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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 27 août 2018 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesRetraitesEurope & internationalEnvironnement & énergie

"Nous faisons le choix de ne pas augmenter globalement les impôts et taxes", assure François de Rugy

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Est-ce que les mesures d'austérité annoncées par le Premier ministre concernent une baisse des prestations sociales ou des pensions de retraite ?

  • 1:37OuverteRéponse directe

    Soyons précis : il y a une désindexation par rapport à l'inflation à 0,3% pour les pensions de retraite, les APL et les allocations familiales.

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Que pour toute une partie des Français, il va y avoir une perte de pouvoir d'achat.

  • 2:57OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un problème aujourd'hui entre le gouvernement et les retraités ?

  • 4:36OuverteRéponse directe

    Cette question du pouvoir d'achat, c'était une urgence et ça pèse pour beaucoup de Français.

  • 6:16RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous êtes sûr que ce gouvernement ne fait pas fausse route sur le plan économique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:37PrésentateurChiffre
    « il y a une désindexation par rapport à l'inflation. Le Premier ministre a annoncé une hausse simplement en 2019 et 2020 de 0,3%, notamment des pensions de retraite, des APL et donc des allocations familiales. »
  • 2:32Invité politiquePromesse
    « Nous, nous faisons le choix avec la majorité de ne pas augmenter globalement les impôts et taxes. »
  • 2:43Invité politiquePromesse
    « Nous avons même baissé un certain nombre de taxes et ça va continuer comme sur les heures supplémentaires où les charges salariales, c'est-à-dire ce qui pèse directement sur les salaires, vont être supprimées. »
  • 2:49Invité politiqueChiffre
    « Nous avons également enclenché la suppression de la taxe d'habitation, 11 milliards de pouvoir d'achat qui vont être distribués en France. »
  • 3:24Invité politiqueFait
    « En France, nous ne sommes pas sur un système par capitalisation. Ce sont les salariés d'aujourd'hui, les actifs d'aujourd'hui, qui payent les retraites d'aujourd'hui. »
  • 3:57Invité politiqueFait
    « Est-ce que les retraités voient leur pension de retraite garantie ? Oui. »
  • 4:30Invité politiqueFait
    « On en sort à peine, dix ans après le déclenchement de la crise en octobre 2008. »
  • 6:37Invité politiqueFait
    « Ce serait catastrophique. C'est ce qui a été fait, d'ailleurs, pendant des années en France où on n'a jamais voulu restructurer ni la protection sociale ni les services de l'État. »
  • 6:48Invité politiqueFait
    « Vous vous rendez compte qu'on s'endette dans notre pays pour payer, justement, les retraites et les prestations sociales ? »
  • 13:09Invité politiqueChiffre
    « Il y a aussi la réduction du nombre de députés et de sénateurs, moins 30%. »
  • 19:13Invité politiqueFait
    « J'ai soutenu d'ailleurs Gérard Collomb avec sa loi, alors qu'à l'époque, vous vous souvenez que c'était très controversé, qu'on trouvait qu'il était, certains trouvaient qu'il était trop sévère, trop fermé. »
  • 23:19Invité politiquePromesse
    « nous avons pris l'engagement que d'ici trois ans, d'ici 2021, le produit glyphosate serait interdit en France »
  • 23:53Invité politiqueFait
    « C'est le seul commentaire que j'ai fait de tout l'été, parce qu'il y avait une fausse accusation en la matière. »

Temps de parole

  • François De Rugy64 %
  • Présentateur18 %
  • Présentateur 28 %
  • Invité8 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Bienvenue à tous et notamment aux téléspectateurs de France Info, canal 27 qui nous rejoignent à l'instant même pour ce rendez-vous politique de rentrée aux côtés de Renaud Delis qui a rejoint France Info. Rebonjour Renaud, bienvenue dans cette maison qui sera la vôtre toute l'année, on est ensemble jusqu'à 9h. Renaud Delis, votre premier invité ce matin, c'est le président de l'Assemblée Nationale. Bonjour François Drugy. Bonjour.

Alors une sacrée chute de température en cette rentrée, on est passé en un instant quasiment d'un été caniculaire à un gel ou presque de plusieurs prestations sociales annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe, les allocations familiales, l'allocation d'aides personnalisées au logement et surtout les pensions de retraite, ça y est c'est déjà le retour de l'hiver avec ces mesures d'austérité ?

