

de nos auditeurs qui nous interpelle. Est-ce que l'Europe doit enfin parler d'une seule voix sur Gaza ? Et je vais plus loin, est-ce que l'Europe doit sanctionner Israël ? Écoutez,

6:19
Benjamin Haddad

je pense que c'est important pour les Européens de parler d'une seule voix et de rappeler les principes qui sont ceux que rappelle la France depuis les débuts.

6:25
Locuteur

C

6:25
Benjamin Haddad

'est-à-dire trouver les conditions d'un cessez-le-feu immédiat,

6:29
Locuteur

la

6:29
Benjamin Haddad

libération de tous les otages qui sont encore à Gaza, l'acheminement de l'aide humanitaire pour la population civile de Gaza, et puis la relance du dialogue politique régional. Vous savez que la France travaille avec l'Arabie Saoudite à l'organisation d'une conférence pour relancer ce dialogue politique. Sur la

6:46
Présentateur

solution à deux États,

6:46
Locuteur

mais là je vous parle de l'urgence, on parle de

6:48
Présentateur

famine aujourd'hui à Gaza.

6:50
Locuteur

Votre collègue Jean-Noël Barraud hier à ce

6:51
Présentateur

micro disait « plus aucune justification militaire aux opérations militaires israéliennes à Gaza ». La chef de la diplomatie européenne, on parle de l'Europe, Kaya Kalas, dit que l'armée israélienne doit cesser de tuer des civils qui cherchent de l'aide humanitaire. Ça sont les mots, mais dans les faits, rien. Pourquoi ? Alors vous avez

7:06
Benjamin Haddad

entendu, déjà je ne partage pas ce que vous venez de dire, vous avez entendu les propos très fermes en effet sur votre antenne hier du ministre des Affaires étrangères. Vous savez que la France a d'ailleurs été très impliquée dans l'acheminement de l'aide humanitaire ou encore dans le fait de soigner des civils qui ont été blessés à Gaza. La Commission européenne a lancé un travail de révision de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël pour voir si l'article 2 qui repose sur les droits humains, les droits de l'homme, est respecté ou non. Et donc il y aura à la fin du mois une discussion pour savoir si cet article 2 est respecté ou non.

Et à ce moment-là, les conséquences qu'il faudra en tirer. La France a soutenu ce travail pour examiner cet

7:46
Locuteur

accord d'association.

7:46
Benjamin Haddad

Donc

7:46
Locuteur

vous seriez favorable à remettre en cause, à suspendre cet accord ? En

7:49
Benjamin Haddad

tout cas, il y aura une discussion sur ce sujet. Donc on verra ce que la Commission européenne aura à dire sur ce sujet. Mais encore une fois, moi je voudrais quand même insister. Effectivement, vous avez raison de souligner l'urgence de la situation actuelle. Mais au-delà de ça, sur le rôle que joue la France, le président de la République, notre diplomatie, pour relancer la solution à deux États. Parce que fondamentalement, c'est la voie d'un règlement politique durable. C'est de faire en sorte que nous puissions avoir la construction d'un État palestinien, souverain, aux côtés d'un État d'Israël, qui peuvent vivre côte à côte et qui peuvent être reconnus par leurs voisins.

C'est le travail que nous faisons. Bien sûr, avec des conditions, le désarmement du Hamas, le fait que le Hamas ne participe pas à la gouvernance de la bande de Gaza, la

8:30
Locuteur

libération des otages, 49, dont 22 seraient toujours

8:33
Benjamin Haddad

en vie. Bien sûr, je l'ai dit tout à l'heure, mais je crois que c'est la responsabilité de la France et des Européens, vous l'avez dit, de travailler de façon durable à ce qu'on peut trouver une solution politique pour cette région.

8:43
Présentateur

L'actualité européenne, Benjamin Haddad, c'est aussi ce mur qui arrive dans 8 jours. Les droits de douane de 30% que Donald Trump promet de mettre en place, donc au 1er août, sur tous les produits en provenance des pays de l'Union. Où en sont les négociations ? Et est-ce qu'il va y avoir un accord ?

