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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 9 octobre 2026 59 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Mobilisation lycéenne : la France peut-elle encore sortir le chéquier ?|LCI

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Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:07OuverteRéponse directe

    3000 postes d'enseignant supplémentaire : où vont-ils être déployés ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    D'où sortent ces 3000 professeurs ?

  • 7:20OuverteRéponse partielle

    Cette annonce peut-elle calmer la grogne des lycéens ?

  • 11:56RelanceÉludée

    Pourquoi le gouvernement n'a pas mis ses professeurs dans les classes avant ?

  • 27:09OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a déjà été détricoté dans le budget ?

  • 29:12OuverteRéponse directe

    On va réussir ces milliards d'économie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11Fait
    « Le ministre de l'éducation nationale promet l'arrivée de 3000 nouveaux professeurs pour remplacer les postes vacants. »
  • 1:29Fait
    « Il y avait 3000 professeurs hier qui n'étaient pas affectés devant élèves. »
  • 2:48Chiffre
    « Priorité est donnée aux établissements qui ont les besoins les plus forts. Sur 3700 lycées que compte la France. Un peu plus de 500 sont considérés comme prioritaires. »
  • 4:00Fait
    « Ça ne va pas nous coûter grand-chose sur cette annonce-là. Non, puisqu'ils sont déjà payés, ils sont fonctionnaires. »
  • 28:29Chiffre
    « Le projet de loi de finance initialement prévoyait 43 milliards d'euros d'effort. »
  • 46:52Fait
    « Édouard Philippe propose un nouveau chèque d'allocation de 350 € et une réduction d'impôts de 3000 € dès le premier enfant. »
  • 47:37Chiffre
    « on prévoit + 18 milliards de recettes. Alors, il va falloir nous expliquer comment on collecte 7 18 milliards qui se décomposent de la façon suivante. 7 milliards de recettes de TVA supplémentaires. »
  • 47:37Chiffre
    « 5,7 milliards d'impôts sur les revenus. Donc ça c'est euh les ménages. »
  • 47:37Chiffre
    « 1,8 milliards et l'IS donc la possédosité - 1,8 milliards. »
  • 48:53Édouard PhilippePromesse
    « une allocation familiale unique qui permet de verser 350 € dès le premier enfant. »
  • 51:35Fan ManigoldChiffre
    « 3000 € d'impôt. En France, par foyer, c'est 391 € par mois en moyenne. »
  • 52:52Isabelle Kis Saint-JeanFait
    « on a des dépenses qui ont augmenté, on a des recettes qui ont globalement stagné. »
  • 53:34Isabelle Kis Saint-JeanFait
    « les travaux de l'INC maintenant sont certains, qui va bénéficier deux fois plus aux familles aisées qu'aux gens qui sont en difficulté. »
  • 55:44Isabelle Kis Saint-JeanFait
    « avant 30 ans c'est compliqué. Donc c'est une question d'argent. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonsoir, bienvenue dans votre grand dossier ce soir consacré à cette question. La France peut-elle encore sortir le chéquier ? Face à la colère lycéenne, le gouvernement a donc décidé de faire un geste. Le ministre de l'éducation nationale promet l'arrivée de 3000 nouveaux professeurs pour remplacer les postes vacants. Une annonce qui pose question pourquoi maintenant ? Où seront-ils déployés ? Et surtout combien cela va coûter ? Au-delà, l'exécutif est aussi revenu sur la suppression des postes d'enseignant prévus dans le prochain budget. Quel sera le montant de la facture ? On verra ça ensemble. Au-delà également, le gouvernement voit ses efforts d'économie détricoté à l'Assemblée nationale. Retour sur l'abattement des 10 % sur les pensions de retraite, crédit d'impôt

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supplémentaires. Les 43 milliards d'euros d'effort paraissent déjà loin. La France va-t-elle dans le mur alors que le monde entier nous regarde et s'inquiète de notre situation ? Vous entendrez ces alertes qui s'accumulent un petit peu partout, notamment celle d'un ancien prix Nobel d'économie qui n'est pas tendre avec nos politiques publiques. Pendant ce temps-là, Édouard Philippe propose un nouveau chèque d'allocation de 350 € et une réduction d'impôts de 3000 € dès le premier enfant. Démagogie ou coup de boost pour l'économie ? nos experts, nous répondons mais d'abord écoutons le ministre de l'éducation nationale Édouard Gefrey qui répond donc à une des revendications des lycéens cette dernière semaine. Les choses c'est qu'il y avait 3000 professeurs

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hier qui n'étaient pas affectés devant élèves et donc on peut affecter devant un élèv. C'est quand même dommage de se priver de 3000 professeurs dans la situation où on a besoin de passant. Et par ailleurs, on doit une action aux élèves. Les élèves sont nombreux à parler du remplacement. Bah là-dessus maintenant ils savent qu'il y a un plan d'action engagé. Et je suis ravi de présenter mes invités ce soir pour ce grand dossier. Isabelle T Saint-Jean, bonsoir. Vous êtes économiste, professeur d'université à la Sorbonne Paris Nord. Je suis ravi d'accueillir Roland Gilet. Bonsoir. Vous êtes vous êtes professeur d'économie financière à l'université paren Panthéon Sorbonne et à l'université également libre de Bruxelles. Je salue Laurent Fragerman. Bonsoir. Vous êtes sociologue et

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historien spécialiste des mouvements sociaux. Je suis ravi d'accueillir Julien Arnaud. Bonsoir Julien. journaliste politique TF1 LC puis je suis arrivé d'accueillir Baptiste Morin. Bonsoir journaliste économie ce soir pour faire le point. On va donc démarrer ce grand dossier par ces annonces donc des Ddouard Gefrey cette annonce plutôt pour répondre à la crise lycéenne qui dure désormais vous le savez depuis plus de 3 semaines. Le ministre de l'éducation nationale promet le déblocage de 3000 professeurs supplémentaires pour combler les absences. On va faire un point avec vous Baptiste Morin parce que c'est un chiffre évidemment à qui nous pose beaucoup de questions. D'abord la première question qu'on a envie de se poser 3000 postes d'enseignant supplémentaire où vont-ils être déployés ?

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Alors c'est 3000 professeurs remplaçants qui sont déployés jusqu'à mardi hein dans les jours qui viennent donc et bah priorité est donnée aux établissements qui ont les besoins les plus forts. Sur 3700 lycées que compte la France. Un peu plus de 500 sont considérés comme prioritaires. 3000 professeurs, 514 lycées. Bah, ça fait à peu près 6 enseignants par établissement. Alors, la deuxème question, où d'où sortent entre guillemets ces ces 3000 professeurs ? Alors, c'est ce qu'on appelle des titulaires sur zones de remplaçant de remplacement des TZR, des enseignants fonctionnaires affectés à une zone géographique du territoire pour faire des remplacements quand il y a besoin. Ils sont rémunérés toute l'année, même s'ils ne remplacent pas forcément toute l'année. Il y en a au total 10000 en

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France. Ce qui est assez étonnant, c'est de se dire qu'il y avait des professeurs finalement qui étaient libres et qui étaient disponibles alors qu'on sait que le problème du remplacement et des cours qui ne sont pas assuré faute de de professeur est important identifié par l'éducation nationale. L'éducation nationale qui a en fait plus de facilité à palier aux absences de longue durée, celles qui sont prévisibles, qui a beaucoup plus de mal à être agile et à réagir dès qu'il y a une absence de courte durée. Donc c'est vrai qu'on se demande pourquoi ces professeurs n'étaient pas déjà déployés là où ils vont aller. Alors, c'est la question qu'on va se poser et le gouvernement le promet. Ça ne va pas nous coûter grand-chose sur cette annonce-là. Non, puisqu'ils sont déjà payés, ils sont

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fonctionnaires, ils sont déjà payés par l'État. Mais le ministre de l'éducation nationale a aussi annoncé qu'il allait autoriser les rectorats à recruter quelques centaines d'enseignants supplémentaires. Ça don ça va coûter quelques dizaines de millions d'euros selon le ministère. Ce qui pourrait alourdir véritablement la facture, c'est si le gouvernement cède ensuite à d'autres revendications des lycéens dans la rue. Pour l'instant, il a seulement promis que les 1588 suppressions de postes d'enseignant qui sont prévus dans le budget l'année prochaine 2026 ne concernerait pas les lycées. La promesse ne coûte pas très cher. Merci beaucoup Baptiste Morin pour ce point complet. Avant d'évoquer la question économique, un mot déjà de ce mouvement social parce

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que c'était l'une des revendications phare de ces lycéens. Je me tourne vers vous Laurent FRGman. Est-ce que cette annonce donc 3000 postes d'enseignant supplémentaire cette nature à calmer la grogne de nous le C1 à votre avis ? Elle les nature à poser quand même beaucoup de questions sur la gestion de la part du ministère c'est-à-dire que d'un seul coup on découvre des solutions et puis également on découvre que on fait une carte des établissements où il y a le plus de problèmes. Ça fait quand même des années que c'est signalé. Euh donc ça pose de toute manière des questions et ça c'est la grande difficulté du gouvernement qui par son imprévisibilité, il a pas prévu les choses et il se retrouve un peu au dépourvu. Je voudrais quand même dire que c'est 3000 il y a 10000 TZR