0:47
François De Rugy

Non, d'abord on pourrait définir les mots, austérité, rigueur, gel, désindexation, etc. On finit par s'y perdre. La réalité elle est simple, c'est est-ce qu'en France on baisse les prestations sociales ou est-ce qu'on baisse les pensions de retraite comme on l'a fait dans d'autres pays ? Non. Est-ce que nous avons un déficit de la protection sociale, du financement de la protection sociale ? Oui, notamment sur la branche maladie, notamment sur la branche IES. Est-ce qu'il faut prendre des mesures de bonne gestion ? Et donc parfois même, en effet, disons-le, d'économie, oui. Après, il y a un débat que nous avons au Parlement d'ailleurs.

Est-ce qu'il faut des coups de rabot généralisés, c'est-à-dire toucher un peu toutes les prestations ? Il n'y en a pas là, puisqu'il n'y a pas de baisse, mais il y a en effet une moindre hausse que l'inflation.

1:37
Présentateur

Soyons précis, voilà, il y a une désindexation par rapport à l'inflation. Le Premier ministre a annoncé une hausse simplement en 2019 et 2020 de 0,3%, notamment des pensions de retraite, des APL et donc des allocations familiales.

1:49
François De Rugy

Et sachant que certaines prestations, elles augmentent plus conformément aux engagements qui avaient été pris avant les élections, l'allocation adulte handicapé ou ce qu'on appelait le môme vieillesse.

1:59
Présentateur

François de Rugy, très concrètement, que pour toute une partie des Français, il va y avoir une perte de pouvoir d'achat.

2:05
François De Rugy

On peut refaire le débat indéfiniment, mais vous savez, si on veut équilibrer les budgets, on pourrait aussi dire que l'on va augmenter les impôts et taxes pour financer ces prestations. C'est ce qui a été fait par le passé. Vous savez, je suis député depuis 11 ans. Donc j'ai vu passer un certain nombre de gouvernements qui ont pris un certain nombre de mesures budgétaires. En 2012, forte hausse des impôts et taxes, ce qui est aussi une forme de baisse de pouvoir d'achat. Nous, nous faisons le choix avec la majorité de ne pas augmenter globalement les impôts et taxes.

Nous avons même baissé un certain nombre de taxes et ça va continuer comme sur les heures supplémentaires où les charges salariales, c'est-à-dire ce qui pèse directement sur les salaires, vont être supprimées. Nous avons également enclenché la suppression de la taxe d'habitation, 11 milliards de pouvoir d'achat qui vont être distribués en France.

2:57
Présentateur

François de Rugy, pour en revenir à ce qui a été annoncé hier par Édouard Philippe, est-ce qu'il y a un problème aujourd'hui entre le gouvernement, entre la majorité que vous représentez ici et les retraités ? Pas d'augmentation en 2018, un quasi-gel en 2019, un quasi-gel en 2020. Qu'est-ce qu'ils ont fait de mal, les retraités en France ?

3:13
François De Rugy

Ils n'ont rien fait de mal, les retraités. Ils sont trop riches ? Ils ont travaillé pendant des années pour avoir cette pension de retraite. Mais vous le savez, en France, nous ne sommes pas sur un système par capitalisation. Ce sont les salariés d'aujourd'hui, les actifs d'aujourd'hui, qui payent les retraites d'aujourd'hui. Les pensions de retraite des retraités d'aujourd'hui. Ils ne cotisent pas pour eux, pour le futur. Ça fait beaucoup pour cette catégorie de Français. Mais il faut, encore une fois, regarder les choses globalement. Est-ce que tous les Français, qu'ils soient retraités ou actifs, vont bénéficier de la baisse et demain de la suppression de la taxe d'habitation ? Oui.

La taxe d'habitation, elle est supprimée progressivement pour tout le monde. Et ça, tous les Français, qu'ils soient retraités ou actifs, en profiteront. Et par ailleurs, est-ce que les retraités voient leur pension de retraite garantie ? Oui. Alors qu'encore une fois, dans d'autres pays, on a vu les pensions de retraite être fortement rabotées, voire baissées. Et puis surtout, et c'est ça le plus important. Moi, je veux qu'on sorte de ce débat un peu du financeur, un petit peu plus ou un petit peu moins. Ça pourrait être pire, ça pourrait être la Grèce. Non, non, non, mais toute l'Europe... C'est difficile à entendre. Ça pourrait être pire, ça pourrait baisser.

Mais est-ce que vous croyez que la France a échappé à la crise ? On en sort à peine, dix ans après le déclenchement de la crise en octobre 2008. On en sort à peine. Et on voit que c'est fragile, d'ailleurs, du point de vue de la croissance économique. Mais surtout, ce qui compte, c'est est-ce que les réformes durables, structurelles, sont engagées, y compris sur la question de retraite ?

4:36
Présentateur

Cette question du pouvoir d'achat, François de Rugy, c'était une urgence et ça pèse pour beaucoup de Français, et d'abord les Français les plus faibles. Je vous propose d'écouter l'un des leaders de l'opposition, en l'occurrence Laurent Wauquiez, qui faisait sa rentrée politique. C'était hier au Mont-Maisin.

