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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 février 2026 28 min

Max Brisson : « La Jeune Garde nous renvoie aux ligues d’extrême droite des années 30 »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Max Brisson. Bonjour. Vous êtes sénateur des Pyrénes Atlantiques.

On va revenir sur toutes ces actualités bien évidemment avec vous. Mais avant ça, je vais vous montrer trois unes vous connaissez le principe. 3-1 de la presse régionale.

On commence avec la une du Berry républicain. Les maires face au chaos du climat. Le Dauphinet libéré revient lui sur nos performances au Jio dont parlait Clémentine.

La France dans l'histoire au giover 16 médailles décrochées et la dépêche du midi se demande comment relancer la natalité. Qu'est-ce qui vous inspire le plus ? Ben le titre de la dépêche du midi parce que c'est vrai que la France est confrontée à un défi celui du renouvellement de ces générations que là se traduit dès à présent par un effondrement du nombre des enfants dans des dans des écoles élémentaires et maternelles élémentaires avec d'ailleurs des suppressions de poste et avec des difficultés pour l'école de la ruralité.

C'est un vrai défi. Un pays qui doute est un pays qui ne fait plus d'enfant et donc c'est l'espérance qu'il faut vous donner. Et votre solution en quelques mots ?

Oh, c'est c'est une solution multiple. Il y a certainement des éléments de ce qu'on appelait autrefois la politique de la famille, la poitique nataliste qui ont été largement mis à mal par des gouvernements successifs, mais a surtout un espoir à retrouver dans un monde difficile avec les questions qui sont évoquées d'ailleurs par d'autres titres. Je pense à la transition climatique, au réchauffement climatique, mais aussi le contexte international.

Il n'empêche que notre pays n'aura d'avenir que s'il a des enfants et c'est en effet euh un joli titre que le celui du journal de Toulouse. Max Brisson. L'actualité c'est évidemment l'affaire contre Sainte de Ran ce militant nationaliste mort en marge d'une conférence à Science Pon.

La question qui agite aujourd'hui le débat politique c'est la question de la des responsabilités de part et d'autre. Beaucoup d'élus pointent du doigt la responsabilité de la France insoumise. Est-ce que vous dites aujourd'hui bon est-ce que vous appelez au calme aujourd'hui ?

Il faut toujours appeler au calme après la mort d'un jeune garçon, on ne peut pas mourir en France pour des idées politiques. Donc il faut un peu de dignité, il faut un peu de d'essence, un peu de respect d'abord pour ce jeune garçon qui est décédé, pour sa famille, pour ses proches. Ensuite, il faut quand même poser un certain nombre de responsabilités.

Votre vos collègues, vos confrères du quotidien hier montrer un reportage qui était assez récent, un reportage des journées des universités d'été de la France insoumise à l'automne dernier, au septembre dernier, à la fin de l'été dernier et on y voyait un stand de la jeune garde, on y voyait le député Arnaud qui était tout à fait à l'aise pour reportage de quotidien. Je c'est un un reportage de quotidien. C'est exact extrêmement ce que je disais et qui montrait bien qu'il y avait un lien avec cette avec ce mouvement dissous, ce mouvement qui s'apparente à à une ligue enfit même le terme de jeune garde renvoie par son vocabulaire à des éléments de langage que je pensais totalement oublier et qui renvoie d'ailleurs plus aux ligues d'extrême droite d'entre les deux guerres des années 30 que à la nécessité d'un débat politique apaisé de confrontation des idées.

La violence s installe et malheureusement l'extrême gauche, il prend une part considérable et la France est soumise, n'a pas fait le ménage comme l'a très bien dit le premier ministre. Assemblée nationale. Effectivement, Mathilde Panot, la présidente du groupe insoumie à l'Assemblée nationale qui s'est défendu de toutes ces attaques qui visent actuellement sont partis.

Écoutezla. Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser. Leurs manœuvres sont indignes.

Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences. Et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elles, c'est précisément car il glorifient la mort et la brutalité, érige le racisme en principe et qu'il n'y a pas plus antirépublicain que cela. Bon, la France a soumise qui n'a jamais formellement appelé à la violence, est-ce queon va pas un peu trop loin dans la désignation de la France insoumise aujourd'hui ?

Moi, je ne suis pas d'accord avec cette affirmation que la France insoumise n'a jamais appelé à la violence. Madame Rimassan est quotidienne du fait, elle a eu des propos qui incitaient à l'antisémitisme. Elle a eu des propos qui font qu'il y a un signalement pour apologie du terrorisme contre elle.