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actuellement c'estd qu'on a divisé par deux le vivier de titulaires qui font du remplacement qui est 3000 qui soient pas affectés ça peut il y a deux possibilités et les deux à mon avis sont justes. La première possibilité c'est que c'est mal géré effectivement parce que le l'éducation nationale est mal gérée. Il y a un gros problème de ce point de vue là, un problème qui a été aggravé depuis qu'on a écarté les syndicats de toute cogestion. Cogestion qui permettait d'améliorer le côté humain. Vous allez, ça simplifia un nombre de dossiers. Les syndicats en fait étaient une béquille pour une gestion des ressources humaines qui est défaillante depuis longtemps. Mais la deuxième explication, c'est quand même qu'on se moque de nous. Parce que dans la réalité, quand vous avez un

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enseignant titulaire en remplaçant de physique, euh s'il y a pas de prof de physique absent pendant une semaine, pourquoi irait-il faire un remplacement ? Euh ça veut pas dire que la semaine suivante, il va pas aller sur le terrain. Et c'est aussi une forme de compensation en fait pour des enseignants qui ont un travail difficile, qui doivent s'adapter et cetera. Et donc bah oui, de temps en temps, ils ont pas de travail devant élèves. Euh par contre, ils doivent se préparer, ils doivent être prêts pour très rapidement passer du collège au lycée ou quoi que ce soit. Et donc ça c'est vraiment on racle un peu les fonds de tiroir. Je sais pas dans quelle proportion, on n' pas de détail sur ces 3000 postes, mais je pense qu'il y a un certain nombre de collègues, ça a déjà

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été annoncé he par le ministre, qu'on va envoyer en fait faire de l'accompagnement, de la surveillance, un peu tout du moment qu'ils sont devant élèves pour pouvoir dire "Ça y est, on a trouvé une solution." Euh est-ce que vous vous posez également cette question Isabelle Tis Saint-Jean de pourquoi maintenant ? Parce que c'est vrai qu'on a du mal à se dire d'un coup d'un seul que le gouvernement est capable de sortir de son chapeau 3000 professeurs. Alors le le ministre nous le dit, ce sont des des des professeurs qui viennent de passer leur diplôme qui étaient qui étaient disponibles entre guillemets. Mais on se dit pourquoi pourquoi ils ne l'ont pas fait avant ? Pourquoi ces ces professeurs n'étaient pas dans les classes de nos lycéens depuis plusieurs semaines, même depuis

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plusieurs mois ? Ça paraît effectivement assez assez surprenant et donc il va falloir que le voir un peu ce qui se produit pour comprendre l'annonce du gouvernement. Moi moi j'ai quand même le sentiment que de toute façon c'est pas ça qui peut calmer ce mouvement. enfin que ce mouvement, il a des ressorts beaucoup beaucoup plus profonds. Euh si on écoute les revendications des jeunes, euh il y a évidemment la question de voilà de de profs absent, il y a la question de des conditions matérielles dans lesquelles ils sont, mais je pense que il y a un malaise très très profond de la jeunesse euh qui avec

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une angoisse très forte qui se focalise beaucoup sur parcours sup. Hm hm. Euh qui est quand même quelque chose euh tout tout autour de nous, on peut tous en témoigner, qui est quelque chose qui a généré dans les familles et chez les jeunes une dose d'angoisse absolument considérable. Alors, c'est comme ça qu'on a géré le flux d'étudiants qui sont arrivés à l'université. Mais bon, ça va pas durer hein d'ici quelques temps comme dans le système secondaire. On va plutôt aller chercher des jeunes étant donné la situation démographique, hein. Mais en tout état de cause, on a généré un niveau d'angoisse qui est extrêmement fort. Et quand vous rajoutez

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à ça le chômage des jeunes, le surchômage des jeunes, que vous rajoutez l'irruption de l'intelligence artificielle plus les problèmes climatiques, on voit qu'on a une jeunesse et moi je trouve que dans ce mouvement, il y a quelque chose de de de d'extrêmement positif, c'est le fait que cette jeunesse qui était complètement absente de la vie politique et ben d'une certaine manière, elle reprend sa place au centre et elle dit "Occupez-vous de nous. Alors, il va falloir qu'ils aillent voter, hein, parce que pour qu'ils trouvent pleinement leur place dans les débats budgétaires sur lesquels on va revenir. Mais voilà, donc cette annonce indépendamment même de du côté technique, on voit bien que c'est je

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sais pas c'est c'est epsilonesque par rapport à l'ampleur de ce qui se passe en ce moment euh dans nos rues. Gen Arnaud. Oui, a priori, ce n'a pas beaucoup pu beaucoup plus euh et beaucoup plus satisfait, j'allais dire, les lycéens quand on voit aujourd'hui les réactions que ça a eu et même les responsables politiques. Surtout que dans la mise en pratique, comme vous dites, c'est l'interrogation puisque si je ne m'abuse, il y a un arrêté du recteur qui donne une sorte de lettre de mission et c'est pas simplement un coup de fil du chef d'établissement qui va dire moi j'ai besoin, vous venez ici. Donc déjà dans le dérouler, comment ça va se passer ? mettre certainement un petit peu de temps. J'attends de voir si dès lundi matin ou dès la semaine prochaine, il y a vraiment un remplaçant

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devant les élèves dans ces lycées zones rouges, enfin dit rouge ou orange selon le ministère. Un ministre qui lui quand même, on le voit, continue son SA d'une certaine manière puisquil c'est il est sur le terrain, il était encore devant des lycéens, petits groupes, les explications et cetera. Puis selon nos informations, selon le gouvernement sur les euh 67000 aujourd'hui ce matin, 67000 contributions sur cette plateforme en ligne. Ce qui arrive en tête des revendications, ce sont euh la rénovation du bâti et les rythmes euh scolaires. Euh tout ce qui est parcours sup arrive bien après. Donc vraiment, on voit que c'est les questions sur notre établissement, la vétusteté, l'insalubrité et puis aussi ces emplois du temps effectivement qui sont surchargés. La suite maintenant de ces

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lycéens, on voit qu'il y a quand même un calendrier qui a été fait, ce qui était pas le cas jusqu'à présent sur les manifestations. Donc la grosse interrogation politique et du gouvernement, c'est combien seront-ils dans les jours qui viennent et dans les prochains rendez-vous qui ont été fixés ? On a une sorte, je dirais, d'étalonnage ou d'échelonnage de des rendez-vous dans auxquels les lycéens pourront se joindre. Et c'est ça aujourd'hui que regarde avec précision et avec presque inquiétude aussi l'exécutif. Vous parliez des des réactions des lycéens Julien, écoutons certains d'entre eux justement à l'annonce de cette annonce de 3000 professeurs supplémentaires des droits frais. C'est juste une histoire de dire de nous rassurer. Moi, je sais que le personnel

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scolaire c'est pas possible. On est en sous-effectif de personnel scolaire. Il y a des profs qui sont absents. Il y a des profs de spécialité qui ne sont pas là. Il y a des élèves qui vont passer le bac qui n'ont pas de professeur. C'est une catastrophe. Notre prof n'a pas été là pendant 6 mois l'année dernière et elle a été remplacée que très tard. Donc ça veut dire qu'on a dû appeler notamment le rectorat pour pouvoir avoir un aménagement pour le bac. Ils nous feront cette promesse qui sera sûrement uniquement temporaire et c'est une solution seulement pour noyer le poisson et nos autres revendications alors qu'en fait c'est un problème parmi tant d'autres et qu'il y a beaucoup d'autres choses à régler. Roland Gilet, je vais me tourner également vers le professeur que vous

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êtes d'économie notamment à l'université Parisien Panthéo Sorbon. Est-ce que vous arrivez à expliquer pourquoi le gouvernement n'a pas mis ses professeurs dans les classes avant ? Parce que encore une fois, visiblement d'après les arguments du gouvernement, ce n'est pas une question économique puisque ces professeurs étaient déjà payés. Donc pourquoi avoir entendu autant de temps ? Je honnêtement je le sais pas, vraiment je le sais pas puisque la rationalité voudrait que quand on n'est pas dans la rationalité, quand on l'explique, faut dire à euh à à postériori, on se doute bien que exant il a dû avoir des problèmes. Il a dû clairement ne pas y avoir de décisions qui ont été prises. Maintenant, ce qu'il faut voir aussi, c'est que en dehors du fait que maintenant, il va vraiment

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falloir faire quelque chose parce qu'en plus ça vient s'ajouter sur le problème du gouvernement et sur les taux de financement qui sont on y en parlera tout à l'heure, celui de la France clairement euh vu l'état du budget, si on met des sommes supplémentaires, je ne pense pas qu'on les budgétiser avant l'année prochaine les élections présidentielles. Donc, on va encore aggraver, même si ça peut être marginal ou pas, le problème de l'endettement et de la manière dont c'est perçu à l'étranger. parce que pour le moment il y a une défiance à mon avis exagérée non pas sur les finances publiques mais sur le sort de la France pour la suite et je l'espère vraiment en tant que belge qui qui fait une carrière en France et je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui parce que franchement de

