Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingUgo Bernalicis· 5 août 2026 11 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieJusticeÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Retour sur mes questions au gouvernement

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Hugo BernalicisFait
    « On ne les entend pas, donc on préfère garder le cap et fermer les yeux devant ces paysages dévastés. »
  • 3:00Hugo BernalicisFait
    « Le voici malgré lui condamné à l'innocence, un véritable bras d'honneur à l'idée de justice ainsi qu'à la cohérence du droit. »
  • 7:00Hugo BernalicisChiffre
    « 40 affaires judiciaires ont été recensées depuis 2017 concernant la Macronie. »
  • 8:30Hugo BernalicisChiffre
    « Vous avez supprimé 1100 postes d'assistants d'éducation. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Ugo Bernalicis

La parole est à monsieur Hugo Bernalicii. [applaudissements] Chaque jour, partout en France, je les vois abattus sous le poids des coupes. Nombreux sont ceux qui ne se relèveront plus, ne laissant rien derrière eux. On ne les entend pas, donc on préfère garder le cap et fermer les yeux devant ces paysages dévastés. Ils sont au cœur de réelles scènes d'anarchie que vous organisez.

Pendant que vous restez sourd face aux revendications des gilets jaunes sous couvertes d'impératif et d'urgence écologique, on détruit nos arbres et nos forêts qui préservent l'écosystème permettant la vie humaine grâce au stockage du carbone, au bon fonctionnement du cycle de l'eau et à la préservation de la biodiversité. Encore une fois de poids de mesure. Pourtant garant d'un service public de qualité, l'Office national des forêts et le sens du métier de forestier ont été sacrifiés sur l'hôtel de l'austérité, preuve en né la suppression d'un tiers des effectifs en 25 ans.

Ah ça vous savez la manier, la langue de bois en employant l'expression orwellienne de silviculture dynamique qui applique en réalité la même recette que l'agriculture intensive court thermiste qui épuise les sols et se gave de pesticides. Vous cassez ainsi le modèle de production historique pourtant durable et respectueux de la forêt ainsi que des femmes et des hommes qui y travaillent. Forestiers et militants désespère devant leur sort et celui réservé à nos biens communs. La forêt de Mormale, le Morvent, Saint-Gobin, la corniche d'effort, la forêt de R et cetera. Mais que fait réellement l'état de nos poumons verts ?

Il génère un cycle mortifère, destruction de leur formation, remplacement des bûcherons par des abatteuses de 20 tonnes, détruisant tout sur leur passage, en particulier les routes forestières. Tout cela subventionné par des collectivités qui n'ont plus les moyens de réparer les dégâts sans parler des nombreux suicides chez les forestiers. Il massifie les couperas et les damiers parfaits de la monoculture intensive en lieu et place d'une silviculture diversifiée. Il méprise les plans de gestion et le code forestier. Il suit une seule logique, le pognon d'abord, la malforestation ensuite et le climaticide enfin.

Dans ce contre la monte face au dérèglement climatique, vous persistez à refuser la règle verte proposée par la France insoumise. Alors, quand allez-vous interdire les couperas et la monoculture ? Quand allez-vous renforcer l'ONF dans sa mission de gestion durable de nos forêts ? Quand allez-vous reconstituer la formation professionnelle publique dans la filière bois ? Madame [applaudissements] Madame la présidente, la Cour de justice de la République a proné la relerx d'Éric Dupont Moretti garde des sa ministre de la justice.

[acclamation] Nous voilà face à une décision abracadabrantesque rendue notamment par des collègues ici présents qui constatent noir sur blanc que je cite "L'élément matériel des délits de prise illégale d'intérêt visé à la prévention apparaît établi à l'égard du prévenu mais qui n'entre pas en voie de condamnation." Je cite toujours à défaut de caractérisation de l'élément intentionnel car attention tenez-vous bien le ministre n'avait pas je cite toujours, la conscience suffisante de s'exposer à la commission de l'infraction, refusant d'appliquer en conséquence la jurisprudence pourtant constante de la Cour de cassation.