Un certain nombre de députés de la France insoumise sont toujours borderl et sont souvent même au-delà de la ligne dans des propos qui qui peuvent générer de l'antisémitisme, qui peuvent appeler à la violence. Vous savez, c'est très simple. Pour justifier le combat de la France insoumise, il faut quasiment nazifier la société et considérer que quand vous ne pensez pas comme la France soumise, vous êtes d'extrême droite et à ce moment-là, tous les combats sont bons puisque l'extrême droite pour ces gens-là, c'est obligatoirement le mal.

Donc il y a aujourd'hui une radicalisation du discours de la française soumise qui était une volonté politique électoraliste. Mais il faut aujourd'ui que la France insoumise assume. La France soumise comme l'a dit le président de la République est aujourd'hui un mouvement qui par son vocabulaire, par ses manières d'être, par ses combats appartient aux extrêmes de la vie politique française pour le coup à l'extrême gauche.

Il faut qu'un chat soit appelé un chat. Il faut une clarification politique. Donc il est grand temps que la France soumise si elle veut revenir dans le champ républicain où elle n'est pas fasse le ménage comme l'a dit le dégradation de permanence d'él insoumis à ce que vous appelez encore une fois au calme à l'apaisement et à l'arrêt de ces attaques cont il est rare que ce soit les militants les républicains ou les électeurs les républicains qui se livrent à des actes de de violence bien sûr bien sûr j'appelle au calme parce que je suis parlementaire bien sûr j'appelle à la raison mais enfin madame pan parle instrumentalisation lorsque il y a des victimes et c'est toujours regrettable qui ne sont pas dans ce cadre-là, la France insoumise est souvent le premier vouant à instrumentaliser certaines morts, appelé à des manifestations à essayer de prospérer électoralement sur le sur les sur les drames.

Donc madame Panu et avec monsieur Malanchon certainement les moins bien placés pour parler d'instrumentalisation et les moins bien placés pour donner des leçons de morale un peu de d'essence et on a vu aucune dessence et même beaucoup d'indesscence depuis la mort de Canz les dirigeants de la France. Alors puisque vous parlez de Mathilde Panoto, Mathilde Pano demande à ce que le groupe identitaire Nemmésis, je cite soit tenu en dehors des événements liés à la France insoumis. Est-ce que vous considérez que ce groupe féministe qui se revendique féministe et identitaire est aujourd'hui problématique ?

Madame Panot interdrait le droit de manifestation. Il y a toutes les limites sont passées. Madame Batpano s'érigerait entre celles qui pourrai autoriser ou pas des manifestations moi nous sommes dans un état de droit que madame Panot et la France insoumise ne respecte pas toujours et dans cet état de droit c'est au préfet c'est aux autorités du ministère de l'intérieur de constater s'il y a trouble à l'ordre public dans une manifestation pour l'interdire et trou et ensuite on verra on viendra sur les annonces de les avis de madame panu sur le champ républicain ne m'intéresse pas parce que madame Panot est en dehors du champ républicain Pour vous Nemmésis n'est pas n'est pas tout c'est pas un moment que je connais particulièrement mais enfin c'est pas le moment un peu de pudeur un peu de d'essence un peu de respect quand ter est mort le le 14 février madame Panour déjà instrumentalise se victimise.

Vieille méthode trosquiste. On n'est pas obligé de tomber dans le panneau. Vous demandez la dissolution de alors de certains groupuscules à l'extrême gauche j'imagine et peut-être aussi à l'extrême droite. l'équivalence entre je pense que les dissolutions c'est une arme qu'il faut utiliser à Boncian.

Les tribunaux sont d'ailleurs là pour calmer le jeu. Dans une démocratie les expressions sont larges. Par contre dans une démocratie les expressions n'apportent pas la mort.

Les expressions n'utilisent pas la violence. Et donc dans une dans une démocratie, l'état de droit est là pour faire respecter cette cette liberté d'expression. Donc moi, je suis pas par essence celui qui appelle très souvent à à la dissolution.

Par contre, je conteste fortement dans ce moment-là aux dirigeants de la France insummise de pouvoir séparer le bon grain de livré. Alors, le gouvernement euh vous en parliez, envoyer une une circulaire au préfet et aux recteurs demandant l'interdiction euh des meetings notamment à l'université en cas de risque de trouble à l'ordre public. Écoutez Sébastien Lecornu.