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regarder la France de l'extérieur et comme je suis expert dans plusieurs pays et notamment en Espagne, l'Espagne est partie d'une situation qui était bien plus grave que la vôtre. Ils ont pendant 10 ans fait des efforts et aujourd'hui on voit que ça peut marcher. Donc ça c'est une lueur d'espoir. Par contre c'est surtout quand on prend une décision, il faut s'y tenir. Si on prend une décision puis qu'on revient en arrière puis qu'on prend une autre décision mais qu'on se dit on n pas les moyens, on arrive à ce que vous dites aujourd'hui. Des choses élémentaires qui n'ont pas été faites, c'est parce qu'on a fait d'autres choix avec la dépense publique. C'est parce que peut-être on a laissé déraper bien plus que la croissance, les dépenses de santé. Et donc quand on a déjà un déficit qui a

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tendance à déraper et que l'Europe nous le rappelle, ben on met plus l'argent nécessairement puisque vous dites que c'est le premier point dans le bâti. Or le bâti est un élément qui avec le temps ben sôre et quand on doit faire les frais en une seule fois quand on n' pas fait l'entretien ben c'est des travaux beaucoup plus importants et on le voit sur beaucoup ce n'est pas uniquement dans l'enseignement que le bâti souffre et le bâti souffre dans les lycées mais il souffre aussi à l'université. Donc clairement, c'est des problèmes qu'on a pas adressé parce qu'on a fait des choix de dépenses dans un dans un pays où les déficits ont continué à s'aggraver. Donc aujourd'hui, il va falloir faire quelque chose sûrement pour l'image que ça représente à l'étranger.

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Justement, on parlera de l'image et de l'inquiétude de nos voisins européens sur notre situation. Nous les Français voul réagir tout le renfragerman. Oui, absolument. Je pense que pour le dans un mouvement social, les gens jugent en fonction de leur quotidien, leur expérience propre et c'est exactement ce qu'on ce qu'on a vu avec ces lycéens. Et donc les annonces du gouvernement ne les ne les toucheront que s'il voit réellement les choses changer. Alors ça c'est une grande difficulté en dans un mouvement social euh pour le gouvernement d'autant que voilà c'estes ces problèmes sont multiples. Je suis assez frappé aussi d'une espèce de concurrence de légitimité puisque vous nous dites oui finalement la plateforme montre que c'est tel élément qui est mise en avant

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comme revendication mais en réalité c'est au lycéen c'est pas le mouvement lycéen. Auparavant, il y avait des coordinations nationales, il y avait quelque chose de plus structuré qui permettait que le gouvernement ne puisse pas dire à la place des lycéens ce qui revendiquent. Maintenant, c'est devenu tellement gazeux, c'est devenu tellement dilué que on ne sait pas exactement ce que veulent les lycéens en premier. On voit bien la liste globale et on a cette difficulté. Et je voudrais rajouter quand même que la plateforme que vous évoquez, elle est typique des difficultés du système. C'estàdire non la plateforme Ah oui, pardon. Oui. Oui. Une semaine pour mettre en place un Google Form. deux questions qui ne veulent rien dire. Il y a même pas une liste déroulante des établissements.

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C'estàd qu'on ne pourra pas savoir précisément quels élèves de quel établissement se s'expriment. Autrement dit, on est vraiment l'éducation nationale est la spécialiste pour faire des logiciels qui ne marchent pas. C'est le grand problème de tout que signalent tous les chefs d'établissement. avec l'éducation nationale bien sûr spécialiste qui a permis de d'identifier les 304 professeurs remplaçant c'est un logiciel demandé par le ministre il y a un an et qui ça y est commence à être utilisé donc c'est peut-être un peu trop tard mais au moins ça montre qu'il y a une solution et moi je trouve qu' un message qui est quand même positif c'est que on trouve une solution sans avoir à sortir beaucoup enfin une solution une première solution j'entends bien que ça sera pas

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le l'alpha et oméga mais une première solution qui ne coûte pas d'argent c'est quand même plutôt une bonne chose dans la situation dans laquelle on est on se dit il y a peut-être Et c'est peut-être d'ailleurs pas une question de moyen financier pour répondre à cette crise, peut-être plus une question d'allocation quand on voit les dépenses qui sont faites sur du personnel qui n'est qui n'est pas enseignant. En fait, il faudrait peut-être recentrer un peu comme à l'hôpital, recentrer sur bah l'activité principale d'enseignants et aussi de soignants. On se pose la question justement de de de l'État, en tout cas le gouvernement qui a quand même du mal à justifier ce retard à l'allumage si je puis dire parce qu'effectivement vous l'avez vous en avez parlé Julien Arnaud, les

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oppositions évidemment ont réagi notamment du côté du Rassemblement national ce matin. Écoutez Sébastien Chenu et Philippe Jean-Philippe Pui. Le gouvernement nous avait menti puis il y avait aucun problème de présence de professeur. Donc on voit bien qu'il y avait Ayatus entre la réalité et ce que les élèves vivaient sur le terrain. Donc en fait le mouvement n'aurait jamais dû exister. Il y a donc 3000 professeurs susceptibles d'être mis devant des élèves en 24 heures. Il y a donc une masse de professeurs, j'allais dire en réserve de la République quelque part qui peuvent être mis devant les élèves. Ça veut dire qu'en fait ce gouvernement et monsieur Jeffrey leier n'a rien anticipé. Tous ces professeurs qui ne sont pas dans devant des élèves, que font-ils au moment où nous nous parlons ?

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C'est vrai que Julien Arnaud, c'est c'est difficilement attaquable. Enfin, en tout cas, ils ont pas tort les élus du rassemblement national. C'est la question qu'on s'est posée, on a eu cette annonce, c'est pour ça que pour c'est une mauvaise annonce d'un point de vue de la com, peut-être pas effectivement sur l'efficacité, la réponse à un problème, mais sur du point de vue de la communication. Je ne sais pas qui entoure ou qui conseille à un moment donné de venir faire une annonce comme ça sans la déminer. C'est-à-dire que vous pouvez faire les 3000 en disant "J'agine qu'on s'interroge pourquoi euh on l'a pas fait auparavant ou d'où viennent les 3000 ?" Non, on vous dit à 3000 ça doit être super. Ben non mais d'où ils sortent ? Vous voyez, on a tous fait la remarque, "Mais comment ils les

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ont trouvé ?" et cetera. Et puis on nous laisse comme ça tranquille. Donc vous voyez déjà sur la sortie, je dirais de de crise, il y a déjà une faiblesse sur l'aspect communication. On sait très bien que dans ce genre de situation, la communication, qu'on le veuille ou non, est importante. Ça permet soit d'apaiser les tensions, de faire redescendre d'un cran, de montrer que un fait un pas vers l'autre et cetera. Là, pour le coup, vous voyez, c'est c'est c'est c'est c'est la somme nulle. Finalement, après cette annonce, les étudiants réclament encore et attendent et se disent "Bah, en fait, on nous l'a fait à l'envers, on nous entourloupe depuis le début parce qu'en fait, on a des profs et on ne les met pas devant nous." Ils appellent Saint-Jean rapidement.

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Oui, avec en plus ça ouvre la porte quand même. C'est ce qu'on entendait dans les propos qui que vous avez présenté. euh ça ouvre la porte à cette idée que euh bon bah du coup il y a plein d'enseignants qui sont payés à rien faire et que euh enfin je veux dire c'est ce discours sur euh le la fonction publique et sur le fait que faut regarder tous les chiffres hein de la fonction publique, le temps de travail, les rémunérations, l'attractivité des métiers et puis euh voilà et après on peut on peut commencer à discuter mais non c'est pas vrai que il y a plein d'enseignants qui font rien. C'est pas vrai que il y a plein d'enseignants qui ont plein de vacances, que voilà dans la dans la fonction publique et ben en général vous avez des

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conditions qui sont quand même assez difficiles et il faut pas s'étonner et voilà sinon il faut pas s'étonner que il y ait un vrai problème d'attractivité dans la fonction publique. Enfin je veux dire voilà mais donc et c'est là aussi où cette annonce du gouvernement est problématique parce que ça encore une fois ça ouvre la porte à ce cette espèce de discours populiste. Excusez-moi, mais voilà, c'est c'est ça ne résout rien sur le moment et vraiment écoutons ce que les jeunes à à nous dire en ce moment. Voilà, c'est ça le le plus important à mon avis. On va un petit peu avancer dans cette émission parce que vous avez parlé d'une somme nulle. En tout cas, il y en a une qui sera pas nulle, c'est la somme des dégradations parce que effectivement cette annonce d'Edouard

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GRY, elle ne coûterait pas grand-chose. Peut-être effectivement quelques dizaines de milliers d'euros sur de millions d'euros sur davantage d'enseignants en plus des 3000. Mais surtout il y a cette dégradation selon un premier chiffrage, mais vraiment le premier chiffrage du gouvernement, on parle entre guillemets de 30 millions d'euros de de dégradation. Alors ça au minimum au minimum on sait qu'il y avait certaines régions qui avaient chiffré des premières estimations euh il y a quelques il y a quelques jours notamment la la région Auvergneur Ronal qui elle seule était déjà donc effectivement difficile de de comprendre exactement ce qu'il y a dans ces 30 millions d'euros Baptiste Baptiste Mor surtout que dans la formulation on nous on nous dit en marge de de tout le

