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DébatRFI (sur YouTube)· 30 mars 2021 18 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Vaccination contre le Covid-19 : Clémentine Autain dénonce «la privatisation des profits»

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:38OuverteÉludée

    Faites-vous ce crédit à Emmanuel Macron sur les sujets sanitaires ?

  • 2:48RelanceRéponse partielle

    Est-ce que les laboratoires américains continueraient à fabriquer des vaccins si c'était gratuit ?

  • 6:20OuverteRéponse directe

    Le couvre-feu était-il une bonne décision pour la Seine-Saint-Denis ?

  • 8:55OuverteRéponse directe

    La non-fermature des écoles est-elle une fierté pour le gouvernement ?

  • 10:31OuverteRéponse partielle

    Les élections de 2022 peuvent-elles être un vaccin contre la Macronie ?

  • 11:19OuverteRéponse partielle

    Un pacte de non-agression entre leaders de gauche peut-il suffire à faire gagner la gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:15InvitéFait
    « M. Blanquer met en danger la communauté éducative et les élèves. »

Temps de parole

  • Invité66 %
  • Présentateur16 %
  • Locuteur non identifié13 %
  • ?5 %

≈ 18,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:04
Locuteur

Bonsoir,

0:05
Présentateur

c'est l'heure de Mardi Politique sur France 24 et RFI. Bonsoir Frédéric Rivière. Bonsoir, mademoiselle, bonsoir à tous. Et ensemble, nous recevons Clémentine Autain. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes députée de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis et tête de liste au Régional. Donc merci d'avoir accepté notre invitation. Dans le journal Le Monde, ce soir, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation, déclare que le président a, je cite, acquis une vraie expertise sur les sujets sanitaires. Ce n'est pas un sujet inaccessible pour une intelligence comme la sienne. Fermez les guillemets. Alors, faites-vous ce crédit, vous, à Emmanuel Macron ?

Ou bien vous considérez que le ministre de l'Éducation a été frappé par la grâce ? Ou peut-être a-t-il été victime d'un charme ? D'abord,

0:52
Invité

ce n'est pas que le ministre de l'Éducation, puisque ce sont les éléments de langage du gouvernement cette semaine. Or, ce que l'on attend du président de la République, ce n

1:00
Locuteur

'est

1:00
Invité

pas qu'il concourt au prix Nobel d'épidémiologie ou de science quelconque. Ce qu'on demande au président de la République, c'est de gouverner et c'est de protéger la population dans cette phase de pandémie. Or, force est de constater qu'à peu près toutes les étapes ont été manquées depuis le début de la crise sanitaire, puisqu'au début, nous avions, vous vous souvenez, le fiasco des masques, le problème des lits, qui est structurel, dont a hérité en partie Emmanuel Macron. Mais il a continué à fermer des lits. En Ile-de-France, vous le savez peut-être, mais nous avons des centaines de lits qui sont en ce moment en train d'être fermés.

1:39
Locuteur

Et du personnel

1:40
Présentateur

aussi qui n'est pas qualifié en

1:42
Invité

réanimation, parce que c'est long aussi. Bien sûr, c'est long de les former, mais nous en avions un certain nombre au moment de la première phase la plus critique l'année dernière et ces personnels n

1:52
Locuteur

'ont

1:52
Invité

pas été fidélisés. Donc ça, c'est un vrai problème. Ensuite, on a eu le fiasco des tests, puisque ces tests n'arrivaient pas à arriver, si j'ose dire. Et maintenant, nous avons le fiasco des vaccins. Donc ça commence à faire beaucoup.