Ces troubles à l'ordre public répété plusieurs dizaines menacent ce qui fait l'identité de l'université française, c'est-à-dire un lieu de débat de débat intellectuel de liberté de rencontrre intellectuelle et au fond ces incidents en répétition, ces troubles à l'ordre public viennent justement mettre en danger cette liberté. Et moi, j'ai demandé au ministre Philippe Baptiste euh de resserrer le lien avec les recteurs, les présidents de l'université. Malheureusement, si nous devons interdire un certain nombre de conférences, ce qui doit demeurer l'exception, il faudra le faire parce que c'est le seul moyen précisément de défendre nos principes qui sont cette liberté de dialogue et de production intellectuelle auquel nous sommes tous attachés.

Maxion, vous connaissez très bien ce sujet, les universités, on va parler dans quelques instants, le monde de l'éducation de manière générale. Est-ce que là on va pas trop loin ? Voyez quand on multiplie les provocations, quand on organise des conférences qui sont en fait des meetings politiques dans lequels on crie free Palestine et on met des drapeaux palestiniens partout dans l'amphithéâtre lorsque finalement on sort du champ de ce que doit être l'université un lieu de controverse apaisé un lieu de dépat politique les conférences politiques à l'université ont toujours existé mais quand on va trop loin dans la provocation quand on instrumentalise ces libertés universitair et bien on est Le gouvernement est obligé de serrer la vi.

Donc il y a bien un danger dans ce que vient de dire le premier ministre. Un danger démocratique dans ce que vient de dire le premier ministre et que j'approuve. Il y a bien un danger, c'est une perte de liberté.

Mais qui est à l'origine de cette perte de liberté ? Sinon, des conférences comme celles de Rimassan qui ne vient pas controverser avec d'autres personnes qui pensent différemment qui vient faire de la propagande politique, excusez-moi. Ça a toujours existé politique à la Sorbonne ailleurs, on sait comment des conférences d'hommes politique, des débats avec la controverse mais là il s'agit quasiment des totalites qui n'acceptent pas la controverse.

On est tellement loin du débat qui doit être au cœur de l'université. L'université est un lieu de débat. C'est pas un lieu de la propagande politique, surtout quand les idées qui sont portées sont des idées antisémites et quasiment totalites.

Si si je résume, vous dites il faut interdire les les meetings ou les conférences euh Rima Hassan de l'université. Je pensais avoir été plusancé que cela. Je dis qu'il appartient au président d'université d'interdire que leurs universités et certaines sont à la dérive aujourd'hui, certaines sont devenus des lieux où un parti ou une force politique fait régner la terreur.

Ça c'est impossible. Ça c'est pas républicain. Par contre, ce qui est républicain, c'est de permettre que toutes les sensibilités politiques s'expriment.

Ce qui est républicain, c'est la controverse, c'est le débat, c'est l'affrontement des idées et l'université en est le lieu. Tout ce qui est propagande politique et surtout quand c'est à partir d'idées qui sont bien en dehors du champ républicain, je pense en particulier à tout ce qui tourne autour de l'appel à la violence et de l'antispitisme. On a bien compris.

Merci beaucoup Max Brisson. L'actualité politique, elle se fait aussi au Sénat. Une commission d'enquête a été lancée sur les universités.

Euh Clémentine, on va voir tout ça avec vous. Pourquoi cette thématique ? À quoi s'attendent très précisément cette commission d'enquête ?

Et bien, cette commission d'enquête portera sur les conditions de l'excellence académique française dans un contexte de croissance du nombre d'étudiants parce qu'un record a été franchi l'année dernière avec 3 millions d'étudiants inscrits pour l'année 2024-2025. Alors, la tendance n'est pas nouvelle, hein. Le nombre d'étudiants dans le supérieur ne cesse d'augmenter depuis les années 60, mais elle s'est accélérée et cela est dû notamment au nombre de bâcheliers en hausse.

En 2010, une génération comptait 65 % de jeunes qui avaient le bac. En 2020, on est à 87 % des jeunes qui obtiennent leur bac. Oui, on voit ces chiffres qui sont très parlants et cette commission d'enquête s'attardera également sur la capacité des universités à proposer des formations professionnalisante.