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mouvement donc ça veut dire les dégradations qui ont eu lieu autour des lycées pas les dégradations qui ont concerné les établissements et qui ont été parfois assez importantes notamment à à Nant. Donc c'est pour ça que le à mon avis le à minima 30 millions d'euros, il faut vraiment le préciser parce que ce sera vraisembablement plus important. On voit ces images de ces dégradations cette nuit à l'ormont, c'était hier pardon, du côté de la la Gironde avec ces ces ces jeunes qui s'emprennent littéralement aux salles de classe que quasiment tout a été détruit dans dans ce lycée. Qui va payer ? et vous avez d'autres effets que vous ne mesurez pas pour le moment. Mais par exemple à l'université Paris un pantthéon sort bonne je peux travailler mais les étudiants

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peuvent plus rentrer depuis 10 jours. Ça c'est un coût très important et je peux vous dire que pour des étudiants qui viennent de l'étranger dont les parents payent le coût du logement à Paris expliquer que alors que c'est un mouvement lycéen, ils ne peuvent pas rentrer à l'endroit où on enseigne. Je ne dis pas que c'est perdu hein parce qu'on essaie tous de trouver des solutions et moi le premier. Mais néanmoins, l'image qui est donnée, c'est un mouvement lycéen qui a des conséquences ailleurs. Et là, vous avez des professeurs pour le moment, non pas qu'il se tournent l'épouse, mais leur activité première est face aux étudiants. C'est très compliqué et il y a des blocages à tous les niveaux d'université parien, que ce soit à la Sorbon même, que ce soit au centre

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Pierre Mesprance et dans les grands auditoires à Tolbiac. Donc clairement, il y a une incidence qui ne sera pas chiffrée nécessairement en terme de million qui ça aura coûté, mais sur l'image de de l'enseignement supérieur pour des gens qui viennent de l'étranger et même pour des Français, même pour des parents qui voient leurs enfants qui leurs enfants de leurs grands enfants dans ce cas-ci, mais qui sont là en train de dire mais nous pour le coup cette fois-ci on n'y est pour rien. Il faut voir aussi des faits d'entraînement et imaginons que qu'il y ait des des gens qui soient solidaires, on ne sait pas avec les lycéens demain ou après-demain. Il faut voir aussi ce que ça engendra comme blocage et voir les conséquences parce que on peut regarder le coût direct mais ce qui je trouve

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fait le pire maintenant c'est l'image que ça donne. Les coûts intermédiaire pour rentrer à German. Oui. Pendant le CPE hein c'était en 2006 c'était une lutte contre le contrat première embauche. Une une mesure qui a été retirée. La Sorbonne tout le quartier a été bloqué était fermé pendant des semaines. Il y a même eu des restaurants qui ont fermé à ce moment-là. Donc on en est pas là hein. Et je pense que pour l'image internationale, on a aussi l'image en France d'un pays qui a des mouvements sociaux puissants mais qui a aussi des service public de qualité, des traditions d'excellence. Et je pense que notre problème par rapport à l'étranger, c'est justement que en terme de recherche, on est reculé, qu'en terme de une série de nos points forts précédents, on est reculé. Et donc du

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coup, ça fait que le roi est nu quelque part. Si si la seule chose qui reste en France, c'est les mouvements sociaux. Effectivement à l'étranger, on peut se poser des questions mais moi et justement ça c'est le grand problème. Je voulais dire que sur le chiffrage tout dépend du point de comparaison. C'est-à-dire qu'on n'a pas connu non plus de dégradation euh de pillage comme au monde des émeutes. Donc on est encore dans des sommes qui ne sont pas extraordinaires du point de vue de des finances publiques. Par contre euh y compris les chiffres qu'annonce Vokier pour sa région, j'ai du mal à les comprendre puisqu'ils sont bien plus élevés que en Île-de-France alors que l'Île-de-Fance a connu bien plus de mobilisation que que sa région. Donc attendons quand même euh le bilan final

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hein. Ce sera très intéressant. Mais peut-être très rapidement pour juste essayer de de donner un tout petit peu de rationalité sur les chiffres parce que il y a effectivement l'impact, l'image dans un moment où par ailleurs étant donné ce qui se passe sur les finances publiques et sur les taux d'intérêt, c'est vrai que les regards sont braqués sur la France. Donc ça tombe vraiment particulièrement mal mais il faut faut quand même toujours essayer de de remettre les choses à leur place. Ça veut pas du tout dire que je minore ou que je justifie hein, attention ce genre de d'action. Mais là donc effectivement on est en dizaines de millions d'euros hein. Euh il faut quand même voir que les financements donc des régions, parce que c'est les régions qui ont la charge des locaux,

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on est dans les dizaines de milliards. Et pour vous donner une analogie parce que les gens quand ils entendent millions milliards, tout ça c'est pareil. C'est pareil 1 million si on se ramène en seconde 1 million c'est 11 secondes. D'accord ? 1 milliard c'est 32 ans. D'accord. Donc là on parle de 20 milliards et puis là on parle de 50 millions. Alors ça ne rend rien exclusable mais ça remet les choses à leur place. Donc effectivement le le l'impact principal c'est bon le phénomène de violence, ce que ça dit de la radicalité et de cette espèce d'impasse hein d'une partie de la jeunesse. Probablement pas tous les la séisés, c'est une toute petite fraction

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mais en terme purement financier, c'est en économiste froid et glacé. Mais à court terme, c'est pas ça le problème. Il y en a d'autres. Oui, en tout cas effectivement mais dans l'image dans le symbole effectivement c'est presque ça qui coûtera le plus probablement au français détruit c'est ça le problème. Je vous coupe Laurent Fran German parce qu'on doit marquer une courte pause. Restez avec nous parce qu'on s'intéressera après la pause à cette question est-ce que nos économies projetées dans le prochain budget sont-elles déjà en train de fondre ? Vous allez voir qu'à l'Assemblée nationale, on est en train de détricoter les mesures une à une. Restez avec nous. On revient donc sur ce débat ce soir dans le grand dossier la situation de nos finances publiques. Regardez ce

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chiffre, on vous le montre souvent sur LCI. Il s'agit de la dette française, l'évolution de la dette française qui augmente au fur et à mesure chaque seconde. Très compliqué de de la lire. On va essayer quand même ensemble. 3600 3 mard 254252000 € 260000. Ça augmente. On arrive même pas à lire. En tous les cas, c'est pour vous montrer l'état de nos finances publiques. 3600 milliards effectivement. J'accueille Stéphane Madigold. Bonsoir. Ravi de vous accueillir. Président du groupe Éclore. Combien de restaurants à votre actif ? C'est toujours bien de Est-ce que je peux vous annoncer une bonne nouvelle ? Dites-moi. Hier soir, il y avait le concours des meufs, la finale des meilleurs voés de France cuisine évidemment, il y avait aussi la sommelerie, la salle. Et je

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tiens à saluer tous les lauréas. Il y a eu 13 lauréat donc meilleur V de France hier soir à Lille et j'ai le plaisir non seulement de vous dire qu'il y a deux femmes don je suis très fier et 11 hommes mais un de chez moi, un poulin de notre écurie le chef Yoshitaka qui est sacré meilleur ouvrier de France japonais et voilà l'éducation nationale consacre finalement l'excellence française. Ça fait du bien ça fait du bien d'entendre des bonnes nouvelles parce aussi simple que ça. Voyez si les politiques s'appliquaient un tout petit peu cette discipline, je vous assure qu'on aurait des meilleurs des meilleurs députés de France. Le ton est donné de Stéphane Manigol ce soir, mais c'est vrai que ça fait du bien d'entendre des bonnes nouvelles parce que pour réduire cet engrenage de

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la dette qu'on vous montré il y a quelques instants et bien le gouvernement prévoit, vous le savez, 43 milliards d'euros d'efforts, je dis bien effort et pas économie. Sauf que, sauf que c'est peut-être déjà de l'histoire ancienne parce que les débats en commission, vous le savez, ont commencé à l'Assemblée nationale et les mesures sont en train d'être détricoté une à une. On va faire un point de nouveau avec vous, Baptiste à l'écran. Concrètement, qu'est-ce qui a déjà été détricoté ces dernières heures ? On va prendre la mesure la plus symbolique, la suppression de l'abattement du la réduction de l'abattement fiscal qui profite à 10 % au retraités. C'était une mesure très importante de ce PLF 2027. La 3e mesure, le 3e article, 1,4 milliards d'euros d'économie était attendu. Les députés

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ont aussi voté la transformation de ce qui était une réduction d'impôts pour frais d'hébergement en ÉPAD en crédit d'impôts. Autrement dit, jusqu'à maintenant, seuls les retraités concernés assujettis à l'impôt pouvaient en bénéficier. Avec cette transformation, bah tous les retraités pourraient en bénéficier. Le coût tout de même 900 millions d'euros. On se rapproche du milliard. Vous avez aussi la suppression du plafond des heures supplémentaires défiscalisées, le déplafonnement de l'exonération fiscale des pensions alimentaires. Ça fait beaucoup beaucoup de mesures. Si on résume, on est mal parti Baptiste, c'est sûr. Près de 4 milliards d'euros, vous l'avez dit, ont donc déjà été détricotés en commission. Or, le projet de loi de finance initialement prévoyait