2:05
Locuteur

C

2:05
Invité

'est-à-dire que le président de la République n'arrive pas à faire vivre l'État de telle sorte qu'il anticipe,

2:12
Locuteur

qu

2:12
Invité

'il protège, qu'il fasse vacciner. Et j'en veux en particulier, dans la période que nous traversons, au gouvernement de ne pas avoir tapé du poing sur la table pour réussir à lever cet enjeu de la licence sur les brevets pour les vaccins. Vous savez quand même qu'à l'OMC, la France a voté contre la proposition qui était celle de l'Inde et de

2:33
Locuteur

l

2:33
Invité

'Afrique du Sud sur la licence globale des brevets. La France a voté contre. Pour moi, c'est une honte et un scandale absolu, parce qu'il faudrait lever ces brevets de telle sorte que ce soit un bien commun et non pas une propriété privée. Et ensuite, de produire, produire, produire, produire, et donc

2:47
Locuteur

de vaccins. Alors, je vais laisser

2:48
Présentateur

la parole à Frédéric, mais j'ai juste envie de vous rétorquer. Est-ce que vous pensez que les laboratoires, en l'occurrence américains, continueraient de fabriquer et de chercher si ça devenait dans le fonds

3:00
Locuteur

gratuit

3:00
Présentateur

et que c'était une œuvre de charité ? Est-ce que vous croyez que ces labos américains, ces Américains qui sont très monnaie-monnaie, continuent pour de bonnes grâces ? Eh

3:12
Locuteur

bien,

3:13
Invité

voyez-vous, c'est tout le problème de notre système actuel mondial, ce qu'on appelle le capitalisme. Parce que quand vous avez un bien commun aussi important que la santé, qui est mis entre les mains de gens qui cherchent, non pas avant tout à faire du bien, à nous protéger, à nous soigner, mais à faire des profits, comme c'est le cas d'ailleurs du laboratoire Pfizer, vous savez qu'ils font entre 20 et 30% de marge sur les vaccins, alors que ces 20 ou 30% de marge pourraient être en fait réinjectées pour fabriquer plus de vaccins, pour vacciner plus de monde.

Eh bien, moi je dis, nous disons avec force, que le moteur ne doit pas être la recherche de l'argent, le moteur pour trouver, pour développer, doit être un moteur de bien commun, un moteur d'humanité.

3:56
Locuteur non identifié

Mais Clément Dignotin, à moins de trouver le moyen de changer peut-être les âmes ou les esprits, est-ce que vous pensez que là, en l'occurrence, dans ce cas de figure, les laboratoires auraient été aussi vides ? Parce que c'est vrai que des moyens considérables ont été mis en œuvre pour développer des vaccins, à une vitesse record. Est-ce que si on était dans le scénario que vous évoquez,

4:18
Locuteur

c'est-à-dire

4:18
Locuteur non identifié

de bonnes âmes, est

4:20
Locuteur

-ce que ça n'aurait pas

4:21
Locuteur non identifié

pris beaucoup plus de temps ?

4:24
Locuteur

Mais

4:24
Invité

qu'est-ce qui est intéressant dans la vie ? Vous, vous pensez que ce qui est le moteur absolu, c'est de gagner de l'argent.

4:30
Locuteur non identifié

Non,

4:30
Locuteur

ce n'est pas ce que je pense. Non, mais ce n'est pas une histoire de bonnes

4:33
Invité

âmes. On peut aussi imaginer qu'il y ait des gens, et il y en a beaucoup, beaucoup en France,

4:37
Locuteur

qui

4:37
Invité

travaillent, d'ailleurs, les infirmières, les médecins, qui parfois travaillent pour pas beaucoup d'argent et qui font œuvre utile.

4:43
Locuteur

Ça pourrait fonctionner si tous les laboratoires

4:45
Locuteur non identifié

étaient publics, par exemple, ça.

4:47
Invité

Par exemple, quand je vous parle de licence globale, il s'agit justement de faire tomber dans le domaine public la question

4:53
Locuteur

des vaccins. Oui, mais quand je dis public, c'est-à-dire sous

4:55
Locuteur non identifié

l'autorité des États.

4:56
Locuteur

Oui,

4:56
Invité

mais c'est pour tout le monde, du

4:57
Locuteur

coup.

4:57
Locuteur non identifié

Oui, j'entends

4:58
Locuteur

bien, ça serait

4:58
Locuteur non identifié

possible

4:59
Locuteur

si tous

4:59
Locuteur non identifié

les laboratoires étaient publics

5:00
Locuteur

dans le monde.