4:51
Auditeur

Je dis à Emmanuel Macron qu'il est plus que temps de rendre l'argent aux Français. Il faut rendre l'argent aux Français. Il faut rendre du pouvoir d'achat aux Français.

5:04
Présentateur

Laurent Wauquiez, lui, il prend conscience de cette difficulté. Et effectivement, les Français les plus fragiles, qui ont perdu du pouvoir d'achat pour certains déjà cette année, vont encore être frappés, à commencer par les retraités, après la CSG, cette année encore.

5:14
François De Rugy

Non mais, quand on est chef d'un parti qui, me semble-t-il, envisage dans quelques années de revenir aux responsabilités, qui ambitionne d'être aux responsabilités, il faut quand même être sérieux. Quand on dit rendre l'argent, est-ce qu'il y a de l'argent qui aurait été volé ? Est-ce qu'il y aurait eu plus d'argent prélevé qu'il n'y en aurait eu de dépenser ? Est-ce qu'il ne faut pas le redistribuer ? C'est l'inverse qui se produit. Vous le savez très bien, aujourd'hui, on dépense plus, que ce soit pour l'État, les collectivités locales ou la protection sociale, qu'on ne prélève d'impôts et de taxes. Or, le niveau des impôts et taxes est déjà très élevé.

Si vous demandez aux Français, là, aujourd'hui ou demain, est-ce que vous êtes prêts à payer plus d'impôts et de taxes pour augmenter les retraites davantage, pour augmenter les prestations familiales davantage ou autre, ils vous diront non.

6:02
Présentateur

Les Français auxquels on demande des efforts, ils attendent des résultats, c'est normal, c'est légitime. En l'occurrence, le Premier ministre a encore revu la prévision de croissance à la baisse de 1,9 à 1,7%. Le chômage ne reflue qu'extrêmement lentement. Est-ce que vous êtes sûr que ce gouvernement ne fait pas fausse route sur le plan économique ?

6:27
François De Rugy

Mais cela prouve. Est-ce que vous croyez que la situation économique irait mieux si on dépensait à tout va, qu'on augmentait les prestations à tout va et que demain, on augmentait les impôts à tout va ? Ce serait catastrophique. C'est ce qui a été fait, d'ailleurs, pendant des années en France où on n'a jamais voulu restructurer ni la protection sociale ni les services de l'État. Et au résultat des courses, on a accumulé des dettes. Vous vous rendez compte qu'on s'endette dans notre pays pour payer, justement, les retraites et les prestations sociales ? Cela ne peut plus durer. Il faut être sérieux.

6:55
Présentateur

François Drugi, vous restez avec nous. Si vous voulez bien, on va se retrouver dans une poignée de secondes. Il est 8h40. C'est l'heure sur France Info de refaire un point sur l'actualité. C'est avec vous, David Dobar.

7:05
Invité

Et six mois après le massacre de Parkland, la Floride, une nouvelle fois, théâtre d'une fusillade. Un jeune homme qui avait pris part à un tournoi de jeux vidéo à Jacksonville, précisément, a ouvert le feu sur des participants avant de retourner l'arme contre lui. Le bilan de mort et onze blessés. Kennedy, Reagan ou encore Rosa Parks avaient eu droit aux mêmes honneurs. Le cercueil de John McCain sera exposé vendredi dans la rotonde du Capitol, c'est à Washington. Une cérémonie est prévue samedi en présence de George Bush, mais également de Barack Obama. Beaucoup d'émotions après voir cet après-midi à pont de Beauvoisin.

Un an après sa disparition, la famille de Maëlys organise à 15h une marche blanche. Nordal Lelandais, qui a avoué le meurtre, continue de garder le silence sur les circonstances précises de sa mort. Interrogé sur France Info ce matin, l'avocat des parents de la fillette affirme qu'ils sont toujours dans la recherche de vérité. Et puis Paris, Dijon et Lille occupent les trois premières places du classement de la Ligue 1 au terme de la troisième journée. Marseille n'a pu faire mieux qu'un match nul de partout. C'était hier soir face à Rennes.

8:04
Présentateur

Merci David Doba. Deuxième partie de cet entretien, toujours avec le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, et les questions de Renaud Delis. François de Rugy, on l'a vu hier dans un sondage publié par le JDD, le sondage le baromètre IFOP. La code de popularité du président de la République en cette rentrée, elle est au plus bas. Seul un Français sur trois fait encore confiance à Emmanuel Macron aujourd'hui. Est-ce que c'est une cote d'alerte pour vous ?