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43 milliards d'euros d'effort. C'est donc 9 % de l'effort qui a déjà été retoqué, même si on va quand même le rappeler ici et Julien pourra nous le dire également, ce qui se passe en commission n'a pas forcément d'effet direct sur le texte qui va arriver à partir de lundi prochain en séance dans l'hémisque. Ce sera bien le texte initial du gouvernement qui sera débattu. Le passage en commission des finances permet de repérer les parties sensibles et ça ne manque pas depuis 2 ans. Merci beaucoup Baptiste Mor mais c'est vrai que ça donne le ton de ce qui peut se passer en débat dans l'hémicycle avec les 577 députés. Stéphane Manigol, est-ce qu'on va réussir ces milliards d'économie ou d'efforts ? Parce que là, on voit qu'en 48 heures, on a déjà près de 10 % des forts qui sont partis en

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fumée. Alors, je vais distinguer deux choses. La première, c'est celle qui protège le pouvoir des salariés qui au fond les actifs ont le sentiment de travailler et de ne pas gagner assez. Je trouve je moi je salue par exemple le détricotage des heures supplémentaires taxées, le travail plus pour gagner plus. Franchement, on a un vrai sujet de pouvoir d'achat sur les salariés. C'était un très mauvais signal envoyé aux actifs. Maintenant, sur le reste euh bon là, je trouve que c'est un peu moins courageux. On a l'impression de vivre une séquence des sous-doués, voyez, à l'Assemblée nationale. Donc c'est un peu c'est c'est l'absence de courage et on voit bien qu'il y a un calendrier politique qui est en face. Mais la France, elle a un calendrier financier qui s'appelle la dette. Vous l'avez

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souligné tout à l'heure 36 plus de 3600 milliards de dettes. Vous savez quand on parle par exemple de 4 milliards, on compte vite 4 milliards. 1 milliard, 2 milliards, 3 milliards, 4 milliards. Mais 4 milliards c'est aussi 400 millions euh 4000 millions pardon. Essayer de compter jusqu'à 4000 millions et c'est pas la même chose pour qu'on pour qu'on reprenne vraiment ce que ça pèse 4 milliards. 4 milliards c'est 4000 millions. C'est beaucoup d'argent. On fera pas la conversion en seconde et Saint-Jean ce sera trop compliqué. Vous parlez justement de courage écoutez Guillaume député du Loiret ensemble pour la République il était sur notre plateau ce midi au micro de d'Éric Brunet et écoutez pour lui il y a il parle même je cite de clientélisme écoutez Guillaume

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Casparian raison ça me fait pas plaisir d'aller annoncer un dîner des aînés dans un village de ma circonscription que l'année prochaine je serai pas en mesure d'augmenter les retraites de 5 % ou de 10 % ça me fait pas plaisir et c'est pas facile d'aller expliquer à des retraités que l'abattement de 10 % sur leur impôt sur le reven venu. Malheureusement dans le contexte actuel euh on va pas pouvoir le maintenir. Tout ça n'est pas plaisant. Euh mais si je leur promettais tout ça, ça voudrait dire que je fais payer aux actifs le poids de mes promesses politiques et de mes renoncements. Et moi, j'y suis aux jeunes, aux actifs parce que qui paye les retraites ? Qui paye ses dispositifs, qui paye les retraites ? sont les actifs. Et je ne veux pas me retrouver dans le mensonge

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vis-à-vis de mes électeurs et vis-à-vis des Français en leur disant d'un côté au retraités, "Écoutez, vous inquiétez pas, il y aura du chocolat, des baisses d'impôts, une augmentation de l'abattement, ce que vous voulez et d'aller voir les actifs ensuite à l'usine, leur dire "Je veux que le travail paye mais par contre je viens de promettre à vos aînés que j'allais augmenter les retraites l'année prochaine et que je ne toucherai pas à leur abattement." Il y a une dicotomie et un vrai mensonge politique. Mais c'est ce que Roland Gilet, un mensonge politique, vous êtes d'accord ? Mais oui, à partir du moment où on fonctionne avec des retraites par répartition et qu'on connaît la pyramide des âges, donc l'équation relativement simple à voir et que jusqu'à présent on a continué à

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faire ce qu'on avait promis quand même au retraités, hein. Je veux dire, vous dire, on peut promettre à tout le monde et puis après ne pas le faire. Bah clairement, on est chaque fois coincé et donc à un moment donné, quand on est vraiment acculé, ce qui est le cas pour le moment pour la France, mais il y a pas que hein, la logique des pensions, c'est c'est prégant partout avec cette logique de répartition et du nombre d'actifs qu'on a en face aujourd'hui par rapport à ce qu'on a promis à d'autres qui vont partir et qui sont plus nombreux. Ben, on se retrouve à faire des choses qui qui touchent le pouvoir d'achat de l'un mais en disant ils sont quand même mieux armés puisquils d'abord ils sont plus vieux, d'abord ils ont mis de l'argent de côté, pas tous. Et donc

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on on fait ce genre d'arbitrage et il est facile aujourd'hui de dire à juste titre que c'est les actifs mais ça l'a toujours été vu le système qui paye pour les gens qui sont retraités. Par contre, l'équation de départ, elle était connue. À part l'immigration ou les gens qui s'en vont, on sait exactement où on va et on sait aussi que ça devient impayable. comme on sait qu'il y a d'autres dépenses que si on ne les contrôle pas, on aura d'autant plus payé les retraités, on aura des difficultés et on en aura sans doute aussi pour payer les pour pour donner une motivation aux actifs et notamment à la classe moyenne. Vous savez, beaucoup de gens disent la classe moyenne finalement, celle qui supporte en gros l'impôt. Et puis après on dit à un moment donné, on va faire un un cadeau

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entre guillemets qui n'est pas un cadeau. Vous le rappelez he ces gens travaillent de 2 milliards et demi, on va se soucier pour eux. Alors moi j'aime bien, si on le fait, c'est qu'on le budgette tout de suite et on dit bah pour la classe moyenne ces 2 milliards et demi viendront d'eux. Mais pour le moment dans beaucoup de pays, les 2 milliards et demi, ils sont juste rajoutés à l'endettement par le déficit. Et vous savez ce qui se passe généralement, on peut regarder et c'est pas vrai qu'en France, c'est que c'est les mêmes qui paient parce que on le met dans l'endettement, on ne touche pas à d'autres puisque c'est eux qui assument la majorité de l'impôt et c'est eux qui en plus de l'avoir eu tout de suite sont obligés de payer les intérêts sur cet endettement et probablement être la clé

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Oui. la clé de la solution pour le pays un jour. Clairement aujourd'hui on ne nous dit pas tout. Vous voyez je sais que vous avez une humoriste qui qui est un peu sur le sujet et quand on nous dit tout on paraît vite et surtout quand on est expert comme étant déplaisant parce que on vient avec des chiffres les chiffres comme vous l'avez dit on sait pas contester les chiffres qui sont là et on sait pas contester non plus. Je suppose qu'on y viendra tout à l'heure sur le fait qu'à un moment donné quand on ne fait pas les choses et qu'on laisse en plus peut-être une incertitude très grande sur ce qu'on va faire ben les taux d'intérêt commencent à s'emballer. Donc en plus le stock lui qui arrive à échéance coûte plus cher et tout ce qu'on n pas mis en en dépense dans le budget où on prélève de

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l'impôt tout de suite on est obligé de le mettre dans l'endettement et cet endettement va coûter beaucoup plus cher. Donc clairement là même on n'est pas dans l'effet boule de neige où la France sera plus remboursée. On est simplement dans un fait que ça coûte très très cher. Et là c'est des milliards. Donc comme vous l'avez très bien dit, il vaut mieux de l'exprimer et madame l'a fait aussi en disant 4 milliards c'est aussi 4000 millions. Et là c'est pour le coup juste le coût de l'endettement. Ce n'est pas vous vivez mieux, vous êtes obligé face à ce problème de le financer. Isabelle Tit Saint-Jean, on connaît la situation financière du pays, on nous rabâche, on entend les économistes, on entend nos politiques nous dire que la situation est catastrophique pour ne pas employer

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ce terme-là, mais en tout cas qu'elle est très très inquiétante. On nous dit qu'il faut faire des économies, qu'il faut faire des efforts et en 48 he on allège de 10 % cet effort d'économie. Est-ce que les députés euh ont conscience de ça ? Est-ce qu'il nous mettent un petit peu dans le mur ? Mais ça atteste en fait de la enfin il y a deux difficultés en ce moment. euh la enfin trois difficultés, la situation économique du pays, la situation financière du pays et c'est pas forcément exactement la même chose et puis il y a une troisème difficulté qui est la situation politique du pays. Et en fait ce qu'on voit là dans la discussion euh en commission, bah c'est que effectivement le gouvernement n'a pas de majorité pour faire passer ce