8:59
Locuteur

On

8:59
Benjamin Haddad

verra ce qui se passera dans les prochains jours.

9:01
Locuteur

Vous

9:01
Benjamin Haddad

savez que la Commission européenne continue ses négociations avec les États-Unis. Moi, ce que je constate, c'est que déjà, ces menaces de droits de douane, et les droits de douane qui sont déjà imposés par l'administration américaine, ils sont inacceptables. Et ils ne reposent en rien sur

9:12
Locuteur

la

9:13
Benjamin Haddad

réalité de la relation commerciale aujourd'hui entre les États-Unis et l'Europe. Et que la seule façon de pouvoir obtenir un accord, ce qu'on souhaite, nous, on ne veut pas une guerre commerciale, on ne

9:21
Locuteur

veut

9:21
Benjamin Haddad

pas de protectionnisme, on veut pouvoir trouver une désescalade, un accord qui serait dans l'intérêt de tous, c'est de montrer que les Européens peuvent se défendre. Et qu'on est capable d'assumer un rapport de force.

9:30
Locuteur

Et justement, ça fait

9:30
Présentateur

plus de 100 jours qu'il dure ses pourparlers. Là, on est à 8 jours du terme. Et vous dites, en fait, la Commission européenne n'a pas été à la hauteur de l'agression américaine.

9:39
Locuteur

Nous

9:39
Benjamin Haddad

avons demandé à la Commission européenne, là, de faire des propositions pour avoir des contre-mesures, notamment sur les biens, mais aussi sur les services américains qu'on pourrait aller taxer, s'il n

9:49
Locuteur

'y

9:49
Benjamin Haddad

a pas d'accord acceptable le 1er août. Ça veut dire des taxations sur des biens américains, il y a deux paquets de 20 milliards, puis de 72 milliards de biens venant des États-Unis qu'on peut aller taxer. Mais on peut aller plus loin. Vous savez qu'il

10:02
Locuteur

y a

10:02
Benjamin Haddad

quelques années, on a créé un instrument qui s'appelle l'instrument anti-coercition. Qui était

10:06
Locuteur

plutôt destiné à la Chine.

10:08
Benjamin Haddad

La France qui, à l'époque, vous avez raison, était destinée à la Chine, qui viserait à élargir le champ des biens qu'on peut aller toucher, et notamment les services numériques, puisqu'on est importateur, on est consommateur de services numériques américains. Et ça permettrait d'aller taxer les services numériques, de barrer l'accès à des marchés publics, de pouvoir saisir aussi des propriétés intellectuelles. Dans une négociation, il faut assumer un bras de fer. Les Européens, c'est 27 pays, c'est un grand marché unique, intégré. C'est un test de crédibilité géopolitique pour l'Europe.

Quel précédent est-ce qu'on en verra aux États-Unis, si demain l'administration Trump veut aller plus loin et augmenter à nouveau les droits d'ouane, mais aussi à la Chine ou à d'autres, si on montre de la faiblesse dans cette négociation

10:46
Locuteur

? On est dans une question existentielle. Donc encore une fois, dans cette

10:48
Benjamin Haddad

dernière semaine et dans les jours qui suivront, on est dans un test de crédibilité géopolitique, on est dans un test de puissance pour l'Union Européenne.

10:54
Locuteur

On était

10:54
Présentateur

ici avec l'ancien commissaire Thierry Breton il y

10:56
Locuteur

a

10:56
Présentateur

quelques jours qui nous disait si on fait moins bien que le Royaume-Uni, qui a il y a quelques semaines conclu un accord qui est déjà jugé très peu favorable aux Britanniques, si on fait moins bien à 27, c'est la porte ouverte aux anti-européens de tous bords. Il a raison. Il

11:09
Locuteur

a

11:10
Benjamin Haddad

raison. Parce que, encore une fois, vous avez là une compétence, les négociations commerciales qui sont une compétence, ce qu'on appelle exclusive de l'Union Européenne. Donc elle négocie au nom des 27. Ça nous donne des leviers. Ça nous donne la possibilité d'imposer un rapport de force. On est un partenaire commercial de premier plan des États-Unis. Donc, encore une fois, je crois que dans ce type de négociations face à l'administration Trump, si vous montrez de la faiblesse, vous poussez l'autre, au contraire, à durcir sa position et à escalader.