5:00
Invité

Vous le savez aussi, l'argent qui a été injecté est de l'argent public pour la majeure partie de ce qui a été dégagé, aux États-Unis en particulier. C'est-à-dire que c'est la socialisation de la recherche publique, puisqu'on y met beaucoup d'argent, mais ensuite, c'est la privatisation des profits sur les vaccins, au mépris de la vaccination

5:20
Locuteur non identifié

de toutes les

5:21
Locuteur

villes.

5:21
Locuteur non identifié

Mais là, vous parlez d'un monde rêvé, en fait.

5:23
Invité

Non, je parle d'un monde à portée de main, et je pense qu'on peut commencer par un bien commun de l'humanité, qu'est la santé. Et je ne

5:29
Locuteur

suis

5:29
Invité

pas en train de vous dire qu'on va tout faire rentrer dans le gérant public, je suis en train de vous dire qu'il y a des secteurs

5:35
Locuteur

majeurs,

5:36
Invité

majeurs, vitaux, qui doivent échapper aux intérêts privés, parce qu'il en va de notre santé. Et si nous avions fait de la sorte, alors nous aurions davantage de vaccinés aujourd'hui. Alors aussi, les doses qui ont été commandées par l'Union européenne, vous le savez, pourquoi elles ne sont pas arrivées ?

5:53
Locuteur

Elles

5:53
Invité

ne sont pas arrivées parce qu'on les a payées à un prix qui était moyen, alors que d'autres ont payé plus cher,

5:58
Locuteur

et

5:58
Invité

que

5:59
Locuteur

c

5:59
Invité

'est ceux-là qui ont été les premiers servis. Donc vous voyez bien que cette logique est une logique qui est en rupture avec l'égalité, avec ce qui nous permet de faire face à l'échelle planétaire au drame qui est le nôtre. Donc la vaccination, c'est l'espoir de s'en sortir, c'est l'espoir de s'en sortir, et donc il faut que cela échappe aux intérêts financiers, à la marchandisation.

6:20
Présentateur

Lorsque Emmanuel Macron a choisi le couvre-feu plutôt que le reconfinement, vous considériez-vous, en tant élu d'une région, d'un département compliqué, la Seine-Saint-Denis, que c'était une bonne décision ? De ? De plutôt choisir le couvre-feu qu'un confinement qui aurait été bien plus dramatique en termes de conséquences, si on prend votre département de Seine

6:51
Locuteur

-Saint-Denis par exemple. Bien

6:52
Présentateur

sûr. Donc vous avez applaudi comme les autres en disant qu'il fallait aller jusqu'au bout du bout tant qu'on pouvait tenir.

6:58
Invité

Je n'ai pas souvenir d'avoir eu de grands applaudissements pour le Président de la République et

7:02
Locuteur

ses décisions. Non, je m'étonne aussi. Bon, vous n'auriez plus d'accord.

7:06
Invité

Ce qui est tout à fait vrai, c'est que nous savons qu'il y a un coût très élevé à un confinement tel que nous l'avons vécu l'année dernière pour un profit qui n'est pas aussi simple à évaluer. Si on est dans un régime autoritaire, on ferme tout, on est capable de tenir, c'est vrai qu'on peut en diguer. Bon, mais sinon, ce n

7:24
Locuteur

'est

7:24
Invité

pas aussi simple que cela, d'accord ? En revanche, on sait désormais qu'il y a des coûts induits qui sont aussi dramatiques. Sur le plan psychologique, mais psychiatrique

7:36
Locuteur

aussi.

7:38
Invité

Sur le plan social, et donc humain, et donc enchaînent aussi potentiellement des enjeux de mortalité et de santé très importants. Donc c'est pour ça qu'il faut évaluer l'ensemble des conséquences, l'ensemble des facteurs qui sont en jeu quand on prend une décision de confiner complètement. Il

7:54
Locuteur

faut faire quoi aujourd

7:55
Présentateur

'hui, d'après vous

7:56
Locuteur

?