C'est ça. Oui, c'est ça. Une étude de la direction générale du trésor qui était publiée en juin 2024 pointer une offre de formation pas toujours adaptée aux besoins du marché du travail et puis aussi des choix étudiants eux-mêmes d'aller vers des formations peu professionnalisantes ou avec peu de débouché.

Et ces défaillances hein comme l'écrit l'étude et bien faciliteraient les abandons, les redoublements, les réorientations et la difficulté à trouver un emploi au terme de son parcours. Un constat quand même à nuancer hein, puisque parmi par exemple les diplômés d'un master hors enseignement en 2021 2022 et bien ils sont 73 % quand même à occuper un emploi salarié après avoir été diplômé. Et puis ça dépend des filières hein.

Bien sûr, les diplômes en lettrre langue ont par exemple un taux d'emploi salarié plus faible que les secteurs scientifique. Et puis une autre grande mission de cette enquête sénatoriale consistera à se pencher sur la gouvernance des universités. Oui.

Et là c'est une question de moyen hein qui se pose et là la situation est alarmante. 100 % des universités françaises ont voté un budget en déficit cette année et c'est une première. Cela est dû en partie aux mesures non compensées par l'État. par exemple les cotisations retraite, les mutuels, à hausse du point d'indice.

Résultat et bien des centaines de places vont être supprimées sans parler des conditions de travail qui se dégradent pour les élèves et pour les professeurs. Alors l'année dernière, une mission du Sénat sur la situation financière des universités et ses relations avec l'État plaidé pour une régulation de l'entrée dans le premier cycle universitaire. Et puis elle invité aussi à penser les conditions d'une augmentation des droits d'inscription et cela avait même été une ligne rouge pour le sénateur socialiste David Ross qui avait demandé alors à retirer son nom du rapport.

Euh Max Brisson, vous serez membre de cette commission d'enquête. Est-ce que vous êtes favorable à cette hausse des droits d'inscription pour renflouer les caisses des universités ? Cela peut se concevoir parce que certains étudiants appartiennent à des familles qui pourraient payer des études universitaires beaucoup plus qu' le font et qui d'ailleurs acceptent de le faire dans les grandes écoles, dans les écoles d'ingénieur, dans les écoles de commerce.

Et en fait, l'université dans notre pays est historiquement le malaimé de l'enseignement supérieur à quelques exceptions près, formation en droit, formation en médecine et puis quelques universités prestigieuses. Mais c'est évident que les meilleurs élèves par tradition française vont toujours dans les grandes écoles, classe préparatoire et grandes écoles. Et donc l'université et la place des docteurs dans notre pays est d'ailleurs faible par rapport à tous les autres pays d'Europe.

Moi, je je crois une université qui soit belle et qui joue pleinement son rôle et comme vous l'avez dit d'ailleurs en lien avec le monde des entreprises, avec le monde de l'emploi, ça existe. Il y a bien sûr des partenariats avec les entreprises. Il faut pas caricaturer.

Toutes les universités ne se ressemblent pas. Il n'empêche qu'il y a un point commun aujourd'hui qui est un vrai problème pour la nation, c'est le décrochage. Les élèves les moins apte aux études supérieures vont à l'université, pas dans les grandes écoles et le décrochage coûte très cher à l'université.

Autrement dit, on peut maintenant se poser la question avec un baccalauréat qui est accordé au plus grand nombre de la de l'orientation et de la sélection en entrée universitaire comme le font beaucoup d'autres établissement d'enseignement supérieur. Quand il y a sélection à Polytechnique, ça ne choque personne. Qu'il y ait sélection à l'université, ça choquerait.

Ça veut dire que l'université doit prendre totalement sa part dans l'effort de la nation d'amener le plus grand nombre à des niveaux élevés et que d'autres sont privilégiés. Moi, je souhaite que l'université joue à armes égal avec toutes les autres formes d'enseignement supérieur sur les financements, sur les droits d'admission avec bien sûr des systèmes de bourse et des systèmes de préquation sociale sur les liens et les contrats avec avec les entreprises. VO l'université doit aussi jouer armes égales avec les autres universités internationales, hein.

Excusez-moi si vous faites vos études au Royaume-Uni ou ou en Espagne ou en Allemagne, ça coûte beaucoup plus cher que les trois d'admission université. Donc il faut permettre avec bien sûr des considérants sociaux, avec des péréquations sociales de donner aux diversités les moyens de de de de fonctionner et d'autre part il faut leur donner les moyens de sélection. Sinon, qu'est-ce qui se passe ? on on laisse rentrer en première année des étudiants et puis qui sombrent dans le décrochage avec toutes les difficultés que ça plus de sélection le trait de l'université.