Donc, je rappelle les fondamentaux qui est que nous souhaitons, une fois de plus, sortir de cette spirale protectionniste qui est dans l'intérêt de personne. Et il suffit de voir d'ailleurs les marchés obligataires américains, les prévisions de croissance, les entreprises qui tirent la langue, de nombreuses entreprises qui gèlent leurs investissements au ou vers les États-Unis, qui s'interrogent quand même sur le climat économique. Donc, c'est l'intérêt de personne, à commencer par celui des États-Unis. Mais la meilleure façon de se faire entendre, de se faire respecter, c'est de montrer qu'on peut assumer un rapport de force.

12:02
Présentateur

Mais j'entends ce que vous dites, la France dit, bras de fer, rapport de force, approche beaucoup plus politique que ce que la Commission a fait jusqu'à présent. Et c'est important parce qu'on parle de millions d'emplois qui sont en jeu sur le continent européen. Mais est-ce que des pays comme l'Allemagne, qui sont beaucoup plus dépendants des États-Unis pour leur commerce, jouent contre l'Union européenne ?

12:20
Benjamin Haddad

Non, moi j'étais en Allemagne la semaine dernière, à Berlin-Düsseldorf, j'ai rencontré à la fois mes homologues, mais aussi beaucoup d'industriels. C'est vrai qu'on a des pays européens qui sont très exposés au commerce avec les États-Unis. Mais qui voient bien aujourd'hui qu'on a eu une escalade de la part de l'administration Trump dans ces négociations, qu'on est passé de 20% puis à 10% puis à 30%, qu'on a 50% de taxes sur l'acier et l'aluminium. Et on partage le même objectif, c'est ce que je vous disais, c'est d'aboutir à un accord, d'aboutir à un accord qui serait dans l'intérêt de tous, d'aboutir à une désescalade. La question c'est encore une fois, comment est-ce qu

12:54
Locuteur

'on

12:54
Benjamin Haddad

s'en donne les moyens pour pouvoir y aboutir ?

12:56
Présentateur

D'autres négociations qui commencent, celles-là à Bruxelles, elles sont parties pour durer deux ans à peu près. Celle qui concerne le projet de budget européen pour la période 2028-2034. Principale inquiétude dans ce budget pour les agriculteurs sur la politique agricole commune qui d'abord est réduite dans ce budget et qui en plus serait variable, en tout cas elle pourrait être renégociée au cours des années à venir. Grosse inquiétude des agriculteurs, qu'est-ce que vous leur dites

13:23
Locuteur

?

13:23
Benjamin Haddad

Déjà, je leur dis que la souveraineté alimentaire de l'Europe et donc la protection des agriculteurs, de ceux qui nous nourrissent et la protection de leurs revenus, c'est une priorité absolue de la France dans ces négociations. J'ai eu l'occasion d'en parler à plusieurs reprises, aussi bien avec le commissaire Hansen à l'agriculture et le commissaire Séraphine au budget, que j'ai emmené d'ailleurs rencontrer des agriculteurs français dans le Doubs et dans le Jura, il y a quelques mois. On a aujourd'hui les paiements directs de la politique agricole commune qui sont préservés et après effectivement il y a une flexibilité qui est donnée sur le reste avec la politique de cohésion.

Moi je pense qu'il faudra être extrêmement vigilant à la fois sur les montants mais aussi sur l'architecture de la PAC pour que nos agriculteurs puissent avoir de la visibilité sur leurs revenus, sur ce dont ils ont besoin pour investir et donc il faudra aller plus loin.