8:23
François De Rugy

Mais ce n'est jamais facile de gouverner notre pays, ça tout le monde le sait, mais a fortiori quand on engage des transformations. Si on ne fait rien, si on dit, oh on attend que la croissance revienne, vous vous souvenez ? C'est un peu ce que disait, et moi j'avais des discussions avec lui dans le précédent mandat, c'est un peu ce que disait François Hollande. Il disait mais pourquoi faire des transformations et des réformes importantes ? La croissance va revenir, forcément elle va revenir un jour, le chômage va baisser, vous savez la courbe qui devait s'inverser naturellement. Ça ne se passe pas comme ça.

8:51
Présentateur

C'est pas grave, la popularité c'est pas grave.

8:52
François De Rugy

Il faut conduire des transformations. En tout cas, moi je n'ai jamais vu Emmanuel Macron être fébrile devant les résultats des sondages, et il a bien raison. Parce qu'il faut absolument continuer les transformations. Sur les retraites, je veux quand même revenir un tout petit peu sur les retraites dont nous parlions à l'instant.

Dire aux retraités d'aujourd'hui, mais aussi aux retraités de demain, c'est-à-dire les actifs d'aujourd'hui, que nous allons garantir durablement le système de retraite par répartition en France, grâce, qui est un système solidaire, grâce à la réforme qui est actuellement préparée par Jean-Paul Delevoye, et qui est une réforme profonde, égalitaire, égalitaire, pour que notre système d'entrée soit plus égalitaire. Ça c'est du progrès social, et ça c'est un choix courageux, plutôt que d'attendre que ça se rééquilibre tout seul.

9:32
Présentateur

François Drugi, une mobilisation des oppositions, justement, puisque cette réforme vise notamment à s'attaquer à un certain nombre de régimes spéciaux. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de coagulation des oppositions à l'endroit du gouvernement ?

9:40
François De Rugy

Il y a toujours des risques. Mais si on a peur des risques de manifestation, par exemple, on ne fait rien. Et vous vous souvenez, l'année dernière, enfin l'année dernière, il y a quelques mois, je parle comme dans les années scolaires, on avait la réforme de la SNCF. Tout le monde nous disait, ne faites pas cela, vous allez mettre tout le monde dans la rue, vous allez bloquer le pays, tout le réseau ferré sera bloqué, les Français n'en pourront plus au bout de quelques jours et vous reculerez.

10:03
Présentateur

Eh bien non. Le parlement a débattu, a décidé. Comme Nicolas Sarkozy, il y a quelques années. Quand il y a une grève, finalement, aujourd'hui, ça ne se voit plus.

10:10
François De Rugy

Ah non, non, moi je ne dis pas cela. Oh, surtout pas, surtout pas de propos de ce type. Mais je constate que nous ne nous sommes pas arrêtés. Ah mais attendez.

10:17
Présentateur

On nous promet à chaque fois la lutte finale et puis on s'en sort bien.

10:19
François De Rugy

Mais les Français s'en sont rendus compte. Je peux vous dire, moi qui prends souvent le train, je m'en suis rendu compte des grèves du printemps dernier. Mais en revanche, nous avons démontré qu'il était possible de transformer un système qui était bloqué depuis des années, qui refusait les réformes depuis des années, comme la SNCF.

10:35
Présentateur

Venons-en à la rentrée parlementaire François Drugy. La session parlementaire fin juillet s'est achevée dans une certaine confusion avec l'affaire Benalla. La commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale, elle a...

10:44
François De Rugy

Elle s'est achevée surtout avec plusieurs textes définitivement adoptés. Elle a implosé en vol. Elle a implosé en vol.

10:49
Présentateur

Ce que personne ne croyait. Elle a implosé en vol la commission d'enquête parlementaire de l'Assemblée nationale sur l'affaire Benalla. En revanche, elle va continuer de travailler au Sénat et il va y avoir des auditions. Est-ce que le Sénat ne donne pas sur cette affaire une leçon de transparence et de démocratie à l'Assemblée nationale ?

11:03
François De Rugy

Il y avait deux choix. Il y avait le choix du Sénat qui est le choix plutôt classique d'une commission d'enquête parlementaire qui s'étale sur plusieurs mois. Et donc qui va rendre ses conclusions sans doute à la fin de l'automne, voire peut-être au début de l'hiver. C'est un choix assez classique. Le choix de l'Assemblée nationale, et qui était partagé par l'opposition, c'était même un peu une demande de l'opposition et de la majorité, c'était d'agir vite. D'avoir tout de suite l'audition des plus hauts responsables, sans le reporter à plus tard. Et donc d'avoir des conclusions rapides, ce qui a été fait. Résultat, il n'y a pas eu de conclusion, il n'y a pas eu de rapport de la commission.