C'est ce que vous dites. Oui, bien sûr. Plus de sélection, une vraie révision des conditions financières d'admission, je le répète avec des critères sociaux par ailleurs et une vraie capacité de contrat.

Et c'est en effet ce que nous allons essayer d'explorer. C'est Laurence Garnier, ma collègue Laurence Garnier qui sera rapporteur de cette commission d'enquête. une question d'enquête qui a été d'ailleurs demandée par le groupe les républicains.

Vous garantissez la s on sait comment ça marche les commissions d'enquête Max Bruce, vous garantissez la sérénité de des débats des échanges des auditions. Je pense je pense que la méthode sera diamétralement opposée à celle utilisée par monsieur Charles Longue sur l'audiovisuel public à l'Assemblée nationale. D'abord nous sommes au Sénat nous avons une habitude de commission d'enquête qui peuvent être sérieuses et qui parfois peuvent dire des choses fortes hein. même je crois une spécificité du Sénat mais en le faisant au fond.

Il s'agit pas aujourd'hui d'ailleurs d'agiter des mots que vous c'est normal qu'on le fasse autour de ce tableau autour de sélection de droit d'admission. Il s'agit de se demander comment on redonne une capacité de performance à notre université, comment on lui donne des armes pour jouer dans la cour des grands à l'échelle européenne et mondiale, comment aussi on lui permet de de rivaliser aussi avec d'autres formes d'enseignement supérieur. Actuellement se développe beaucoup les établissements privés d'im supérieur avec des belles choses et des choses qui le sont beaucoup moins belles et donc qui serait nécessaire.

Vous savez dans la tête des parents quand ça ne coûte rien, il y a un point d'interrogation sur la qualité. H ça faut que ça change et ça à des faits il faut qu'on remette une égouration entre université et qualité. Allez, faut qu'on avance autre grosse actualité en France.

Max Brisson, les crues exceptionnelles qui frappent une grande partie du pays. On va retrouver Germinal Per. Bonjour monsieur, vous êtes président du département de la Dordogne.

Quelle est la situation chez vous ce matin ? Bonjour à tous. La situation s'est améliorée au cours des derniers jours, mais nous avons vécu quasiment depuis 10 jours soit en vigilance jaune, soit en vigilance orange avec un phénomène massif de débordement de débordement des rivières que l'on n'avait pas connu pour depuis une période de 20 ou 30 ans pour beaucoup de beaucoup de rivières.

C'est dû aux pluies incessantes du mois de janvier. C'est dû au pluie euh du mois de février qui font que les sols sont regorg d'eau. Et c'est dû aussi à notre situation géographique.

On est la Dordogne est située à l'ouest du à l'ouest du massif central et comme il peut beaucoup sur le massif 30al et bien c'est nous qui récupérons les eaux les la majorité des eaux de pluie. Aujourd'hui, les rivières, le niveau des rivières a baissé et elles sont revenues à peu près à peu près dans un niveau normal, mais il y a encore une vingtaine de routes qui sont coupées. Il y a encore plus de 9000 foyers qui n'ont pas d'eau potable.

Les problèmes électriques ont été ont été réglés. Mais heureusement qu'il y a eu le travail des agents du département, des pompiers, des services de l'État, mais surtout les le travail des maires dans dans nos 500 communes pour dégager les routes et faire en sorte que la population euh puisse bénéficier des premiers secours. Est-ce que en terme de de dégâts, est-ce que vous avez une première estimation, évaluation financière peut-être ?

Non, on a eu des dégâts, on a des dégâts sur les routes que que l'on que l'on fixera une fois que toutes les eaux seront retirées. On a un phénomène qui se développe depuis une dizaine d'années, c'est la chute de la chute de falaise. Et on se rend compte que ben tous les qu matins aujourd'hui, il y a des éboulements et je pense que le réchauffement climatique n'y est pas pour n'y est pas pour rien.