14:10
Locuteur

Vigilance,

14:11
Présentateur

ça veut dire que les revenus, les subventions aux agriculteurs ne sont plus garanties ?

14:15
Benjamin Haddad

Alors ça veut dire qu'aujourd'hui il y a eu des revenus d'investissement pour l'agriculture ainsi que les revenus de la cohésion qui sont mélangés. Et moi je crois que ça ne donne pas suffisamment de visibilité et de clarté à nos agriculteurs donc il faudra revoir la copie, c'est un travail que nous faisons avec la Commission européenne. Vous l'avez dit, on est au début d'une négociation qui sera longue, de deux ans, où il vous faudra un budget européen ambitieux pour investir dans la compétitivité et l'innovation du continent, dans le réarmement, la défense et le spatial et bien sûr dans la souveraineté alimentaire. On se battra pour chaque centime de la politique agricole commune.

Encore une fois, c'est l'avenir de la souveraineté alimentaire du continent européen qui est en jeu.

14:53
Présentateur

Vous parlez de centimes, on parle de milliards, de mille milliards dans ce budget quasiment. Plusieurs pays, Suède, Autriche, Pays-Bas, Allemagne, ne veulent pas de ce budget et disent que

15:02
Locuteur

ce n'est

15:02
Présentateur

pas question de payer plus pour l'Europe à l'heure où les pays, dans leurs budgets nationaux, sont contraints de faire des économies. Justement, la France cherche 44 milliards rien que pour l'année prochaine. Est-ce qu'elle est d'accord pour payer plus

15:13
Locuteur

sur

15:14
Présentateur

l'Union européenne

15:14
Locuteur

?

15:15
Benjamin Haddad

Déjà, la question, fondamentalement, avant de parler des montants, c'est qu'est-ce qu'on veut faire ? Où est-ce que l'Europe a une valeur ajoutée ? Je crois qu'on est dans un moment de bascule géopolitique où on a besoin d'une Europe qui se donne les moyens d'agir et qui se donne les moyens d'investir dans sa souveraineté et dans son autonomie stratégique. Ça veut dire investir dans sa défense. On le fait au niveau national. Vous avez vu que sur les deux mandats d'Emmanuel Macron, nous aurons doublé le budget de défense de la France et le président de

15:36
Locuteur

la

15:36
Benjamin Haddad

République a annoncé récemment une accélération pour 2026-2027 face aux menaces auxquelles nous sommes confrontés sur notre continent. Il faut le faire bien sûr aussi au niveau européen pour soutenir une industrie de défense européenne autonome dans le spatial, qui est un enjeu quand même de souveraineté, que ce soit la protection des données privées, l'accès aux orbites basses. Quand on voit le rôle que joue Starling par exemple en Ukraine, le soutien à l'innovation, je pense à l'intelligence artificielle, au quantique, sur tous ces sujets-là, nous avons besoin d'un budget européen

16:06
Locuteur

ambitieux.

16:06
Présentateur

Que la France d'Emmanuel Macron soit favorable à plus d'intégration européenne, une Europe plus forte, ce n

16:13
Locuteur

'est

16:13
Présentateur

pas nouveau. C'est l'ADN politique d'Emmanuel Macron depuis 8 ans maintenant. Mais si je vous pose la question des financements,

16:22
Locuteur

c

16:22
Présentateur

'est parce que politiquement, c'est sensible en France. Le Rassemblement national dit, on nous demande de faire des économies,

16:27
Locuteur

et

16:27
Présentateur

bien donnons-moi à l'Union européenne. Et d'ailleurs, quand on veut, on peut. La preuve, la France a négocié une ristourne pour sa participation, sa contribution à l'Union européenne pour 2026.