Le voici malgré lui condamné à l'innocence, un véritable bras d'honneur à l'idée de justice ainsi qu'à la cohérence du droit. Avec cette erreur manifeste de droit, le pourvoi en cassation semblait évident. Et pourtant, ce lundi, par la voix même du procureurgéral Remyz à rebour de ses propres réquisitions d'un an de prison avec surcis, a proposé de tourner la page, de regarder vers l'avenir, paraphrasant le garde des saut. Quant à eux, les plaignants laisés ne peuvent pas se pourvoir en cassation du fait de la procédure de la CJR. S'il y a une page à tourner, c'est celle de la CJR qui a fait la démonstration de son échec.

Les Macronistes proposaient déjà de la supprimer lors de la réforme constitutionnelle de 2018. Et bien que je prene normalisation du traitement judiciaire des membres du gouvernement, il est nécessaire de maintenir une certaine spécificité afin de renforcer la légitimité démocratique et de garantir l'impartialité et l'indépendance de la justice. Alors, madame la première ministre, allez-vous proposer un projet constitutionnel supprimant la Cour de justice de la République et comprenant la formation de jugement avec un jury populaire ? Car qui de mieux que le peuple pour juger celles et ceux qu'il représentent ?

L'alignement des règles de nomination du parquet sur celle du siège ou encore le rattachement de la police judiciaire à la magistrature ? Bravo ! [acclamation][applaudissements] Je vous remercie madame la première ministre. En cette journée de mobilisation, je vais vous parler de blocage. Il y a un an, vous refusiez la proposition de loi que j'ai défendu avec Jean-Luc Mélenchon sur le blocage des prix sur le modèle de ce qui se fait en outre mer. Depuis, les prix des produits de première nécessité et de l'énergie ont explosé bien loin des 5 % d'inflation dont vous targuez. 37 % pour la farine, 25 % pour le riz, 33 % pour les steaks hachés sur gelé, 13 % pour le lait.

De même, les prix du gaz, du pétrole, de l'électricité sont toujours en hausse de plus de 13 %. Face à l'inflation, vous proposez de faire confiance à la grande distribution avec un panier anti-inflation. Ça me rappelle l'histoire avec Total à qui vous aviez demandé poliment de manière républicaine à ce qu'il fasse un effort. Résultat 13 milliards de dividendes pour les actionnaires. Un record. Tout va bien pour vos amis et toujours pas de taxe sur les super profits. Plutôt qu'un panier anti-inflation qui ressemble plus à un slogan commercial proposé par McKinsé. véritable coup d'épée dans l'eau. Notamment pour les plus précaires, je vous propose une solution.

Pour débloquer la situation, bloquer les prix. La pauvreté s'aggrave. La fréquentation des restos du cœur en hausse de 22 % sur cet hiver. La progression alarmante du nombre de jeunes à l'aide alimentaire. 330000 SDF en France. multiplié par 2 en 10 ans et ça continue. Vous ne pouvez plus refuser d'agir en renvoyant encore l'idée que l'État ne pourrait rien. Il faut bloquer les prix, notamment le prix de l'électricité comme nous n'avons voté ici pour les TPE PME et je pense évidemment au boulanger dont la survie en dépend. Alors qu'on nous annonce un Mars rouge pour l'inflation, sortez de vos formules publicitaires de la Start-up Nation avec votre trimestre anti-inflation.

Agissez pendant que les gens bloquent le pays contre votre réforme des retraites. Bloquez les prix pour ne pas ajouter à une crise sociale, une crise humanitaire. La parole est à monsieur Hugo Bernalicis pour le groupe La France introumise. Madame la première ministre, une question se pose. Quels sont les points communs entre les affaires Alexis Colleur, secrétaire général de l'Élysée et l'affaire Éric Dupont Moretti, garde des saut, ministre de la justice ? [rires] Alors, je vous remercie. Monsieur Olivier Gus porte-parole du gouvernement. Monsieur le député Bernis, j'aime beaucoup les devinettes mais ici c'est le parlement. On est sérieux ?