Ceci dit, les habitants de la Dordne, ils sont habitués à vivre avec leur rivière et ils savent très bien que il y a des période tous les 10 ans, tous les 20 ans, tous les 30 ans, là il y a des beaucoup de rivières qui ont atteint des niveaux supérieurs à ce qu'elles avaient il y a 30 ans euh qui qui demandent que l'on prenne des mesures des mesures à long terme, ne pas habiter les le réchaussé par exemple ou prévoir des des facilités pour sortir de sa maison, aller dans dans sa famille, aller chez des amis euh les jours de grandes inondations. Vous vous estimez que vous êtes assez écouté, aidé par le gouvernement dans cet épisode ? Oui, on travaille beaucoup avec les avec les services de l'État, mais vous savez, les services de l'État ont peu de moyens aujourd'hui en matière de en matière de de d'agence des routes.

Par exemple, en Dordogne, il y a plus qu'une seule route nationale, nationale 21. Les 5000 km de route principal appartiennent au département et ce sont majoritairement les agents du département qui qui travaillent et aussi beaucoup des agents des communes et beaucoup des élus des communes qui portent cette responsabilité et qui assurent ben le soutien à la population. quand elle est privée d'eau, c'est eux qui amènent de l'eau, c'est eux qui s'occupent des personnes âgées isolées.

Euh c'est eux qui ouvrent leur salle des fêtes pour queon puisse bénéficier de l'électricité puisquant elle manque. Et c'est arrivé en Dordogne puisque plus de 80 quasiment 100000 foyers là un/art des foyers de la Dordogne ont manqué d'électricité pendant 1 jour, 2 jours, 3 jours voire 4 jours. Merci beaucoup Germinal Per département de la Dordogne.

Merci beaucoup d'avoir témoigné, d'avoir répondu à notre invitation. Max Brisson. Peut-être un mot sur ces d'abord.

D'abord un petit mot de solidarité aquitaine avec le président Péro, un mot de solidarité avec tous les élus. En effet, comme l'a dit le président Germinal Perus de maire et conseil municipaux qui sont sur le terrain. Ce maillage d'élus que certains voulaient remettre en cause il y a quelques années en considérant que les petites communes n'avaient pas d'avenir.

On voit que quand ça va mal, il est bien nécessaire au pays. Et puis moi je suis conseiller départemental. Je sais aussi en effet que dans ces moments-là, c'est les services des routes, les services routiers du département qui sont en première ligne aussi les pompiers qui dépendent également du département et aussi voyez le souvent le département est remis en cause aussi vu de Paris.

On se demande à quoi ça sert les petites communes, les maires des équipes municipales ou dans des petits villages et le département. On s'aperçoit que quand la France va mal, le département et la commune, ce sont les vieux réflexes qui permettent d'assurer la solidarité avec la population. On est à quelques semaines des élections municipales.

Donc un petit mot amical ici pour les maires Périourdin pour les maires de Dordogne leurs équipes municipal qui sont sur le terrain qui n'ont d'ailleurs pas le temps de faire campagne pour les municipales parce qu'ils pensent avant tout assurer la la solidarité avec les populations en difficulté. Il nous reste très peu très peu de temps Max Brisson. peut-être un mot euh plus politique sur les élections.

On a vu Bruno Rotaillot se déclarer pour l'élection présidentielle de de l'année prochaine en matière de timing. Pourquoi maintenant, juste avant ces élections municipales précisément ? Parce que après les élections municipales, la presse parlera beaucoup des résultats des élections municipales et que c'était peut-être le moment pour Bruno Rota de dessiner son chemin.

Il a fait et je suis bien sûr à ses côtés. Ensuite, la campagne sera longue. Il y aura des moments aussi où il faudra rassembler et discuter avec celles et ceux qui peuvent aussi prétendre à représenter nos couleurs.

Mais c'était un moment particulier parce que justement ça c'est avant que la campagne municipale rentre pleinement en fonction et après les élections municipales, on aura tout le temps de renouvellement des conseils municipaux. Donc c'était certainement le moment de dire et j'étais de ceux parce que ça interpellé beaucoup de gens disant pourquoi maintenant pourquoi cette déclaration là parce qu'il était temps que Bruno Retaillot sort du bois remonte sur le cheval oui où certains avaient voulu le faire sortir le faire le faire tomber lundi la semaine dernière quelques jours avant cette déclaration en réunion de groupe au Sénat moi j'étais de ceux qui ont dit Bruno tu dois remonter sur le cheval il a fait 3 jours après. Donc moi j'étais satisfait.

J'ai pas dit non non j'ai pas dit cela parce que je n'étais pas je n'étais pas le seul à lui dire qu'on avait besoin de lui. Juste un mot juste pour les par vous parlez des élections municipales. Rashid Alati est encore au gouvernement aujourd'hui.