16:36
Locuteur

Moi,

16:36
Benjamin Haddad

je vois le Rassemblement national qui, à chaque tournant, sur chaque débat, trouve une façon de faire de l'europhobie. Et trouve une façon, en réalité, de proposer quoi ? Un Frexit déguisé. Quand il parle de rabais en rabais, on a vu les débats qu'il y

16:49
Locuteur

a

16:49
Benjamin Haddad

eu avec la Grande-Bretagne à l'époque, qui étaient rentrés dans cette logique transactionnelle avec l'Union européenne, pour finalement décider de quitter l'Union européenne. On a besoin d'une France qui est influente au sein d'une Europe forte, qui se donne les moyens de se défendre. Sinon, quelle est l'alternative ? Vous nous voyez aujourd'hui aller en rang dispersé face à la Russie de Vladimir Poutine, face aux États-Unis de Donald Trump, face à la Chine. On a besoin aujourd'hui d'une Europe qui se donne les moyens d'agir sur la scène internationale. Et donc, je vois une fois de plus que les vieilles obsessions anti-européennes du Rassemblement national ressurgissent à chaque tournant.

Et c'est ce qu'on voit aujourd'hui dans ce débat budgétaire.

17:23
Présentateur

Un mot aux entreprises, puisque dans ce budget, l'Europe cherche aussi des recettes. Il y

17:29
Locuteur

a

17:29
Présentateur

un projet de taxes sur les grandes entreprises. Qu'est-ce que vous leur dites ? On ne touche pas aux entreprises au niveau national dans le budget, mais on veut bien les faire payer plus au niveau européen ?

17:40
Locuteur

Alors,

17:41
Benjamin Haddad

c'est encore une fois, vous l'avez dit, le début des négociations qui vont être longues. On a besoin de ressources propres pour l'Union européenne, précisément, parce que si on veut un budget plus ambitieux, il faut que l'Union européenne soit capable aussi de dégager des ressources propres. Je pense que ces ressources doivent essentiellement peser, non pas sur les ménages ou les entreprises européennes, mais plutôt sur des acteurs extérieurs, que ce soit la création d'un Estat européen,

18:01
Locuteur

c

18:01
Benjamin Haddad

'est-à-dire faire payer les touristes qui viennent en Europe, comme c'est le cas pour ceux qui vont aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, que ce soit une taxe sur les services numériques américains, ou encore une taxe sur les petits colis. Voilà, c'est plutôt les propositions que nous avons faites aujourd'hui au commissaire européen.

18:15
Présentateur

J'en viens à la politique française, Benjamin Haddad. Est-ce que vous êtes à l'aise à l'idée de rester au gouvernement avec une collègue, Rachid Haddati, ministre de la Culture, renvoyée en correctionnel pour corruption et trafic d'influence ?

18:25
Benjamin Haddad

Mais j'espère quand même qu'on a encore la présomption d'innocence dans notre pays. Et moi d'ailleurs, je voudrais ici réitérer mon amitié et mon estime envers Rachid Haddati, qui fait un

18:35
Locuteur

travail formidable. Il y a l'amitié, il y a l'estime, il y a l'exemplarité. Pendant des années, mise en examen signifiait démission.

18:41
Benjamin Haddad

Monsieur, moi j'ai toujours eu une règle, quel que soit le parti politique, la personnalité, que ce soit de mon camp, d'un parti opposé, de ne pas commenter et de ne pas m'ingérer dans des procédures judiciaires. Je pense que c'est ma responsabilité en tant que politique. Et moi, vous savez, je l'ai soutenu pour qu

19:01
Locuteur

'on

19:01
Benjamin Haddad

fasse l'union autour d'elle pour la mairie de Paris. C'est quelqu'un qui a Paris chevillé au corps, qui, à mon avis, parle à beaucoup de Parisiens, qui a l'expérience, l'énergie pour pouvoir mener cette campagne, qui est une excellente ministre de la Justice. Donc pas

19:19
Présentateur

de problème, vous restez avec elle sans problème au gouvernement ? Mais pour moi, encore une fois,

19:23
Locuteur

je

19:23
Présentateur

veux dire,

19:24
Locuteur

il

19:25
Benjamin Haddad

y a quand même la présomption d'innocence dans ce genre de sujet.