Oui, la seule divergence, elle a été sur est-ce qu'on fait un rapport avec un certain nombre de préconisations ou est-ce qu'on fait simplement le compte-rendu des auditions. Et comme les uns et les autres, ceux que je regrette, n'ont pas réussi à se mettre d'accord, on a fait le compte-rendu des auditions. Ce qui a quand même permis d'y voir beaucoup plus clair dans cette affaire ce qui était la demande des uns et des autres.

11:53
Présentateur

Cette affaire Benalla, elle vous a contraint fin juillet à repousser l'examen de la révision constitutionnelle. Vous souhaitiez l'inscription rapide à la rentrée de la révision constitutionnelle. Mais Édouard Philippe a annoncé hier qu'on va commencer par la loi Pacte sur la croissance et les entreprises. Les travaux de l'Assemblée nationale commenceront sur ce texte. Et il évoque un report de plusieurs mois de la révision constitutionnelle. Vous êtes désavoué par le Premier ministre.

12:14
François De Rugy

Vous savez que l'ordre du jour de la session extraordinaire est décidé par le gouvernement et lui seul. Donc vous n'avez pas le choix. C'est ainsi dans notre pays. Et en effet, ce qui est inscrit pour le début, le 12 septembre, c'est la loi sur l'agriculture. C'est une deuxième lecture. Je ne vais pas rentrer dans les procédures. Mais malheureusement, elles sont souvent longues et lourdes pour examiner un texte. La loi sur l'agriculture, on a commencé à en parler à l'automne dernier. Parce qu'il y avait les états généraux sur l'agriculture. Vous voyez un peu le temps que cela prend.

Et donc moi, je souhaite en effet que la réforme constitutionnelle soit réinscrite à l'ordre du jour dès que possible. Parce que je souhaite tout simplement qu'on traite ces problèmes-là.

12:51
Présentateur

Vous le souhaitez, François Daudiot, ou vous pressentez qu'elle est en train tout doucement d'être enterrée de cette réforme ?

12:55
François De Rugy

Non, je ne le crois pas. Et ce serait une très mauvaise chose d'ailleurs. Parce qu'on a vu y compris avec l'affaire Benalla, que cette réforme des institutions, qui est un paquet assez global. Vous savez qu'il n'y a pas que la réforme de la constitution. Il y a aussi la réduction du nombre de députés et de sénateurs, moins 30%. C'est du jamais vu en Europe et dans le monde. Le lien avec l'affaire Benalla, ça aurait changé ? Il n'y aurait pas eu de l'affaire Benalla ? Non, pas du tout.

Mais si on veut que nos institutions fonctionnent bien, que notamment les pouvoirs d'évaluation et de contrôle du Parlement s'exercent pleinement, eh bien on voit bien qu'il faut en effet réformer notre constitution. Mais si on veut aussi que des textes de loi, je parlais de la loi agriculture qui était déjà en gestation à l'automne 2017, si on veut que ces textes de loi, le temps soit raisonnable entre le moment où ils sont présentés et le moment où ils sont adoptés définitivement, et donc ils ont des conséquences concrètes pour la vie des Français, il faut en effet réformer nos institutions.

13:47
Présentateur

Alors François de Rugy, il y a un premier test électoral qui est maintenant programmé. C'est le test des européennes au mois de mai prochain, dans neuf mois à peine donc, et je vous propose d'écouter un autre leader de l'opposition, en l'occurrence Jean-Luc Mélenchon, lors des journées d'été de la France insoumise en fin de semaine à Marseille.

14:02
Auditeur

Nous voulons lui mettre une raclée démocratique, qu'il entende le peuple français lui dire au revoir. Et on a dit hier, eh bien s'il reste, il a le droit. Mais si la question est stop ou encore, notre réponse est stop. On a le droit, c'est une démocratie, et on le fait dans les urnes.

14:20
Présentateur

Alors François de Rugy, Jean-Luc Mélenchon, il a raison, c'est la démocratie. Est-ce qu'effectivement les élections européennes, ça ne va pas devenir un référendum anti-Macron ?

14:30
François De Rugy

Bon, Mélenchon fait du Mélenchon, si vous me permettez l'expression. À chaque occasion, un jour c'était dans la rue, un jour c'était par les élections, maintenant les élections européennes. Bon, il est dans son rôle d'opposant perpétuel, d'opposant qui veut sans cesse essayer d'élégitimer le résultat de l'élection présidentielle et des élections législatives de 2017. Où il s'est présenté, aux deux élections d'ailleurs, il a été battu à la présidentielle, il a été élu aux législatives.