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budget. C'est ça qui se passe. Et donc du coup moi je ne sais pas très bien où on va. Alors c'est effectivement que en commission, mais on voit pas bien comment les choses enfin quel accord pourrait être trouvé hein, surtout avec un Rassemblement national qui est quand même dans une série de difficultés en ce moment d'autres de de nature tout à fait autre que que celle dont on parle. Donc est-ce que c'est en allant rechercher un accord politique avec le Parti socialiste ? Ça paraît compliqué étant donné le budget même, la nature même du budget qui a été présenté hein et qui est un budget effectivement qui fait un effort. Alors, il faut il faut souligner quand même que c'est un effort qui est

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extrêmement important hein, l'effort de redressement, faut pas parler les 54 milliards ou les 45. En fait, c'est pas tellement signifiant. Ce qui est signifiant, c'est la réduction du déficit. Parce que c'est comme votre chiffre sur la dette. euh qui augmente. Bah oui, mais en même temps, vous avez la richesse nationale, le produit intérieur brut qui si vous l'affichez au tableau, bah pareil hein, chaque chaque seconde non mais attendez, chaque seconde, non mais chaque seconde ça va. Bon et puis vous avez autre chose. Vous avez autre chose en ce moment hein. Alors il y a un écart effectivement la dette amenée au PIB se s'alourdit mais il y a autre chose et personne le dit en ce moment qui est l'inflation et on est avec une inflation

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très forte étant donné ce qui s'est passé dans le golf. Ce qui pose des problèmes sur les taux d'intérêt c'est tout ça et l'économie c'est compliqué hein. Donc ça pose des problèmes mais ça permet alors ça ne relatif pas. Quand je dis ça, je dis pas il y a rien, il y a pas de problème circuler, il y a rien à voir. Je pense que la situation aujourd'hui n'est pas celle qui était la situation il y a quelques années. On est effectivement dans une situation qui nécessite qu'on fasse une trajectoire de redressement budgétaire. Le gouvernement en proposait une qui est extrêmement forte, qui sous-estime à mon avis quand même l'impact que ça sera sur la croissance, hein. Euh ça je pense que attention et puis qui par ailleurs ne peut pas faire l'objet d'un accord

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politique. Et donc du coup, bah voilà, on en a la preuve et donc où est-ce qu'on va ? À mon avis, on va tout droit vers les ordonnances. Je ne vois pas d'autres solutions. La réponse rapide de Rolang très vite, c'est que pour le moment, on on voit aussi que ce qui change, c'est pas tellement les perspectives d'inflation. C'est sûr qu'elles sont là, mais regardez ce que les marchés sur les taux d'intérêt sont je parle d'un taux par exemple le taux allemand et je vous signale qu'on on s'est beaucoup habitué tous à ne même pas rémunérer grâce à l'action des banques centrales dans ce qu'on a appelé le rachat des obligations, le quantitative easing. On a même été habitué à ne même pas être rémunéré pour l'inflation. Ce qui est une gagure la voie dure réflexion de

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quelqu'un qui épargne pour avoir plus. Mais beaucoup plus grave que ça, c'est que les taux d'intérêt aujourd'hui, c'est pas sur l'inflation que les différences se font, c'est sur les 150 points de base entre la France et l'Allemagne. C'est la prime de risque qui change. Et la prime de risque qui augmente dans une période qui a de l'inflation, ça fait deux effets mais ça explique aussi qu'on est quasi à 5 %. Et donc clairement au début, on avait une projection à 3,6. Donc aujourd'hui, quand on est à 5, est-ce qu'il faut qu'on monte à 200 points de base, c'està-dire à 2 % par rapport à l'Allemagne pour qu'on voit bien qu'il y a un problème quand même dans l'ordonnancement de ce qu'on veut faire pour gérer convenablement les finances publiques ? instant dans un instant on

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s'intéressera justement à c qui font beaucoup réagir et qui inquiète du côté de nos voisins européens vouz réagir général en restant sur l'aspect le volet politique Guillaume Casbarian que vous avez diffusé qui était chez Éric Brunet et Magalie Lunel ce midi était encore plus en colère au sein de cette commission puisqu'il fait partie c'est un des députés de la commission qu'évoquait Baptiste tout à l'heure. C'est un H8 clos et on a l'impression que ils ne sont pas vu des électeurs, des téléspectateurs ou des Français. On fait entre nous tous les partis politiques, hein. On chacun joue son rôle. Chacun joue son rôle, sa petite carte et c'est ça. Et ils ils ont tous euh euh enlever, j'allais dire, ses économies, ça soit du RN à LFI en passant par Horizon. Alors que matin, midi et soir,

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ils sont tous sur les plateaux en disant la dette, la dette, la dette. Ils saent comme des cabris sur l'échelle. Mais alors que là, on est face à des manœuvres clientélistes. C'est pas le le principe de dire parce que c'était sur les aspects euh retraités, l'abattement fiscal ou encore un crédit, la création d'un crédit d'impôts sur le locatif pour les retraités. C'est pas de faire des retraiter les bouqu émissaires, c'est pas c'est pas ça le sujet, c'est des manœuvres clientellistes. Encore une fois, un dénier, j'ai l'impression que eu la même chose sur l'héritage hein, que personne ne voit ce qui est en train d'être fait. On a les lutes de la presse internationale et après on va tranquillement se défiler. Euh vous connaissez Stéphane particulièrement

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bien les SARL, vous savez les société à responsabilité limitée. Bah pardon mais là depuis hier on est à une SI. On fabrique une société à irresponsabilité illimitée. C'est exactement ça. Ben voilà qui qui est en train d'être là. Je sais pas si on peut les sauver. le sujet, on parle beaucoup de finalement de baisse de dépenses, d'ajuster les retraites, les actifs, les Non, mais il y a les R7 bien sûr. Et là, je crois que l'ensemble de notre classe politique considère que finalement les entreprises en 2027, elles vont très bien aller, qu'elles vont continuer à payer le même taux de TVA puisque la consommation sera pareil, que les entreprises vont continuer à payer des cotisations alors qu'on voit bien que le marché du travail se tend et que finalement le chômage augmente. Donc

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qui dit chômage augmente dit que bah les dépenses sociales vont elles aussi exploser. Donc en fait on a une absence totale mais totale de prise de conscience de l'État dans lequel est le pays. Je crois que quand on dit qu'on est finalement au bord d'une crise financière et aux portes de la France le FMI mais enfin il faut en prendre conscience. Non mais c'est la vérité. Je crois que c'est un mensonge que de dire potentiel mais pourquoi ce serait exagéré ? la dette, on va justement s'intéresser parce queon parle justement et on va avancer parce que ça ça introduit notre prochain notre prochain thème parce que ce qui est très inquiétant c'est le regard effectivement du monde sur notre situation et ces dernières heures c'est un prix Nobel un ancien prix Nobel d'économie qui est

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alerte qui s'appelle Paul Krugman il a reçu le prix Nobel d'économie en en 2008 et voilà ce qu'il dit la France je cite est l'homme malade du monde occidental alors il constate d'abord on va voir ce qu'il dit nul besoin d'abord juste avant de voir cette citation il il prend en compte notamment les taux d'emprunt on va voir les les taux d'intérêt français qui se rapprochent des 5 %. VO on est à 4,82 % aujourd'hui au moment où on se parle. L'écart avec le le taux allemand, c'est le fameux spread comme on aime l'appeler. Il est environ de 1,5 aujourd'hui, quasiment 1,4 allez peut-être un peu moins pour être pour être précis. il a jamais été aussi élevé entre guillemets. Euh on atteint quasiment quasiment des records. Et Paul Krugman euh voilà ce qu'il dit, il remet

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en cause évidemment la situation financière de la France mais il pointe du doigt notamment notre système des retraites. Regardez, nul besoin d'être conservateur, dit-il, pour constater que le système français des retraites anticipé n'est pas viable, d'autant que l'espérance de vie des Français à 65 ans à voisine 87 ans. D'abord un mot pour Paul Kugman parce que tout le monde n'est pas forcément au fait de de l'économie. Baptiste Morin c'est pas n'importe qui quand même. Paul Kugman, ça voit. Alors prix Nobel 2008 pour des travaux sur le le libre échange. C'est un un défenseur du libre échange euh notamment pour les États-Unis. Euh il a été conseiller économique de Ronald Rigan. Donc quand on dit ça, tout le monde va se dire "Bon bah c'est un libéral. En

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France, il serait sûrement classé plutôt à droite de l'échiquier. Aux États-Unis, c'est un peu plus compliqué que ça. Il est plutôt vu comme un un démocrate. Il a tendance plutôt à se positionner maintenant à gauche et il a beaucoup pris la parole. ces 15 dernières années pour à chaque fois défendre le modèle français, notre modèle social en disant on peut dire tout ce qu'on veut de ce modèle-là. Oui, il coûte beaucoup d'argent mais pourquoi l'espérance de vie aux États-Unis est plus faible qu'en France ? notamment parce que ce modèle social là, il permet de la progression dans les l'état de santé du pays et de la population et donc il a défendu ce modèle là aussi pour l'opposer au modèle des des britanniques. Donc un peu plus compliqué quand il prend la parole pour