Est-ce que c'est normal ? Candidate à la mairie de Paris. Évidemment d'abord c'est des questions qu'on se pose aujourd'hui qu'on se posait pas il y a quelques années hein.

Je veux dire le fait d'être ministre et d'être candidat. Bon bon, je je dis pas qu'il faut pas se poser ces questions, mais je dis que c'est pas des questions historiques, hein. C'est c'est pas nouveau.

Euh il y a eu des premiers ministres qui étaient candidats à des à des élections. On a eu des attentes qui sont différentes du passé. On peut les prendre en compte.

Je pense que Rachid Adati quittera le gouvernement lorsqu'il y aura un un remanement. pas non il faut y aller faut faut partir. Non parce que je pense parce que comme vice-président de la commission de la culture j'ai bien l'impression d'avoir un ministre de la culture face à moi lorsqu'ils agit de traiter des sujets.

Je peux vous dire que elle elle répond présent. Elle répond présent elle est ministre de la culture pleinement. Je peux en témoigner comme vice-président de la commission de la culture et surtout et sur tous les sujets et sur et sur beaucoup de sujets et j'ai l'impression aussi quand je regarde l'actualité qu'elle est aussi très présente au prété parisien et je lui souhaite beaucoup de chance. et beaucoup de succès.

Ça pourrait être un maire de Paris qui incarne d'Altros. En terme d'objectifs disons plus nationaux pour votre parti sur les municipales, euh voilà, une victoire ça serait quoi à l'échelle à l'échelle nationale ? Garder la ville de Nî, quel quels sont les objectifs aujourd'hui ?

Ouais, moi je vais vous décevoir parce que moi je vis les élections municipales tellement différemment. Moi je suis les élections municipales comme on les vit peut-être 30000 de nos 35000 communes. Chez moi, les élections municipales, elles sont politiques dans tr qu communes et encore et encore.

Vous savez les listes sont de plus en plus apolitiques. Les listes sont des listes de rassemblement. Vouloir lire dans le mar de café à travers les élections municipales des évolutions de politique nationale c'est mais on sait comment ça marche.

Chaque partie fix des objectifs. C'est totalement dépassé. Excusez-moi, vous avez des donc il n'y a pas d'objectif aujourd'hui chez LR en matière de de Est-ce qu'on se rend compte que quand un maire est TLR dans sa liste il y a des gens de gauche ? qu' un maire est socialiste, dans sa liste, il y a des gens de droite, qu'on est dans une autre période et que les élections municipales sont à nouveau municipalisé comme autrefois d'ailleurs et qu'il y a eu une période de politisation desctionsion municipales.

Alors, je sais que le lendemain des élections municipales, on tirera beaucoup de conclusions politiques. On s'aperçoit que ces conclusions politiques sont particulièrement éronées. On s'apercevra peut-être d'ailleurs au sénatorial qui suivront.

Alors, faut parler du Sénat, peut-être un mot sur l'agenda parlementaire. Le parlementaire jusqu'à l'été est enfin connu. Le texte Fin de vie reviendra en 2è lecture au Sénat après les élections municipal.

Quel va être le rôle précisément du Sénat ? Est-ce que le texte va être examiné ou il va être rejeté comme enfin pas comme d'ailleurs parce que vous l'avez vous l'avez vidé de sa substance la dernière fois mais est-ce qu'il va être rejeté ou est-ce qu'il va être examiné par les élus ? Je pense qu'il sera examiné et personnellement je souhaite qu'il soit examiné.

C'est un texte qui là aussi ne répond pas des logiques partisanes, il répond à des logiques de conscience personnelle. Donc oui, je pense qu'il est nécessaire qu'un débat. Le débat a eu lieu au Sénat en commission et dans l'hémicycle.

Après, les conclusions euh ont été parfois euh incomprises dans la mesure où les votes euh pour ou contre répondaient à des logiques quasiment opposées. Mais je pense que il faut reprendre le débat parce que pendant le débat au Sénat, il s'est dit des choses et je pense d'ailleurs que ça se ressentira dans les débats à l'Assemblée nationale. Le texte va continuer d'évoluer, le débat va continuer d'avoir lieu.

Et sur cette sujet, sur ce sujet qui est un sujet de conscience, je pense qu'il est bon qu'on ait un débat approfondi et qui ait évolution des positions de chacun. Pas de sabotage du Sénat sur ce texte.