Vous voyez, moi je crois que c'est tout à fait normal que les uns et les autres se préparent, mais enfin quand même, les Français doivent trouver ça un peu bizarre, que les leaders politiques fassent leur rentrée, enfin les leaders politiques de l'opposition, sur les élections européennes qui auront lieu fin mai 2019. Si on en parlait à partir du mois de mars, avril, je comprendrais, mais enfin à partir du mois de septembre, nous sommes encore au mois d'août 2018.

15:17
Présentateur

C'est étonnant d'entendre quelqu'un dire ça, François de Rugy, vous devriez dire l'Europe, plus on en parle, mieux c'est, parlons-en avant et pas simplement dans les 15 derniers jours.

15:24
François De Rugy

Mais alors parlons de l'Europe, ne transformons pas les élections européennes en autre chose. Parce que quand j'entends parler d'un référendum anti-Macron, c'est plus des élections européennes à ce moment-là, c'est-à-dire qu'on les détourne de leur objet. Oui, ce serait intéressant d'entendre les propositions des uns et des autres, concrètes, précises, appuyées sur l'analyse de ce qu'est l'Europe. Aujourd'hui, moi je peux vous dire, je suis allé rencontrer par exemple fin juillet mon homologue président de la Chambre des députés italiens. Parce que la situation en Italie, elle est complexe, et il faut la regarder en face, et il faut discuter avec nos partenaires.

Il ne faut pas faire des propositions en l'air, il ne faut pas se contenter de dire l'Europe dont on rêve, mais de s'appuyer sur les réalités.

15:56
Présentateur

Très concrètement, justement, vous parlez de l'Italie. En Italie, bientôt probablement en Suède, sur les sondages, et un peu partout en Europe, les extrêmes droites et les mouvements anti-européens progressent. Est-ce que lors des élections européennes, votre discours pro-européen, il va être encore audible ?

16:10
François De Rugy

Je crois qu'on a eu, au moment de l'élection présidentielle de 2017, un choix clair entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, notamment sur l'Europe. Et donc les Français ont choisi, après les élections européennes, son occasion d'un nouveau débat sur cette question, deux ans après, en disant, voilà où est-ce que nous en sommes, qu'est-ce que nous pouvons faire dans l'Europe d'aujourd'hui. Ce que vous dites sur la Suède est intéressant. Vous voyez, un pays qui a 3% de croissance, qui a un chômage au plus bas depuis 10 ans, eh bien, il s'apprête à donner peut-être 20% des voix à un parti d'extrême droite. Donc les peuples européens n'aiment plus l'Europe ?

Non, mais ça veut dire que les questions... Pourquoi les peuples européens n'aiment plus l'Europe ? Non, non, non, moi je ne crois pas qu'on peut dire ça. Regardez, en France, le soutien à l'euro n'a jamais été aussi élevé. Mais la réalité, c'est qu'il y a des questionnements, des questionnements y compris identitaires. Il ne faut pas avoir peur de ce mot, il ne faut pas avoir peur d'en parler pour y répondre de façon positive et non pas de façon négative, comme le font les mouvements d'extrême droite.

16:58
Présentateur

François de Rugy, invité de France Info Radio et France Info Télé, réunis sur le canal 27 de la TNT. Vous restez avec nous si vous voulez bien, on vous retrouve. Bien sûr. Dans un instant, il est 9h moins 10. Le rappel de l'actualité, c'est avec vous, David Dobar.

17:10
Invité

Accusé d'avoir couvert un prélat soupçonné d'abus, le pape François refuse de commenter ses informations dans l'avion qui le ramenait d'Irlande à Rome. Il a affirmé qu'il ne dirait pas le moindre mot sur le sujet. Un peu plus tôt, le souverain pontife avait demandé pardon aux victimes d'actes commis par le clergé et les institutions religieuses irlandaises. Deux morts, onze blessés. Un homme a tué deux personnes avant de retourner l'arme contre lui. Toutes participaient à un tournoi de jeux vidéo, ça s'est passé à Jacksonville en Floride. Il va tenter de les mettre d'accord.

Emmanuel Macron réunit à l'Elysée le président de la Fédération nationale de chasse et Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, au cœur des discussions. Le projet de réforme de la chasse, notamment les quotas et les dates, des mesures très critiquées par les défenseurs des animaux. Et puis c'est aujourd'hui le début de l'US Open, quatrième et dernier tournoi du Grand Chelem de l'année, attendu sur les cours. Notamment Raphaël Nadal, Stan Wawrinka, Simona Alep, encore les Sœurs Williams et puis Côté Français. Et bien on suivra Jules Simon et Jérémy Chardy.

18:08
Présentateur

France Info. L'invité politique de France Info, François de Rugy, le président de l'Assemblée nationale et les questions de Renaud Dely. François de Rugy nous évoquit en l'instant l'Europe et puis la perspective des élections européennes. Ces élections risquent d'être dominées notamment par la question migratoire et par la crise migratoire. Je vous propose d'écouter, c'était hier au Montmaisin, Laurent Wauquiez, le président du parti Les Républicains.