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pour mettre en alerte, c'est donc entre guillemets un ami de la France qui dit "Attention, faudrait quand même peut-être se réveiller. Vous êtes en train de faire un budget, profitez-en peut-être pour un peu nettoyer la chose." Et on a le sentiment que notre situation, elle inquiète tout le monde. Il y a ce prix Nobel, cet ancien prix Nobel de la paix. Regardez les titres du Wall Street Journal. C'est quand même un journal qui est reconnu dans le monde. Le journal américain. L'appétit de la France, je cite le Wall Street journal, pour l'argent magique s'est transformé en bombe à retardement. Écoutez également l'alerte de la patronne du Fond Monétaire international. Elle s'appelle Christallina Georgeva. Elle ne cite pas la France, vous allez l'entendre en tant que tel. Mais c'est

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tout comme écoutez, nous avons eu le Covid, nous avons eu la guerre en Ukraine et maintenant nous faisons face à un choc énergétique. À chaque fois, les gouvernements sont venus au secours des populations et des entreprises en emprunt et en creusant le déficit. Cela ne peut tout simplement plus continuer. Pourquoi dit-on aujourd'hui qu'il faut être très prudent ? Parce que les taux d'intérêt ont augmenté et que les coûts d'emprunt ont eux aussi augmenté, ce n'est pas soutenable. Rolangez-les votre œil notamment belge, est-ce que cette situation elle inquiète toute l'Europe ? Il y a un prix Nobel, il y a évidemment même même mon pays mon pays est en

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déficit excessif. Le fait que la prime de risque se réveille pour des gens qui gèrent et vous mettez des guillemets aussi mal leurs finances publiques perçues par les marchés. Quand vous en réveillez un, vous réveillez l'autre clairement et quand c'est en plus c'est un grand acteur, ça a plus de poids. Donc même si la Belgique faisait et ça il faut encore voir les mesures qui doivent aller dans le bon sens, ces effets ne sont pas bons. Ils ne sont même pas bons pour vos entreprises parce que généralement on regarde le taux de l'État et on rajoute une prime de risque encore supplémentaire et surtout plus grave par rapport à ce que madame a dit tout à l'heure. Moi je rajouter au moins un point. Si vous regardez par exemple des gens qui font non pas dans la

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rigueur mais dans l'efficacité comme par exemple l'Espagne, aujourd'hui l'Espagne a un taux de croissance à 2 et demi et elle est dans les clous au niveau de ses finances publiques. Donc c'est faux de dire que nécessairement un déficit public crée de la croissance. C'est faux aussi de dire que à mon avis, on on se retrouve avec une dette publique qui croit, ça c'est vrai, mais qui croit beaucoup plus vite que ne croit la croissance française et même aujourd'hui c'est plutôt l'élève qui a zéro et demi. Vous me dites il y a d'autres conséquences qui enfin il y a d'autres causes de départ oui mais néanmoins le tout ensemble montre quand même aujourd'hui que on peut faire et heureusement les pays du sud il étaient acculés l'ont fait ils l'ont fait dans la longueur ils obtiennent des résultats

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que aucun ni français ni belge que j'étais dans certains comités là-bas sur place à l'époque n'aurait imaginé donc c'est la ça la lueur d'espoir c'est de dire à un moment donné si on fait les choses avec rigueur on peut rigueur ça veut pas dire austérité on peut arriver à des résultats. Et dernier élément, qu'est-ce qui fait aujourd'hui qu'on a qu'on a été habitué à à reporter dans la dette ? C'est qu'on a tout fait avec le quantitative easing pour faire diminuer les taux d'intérêt. Et donc la seule chose qui rentre dans les budgets, que ce soit en Belgique, que ce soit en Allemagne, que ce soit n'importe où dans le monde, c'est les intérêts qu'on paye sur cette dette. Donc à un moment donné, vous avez un acteur qui devrait le faire uniquement pendant les crises, faire

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baisser les taux d'intérêt en achetant des obligations de l'État qui généralement ne peut pas le faire dans situation normale mais qu'on a habitué les gens à faire ce genre de geste, on se retrouve avec un pouvoir public qui quand il fait de la dépense sociale et qui la finance par endettement, ça ne lui coûte pas très cher. Et en plus, celui qui est au pouvoir ne sait pas qui va payer à la fin puisque vous doutez c'est souvent des endettements longs. Ça c'est l'équation. Stéphane Manigol, je lisa dans la presse française que dans les sièges sociaux des grandes institutions bancaires aujourd'hui en France, on prépare des scénarios catastrophe en cas de crise financière de de de l'État français notamment de la crise de confiance. C'est vrai ça aujourd'hui ? On se prépare au pire dans

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les entreprises. Mais vous savez peut-être que nos députés ne savent pas faire un budget ou en tout cas ne savent pas le voter. Un chef d'entreprise sait le faire. H euh quand vous regardez euh le budget qui vient de passer, l'État prévoyait des recettes - 6 milliards par rapport prévisionnel. Et quand on regarde le prévisionnel de 2027, après avoir fait - 6 milliards sur prévisionnel de 2026, on prévoit + 18 milliards de recettes. Alors, il va falloir nous expliquer comment on collecte 7 18 milliards qui se décomposent de la façon suivante. 7 milliards de recettes de TVA supplémentaires. Donc la consommation, ça veut dire que la consommation elle progresse. 5,7 milliards d'impôts sur les revenus. Donc ça c'est euh les ménages. Euh l'énergie

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donc taxe sur les énergies 1,8 milliards et l'IS donc la possédosité - 1,8 milliards. Comment on peut en même temps prévoir des baisses d'IS et des augmentations de TVA ? Soit la consommation elle va bien, les entreprises sont rentables et on paye tous des impôts et c'est formidable. Mais il y a une certitude, il faut que les députés le le le comprennent. Le variable ça s'appelle R7. L'acquis ça s'appelle les dépenses. Vous baissez vos dépenses, ça c'est acquis. R7 comment on dit inchallah. On continue de de parler euh de de cette situation financière française juste après la pause. On s'interrogera notamment à ces propositions d'Edouard Philippe parce que le candidat horizon est sorti du bois ces dernières heures. Il propose de nouvelles dépenses. Oui

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Édouard Philippe, de nouvelles dépenses. On en parle juste après. Restez avec vous. La suite de votre grand dossier ce soir avec cette question. La France peut-elle encore sortir le chéquier ? Je voulais vous faire réagir à ces propositions hier d'Edouard Philippe, le candidat au horizon à l'élection présidentielle qui fait de la maîtrise des dépenses publiques, il faut le bien dire plusieurs semaines un cheval de bataille. Et bien le candidat propose pourtant ces dernières heures de nouvelles aides pour les parents avec enfant. Il parle notamment de 350 € d'allocation familiale dès le premier enfant et surtout une réduction d'impôts de 3000 € pendant, je cite, les trois premières années qui suivront la naissance d'un enfant pour les classes moyennes. On écoute tout de suite

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Édouard Philippe. Moi ce que je crois c'est qu'il faut aider les familles, les familles y compris les familles monoparentales bien entendu dès le premier enfant. Aujourd'hui, on les aide beaucoup mais à partir du 2e et encore plus à partir du 3e. Je pense je pense qu'il faut aider avec une allocation familiale entièrement revue toutes les familles à partir du premier enfant. Une allocation familiale unique qui permet de verser 350 € dès le premier enfant. C'est assez différent de ce qui existe aujourd'hui qui ensuite dégressive avec le revenu. Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est d'accompagner les familles qui travaille et qui font un enfant puis un deuxè puis un trisème s'ils le souhaitent en faisant en sorte d'obtenir une réduction d'impôts de environ 3000 €

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ce qui permet aux classes moyennes qui travaillent de ne pas payer d'impôts sur le revenu pendant les 3 années qui suivront la naissance d'un enfant. Ou oui, ça vous fait réagir sur le plateau. C'est vrai que il nous a un petit peu étonné Julien Arnaud quand même sur ce tour Philippe. Oui, parce que si si on se dit ça va coûter, on sait pas où vont venir les économies puisqueeffectivement alors pourquoi pas mettre sur la table, c'est vrai, la refonte du système d'allocation familiale, pourquoi pas c'est un très bon sujet et il y a peut-être des choses à faire effectivement mais on se dit tiens Édouard Philippe comme vous le disiez chantre du de austérité ou rigueur en on verra quel est le bon terme budgétaire soucieux des finances publiques et cetera là on est plutôt dans ouvrons les

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vannes de la dépense. derrière, c'est la politique de la natalité qui est en baisse. On a vu et je dirais que tous plus ou moins les candidats à la présidentielle ont fait des proposition hein. Bruno Rotaillot l'un des premiers lui parler d'un revenu de 240 € par mois par exemple pour au premier enfant. Vous avez d'autres qui insistent plutôt encore le projet de budget, il y a un prê au zéro. Voilà. Voilà. qui a été en commission d'ailleurs qui a été adopté si je me trompe pas même été élargi voilà élargi par le modem euh donc par des proches j'allais dire d'Edouard Philippe. Donc on est sur ces mêmes propositions. Donc allons-y très bien mais il manque l'aspect quand même le volet où comment on finance tout ça et le volet économique. Donc je trouve ça assez surprenant de la part de ce