19:27
Présentateur

Elle appartient aussi politiquement à un parti dont le nouveau patron, ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, n'a pas de mots assez durs dans l'hebdomadaire Valeurs Actuelles contre votre parti, le parti présidentiel Renaissance. Je rappelle que LR est censé appartenir au fameux socle commun du gouvernement. Bruno Retailleau dit que le macronisme n'est ni un mouvement politique, ni une idéologie, qu'il s'achèvera avec Emmanuel Macron et qu'il alimente l'impuissance. Vous pouvez continuer à travailler avec Bruno Retailleau également ?

19:56
Benjamin Haddad

Dans une coalition,

19:57
Locuteur

on

19:57
Benjamin Haddad

peut avoir

19:57
Locuteur

des

19:58
Benjamin Haddad

sensibilités différentes, des expressions différentes. C'est normal. Moi, je vois des coalitions politiques partout en Europe, mais il faut qu

20:04
Locuteur

'on

20:04
Benjamin Haddad

se respecte. Moi, je suis fier, profondément fier d'avoir rejoint Emmanuel Macron dès le début, qui a répondu à une aspiration profonde des Français, une aspiration qui existe toujours aujourd'hui, précisément de mettre de côté les petites querelles partisanes, les logiques d'appareil, pour mettre ensemble les gens qui voulaient travailler pour l'intérêt général, qui voulaient réformer le pays. On a réformé le pays et on a fait baisser le chômage à son plus bas historique depuis 40 ans.

20:27
Locuteur

On

20:27
Benjamin Haddad

a fait revenir les investissements. J'en suis fier et je crois que ce qu'il a créé perdurera au-delà de lui. En tout cas, je ferai partie de ceux qui continueront à faire perdurer cet héritage.

20:39
Locuteur

Ce

20:39
Présentateur

n'est pas ce que pense donc Bruno Retailleau. Est-ce que sa présence au gouvernement est bien cohérente ?

20:44
Locuteur

Je

20:45
Benjamin Haddad

vous ai dit, on peut avoir des coalitions avec des expressions différentes, mais encore une fois, il faut qu'on respecte là d'où on vient. L'histoire de chacun, l'identité de chacun, et puis je pense aussi qu'il se trompe.

20:57
Locuteur

Je

20:57
Benjamin Haddad

crois que ce que nous avons construit ces dernières années autour d'Emmanuel Macron n'était pas un accident, n'était pas lié à des circonstances particulières en 2017 ou en 2022. Je crois encore une fois que les clivages avaient changé, que les aspirations politiques sont différentes. Encore une fois, la volonté de pouvoir mettre les gens autour de la table pour pouvoir travailler, obtenir des résultats, avoir une logique d'intérêt général plutôt qu'une logique uniquement partisane. Et moi, je me reconnais toujours dans ça, je suis fier d'en faire partie. Et puis, je voudrais rajouter quelque chose.

21:29
Locuteur

Vous

21:29
Benjamin Haddad

savez, je pense que les Français n'attendent pas de nous qu'on soit là dans l'élection présidentielle de 2027. Il nous reste deux ans.

21:36
Présentateur

C'est

21:36
Locuteur

ce

21:36
Présentateur

que fait Bruno

21:37
Locuteur

Retailleau. Deux

21:37
Benjamin Haddad

ans pour agir, deux ans pour réformer, deux ans pour travailler, deux ans pour trouver des solutions pour les Français au niveau national, au niveau européen. Regardez tous les enjeux dont nous avons parlé. La Russie, les questions de compétitivité, le soutien à nos agriculteurs, les droits de douane. Sur tous ces sujets, il faut qu'on mette de la responsabilité,

21:56
Locuteur

qu

21:56
Benjamin Haddad

'on apporte des solutions et qu'on agisse jusqu'au bout, jusqu'à la dernière minute.

22:00
Présentateur

Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe, merci beaucoup. Merci.