7:56
Invité

Moi, je le redis, l'urgence pour moi, c'est la vaccination. Et c'est pourquoi j'en veux énormément au gouvernement. Parce que si on est capable de vacciner très vite, notamment les personnels qui sont au front, on a vu sur les personnels soignants, mais aujourd'hui, l'actualité nous emmène vers les enseignants. En Seine-Saint-Denis, c'est dramatique. Absolument dramatique. Et j'estime que M. Blanquer met en danger la communauté éducative et les élèves. Donc, qu'est

8:20
Locuteur

-ce

8:20
Invité

qu'il faudrait faire, par exemple, dans les écoles ? Dans les écoles, il faudrait qu'il

8:23
Locuteur

y ait

8:23
Invité

des masques FFP2 disponibles pour tout le monde. Il faudrait que les tests salivaires, qui ont été, là encore, un fiasco, eh bien, qu'on puisse tester de façon correcte. Il faudrait aussi qu'on ait des jauges moins grandes, qu'il y ait davantage de personnel, et ça, c'est possible de les recruter. Parce que quand vous avez un enseignant absent et qu'il n'est pas remplacé, forcément, vous avez des élèves qui vont dans des classes qui sont déjà surchargées. Donc, tout ça ne peut pas marcher. Et il ne peut pas faire comme s'il découvrait le problème. Ça fait un an que c'est sur la table.

8:50
Locuteur

Et je

8:51
Invité

comprends la colère des enseignants et des parents d'élèves, en particulier en Seine-Saint-Denis.

8:55
Locuteur non identifié

La non-fermature des écoles est présentée par le gouvernement comme une flerte de position exemplaire, que la France est la seule à avoir réussi à tenir, ou à peu près la seule à avoir réussi à tenir. Vous ne soutenez pas l'exécutif sur ce point ?

9:07
Invité

Si, mais à quel prix

9:08
Locuteur

?

9:09
Invité

Moi, je suis pour l

9:10
Locuteur

'ouverture des écoles. Donc, c'est trop cher

9:10
Locuteur non identifié

payé sanitairement.

9:11
Invité

Moi, je vous dis, je suis pour l

9:12
Locuteur

'ouverture des écoles. Aujourd'hui, vous considérez que

9:14
Locuteur non identifié

le tribut sanitaire est trop lourd.

9:16
Invité

Je suis pour que nous ne vivions pas sous cloche. Voilà. Je suis pour que les élèves de Seine-Saint-Denis aient accès à l'éducation. Simplement, pour

9:24
Locuteur

que

9:25
Invité

cet objectif soit honoré correctement, il fallait que

9:30
Locuteur

le

9:31
Invité

ministre de l'Éducation prenne un certain nombre de mesures qu'il n

9:34
Locuteur

'a

9:34
Invité

pas prises.

9:34
Locuteur

Et

9:34
Invité

c'est pourquoi je dis qu'il met en danger la communauté éducative, d'où ma colère. Ma colère, ce n

9:39
Locuteur

'est

9:39
Invité

pas de lui reprocher aujourd'hui de laisser ouvertes les écoles. Ma colère, c'est de constater que ce gouvernement ne sait pas protéger. Voilà. Sinon, c'est trop facile de dire, il suffit d'ouvrir les écoles, tant pis, débrouillez-vous. Vous avez des protocoles sanitaires qui arrivent, j'allais dire, quasiment toutes les semaines. Un pratique... Je vis avec un enseignant, je vous jure, et des fois, c

9:58
Locuteur

'est

9:58
Invité

à mourir de rire. C'est triste, hein. À mourir de rire, c'est à pleurer, en réalité. Mais je veux dire, à mourir de rire. Quand on nous

10:03
Locuteur

dit,

10:03
Invité

il faut aérer les classes. Ça fait un an que c'est comme ça. Bon, je vous dis la vérité, moi, mon mari, il est dans une classe, il n

10:09
Locuteur

'y a

10:09
Invité

pas de fenêtre. Donc il fait comment ? On n'était pas capable d'avoir des systèmes d'aération depuis un an qu'on sait que le problème est là ? On n'a pas été capable de trouver des systèmes d'aération. Écoutez, on vit où ? On se demande si on vit en France. Je vous le dis. On

10:23
Présentateur

va

10:23
Locuteur

revenir

10:23
Présentateur

un peu à la politique

10:25
Locuteur

politicienne. C

10:26
Présentateur

'est très politique, la

10:27
Locuteur

société politicienne.