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candidat là en tout cas d'Édouard Philippe de pas être allé jusqu'au bout de ce raisonnement de cette logique. Encore une fois très bien on remet en on refonde le système des aloc pourquoi pasin mais d'où fait-on des économies d'où vient l'argent ? Fan Manigold, vous avez réagi, je vous ai entendu. Non, mais j'ai réagi parce que finalement ce que je pense que les Français sont pas naïfs. Ils doutent bien que quand il y a de la distribution, il y a de la collecte. Quand vous donnez 350 € finalement et quand il dit bon bah on va on va supprimer je crois 3000 € d'impôts annuel. Ouais. 3000 € d'impôt. En France, par foyer, c'est 391 € par mois en moyenne. Donc, on est globalement euh enfin, il

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supprime beaucoup d'impôts et alors on le voit bien, on a besoin de recettes, non ? Et puis je pense que tout simplement Édard Philippe comme maintenant tous les autres, ils ont compris qu'ils vont pas gagner en disant mais il faut de la discipline, il faut de la discipline budgétaire, les finances publiques vont pas bien. Il voit que ça prend pas, il regarde les courbes des sondages, il voit qu'il baissent donc il se dit "Bon bah allez, on va raser gratis. De toute façon, pour gagner, il faut raser gratis." C'est triste d'en arriver là. C'est terrible même pour le pays que même Édouard Philippe qui était quand même l'incarnation finalement de la discipline de l'honnêteté, il voit qu'il dégringole parce qu'il a proposé la retraite à 65 ans. Hop, c'est Noël, je vais raser gratis.

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Isabelle Kis Saint-Jean, c'est de la démagogie ou vraiment c'est une mesure qui peut porter l'économie honnêtement ? Parce que il y a quand même un problème de natalité et de démographie dans notre pays, il faut bien le reconnaître. Ouais, je suis pas sûr que ça je suis pas sûr que ça change euh la décision ultime d'un couple, mais bon euh je 3000 € d'impôts en moins quand même, je pense que ça fait réussir. Oui, enfin je suis pas sûr que on fasse un enfant pour ça quand on est dans une situation, c'est-à-dire qu'on paye l'impôt sur le revenu quand même hein et que donc on n'est pas dans une situation dans des familles extrêmement modestes, dans les 15 % de pauvres. Évidemment, c'est des questions qui se posent. Mais quand vous êtes dans une situation, bon, je suis pas sûre que ça soit

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déterminant, on est dans une situation économique où à un moment quand même, il va falloir se poser la question de est-ce que on peut continuer à faire ce qu'on a fait en 2022 qui est à l'origine du dérapage de la situation française par rapport aux autres pays parce que ce qu'on fait au moment de la crise Covid, on fait le quoi qu'il en coûte comme tout le monde. En revanche, ce qui change, c'est ce qu'on fait en 2022 au moment de la guerre en Ukraine, la crise sur l'énergie. C'est à ce moment-là qu'on met une politique extrêmement généreuse, non ciblée, qui va bénéficier, les travaux de l'INC maintenant sont certains, qui va bénéficier deux fois plus aux familles aisées qu'aux gens qui sont en difficulté. Donc est-ce qu'on

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continue comme ça ou est-ce que on reprend un peu tout et on se dit comment faire pour essayer de redresser les choses ? Il va falloir faire un effort. Il va donc falloir quand même que on aille chercher aussi l'argent là où il est et notamment j'entendais le député qui parlait d'irresponsabilité mais quand dans le même temps quand on sait bien que sur la question de l'héritage des je parle des très très gros héritages, je parle pas de l'héritage des familles modestes ou des classes moyennes. Je parle des très très gros héritages quand on est en train de revenir là-dessus alors que non, il va falloir vraiment aller chercher l'argent là-dessus. Enfin, je veux dire, il va falloir faire un effort collectif, cet effort que ça n'épuisera pas tout

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d'aller effectivement dans une taxation de ce type-là, mais ça rendra possible les efforts des autres, hein. Donc ça c'est il faut quand même faire ça. Et puis il faut vraiment regarder de manière très macroéconomique les choses en se disant "Bon, on a des dépenses qui ont augmenté, on a des recettes qui ont globalement stagné." Je sais que je vais vous choquer en disant ça, mais si vous regardez macroéconomiquement, on a vraiment on a un espèce de décrochage comme ça. Donc comment on résout ça ? Il y a un élément central, c'est la croissance. Donc il faut absolument faire en sorte que on se mette un certain nombre d'investissements qui vont permettre la croissance. Donc ça c'est indispensable de faire ça.

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Alors d'augmenter ça pour l'instant honnêtement c'est à mettre un peu au crédit du gouvernement. C'estàd que le taux d'emploi enfin des gouvernements a augmenté mais on revient à la question des jeunes. On revient à la question des jeunes. En France contre 78 % en Allemagne. Oui. Oui. Non mais on est moins. Oui mais attention he faut regarder le type d'emploi. Regardez le type d'emploi. Et en revanche il y a un truc absolument on va être tous d'accord autour de la table là-dessus c'est l'emploi des jeunes. On ne peut pas continuer à faire rentrer les jeunes dans le marché du travail avec du CDI du pardon du CDD du chômage du CDD du chômage jusqu'à 30 ans c'est leur trajectoire. Donc pourquoi ils font pas d'enfants les jeunes ? Vous mettez le prix de l'immobilier plus ça mais

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franchement avant 30 ans c'est compliqué. Donc c'est une question d'argent. Bâtissement. C'est une question d'argent mais pas pas réglé comme ça. Moi je vous trouvais je vous trouve assez dur avec les propositions là parce que la natalité c'est de l'investissement. c'est-à-dire c'est que c'est investir dans notre système. Alors soit on dit on arrête ce système avec la la solidarité intergénérationnelle et dans ce cas-là bah la mentalité euh poursuit sa route et et peu importe qu'elle baisse ou qu'elle augmente finalement là euh il propose des choses pour essayer de relancer la machine. Évidemment l'argent n'a jamais été l'alpha et l'oméga pour faire un enfant mais ça peut aider quand même des décisions. Quand on voit aujourd'hui, il y a une réforme dernièrement des aides

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de la de la caisse d'allocation familiale sur la garde d'enfants qui est passé totalement sous le radar mais qui fait que en gros les personnes les plus favorisées ont perdu beaucoup d'aide. Alors on se dit ces gens ils ont totalement les moyens. Bah sauf que de moins en moins parce que l'accès à l'immobilier est compliqué donc tout s'ajoute par strate et à la fin des fins vous avez beaucoup de gens aujourd'hui qui vous disent j'ai fait un enfant je suis pas sûr de faire le deuxième par réponse de Stéphan des roller rapidement. C'est très sympathique de que monsieur Philippe propose 3000 € d'abattement. d'impôt parce que vous avez dès le premier enfant. Mais quelle étude démontre que parce que vous avez 3000 € d'économie d'impôt, vous allez faire le rarmement de la natalité. Enfin, je veux

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dire, c'est pas c'est pas pourquoi 3000, pourquoi pas 5000, pourquoi pas 1000 ? Enfin, un moment il faut Non, mais c'est une proposition. C'est une proposition après libre à tout le monde. Le pays crève le pays crève de propositions où on se lève un matin et on se dit tiens je cr il crèvera 10 fois plus dans 10 ans si on n pas relancé la natalité à moi je considère que quand on fait un investissement tous les chefs entre quand on fait un investissement avant de le faire on vérifie qu'est-ce que ça rapporte et on a un vrai problème dans ce pays c'est que les politiques. Il y a pas de de politique à m on dit voilà on va se serrer des coutes pendant 3 ans. 3 ans ça va faire mal 3 ans les retraités on va baisser effectivement 10 % pendant 3 ans on donne un cap et on

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dit pendant 3 ans va falloir faire des effort. L'école c'est 10 ans d'effort. C'est ça le discours de vérité qu'on attend. Et c'est pas qu'à chaque fois au mois d'octobre on voit le budget arriver, on se dit "Oh là là on va transpirer pour l'année prochaine." C'est pas comme ça qu'on fonctionne. Le mot de la fin Rollangelet, vous avez moins d'une minute. Est-ce que Eddard Philippe se trompe de priorité ou c'est plutôt une bonne mesure ? Mais s'il explique pas derrière comment il va pouvoir régler le problème parce que ce que madame a dit est très juste. Quand vous avez des des recettes qui ont tendance à stagner et vous avez de l'autre côté des dépenses qui décollent, queles que soient les mesures que vous avez prises, ça explique la croissance du déficit. Or pour le moment à tort ou

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à raison, moi je pense pour une part à raison, l'Europe dit vous vous êtes en en dépassement excessif, on a revu le pack de stabilité, vous étiez autour de la table avec les Allemands et aujourd'hui vous dérogez encore plus à ce à cette règle. et mieux des petits pays qui sont dans la même situation que vous en subissent les conséquences également. Merci beaucoup d'avoir animé ce grand dossier avec moi ce soir Isabelle Tis, Saint-Jean, Roland Gilet, Laurent Frgermain tout à l'heure notamment Stéphane Manigol, Baptiste Morin et Julien Arnaud.