18:29
Auditeur

Il faut maintenant arrêter ces bateaux qui, à l'image de l'Aquarius, sont en réalité aujourd'hui les complices de la traite des hommes qui est faite par les passeurs.

18:42
Présentateur

La crise migratoire, François de Rugy, ce sera l'enjeu essentiel des élections européennes. Comment répondre aux angoisses, aux craintes qu'elles génèrent dans toute une partie de la population ?

18:51
François De Rugy

En tout cas, sûrement pas avec ce genre de propos simpliste. Dire que des associations humanitaires qui viennent au secours de personnes qui sont en danger de mort, dans des embarcations de fortune, sont complices des passeurs. C'est des propos de tribunes, mais qui ne font pas avancer le schmilblick de cette question complexe des migrants et des flux migratoires. Moi, je vais vous dire, j'ai toujours eu la même position. J'ai soutenu d'ailleurs Gérard Collomb avec sa loi, alors qu'à l'époque, vous vous souvenez que c'était très controversé, qu'on trouvait qu'il était, certains trouvaient qu'il était trop sévère, trop fermé.

Moi, je pense qu'il faut réguler les migrations et que ça, ça passe plutôt par la coopération entre les pays européens et les pays africains. Je me suis rendu plusieurs fois au Maroc et je peux vous dire que les autorités marocaines sont demandeuses. Je suis allé aussi en Côte d'Ivoire, les autorités ivoiriennes sont demandeuses de coopération avec la France et l'Europe sur la question des migrations, plutôt qu'en disant que ça va être le chacun pour soi, chacun va y aller de sa déclaration sur en chair.

19:44
Présentateur

Une fois qu'on a dit ça, François de Rugy, quelle est la différence entre ce que vous dites ce matin et ce que dit Laurent Wauquiez ? Quand un bateau arrive, on fait quoi ?

19:51
François De Rugy

Mais déjà, on fait tout pour que ça n'arrive pas. Oui, mais quand un bateau arrive, on fait quoi ? Mais attendez, c'est du coup grave, parce que depuis deux ans, on a baissé, heureusement, parce qu'on protège la vie de personnes qui, à cause de passeurs, qui sont des criminels, qui sont des criminels, qui extortent de l'argent. Tout le monde est d'accord pour dire que les passeurs gagnent de l'argent sur le dos des migrants. Il suffit pas de le dire, parce que vous voyez que c'est facile en Libye, dans la Libye d'aujourd'hui, dans la Libye chaotique.

20:15
Présentateur

Aujourd'hui, une fois que le bateau arrive sur les côtes italiennes ou espagnoles ou françaises, vous faites quoi ?

20:19
François De Rugy

Alors, une fois qu'il y a des bateaux qui quittent avec des personnes à bord et qui sont en danger, parce que ces bateaux sont en général des embarcations complètement pourries, qui menacent de couler à tout moment, évidemment qu'il faut leur porter secours et ensuite, il faut se répartir. Il n'y a pas d'autre solution que de se mettre d'accord entre pays européens et notamment pays riverains de la Méditerranée. Nous en faisons partie, nous la France, mais c'est aussi le cas de l'Espagne, bien sûr, de l'Italie ou d'autres pays plus petits comme Malte. La Grèce, à une époque, a été aussi soumise à une très forte pression de migration venant par la Turquie.

Eh bien, il faut absolument se coordonner. Ça, vous l'avez dit à Emmanuel Macron. Mais c'est ce qu'il fait. C'est ce qu'il fait. Regardez, il a passé une partie de l'été à traiter le problème. Au cas par cas. Non, mais regardez, il faut être très concret. Depuis trois mois, les chiffres ont été publiés dans la presse hier. L'Italie a vraiment fait œuvre de fermeture. Ce n'est même plus de fermeté, c'est de fermeture. L'Espagne a dit, nous, nous sommes un peu plus ouverts. Les flux sont en train de s'inverser. La route des migrants passe de nouveau beaucoup plus par l'Espagne et moins par l'Italie. Vous voulez dire que les Espagnols, le gouvernement socialiste a eu tort de dire ça ?

Je dis que, en tout cas, nous, les autorités françaises, nous avons eu raison de dire que nous ne cèderions pas, ni dans un sens, ni dans l'autre, par un effet de balancier. Soit on serait totalement fermé, soit au contraire, on serait totalement ouvert. Ce que vous nous dites, c'est qu'il faut accueillir les migrants, mais qu'il ne faut surtout pas le dire. Les responsabilités, ce n'est pas facile, parce qu'évidemment, en face de nous, on a des êtres humains, où on se dit, bon, ce n'est quand même pas trop compliqué de les accueillir. Mais regardez les Suédois, ils ont accueilli 300 000 personnes depuis 2015.