10:29
Locuteur non identifié

Là, on va parler d'un enjeu important, puisque c'est 2022, l'élection présidentielle.

10:33
Locuteur

Avec

10:33
Invité

là aussi, comme le vaccin en espoir de sortie de crise, les élections de 2022 ont un espoir

10:37
Locuteur

de sortir aussi

10:38
Invité

de la Macronie.

10:39
Locuteur non identifié

On verra. Alors, on va voir si vous avez... Pour rentrer

10:41
Locuteur

dans la mélange... Un vaccin contre

10:43
Locuteur non identifié

la Macronie, en quelque sorte, c'est ça que vous proposez ? Il faudrait. Yannick Jadot, en tout cas, lui, propose aux forces de gauche de se retrouver autour d'une table afin, dit-il, de construire un grand projet d'espérance pour 2022. Olivier Faure pour l'EPS, Famille Roussel pour le Parti communiste, Benoît Hamon pour Génération, ont immédiatement accepté la proposition, parlant de main tendue. Jean-Luc Mélenchon aussi, mais lui, plus prudemment, avec des réserves, notamment sur l'idée d'un programme commun ou d'une candidature commune. Il dit, lui, Jean-Luc Mélenchon, l'urgence, c'est un pacte de non-agression. De quoi s'agit-il d'un pacte de non-agression entre leaders de la gauche ?

Mais vous croyez que ça peut suffire à faire gagner la gauche

11:22
Locuteur

? Je

11:23
Invité

ne

11:23
Locuteur

suis

11:23
Invité

pas à porte-parole de Jean-Luc Mélenchon. Non, je vous parle. Ce que je comprends, en tout cas, et je partage, c'est l'idée que, si déjà, on pouvait s'organiser pour résister en commun aujourd'hui, ici, maintenant, ça serait bien. Or, il est arrivé, récemment, que nous tendions la main aux uns et aux autres pour organiser des initiatives, par exemple, sur le terrain des libertés, mais on pourrait aussi en imaginer sur la question sociale, parce que nous sommes en train de vivre un carnage absolument historique et dramatique et qui est déjà là, mais qui est aussi devant nous. Pour tout ça, en effet, on aurait besoin de prendre la main collectivement.

Voilà, c'est ce qu'il dit, et je pense qu'il a raison. Donc, ouvrir un chemin et chercher à créer des passerelles au sein des gauches et des écologistes, vous connaissez ma position depuis longtemps, j'y suis favorable. Et je constate que Yannick Jadot, qui n'a pas si longtemps encore, expliquait qu'il fallait frayer un chemin entre Macron et Mélenchon, aujourd'hui s'adresse à toutes les gauches et les écologistes jusqu'à Jean-Luc Mélenchon. Donc, je prends acte de se bouger et je m'en félicite, je vais vous dire franchement. Je m'en félicite.

Maintenant, il faut se parler, il faut se parler franchement, aborder les questions qui fâchent et ne pas se leurrer non plus sur l'idée que simplement s'unir permettrait justement d'être un vaccin par rapport au duel qui vire un peu au duo entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. On a besoin de bien plus que ça. On a besoin d'une dynamique politique. Vous voyez ce que je veux dire ? Et cette dynamique politique, à mon sens, il faut la créer à partir d'un projet qui soit un projet porteur de transformation en profondeur de la société. Donc, débattons. Sixième République, qu'est-ce qu'on fait de l'Europe ? On parlait tout à l'heure sur les biens communs de l'humanité, comment on les organise.

Parlons aussi transition, bifurcation écologique. Tout ça doit être au menu des discussions. Tant mieux si on se parle et d'essayer d'avancer le plus possible vers ce qu'on peut dégager de commun.