Je vous laisse poser votre question, j'y répondrai avec plaisir juste après. Monsieur Bernalis. Oui, je sens une gêne et un petit flottement sur les bans du gouvernement et c'est normal parce qu'il y a deux points communs. Le premier, c'est l'incrimination, la prise illégale d'intérêt. C'est une infraction particulière car c'est la situation de pouvoir de ces deux personnes qui ont permis la réalisation de l'infraction. L'un pour favoriser sa famille à la tête du croisiériste MSC, l'autre pour interférer dans des affaires judiciaires en cours sur fond de règlement de compte personnel.

Et c'est aussi un problème politique et pas seulement judiciaire car en restant en poste, ils peuvent à nouveau commettre les mêmes délits d'atteinte à la proprité desquels ils sont accusés. Le deuxième point commun n'est nul autre que le monarque présidentiel Emmanuel Macron lui-même. Lui est irresponsable pénalement mais pas ses proches qu'il couvre désormais révélant une confusion des fonctions et une dérive mafieuse du pouvoir. Quel scandale ! Jamais un garde des saut n'avait été renvoyé en procès devant la cour de justice de la République tout en étant encore en fonction.

Jamais un secrétaire général de l'Élysée n'avait été mis en examen alors que le président en exercice lui-même avait versé au dossier judiciaire un document pour dédouiner son subordonné. Pourtant, en 2017, le candidat Macron faisait de son engagement en politique une promesse de changement dans les pratiques, une promesse de tourner la page du temps où l' pouvait en toute impunité utiliser les moyens de l'État à des fins privées. Le Macron de 2022, président des riches, se révèle être un oligarque mêlé aux intérêts financiers. Ce n'est plus Jupiter, c'est le parrain. 40 affaires judiciaires ont été recensées depuis 2017 concernant la Macronie.

Alors, les Françaises et les Français qui vont se mobiliser pour la marche contre la vie chère et l'inaction climatique du 16 octobre prochain à Paris, ils veulent savoir, madame la première ministre, est-ce que vous les amis d'Emmanuel Macron êtes là pour servir ou pour vous servir ? La parole est à monsieur Olivier est à monsieur Hugo Bernalicis pour le groupe La France insoumise. [applaudissements] J'ai écouté avec effroid le discours de Viri Châtillon sur la jeunesse de Gabriel Bardella. En trois qu4 d'heure, vous n'avez pas été fichu de verbaliser clairement le principe de la justice des enfants, la primauté de l'éducatif sur le répressif.

Et pour cause, après la loi Asie, l'immigration, c'est à nouveau un copiercollé du programme du Rassemblement national. culpabilisation des parents, répression accentuée des enfants, couvre-feu à tout à tout va uniforme internat et j'en passe. Les drames récents de Vir Châtillon ou encore de Château ont bouleversé tout le pays. Je suis sûr que la représentation nationale tout entière apporte sa solidarité aux victimes et à leurs proches. Et c'est parce que l'émotion est vive que nous avons la responsabilité de regarder la problématique telle qu'elle est et non telle que vous la fantasmez dans un objectif bassement démagogique et électoraliste.

On ne doit pas faire la guerre aux enfants en conflit avec la loi comme vous le dites. Votre discours, monsieur Gabriel Bardella, déplore une situation désastreuse mais cette situation c'est d'abord l'échec de votre politique. Je vous rappelle que vous êtes au pouvoir depuis 7 ans tout de même. De plus, soutenir que les jeunes seraient de plus en plus violents est un postulat démenti par toutes les études scientifiques et les chiffres de vos ministères. En revanche, vous passez sous silence une augmentation alarmante des actes de violence subis par les mineurs. Les jeunes vont mal, la santé mentale se dégrade.

Votre gouvernement avec des moyens historiques n'a jamais mis l'accent sur la prévention primaire. Les moyens des PMI, des clubs de prévention sont tous en baisse. Au sein de l'éducation nationale, vous avez supprimé 1100 postes d'assistants d'éducation. La PJJ93 a alerté la semaine dernière sur le manque de moyens. Et il est où le ministre de la justice qui face à Madame Le Pen disait ici même le répressif avec les gamins ça ne marche pas désormais ce serait donc pour Gabriel Vador la République contreattaque ? Non. Une société qui condamne l'avenir de ses enfants en conflit avec la loi condamne son propre avenir.