300 000 personnes, à l'échelle de la population suédoise, c'est un des plus gros accueils d'Europe. Eh bien, aujourd'hui, ça crée des tensions qui génèrent le vote, la poussée, en tout cas électorale, pour l'extrême droite. Donc, il faut aussi avoir cela en tête. Il faut regarder, vous savez, moi, je suis élu de Nantes. À Nantes, il y a eu un campement de plusieurs centaines de migrants qui s'est installé en plein centre-ville. C'est insupportable, et pour les migrants. Donc, ce n'est pas du tout des conditions de vie normales d'être dans des tentes, dans un jardin public, et pour les Nantais, pour qui, évidemment, un jardin public n'est pas fait pour se transformer en camp de migrants.

22:19
Présentateur

François Drugy, vous avez une vraie fibre écologiste. Lors de la campagne primaire de la gauche en 2016, vous vouliez mettre l'écologie au cœur de la gauche. Cet été, il y a la firme Monsanto, qui a été condamnée à une très lourde amende pour plus de 260 millions d'euros, versée à un jardinier californien, malade du cancer à cause du Roundup, aux Etats-Unis. Et la France se contente de demander la suppression du glyphosate dans trois ans.

22:44
François De Rugy

Pourquoi attendre trois ans ? La France se contente. Vous en avez de bien bonnes. Les Etats-Unis, eux, il n'y a aucune loi en la matière. Aucune interdiction. On laisse faire les tribunaux. C'est un peu étrange. Moi, j'avoue que, d'un œil de Français, d'Européens, voir une société être condamnée à une aussi lourde peine, plus de 290 millions de dollars, et en même temps voir le produit continuer à être autorisé, j'avoue que ça m'échappe.

23:07
Présentateur

Donc, vous souhaiteriez que Monsanto soit aussi condamné dans des procédures en France par la justice française ?

23:11
François De Rugy

Non, mais je souhaite surtout que notre conception à nous de Français et d'Européens, c'est plutôt prévenir que guérir, c'est-à-dire traiter le problème en amont. Et donc, nous, nous avons pris l'engagement que d'ici trois ans, d'ici 2021, le produit glyphosate serait interdit en France, alors que l'Europe, la majorité au sein de l'Union Européenne, était pour le réautoriser pour 10 ans.

23:35
Présentateur

Vous en avez pris l'engagement, François de Rugy, pardon, Renaud, sans pour autant l'inscrire dans la loi ? Un engagement qui n'est pas dans la loi, ça reste une promesse comme une autre ?

23:44
François De Rugy

Un engagement du Président de la République, du gouvernement, et notamment du ministre de l'Écologie, Nicolas Hulot, qui est allé se battre pour cela au niveau de l'Union Européenne. C'est-à-dire que ce n'est pas simplement un engagement de tribune. Et ensuite, nous avons eu le débat à l'Assemblée Nationale, et le ministre de l'Agriculture a reconnu que ça n'avait pas été très bien géré lors du passage de la loi Agriculture et Alimentation, et que donc, s'il le fallait, si les professionnels ne prenaient pas l'engagement, dans le cadre d'une négociation, de sortir du glyphosate d'ici trois ans, une loi viendrait l'interdire définitivement.

24:14
Présentateur

François de Rugy, votre épouse a attaqué en justice un livre qui paraît ces jours-ci, de la romancière Émilie Frèche. Elle a attaqué ce livre pour atteinte à la vie privée, parce qu'elle a cru s'y reconnaître, elle et son fils. Votre épouse a obtenu la publication d'un encart dans ce livre, mais après avoir demandé l'interdiction de ce livre, et vous vous êtes associé à cette demande d'interdiction. Pourquoi ? Ce n'est pas fréquent un président de l'Assemblée nationale qui demande l'interdiction d'un livre.

24:35
François De Rugy

D'abord, moi, je ne fais pas de commentaire sur cette affaire depuis le début. J'ai témoigné auprès de mon épouse, en effet, et je redis simplement que je la soutiens, parce que tout simplement, c'est une maman qui défend son enfant. Vous souhaitez l'interdiction de ce livre ? Pas du tout, puisque justement, j'ai usé de mon droit de réponse sur ce point. C'est le seul commentaire que j'ai fait de tout l'été, parce qu'il y avait une fausse accusation en la matière.

25:00
Présentateur

Merci François Drugy et merci à Renaud Delis. On se retrouve avec plaisir demain, 8h30, sur France Info. Dans deux minutes, il sera 9h.