13:11
Locuteur

Il

13:12
Présentateur

nous reste peu de temps, Clémentine Autain. Audrey Pulvar,

13:14
Locuteur

l

13:14
Présentateur

'ex-journaliste devenue tête de liste pour le Parti Socialiste Régional à Paris, a créé la polémique après les révélations de la présidente de l'UNEF qui reconnaissait des réunions interdites aux Blancs. Audrey Pulvar a dit dans une interview qu'elle n'admettait pas que l'on puisse jeter une femme blanche ou un homme blanc dehors, mais qu'on cautionne qu'on puisse lui demander de se taire. Peut-on tenir ce genre de propos lorsqu'on est un responsable politique car ça revient en quelque sorte à trahir le principe républicain d'idéal ou en tout cas le principe d'idéal républicain

13:55
Locuteur

? Votre question

13:57
Invité

est un peu étrange parce que... Ah

13:59
Locuteur

bon ?

13:59
Invité

Oui. Je

14:00
Locuteur

vous demande juste

14:01
Invité

si

14:01
Locuteur

c

14:01
Invité

'est responsable pour quelqu

14:04
Locuteur

'un qui fait la politique. Moi, ce qui me paraît responsable de la part

14:06
Invité

d'Audrey Pulvar, c'est au total, dans ce qu'elle a dit, sans regarder dans le menu détail, le point de vue qu'elle a défendu de manière globale, c'est de dire que, oui, dans l'histoire et aujourd'hui encore, il y a besoin que des catégories opprimées puissent se parler entre elles. Voilà. Et ça, ça me paraît être au cœur de l'engagement à gauche et ce n'est pas simplement aujourd'hui, ça fait partie de l'histoire. Et je vois qu'il y a une offensive de la droite et de

14:34
Locuteur

l

14:34
Invité

'extrême droite qui essaye de mettre à son agenda la façon de regarder les propos d'Audrey Pulvar et d'autres. La mosquée de Strasbourg...

14:41
Locuteur

Non, mais il y a beaucoup de choses... Moi, je vous demandais de vous engager sur

14:43
Invité

ce qu'elle a dit. Est-ce que vous... Qu

14:44
Locuteur

'est

14:44
Invité

-ce que vous voulez que

14:45
Locuteur

je

14:45
Invité

m'engage sur ce qu'elle a dit ? Je vous dis que

14:46
Locuteur

je suis d'accord ?

14:47
Présentateur

Vous êtes d'accord

14:48
Locuteur

? Je suis d'accord

14:48
Invité

avec le point de vue général qu'elle a défendu qui dit que, oui, les victimes ont le droit de s'auto-organiser et de se parler librement entre elles. Voilà. Ça,

14:57
Locuteur

c'est le point de vue qu'elle a voulu défendre.

14:59
Invité

Je ne partage pas toutes les phrases qu'elle a dites, mais ce n

15:01
Locuteur

'est

15:01
Invité

pas le sujet. On ne

15:02
Locuteur

va

15:02
Invité

pas aller dans toutes les phrases. Moi, je vous pose une question. Quand Christian Jacob,

15:05
Locuteur

ce matin... Non, mais attendez, parce que si vous voulez bien, on va juste

15:07
Locuteur non identifié

respecter la règle du jeu. Moi, je voudrais compléter la question de

15:10
Locuteur

Roselyne. Allez-y.

15:11
Locuteur non identifié

C'est-à-dire de vous poser des questions quand je parle de règle du jeu. J'aimerais comprendre en quoi la parole d'un blanc dans une réunion de noirs ou la parole d'un homme dans une réunion

15:21
Locuteur

de

15:21
Locuteur non identifié

femmes doit être considérée, a priori, comme non pertinente.

15:27
Invité

Non, mais c'est... Pour moi, c

15:28
Locuteur non identifié

'est... C'est exactement ce à quoi reviennent les propos... Si, si.

15:34
Locuteur

Ce qui est reproché... On peut lui demander de

15:35
Locuteur non identifié

se taire,

15:36
Locuteur

c

15:36
Locuteur non identifié

'est-à-dire considérer, a priori, que ses propos ne seront pas pertinents.

15:41
Invité

Ce qui est reproché à Audrey Pulvar...

15:44
Locuteur

C

15:44
Locuteur non identifié

'est ce propos.

15:45
Invité

Non, non, non. C'est d'avoir défendu, comme ça a été le cas sur l'UNEF, d'avoir défendu la possibilité de réunions non mixtes. C'est ça. C'est ça le

15:53
Locuteur

procès qui a été fait. Non, non, c'est d'avoir dit on

15:54
Locuteur non identifié

peut le laisser entrer

15:55
Locuteur

mais vous demandez de se taire. Mais

15:56
Invité

c'est absurde. C'est absurde. Franchement, tout ça est absurde. Qu'est-ce qui est absurde ? Le débat qu'il y a autour juste de cette phrase sortie de

16:04
Locuteur

ce contexte. Pourtant, le

16:04
Invité

PS s'en est ému. Mais le PS est contre les réunions non mixtes. Alors que vous-même, vous n'êtes pas affolé d'avoir entendu, et je viens là-dessus, Christian Jacob, ce matin, interviewé par un de vos confrères, Marc Fauvel, qui lui demande s'il est choqué par le fait que le club de l'automobile soit fermé aux femmes. Silence.

16:23
Locuteur

Il

16:23
Invité

ne dit rien. Alors Marc Fauvel lui dit et par contre, est-ce que quand il y a des réunions de femmes battues non ouvertes aux hommes, est-ce que ça vous choque ? Et il répond oui, je ne suis pas d'accord avec ces réunions. Eh bien moi, ça, pour moi, c'est un scandale absolu. Parce que des lieux non mixtes, des lieux non mixtes, il y a Madame Pécresse qui est montée dans les Tours, elle-même a fait une réunion non mixte en réunion de 100, 600 femmes élues en Ile-de-France et elle s'en est glorifiée. C'est une réunion non mixte. On est bien d'accord. Quand vous avez des réunions non mixtes dans les loges maçonniques, qui est-ce qui hurle ? Heureusement, on ne hurle pas. C'est un droit.

Des réunions non mixtes, il y en a à peu près partout, tout

16:56
Locuteur

le temps. Oui, mais là, ça touche. Et donc,

16:58
Invité

la question de la parole, d'abord, si on parle de réunions non mixtes, parce que là, ce qui était un peu

17:03
Locuteur

ennuyé dans la formulation... Non, mais vous voyez bien la différence.

17:05
Locuteur non identifié

Laura Adler avait pris la défense

17:06
Locuteur

des lieux.

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Locuteur non identifié

J

17:07
Locuteur

'aime beaucoup la

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Invité

façon dont elle l'a faite.

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Locuteur non identifié

Mais sans dire, on peut laisser entrer le blanc ou la blanche à condition qu'ils se taisent. Parce que c'est quand même ce qui a été dit. Et vous voyez bien que là, il y a une subtilité qui crée le malaise.

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Invité

Je vais vous dire les choses

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Locuteur

franchement.

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Locuteur non identifié

En 10 secondes.

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Locuteur

En 10 secondes,

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Invité

je vais vous les dire très franchement. Je ne suis pas la porte-parole d'Audrey Pulvar.

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Locuteur

D

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Invité

'ailleurs, vous savez même que je présente une liste, elle en présente une

17:28
Locuteur

liste.

17:28
Invité

Bien sûr. Par contre, ce que je sais, c'est qu'il y a une offensive de la droite et de l'extrême droite. Très forte. Et que sur

17:33
Locuteur

l'UNEF, la mosquée de traduces, vous la soutenez.

17:35
Invité

Donc, je suis désolée, mais je serai solidaire avec Audrey Pulvar, même si mes formulations sont mes formulations, les siennes sont les siennes.

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Locuteur

Mais méfions-nous de l'opération politique qui est faite. Merci Clémentine

17:43
Locuteur non identifié

Autain. Merci.